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interviewFrançois Ruffin· 2 avril 2025 133 min

🇫🇷 Meeting "Notre France" à Montreuil avec François Ruffin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Applaudissements] [Musique] On tape, on tape, on tape, on tape. Demain, on tape, on tape, on tape, on tape, on tape, on tape. Bonjour Paris, est-ce que ça va ?

Montreuil, est-ce que ça va ? Non, il y a un problème là. Je pense qu'il y a un problème de son.

Est-ce que Montreuil ça va ? Ouais. Paris, je veux voir les drapeaux levés.

Les drapeaux levés. OK. Il y a de la Picardie ici ou pas ?

Ouais. Est-ce que les picards sont là ? Ouais.

Alors, c'est énorme ce qui se passe aujourd'hui ce soir parce que on est full dans la salle et à l'extérieur, c'est un débordement total. Donc vraiment, applaudissez-vous. [Musique] Alors, on a aussi nos internautes, les personnes sur les réseaux qui sont bien tranquillement assis chez eux derrière leurs écrans.

N'hésitez pas à partager ce live, n'hésitez pas à partager, faites péter les réseaux. Alors, moi je me présente, je m'appelle Hervé Sprayen, je suis euh euh militant euh syndical et cheminau et je vous cache pas que c'est vraiment un kiff pour moi de pouvoir présenter ce meeting aujourd'hui parce que c'est le lancement de la campagne Notre France de François Ruffin. Applaudissez bien.

Et ça fait du bien, ça fait du bien d'être à Montreuil. Ville cosmopolite. Ville cosmopolite.

Parce que notre France c'est celle qui n'a pas peur. C'est celle qui ne flipe pas de l'humain qui vient d'ailleurs. Notre France, c'est celle qui parle.

Le Bambara, le breton, le picard, [Applaudissements] l'arabe, le créole, le basque. Allez, on va pas tous les citer quand même, mais qui est lié par une langue la même qui nous lit tous ? Notre France, c'est celle de la solidarité, de la paix, de l'humanité.

C'est celle qui est chrétienne, juif, musulmane, athée, mais surtout qui n'en a rien à secouer. De quelle religion tu es ? Notre France, les camarades, c'est ceux qui luttent.

C'est ceux qui lutent. Elle va de ça va de Dquerc à Marseille, de Amien à Sarcel, de Hauson à Pointa, de Cayen à Mamouzu. Les camarades, aujourd'hui on n'est pas là par hasard.

C'est la France des bourgs et la France des tours. C'est la République du quotidien et j'aimerais qu'on accueille chaleureusement la personne qui nous accueille dans sa ville aujourd'hui, le maire communiste Patrice Bessac. Bienvenue à Montreuil.

Bienvenue à toutes et tous. Bienvenue à toi François. Mon treuil c'est 110000 habitants, c'est 40 % de logements sociaux.

C'estes 16 foyers de travailleurs migrants. C'est sans nationalité. C'est le premier cinéma public d'Europe, le Méliè.

Ces deux projets de construction de mosquée, c'est un salon du vin extraordinaire et c'est le score de l'extrême droite le plus bas de France. Pour ce qui me concerne, ça fait 10 ans que j'ai la chance d'être maire de Montreuil. Ça fait quelques années maintenant que je travaille avec neuf autres collègues des villes de ce qu'on appelle l'établissement public territorial de cet ensemble.

Il y a des socialistes, il y a des communistes, il y a des gens de génération, il y a des insoumis, il y a des citoyens, euh il y a même quelques personnes de droite. Euh, on a fait la régie publique de l'eau ensemble et on a désormais le prix de l'eau le plus bas d'Île-de-France. On a créé Inst Habitat qui est un grand réseau, un grand office HLM.

On ouvrira bientôt un six salles, un cinéma public de six salles dans la ville de Bobini en plein quartier populaire. On a aujourd'hui le réseau de bibliothèque publique qui a été primé comme le réseau qui a le plus d'enfants. On vient de gagner 5000 lecteurs et lectrices cette année dans les bibliothèques publiques.

Et je vous dis tout ça parce qu'en fait quand on s'occupe pas trop de problèmes politicien et qu'on s'occupe beaucoup de politiques publiqu et bien lorsque les socialistes, les communistes, les gens de génération, toute la gauche est rassemblée et travaille ensemble, ça marche. Ça marche. Et franchement, on peut faire mieux que le gouvernement Beou on peut faire mieux que tous les gouvernement qu'on a eu et à mon avis on doit s'organiser pour faire mieux et pour gouverner en 2027 ensemble.

La troisième chose que je voulais vous dire, c'est que pour moi, on est dans un moment de régression absolue, d'un moment de où on veut nous rendre débile. Il y a trois euh grands instruments de cette régression. un comme dans toutes les périodes de crise, c'est l'immigration, c'est l'autre, c'est l'identité qui est le levier principal pour nous manipuler.

Deuxièmement, on est dans un moment où ils ont décidé de prendre le pouvoir sur nos cerveaux. Le premier, on parle du génocide Birmand comme étant le premier génocide Facebook de l'histoire. Parce que lorsqu'ils ont changé les algorithmes de Facebook, ils ont développé la diffusion massive dans la société Birmane des messages de haine à l'encontre des Roinga.

Et bien, je crois que l'Union européenne et la France doivent maîtriser leur information et que nous n'avons pas le droit de lacer nos tempes de cerveau disponibles dans les mains de ceux qui ont le pouvoir et l'argent. Et la troisième chose, c'est que dans les années 70 quand les gens hérita c'était en gros 30 % de la richesse nationale. Aujourd'hui, quand les gens héritent l'héritage de la fortune, c'est ça accapare 60 % de la richesse nationale.

Clair, on est revenu sur la place des grandes fortunes à la fin du 19e siècle, c'est-à-dire avant le moment où la puissance publique avait rééquilibré massivement l'organisation de la richesse dans nos pays. Et bien, je crois que nous avons le devoir de tout faire pour faire émerger une autre politique. Et franchement, si Trump si des gens comme Trump et comme ces gens ont réussi à prendre le pouvoir, je pense que si on y met un peu de volonté et qu'on se met à travailler, on peut seulement prendre le pouvoir, mais faire beaucoup mieux queux.

Et la 3è et la et la 4è chose et la dernière euh il y a des millions de gens qui au moment des élections législatives en fait sont sortis de chez eux. On n' jamais eu une participation à ce niveau depuis la fin des années 70 parce qu'ils avaient senti qu'il y avait un enjeu politique empêcher l'extrême droite de gouverner le pays. Et c'est je crois toi qui avais inventé ce qui avait été notre étendard commun, c'est-à-dire le Front populaire.

Et franchement, les gens ont été tellement, ils sont tellement gentils avec la gauche parce que on s'est mis ensemble au dernier moment, on n'avait pas travaillé, on s'est uni dans des des circonstances exceptionnelles et les gens se sont mobilisés avec force parce qu'ils sentaient qu'il y avait là un enjeu vital. Moi, je veux vous le dire très simplement. Je vais faire mon coming out primaire rassemblement et cetera.

Moi, j'ai envie que dans les 2 ans qui viennent, on met une énergie de dingue pour qu'il y ait 1 million et demi, 2 millions de françaises et de Français qui s'engagent ensemble, qui choisissent un candidat, qui choisissent une démarche, qui fassent campagne et qui nous permettent de gagner, de gagner et de gouverner la France sur notre base. Vive le Franc populaire. Merci d'être là François Ruffin.

Viveuil ! Vive la République et vive la France ! Bravo !

On applaudit. On applaudit le maire de Montreuil, Patrice Bessac. Notre France, c'est un beau slogan. notre France.

Je vous rappelle donc que cette campagne, ça y est, on la lance. N'hésitez pas à mettre les pancartes. N'hésitez pas à les lever les pancarts.

Soyons fiers soyons fiers de ce de ce slogan. Alors, il y a un site internet, j'ai essayé de la prendre par cœur, bah j'ai pas réussi. Euh c'est notre-france.ruf.fr.

N'hésitez pas à aller sur le site, n'hésitez pas à partager. Et j'ai une annonce à vous faire. On est 1000 dans cette salle et on est plus de 5000 sur les réseaux sociaux à nous regarder.

Bravo à vous. Alors, il va y avoir des tractes qui vont être distribués partout. Il va y avoir des événements dans tout le pays, dans l'hexagone, comme en notre mer.

Les deux prochaines dates ce sont c'est jeudi à Noyon dans Loise et lundi prochain à Bouverron dans le loire Atlantique. Alors pour ceux qui veulent un peu de chaleur en mi-avril, il y aura aussi en Guadeloupe et en Martinique. Et je profite pour faire une grosse force à tous les Guadeloupéens, à tous les Martiniqués, Guyana, maoré, réunionnés qui lutte contre ce système qui s'assoit sur leurs conditions de vie, contre la vie chère, contre l'emploisonnement au clore déconne, contre tout ce qui se passe là-bas, je leur fait une grosse force.

Alors maintenant, j'aimerais qu'on accueille un homme qui a beaucoup écrit sur l'identité française, le député de cette circonscription Alexis Corbière. Merci. Merci à toi.

Notre France, notre France évidemment la vôtre, elle est républicaine, elle est écologique, elle est sociale, elle est populaire et l'extrême droite quand elle parle de ce pays, c'est une souffrance ce qu'elle dit dans tous les sens du mot. On les a entendu parler. Finalement, si tu permets que je pique la formule François, quand l'extrême droite parle, c'est la France des mauvais tours et des bourges.

C'est ce qu'a dit le tribunal hier soir. Cette souffrance quand elle s'exprime par la voix de Marine Le Pen, elle a parlé hier soir au journal de TF1 devant 8 millions de personnes. Eux quand ils parlent, quand on les condamne pour avoir détourné 4,1 million d'argent public de cet octroyé avec son petit clan des salaires à 9000 € à 5000 € pour des mi-temps.

Cet argent là quand elle en parle devant 8 millions de personnes, elle qualifie ça d'un désaccord administratif. 4 millions d'euros d'argent public détournés pour l'extrême droite, c'est un désaccord. administratif.

C'est la langue des puissants. C'est la langue des arrogants, de ceux qu'ils pensent qu'ils n'ont aucun compte à rendre, qu'ils ont toujours raison, qui n'ont jamais à s'excuser et que quand la justice leur dit "Vous n'avez pas le droit", qui disent "Il n'y a pas de délit". C'est un désaccord administratif.

Faites la même chose les petits, les humbles. Si un jour vous venez à voler quelque chose, dites "C'est un désaccord administratif, je n'ai rien volé." Voilà.

Ou mais vous serez sanctionné. La langue de Marine Le Pen, c'est sa politique, celle des puissants qui pensent que eux ils n'ont pas de compte à rendre à la justice les mêmes qui ne cessent de dire dans l'hémicycle ou ailleurs que les L doivent être plus dur contre les humbles, plus répressive, toujours plus de prison, des applications immédiates, pas de délai trop long disty entre la faute et la condamnation. Mais siôt que ça les concerne, pas moi, pas moi.

Non, je ne suis pas concerné parce que je fais partie de la caste. de celles et ceux qui n'ont pas de compte à rendre. C'est cette langue-là que nous devons combattre aussi.

C'est cette langue-là par notre mobilisation que nous devons faire reculer parce qu'elle s'exprime trop souvent tous les soirs à la télévision, sur ces news ou ailleurs et qu'elle est même parfois reprise aussi par le gouvernement actuel. Écoutez, tout à l'heure, il y avait ce qu'on appelle des questions au gouvernement. Un député à juste raison a interpellé monsieur Éric Lombard, ministre actuel des finances. pour lui demander pour quelle raison Vincent Boloré avait obtenu une ristourne de 640 millions concernant les impôts, l'argent qu'il doit à la collectivité.

Vous savez comment Éric Lombard a qualifié cette Ristour d'un contentieux technique ? Pour une, c'est un désaccord administratif 4 millions d'euros pour l'autre 640 millions d'euros en moins pour l'argent public, c'est un comptat technique. Camarade, il va falloir désormais lutter contre ce discours, lutter contre cette pirhouette infamante qui a été tenté hier soir que les coupables se sont présentés comme des victimes.

Je profite de l'occasion. Faites passer le message à tous les amis de gauche. N'aidez pas Marine Le Pen à essayer de réussir cette pirouette infame.

La condamnation qu'elle a subi hier était juste dans sa totalité, dans sa globalité, dans sa cohérence. Oui, quand le juge demande l'application immédiate de la peine, c'est parce qu'il est instruit d'une situation où trop d'hommes politiques se voient condamnés des années après avoir fait leur méfet. Regardez la situation.

Il a fallu qu'on attende que Jacques Chirac soit dans un état de vieillesse pour qu'il soit enfin jugé à tel point que c'était quasiment immoral de juger un vieil homme. Il faut attendre que Nicolas Sarkozi soit près de 10 ans ou plus après ses mandats pour qu'il rende des comptes à la justice. Ces gens-là utilisent les élections pour se fabriquer une forme d'immunité politique permanente.

