Municipales : Le RN en quête de crédibilité locale
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Questions et réponses
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- 1:22OuverteRéponse directe
Nous ne ferons jamais d'alliance avec les extrémistes d'où qu'ils viennent.
- 1:49RelanceRéponse partielle
Le maire sortant peut-il en dire autant ?
- 2:33OuverteRéponse directe
Comment on fait campagne quand on n'a pas d'adversaire ?
- 3:27OuverteRéponse directe
C'était un défi logistique colossal.
- 4:07OuverteRéponse directe
Débat à Roubaix ce soir : quels enjeux ?
- 5:31OuverteRéponse directe
Édouard Philippe : un troisième mandat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:22InvitéFait
« Nous ne ferons jamais d'alliance avec les extrémistes d'où qu'ils viennent. »
- 3:27InvitéChiffre
« C'était un défi logistique colossal puisqu'effectivement, on est passé de 902 bureaux de vote à 1806 bureaux de vote, sites de vote en fait, qui vont être ouverts. »
- 3:41InvitéFait
« On a commandé, acheté les tables basses dont je vous parlais pour que les urnes puissent être à une hauteur accessible pour tout le monde. »
- 3:49InvitéChiffre
« Et puis, c'est un défi humain parce qu'il fallait mobiliser 11 000 personnes. »
- 5:42InvitéFait
« Nous prenons la campagne électorale au sérieux. »
- 5:54InvitéFait
« Premier candidat déclaré à l'élection présidentielle dès 2024, il a fait de sa victoire à Vraize une condition pour la course à l'Elysée. »
- 6:06InvitéFait
« Je crois qu'avoir un enracinement local, avoir un chez-soi, avoir un endroit où on a appris, où on a rencontré des gens, où on a transformé des choses, où parfois on a réussi et où parfois on a échoué. »
- 7:29PrésentateurFait
« Franck Keller, candidat d'extrême droite pour l'union UDR Rassemblement National. »
- 8:06InvitéFait
« Et en 2027, nous sauverons ce pays que nous en entendons. »
- 15:57InvitéChiffre
« Le dernier pointage, comme on dit en sport, il date du mois de décembre. Nous, l'Indépendant, on avait fait un sondage qui plaçait Louis Alliot à 43% au premier tour. »
- 24:29InvitéPromesse
« Notre ambition, c'est que, j'allais dire, la vague bleue, la vague du centre et de la droite soit au rendez-vous dimanche. »
- 24:51InvitéChiffre
« Il a déposé 600 listes mais il a très peu d'implantation locale. »
Temps de parole
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Tour avec vous des dernières infos de la campagne, ça s'accélère, on est dans la dernière ligne droite, on est à J-4, il y a des meetings, plein de meetings, on va commencer en allant à Strasbourg. Et un dernier sondage, Ipsos qui donne Catherine Trottmann en tête au premier tour. Oui, l'ancienne maire soutenue par le Parti Socialiste souhaite récupérer son fauteuil à l'hôtel de ville un quart de siècle, rendez-vous compte après l'avoir quitté à 75 ans, elle espère déloger l'actuel maire écologiste Jeanne Basséguian, Catherine Trottmann qui était hier en meeting et qui a fait son entrée sur du Ayana Kamoura, Auréane.
Je ne vous demande pas de chanter un peu d'Ayana Kamoura. Non, je peux danser, non, je danserai. Oh, allez-y, Jean-Michel Aulas, on va à Lyon, Jean-Michel Aulas, il était aussi en meeting hier. Dernière réunion publique hier pour celui qui est présenté comme le favori de l'étape à Lyon, Jean-Michel Aulas soutenu par la droite et par le centre qui a été critiqué pour sa prestation lors du débat télé organisé par BFM et Le Figaro. Il a affiché hier sa confiance et dénoncé l'alliance qui s'apprêterait, que s'apprêterait selon lui à conclure le maire sortant avec LFI dans l'entre-deux-tours. Écoutez.
Je vous le dis très solennellement, le 15 mars prochain, nous ne ferons jamais d'alliance avec les extrémistes d'où qu'ils viennent. Mais lui, mais lui, le maire sortant peut-il en dire autant ? Lui qui s'apprête à conclure un accord avec LFI ?
En marge d'une conférence de presse hier, Aurélien, le maire sortant, Grégory Doucet, a lui estimé que Jean-Michel Aulas n'était, je cite, pas prêt à devenir maire de la ville. Allez, après Strasbourg-Lyon va à Nantes. Qui pour Nantes ? Oui. Vous en aviez promis des pronostics. Je ne peux pas vous dire qui va gagner, mais je peux vous dire que Nantes, ce sera une ville à scruter de très près ce dimanche. Pas moins de huit listes sont sur la ligne de départ, Aurélien, dans ce fief de gauche dirigé par la numéro 2 du Parti Socialiste, Johanna Rolland en campagne pour un troisième mandat. La droite rêve de victoire. Les Insoumis présentent leur propre liste et s'imaginent au second tour.
