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DébatBFM TV (sur YouTube)· 18 mars 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiÉducation & rechercheSolidarités & famille

Agressions sexuelles dans le périscolaire: vifs échanges entre les candidats à la mairie de Paris

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Emmanuel Grégoire, s'agit-il de faits isolés ou d'un problème systémique dans le périscolaire parisien ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Sophia Chikirou, vous dénoncez un système. Pouvez-vous l'expliquer ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Rachida Dati, vous parliez de la moyenne nationale. Comment expliquez-vous ces cas à Paris ?

  • 8:00FerméeÉludée

    Emmanuel Grégoire, combien d'animateurs ont été suspendus et pour quels motifs ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Sophia Chikirou, vous proposez 19 millions d'euros. Comment les utiliser ?

  • 12:00OuverteRéponse partielle

    Emmanuel Grégoire, faut-il changer le rythme scolaire pour améliorer la sécurité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Journaliste BFMTVChiffre
    « 52 animateurs suspendus en 3 ans, dont une vingtaine pour des faits à caractère sexuel. Il y a 13 écoles concernées. »
  • 3:00Emmanuel GrégoirePromesse
    « Je vais organiser une convention parisienne des temps de l'enfant qui sera convoquée dès le premier conseil de Paris exceptionnels. »
  • 5:00Sophia ChikirouChiffre
    « Je mets 19 millions d'euros supplémentaires par an pour que ça ne se reproduise plus. »
  • 7:00Emmanuel GrégoireChiffre
    « Il y a plus de 600 écoles à Paris, il y a une grosse quinzaine de milliers d'intervenants sur le périscolaire à Paris. »
  • 9:00Sophia ChikirouPromesse
    « On va recruter pour qu'il y ait à chaque fois deux adultes avec les enfants. »
  • 11:00Emmanuel GrégoireFait
    « La Convention nationale sur les temps de l'enfant continue à recommander les 4 jours et demi pour la qualité d'apprentissage et d'enseignement auprès des enfants. »
  • 15:00Sophia ChikirouFait
    « L'été dernier, au mois d'août, un enfant est mort noyé dans un centre de loisirs. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je voudrais justement résumer les faits parce qu'il y a parmi, j'imagine, ceux qui nous regardent et qui nous écoutent ce soir, des gens qui ne savent pas de quoi on parle. Quand on parle du périscolaire, on ne parle pas des animations de périscolaires, on parle du scandale du périscolaire. Le scandale du périscolaire, c'est quoi ? 52 animateurs suspendus en 3 ans, dont une vingtaine pour des faits à caractère sexuel.

Il y a 13 écoles concernées. Il s'agit d'animateurs recrutés et payés par la Ville de Le dernier épisode en date, il a été révélé le 10 mars dernier par mes confrères de France Inter. Un animateur travaillant dans une école maternelle du 15e arrondissement fait l'objet de trois plaintes pour viol sur mineurs, déposés début février.

Il avait été recruté le 15 décembre 2025 pour cette école du 15e arrondissement. Quand il a été recruté dans cette école du 15e arrondissement, il arrivait en réalité d'une autre école, une école maternelle du 7e arrondissement d'où il avait déjà été écarté pour des signalements, des signalements pour cris, violences, violences psychologiques envers des enfants. Emmanuel Grégoire, s'agit-il de faits isolés ?

S'agit-il d'un réseau pédo criminel au sein des animateurs du périscolaire de la mairie de Paris ? S'agit-il d'un problème systémique ? Comment est-ce que ce tout dernier épisode encore en date, c'est possible ?

Plusieurs choses là-dessus. D'abord, est-ce que c'est un scandale ? La réponse est oui.

Mais vous avez fait un très joli lapsus, Madame Dati, dans votre introduction. Vous avez dit le scandale du périscolaire dans ce pays, que vous avez corrigé immédiatement en disant « à Paris Vous avez raison sur les deux. C'est un scandale parce qu'il y a une omerta systémique sur les violences faites aux enfants.

