Pieyre-Alexandre Anglade, député EPR est l'invité politique de la matinale de franceinfo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Merci d'être notre invité ce matin. Une réaction à l'actualité puisque ça vient d'intervenir. La pétition contre la loi du plomb qui réintroduit notamment un pesticide jugé dangereux vient de passer les 2 millions de signatures.
Quelle est votre action déjà ? Ben ça dit beaucoup de la mobilisation citoyenne contre cette loi, contre la réintroduction des néicotinoïdes qui inquiète beaucoup les Françaises et les Français. Moi, j'ai voté contre cette loi à l'Assemblée nationale parce que je pense que nous avons amorcé un grand mouvement pour la présentation de la biodiversité en en amorçant la sortie progressive des néonicotnoïdes et revenir en arrière à un moment donné où on voit bien que la biodiversité s'effondre et bien c'est une erreur et donc moi je suis satisfait de voir qu'il y a cette mobilisation et désormais il faut que le le gouvernement l'entende.
Je crois que ça a déjà été entendu par les ministres qui avaient annoncé un débat à l'automne au parlement. Est-ce qu'il faut aller plus loin ? Est-ce qu'il faut abroger cette loi ?
Écoutez, en l'état, le parlement l'a voté et donc moi je pense que il faut d'abord débattre, voir ce que nous dira l'ANESS et puis ensuite peut-être qu'il faudra un jour revenir dessus. Mais en tout état de cause, on ne peut pas défaire ce que le parlement vient de de voter. Mais le débat doit se faire, les autorités sanitaires doivent être saisies et le cas échéant, si elle venait à conclure à nouveau à la nocivité de ce produit, alors il faudra évidemment redébattre à l'Assemblée nationale.
Il y a une possibilité constitutionnelle, c'est l'article 10 de la Constitution, c'est-à-dire qu'Emmanuel Macron ne pourrait ne pas promulguer cette loi et demander une nouvelle délibération. On se souvient des conditions un petit peu mouvementées dans lesquelles ce texte a été adopté. Est-ce que selon vous c'est la bonne solution ? et vous évoquez effectivement la manière dont le texte est adopté.
Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui il y a une forme de malaise autour de ce texte ? C'est parce qu'il n'y a pas eu de vrai débat à l'Assemblée nationale parce que les oppositions ont suramendé et donc ont fait une forme d'obstruction et puis parce que il y a une manœuvre de contournement de la part du bloc central auquel j'appartiens à travers une motion de de rejet qui a été adoptée qui a qui a évité le débat et donc il y a une situation qui est insatisfaisante et qui amène aujourd'hui à cette situation. Nous verrons ce que dira le Conseil constitutionnel sur la loi.
Nous verrons ensuite quels seront les les outils dont dispose éventuellement le président de la République. Mais je crois que le bon chemin à suivre, c'est d'entendre ce qui est dit dans cette pétition, de refaire le débat de refaire un nouveau débat à l'Assemblée nationale sur la base des conclusions de l'ANCS. Il y a eu pas mal de renoncements sur les questions écologiques ces derniers temps, vous l'avez vous-même souligné.
Est-ce que c'est pas un rappel à l'ordre pour vous cette pétition ? Et vous savez, depuis 2017, même si on a pu parfois entendre l'inverse, beaucoup de choses ont été faites par le président de la République, par les gouvernements successifs qui se sont succédé au pouvoir en France et on constate depuis la dissolution, en réalité, depuis qu'il n'y a plus de majorité à l'Assemblée nationale, une forme de recul mortifère sur les questions environnementales, sur les questions de biodiversité, de lutte pour le climat qui est une priorité absolue. Vous parliez des feux de forêt dans dans vos dans vos journaux, de la sécheresse dans le sud.
On voit bien que la France, l'Europe sont en première ligne dans le dérèglement climatique et donc la France qui ces dernières années a été moteur pionnière sur beaucoup d'avancées environnemental doit le rester. Et moi je regrette beaucoup qu'il y ait ce mouvement qui soit amorcé notamment par le parti les républicains qui se comporte en partie parfois climatoceptique. Justement justement le parti les républicains c'est pourtant votre allié au gouvernement.