De la même façon que ce que n'a pas voulu la juge, c'est que la prochaine élection présidentielle soit une sorte de cavale de caval présidentiel pour Marine Le Pen. Vous savez, connaissez ceux qui placent leur argent dans des paradis fiscaux. Madame Le Pen, elle veut elle partir vers un paradis électoral, un paradis élyséen pour échapper à la justice.

Donc, elle est juste cette mesure de dire que l'élection présidentielle qui vient ne doit pas être l'occasion que quelqu'un qui est rudement condamné pour des raisons justes échappe à la justice. Et il n'est pas utile, camarade qui m'écoutait peut-être de venir l'aider à venir dire à la télévision que même des gens de gauche partagent cette indignation. Nous nous avons trouvé juste qu'elle soit condamnée.

Notre France, elle a pour tâche aujourd'hui d'empêcher la victoire de l'extrême droite. Nous n'avons jamais pensé que c'est par la justice qu'on lutte contre l'extrême droite. Bien sûr, aujourd'hui, je pense que c'est d'abord politiquement en faisant reculer ces idées, mais aussi par les urnes.

Écoutez, je n'aime pas tenir des propos en fonction des instituts de sondage, mais tout de même, il serait fou de ne pas l'avoir en tête. Deux sondage récents viennent de nous dire que additionner les trois candidats d'extrême droite à l'occasion de la prochaine élection présidentielle rassemble dès le premier tour 45 % peut-être des suffrages. Nous n'avons jamais vu ça depuis 1945.

Jamais. L'extrême droite peut gagner et prendre le pouvoir par les urnes. Notre première tâche est donc de bâtir une stratégie antifasciste et antiraciste qui passe à l'heure actuelle par une stratégie électorale pour permettre sa défaite.

La stratégie électorale, je ne vous assure pas qu'elle gagnera assurément, mais elle est celle qui permet d'éviter les conditions de la défaite. Cette stratégie porte le bon nom d'unité, l'unité politique. Si je suis venu ici pour soutenir mon ami François Ruffin, c'est qu'il faut qu'il y ait des voix qui disent que bien sûr nous devons rassembler des forces, aller chercher et convaincre ceux qui peut-être s'abstiennent.

Bien sûr, il faut que la force se lève, mais il faut aussi qu'une stratégie politique soit dite avec force à cette division unité, candidat commun dès le premier tour de la prochaine élection présidentielle pour faire venir à nous ceux qui doutent. La prochaine élection présidentielle ne doit pas être à gauche. Ça ne doit pas être de savoir qui a la plus belle tombe d'un cimetière électoral politique.

Ça n'intéresse personne à gauche. Cela produira de l'abstention, voire même cela produira des votes bizarres où certains iront voter pour des candidats qui reproduiant la politique de Macron en se disant que peut-être c'est la seule façon d'éviter la victoire de l'extrême droite. Nous sommes instruits de cette histoire.

Toute l'histoire du 20e siècle nous apprend, celle du mouvement ouvrier, celle de la gauche, que quand les fascistes sont puissants, qu'ils augmentent, et bien chaque fois que le mouvement ouvrier s'est divisé, s'est affronté, il a perdu toujours en toute circonstan dans tous les pays. Camarades, nous sommes en France, notre France quand le 6 février 1934, les fascistes se sont rassemblés devant l'Assemblée nationale, les pires divisions qui existaient au sein de la gauche et croyez-moi celles d'aujourd'hui sont bien peu de choses par rapport à ce qui existait à l'époque notamment entre les socialistes et les communistes et le front populaire pourtant a vu le jour. Donc François, tu as été de ceux qui ont permis que ce mot de nouveaux front populaire se forge.

Nouveau nouveau nouvelle période, nouvelles menaces, nouvelles stratégies pas les vieilles stratégies pas les vieilles divisions qui ont fait la défaite. Je le dis fraternellement, faire mieux ça n'est pas faire vieux, ça n'est pas reproduire la même chose. Voilà pourquoi je crois que nous sommes aujourd'hui dans un moment historique et que ce 1er avril est peut-être le point de départ de cette dynamique qui doit monter dans le pays.

Unité, unité pour la victoire. Faire reculer les racistes. Voilà votre tâche.

Allez, on applaudit. On applaudit bien fort Alexis Corbière. Unité unité unité unité unité unité unité unité unité unité unité unité unité Alors pour ceux qui ne se rappellent plus du site que je vous avais dit tout à l'heure que je ne connaissais pas par cœur, il y a des QR codes un peu partout.

N'hésitez pas à aller à aller scanner et vous allez arriver directement sur le site. Alors, notre France, c'est aussi cette France qui lutte. Ces femmes et ces hommes, ces hommes qui luttent pour leurs conditions de travail, qui luttent pour leur salaire.

Et j'aimerais tout particulièrement, j'ai une petite pensée à mes camarades femmes de ménage de de l'hôtel première classe et campagnil de sur qui sont en grève depuis plus de 220 jours. Et ces luttes souvent on oublie on oublie de dire on oublie de montrer les victoires et aujourd'hui j'aimerais qu'on fasse un tonner d'appétissement pour les travailleuses et travailleurs de Science Po qui ont gagné leur combat en une semaine de GRF. Alors, je les invite à venir, j'invite à venir aussi les camarades d'Arcelor qui sont en lutte actuellement accompagné de Sophie Tailler Poant, député génération.

On peut se lever. On peut se lever les camarades. Gaitan Arcorital, est-ce que tu peux nous en dire plus ?

Merci, merci euh merci camarade, merci à tout le monde. Ça fait plaisir, ça fait plaisir parce que nous on a engagé une lutte depuis juin 2024 parce que ce qu'il faut savoir c'est que sur notre site, on s'est engagé euh faire des projets de décarbonation. avec la COP 21 à Horizon 2000 2030, c'està dire desconer notre site 30 %.

Euh en juin 2024 dernier, on nous a annoncé que tous les projets, on les mettait en standby, au carton, tout ça, ça coûtait trop cher. Voilà, ça coûtait trop cher. Malgré que l'État, les finances publiques, tout ça était prêt à financer à 850 millions d'euros tous les projets de décaronation pour faire de l'acier vert.

À l'heure actuelle, on en est où ? On en est où ? c'est que les salariés sont pas bien.

Les salariés sont sont dans l'incertitude totale. On sait pas où on va. On devait rénover le plus gros fourneau d'Europe, au fourneau numéro 4 pour qu'il tienne jusque 2050. 2050 c'était l'ambition du groupe pour décarboner neutralité une neutralité carbone à 0 %.

Voilà. Et on nous annoncé début janvier 2024 2050 2040 pour faire des économies. Jean juin 2024, on nous a dit bah c'est fini, on va mettre des rustines pour que ça tient dans le meilleur des cas 2029.

Donc c'est notre mort annoncée, on le sait. Mais ce qu'il faut savoir c'est que si jamais nous on tombe, si jamais nous on tombe, c'est qu'il y aura plus d'acier en France. Alors que l'acier c'est stratégique.

L'acier c'est stratégique. Si si aujourd'hui il suffit simplement se lever le matin, on ouvre son micro-ondes de l'acier, on prend un stylo, il y a de l'acier. Bah une chaise comme il dit François, il y a de l'acier, il y a de l'acier partout.

Donc là, on est dans une situation très très bah critique quoi. On est façon on est en train de on est en train de mourir à petit feu. Ce qu'il faut savoir c'est que les salariés bah il y avait du des arrois tout ça ils se sont dit ils ont baissé la tête, ils ont fait leur CV tout ça.

Ils ont commencé à dire façon c'est la fin on va tomber. Et la semaine dernière, bah comme d'habitude, il y a pas d'argent pour les ouvriers ni les techniciens et puis ils ont annoncer des parts variables, c'est des primes annuelles pour les ingénieurs et cadres entre 5 15 20000 € qui tombent comme ça. Donc ça c'était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase depuis samedi matin.

Le sitormital des quasiment à l'arrêt. quasiment l'arrêt. Quasiment l'arrêt.

Et je suis fier de mes de mes syndicats de mon syndicat SG sœur MELDL d'Car. Je suis fier. Ils y vont, ils y vont.

Il y a plus de la minage. Il y a plus rien qui sort du site. Il y a plus rien qui sort du site cet après-midi.

Le RH AMF Arcurital France est descendu en cabine avec son bleu. Ça fait 3 ans qu' on l'a jamais vu en bleu. Il est descendu avec son bleu.

Il est descendu pour menacer les salariés. Les salariés, ils ont dit "On s'en bat les couilles, va te faire foutre." Voilà voilà, c'est la vérité.

Les salaristes ont dit non. Et les salaristes ont poursuivi la grève et cet après-midi il y avait la grève cette nuit il aura la grève. Demain il y aura la grève et après-demain il y aura la grève.

Voilà c'est tout. On sait qu'on va la perdre cette grève, on le sait. Mais ce qu'ils veulent les salariés, c'est avoir la dignité.

S'il y a pas d'argent pour les ouvriers, les techniciens, il y a pas d'argent pour les ingénieurs et cadres. C'est tout. C'est tout.

Il faut être Il faut respecter le travail. Il faut respecter le travail. C'est tout ce qu'on demande.

Respectez le travail. S'il y a pas d'argent pour donner à les petites mains, il y a pas d'argent pour ceux qui sont dans les placards. Voilà.

Bravo les camarades. On peut bien l'applaudir. On peut les applaudir bien fort.

Alors, on a des camarades, des travailleuses et des travailleurs de Science Po comme je vous ai dit qui ont gagné leur combat. en une semaine de grève. Je te laisse je te laisse en dire plus.

Je vous remercie tous. Aujourd'hui avec mes camarades, on est venu partager cette victoire avec vous. On n pas pu enfin l'ensemble de mes camarades, ils ont pas pu venir parce qu'on est une équipe quand même de 77 salariés.

Donc pour être tous là, c'est un peu voilà. Mais au nom de tous mes camarades euh franchement en fait nous nous notre grève donc on a décidé de de la faire au moment de au moment que notre client le le client où on nettoie leur locaux, ils ont décidé de faire un appel d'offre. Euh donc ils ont ils nous annoncent comme quoi ils vont ils ont choisi en fait l'UGAP cette centrale de des achats public donc pour nous qui dit UGAP un peu enfin dans on a notre expérience dans le métier donc il dit Gab dit comme quoi qu'en fait le client il veut vraiment choisir que le prestataire le moins cher le moins cher il sera obligé de réduire la masse salariale pour trouver ses comptes réduire la masse salariale par la suite donc réduire nos collègues, réduire les travailleurs et travailleuses sur le site et puis pour faire la même prestation pour les mêmes locaux, les mêmes surfaces euh sans penser à nos conditions du travail, sans penser à notre santé, sans penser à tous ceux qui ont déjà en fait un travail un travail en fait priaire parce que nous quand on dit 77 salariés, 80 % de nous de nos équipes et de mes camarades, ils sont un temps partiel.

Ça veut dire ils ont que 2h et demi par jour. Donc la plupart de ces salariés, ils ont à la fin du mois 500 € un peu plus peut-être pour ceux qu'ils ont 20 ans, 30 ans d'ancienneté parce qu'ils touchent un peu plus pour leur prime d'ancienité. Euh on s'est on s'est euh on s'est sentait en fait visé tout de suite par cette décision euh radicale de notre de notre client de d'honneur d'ordre malheureusement de sciencep.

Donc, on a décidé tout de suite de dire stop et de dire de leur dire il faut prendre en considération nos conditions du travail, nos revendications avant de euh se lancer dans un appel d'offre juste pour choisir le moins cher. Parce que nous, on n'est pas seulement des des matricules, on n'est pas seulement euh enfin des invisibles parce que pour eux, on est des invisibles. On arrive à 6h du matin, on part à 8h30 avant leur arrivée.

Malheureusement, ils ne le croisent pas. Donc ils ne le croisent pas. Donc il ils savent pas en fait notre notre souffrance dans ce métier pénible, physique, vieillissant.

Euh on on a décidé tous de dire stop et de dire on est là quand même. Il faut prendre notre métier quand même. L'importance de ce métier essencié.

On est fier de le faire. C'est c'est du ménage, c'est du nettoyage mais fier de le faire parce qu'on sait très bien que c'est un métier essentiel pour les gens de tous, pour le quotidien de tous. Mais mais malheureusement le ménage reste parmi les métiers les moins payés en France.

Les moins payés en France avec tous les avantages qui vont avec. C'est vraiment on est les moins valorisés. Euh pendant le Covid, on était là, on était on était ravi à un moment donné parce que on l'a recueilli, on a recueilli en fait les les les beaux paroles de du gouvernement par de l'espoir et par septitisme aussi.

On s'est dit pour une fois, on passe par des héros. Euh on est là, ils nous ont fait des bolles paroles mais on attend toujours en fait les actions les les actions enfin concrètes. Rien qui été fait.

