Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBFMTV· 2 septembre 2025 18 min

François Bayrou, dissolution, jours fériés: le micro tendu en intégralité des Républicains

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je pense que sur cette question de confiance, il faut pas se tromper sur le sens du vote. Ça n'est pas une question pour ou contre le premier ministre, le gouvernement pour ou contre les mesures que le premier ministre a proposé au mois de juillet dernier. La question qui est posée, c'est de savoir si la dette astronomique qui pèse sur les épaules de tous les Français, c'est une menace ou pas ?

Bien moi, vous ne me ferez pas répondre non à cette question parce que j'ai des convictions. Je pense que la politique c'est aussi des convictions d'abord et par ailleurs depuis des années, nous disons, je dis ma famille politique dit que la dette c'est une bombe à retardement qui peut nous exploser et donc rejoindre les incendiaires qui voudraient précisément allumer cette mèche de l'explosion budgétaire et financière, ça n'est pas nous. Mais je comprends parfaitement que les députés puissent s'interroger.

Je comprends parfaitement qu'un certain nombre de Français soient en colère. Parfaitement. Ce que nous avons dit au Premier ministre, c'est que il fallait pour que les choses soient claires, qu'un certain nombre de mesures qui heurent les Français puisse être soustrait, retiré. du plan.

Pour nous, c'est quelque chose de fondamental. Bien sûr qu'il faut des efforts. Le problème, c'est que il faut que ces efforts soient justement répartis.

Ce que nous avons constaté depuis le départ et c'est l'origine de nos désaccords sur les mesures proposées par François Berou, c'était le sentiment que ceux qui travaillent, ceux qui cotisent, on les appelle toujours à l'effort et les autres non. Ça peut pas être toujours la France des honnêtes gens qui cotisent toujours plus et qui payent toujours plus. Un certain nombre de points pour nous était important.

Les de jours fériers, on peut pas demander aux Français de travailler plus sans gagner plus. On a des propositions pour que le temps de travail soit plus important, mais ça n'est pas possible qu'un temps de travail plus important, il y ait pas une rémunération. Ça ça n'est pas notre ligne politique depuis longtemps.

Et François Berou s'est montré ouvert, il le dira d'ailleurs lui-même pour faire en sorte que sur cette notion des deux jours fériers, les choses puissent être discutées et même au-delà d'être discuté. Et évidemment, nous faisons des propositions en matière d'économie puisque c'était 4 milliards d'euros d'économie et nous ouvrons une discussion aussi sur la sur la façon d'augmenter le temps de travail tout en le rémunérant. Ce que nous avons dit aussi, c'est que on peut pas toucher aux franchises pour les Français sans que par exemple pour les immigrés clandestins, l'AME reste au même niveau.

C'està-dire que ceux qui cotiseraient et qui cotisent aujourd'hui ont une franchise médicale qui serait doublée, ont une franchise sur les boîtes de médicament et des étrangers en situation irrégulière. eux auraient une sorte de sécurité sociale qui leur assurerait aucun effort tout en percevant les prestations, en tout cas tout en étant soigné et ce régime est encore une fois très exceptionnel parmi tous les pays européens et donc j'ai enregistré qu'il y avait un bouget de la part du premier ministre. Depuis départ, j'ai indiqué que pour ce qui me concernait qui concerne notre famille politique, nous avons toujours alerté sur la menudace de la dette pour chaque français et notamment pour les Françaises et les Français les plus modestes, les plus fragiles.

Parce que si demain il y a une crise et on voit la tension sur les taux d'intérêt, ce sera pas les plus riches qui trinquont, ce sera les plus fragiles. Je pense que en tout cas, il faut que nous prenions nos responsabilités. Encore une fois, les uns et les autres sont libres, mais j'ai indiqué pour ma part le choix que j'avais fait en responsabilité pour éviter le chaos et pour ne pas rejoindre celles et ceux qui veulent se comporter comme des incendiaires.

Juste si vous me si vous me permettez sur un sujet qui concerne évidemment d'abord le vote des députés et ce qui va se passer au groupe à l'Assemblée nationale des républicains. Le propos que nous avons tenu au premier ministre a été très clair. Si on veut que la majorité du groupe des républicains vote la confiance sur cette question budgétaire, il est fondamental que ce qui a pu choquer les Français soient entendu.

Ce qui a choqué les Français, c'est très simple, c'est le sentiment que c'est toujours les mêmes qui vont payer, qu'en réalité, il y a pas suffisamment d'économie. On n'est pas venu là pour dire on veut moins d'économie, on est venu là pour dire on veut plus d'économie mais moins d'augmentation d'impôts déguisés. et surtout que ça ne touche pas toujours les mêmes, c'est-à-dire la France qui travaille, la France qui a travaillé toute sa vie.