Tous les enjeux sont à retrouver dans Presse Océan ce matin. Alors à Nantes, il y a plein de candidats, mais ce n'est pas le cas partout, loin de là. Et comment on fait campagne quand on n'a pas d'adversaire ? C'est la question qui est posée par le Dauphiné libéré, mais aussi Corse ce matin aujourd'hui. En Corse, dans la majorité des communes, une seule liste est sur la ligne de départ. C'est aussi le cas donc dans l'ISER. Et ces chiffres que vous pouvez retrouver sur publicsena.fr, Aurélien, de nombreuses communes partout en France n'ont qu'une seule liste déposée cette année. 68%, très exactement. Et pourtant, Corse ce matin nous dit que les candidats font quand même campagne.
Objectif, lutter contre l'abstention et puis rendre des comptes aussi aux électeurs. C'est important, Aurélien. Et à Paris, à Lyon, à Marseille, le changement du mode de scrutin nécessite une grande organisation pour dimanche. C'est la grande nouveauté, peut-être la grande inconnue de ces élections municipales. Ce dimanche, à Paris, Lyon et Marseille, il y aura deux urnes différentes. Et même trois à Lyon qui doivent envoyer aussi des élus à la métropole. D'un point de vue logistique, ce n'est pas toujours facile pour les organisateurs. et l'illustration à Paris. Écoutez.
C'était un défi logistique colossal puisqu'effectivement, on est passé de 902 bureaux de vote à 1806 bureaux de vote, sites de vote en fait, qui vont être ouverts. Donc, ça veut dire 10 000 tables, 20 000 chaises. On a commandé, acheté les tables basses dont je vous parlais pour que les urnes puissent être à une hauteur accessible pour tout le monde. Et puis, c'est un défi humain parce qu'il fallait mobiliser 11 000 personnes. C'est énorme, c'est un stade de foot, l'organisation des municipales.
Ce n'est pas le parc des princes.
Non.
Un peu moins quand même. Allez, on va continuer parce que Public Sénat poursuit son tour de France. Des débats et le dernier avant le premier tour. C'est ce soir, c'est à Roubaix. Oui, en partenariat avec France Télé et les antennes ici. La chaîne organise le débat entre les candidats à la mairie. Beaucoup, beaucoup, beaucoup d'enjeux dans cette ville où plus d'un actif sur quatre est au chômage. Les derniers sondages de l'insoumis David Guiraud favoris. Il affronte le maire, sortant d'hiver droite Alexandre Garcin en poste depuis la condamnation de son prédécesseur pour escroquerie. Le reste de la gauche se tient en embuscade. Débat à suivre cet après-midi sur Public Sénat.
Il sera animé par Quentin Calmet. Rendez-vous à 18h30. Merci Steve pour toutes ces infos. Qui gagne, qui perd ce dimanche donc. Oui, c'est un peu de la triche. Mais ce dimanche après 20h. C'est ça. On vous retrouve évidemment Steve, ce sera à partir de 19h30, c'est ça, dimanche, sur cette antenne. Et on continue notre tour de la campagne. On vous emmène au cœur de ces campagnes, sur le terrain. Et c'est une ville où se joue bien plus qu'une municipale un avenir présidentiel. Ancien bastion communiste ravie par la droite, le Havre. Et depuis 2010, le fief de l'ancien Premier ministre Édouard Philippe.
Le maire sortant en brigue un troisième mandat et fait de ce scrutin une condition pour le maintien de sa candidature pour 2027. Mais la présence du Rassemblement national pourrait bien permettre aux communistes de récupérer la ville. Reportage en campagne signé Gaspard Bunel. Le Havre, sa plage, son port et sa figure, emblématiques. Bonjour à tous. Est-ce que vous m'entendez ? Oui, vous m'entendez. Édouard Philippe, en poste depuis 2010, ne compte pas quitter son siège et veut rempiler pour un troisième mandat.
Nous prenons la campagne électorale au sérieux. Et en vérité, quand on dit nous prenons la campagne électorale au sérieux, c'est surtout qu'on prend les havrais et les havrais au sérieux.
Derrière son attachement à la cité Océane, l'ancien premier ministre d'Emmanuel Macron mène sa campagne à horizon 2027. Premier candidat déclaré à l'élection présidentielle dès 2024, il a fait de sa victoire à Vraize une condition pour la course à l'Elysée. Mais aujourd'hui, il tente de rassurer. Il est entièrement dévoué aux enjeux locaux.
Je crois qu'avoir un enracinement local, avoir un chez-soi, avoir un endroit où on a appris, où on a rencontré des gens, où on a transformé des choses, où parfois on a réussi et où parfois on a échoué. Être enraciné et détenir ce mandat de maire, c'est extrêmement précieux dans toute l'action politique.
Annoncée deuxième au second tour en cas de triangulaire, Édouard Philippe Tangue, et voilà gauche contrarier ses plans.
– Juste la gauche ! – Merci. – Bravo, monsieur. – Me dites pas bravo tout de suite, on n'a pas encore gagné.
Jean-Paul Lecoq, député communiste de Seine-Maritime, tient la barre d'une union des gauches, or LFI.
– Ce serait tellement bien, tellement bien. – C'est bien. – Des fois, on n'y croit pas trop, mais bon.