Personne n'a parlé de ne de revaloriser notre nos salaires. Personne n'a parlé de vraiment intégrer euh nous intégrer dans les politiques de santé, les politiques de condition du travail. On est revenu tout de suite après cette crise sanitaire dans l'ombre.

Pourtant, on a nettoyé les locaux euh publics, on a nettoyé les hôpitaux, on a nettoyé les gares, on a nettoyé les grandes surfaces, on a risqué nos vies, on a risqué les vies de nos de nos familles. On avait des personnes aussi dans nos familles qu'ils avaient des qu'ils avaient la santé qui était fragile. vu l'importance de notre métier pour pour protéger l'ensemble des Français, on était là, on a pris le risque mais malheureusement il y avait pas de reconnaissance.

Donc juste pour vous dire que pour gagner cause, il faut vraiment être solidaire, aller et ne pas revenir et ne pas voir derrière, ne pas avoir peur ni de l'intim l'intimitation de de nos employeurs, ni des donneurs d'ordre. Il faut aller pour la lutte. Malheureusement ici en France, on s'aperçoit que pour gagner quelque chose, il faut passer par l'action de force.

C'est dommage de le dire mais c'est le cas pour nous en tout cas au bout de 5 jours. Alors, je remercie énormément de notre syndicat qui nous a qui nous a accueilli euh dans tout notre débat, enfin dans notre euh lutte dès le début jusqu'à la fin. On remercie énormément les étudiants, les jeunes étudiants de Science Po qui nous ont soutenu.

On remercie les syndicats du personnel de Sciences P. On remercie les professeurs tous ceux qui se sont déplacés. On remercie énormément monsieur François Rupin pour son déplacement aussi pour tous les les personnes de politiques qui se sont déplacées aussi qu'ils ont mis de la lumière pour notre métier.

Donc oui, la victoire était là au bout de 5 jours. Heureusement parce que il y a médiatisé un petit peu. C'est pour ça je pense on a on a gagné cause rapidement.

Mais il faut rien lâcher. Que ça soit que ça dure 1 an, 2 ans, 1 mois, 2 mois, il faut rien lâcher parce que sans la force onobtient rien. Bravo.

Bravo. Mesdames, messieurs, bonsoir. Merci à vous.

Merci d'être là. Merci de votre soutien. C'est grâce à vous qu'on a gagné un la grève grâce au aux réseaux sociaux euh grâce à notre équipe qui qui nous qui sont on est toujours solidaire, on se soutient mutuellement, on lâche rien et faut très important, je vous le dis, il faut toujours rester solidaire, rien lâcher et croire croire jusqu'au bout.

Et voilà. Bravo ! On peut les applaudir bien fort.

Faitons cette victoire ensemble. Alors Sophie, je vais te laisser la parole, on t'écoute. Quel lancement !

Et ben bien sûr, on était tous là debout dans cette salle. Enfin, ceux qui ont la chance d'être assis parce qu'il y a tellement de monde, il se sont levés pour soutenir euh ces luttes, ces luttes qui euh ont payé ou vont payer et qui montrent bien que c'est effectivement la fierté du travail, la fierté dans la lutte qui nous permet de gagner et je voudrais adresser un message de soutien et je sais que tout le monde ici va aussi se lever pour les grévistes de l'audiovisuel public qui aujourd'hui se battent pour leur service public qui est notre service public. Ils se battent pour l'accès à une information de qualité pour tous et toutes, mais ils se battent aussi pour leurs conditions de travail.

Ils se battent parce que comme vous, ils aiment leur travail, ils aiment leur travail, ils aiment leurs outils de travail. Et quand on entend à Arcelor Mital le haut fourneau qui tombe en ruine, ben ça fait mal au cœur. Et quand on entend les salariés de Radio France qui parle des conditions de travail qu'on leur met, ils ont envie de produire un son de qualité, vous avez envie de produire un acier de qualité, vous avez envie de d'aider tous les gens qui qui travaillent après dans les locaux que vous nettoyez de faire un beau boulot.

Et ça c'est vraiment la difficulté qu'on a aujourd'hui, c'est que ce gouvernement quand il arrête de parler d'islamophobie, ce qui lui arrive de temps en temps, quand il arrête de faire de l'islamophobie, qu'est-ce qu'il fait ? Il nous reproche de pas aimer le travail. Il nous parle de la valeur travail mais en fait il ne s'intéresse jamais à ce qu'est le travail.

Ce qu'est le travail, c'est d'abord la capacité de faire son boulot de la de belle manière. C'est la belle ouvrage et c'est donc les conditions de travail et c'est donc d'avoir un outil de travail qui soit entretenu et c'est aussi bien sûr d'avoir les salaires, d'avoir les horaires. Alors euh bien entendu, il y a les luttes mais il y a aussi le boulot qu'il faut que les politiques mènent.

Et le boulot qu'il faut que les politiques mènent, c'est d'abord bah de parler de vous, de cette France, de cette France qui travaille, de cette France précaire aussi qui enchaîne les petits boulots les uns après les autres sans jamais réussir à trouver la stabilité de cette France qui aimerait bien travailler mais qui se retrouve inapte à 55 ans parce que parce qu'ayant trop donné avec l'épaule démise, avec le canal carpien que on n plus en capacité de bouger et de faire un boulot. C'est de cette France-là qu'il faut parler parce qu'elle réunit tout le monde. Elle réunit les bourr et les tours.

C'est la situation de tous et toutes, d'être méprisé au travail. On ne nous donne pas les moyens de faire le boulot correctement. On nous donne pas les moyens de vivre dignement notre travail.

Et aujourd'hui, notre société, elle crève de ça, de se sentir méprisé sans arrêt. Alors, qu'est-ce que doit faire la gauche ? Bah déjà, elle doit avec son petit cahier là, la gauche mais tout entière hein, elle doit aller écouter écouter parce que les situations, elles ont beaucoup de points communs mais elles sont souvent très différentes pour essayer d'être au plus près des besoins.

Alors moi, j'ai eu la chance de reprendre le boulot qu'avait fait François Ruffin après le Covid sur les femmes de ménage. On a écrit une nouvelle PPL parce qu'on n'est pas décidé à se laisser embourmer dans l'inaction. Donc, il faut faire des propositions précises, des propositions concrètes sur la souveraineté aussi bien sûr sur la réindustrialisation des carbonés parce que qu'est-ce qui se passe là ?

Qu'est-ce qui se passe pour préserver l'argent de monsieur Mital ? et ben la décarbonation, on trouve plus les moyens pour la pour la pour la financer et on laisse tomber l'outil de travail et on met en danger des familles sur le territoire et en plus on ne parvient pas à répondre à ce qui devrait nous faire travailler tous et tout ensemble, c'est-à-dire la transition écologique. sans transition écologique, pas d'avenir commun.

Et ça doit être notre objectif commun à tous et à toutes de produire mais de produire propre et de produire ce dont nous avons besoin, pas ce dont les puissants ont besoin. Arrêtons de produire les jets privés et produisons les chaises sur lesquelles on a besoin de s'asseoir pour faire la pause quand on a fini parce que les conditions de travail c'est aussi bien sûr les horaires. Alors, on a fait une proposition de loi sur le ménage, il y a des il y a aussi bien sûr des tas de propositions sur l'industrie qui ont été formulées.

Il faut que ça continue et il faut qu'on parle de vous et je crois que c'est ce que François va faire un Bravo ! On les applaudit bien fort ! Alors François ne trac pas parce que en fait on est très très nombreux.

Du coup dehors il y a quand même pas mal de monde. Donc est-ce que ça te dit d'aller leur faire un petit mot ? Allez, on applaudit [Applaudissements] [Musique] François peuple toi se lever.

Allons un gros pays pays le chesoir est arrivé entre nous [Applaudissements] bon je vais dire je vais dire un mot sans spoiler. Je sais pas si l'intérieur nous entendent ou pas. il nous entend, faut pas qu'il nous entende l'intérieur.

Bouchez-vous les oreilles. Alors euh je veux dire bizarrement, il fait froid là, on commence à se les cailler et pourtant je suis sûr que vous êtes content d'être [Musique] dehors. Je suis sûr que vous êtes content d'être dehors parce que ça veut dire qu'on est trop nombreux.

Ça ça veut dire que ce soir vous en avez la conviction, il y a une force qui naît. Il y a une force qui n'est et qui à mon sens est une force joyeuse, une force généreuse, une force à même de transformer dans notre pays la colère en espoir. Voilà ce qu'on est en train de faire ce soir.

Vous savez, j'ai l'impression qu'on est en train de reprendre le fil du 9 juin où d'un seul coup parce qu'on leur a dit "Soyez unis, arrêtez vos conneries". On a réussi à casser les barrières et je suis sûr que parmi vous, il y a des communistes, des socialistes, des écologistes, des insoumis, des générations, mais surtout qu'il y a des gens sympas, sympathisants, des sans cartes et sans parti et que vous êtes là parce que vous dites qu'il y a pas de fatalité et qu'on peut l'emporter que notre histoire c'est toujours ça, vous savez, je l'ai dit, je l'ai répété Mais au moment où la crise de 29 débouche sur le nazisme en Allemagne, débouche sur le New Deal, les États-Unis, nous faisons le Front populaire en France. Il n'y a pas de fatalité, nous pouvons l'emporter.

Pas une seule fois dans notre pays, l'extrême droite n'est arrivée au pouvoir par les urnes. Elle n'arrive au pouvoir qu'une seule fois, c'est par la défaite de nos armées. Et ça n'a pas laissé de bons souvenirs dans nos mémoires.

Il n'y a pas de fatalité, nous pouvons l'emporter. Et on l'a montré et on l'a montré encore. Vous savez, le 9 juin, au moment de la dissolution, Bardella préparait ses cartons pour Matignon.

C'était foutu, c'était fichu, c'était perdu. Et en 4 jours, vous avez forcé, nous avons forcé par des pétitions, par des manifestations, nous avons forcé le destin. Nous avons fait qu'en 4 jours et ben il y a eu un programme en abrégé, il y a eu des circonscriptions partagées et à la fin, en un mois, on n' pas gagné.

Je n'ai jamais dit nous avons gagné. Je pense que dire nous avons gagné, c'est vendre des illusions et les illusions conistent aux désillusions. Mais en revanche, nous avons évité la défaite, nous avons évité le pire, nous avons gagné un surcis, nous avons gagné un répi et maintenant nous devons le mettre à profit.

Ça, ça on l'a fait en un mois. Ça, on l'a fait en un mois. Maintenant, on a 2 ans.

On a 2 ans pour le faire. Donc évidemment qu'on va y arriver. Ce qu'on a réussi en un mois, on va le réussir 100 fois plus fort en 2 ans.

On va se mettre au [Applaudissements] boulot. Ce soir, je lui ai dit, j'ai l'impression que vous savez, c'est comme faut réussir à faire déborder le lit de la rivière. On est comme un des espèces, moi j'ai l'impression d'être un sourcier, vous savez, qui balade son bâton là et qui se demande "Mais [ __ ] où est-ce que je vais aller le mettre pour qu'il y ait de l'énergie qui surgisse ?

Quoi ? Pour sortir les gens de l'inertie, de la pâtie, de l'abattement, du découragement. Et et on essae, on essae, on essae.

Et puis il y a des moments comme le sourcier, paf, on a mis au bon endroit, il y a une source, c'est pas une source d'eau en dessous, c'est une source d'énergie. Et ma conviction c'est que là ce soir on a trouvé une source d'énergie que demain on va aller trouver une jeudi, on va aller trouver une source d'énergie à Noyon dans la somme dans loise que on va aller trouver lundi une source d'énergie à Bouveron en Loire Atlantique qu'on va faire le tour du pays pour lever une force pour lever de l'énergie et que ensuite on se retrouvera à nouveau à Paris, on sera 10 fois plus fort, on sera 100 fois plus fort et qu'on obtiendra l'unité l'unité pas seulement des partis mais l'unité du pays. Parce que [Applaudissements] vous ce que vous avez là, vous avez là ce soir, il y a des élus là qui sont dans les premiers rangs et il y a des socialistes, il y a des communistes, il y a des écologistes, il y a des insoumis insoumis.

Je suis sûr qu'il y a même des des vrais insoumis, encore insoumis qui se cachent dans les coins et voilà, ils font l'unité, ils ont envie de se rassembler, ils n'ont que ça comme envie. Mais ce qu'on a vu sur scène et ce qu'il y a sans doute par-vous, c'est encore plus puissant, c'est l'unité du pays. C'est évidemment les usinor harcelor de Dkerc qui viennent de province qui se mêlent aux femmes de ménage de Sciencep d'Île-de-France.

Notre pays c'est ça, c'est les deux rassemblés quand on a tant de force qui s'applique aujourd'hui à déviser et à déchirer. Nous sommes une force d'unité, d'unité des partis à gauche, mais aussi d'unité du parti du pays, pardon, d'unité du pays. Et et vous allez peut-être écouter mon discours en entier à la télé.

Là, vous aurez une version non abrégée, mais il y a un programme pour la suite et on va faire tout ça. On va faire tout ça. On va faire tout ça.