Ce débat là s'incarne de façon très symbolique dans la question des deux jours ferniers. Ce que les députés du groupe de la droite républicaine ont dit depuis le début parce que c'est le symbole pur. On demande de s'attaquer à de jours fériers de ceux qui travaillent déjà et qui cotisent pour tous les autres.

Et on ne s'attaque pas aux 365 jours fériers par an de ceux qui profitent du système et qui ne travaillent pas. Et donc la proposition que nous avons faite, c'est de dire bah on renonce à cette mesure. En contrepartie, il faut des économies.

On propose une grande loi de lutte contre la fraude et l'assistana et avec l'ouverture du débat sur le temps de travail dans notre pays, mais un temps de travail dans laquelle celui qui travaille est plus rémunéré et pas avec plus d'impôts et avec aucun gain de travail. Et ça de ce point de vue qui est un point important pour nous parce que c'est le choix qu'on a fait depuis le début, c'est de pas être au niveau du groupe des républicains des députés godillot, c'est-à-dire de dire les choses, de dire ce qui nous choque, de faire des propositions, de ne pas être dans une opposition stupide dans cette période qui est aussi difficile pour le pays, mais aussi de se faire entendre. Et ce qui est un pas pour moi très important, c'est le premier ministre m'a dit bah sur les bases de ce que tes députés porte, c'est quelque chose que je peux entendre et sur lequel je suis prêt à m'exprimer tout prochainement.

Ça c'est important parce que ma conviction c'est que les Français sentent bien que bien sûr il y a cet effort budgétaire à faire mais que pour pour qu'il le soutiennent, il faut qu'il soit juste et équilibré. Est-ce que vous êtes en train de nous dire que les groupes variés sont abandonnés ? cette mesure est abandonnée.

En tout cas, c'est ce qu'on a nous demandé. On ne s'est pas contenté de dire on le demande et aucune économie en face. C'est-à-dire que la contrepartie, c'est qu'on est prêt à s'engager très fort sur la lutte contre la fraude, l'assistana et les dépenses qui a l'immigration.

Et le Premier ministre lui-même a dit que à condition que il n'y ait pas de renoncement à l'effort budgétaire, il était prêt à ce que ce sujet soit remis sur la table. C'est évidemment pour nous une avancée importante et ça montre aussi que malgré tout dans cette période quand on essaie de discuter, de s'entendre, de mettre des propositions sur la table, d'être clair sur ce que sont nos convictions, bah la droite républicaine a plus que toute sa place et les députés des républicains font leur travail. C'est la conviction qui est la nôtre.

Monsieur, vous avez été reçu à l'Élysée ce midi. Est-ce qu'on peut savoir ce qui s'est dit, quel était en tout cas l'objectif de cette réunion ? Et et bien, on a notamment préparé la discussion qu'on a eu avec le Premier ministre.

Je lui avais déjà autour de la table euh dit que cette proposition qu'il avait faite, cette mesure, je lui avais déjà signifié, je l'avais déjà écrit dans un certain nombre de journaux que cette proposition, cette mesure de 2 de jours de congé de ferrier, ça ne passait pas auprès de la population et que notre famille politique en avait été choqué. et que il fallait bouger sur ce point-là précisément comme le vient de le dire Laurent Voquier, on a sur la table, on a mis sur la table des vraies propositions, des vraies mesures d'économie, une réflexion sur le temps de travail et puis aussi sur la lite sur la lutte contre l'assisten et contre la fraude proposer de l'assurance chômage juste un un petit mot complémentaire parce que c'est important de montrer que nous sommes en cohérence et dans l'action parmi les propositions d'économie, nous avons souhaité respecter l'engagement qui est le nôtre et qui participe aussi à renforcer la la puissance publique et la capacité à intervenir, que ce soit au niveau de l'État territorial, au niveau de l'État central. puisque vous le savez au Sénat, nous avons mené une commission d'enquête sur les opérateurs et les agences de l'État et que puisqu'on vient d'évoquer que nous avons demander collectivement la suppression de ces de jours fériers, nous sommes au rendez-vous aussi des économies et nous entendons à ce que un prochain texte très rapidement soit inscrit à l'initiative de notre famille politique qui devra permettre le et on fait un point sur ce qui vient d'être dit par les chefs des républicains.

On a entendu tour à tour he Bruno Retaillot et Laurent Vier. On sait qu'ils sont pas tout à fait d'accord sur la position à tenir. Guillaume d'Art là, il semble que tous les deux, ça c'est important de le signaler, ont eu la même demande.

Il faut supprimer cette cette annonce de François Baou. Il faut il faut retirer la suppression des deux jours fériers. Il semble qu'ils aient obtenu cela du Premier ministre.