L'ancien électricien axe sa campagne sur le logement, l'accès aux soins et la gratuité des transports. Lui ne veut pas entendre parler des élections nationales.
– Ma grand-mère a dit qu'il ne faut jamais chasser deux lièvres à la fois. Après, peut-être qu'il n'a pas la même grand-mère que moi. – Et même si, monsieur le journaliste, vous me posez la question de la question de nationalisation par Édouard Philippe, je vous répondrai le Havre. Je vous répondrai l'avenir des Havraises et des Havraies. Je vous répondrai les enjeux Havraies sont pour nous la priorité.
Un autre candidat tente d'exister dans ce scrutin local. – Bonjour mesdames, le programme des élections, la liste de droite. – Franck Keller, candidat d'extrême droite pour l'union UDR Rassemblement National. Il fait campagne au Havre le week-end et officie en tant que conseiller municipal la semaine à Neuilly-sur-Seine, ce qui lui vaut l'étiquette de « parachuté ».
– C'est une blague, c'est quoi un parachutage ? Qu'est-ce que ça veut dire quoi un parachutage ? Est-ce que maintenant on juge les gens sur leurs origines ? Si monsieur Philippe, ou si la gauche, veulent juger les gens sur leurs origines, c'est quand même assez paradoxal.
Dans sa quête pour l'hôtel de ville, Franck Keller peut compter sur le soutien national de l'état-major de l'extrême droite. Jordan Bardella, Eric Ciotti ou encore Laurent Jacobelli, invité d'honneur de son meeting à vrai. Devant plus de 200 électeurs, le porte-parole du Rassemblement National ne s'en cache pas, les regards sont déjà tournés vers 2027.
– Et en 2027, nous sauverons ce pays que nous en entendons. Mes amis, ici au Havre, vous allez écrire l'histoire. – Avec un seul vote, on peut envoyer deux messages. Oui, Edouard Philippe doit être changé comme maire parce qu'il n'a pas fait le travail. Et oui, effectivement, on rejette la Macronie parce qu'il en est l'incarnation.
– Les Havrets, eux, espèrent la levée du brouillard politique le 22 mars prochain. – Et on va regarder ensemble la liste de l'ensemble des candidats à la mairie du Havre. Et on vous le rappelle, le premier tour de cette élection, c'est dimanche. On va analyser tout ça avec nos experts, nos éditorialistes. Bonjour Françoise Degore. – Bonjour ma chère Aurélien. – Merci beaucoup d'être là. Et bonjour Hubert Coudurier. – Bonjour. – Merci également d'être avec nous, directeur de l'information. – Bonjour Françoise. – Mon cher Hubert, la droite est de retour, c'est ça ? – Du journal, le Télégramme, voilà, j'ai fini. La droite, la gauche, tout ça.
– Allez, on va commencer par la campagne des municipales au Havre. Et on l'a vu, au Havre, c'est le chef d'Edouard Philippe. Et Edouard Philippe, Françoise, il joue bien plus qu'une campagne municipale dans cette ville. – Oui, alors je vais enfoncer les portes ouvertes. Edouard Philippe s'est lancé à un défi. Alors je le soupçonne d'avoir fait exactement ce qu'avait fait François Hollande. Il faut avoir un peu de mémoire. François Hollande, avant de se lancer dans la présidentielle, s'était lancé le défi de devenir président du conseil général de Corrèze.
Et il avait gagné en en faisant un triomphe, alors que tout le monde savait, dès le premier tour de chauffe, que de toute façon, cette élection ne pouvait pas lui échapper. Je pense qu'Edouard Philippe a voulu se propulser par rapport au panier, quand je dis ça, ce n'est pas le panier de crabe, mais un peu quand même, en tout cas, par rapport aux autres, se propulser en étant le vainqueur, le triomphateur, parce que c'est toujours très important d'être élu ou réélu, et que d'une certaine manière, là, il y a quelque chose, il y a un dérapage dans le scénario. Parce que la réalité, c'est que les gens se disent oui ou non, il est quand même en difficulté, en grande difficulté.
Ce serait donc, le 22 mars, un séisme total, parce que c'est l'élimination directe d'Edouard Philippe dans la campagne présidentielle. – Et le RN, parce que, pardon, Hubert, la donne par rapport à la dernière fois, c'est qu'il y a un candidat RN, et on imagine que le Rassemblement national, il va essayer d'éliminer Edouard Philippe de la course à la présidentielle dès le 22 mars.
– Comme partout, mais moi, je ne fais pas de pronostics, il y a une prise de risque incontestable.