Et à la fin, c'est nous qu'on va gagner. À la fin, c'est nous qu'on va gagner. Merci à vous. [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] Applaudis.

Applaudis. On applaudit. [Musique] Bonsoir Montreuil, bonsoir la France.

Vous savez, on pourrait presque s'arrêter là, mais ouais, on a fait l'essentiel déjà maintenant. On le sait, on a une force qui nîe, on le sait, on le sent et c'est une force joyeuse, une force généreuse qui est à même de transformer notre pays dans la colère en espoir. Nous avons ça, nous le sentons, ça déborde.

Le lit de la rivière, on va le faire déborder. Je dis je dis on pourrait presque arrêter parce que là vous êtes nombreux. Il y a ici dans les premiers rangs, je les vois, des maires des parlementaires communistes, socialistes, écologistes, insoumis, insoumis et il y a les mêmes chez les militants dehors.

Vous avez déjà ici réussi l'unité. On est rassemblé, on est ensemble. Je vois ça avec joie.

Et j'en suis fier. Je suis fier aussi de voir qu'il en a pas seulement une unité des partis mais qu'on a une unité du pays. Quand monte sur la scène les harcelors deck et les femmes de ménage de sciences pot, c'est l'unité du pays qui se dessine là.

Et évidemment, il y a dans le pays tant de force de déchirement, de division que nous sommes la force d'unité du peuple et la force de rassemblement. Elle est là ce soir. Je pense que on pourrait arrêter là parce que déjà vous savez sentir cette force, être dans une forme de communion, c'est déjà avoir gagné.

Bon maintenant, est-ce qu'on va s'arrêter là ? J'ai la on va faire quand même le discours. Donc merci monsieur le maire.

Merci aux puissances accueillantes monsieur le député Alexis Corbière et comme on dit faut les applaudir et comme on dit dans les cérémonies je vous salue toutes et tous en votre grade titre et qualité. Tous mes remerciements à la fanfare. Elle est où la fanfare ?

Elle est partie. Bon, elle est là. Tous mes remerciements à la fanfare parce que vous savez la politique ça peut être un plat de résistance un peu lourd, un peu dur à digérer et la musique c'est ce qui permet de faire passer la sauce.

Un grand merci aussi à monsieur Valentin Vendeur. Euh, il est là alors qu'il fait l'Olympia. Il est là alors qu'il fait de l'Olympia, il me semble dans deux ou tr jours.

Voilà, vous pouvez aller le voir à l'Olympia mais il choisit par générosité, avec son sens de l'humour, avec sa bonne humeur, il soigit de venir ici nous devener du bonheur. Donc merci. Merci à toi Valentin.

Je salue aussi comme artiste mon collègue, mon camarade corréalisateur fraîchement césarisé Gilles Peré. Je remercie les journalistes qui sont venus et je remercie les journalistes qui sont pas venus parce qu'ils sont en grève, parce qu'ils défendent l'audiovisuel public. Merci à eux.

To mes remerciements aux harceleurs venus de DUk, aux femmes de ménage de Sciencep qui prouve que quand on se bagarre, on gagne, on gagne un peu, on gagne en fierté aussi. Je vous dis ma conviction là, c'est que si nous étions au pouvoir, nous pourrions faire beaucoup. Sur les femmes de ménage, on a déposé une proposition de loi qui est très claire sur l'encadrement de la sous-traitance pour pas que ça devienne de la maltraitance. sur le fait que les heures qui démarreraient tôt le matin, elles seraient payées deux fois plus cher, ce qui ferait que les patrons et ben ils se mettraient d'accord avec les donneurs d'ordre pour faire travailler en des horreurs normaux qui permettraient aux femmes de ménage qui permettrait aux femmes d'aménage d'avoir une vie normale et de pas se lever à 4h du matin, de laisser les enfants à la maison comme j'aiinterrogé Kadidja là à Sciencep puis je suis allé les rencontrer. les des solutions, on en a, elles sont pas compliquées.

Je vais le dire plus longuement dans mon discours, mais simplement ils veulent laisser faire le marché. Et laisser faire le marché, c'est laisser écraser les petits par les gros toujours tous les jours. Et chez Arcelor, c'est pareil.

Je suis désolé mais les solutions, elles sont simples. C'est pas vrai que c'est complexe. C'est pas vrai que c'est compliqué.

Les solutions, elles sont simples. Taxe aux frontières, barrière douanière, quota d'apportation sur l'acier indien. Mais il laisse faire il laisse faire le marché et le marché il fait que évidemment les travailleurs de Dquer sont plus cher que les travailleurs de bombé quand vous instaurez cette concurrence entre les continents.

Je le dis parce que il est évident que quand on les entend là on sait quel est notre rôle pour le pays. J'espère que ça ça soit pas une fatalité ce qu'on entend ici, que ça soit pas une lutte à Dinquer qui est une lutte à Science Po mais que on ait le pouvoir on a le pouvoir beaucoup plus haut pour changer même un peu mais pour changer un peu la vie des gens dans notre pays. Et enfin, parce que je vous signale qu'on est qu' remerciement, quand une rencontre comme ça se monte, quand vous arrivez et que les chaises sont installées, que la com a tourné, que les la fiche sont collées, ça se fait pas par la main invisible du marché, ça se fait pas par la grâce de la providence, ça fait parce qu'il y a des petites mains qui s'y sont collées, des bénévoles, des salariés qui ont éé dans l'ombre pour que je sois dans la lumière.

Merci à Hervé, Robin, Louis, Louis, Julian, Angelie, Dimitri, Pierre, Agnè, Guillum, Sébastien, Juliette, Baptiste, Karine, Alexis, Emma, Anne et Rohan, Stéphane et Rostéphan, Isabelle, Lucas, Dimitri, Nino, Vincent, Éric, Mélanie, Artun, Emma, Louise, Anne et plein d'autres. Merci à vous. Chers camarades, chers amis, bienvenue en thérapie.

Ouais, bienvenue en thérapie parce que dans cette salle de la marerie, moi j'aurais bien aligné des divans. On aurait pas fait Picardi debout, on aurait fait Paris coucher. Tellement la gauche aujourd'hui, on a l'impression que c'est une maladie, quoi.

La dernière fois que je suis venu à Montreuil, c'était l'an dernier pendant les litatives au mois de juin. Et à ce moment-là, il pleuvait et j'avais devant moi une mer de parapluies, des centaines des milliers de parapluies. Mais c'était des parapluies combatifs, des comblatifs farouches, des parapluies volontaires, des parapluies qui étaient prêts à tracter, afficher, à porte à porter.

Il reste quoi aujourd'hui de cette énergie ? Aujourd'hui, tu demandes juste à un copain comment ça va, il te fait la liste de tout ce qui va pas. C'est la guerre en Ukraine et à Gaza.

L'IA et le climat, le climat social, l'école et l'hôpital Trump et Poutine, Le Pen et Bardela, le racisme et le fascisme et nos partis désunis, la Kirielle des Chapelles. La semaine dernière, je demande à un copain député juste comme comment ça va la politesse ? Le gars me répond même plus.

Les épaules lui tombent, les bras lui tombent, la mimique amère, un souffle découragé comme s'il portait toutes les misères de la terre. Et pourtant, et pourtant, c'est l'heure du match. C'est l'heure du grand match.

Vous les avez vu en face, vous les avez entendus. Ravir Miley qui sort sa tronçonneus, qui annonce clairement le combat. La justice sociale est pour lui, je le cite, une idée sinistre, injuste et aberrente.

L'Occident doit dominer le monde. Les mâles doivent dominer les femmes. Les riches doivent dominer les pauvres.

Il s'agit d'en revenir. Il le dit, il l'écrit. À avant la Révolution française, à avant les lumières, à avant la Renaissance.

Il s'agit d'en revenir. Ils le disent, ils l'écrisent au Moyen-Âge dont ils sont fans, lui et ses copains, aux États-Unis. Aux États-Unis, évidemment, autre souci, il y a Trump.

À peine investi, c'est Elon Musk qui fait son salut nazi. Que signifie ce salut nazi ? Ça signifie que l'oligarchie se croit tout permis.

Ils se prennent pour des surhommes, des surhommes qui ont acquis une toute puuissance économique, une toutepuissance numérique, une toutepuissance médiatique et à laquelle ils ajoutent aujourd'hui la tout-puissance politique. Maintenant, c'est une leçon de la tragédie grecque, vous savez, l'ubris, la démesure, la toutepuissance conduiste à la chute. Surtout, je veux vous dire à la fois mon inquiétude évidente et mon soulagement.

Quand j'ai vu Bernard Arnaud, mon ami Bernard Arnaud, quand je l'ai vu assister en direct à Salut Nazi qui a traduit en un vent d'optimisme, un vent de liberté, quand je l'ai vu revenir des États-Unis, je me suis dit c'est reparti comme en 83, comme du temps de Satcher et Rean. Un grand vent libéral va souffler sur la France, sur l'Europe, on en prend pour 20 ans. Et bien non.

Je crois plus. Qu'est-ce qu'on a fait la semaine d'après à l'Assemblée avec mes collègues Evassas, avec Clémentin comme chef de fil ? Nous avons voté avec une majorité de députés la taxe Zucman. 2 % d'impôt sur les patrimoines, 2 petits pour je pas vendre d'illusion.

Je sais, je sais que ça va s'en liser au Sénat. Je sais que ça n'en reviendra pas, mais c'est la marque quand même que le match est en cours, qui n'est pas plié, que nous sommes là pour le mener. Que se passe-t-il à cette heure, à cette heure précise à l'Assemblée ?

Ma collègue Marie-Charlotte Garin fait introduire dans la loi la notion de consentement, le consentement dans la définition du viol. Grâce à toutes les assauts unis, grâce à tous les syndicats unis, grâce à tous les partis unis, nous avions déjà fait entrer le droit à l'IVG dans la [Applaudissements] Constitution. Ce soir, ce soir, voilà le moment du consentement et je le dis, c'est pour moi comme une riposte discrète.

Tranquille à Miley, à Musk, à Trump, nous poursuivons notre chemin féministe humaniste et nous ne sommes pas seuls sur ce chemin. Quand nous réclamons que soi taxés les super profils les méga dividendes, ce sont 80 90 % des Français qui le réclament avec nous. Quand des millions de ce sont des millions de gilets jeunes qui l'ont réclamé sur les points que les petits payent petits et que les gros payent gros.

Ce sont des riches aussi, des entrepreneurs qui ont réussi, des startupers comme Marc BTI qu'on avait invité à un colloque à l'assemblée et qui avec 115 millionnaires le réclame dans une tribune des échos. Taxez-nous, taxez-nous sur nos héritages. Si on m'avait dit qu'un jour je ferais applaudir un millionnaire en meeting, enfin parce que non, tous les millionnaires ne sont pas des Bernards Arnaud.

Tous ne nags eux froides du calcul égoïste. Antonio Gramchi recommandé, je le cite, d'aller le pessimisme de la lucidité à l'optimisme de la volonté. Pour le pessimisme de la lucidité, normalement à gauche, on est déjà assez entraîné.

Donc je vous propose ce soir de muscler votre jeu côté optimisme de la volonté parce qu'il y en a oui, il y en a des bonnes nouvelles. Mais mais pourquoi fixer notre rencontre un 1er avril ? On s'est moqué, certains ont ricané.

Est-ce que j'avais une farce à annoncer ? Non, mais le 1er avril, on l'avait bien repéré, c'est le lendemain du 31 mars. Et que s'est-il passé hier ?

Que s'est-il passé ? Parce que oui, on l'avait prévu, on avait programmé le coup de tonner. Marine Le Pen et 23 de ses complices ont été condamnés.

Elle est condamnée à, je cite, 4 ans d'emprisonnement dont deux enfermes aménageables avec un bracelet électronique à 100000 € d'amende et à 5 ans d'inéligibilité avec application immédiate. [Musique] Pourquoi elle est condamné ? Elle est pas condamnée par un désaccord administratif.

Non, elle l' condamné parce que elle a distribué des emplois fictifs comme des pains au chocolat. Elle en a fait des cadeaux de Noël à sa petite famille du sapin. Dans la famille Le Pen, je demande la sœur un emploi fictif.

La belle sœur, c'est mou hein la belle sœur, le compagnon à la le garde du corps, à la voix, le chauffeur à la fois, le majord d'homme de son père, à la fictive 5000 € pour un mi-temp fictif, 10000 € pour les temps fictifs. Je pense que quand même à la fin, il y a de quoi l'imer le Parlement européen. Il y a 10 ans, ce sont des récidifistes, le Rassemblement national et ses amis étaient déjà condamnés pour abus de biens sociaux, relles, escroquerie, blanchiment.

J'avais à l'époque produit une carte du monde avec dessus les mouvements de fonds du Rassemblement national. Ça partait des banques russes et Émirati, ça c'est assez connu. Ça allait vers Hong Kong, ça repartait vers les îles vierges aux États-Unis, ça repartait dans l'autre sens à Singapour.