C'est ce qu'il laisse entrevoir en tout cas que le premier ministre serait ouvert à ce type de proposition et de mesures. Alors vous qui dit que le premier ministre leur a déclaré qu'il aura l'occasion de l'évoquer dans les prochains jours. En tout cas, ils posent leurs conditions sur la table.

L'objectif c'est de montrer comme l'a dit Laurentier que c'est pas un parti godillot qui s'est fondu dans le macronisme. Vous savez à la fois ils étaient contents de réintégrer un gouvernement pour montrer au français qui restait un parti gouvernement. Mais l'objectif c'est aussi cette antise permanente d'être dissous dans le macronisme pour justement essayer de se distinguer.

On voit qu'il pose des propositions sur la table et probablement que dans un instant ils seront interrogés aussi, on le disait sur la position de Nicolas Sarkozy, l'ancien président fondateur des Républicains, on le disait il y a quelques instants. Lui déclare dans une interview au Figaro qu'à ses yeux et bien les députés républicains ne devraient pas voter la confiance et il se prononce lui pour l'abstention. Hm hm. pour l'absent.

Effectivement, il se prononce d'ailleurs selon lui là, selon Nicolas Sarkozi, on va on va y revenir euh en détail, selon Nicolas Sarkozi, euh il faudrait même une dissolution, ce serait la seule solution, une dissolu. Voir ce qu'il dit. Effectivement, il dit qu'il en a parlé au chef de l'État Emmanuel Macron au cours de l'été et il dit qu'à ses yeux seul une dissolution peut permettre effectivement de de sortir de la situation dans laquelle nous sommes dans une interview faite au au Figaro et c'est pour cela qu'effectivement à ses yeux et bien les Républicains, les députés républicains ne doivent pas voter la confiance à François Baerou parce qu'il dénonce un risque de confusion si dans quelques semaines il devait y avoir à ce moment-là des élections.

Il se distingue en revanche de certains comme Jean-François Copé des Républicains qui appellent à la démission du chef de l'État. L'ancien président explique que jamais il n'appellera à la démission du président de la République. Et puis on a entendu Bruno Rotaillot interroger également sur cette réunion qui a eu lieu à l'Élysée autour du président de la République Emmanuel Macron qui a réuni pour un déjeuner le premier ministre et puis les chefs de ce sole commun de cette coalition gouvernementale.

On comprend et Bruno Rotaillot le confirme qu'il a vraiment été question de effectivement de de cette situation politique et de que faire pour éviter ce vote de confiance. Mais ça ça semble plutôt perdu d'avance. Il explique une sorte de finalement préconclave avant la réunion à Matignon.

Il explique que déjà à l'Élysée où il y avait le premier ministre, il a mis les propositions sur la table. C'est-à-dire que les Républicains sont dans une position où de toute façon perdu pour perdu. François Billot est en très forte chance d'être renversé.

Il faut aussi qu'il ne à la fois s'en distinguer politiquement en mettant ses propositions sur la table mais ne pas donner le sentiment non plus de lâcher trop rapidement le premier ministre notamment sur cette question de la dette. Les républicains veulent partie du sérieux budgétaire. Qu'ils soi en accord ou non avec l'ensemble des propositions de François Bairou, ils ne peuvent pas évidemment être assimilé au Parti socialistes ou à la France insoumise qui réclament pour certains beaucoup moins de d'économie et pour certains beaucoup plus de recettes et d'impôt.

Ouais, il faut éviter le chaos ne pas rejoindre les incendiaires. Bruno Rota l'a répété encore depuis la la cour de de Matignon. Vous évoquez les les socialistes, ils vont être reçus jeudi.

C'est peut-être de la gauche que viendra la solution. En tous les cas pour Emmanuel Macron, en cas de chute du gouvernement, il doit renommer, il peut renommer un nouveau premier ministre. Est-ce qu'il peut venir de la gauche au sens large ?

Il peut essayer. On sait que le nom de Bernard Casneu l'ancien premier ministre avait été évoqué, même si d'après ses proches, en réalité Emmanuel Macron n'a jamais vraiment dans sa tête voulu le nommer. Bernard Casnov qui avait subi une sorte de tacle par derrière si je parle aux amateurs de football de la part du Parti socialiste lui-même, rappelez-vous puisque le soutien de François Hollande lui-même avait été timide, celui d'Olivier Fort à l'époque.

Convaincre les socialistes, c'est une chose, mais les socialistes demandent des choses très concrètes et pour l'instant on ne voit pas le point d'accord Olivier Fort que ce soit dimanche sur ce plateau dans BFM politique ou encore hier soir lors de notre soirée spéciale sur BFM le la redit. Sa décision, celle des socialistes de ne pas voter la censure est irrévocable et il ne voit absolument pas ce qui pourrait le faire changer d'avis. Et on va tout de suite du côté de de l'Élysée.