Sophia Chikirou l'évoquait tout à l'heure sur les violences intrafamiliales. On l'évoque dans tous les lieux scolaires et au secteurs également qui n'ont rien à voir avec le périscolaire, mais qui accueillent les enfants. Deuxième chose, c'est que c'est un sujet d'une telle gravité que la première des paroles que je vais avoir, elle est pour les familles et en particulier les enfants, celles qui sont victimes et celles qui vivent dans un climat anxiogène qui est lié évidemment à cette terrible suspicion qui peut naître parfois de l'incertitude et de la méconnaissance des cas particuliers.

Le message ensuite, il est pour l'ensemble des professionnels, il y a plus de 600 écoles à Paris, il y a une grosse quinzaine de milliers d'intervenants sur le périscolaire à Paris et pour les 50 cas que nous devons traiter avec une rigueur et une sévérité absolues. Je ne veux pas oublier le professionnalisme de tous ceux qui ont la charge de nos enfants à Paris et ailleurs, sur temps scolaire, périscolaire ou toutes les autres activités. Les cas que vous évoquez sont évidemment des sujets difficiles.

Je ne les connais pas dans le détail, même si j'ai des choses à dire dessus. Beaucoup de choses à dire Parce que j'ai rencontré les parents, parce que j'ai rencontré les organisations syndicales, mais je ne suis plus premier adjoint depuis maintenant près de deux ans, révèle des manquements, des fautes graves dans dans l'application, la bonne application des procédures. Et deuxième chose, soulève un certain nombre de difficultés dans la relation avec l'école, l'encadrement, avec l'autorité judiciaire, dès lors que les plaintes sont déposées et les délais interminables et le caractère très anxieux d'attendre des mois avant que son enfant soit auditionné, des années souvent avant qu'un procès eut lieu, qui nécessite de tout remettre à Et donc, pour ne pas être trop long, je veux annoncer trois choses.

Prenez le temps, c'est important. La première, c'est qu'on va tout remettre à plat. Et je vais organiser une convention parisienne des temps de l'enfant qui sera convoquée dès le premier conseil de Paris exceptionnels, qui visent à réfléchir et à remettre à plat l'ensemble des procédures et à viser à leur bonne application.

Deuxième chose, c'est de mettre en place immédiatement un contrôle interne et un contrôle externe de certification, de de contrôle, d'évaluation et de suivi dans la durée. Et troisièmement, de prendre des mesures pour mieux organiser le volet ressources humaines sur lequel il y a incontestablement des choses à renforcer. C'est un C'est un sujet qui me parle personnellement beaucoup, pour lequel j'ai beaucoup travaillé dans mon histoire militante et personnelle, peu importe.

Et je pense que c'est un effort qui nécessite un alignement de tous les pouvoirs publics pour y parvenir. Je pense à l'éducation nationale, aux communes et à la ville de Paris au premier chef. Je pense à la préfecture de police et au parquet et à l'autorité judiciaire.

Ce sera une priorité absolue, la sécurité des enfants. Nous avons en la matière une obligation de résultat. Sophia Chicao.

Merci de me passer la parole pour réagir parce que moi, j'ai travaillé depuis 4 ans comme députée auprès des animateurs du périscolaire. Ils ont fait énormément de 15 jours de grève au mois de novembre dernier et décembre. Ils se plaignent depuis 4 ans des conditions de travail dans lesquelles ils sont.

Ils me disent depuis 4 ans qu'ils ne sont pas en mesure d'assurer la sécurité des enfants parce qu'il n'y a pas assez d'animateurs anima un animateur pour 24 dans les faits sur le papier un animateur sur celle c'est même pas la loi la loi n'est jamais respectée sur le taux d'encadrement des enfants ça c'est une réalité mais ce que je critique profondément en plus d'ignorer les alertes des syndicats et des animateurs c'est qu'en 2015 il y a eu un rapport de l'inspection générale de la ville de paris ce rapport a été très complet il était bien ce rapport il y avait des recommandations, vous étiez à ce moment-là premier adjoint. Vous auriez pu prendre ce rapport et le mettre en œuvre. Mais j'ajoute pour vous deux, en 2022, il y a une ministre qui s'appelle Sarah qui a créé, qui a mis en place des états généraux du périscolaire pour toute la France et pour Paris.