Edouard Philippe, c'est le premier Premier ministre, Emmanuel Macron, donc à la limite, je ne dirais pas que le souvenir s'efface. – Oui, il y a un inventaire, oui. – Par rapport à Sébastien Lecornu, un petit avantage. – Ensuite, c'est le début du premier quinquennat, avec des mesures économiques et fiscales, plutôt, disons, une première année, en tout cas assez positive dans l'ambiance, jusqu'à l'affaire Benalla, qui a commencé à marquer les difficultés. C'est un homme qui a une stature,
qui est, d'abord parce qu'il est grand, ensuite parce qu'il est responsable,
et qui, à part quelques accros, notamment, on lui a reproché les 80 km heure. – Et puis, la gestion des gilets jaunes aussi, il est quand même un peu dedans. – Les gilets jaunes, bon, ça a été très difficile, mais pour tout le monde, on ne peut pas le lui imputer. Il y a eu l'affaire de Notre-Dame-des-Landes aussi, qui est quelque chose qui l'embarrasse un peu. Mais au-delà de ça, je veux dire, dans le tableau de la droite, ce n'est pas pour rien qu'il surplombe tout le monde, même si sa popularité, quand même, a baissé. Est-ce lié aux propos par lesquels il s'est maladroitement distancié du président de la République ? Est-ce lié aussi à l'entrée en scène de Bruno Retailleau ?
– Parce qu'il était seul, en fait, jusqu'alors. Et puis, maintenant, il y a quand même beaucoup de concurrents à droite. Toujours est-il que cette élection est pour lui un prérequis, mais qu'effectivement, s'il était battu, ça change tout à droite, puisqu'on retrouverait Retailleau face, sans doute, à Gabriel Attal. Et ce serait une clarification, mais avec des candidats qui sont quand même 10 points en dessous de lui, même si lui-même a perdu 10 points. – Oui, mais parce que, moi, je ne sais pas si vous avez raison sur… – Je vais peut-être un peu vite, là. – Non, non, mais je suis absolument d'accord avec vous.
Je veux dire, c'est important d'aller un point plus un point égal entré, quand même, en politique. Ce n'est pas la peine non plus de se complexifier, évidemment. Je pense aussi, quand même, qu'Édouard Philippe a chuté parce que c'est l'entrée dans l'atmosphère. C'est-à-dire que vous pouvez rester un candidat fantasmé, c'est merveilleux, et c'est ce que disait Jacques Lacan. Vous savez, il y a un de ses élèves qui disait « Maître, qu'est-ce que c'est le réel ? » et Jacques Lacan répond « Royal, le réel, c'est quand on se cogne. » Et ça arrive toujours aux gens qui surplombent avant de rentrer dans l'atmosphère. C'est arrivé un nombre, un calcul à deux fois. Bon, il s'est cogné au réel.
Et là, par contre, s'il se cogne véritablement à la réalité d'une défaite au Havre, on peut carrément dire que c'est véritablement terminé. Ce n'est pas la peine d'essayer de revenir, de refaire la course, etc. Il n'y arrive absolument pas. – Il est un peu… – Il est à côté un peu grand commis de l'État, un peu comme Dominique de Villepin. C'est différent. Effectivement, ce n'est plus tout à fait le genre d'homme politique aujourd'hui qui gagne les élections. – Il a besoin de cette décor, en tout cas. – Il a un bilan qui n'est pas mauvais. – Mais il a eu raison de conditionner sa candidature. Il avait d'autres choix, d'ailleurs, de conditionner sa candidature à la présidentielle.
– Écoutez, il a pris son risque parce qu'il a besoin de faire la différence. Déjà, là où je suis d'accord avec Hubert, c'est qu'il s'est complètement planté d'être celui qui tient le couteau et le parricide. Même s'il ne l'a pas fait de cette manière-là, – Il n'en avait pas besoin. – Il a été très explicite et il a été suivi ou précédé par Gabriel Attal. Le parricide comme ça, vouloir tuer l'homme qu'il a révélé, parce que c'est quand même ça. Qui connaissait Édouard Philippe, maire du Havre, à part ce gond précieux d'Alain Juppé ? – C'est vrai que c'est Macron qui l'a fait, malgré tout.
– Mais en même temps, il est entré effectivement, il s'est lancé avant tout le monde, ce qui est aussi une garantie, mais ses partisans attendent maintenant le fameux plan massif, c'est-à-dire qu'en gros… – Parce qu'il avait besoin, moi, il a besoin, parce que c'est ça la question. Il avait besoin, il avait besoin de… – Ses partisans ne l'entendent pas suffisamment, il ne s'exprime pas, il était un peu trop en surplomb et en réserve. – Oui, et c'est pour ça d'ailleurs, je pense qu'il prend ce risque, parce qu'il a besoin de l'onction à nouveau, du suffrage universel, de l'onction à nouveau électorale pour mettre le start, vous savez.
Ce n'est pas de la com', c'est vraiment des mécaniques de politique assez classiques, assez simples. Je jurerais même que si d'aventure il était élu le 22 mars, il est tout à fait capable d'avancer sur la présidentielle directement dès le soir du 22 mars. – Maintenant, n'oublions pas que c'est quand même un homme qui prend des positions parfois assez courageuses sur la retraite à 67 ans, sur l'accord de 68 avec l'Algérie. Il a dit d'ailleurs, il a donné une interview au point dans lequel il se disait en colère par rapport à ce manque de courage des hommes politiques aujourd'hui. Et finalement, quelque part, les Français ne rejettent pas complètement ce genre d'augure.