Bref, il jonglait entre les continents et les sociétés écran. Je dirais que pour des adversaires de la mondialisation, c'était étonnant. Vous vous souvenez des affiches du père ?

Oui. Oui. C'est quoi ?

Tête haute. Mains propre et tête haute. Et bien, ils ont les mains sales maintenant.

Ils ont les mains sasses et la tête basse ou au moins nous devons leur faire baisser la tête sur tous les plateaux télé ce jugement. Amis députés, camarades débatteurs, je vous propose de toujours avoir ce jugement sous le coude. Emploi fictif, fond détourné 4,4 millions pour, je cite toujours la juge, assurer un confort de vie aux dirigeants du parti.

C'est ça marche. Regardez Bardella. Et pourtant, c'était chez Hanouna sur son plateau quand un chroniqueur lui a sorti que lui aussi avait bénéficié d'un emploi fictif, qu'il avait trafiqué son agenda, qu'il l'avait antidaté pour échapper à la justice.

Le président du RN bafouillait, il rougissait, il se taisait, il était honteux. Maintenant, franchement Marine Le Pen, je l'aurais préféré condamné mais éligible. Je l'aurais préféré vaincu par les unes plutôt que par les juges.

Mais mais mais mais mais mais mais mais mais mais mais mais mais on va faire un petit quiz. Les réponses sont faciles et il y a des DVD de Au boulot à gagner. [Applaudissements] Qui a dit Qui a dit chaque délit ou crime doit entraîner une peine.

Chaque peine doit être sûre et exécutée. Qui a dit ? C'est pas sur cette question là qu'il y a un DVD à gagner.

Qui a dit "Les Français en ont marre qu'il y ait des affaires." Ils en ont marre des élus qui détournent de l'argent. qui a dit il faudrait rendre inéligible ceux qui ont été condamnés pour favoritis pour détourner de fond pour emploi fictif qui a dit quand allons-nous mettre en place l'inéligibilité à vie à vie pour les élus condamnés durant leur mandat c'est pas sur cette question là parce que c'était sur cette question parce que Jorban Bardel c d'accord Je termine, je termine par la culture générale.

Allez, question pour un champion. Quelle est la morale du roi et de l'huître la fable de la fontaine ? Là, ça sèche tout de suite.

Bon, je je remballe mes DVD. Tel croyait prendre. Et ouais.

Le mais le pire pour elle, je trouve ce sont ses amis. Je sais pas si vous avez vu, mais aussitôt le jugement rendu, il y a le cremelin qui vole à son secours. Poutine qui déplore, je cite, une violation des normes démocratiques par un expert, quoi.

Elon Musk dénonce un abus du système judiciaire. Victor Orban a écrit "Je suis Marine". Ça c'est marrant parce que Orban qui change de genre, on aura tout [Musique] vu.

Elle aura fait avancer les droits des LGBT jusqu'en Hongrie, eux qui là-bas sont plutôt persépuctés. Bref, il y a que des amis de la démocratie et aussi des amis de notre patrie qui viennent à son secours. Ça donne envie et sa défense, vous l'avez entendu, madame serait intouchable.

Pourquoi ? Par quelle faveur ? La loi est dure mais c'est la loi.

Et vous savez, moi comme reporter dans un supermarché, j'avais suivi un espion de supermarché. C'est un un vigile qui se planquait dans un sous-marin donc comme de la police, vous savez des grands fourgons, il se mettait devant les caisses à essence pour vérifier que les gens qui servaient dans les pompes à essence, ils trichaient pas là-dessus et ils se planquaient dans des grands cartons, dans les entrepôts des supermarchés, dans des camions frigo pl en hauteur. Il faisait une petite fente à l'intérieur pour pouvoir voir avec ses yeux.

Il avait de quoi pisser à l'intérieur de son carton et il avait un petit verre et il surveillait les gens dans les ateliers et il y a un salarié qui s'est fait virer pour un crayon à papier. W au tribunal une mère de famille passer au tribunal pour des tranches de jambon. Là, on parle de millions.

Alors, ma pitié sera limitée. En Picardie dès aujourd'hui. Martine et Francis, ils sont où ?

Martine et Francis ? Martine et Francis hein. Et Ludo aussi.

Martine, Francis, Ludo et compagnie, ils se sont défoulés. Ils ont collé sur les affiches du Rassemblement national. Ils ont collé Ils ont collé détournement de fond, voleur de million corruption et ils ont collé à côté.

Depuis 8 ans, votre député se paye au SMIC. Il revirent 3000 € par mois aux associations. On va me dire on va me dire c'est pas avec ça qu'on va convaincre les électeurs.

Peut-être, je sais pas. Je sais pas. Mais vous savez, il y a une question d'attitude aussi.

Bon, ici, on a un Montreuil. Euh une élection, c'est une primaire de la gauche quoi. Mais il y a des coins où on ne voit plus que, on entend plus que le terrain semble à eux.

La gauche se ta et quand elle bouge, pas vrai René, pas vrai, c'est la voiture qui est taguée, ce sont les pneus qui sont crevés. Voilà notre bagarre sur le front. Alors là, enfin, on avance et il recule, on redresse la tête et il baisse les yeux.

à travers tout le pays durant les prochaines semaines et même durant les prochaines années, je vous propose que chacun tienne son panneau sur toutes leurs affiches partout. Détournement de fond, voleur de millions, corruption. Affiche affichez-le encore.

Mansad la donne. Affichez-le en breton. Les rion affichezle en basque.

Milo là pour za je sais pas, je sais pas si ça va. Ça va, ça va pay. Bon, impeccable.

Bon, bref, affichez-le en chinois, affichez-le en arabe, affichez-le en sanscrit et affichez-le. J'ouvre une parenthèse. Comme on voyait arriver leur plan B, leur plan Bardella durant les vacances de Nel, je me suis tapé son chef-dœuvre.

Et oui, ça réclame des sacrifices la démocratie. Est-ce que vous voulez un commentaire de texte ou pas ? C'est partagé.

Moi, je le fais au vote. Qui veut un commentaire de texte ? Bon, qui en veut pas ?

Vous avez perdu, vous aurez le droit à lui barder là. Bon, alors dedans déjà, il y a rien sur son emploi fictif. Ah bah oui.

Non, faut le dire parce que là, on l'impression que ça n'existe pas. Mais Barnella a eu aussi un emploi fictif. Il a eu un emploi fictif durant 4 mois pour 10000 €. 1044 € exactement.

C'était un gamin de 20 ans qui avait tout juste le bac et qui pourtant touchait deux fois le semic horaire. Et pourquoi ? Pour un emploi fictif.

Tu m'entends Jordane ? Un emploi fictif. Emploi fictif.

Si tu as pas bénéficié d'un emploi fictif, fais-moi un procès, Jordan. Vas-y, emploi fictif. Mais en vérité, le pire c'est que dans sa vie, jamais jamais il a occupé un vrai emploi.

Son sa biographie, c'est vraiment un récit d'apparati chic complet. Rien que dans le prologue, en six petites pages, le mot politique apparaît 18 fois. La politique est entrée dans ma vie.

La politique engloutit toute mon existence. On entre en politique comme en religion. Dans ces 300 pages, c'est à peine si le monde du dehors apparaît.

L'auteur se replie sur un tout petit monde. C'est le monde des médias qu'il adore. Un chapitre entier est consacré à son interview avec Jean-Jacques Bourdin.

Oui. Oui. ù j'ai parlé à Jean-Jacques.

Enfin voilà. Un chapitre entier est consacré à sa rencontre avec le président de la République. Waouh !

J'ai parlé à Manu et surtout c'est le monde des élections, des manœuvres dans les bureaux du dans les restaurants des beaux quartiers les dîners, les déjeuners et pourtant avec audace Jordan Bardel prend je cite la politique qui confond au réel. Il faut user parce que le réel en est absent. lui rend hommage à une France travailleuse qui œuvre à babruit et qui n'a pas de relais mais lui n'a jamais travaillé, je l'ai dit.

Mais surtout cette France travailleuse ne trouve pas de sa place dans ses pages. On ne la voit pas, on ne l'entend pas. Le mec, je sais pas si vous l'avez vu au salon de l'agriculture, mais de toute façon l'homme qui doit se représenter la France des territoires et des terroirs, quand il approche une vache, il a peur.

Jordan Bordella nous informe page 153 que je cite "À l'automne 2018, la France s'apprête à faire face à la crise des gilets jaunes. Mais de gilets jaunes, nous n'en rencontrerons aucun. à aucun moment il se rend sur les ronds-points ou dans les manifes.

Du coup dans son livre bien sûr il y a rien sur le désir de justice sociale. Je regarde Janine qui était là gilet jaune à fli secours du premier jour au dernier. Il y a rien sur l'exigence de justice, l'exigence de justice sociale fiscale qui était dans le mouvement des gilets jaunes.

Il y a rien d'ailleurs dans son livre sur les dividendes, les profits, les inégalités, la répartition des richesses, les grandes fortunes. Tout ça ne figure pas une seule fois dans les 316 pages de l'ouvrage. Enfin, sur l'immigration, parce que ça l'immigration en revanche dans son bouquin, on y a droit, il y a pas de souci.

L'immigration si vous voulez, c'est comme le cholestérol. Vous avez la bonne immigration et la mauvaise immigration. Alors, la bonne immigration, c'est celle d'hier et de ses grands-parents italiens, hein.

Ils ont, je cite, fuit une Italie du Nord devenue trop rude. Pour mémoire, ils arrivent en 1963, c'està dire dans un moment où en Italie, il y a ni le fascisme ni un conflit, où c'est une Italie du Nord qui est prospère, industrielle et là ils arrivent en France. Tant mieux s'ils ont trouvé près de chez nous à Paris. un lieu où vivre plus heureux, tant mieux, j'ai rien contre ça.

Mais on est loin des réfugiés d'aujourd'hui qui doivent traverser les déserts et les mers pour échapper à la misère ou aux guerres. Toujours à propos de ses grands-parents, Jordan Bardella nous apprend, je cite, qu'un logement les attendait à leur arrivée. Aussitôt ou presque, ils sont embauchés, elle comme fleuriste ou lui comme ouvrier des chantiers et elle obtient la nationalité française et intègre la fonction publique.

Ce sont des gens qui ont travaillé dur et à qui en échange notre pays la République a offert une habitation correcte, un emploi stable, des papiers en règle. Leur petitfils se montrent en empathie avec ces immigrés là. Mais pour les suivants, alors là, il y a moins d'empathie.

Ça c'est la mauvaise immigration. Pourtant ça commençait bien. À 16 ans au lycée, il est recruté par une association Alpha Accueil.

Je cite "Enseigner notre langue à des étrangers en quête d'intégration. Je vais y consacrer 2hes les lundis et jeudi de 20h à 22h." Face à lui, je cite toujours des travailleurs du bâtiment et de la restauration qui pour la plupart ne parlent pas un mot de français.

Les visages de ces Pakistanais, afghans, africains de l'Ouest ont tous l'air perdu. Mes élèves sont des salariés épuisés par des journées entières de travail. La plupart d'entre vivent entassés à 5 ou 10 dans de sordides appartements de 20 ou 30 m² loués par des marchands de sommeil.

Franchement, on croirait un plaidoyer. Le mec, il va se mettre à militer à F et on dirait que il va plaider pour un meilleur hackeur puisqu'ils produisent, puisqu'ils apportent à la nation. Il mérite un habitat digne plutôt que ces endroits où ils sont entassés, des permis de circuler, de travailler sans se cacher, un salaire, des horaires pas exploités et même un enseignement du français par des professionnels.

Mais non, Jordane Bardella en tire la conclusion inverse. Je cite toujours leurs progrès dans l'apprentissage du français sont minimes voire parfois inexistants. Si l'intégration de Yolanda et Severino a si bien fonctionné, c'est qu'elle était européenne.

Et il ajoute pourquoi ça marche pas à cause, je cite, à cause de la culture islamique en terre laïque. Voilà donc des hommes et des femmes de bonne volonté qui travaillent dur, qui survivent en tassé, qui prennent des cours de français mais malgré leurs efforts, ils sont exclus repoussés par essence. Jamais ni eux ni leurs enfants ne seront vraiment français.

Nous sommes bien sûr nous ici habités de la conviction inverse qu'avec le travail, la langue, le logement, cette sainte trinité de l'accueil, le travail, la langue, le logement, nous pouvons encore et toujours intégrer les Yolanda et les Séverino d'aujourd'hui. Qu'avec l'école aussi gratuite, obligatoire et laïque, l'école pilier de la République, nous pouvons fabriquer des citoyens, des Français. [Musique] Nous sommes convaincus que profondément Jordan Bardella en énonçant ça tourne à la fois le dos à sa propre histoire familiale et le dos à notre grande histoire nationale.

Je ferme la parenthèse, j'en reviens à la journée du hier à la corruption. J'ai entendu des amis de Marine Le Pen déclarer les a raison, il y a pas que nous comme pourri regarder SarkoZi mais c'est vrai, c'est un souci. Bah quel symbole quand même.