On l'évoquait cette réunion qui a eu lieu, ce déjeuner de travail entre euh le président de la République et les chefs du de la majorité ou plutôt du socle commun, Naoufel Elkawafi. On a eu quelques informations finalement via Bruno Rotaillot sur sur ce qui s'est dit. C'était finalement une préré euh avant la Réunion en Matignan.

Oui, l'objectif de cette réunion cet après-midi en fait, c'était de penser à l'après 8 septembre, l'après vote de confiance et surtout cette chute plus que probable du gouvernement. L'objectif c'était de mettre les différentes options sur la table après cette chute et ce vote de confiance. Et c'est vrai que deux options ont largement été évoquées par les partis d'opposition et même chez certains républicains, à savoir la démission du président de la République ou une solution.

Deux options qui sont balayées d'un revers de main par Emmanuel Macron qui ne les souhaite pas, qui lui veut rester à l'Élysée jusqu'à la dernière seconde, jusqu'au dernier quart d'heure. C'est ce qu'il a déclaré il y a à quelques jours. La question maintenant, c'est de savoir quelles sont les autres hypothèses à qui restent.

Emmanuel Macron voudra peut-être jouer l'une de ces toutes dernières cartes, à savoir une main tendue au Parti socialiste. C'était peut-être tout l'intérêt, tout l'objectif de cette réunion avec les chefs du socle du gouvernement cet après-midi. Savoir ce qu'on fait doré avant.

La question maintenant, c'est de savoir est-ce que le Parti socialiste va être réceptique face à cette maintendue ? En fait, on a l'impression qu'Emmanuel Macron souhaite tout simplement gagner du temps face à cette crise politique qui ne fait que durer. Naopeli, en direct de l'Élysée, la situation politique, il en sera question encore tout au long de cette de cet après-midi.

On va en parler évidemment également dans la suite de notre information. Je voulais revenir sur ce qu'a dit Nicolas Sarkozi, l'ex-président. On va en revenir avec vous Guillaume Guillaume d'Arel, l'ex-président qui appelle le euh qui appelle le les Républicain à s'abstenir, à ne pas voter la confiance au gouvernement.

Et puis Nicolas Sarkozi qui pense aussi que que la seule issue, c'est la dissolution. Tout à fait. Regardez derrière cette position sur les républicains.

Effectivement, il y a une conviction profonde. On va découvrir ce que dit le l'ancien président de la République. Il explique qu'à ses yeux, il dit l'avoir dit d'ailleurs au président Macron au cours de l'été, la seule solution serait pour lui une dissolution pour sortir effectivement de la situation actuelle dans laquelle nous sommes.

Et c'est pour ça qu'il juge que les Républicains devraient plutôt s'abstenir dans le cadre du vote de confiance qui est prévu lundi prochain. Il se distingue, on le disait de certains dans son camp qui appellent à une démission du président de la République. Pas de démission, jamais je n'appellerai la démission du président de la République, dit-il dans les dans les colonnes du Figaro.

Pourquoi cette critique extrêmement forte aussi de François Beou dont il juge que c'est un suicide politique ? Faut prendre un peu de recul Pauline. Ça fait toujours du bien de voir un petit peu ce qui s'est passé.

Voilà, j'ai eu l'occasion de le dire cet été. Je suis persuadé qu'il n'y aura d'autres solutions que la dissolution, dit l'ancien président de la République. Prendre un peu de recul euh depuis euh près de 25 ans, François Baou et Nicolas Sarkozy se sont des adversaires acharnés.

En 95, ils sont tous les deux derrière Édouard Baladur. Jusque là, ça va à peu près. Mais en 2007, Nicolas Sarkozy devient président de la République et François Baou devient en quelque sorte son meilleur opposant.

Il a même commis, si j'ose dire, un livre en 2009 qui s'appelle Abut pouvoir, François Bairou à l'encontre de Nicolas Sarkozy. Euh l'apogé de ces tensions et de cette je sais pas si on peut qualifier de haine mais de rivalité politiquement extrêmement forte, c'est 2012 au second tour de l'élection présidentielle entre François Hollanda et Nicolas Sarkozy. Et bien François Baïou explique qu'à titre personnel, il votera pour François Hollande et ça et bien il ne l'a jamais oublié Nicolas Sarkozy.

Petite anecdote pour terminer, je sais pas si vous avez lu les mémoires de Nicolas Sarkozy en 2020. Il publie le tome 2. J'ai retrouvé ce qu'il dit à la propos de François Bairou.

François Bairou a toujours trahi ce qu'il a choisi.

François Bayrou, dissolution, jours fériés: le micro tendu en intégralité des Républicains — François Bayrou · Pourquijevote