Pareil, des recommandations jamais suivies d'effet, aucun effet. Là, vous parlez de faire une convention, ce ne sera pas suivi d Je vais vous dire pourquoi. Parce qu'en réalité, l'éducation communale, moi je l'appelle comme ça, l'éducation communale, il y a du périscolaire, mais il y a de l'extrascolaire, il y a tout le travail des associations, des centres sociaux, des centres de loisirs, tout ce travail-là, c'est de l de l'éducation communale.

Et que proposez-vous, madame Chiquet-Moi ? Pardon, j'y arrive, attendez, j'ai encore un peu le temps d'expliquer aux gens comment je vois les choses. Ma conception de l'éducation communale, c'est un service public qui est complet, il faut renforcer ce service public.

Moi je dis on augmente le budget. Concrètement, on doit recruter des animateurs, on doit former les animateurs. Deux spécialisations que demandent les animateurs.

Une spécialisation hygiène, un animateur spécialisé pour le change des enfants et l'accompagnement des enfants aux toilettes, une personne de référence et des animateurs inclusion, c'est-à-dire qui ont une formation du type AESH pour accompagner les enfants en situation de handicap et handicapés. Vous savez qu'il en manque déjà beaucoup ? Exactement, c'est pour ça qu'il faut former des animateurs parce que le ministère qui recrute les AESH n'en a pas assez.

Il faut être donc capable de payer des misères et surtout des mi-temps. Je voudrais juste vous poser une question là C'est très important de dire qu'il faut revaloriser les salaires et les catégories, la formation et l'acériment. Ça représente 19 millions d'euros supplémentaires par an que moi j'ai mis dans mon chiffrage.

Vous parlez de la question des salaires. Si vous voulez avoir des animateurs, si vous voulez recruter des gens, les former, construire des filières, créer une catégorie A pour les directeurs du périscolaire, si vous voulez avoir le monde nécessaire pour s'occuper de vos enfants, ne faites pas des promesses en l'air. Concrètement, Mme Dati, M.

M. Grégoire, combien vous mettez en face ? Moi je le dis très honnêtement, je l'échiffrerai précisément avec les syndicats, c'est 19 millions d'euros.

Vous avez parlé de la question des moyens, des salaires, vous avez parfaitement raison, tous disent que c'est aussi une des raisons finalement qui a conduit à cela, c'est-à-dire que c'est si mal payé qu'au fond ce sont des morceaux de jobs. Mais il y a aussi la question du rythme. C'est trop morcelé.

C'est trop morcelé. Pourquoi c'est trop morcelé ? Parce que le rythme scolaire à Paris, mais pareil tout ailleurs, a changé.

Est-ce qu'il faut changer ce rythme scolaire ? Les gens dont on parle, ces animateurs, ce sont aussi des gens qui se sont adaptés à cette fameuse semaine de 4 jours où au fond, on a mis des petits morceaux, 2 heures par-ci, 2 heures par-là. Et comme les gens rentrent et sortent, il n'y a pas de suivi.

Et au fond, ils ont pu pour certains agir impunément. Est-ce qu'Emmanuel Grégoire, vous vous dites, il faut changer ? Bien sûr.

Bien sûr. Vous allez y aller, mais vous aviez beaucoup d'avance. Emmanuel Grégoire, est-ce qu'il faut changer le rythme scolaire ?

Est-ce que vous estimez qu'il y a une responsabilité aussi de ce point de vue-là ? Alors c'est un sujet très intéressant, mais Sur la question de l'organisation du temps, c'est fondamental cette question. Pourquoi ?

Parce que dans les facteurs de risque incontestablement, le morcellement de la semaine est un sujet. Moi, je ne souhaite pas revenir en arrière sur les 4 jours et demi parce que la Convention nationale sur les temps de l'enfant continue à recommander les 4 jours et demi pour la qualité d'apprentissage et d'enseignement auprès des enfants. Je ne dis pas que ça n'a rien à voir, je dis que ça va avoir, je viens de te dire que ça va avoir.

Mais la Convention nationale continue de recommander les 4 jours et demi. Simplement, on peut peut être organisée différemment. Aujourd'hui, c'est organisé dans 2 fois 1h30, les mardis, les vendredis, de 15h à 16h30.