Un ancien président de la République qui porte le bracelet électronique et c'est pas fini hein. 7 ans de requis contre lui pour je cite le procureur un pacte de corruption. Et pourquoi ? pour avoir reçu des valises des billets de la Libye de Kaddafi.

Conté Emmanuel Macron, deux informations judiciaires sont ouvertes pour ces deux campagnes présidentielles. À ses côtés, Alexis Collè, grand maître de l'Élysée, est mis en examen pour prise illégale d'intérêt. D'après l'ONG Transparency International, depuis 2017, 26 ministres sont impliqués dans des affaires politico-financières. 26.

Bon, je devrais pas trop la ramener. Non, parce que moi aussi j'ai fauté. Ouais.

Le le déontologue de l'assemblée m'a pris les doigts dans la machine à café. Ouais. Pour mon équipe, j'avais acheté du fabriqué français, une cafetière made in France en Mayenne, bien écolo, sans capsules.

Et je pensais qu'on me filerait la médaille du bon consommateur. À la place, je me fais redresser. Voilà mon crime, ma faute de probité.

J'ai détourné vos impôts de 94 € mais rassurez-vous, je suis blanchi, j'ai tout remboursé. Enfin bref, 26 ministres 26 Vous vous souvenez Macron nous repromit Macron, je reprends. Vous vous souvenez Macron vous promettait une République exemplaire maintenant des ministres poursuivis. il en a tellement que il les garde au gouvernement.

Mais il faut comprendre que quand c'est aussi industriel, quand les mises quand c'est aussi industriel, quand les mises en examen se font à la chaîne, c'est plus une coïncidence, c'est plus une déviance, c'est plus une malchance, c'est un système. C'est un système. C'est un système.

Et d'ailleurs, vous avez vu comment il se serrt les coudes, je veux dire depuis hier vosquier Bérou et les autres qui se solidaris avec Marine Le Pen, comment ils sont troublés et pour verrouiller le système qui ils ont nommé à la tête du Conseil constitutionnel, c'est-à-dire au sommet de la loi Richard Ferrand. Richard Ferrand, le visage vivant de la combine dans la famille Ferrand. Je demande la femme, je demande la fille, je demande le fils.

Chacun on a droit à un petit morceau. Le père, lui n'a accepté à la justice que par la prescription. Jamais il a été jugé sur le fond.

Voilà donc désormais le gardien de notre constitution et je rappelle grâce à la complicité, grâce à l'abstention du Rassemblement national, sans surprise, la France dégringole dans les classements sur la corruption. Alors comme disait Sarconzi, vous en avez assez de cette bonne racaille, on va vous en débarrasser. Vous savez dans ces 12 truxa Hercule, il doit un moment nettoyer les écuries d'OGIAS.

Comment il fait ? Il détourne la rivière et il fait passer ça là-dedans et il envoie baler tout le lisier. On doit être des nouveaux Hercules.

Ouais. Il nous faut détourner la scène et l'amener dans les beaux quartier, l'amener dans les ministères, l'amener dans les tours de la défense, l'amener dans des hôtels particuliers pour retrouver notre République. Nous devons porter une grande loi, une grande droit de séparation de l'argent et de l'État.

Parce que je dis, la corruption ce n'est pas pour moi un enjeu moral, ce n'est pas un enjeu légal, pénal. Je laisse ça au magistrat. La corruption c'est une affaire politique.

La corruption c'est une corrosion de la nation. C'est l'argent qui s'infiltre partout, qui s'infiltre dans la vie civique. Oui, mais disons-le, qui s'infiltre dans nos vies tout court jusque dans notre intimité.

C'est comme si la société était attaquée par un acide. Avec la corruption, la France tombe par bout. Je vous prends le bout Alstom.

Pourquoi Alstom est tombé ? Pourquoi Alstom est tombé dans l'escarcel de général électrique ? Pourquoi ? parce que ça rapporté parce que ça rapporté à l'actionnaire Martin Boué plus d'un milliard d'euros parce que ça rapporté au cabinet conseil au d'affaires parce que ça rapporté avec des gros chèqus au candidats Macron.

Ils ont fait pareil avec le cimentier la Fche avec le pétrolier technique avec les avions militaires la TCO 1500 ce sont 1500 entreprises en 10 ans plus de 1500 entreprises françaises avalées par les États-Unis jusque d'Olran, jusqu'au médicaments de Sanofi, céd aux Américains aussi. Tout ça avec l'accord, avec la complicité de notre président, le même qui aujourd'hui nous parle de souveraineté. Mais avant eux dans la famille industrie, je demande usinor brindé à l'indienal.

Je demande Alcatel revendu à Nokia. Je demande Thomson cédé pour un franc symbolique. Je demande Péchiné offert au Canadiens Alcan et sans compter les dizaines les centaines d'usines délocalisées vers l'est. la Pologne, la Roumanie ou plus loin la Chine et l'Asie.

Ça dure depuis 40 ans. Ce sont des millions d'emplois détruits. Et que font nos dirigeants ?

Rien, pas d'action, pas de réaction. Je fais une digression. La Picardie, c'est l'endroit d'où est partie la grande jaquerie en 1358.

On brûle les châteaux, les paysans, c'est la guerre des pauvres. Pourquoi ? Parce que 2 ans plus tôt, il y a eu la bataille de Poitier en 1356.

Et là, qu'est-ce qu'ils ont vu les simples soldats, qu'est-ce qu'ils ont vu les rôuriers ? Ils ont vu leurs officiers qui étaient tous des nobles, des aristocrates. Ils ont fuir, décamper devant les anglais.

Ils se sont dit "Mais si c'est ça notre élite, si c'est ça notre seigneur qui fuit comme ça, on vaut mieux queux." Et je pense que c'est ce qui se passe aujourd'hui. Le sentiment aujourd'hui, c'est que nos dirigeants politiques, nos dirigeants médiatiques, nos dirigeants économiques, leur rôle normalement c'est de nous protéger.

C'est de protéger les Français. Mais on voit quoi ? Depuis 40 ans, nos dirigeants vendent le pays à la découpe, ils vendent la France à la finance.

Et la grande colère, la grande colère populaire, elle vient de là de ne pas être protégée. Un demande, une demande profonde de protection aujourd'hui dans le pays. Maintenant, ça se voit.

Le le Covid pour moi a servi de révélateur. On était à poil même sur les masques, mais sur et sur blouse. C'est ma mère avec plein de couturières qui se sont mis dans le pays sur leur machine à coudre à fabriquer ça.

Ce sont les hôpitaux qui sont allés acheter de la toile de jardin chez Gam Vert. Ce sont nos soignants qui se sont couverts de sac poubelle. Ça se voyait qu'on était à poil.

Cette élite ne nous protège plus. Il ne nous protège plus sur les médicaments avec des ruptures en série dans les pharmaci. Il ne nous protège plus sur les factures d'électricité qui font des bons dans un sens et dans l'autre parce qu'ils l'ont lié au marché.

Et même vous savez pour moi le symbole c'est le logement. Dans protéger, il y a toi tectou en latin. Et bien même sur ça, même sur le toit, il ne nous protège plus.

Le logement aujourd'hui, c'est le parcours du combattant. C'est un défilé permanent à ma permanence. Ce sont des jeunes, des jeunes couples, des mamans célibataires qui galèrent.

Le pouvoir d'achat, même le pouvoir d'achat, c'est le logement en vérité. C'est la moitié un/ers du salaire qui part dans le loyer ou dans les charges. Et pourquoi ?

Pourquoi il y a ça ? Parce que l'immobilier, comme pour le reste, nos dirigeants laissent faire. Il laisse faire le marché, il laisse l'argent décider.

Nous assistons à une faillite, une faillite de nos élites, une faillite qu'on peut décliner. C'est une faillite morale, c'est une faillite industrielle, c'est une faillite budgétaire, c'est une faillite politique et c'est même une faillite géopolitique. Le monde a basculé, ils nous disent ça et tous les médias avec eux, le monde a basculé le vendredi 28 février dernier, le jour où Volodimir Zelenski s'est fait humilier à la Maison Blanche.

Du coup, d'un coup, c'était la panique. L'Ukraine était lâchée, l'Europe abandonné. Dans l'urgence, de grands dirigeants ont enchaîné les sommets à Paris, à Bruxelles, à Londres, re à Paris dans tous les sens.

Ils ont sorti le carnet de chèque magique le carnet de chèque avec des centaines de milliards à la clé. Ils ont promis des usines de canons, d'avion, de munition avec un tombe martial à la télé. Mais franchement, comment pouvait-il être surpris ?

Comment pouvait-il être surpris ? Donald Trump l'avait dit et promis lors de tous ces meetings. La guerre en Ukraine, il la réglerait en 24 heures.

Il connaissait Vladimir Poutine, ce bon gars et ensemble ils arrangeraient tout ça. Durant toute sa campagne, il l'avait répété, il ferait la paix en accéléré. Le retrait était annoncé.

Il y avait pas besoin de service de renseignement, il y avait pas besoin d'espionnage, il y avait pas besoin de décollleur. Tout était lit. C'est c'était dans les journaux, c'était dans les chaînes américaines.

Alors quoi ? Comment ça se fait ? Est-ce que nos dirigeants sont sourds ?

Est-ce qu'ils sont aveugles ou est-ce qu'ils savent pas lire l'anglais ? Pour moi, pire même. Donald Trump est élu mais on a encore pendant 2 mois, on a encore Joy Biden à la Maison Blanche.

On pourrait en profiter là. essayer quelque chose, essayer quelque chose pour l'Ukraine, essayer quelque chose pour l'Union européenne mais non. Quelles initiatives ils ont prise ?

Aucune. Absolument rien. Personne n'a bougé.

Ça suffit pour moi à leur discrédit. Pourquoi on les paye ? Pourquoi on les élit ?

Pour savoir, pour prévoir, pour nous protéger. Comment expliquer alors leur inertie ? Non, ils sont pas sourds, j'ai vérifié.

Ils sont pas aveugles, ce sont pas des crétins, ils ont même tous les bons diplômes dans le bon ordre de toutes les grandes écoles. Mais ces gens supérieurs avec leurs études supérieures, qui gagnerait contre vous à Triviale Poursuite apparemment parce que bon sur le la femme de la fontaine c'était pas terrible. Ces dirigeants n'ont pas vu, ils ont pas entendu ce que voyait l'Américain moyen, ce qu'entendait le français à peine informer.

Comment ça se fait ? Qui aurait pu prédire [Applaudissements] ? Vous vous souvenez Macron sur le réchauffement climatique et c'est pour moi c'est le même mécanisme, c'est le même déni.

Qui aurait pu prédire ? Bah monsieur Macron, tous les scientifiques le prédisent depuis 1 demi-siècle. Tous les citoyens le sentent, le savent, le voi qui aurait pu prédire bah monsieur Macron.

En une génération, la mienne, la vôtre. En une génération dans notre pays, les oiseaux, les insectes, les manifères, tout ce qui vit sur terre, dans les airs, sous-thèmes, même j'aime beaucoup les lombriques et euh a été divisé par deux en une génération, monsieur Macron. Et ça, tous les agriculteurs, tous les apiculteurs, tous les chasseurs, tous les pêcheurs, tous les préveneurs, le voie, le centre, tous vous le chef de l'État.

Comment vous expliquez ça ? Comment vous expliquez ce mystère ? c'est qu'il y a une autre faillite de nos élites plus centrale peut-être, c'est la faillite de leur pensée.

Nos dirigeants ne sont plus adaptés à notre temps. Ils ne correspondent plus à notre monde, leur idéologie parce que ce sont des idéologues. Nous sommes nous les réalistes, nous sommes nous les pragmatiques.

Mais leur idéologie leur met comme un voile devant les yeux. Leur idéologie les aveugle. Il raisonnent encore en bureaucrate de la concurrence.

Il raisonnent en épicier du marché. Et ça ça les rend inapte, inadapté au monde présent. Ça les rend impuissant dans le choc des puissances.

Nul. Ils sont nuls mais ils sont archi nuls tous les jours. Ça me désespère et en même temps je suis condamné à rigoler des fois.

Je sais pas si vous avez vu ce document l'Union européenne la liste des droits de loine qu'elle a pondu V Leon pour riposter aux USA. Ça fait une centaine de pages. Il y a des milliers de produits qui sont concernés.

Des produits stratégiques. Attention, vous êtes pas prêts. Les bidés.

Les bidés. Non, c'est pas une blague hein les bidés. Les bûes de Noël, les ostis, les chewing-gums, les dentifrices, les combinaisons de ski, les serpillères, les pendoufes, les tondeuses à gazon et peut-être mon préféré le renn, la viande de Rennen.

Voilà comment on va reposter aux Américains. Mais est-ce qu'on a pour projet en France d'avoir une renaissance de l'industrie du bidé ? Non.

Non. Alors pourquoi on fait ça ? Pourquoi fait ça Ursula ?

Parce qu'elle veut, je la cite, un protectionnisme de rétorsion. Alors qu'il nous faut un protectionnisme de construction. Il nous faut un état stratège.