Est-ce que ça peut continuer comme ça cette alliance quand on voit que manifestement il y a des dissensions fortes notamment sur un sujet aussi crucial que l'environnement. Mais nous voyons bien que nous ne portons pas le même projet ni la même vision pour le pays avec le parti des républicains. une alliance de circonstan au gouvernement parce que la dissolution a mené à ce parlement divisé sans majorité absolue de blocs qui se font face et donc le pays a besoin d'avoir un gouvernement d'avoir de la stabilité pour être capable de de relever les défis qui sont extrêmement nombreux notamment les défis climatiques et environnementaux mais c'est vrai que avec avec les LR avec les LR on voit bien une forme de de scepticisme sur les sujets environnementaux qui ne vont pas dans le bon sens et donc moi j'appelle les députés LR et je sais qu'il y en a dans ce groupe et bien à se réveiller sur ces sujets parce qu'ils ne vont pas dans le bon sens.
Euh, est-ce que LR reste un toujours un bon allié ou est-ce qu'il faut passer à autre chose ? Non, en l'État, il y a un gouvernement. Moi, je pense que le pays a besoin de stabilité.
Voyez, le monde dans lequel on se trouve, ce qui se passe au Prochorient, ce qui se passe avec nos compétiteurs et partenaires américains, ce qui se passe aussi en Europe, l'instabilité qui peut exister aussi au niveau européen, on en parle moins notamment au sein du Parlement européen. Donc la France a besoin d'avoir un gouvernement stable et le seul att qui aujourd'hui permette ses stabilités, c'est celui-ci. Mais il faut que il y ait peut-être un peu plus de coordination au sein du gouvernement pour éviter ce genre de de quoi qui est de dissension qui affaiblit le gouvernement et qui au fond mine et bien le mouvement dont a besoin le pays en ce moment.
Alors vous parliez de la compétition internationale justement c'est l'information de la soirée. Cet accord sur les droits de douanes qui a été conclu entre Ursula Van Derlon, la présidente de la Commission européenne et le président américain Donald Trump. 15 % de droits de douane.
Vous êtes président vous de la Commission des affaires européennes à l'Assemblée nationale. Ça y est, Donald Trump nous a fait plier. Alors, il y a deux choses.
La première des choses, c'est que cet accord permet d'avoir un petit peu de stabilité et un peu de visibilité. On en manquait beaucoup en ce moment parce que Donald parce que Donald Trump euh mettait beaucoup de tension dans le système et donc pour les opérateurs économiques français et européens, la situation n'était pas satisfaisante. Mais vous avez raison de dire que cet accord ne va pas et que c'est une forme de défaite de la Commission européenne qui n'a pas su créer le rapport de force avec le président américain et qui quelque part n'a pas su faire preuve de sa puissance.
Or, les Européens auraient pu se défendre, auraient pu euh montrer et mettre en place des des mesures de rétorsion. Rien de cela n'a été fait. Cela abouti un accord qui est inéquitable.
Nous verrons maintenant comment est-ce que les États-membres vont s'en saisir parce que c'est un accord de principe, il faut qu'il soit formellement euh entériné. Mais le combat doit être mené et c'est au fond pour moi une occasion manquée de démontrer que l'Europe est le bon le bon niveau et le bon échelon de protection notamment sur les sujets économiques et financiers. Justement, vous parliez de protection.
Donald Trump a annoncé que les États-Unis allaient exporter notamment des véhicules en Europe. Il s'en est réjoui hier soir. Est-ce que ça y est, c'est la fin du protectionnisme européen qui est pourtant très cher à Emmanuel Macron ?
Ah, le protectionnisme européen, c'est peut-être une formule un peu ramassée parce qu'on nous a souvent parfois reproché l'inverse en disant que l'Europe était trop ouverte et qu'elle ne savait pas suffisamment protéger ses intérêts économiques. En tout cas, depuis 2017, l'Europe a beaucoup changé à l'initiative de la France. C'est devenu une puissance, c'est en train de devenir une puissance diplomatique, militaire, industrielle et on voit qu'il a fallu beaucoup se battre parce qu'il y avait beaucoup de scepticisme à l'époque.