La Convention sur les temps de l'enfant aura toute liberté de regarder cela et de faire des recommandations à l'exécutif pour une mise en place à la rentrée 2022. Rachida Dati, vous disiez, M. Grégoire, que c'est finalement la moyenne nationale, comme vous nous aviez répondu en 2015, en disant qu'on n'est pas très loin de la moyenne national sur ces agressions sexuelles et les viols d'enfants.

On parle de viols d'enfants de 3 ans, de 2 ans, de 5 ans, de 6 ans. C'est les écoles maternelles. Regardez ce que décrivent les enfants.

Vous n'avez pas reçu...

Avant la campagne, vous n'aviez pas reçu de famille. Je ne dis pas ça pour vous énerver. Je dis simplement que c'est comme ça.

Non, mais ça ne m'énerve pas. Surtout qu'en l'occurrence, j'ai reçu toutes les familles qui me l'ont demandé quand elles me l'ont demandé. En 2015, on vous alerte.

Madame Chikirou a raison de rappeler en 2022, puis en 2023, en 2024, en 2025 chaque conseil de Paris. Les conseils de Paris sont encore en ligne, monsieur Grégoire. La première fois, vous nous répondez en disant le recrutement, il y a eu un contrôle avant.

On ne sait pas comment. Il y a eu le rapport de l'inspection de 2015. Vous avez raison de le rappeler.

On a mis du temps avant de l'obtenir. Il y avait des recommandations qui pouvaient être pertinentes, dont une recommandation. Ne plus laisser un animateur seul avec un enfant.

Ça n'a jamais été mis en ce qu'on ne connaît pas, M. Grégoire. Est-ce que vous connaissez le nombre d'enfants victimes ?

Est-ce que vous connaissez le nombre de plaintes ? Vous ne les connaissez pas. Nous vous avons demandé au dernier conseil de Paris, M.

Grégoire, attendez, le nombre d animateurs. Vous êtes...

Non, pas du tout. Pas de la mairie. C'est une plainte.

Bien sûr, c'est un système. Vous avez raison, Mme Chikirou. Vous ne nous avez pas voulu nous donner le nombre d'animateurs déplacés ou suspendus et les motifs.

On découvre qu'un animateur a été déplacé, je prends le cas du 7, du 7 au 15, on ne sait pas pourquoi. Vous êtes sûr de vouloir prononcer cette phrase et de dire cette phrase à la télévision pour l'histoire ? Parce que ce n'est pas tout à fait les informations que m'ont données les parents.

Moi, les parents, ils m'ont dit que la CASP dit que votre adjointe était présente lors de la décision de transfert du 7e au 15e. Faites attention, Mme Dati. Il y a des traces de ce que vous dites là.

Il y a des procédures judiciaire. Allez-y l'un après l'autre. La CASP dépend de la mairie de Paris et la CASP...

Elle travaille avec les maires d'arrondissement ? Non, pas du tout. Ils déplacent sans qu'on le sache.

Philippe Goujon nous alerte sur évidemment...

Les parents de l'école Saint-Dominique, vous sur l'obiot, oui, et sur l'école du 15e, sur un enfant...

L'école Saint-Dominique que vous mentionnez à l'instant, Emmanuel Grégoire, est une école du 7e. Et on a déplacé un animateur à votre A l'autre insu, oui. Il a été déplacé dans le 15e.

Les journalistes de Mediapart mentent aussi. Ce sont vos alliés. Mediapart, on en sait quelque chose.

J'ai beaucoup d'alliés. On va finir par gagner avec tous ces alliés. Mediapart, c'est vrai.

Il aime beaucoup. Exactement. Il vous aime Ils ne vous cherchent jamais, ni sur les notes de frais, ni sur l'argent des Parisiens que vous dépensez.

Monsieur Lejoine, Madame Hidalgo et tant d'autres. C'est peut-être parce que j'ai moins de choses à m'en procher. Non mais attendez.

Et là Donc ils mentent aussi les journalistes de Mediapart ? Entre le 1er mars et le 17 mars, 16 animateurs suspendus. Qu'a fait M.

Grégoire depuis 2025 ? Depuis 2015 ? Rien !