Il nous faut une Europe stratège. Si on veut maintenir une industrie sidérurgique, si on veut sauver Arcelor, c'est là-dessus qu'il faut protéger taxe aux frontières, barrière douanière, quota d'importation. Et la commission devrait se demander quels sont les 50 100 150 produits sur lequels on veut retrouver notre autonomie.

Est-ce que sont les aliments ? Est-ce que ce sont les vêtements ? Est-ce que ce sont les médicaments ?

Mais non, pour Macron, pour Vlen, pour l'Union européenne, rien n'en changer. Le libre échange, c'est bien. Les protections, c'est le mal.

Ils refusent des protections. Ils ne veulent pas nous protéger. La souveraineté, ils en parlent, ils en ont plein la bouche.

Souveraineté industrielle, souveraineté numérique, souveraineté agricole, souveraineté de l'énergie. Et franchement, tant mieux s'ils en parlent parce que pendant longtemps quand on disait souveraineté, enfin quand je disais souveraineté, c'était le méchantisme, souverainisme et on était les méchants, on était les vilains. Bon, maintenant, ils en parlent, tant mieux, mais ils ne sauront pas l'affaire.

La politique industrielle, tant mieux s'ils en parlent parce que l'industrie ça puait, ça pollué, c'était le passé dépassé, fallait s'en débarrasser et d'ailleurs ils s'en sont débarrassés. Mais la politique industrielle, ils en parlent, ils ne sauront pas l'affaire. La planification écologique, tant mieux s'ils en parlent parce qu'avant la planification c'était l'Union soviétique et le gos plan.

Maintenant, ils en parlent mais ils ne sauront pas l'affaire. Ils sauront pas l'affaire parce qu'il leur faudrait rompre avec le marché. Il leur faudrait rompre avec la concurrence.

Il leur faudrait rompre avec leur libre échange. Il leur faudrait rompre avec leur dogme. Et ça, ils ne le peuvent pas.

Alors voilà, notre rôle, notre mission, c'est à nous de le faire. C'est nous qui allons protéger nos paysans. C'est nous qui allons protéger nos ouvriers.

C'est nous qui allons protéger nos industries. C'est nous qui allons protéger la planète, protéger le vivant, protéger protéger les Français, les protéger socialement, les protéger écologiquement, les protéger militairement. Oui.

Protégre les armées étrangères, protéger non frontière, mais protéger aussi contre les puissance du dedans, contre l'argent, l'argent, l'argent. L'argent qui veut tout décider, l'argent qui veut tout imposer. Voilà notre mot clé.

Voilà notre mot sacré, protégé. Ce sont eux donc qui nous ressortent le débat recu ressuscé de Sarkozi sur l'identité nationale. Je vais en parler de l'identité nationale, ça m'effrait pas.

Au contraire, c'est une joie. Mais quand même, mais quand même, ils tout et à ça qu'on les reconnaît. Ce sont les mêmes les mêmes dirigeants qui depuis 40 ans se sont efforcés justement de l'affaiblir, de la gommer, de l'atténuer, de l'effacer parce qu'il faut s'adapter.

C'est leur mot d'ordre. Il faut s'adapter à la compétition, faut s'adapter à la mondialisation. Ce sont les mêmes dirigeants qui depuis 40 ans ont désarmé l'État, ont vidé, ont transformé transférer ses pouvoirs, sa monnaie, ses frontières.

Ce sont les mêmes les mêmes dirigeants qui ont ligoté la souveraineté nationale avec au-dessus d'elles la Commission européenne, la banque centrale, le fond monétaire international, l'Organisation mondiale du commerce, des institutions jamais élues, sans scrutin, sans bulletin et avec derrière pour nous une démocratie précise. Ce sont les mêmes les mêmes dirigeants qui ont tout fait pour avoir une contrée conforme, une nation chloroforme, une France lisse jusque dans ces paysages pays sans paysan. Ce sont les mêmes dirigeants qui l'ont voulu que la France se coule dans la mondialisation, qu'elle se noie dans son tourbillon, qu'elle teste ce rébellion.

Fini l'exception française et ce sont les mêmes qui relancent aujourd'hui ce débat sur l'identité nationale. Pourquoi ils font ça ? Pourquoi ils font ça ?

Ils font ça parce qu'ils sont vides de projet. Ils ne peuvent se définir que par le rejet, que par le rejet de l'étranger. Ce rejet qui serait au fond par la négative l'ultime manière de nous affirmer avec ce noble dessin de nos dirigeants.

Trier, séparer les vrais français, des pas vraiment français, des français de couleurs, des français par hasard, des français de papier, sans même parler des pas français du tout et qui ne le seront jamais. Au grand soleil d'été qui courbe la Provence, déjeuner de Bretagne au Bruyèr d'Ardèche, quelque chose dans l'air à cette transparence et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche. Ma France, notre France, c'est celle de Jeanferra, ces rimes qui forment pour nous comme un second hyne.

L'identité de la France, la voilà. Hit couplés avec cette aire de liberté au-delà des frontières avec le vieiligo tenant de son exil avec des lèvres des luares s'envolant les colombes avec ses artistes prophètes pour clamant qu'il est temps que le bonheur sucombe. Voilà notre France quand les petits berérou, les petits rotaillots, les petits bardas veulent réduire la France cette grande idée en un contrôle policier avec relevé d'empreinte et test ADN quand ils en parlent non comme d'une chose vivante présente mais en entomologiste comme un insecte à disséquer au passé.

Notre France, oui, c'est la France des cathédrales. C'est Notre-Dame célégrée par Hugo où tous les artisans ont fait un gros boulot. Notre France c'est jeune d'arc, la timide, la guerrière.

Ouais. qui entre à Orléran. C'est le sacre de Reins, c'est le bûcher de Rouan.

Notre France, ce sont les 30000 clochers au cœur des 30000 villages et jusque dans l'affiche de François Mitteran. Notre France, c'est surtout évidemment la révolution. Ce brasier d'ù on surgit la gauche, la droite, la liberté, l'égalité, la fraternité.

Ce brasier qui n'est pas éteint, c'est notre naissance à nous français républicains. On connaît la boutade de Dengoping. On l'interroge sur le bilan de la révolution française et il répond il est trop tôt pour le dire.

Mais c'est vrai car ce souffle se poursuit. C'est à 1789 que les gilets jaunes d'emblé d'instinct se rallent. Eux se définissent comme des nouveaux sans culottes en but au roi Macron et à sa Brigitte Marie-Antoinette.

Et dans leur cahier de doléance, il réclame des États généraux. C'est un feu sacré qui n'est pas fini et qui ne doit pas [Applaudissements] finir. Notre France, c'est Léon Bloom et le Front populaire, une France encerclée par l'Allemagne de Hitler. par l'italie de Mussolini prise en étau entouré de tout côtés et là notre France fait pourtant le choix de la joie au son de l'accordéron les usines occupées les vacances à la mer pour les congés payés connaître sa honte et soutenir sa gloire notre France son histoire Elle la regarde en face jusque dans ses pages sombres.

Nous n'avons pas oublié Nous n'avons pas oublié la propagande antijuive, les étoiles jaunes et la raf du Veldive. Nous n'avons pas oublié Pétin Papon Bousquet. Notre France le dit avec clarté : plus jamais.

Notre notre France le dit aussi. La guerre d'Algérie est finie. Oui, la guerre d'Algérie est finie et on ne la prolonge pas avec de la diplomatie de plateau télé.

On ne la reprend pas ni d'un côté ni de l'autre de la Méditerranée. Notre France Notre France qui a détruit la Bastille le dit pourtant qu'il est tort ou raison la place d'un écrivain de Boem sans sal n'est pas en prison. [Musique] On ne fait pas terre Voltaire.

On ne fait pas terre Voltaire non plus ici. On ne le punit pas. Ni Guillaume Meuris, ni Jean-Michel Apat.

Vous savez quand avec ses auras du Suglan en Algérie Jean-Michel Apatti a suscité la polémique, ça m'a rappelé le cinéaste René Votier que G P conna j'avais à qui j'avais rendu visite dans sa maison de Cancal qui était le petit breton à la caméra rouge et c'est le premier cinéaste à avoir réalisé un film sur la guerre d'Algérie. Avoir 20 ans dans les évidemment un film interdit. Mais quelques années plus tôt, il avait réalisé Afrique 50 un documentaire dans l'Afrique coloniale, l'Afrique française de l'époque et où il montrait à la fois les durs travaux, la joie des enfants, mais aussi les carnages en cours.

Et je veux lire son texte plein d'une scine colère. Ici, le chef du village, Sikoliara était enfumé et a battu d'une balle dans la nuque, d'une balle française. Ici, une enfant de 7 mois a été tué.

Une balle française lui a fait sauter le crâne. Ici, du sang sur le mur. Une femme enceinte est venue mourir.

Deux balles françaises dans le ventre. Sous cette terre d'Afrique, quatre cadavres, trois hommes, une femme assassiné en notre nom à nous, gens de France. Voilà ce qu'il lui l'ancien résistant.

Que les balles soient françaises, que nous qui avions subi l'occupant, nous prenions le rôle du bourreau. Les camions militaires surgissent seement partout la ruine, la ruine et la mort en notre nom à nous gens de France. Dimboka, Segela, d'aloa, waffle, des ruines, des rafles, des fusillades, des noms de villages sonnant aux africains comme autant d'oradour.

C'est René Votier qui le dit comme autant d'oradour et pas Jean-Michel Apati. À sa sortie, le film fut interdit. René Votier poursuivi et des militants communistes, des militants chrétiens aussi se sont battus mais vraiment battus avec leur point pour que le film soit vu.

Ça dit pour moi un éternel combat, un éternel combat entre deux Frances. La France officielle en costume ou en uniforme et l'autre la nôtre, la belle et la rebelle. Et notre enjeu à nous, c'est de faire coïncider les deux.

C'est que la nôtre devienne l'officiel, même si ça dure peu, même si ça n'est qu'une poignée d'année, un éclair dans la nuit, mais que ça marque les esprit. Notre France, c'est un nom qui raisonne en notre nom à la tribune des Nations- Unies. Le nom de Dominique Villepin et de Jacques Chirac à la guerre en Irak, nom à la domination occidentale du monde.

C'est le nom encore du 29 mai 2005, le nom des petits contre les grands, contre tous les grands médias. Tous les grands patrons, tous les grands partis du Oui. Réunis, notre France, c'est le nom des gilets jaunes sur les ronds-point, non à la taxe gasoile, mais au-delà comme une communion, peuple qui se cherche et se retrouve non à un grand vide politique, non à un grand vide métaphysique, oui, à une espérance.

Notre France, elle ne se tait pas quand tombe les bombes à Gaza. Notre France, c'est un principe simple. [Musique] Notre France est un principe simple.

Une vie vaut une vie. Les larmes d'une mère israélienne valent les larmes d'une mère palestinienne. Notre France dénonce, condamne sans hésiter dès le premier instant les crimes de guerre, les actes terroristes du Hamas dans les kiboues, les enfants, les femmes, le millier de civils massacrés.

Et notre France dénonce, condamne sans hésiter à chaque instant les crimes de guerre, les actes génocidaires à Gaza, les millions de déplacés, un peuple traumatisé, [Musique] martyrisé. Notre France, c'est le droit au beau, au beau pour tous, au beau partout. qu'on fait les gilets jaunes sur les ronds-points.

Ils ont fait fleurir des tour efffel en palettes, des pyramèes du louvre en palettes, des arcs de triomphe en palettes avec un mélange un peu bizarre de facteur cheval et de monsieur bricolage. Ça aurait dû figurer à notre patrimoine, notre patrimoine social. À la place, le pouvoir a envoyé la police.

Les buldoers ont renversé les tourfels. Les tronçonneuses ont découpé leur sculpture. Les pinceaux ont effacé leur peinture.

Il ne fallait pas seulement réprimer le mouvement, il fallait aussi en faire disparaître les traces. Les gilets jaunes aspiraient au beau. Une nation ne se redresse pas que par des grands travaux, des barrages hydroélectriques ou du boulot.

Une nation se redresse aussi par l'âme. C'est Rouvel qui affirmait ça durant la grande dépression aux États-Unis et il avait embauché des comédiens, des auteurs, des musiciens. Il les avait envoyé à travers le pays.

Alors pour notre petite dépression à nous, notre France c'est l'art qui sort des musées, des théâtres dessinés. Ce sont des concerts de clavein devant les supermarchés, des scénettes de Molière sur les aires d'autoroute, les faillances de Sèvre à la cantine des usines, des fresques de couleur pour nos bâtiments gris. C'est la joie.

C'est un droit à la joie. C'est la fantaisie de mettre dans nos vies un petit bran de fantaisie. Youpi !

Youpi ! Notre France, c'est celle de médier et de ses copains qui joue au footam à dans sa cli à l'entraînement, arrêté, il en revenait, arrêté, à la mosquée, arrêté en vélo, arrêté. Un soir, sa mère a vu ça par la fenêtre.