C'est-à-dire que la démagogie,
la facilité, vous voyez à quel point aujourd'hui dans le contexte international, les marges de manœuvre budgétaires sont tellement étroites qu'on ne sait pas trop ce qu'on va faire,
ça peut aussi le servir. C'est un peu un mystère. – Hubert, le père, il n'est pas le seul père fouettard dans la mémerie. – Est-ce que les gens ? – Oh, bah, écoutez, Bruno Retailleau et Gabriel Attal qui ne sait plus comment zigzaguer, comment prendre à la fois à la droite et à la fois à la gauche, si vous voulez. Bon, c'est pour ça que c'est Élise et Gabriel Attal. Mais honnêtement, Édouard Philippe n'est pas le seul père fouettard. – Sur l'économie et sur les réformes économiques, un peu quand même. – Peut-être. – Allez, on poursuit notre tour de France de la campagne. On passe du nord au sud-sud. On va à Perpignan. Bonjour, Pierre Mathis.
Merci d'être la rédacteur en chef du journal L'Indépendant. Pierre, vous organisiez hier le débat entre les candidats à la mairie de Perpignan. Alors, on va faire avec vous un point sur cette campagne avec un maire sortant, Louis Alliot, qui est en situation plutôt favorable.
– Oui, en tout cas, le dernier pointage, comme on dit en sport, il date du mois de décembre. Nous, l'Indépendant, on avait fait un sondage qui plaçait Louis Alliot à 43% au premier tour. Autant dire que c'est quand même une situation relativement confortable, d'autant plus confortable qu'en face de lui, il avait plutôt des adversaires divisés. Il y a trois listes à gauche et une liste à droite. Depuis le mois de décembre, quand même, la situation a un petit peu évolué. Tout le monde s'est un peu recentré. La liste à droite, entre-temps, a reçu l'investiture d'Horizon, du Modem, des Républicains, de l'UDI. Donc, c'est un petit peu renforcé à ce niveau-là.
La liste de gauche, soutenue par l'EPS et Place Publique, a fusionné avec une liste du centre. Et pour finir, Louis Alliot lui-même a proposé une liste assez surprenante, puisqu'il y a 11 conseillers municipaux de la précédente liste, celle de Jean-Marc Bujol, c'est-à-dire celle du maire qui l'avait battue en 2020. Donc, il y a même quelques anciens de l'époque de Jean-Paul Alliot. Donc, je vais vous dire si on est sur une normalisation au centre où tous les candidats essayent de capitaliser sur l'électorat du centre pour élargir leur base.
Et juste, Pierre, parce qu'il y a quand même une ombre qui plane sur le maire sortant, Louis Alliot, c'est le jugement du procès en appel des assistants européens du Front National.
Oui, alors c'est vraiment une ombre parce que c'est un sujet qu'il a réussi à ne pas trop évoquer pendant la campagne. Il n'était pas notre débat d'hier. Il était représenté par un de ses colistiers, Xavier Baudry. Il n'est pas non plus sur un débat de nos confrères de France 3. Si vous voulez, effectivement, il y a une énorme interrogation sur l'avenir de Louis Alliot comme maire de Perpignan puisque je rappelle très rapidement le calendrier judiciaire. le 7 juillet, on aura la décision définitive du tribunal en appel et il faut savoir que les réquisitions demandent trois ans d'inligibilité pour Louis Alliot.
Il ira plus que probablement en cassation si le jugement ne lui convient pas et cette cassation risque de prendre grosso modo une petite année. Probablement, le jugement devrait être rendu avant les présidentielles. On comprend tout à fait pourquoi puisqu'il est dans le même cas, par exemple, que Marine Le Pen. Donc ça veut dire que si les choses se passent mal pour lui, si la justice confirme l'inligibilité, il est plus maire de Perpignan dans un an. Et on ne sait pas quel plan a été mis en place, quelle solution de rechange et les électeurs vont voter sans savoir qui sera éventuellement maire d'ici un an ou un peu plus d'un an.
Merci beaucoup Pierre pour ce point sur la campagne à Perpignan. C'est à la une de votre journal de l'indépendance ce matin, le débat que vous avez donc organisé hier entre les candidats municipaux à Perpignan. Le débat musclé des candidats, la une de l'indépendant. Merci Pierre Mathis. Pierre le disait, Hubert, Louis Alliot, c'est un candidat favori mais finalement, au sursis, il y a une onde judiciaire au-dessus de l'autre. Oui, alors d'abord, regardons l'enjeu du Sud pour les candidats du Rassemblement national. Perpignan et Toulon semble acquis Toulon à Laure Lavalette. En revanche... Toulon, Toulon, Toulon, Toulon.
Non, pas du décentage qui donne la maire sortante gagnante au second tour. Pas du José Massy parce qu'il y aura un accord avec la gauche. On en reparlera. On en reparlera. Les enjeux, c'est aussi Nice, Éric Ciotti et Marseille. Bon, on n'y croit pas trop mais quand même, là, pour le coup, ce serait un séisme. En tout cas, il y a un gros enjeu pour le Rassemblement national dans des grandes villes du Sud. Perpignan, il est maire depuis longtemps, il a un bon bilan, vidéoprotection, police municipale, aux effectifs multi-partout, trois, ce qu'on n'ose pas encore faire et qu'on commence à faire dans l'ouest de la France que je connais bien et pour cause.