Voilà le résultat Si je suis maire de Paris demain, et Pierre-Yves Bournazel m'a demandé si c'est une priorité de ce programme, je recevrai toutes les familles concernées. Nous allons les accompagner. Je mettrai fin à tous les contrats des animateurs suspendus ou déplacés.

Un contrôle généralisé, et moi je reviendrai en mettant les 4 jours, parce que là où vous avez raison, le périscolaire est morcelé à Paris. C'est 10 minutes par-ci, 30 minutes par là. Nous n'avons pas de projet.

Est-ce que vous allez revenir sur les temps scolaires ? Vous allez revenir sur les temps scolaires, vous ? Je peux juste terminer.

Non mais la question que je posais tout à l'heure à Emmanuel Grégoire...

Je reviens à la semaine des 4 jours et je mettrai le mercredi en tant que...

Alors, à la semaine des 5 jours, vous voulez dire Vous revenez à la semaine des 5 jours. Nous aurons 2 ou 4 jours, une journée entière de périscolaire le mercredi avec des animateurs. Je suis d'accord avec vous.

Catégorie A, qualifié, formé, bien rémunéré, avec un statut d'agent de la ville et le restant de la semaine, là où je suis d'accord avec vous, il manque des AESH à Paris, l'école, aujourd'hui, ne scolarise pas tous les enfants. C'était le cas avant ? Ça veut dire que vous aurez un centre de loisirs le mercredi ?

Ce n'est pas ça qu'évoquait Mme Chiquirou. Monsieur Grégoire, et le restant de la semaine, ils seront à AESH le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi. Ces animateurs seront des professionnels qui seront contrôlés et scannés dans tous les fichiers.

Ils auront un plein temps, qui seront scannés dans tous les fichiers avant le recrutement. Ils seront diplômés d'État, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Et qu'ils seront contrôlés dans l'exercice de ce périscolaire de manière inopinée pendant toutes les activités. – Arthur Merdroit, comme il me reste un peu de temps… – Vous allez pouvoir répondre, madame Chiquirou.

Ce qu'on sait ce soir, c'est qu'il y a sur ce plateau le ou la future maire de Paris. Le ou la future maire de Paris aura une rentrée scolaire, non pas dans deux ans, non pas dans sept ans, dans six mois. En septembre, il y aura une rentrée scolaire à gérer.

Ce soir, il y a des parents qui nous regardent, des parents de victimes. On a eu une pensée pour eux et je pense qu'on a raison parce que c'est important. Il y a aussi des parents d'enfants qui ne souhaitent pas que leur enfant soit victime et qui sont angoissés pendant longtemps.

Les parents, ils réfléchissaient où est-ce qu'ils allaient scolariser leurs enfants pour qu'ils aient la meilleure des éducations possibles. Aujourd'hui, dans la capitale, en France, à Paris, les parents se demandent où est-ce qu'ils vont scolariser leurs enfants pour éviter qu'ils ne soient violés. Rendez-vous compte de ce que l'on est en train de dire.

Donc il y a une rentrée scolaire dans six mois. Je vais peut-être commencer par...

Je regarde les temps de parole. Eh bien, Sophia Chiquiourou, est-ce que vous pouvez garantir qu'à la rentrée de septembre, non pas dans un an, dans deux ans, à la rentrée de septembre, il n'y aura plus aucun animateur soupçonné de ce type de cas gravissime et plus aucun enfant victime. On a parlé de plus d'enfants dans la rue.

Est-ce qu'il n'y aura plus d'enfants victimes dans les écoles dès la rentrée de septembre ? Je vais vous dire, moi j'ai immédiatement agi à la demande des parents d'élèves à l'automne et j'ai déposé une demande, une proposition de résolution pour une commission d'enquête sur le périscolaire en France et à Paris notamment pour faire la lumière sur tous les dysfonctionnements, toutes les mauvaises décisions qui ont été prises, mais aussi, surtout, l'inaction qui a mené à un système qui aboutit à la mise en danger des enfants, que ce soit pour des violences du quotidien. Pour vous, c'est un système ?

Vous — Je vais vous dire pourquoi je dénonçais un système. L'été dernier, au mois d'août, un enfant est mort noyé dans un centre de loisirs. C'est un accident terrible qui est arrivé.