Ces dernières années, beaucoup de choses ont changé mais c'est vrai que la Commission européenne oursou la venderleyenne en l'occurrence dans cette négociation n'a pas su défendre correctement les intérêts des Européens. Et donc, il faudra revenir tôt ou tard sur cet accord qui n'est pas un bon accord pour les Européens dans leur ensemble et et qui est au fond une forme de déroute de la Commission européenne. Ça fait plus de 24 heures maintenant que l'on est sans nouvelle de deux de vos collègues, Emma Fourot et Gabriel Catala.
Ce sont deux députés de la France insoumises. Elles sont à bord du Handala, un navire de militants proalestiniens qui a cheminé de l'aide euh à Gaza. Euh le navire, il a été appréhendé par la marine israélienne samedi soir.
Est-ce que vous condamnez vous cette arrestation de parlementaires françaises ? Non, moi ce que je déplore, c'est que des parlementaires français aillent siamment euh se mettre en danger euh et créer une difficulté importante pour nos diplomatie, pour nos services euh en en se en essayant de se rendre à Gaza. Gaza est un lieu dangereux, c'est un lieu de guerre, c'est un lieu strictement euh interdit à la visite euh tel que l'a rappelé hier le ministre de l'Europe et des affaires étrangères Jean-No Barreau.
Et et et chez moi, il y a une forme de malaise et d'indignité quand je vois le cirque autour de ce bateau. que sur le terrain, il y a des ONG qui elles se battent pour essayer de protéger avec des ONG, ils y sont pas seuls. Ouais, mais c'est une forme d'instrumentalisation, de mise en scène que je trouve assez déplacée, malaisante et et gênante.
Et à Gaza, il y a des gens qui meurent, il y a des gens qui meurent de faim, qui meurent sous les bombes, qui subissent la guerre totale brutale, massive du gouvernement de Netania de Netania. Ça justifie de de rapporter de l'air à travers les ONG, à travers ce que fait ce que font les gouvernements qui se battent pour essayer de de briser le blocus imposé par Bakaniaou. Mais la mise en scène, le cirque qui est celui de la France insoumise qui instrumentalise la cause palestinienne à des fins politiques et que je trouve profondément indigne et malaisante.
Alors le gouvernement de Benjamin Netaniaahou justement a euh allégé ce blocus pour pour une durée limitée pour faire venir de l'aide euh à Gaza. Est-ce que selon vous il faut aller plus loin pour faire sauter briser ce blocus comme vous disiez en prononçant en prenant des sanctions contre le gouvernement de Benjamin d'etanou ? Il y a une discussion qui est en ce moment au niveau européen sur la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne Israël qui est un accord commercial entre les entre les deux entité.
Moi je pense que si Israël continue sur ce chemin et manifestement même si ce weekend il a annoncé forme de suspension de de ce blocus pour permettre l'acheminement de l'aide humanitaire, il faudra évidemment aller plus loin. Le ministre de l'Europe et des affaires étrangères l'a dit hier, mais on ne peut pas accepter de voir le peuple Gazaoui écraser sous les bombes et mourir de faim et subir la famine comme c'est le cas aujourd'hui. Une dernière question pour terminer dans l'actualité cette commission d'investiture chez LR aujourd'hui pour les la législative partielle dans la deuxième circonscription de Paris.
Elle doit trancher entre Michel Barnier et Rachid Adati. Vous préférez qui vous ? Ben moi j'ai pas à choisir parce que je suis pas parti des républicains.
Ça veut dire que vous allez présenter un candidat ou dans le présidentiel ? C'était historiquement une circonscription qui était à droite. En 2017, nous avons su la prendre et jusque à la dissolution et jusqu'à à ces dernières semaines.
Et donc moi je souhaite que l'on puisse trouver un chemin pour qu'il puisse y avoir un candidat renaissance qui défende nos couleurs et confiance en Gabriel Atal pour trouver le bon candidat pour cela. Merci beaucoup Pierre Alexandre Anglet d'avoir été notre invité ce matin. La vous.
Merci Alexandre P. Merci Pierre Alexandre Angla d'avoir été notre invité ce matin.
Pieyre-Alexandre Anglade