Elle avait peur que ça filse mal. Elle est descendue. Ah, vous êtes sa mère, ils l'ont salué.

Mais lui, on le connaît votre fils, il y a pas de souci, c'est vous le voleur. Bah alors, arrêtez lui demander vos papiers. Notre France, c'est la fin des contrôles d'identité.

Notre France, c'est madame Sahada, la maman de Eda. La maman de Eda qui accompagne les élèves à la piscine au bois qui vérifie que les ceintures dans le bus sont bien attachées, que Maéis n'a pas oublié son goûter. Et oui, la maman de Eda porte un voile, mais la République ce n'est pas de lui interdire, lui interdire de le porter ou de venir.

La République, c'est de la remercier et de l'applaudir de l'applaudir elle et les autres papas et les autres mamans parce qu'ils préparent ensemble la fête de l'école parce que ensemble pour la Tobola ils ont rassemblé des lots parce qu'ils ont fait des crêpes et des gâteaux parce que notre France tient comme ça dans sa diversité par en bas. Notre France c'est Jean Tenenbom Dira fils d'Antoinette Malon originaire du Pindom et de Mnachet Tenembom immigré de Russie lui qui sera arrêté parce que juif interdit adranci déporté à Avis nu brouillarde où il ne reviendra pas et c'est son fils malgré tout malgré ce malheur malgré cette trahison c'est son fils sauvé par des militants communistes. C'est son fils qui va écrire ce champ d'amour ma France.

Notre France, c'est de l'amour, pas de la haine. C'est une France où à la première génération un/ers des immigrés se marient avec des françaises, avec des Français, sans grands-parents étrangers. C'est 2 tiers pour la 2e génération.

Nous sommes en Europe les champions du mariage mixte. La voilà notre France, c'est une France où on s'intègre par l'amour, par les bisous, par les câlins, par les pelles qu'on se roule, par les chromosomes qui s'emmêlent. Voilà la France qu'on veut.

Voilà la France qu'on a. Voilà la France qui ne nous enlèveront pas. [Applaudissements] Bon alors ça vous a plu ?

Vous voulez aimer notre pens ? Qu'est-ce qu'on fait ? On se croise les bras, on rentre chez soi, on se met sous les draps ?

Bien sûr que le monde va mal, mais le monde va toujours mal et il va toujours mal pour les hommes et les femmes soucieux de justice et de fraternité. C'est le moment dans le monde, en Europe, en France, c'est le moment des grands bouleversements. Nous pouvons les subir ou nous pouvons les saisir.

Nous pouvons les saisir comme une chance. Nous pouvons les saisir comme une chance de changement. Et à mon sens, dans la déprime, l'apathie, l'inertie du pays et de la gauche, aujourd'hui le problème c'est pas la situation, c'est qu'il nous manque une force.

Il nous manque une force pour tenter. Il nous manque une force pour essayer. Il nous manque une force pour repousser la fatalité.

Il nous manque une force pour saisir la chance. Sans cette force, nous sommes impuissants et nous sommes condamnés à la défaite. J'entends évoquer la magie du second tour.

Vous avez entendu ça ? Déjà, on aimerait bien connaître la magie du premier tour, mais bon. Et il faudrait qu'on se remette donc à un miracle.

Mais ça n'existe pas la magie de l'élection. Pour vaincre le Rassemblement national, pour vaincre un parti installé, enquissé dans le paysage depuis 40 ans, il ne faut pas de la magie, il faut une stratégie. Une stratégie qui passe d'abord à gauche par l'unité.

Une stratégie qui passe encore dans le pays par l'unité. L'unité du peuple. le réunir, le rassembler et non le séparer, non le diviser, non le déchirer.

Non, la présidentielle ce n'est pas Gérard Majx. Non, la présidentielle ce n'est pas David Copperfield à faire sortir des millions d'électeurs comme des lapins d'un chapeau. À quoi joue-on ici ?

On joue avec le feu de l'histoire, on joue avec le tragique, on joue avec des chemins sans retour, on joue avec les Français, on joue avec les immigrés, on joue avec les enfants d'immigrés parce que ce sont eux les premiers en première ligne. Ce sont eux qui payeront le prix de la défaite. Ce sont eux qui payeront le prix du pire.

Je ne joue pas. Nous ne jouons pas. Nous ne sommes pas venus pour jouer.

Nous ne sommes pas là pour regarder les mains dans les poches, les pieds dans nos souliers. Nous ne sommes pas là pour regarder la machine à perdre. Je n'aime pas perdre.

Perso, dans ma circo, je n'ai jamais perdu. Mais dans le pays, Mais dans le pays, depuis des décennies, j'en ai marre de perdre. Nous aussi au déprimé au résignés.

Je veux dire rien n'est perdu, rien n'est fichu, rien n'est foutu. Qu'on se souvienne du 9 juin dernier. La messe était dite, les carottes étaient cuites.

Au soir de la dissolution, Bardella préparait déjà ses cartons pour Matignon. Depuis des mois, nos partis divisés, séparé se tapai dessus sur Twitter. C'est repartiin.

J'étais seul. Nous étions seuls à Amien devant la petite salle bisée avec mes camarades picard avec un barbecue qui fumait derrière. C'était la déprime, c'était la dépression.

Et puis notre cri a raisonné. Front populaire. Front populaire.

Et puis nous avons dit au parti, "Soyez unis, arrêtez vos conneries." Je dis nous parce que je l'ai prononcé le premier à la télé, mais vous étiez des millions derrière à le penser et c'est par dizaines de milliers, par centaines de milliers dès le lendemain que nous avons signé des pétitions, que devant les sièges de parti, nous avons fait des manifestations et en 4 jours en 4 jours nous l'avons obtenu. Un programme en abrégé, un partage des circaux de ce quoi se mettre en ordre de bataille, de quoi éprouver de la force un sentiment de force.

Cette force, ce temps d'ivant de force, on l'a époué partout, même dans les coins les plus durs. Je me souviens, je suis allé à Noyon, terre rassemblement national à 8h du matin devant la gare Noyon. Ils étaient 200.

Ils étaient 200. Ils étaient pas là, ils y croyaient pas qu'ils allaient gagner. Ils étaient pas là pour ça.

Ils étaient là pour retrouver une force, pour retrouver un élan. Et parce qu'il savait que pour eux ce mois de juin 2024 ça n'était pas une fin mais c'était un début. C'était un point de départ de départ le début d'un long chemin. 3 semaines plus tard le 7 juillet nous n'avons pas gagné.

Nous n'avons pas gagné ni à Noyon ni dans le pays. Jamais je n'ai entretenu cette illusion parce qu'elle serait source de désillusion. Nous n'avons pas gagné mais nous avons évité la défaite.

Nous avons évité le pire. Nous avons gagné un surcis. Nous avons gagné un répi et il serait temps maintenant que surcis ce répi nous le mettions à profit.

Tout ça nous l'avons fait en un mois. Et bien cette fois nous avons 2 ans. 2 ans jusqu'en avril 202. 2 ans pour reprendre le même chemin, reprendre le même bâton de pèlerin.

Il nous faut rebâtir cette force. Cette force des parapluies de Montreuil. Cette force qui rassemble qui rassemble communiste qui rassemble socialiste, écologiste, insoumis, insoumis.

Insoumis. Une vra force qui rassemble surtout les 100 parties, qui rassemble les sympas sympathisants. Une force qui rassemble tous les hommes et les femmes de la bonne volonté qui sur la pente du pire ne veulent pas se laisser glisser.

Que la force est avec nous. La force vivante, la force cosmique de Lux Skywalkers avec nous. C'est pas le moment, le moment viendra.

Mais oui, à cette force, il faudra une incarnation. C'est pas vrai que l'histoire avance sans leader, sans moteur, sans visage et sans nom. C'est pas vrai et encore moins pour cette élection.

Le moment venu, je ne me cacherai pas derrière mon petit doigt avec des On verra. Est-ce que je suis sur les rangs ? Évidemment.

Évidemment. [Applaudissements] présidentés président président président va y avoir va y avoir quelques étapes avant ça. Ça fait 25 ans que j'écoute la France.

Ça fait 25 ans que je la parcours en tout sens. Ça fait 3 mois fois que chez moi l'extrême droite je la bat et l'oligarchie aussi nous l'avons vaincu. Oui.

La première fortune de France et le premier f de France qui ensemble se mettent pour nous surveiller, nous espionner durant 3 années et à l'arrivée le bracelet électronique pour l'un c'est devenu classique et le ridicule pour l'autre. Nous avons vaincu l'extrême droite, nous avons vaincu l'extrême argent et toujours avec le même scénario du petit contre le gros, de David contre Goliath. Alors, je mesure ce soir la disproportion.

Je mesure la disproportion entre nous ici à Montreuil, quelques centaines, un millier avec dehors, la disproportion avec notre mission. Nous devons à gauche desserrer les taux entre les trop fous et les trop mou. Nous devons en France desserrer les taux entre l'extrême droite et l'extrême argent.

Nous devons dans le monde desserrer les taux entre Trump et Pouletine, entre Miley et Netaniaou. Nous devons desserrer les taux pour qu'il apparaisse un rayon de lumière. Vous savez, il y a pas besoin d'allumer des grands phares, il y a pas besoin d'allumer des grands soleils.

Parfois dans un tunnel, quand il y a juste une petite lumière, c'est par là que les gens vont. Nous devons rallumer cette lumière. [Musique] Partons en campagne.

Ouais. Partons en campagne. Dès ce jeudi, je retourne àon.

Je veux voir les 200 volontaires enthousiasmes de ce petit matin. Je veux avec eux qu'on reprenne le chemin, le chemin du terrain. Lundi prochain, je serai à Bouverron chez mon ami et collègue Jean-Claude Rau.

Ensuite en Guadeloupe en Martiniifque parce que betterave canne à sucre même combat. Partons en campagne de Béier au Petcalé, de Saint-Denis ici à Saint-Denis à la Réunion. Partons en campagne et tous les moyens sont bons.

Avec des matchs de foot, avec des karaokés, avec des tournois de pétanqu, avec des lotos. Partons en campagne. Partons en campagne dans les centres sociaux et les bistraux chez vous.

Élus locaux nationaux. Partons en campagne. Partons en campagne avec une attitude au cœur.

Transformer la colère en espoir. Portez de la joie. porter de la joie, de la joie, de la joie.

Nous ne vaincrons que par la joie, comme le disait Henry Lef, c'était un philosophe, il a beaucoup écrit sur la commune, je cite, "Rien de grand dans notre histoire ne s'est fait sans joie, rien de grand ne s'est fait sans désir. On fait la révolution d'abord parce qu'on fait une fête. Partons en campagne, faisons la révolution et la fête.

Partons en campagne pour notre France. Notre France qui protège. Notre France qui partage.

Notre France qui protège. Notre France qui partage. Voilà notre projet.

Pardon. Voilà notre projet. Ce qui marche le mieux en fait, c'est quand même quand on fait du Macron, quoi.

Alors, dans toutes les sous-préfectures, partons en campagne, qu'on lance des comités, des comité debout, des comités partout, qu'on fasse des ateliers avec toujours sous le coude le petit cahier, notre petit cahier pour noter les paroles, les colères, les rêves des Français. Et je vous propose à l'été qu'on se retrouve à Paris ou ailleurs avec vos cahiers de doléance, vos cahiers d'espérance pour des États généraux. On dira que ça sera notre assemblée debout et plus tard à la rentrée, nous aurons notre équipe de France.

Nous aurons une équipe pour notre France. Est-ce que ça vous irait comme calendrier ? Grosso modo est-ce que ça vous irait comme projet ?

Est-ce que ça va marcher ? [Applaudissements] C'est la question qu'on posait à Jean-Paul Sartre à la fondation Libération. Est-ce que ça va marcher ?

Lui répondait, je l'ignore, il faut le faire d'abord. Alors ce soir à Mreuil, nous partons à 500. J'avais mis enfin on est nettement plus que ça. 1000 1500.

Nous partons à 500 et par un pront renfort, nous nous verrons des millions en arrivant au port. Chers camar camarades, chers camarades, chers amis, ce soir n'est qu'une étape. La route sera longue, la pente sera rude, on aura le vent de face, on va ramer, on va en suer, mais ça sera une aventure.

Ça sera une aventure. Une aventure. Une aventure.

Ça veut dire qu'on sait pas ce qui va advenir et que il y aura sur notre chemin un paquet de surprises dans cette aventure. Faudra qu'on se marre comme ce soir avec des fanfares et de l'espoir. Et alors ?

Et alors ? Et alors ? À la fin, c'est nous qu'on va gagner.

À la fin, c'est nous qu'on va gagner. Merci à vous. [Musique] Bien. [Musique] [Applaudissements] esté contre nous de la tyrannie d'ar semblant élevé les tendard semblant élevé dans nos campagnes. ces féroces soldats qui viennent jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnos armes citoyens formés au bataillon marchon marchons qu'un sans mur Breuon. [Applaudissements]