Mais quand je me suis renseignée, que j'ai reçu le personnel qui l'accompagnait, que j'ai reçu le directeur du centre de loisirs, ils m'ont expliqué que l'animatrice qui accompagnait le groupe d'enfants n'avait aucune formation pour des enfants handicapés. Or, elle accompagnait quatre enfants handicapés et c'est un enfant autiste qui est mort noyé dans cette base de loisirs. Ensuite, il y a eu toutes ces affaires du scandale de violence.

Je précise un instant, Sophia Chikirou, que vous avez sur votre acte mis effectivement le visage d'Emmanuel Grégoire et d'Anne Hidalgo, leur bilan et vous avez mis un enfant noyé. Oui, c'est un bilan. Moi, personnellement, depuis plusieurs mois...

Vous estimez que c'est le bilan d'Emmanuel Grégoire ? Oui, c'est un bilan parce que j'ai découvert un système. J'ai découvert finalement que depuis 4 ans, alors que tous les animateurs me prévenaient, m'avertissaient.

Je suis députée et je n'ai pas le pouvoir d'agir. J'avais juste le pouvoir d'écrire des courriers, de déposer des propositions de loi à ce que j'ai fait. J'ai essayé de défendre autant que possible les animateurs qui étaient des lanceurs d'alerte et qui prévenaient de ce qui risquait de se passer.

Malheureusement, personne n'écoute, personne ne répond. La mairie de Paris sous Anne Hidalgo et avec ceux qui sont sortants parce qu'on parle d'Emmanuel Grégoire mais il y a toute son équipe derrière. On va reconduire les mêmes.

Ils n'ont rien fait. Je leur en veux beaucoup parce qu'on est arrivés au pire du pire. Il ne peut pas y avoir pire que cela.

C'est une affaire bêta-rame à l'échelle de Paris ? Je ne ne sais pas. Il y a la justice qui doit travailler de son côté, ça c'est sûr et certain sur les cas sur lesquels elle est saisie.

Il y a cette commission d'enquête parlementaire qui doit permettre de montrer les responsabilités. C'est la seule façon d'avoir une vision du système qui a dysfonctionné. Emmanuel Grégoire.

D'abord, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Sur ces cas, ils sont dramatiques et il me renvoie à une expérience personnelle qui m'est douloureuse. Tout le monde ne le sait pas forcément, mais j'imagine que ce à quoi vous faites référence, Emmanuel Grégoire, et vous l'avez révélé au début de cette campagne, c'est avoir été vous-même victime lorsque vous Oui, dans un cadre qui était exactement celui-là.

Un cadre d'activité périscolaire, en l'occurrence, pour être très précis, à la piscine. En l'occurrence, pour être précis, à la piscine. un cas, c'est toujours un cas de trop et je sais que des choses ont manqué dans la vigilance, dans la surveillance dans les moyens et je veux dire mon engagement à tout remettre à plat, à tout remettre à plat parce que c'est un sujet qui engage l'essentiel, vous l'évoquiez M.

Berda qui est celui de la confiance que nous accordons à l'école de la République C'est d'ailleurs valable pour le temps périscolaire mais également pour le temps scolaire qui doivent être des refuges, des lieux d'émancipation et d'excellence. C'est le projet que nous avons pour l'école publique de la République. S'il y a eu des manquements, s'il y a eu des manquements et à l'évidence, s'il y en a eu, il y a des procédures qui sont en cours et qui tireront toutes les responsabilités.

Toutes les responsabilités que ce soit sur le plan pénal, sur le plan politique de ce qui s'est passé. Et je voulais qu'on puisse prendre le temps effectivement d'en parler, c'était important pour vous, vous avez encore un mot à dire là-dessus j'aurais ensuite qu'on puisse parler au logement Oui bien sûr, mais sur cette affaire qui est quand même le plus grand scandale sexuels sur des enfants. On parle de viols et d'agressions...

Arthur, vous parlez tout à l'heure de l'affaire Bétarame, vous estimez que c'est...

Ce sont des viols et des agressions sexuelles sur des enfants d'école maternelle. De quoi parlons-nous ? De crimes atroces, de crimes atroces.

C'est une réalité. M. Grégoire fait comme s'il découvrait les choses.