C'est un homme aussi assez peu connu, Louis Alliot. Finalement, c'est un historique du Rassemblement national. Il a été directeur du Front national. Il a été directeur du cabinet de Jean-Marie Le Pen. On peut se demander, d'ailleurs, s'il avait été nommé élu président du Rassemblement national à la place de Jordan Bardella, ça aurait peut-être changé la face de l'histoire pour les élections présidentielles. C'est un homme intelligent, cultivé, qui a fait des études de droit assez poussées et en fait, il reste encore largement déconnu. C'est donc, à mon avis, une interrogation sur la suite.
Je suis d'accord sur la personnalité de Louis Alliot, de Louis Alliot, tout à fait, mais je ne suis pas d'accord. Alors, c'est un défi pour le Rassemblement national. Le Rassemblement national doit démontrer qu'il peut gagner autre chose que Perpignan. Donc, il y a deux cibles. Il y a Marseille avec Franck Alizio que personne n'a vu arriver et que personne, au début de la campagne, ne voyait. Il y a une forme de... Il ne faut pas sous-estimer l'adversaire. Et Franck Alizio est parfaitement marseillais dans le contexte de Marseille. C'est-à-dire que, voilà, il est véritablement... C'est un vrai match entre Alizio et Benoît Payan alors que ça aurait pu être vraiment...
Ils sont agréadités dans les févrieres. Le poids lourd contre le poids plume. En réalité, personne n'a vu arriver Franck Alizio à ces hauteurs-là. Deuxième point, lors Lavalette à Toulon. Toulon, première ville de plus de 250 000 habitants conquise en 1995 par Jean-Marie le Chevalier à l'époque Front National et Toulon, ce serait un retour, si vous voulez, vers le futur si lors Lavalette prenait Toulon. La réalité, c'est qu'on sait très bien qu'il y a... On le sait très bien, évidemment, qu'il y a un accord entre José Massy qui a succédé à Hubert Falco, qui est la mère sortante, avec cette droite modérée assez républicaine. Il y aura un accord avec toute la gauche et Toulon.
Évidemment, pour moi, je ne mets pas... Je suis d'accord avec Hubert sur est-ce que le RN arrive à reprendre Toulon, à prendre Toulon et donc à accrocher un scalp et un vrai trophée supplémentaire. C'est un enjeu pour eux. Et moi, ce que je vais aller regarder, c'est est-ce que le Front Républicain fonctionne encore ? Et si le Front Républicain fonctionne, vous avez Laure Lavalette qui est à 38, entre 36 et 38, donc très largement devant la mère sortante qui est à 21 et à 22. Mais vous avez toute la gauche, le centre, centre gauche et centre droit. Avec, pardon, des divisions de la droite au premier tour.
Avec, oui, avec Michel Bonus, bien sûr, qui est l'ancien rugbyman, d'ailleurs, du RCT, Michel Bonus, sénateur républicain qui, lui, est un peu dans les choux à 14. Donc la réalité est qu'à Toulon, il y a deux enjeux. Est-ce que le RN peut reprendre cette ville ? Je crois que vous sous-estime quand même le travail de terrain, de Laure Lavalette. Je peux finir le deuxième enjeu qui va être majeur pour la présidentielle à venir. Est-ce que le front républicain fonctionne encore ? Tout le monde dit que ce front républicain est mort. Moi, je pense qu'il ne l'est absolument pas. Mais pardon, François, ce qu'est le front républicain ?
Parce qu'il y avait le front républicain anti-Rassemblement national. Il fonctionne dans les deux sens. Aujourd'hui, on parle d'un front républicain, un cordon. On parle de Toulon, là. On ne parle pas de Toulon, mais en général. Je vous dis juste que pour le moment, le front républicain sur Toulon, il n'y a aucun problème. C'est la gauche, le centre-gauche et les modérés et la droite républicaine face au Rassemblement national. Mais plus généralement, il y a un anciennement pour le front républicain et lequel ? Je pense qu'on aura un double front républicain tout à fait. Je suis part tournée
à Toulon depuis six mois. Ça a peut-être évolué, mais je ne crois pas beaucoup. Elle a fait un gros travail de terrain. La droite est quand même éparpillée face au Peul. Oui, je suis d'accord. Depuis la fin d'Hubert Falco
qui a renié ses héritiers. Je suis d'accord. Je ne crois pas du tout que la droite puisse conserver. C'est le mandat qu'il y avait confié à Falco par Jacques Chirac. Bien sûr, bien sûr. Mais je ne pense pas du tout que la droite reprenne la main. Elle était la favorite. La surprise des dernières semaines, c'est plutôt de savoir ce qui va se passer à Nice et à Marseille. Je pense qu'elle va gagner. Oui, je pense qu'elle ne va pas gagner à Toulon. On peut avoir des surprises. Par ailleurs, on va avoir de toute façon beaucoup de surprises, notamment le score de Ciotti qui paraît irréversible. Tout le monde se demande même s'il ne sera pas élu directement des premiers tours, Éric Ciotti.