Ça fait 12 ans qu'il est au pouvoir. Tous les cas que vous évoquez date de 2025 et de 2026, Mme Datsy, depuis 2015, nous vous avons — Les cas qu'on évoque ici... — Les cas évoqués sont effectivement les 3 dernières années.

C'est important de le préciser. 52 animateurs suspendus, c'est sur les 3 dernières années. — Madame de Malherbe, en 2015, le Conseil de Paris du 14 février... — Ça existait avant, déjà, évidemment. — En 2015, les alertes ont eu lieu à ce moment-là.

Il y a un rapport de l'inspection qui pointe... — Vous l'avez dit et tout le monde pourra s'y référer. — Et là, je vais vous dire, je rejoins Mme Chikuru, c'est un système.

Quand vous avez 50 animateurs dans des écoles entre le 11e et le 12e, il y a un système de prédateurs. C'est une réalité. Il faut faire la lumière là-dessus.

M. Grégoire ne peut pas s'en tirer comme ça. Il dit « moi-même, j'ai été victime d'agression sexuelle.

Oui, je suis désolée pour vous, mais ça aurait dû vous donner une plus grande sensibilité. Ça a été le cas dans toutes mes missions, dans toutes mes fonctions et mon engagement personnel. Dans tous mes engagements personnels et politiques, j'ai mis ce sujet au cœur de mon action.

Monsieur Grégoire, on ne va pas s'énerver. Justement, vous auriez pu...

Un peu quand vous dites qu'il a recruté des pédocriminels, pardonnez-moi. Non, c'est faux, vous le savez très bien. C'est faux et chacun qui nous écoute mesurer le mensonge que vous formulez.

Exactement, parce que c'est grave et c'est une réalité. Et justement, quand il y a eu ce recrutement, la réponse, c'est de dire on est dans la moyenne nationale, mais on part d'enfants violés, agressés. Et moi, je vais vous dire, puisque vous parlez d'une affaire personnelle.

Moi, j'ai eu un mariage forcé. Ça a multiplié mon combat pour le droit des femmes et leur liberté. Au contraire, j'ai mis beaucoup d'actions en œuvre, justement, des dispositifs qui protégeaient les femmes de ce type de contraintes et d'absence de liberté.

Et c'est là où je ne vous rejoins pas, M. Grégoire. Vous auriez pu le découvrir.

Et je vous aurais...

Évidemment, j'aurais été avec vous. J'aurais combattu avec vous. Nous aurions mené des actions ensemble.

Nous sommes tous les deux au Conseil On l'a fait, Mme Dati. Vous savez bien qu'on a fait plein de mesures. Et vous ne pouvez pas vous exonérer de ces responsabilités.

Le cas le plus grave qui vient de se produire, c'est produit dans votre arrondissement. Dans votre arrondissement. Votre équipe est totalement impliquée dans ce scandale.

Sauf si, effectivement, les journalistes de Mediapart ont une fois de plus...

Pardonnez-moi. Je voudrais qu'on puisse sortir de ça. C'est une responsabilité collective dont personne ne peut s'exonérer, pas même vous.

Quand on est élu, monsieur Grégoire, sinon, je vous dirais...

On l'a entendu. Rachida Dati, Emmanuel Grégoire, un dernier mot. Vous êtes en effet légèrement en retard.

Monsieur Grégoire, vous avez été en charge des ressources humaines. Vous ne pouvez pas vous dérober. Rachida Dati, Rachida Dati, vous l'avez dit.

Vous l'avez dit. Non, je veux juste avoir un dernier mot parce que là, on parle des choses que la justice et la commission d'enquête révéleront. Mais les solutions, vous ne les apportez pas.

Moi, j'ai été très claire dès le départ. Je vous ai dit parce que j'ai pris la mesure de tout ça parce que j'ai travaillé avec tous les syndicats de la ville de Paris. Je mets 19 millions d'euros supplémentaires par an pour que ça ne se reproduise plus.

On va recruter pour qu'il y ait à chaque fois deux adultes avec les enfants. On va former, on va augmenter les salaires pour recruter des gens. On va les former, c'est-à-dire avec des diplômes.

Rachida Dati a parlé des plaintes en message avec l'Agence de l'Université et de qu'on