Ça, c'est une vraie surprise. On va parler justement de la droite françoise. Il a le score d'Éric Ciotti qui va être scruté par les Républicains. Après, on parlera du cordon sanitaire. Mais on va écouter Gérard Larcher, le président du Sénat, sur les ambitions des Républicains pour ces municipales.
Notre ambition, c'est que, j'allais dire, la vague bleue, la vague du centre et de la droite soit au rendez-vous dimanche.
Il peut y avoir une vague bleue ?
Non, mais il y a le problème de la droite.
Vaguette, Hubert. Vaguette, petite vaguette. Il n'en parle plus de vague bleue. Ils en ont parlé. Oui, mais c'est peut-être une erreur parce qu'autant le RN n'a rien à perdre.
Il a déposé 600 listes mais il a très peu
d'implantation locale. Autant la droite, elle était puissante. Elle risque de perdre Paris. Elle risque de perdre Nîmes. Elle ne va pas gagner Paris puisqu'elle n'a pas Paris. Elle va perdre Saint-Étienne à coup sûr. Voilà. Elle va perdre Saint-Étienne. Je pense qu'elle peut gagner Nantes. Donc là, on n'est pas d'accord avec Françoise. Mais je pense qu'à Nantes, elle a réussi, contrairement aux autres villes dans l'Ouest, à faire l'Union. D'ailleurs, ça agace un peu la présidente du Conseil général des Pays-de-Loire parce qu'elle estime qu'on ne lui a pas rendu l'appareil sur Rennes. Christelle Morancé. Christelle Morancé. Qui est maintenant au Rizond.
Bien sûr, parce que Nathalie Ampéret peut même sortir. C'est la mère de Rennes, socialiste. Elle essaie de... Oui, pardon, pardon, excusez-moi.
Mais je pense que pour les Républicains,
alors il va y avoir l'histoire quand même qui va influer malgré tout l'échec ou pas d'Édouard Philippe au Havre qui aura un impact, c'est un don négligeable au deuxième tour. Mais malgré tout, je pense que pour les Républicains, il faut essayer de sauver des meubles. C'est plutôt ça. Je suis d'accord tout à fait avec Hubert parce qu'on ne regarde que les grandes villes. Alors c'est vrai que si on regarde que les grandes villes, celui-là à droite, Moudin qui est en immense difficulté à Toulouse et Toulouse peut être reprise par la gauche.
Si on regarde par exemple Saint-Étienne, je le dis, eh bien c'est Régis Jouanico pour le Parti Socialiste sans LFI qui est très largement en tête dans les sondages. Si on regarde Amiens, on regarde les grandes villes. Mais regardons aussi... Et il y a beaucoup de gens qui ont quitté les Républicains. Les villes voyettes. Arnaud Robinet à Reims, Moudin qui est à Toulouse. Oui, mais d'accord, mais si on parle de la droite, je pense que Bruno Retailleau, il a besoin d'accrocher deux scalps pour sauver sa soirée électorale. Le premier scalps, c'est Paris. Est-ce que Rachida Dati, malgré ce qu'elle dit, fait accord avec Sarah Knafo ?
Auquel cas Paris deviendrait le laboratoire géant de l'union des droites pour la présidentielle, avec pourquoi pas Sarah Knafo qui se dit je peux être l'alternative à Bardella, moi dans cette histoire. Vous voyez ce que je veux dire ? Paris, c'est immense l'enjeu. Et Bruno Retailleau a besoin d'accrocher le scalps de Paris et puis de Nantes. Et de Nantes, voilà. C'est ça, il a gagné. On peut dire que les Républicains auront gagné leur soirée pop-corn s'ils ont ces deux villes. S'ils n'ont pas ces deux villes, eh bien ils feront grise mine parce qu'il restera quand même beaucoup d'endroits où ils vont être battus. Ils vont perdre beaucoup de villes, les Républicains.
Il y a un truc qui est quand même assez marrant, c'est que 95% des maires vont être élus au premier tour. Plus de 60%, je crois, des villes n'ont aucune liste. 68, oui.
On dit que l'enjeu local est prédominant et effectivement, les Français aiment leur maire
alors qu'ils rejettent les îles nationales. Mais dès le premier tour, la première préoccupation, ça va être de nationaliser l'élection pour en tirer des enseignements à partir des grandes villes. Bien sûr, on va faire ça à partir des grandes villes. Mais moi, je voudrais dire deux choses par rapport à ces municipales. D'abord, je pense qu'elles sont invisibilisées en une minute. Je pense qu'évidemment, comme pour 2020, elles ont été percutées par l'actualité internationale. 2020, c'était le Covid. Là, c'est la guerre en Iran. Je pense qu'il y a des débats qui sont annulés tout simplement parce que les chaînes voient leurs audiences plonger. Les gens n'ont pas la tête à ça.
Ils ont la tête à la guerre. Elles ont été invisibilisées et elles sont assez illisibles. Parce qu'est intervenu ce que vous disiez dans les 15 derniers jours avec les dérapages antisémites de Jean-Luc Mélenchon, est intervenu le dilemme qui va se poser pour tout électeur de gauche. Est-ce qu'il vaut mieux perdre une élection que son âme ? Avec LFI, ça va être le cas à Toulouse, mais pas simplement. À Avignon, à Limoges, vous allez voir. Ce dilemme-là va intervenir à gauche et le même dilemme, quoi qu'on en dise, il n'est pas une évidence folle pour la droite républicaine de gagner des villes avec l'extrême droite. Ça n'est pas encore quelque chose.
Peut-être que sur les plateaux, ça se discute, mais dans les faits, pas évident. Donc, elles sont illisibles pour moi à l'heure où on se parle. Je n'ai jamais vu un scrutin municipal aussi peu lisible. Je suis incapable de vous dire, moi, si Emmanuel Grégoire va gagner ou Rachid Alati, par exemple. À trois jours du scrutin, on savait déjà qu'Anne Hidalgo gagnait en 2020. Au niveau des enjeux, parce que non seulement le national, mais maintenant l'international écrase le local, mais en plus, il y a des tas d'enjeux qui ont pris beaucoup d'importance, notamment le narcotrafic, sur lesquels les maires n'ont pas vraiment la main.
Donc, si vous voulez, c'est vrai que la démocratie locale a du mal à vivre dans ces conditions. Alors, il y a par exemple, hier, c'est génial que vous parliez de ça, Hubert, parce qu'il y a une photo qui m'a à la fois fait de la peine, qui m'a heurtée, qui m'a un peu brisé le cœur et que j'ai trouvé un peu malaisante. C'est Amine Kessassi qui fait campagne sur le marché à Marseille. Il est numéro 3 de la liste de Benoît Payan avec trois policiers de la BRI masqués, armes au poing pour le protéger. Et donc là, je trouve qu'il y a quelque chose qui a basculé dans cette campagne.
La question, est-ce qu'il faut faire, quand on est menacé de mort, est-ce qu'il faut faire un marché en risquant sa propre mort et la mort des gens qui sont autour, etc. Ça, c'est une autre question. Mais quand même, cette image, elle va rester pour moi. Elle est un peu passée inaperçue dans le chambardement iranien. Mais cette image dit tout exactement de ce que vient de dire Hubert. Incroyable. Le narcotrafic se soit invité dans la campagne à ce point. Il faudrait que les élections qui suivent et notamment les présidentielles soient elles aussi invisibilisées comme elle l'a été par l'invasion de l'Ukraine. Parce qu'effectivement, la France change.
Il y a des enjeux extrêmement lourds aujourd'hui. Il ne suffit pas de déployer le porte-avions au large de la Méditerranée pour résoudre les problèmes et pour exister au niveau international. Et donc, il va falloir que ces débats, au-delà des thèmes récurrents sur cordon sanitaire ou pas à l'égard de l'extrême droite, mais aussi de l'extrême gauche, qui sont des débats qui structurent notre vie politique depuis toujours, mais qui commencent quand même un peu à s'effriter, que les vrais débats, les vrais enjeux économiques et stratégiques soient occultés. Je suis d'accord avec Hubert. Moi, c'est ma grande angoisse, honnêtement.
Vu comme on est parti sur ces municipales, je crains le pire, si vous voulez, avec finalement une présidentielle qui ne se fera qu'à coup de sondage. Et ça va être la jungle entre les sondeurs pour être celui qui fait le plus grand coup. Regardez ce sondage qui sort aujourd'hui avec Bardella et Mélenchon d'un seul coup en finale de présidentielle. Ce qu'on oublie d'expliquer, c'est qu'il arrive Mélenchon en finale de présidentielle parce qu'il y a trois candidats ou quatre candidats à droite, ce qui n'arrivera jamais. Il n'y aura jamais Gabriel Attal et Édouard Philippe ensemble candidats.
Et donc, on crée comme ça des mouvements, on crée finalement, on crée des cabanes comme ça, on crée des choses virtuelles et on a besoin d'un vrai débat. On est à un tournant parce que 45% effectivement des Français votent pour les extrêmes mais il y a encore 55% qui ne le font pas. Et on est à un point de basculement.
4, on suivra bien évidemment la fin de cette campagne mais avant de se quitter, je voudrais qu'on parle de ce petit pins qu'on a tous puisque Public Sénat est partenaire de l'opération Une Jonquie contre le cancer lancé par l'Institut Curie et cette année, la campagne met la lumière sur la recherche contre les cancers métastatiques qui représentent près de 80% des décès liés au cancer. Les chercheurs ont besoin de vous, vous pouvez faire un don, vous le voyez, de 10 euros en envoyant don 10 par SMS au 92002 ou en ligne sur le site unejonquille contre le cancer.fr chaque euro compte pour permettre aux médecins de faire reculer les cancers et d'améliorer également la qualité de vie.
On l'apporte tout loin de mars c'est ça ? C'est jusqu'au 22 mars ! Il faut quand même dire que sur les cancers la recherche fait des progrès fantastiques mais que la prévention reste fondamentale. Les cancers deviennent des maladies chroniques et vous avez vu du coup le numéro le site pour faire un don à l'Institut Curie. Merci beaucoup François de Gouin, merci Oliver Coudurier d'avoir été avec nous, merci à tous de nous avoir suivis. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.