🔴 François Bayrou, le vote de confiance : suivez notre édition spéciale sur LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Non non mais quoi ? Il s'est passé quoi ? On a voté un budget mais il s'est rien passé.
Donc la question c'est combien de temps on reste comme ça à être coincé la France a dit bloquons bloquons tout le 10 on est déjà bloqué plus bloqué que ce qu'on est bloqué moi je veux rien je pas vous êtes pour une solution vous l'avez dit la semaine dernière ça ne changerait rien ça ne changerait rien les amis il est 13h59 59 si vous nous rejoignez vous devez savoir que est en édition spéciale pour cette journée essentielle matricielle de l'histoire de notre pays. puisque c'est la première fois qu'un premier ministre va chuter alors qu'il a demandé le vote de confiance des parlementaires. Ouais.
Alors qu'il l'a demandé lui-même. Voilà. C'est totalement singulier dans l'histoire de la 5e République.
Depuis le 13 mai 58, cette histoire ne s'est jamais produite. Donc François Barrou, vous le voyez sur votre écran, va s'exprimer à 15h en direct sur LCI. juste derrière, ben les différents présidents de groupe parlementaires vont succéder, hein, euh, du RN à la France insoumise.
Je connais pas exactement l'ordonnancement des choses, mais ils vont parler. Voilà. Et puis ce soir, il y aura le vote et puis très probablement en fin de soirée, on aura plus de on aura plus de Premier ministre.
Nos équipes sont sur place, vous imaginez, pour vous faire vivre cette journée absolument historique. Et si vous êtes d'accord, on va rejoindre tout de suite Marie Aline Mélie et Damien Flora qui sont au cœur dans l'épicentre même de l'histoire de notre pays aujourd'hui. Je parle du palais Bourbon, je parle de l'Assemblée nationale.
Oui, c'est l'effervescence ici he Éric Magali. Même les élus, les députés sont étonnés de voir autant de monde, des caméras, des journalistes venus du monde entier. pour faire vivre cette séquence historique.
Jusqu'ici, aucun vote de confiance n'a fait tomber un gouvernement. Le sort de François Baou est-il déjà scellé ? Vous avez entendu les élus d'opposition hein s'exprimer, mais on attend quand même attentivement les mots, les déclarations de François Baerou.
Oui. De quelle façon, Marie-Aline, le Premier ministre va-t-il et bien sortir en quelque sorte ? Il tendre la main une dernière fois à la gauche au députés socialistes ?
Ils sont 66. Philippe Brin à notre micro disait notre position, elle est irrévocable. Nous voterons contre la confiance.
Est-ce que le premier ministre aura des mots pour le rassemblement national ? La première force politique dans cet hémicycle. En tous les cas, Marine Le Pen a posé des conditions ce weekend.
On écoutera tout ça avec une grande attention. Beaucoup de monde ici, vous l'avez dit. Beaucoup de monde en tribune aussi.
Tout à l'heure, on observera Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier, la patronne du groupe les écologistes. Ils ne sont pas députés, ils voulaient vivre ce moment historique. Merci.
Merci à vous Damien Florau. Merci Marie-Éline Mélie. À tout moment, à tout moment vous nous interrompez s'il se passe quelque chose au palais Bourbon devant vous.
Autour de la table, nous sommes rejoints par Valérie Nataf, éditorialiste politique à LCI. Bonjour Valérie. Arlette Chabot, éditorialiste politique à LCI.
Pascal Perry, éditorialiste économique est avec nous parce qu'il y a des enjeux économiques très importants. Renault Pila est toujours là et nous sommes également compagnie de Bruno Cotes, politologue, chercheur CNRS au centre de recherche politique de Sciencep, le célèbrissime Sévipov. C'est la fine fleur des éditorialistes politiques, mesdames messieurs.
Il n'y a que des ducs et des duchesses de la politique ici. La haute aristocratie. Charlett Chava, je mets un peu de sourire mais est-ce est-ce que est-ce que vous considérez voirlett qu'il y a une dimension un peu dramaturgique dans cette journée singulière qu'on qu'on vit ?
Parce que c'est quand même un épisode. On peut imaginer qu'à Sciencep dans quelques années, on parlera de ce on est le combien ? De ce 8 septembre 2025 des profs diront souvenez-vous le 8 septembre 2025, il s'est passé ça quoi.
Alors je je pense qu' François Beou rêve d'entrer dans l'histoire h avec un grand H. Je n'en suis pas sûr. En revanche, dans l'histoire de la 5e République bien entendu parce que le 3è gouvernement sans doute renversé et puis surtout on s'interrogera sur la démarche, les intentions, la méthode, pourquoi François Baotou a-t-il choisi comme le disent non des moindres à la fois Nicolas Sarkozy ou des membres du gouvernement de se suicider politiquement, de sacrifier son gouvernement ? s'est-il sacrifié ou a-t-il renoncé à se à combattre ce qui est moins glorieux a priori et pourquoi bref Bruno Cot ses successeurs auront du boulot pour réfléchir ça fera peut-être des thèses he dont vous parlerez dans quelques années mais est-ce que les Français l'ont compris justement ce geste de François Baou ?
Ah pas du tout. Ça a vraiment pas par pas par pas réussi son objectif. L'objectif c'était sans doute, j'imagine, de sortir par la grande porte, de ménager sa sortie.
Ça de ce point de vue-là, c'est vrai qu'il a créé un véritable événement avec cette espèce de de longue procession allant d'interview en interview sur la question de la dette. Par contre, l'objectif qui était de convaincre, on voit toutes les données de toutes les enquêtes d'opinion montrent que on va dire au meilleur le premier ministre est arrivé à mettre sur le dessus de la pile la question de la dette publique. Mais déjà c'était fait avant par Michel Barnier.
Rapp rappelons-nous la passation de pouvoir à Barnier. Et euh dans tous les cas de figure, il est pas arrivé à convaincre et peut-être même d'une certaine manière, je me je me demande s'il a pas grillé la cartouche du débat sur le déficit public parce que après François Baou, comment parler de ce sujet en étant moins anxiogène, en s'y prenant différemment de lui. Donc de ce point de vue, c'est vrai que ça va rester le 8 septembre comme une journée importante de la 5e République, mais certainement pas la séquence avant comme un modèle de communication politique par le premier ministre. ce vote de confiance là du 8 septembre 2025, Valérie Nataf, alors on dit il il a fait bon voilà, il s'est suicider politiquement et cetera et si finalement c'était juste un gigantesque plantage personnel, c'estd qu'il a vraiment pensé que ça pouvait marcher voilà ou il a vraiment pensé qu'avec son lyisme, la gravité du moment, ça aurait pu changer les choses.
Voilà, c'est c'est peut-être qu'il s'est tout simplement planté lamentablement. Alors, c'est une hypothèse. Je ne suis pas dans la tête de François Baou, donc je peux pas le jeux je veux pas spéculer là-dessus, mais c'est un homme avec une expérience politique qui n'est pas négligeable.
Ça fait 50 ans qu'il est sur la scène politique et donc personnellement, j'ai du mal à acheter cette hypothèse. Mais ce qui m'intéresse plus encore que la question de François Baïou, qu'a-t-il voulu faire ? La question est celle du couple exécutif parce qu'on est quand même on a à notre excellent confrère Patrice Duamael Kakri un livre sur les couples président premier ministre le chat et le renard.
Il va lui falloir ajouter un chapitre et pas des moindres parce qu'il va falloir nous expliquer comment François Bairou a pu s'imposer à Maton face à Emmanuel Macron et ensuite imposer à Emmanuel Macron son départ sur un vote de confiance. ce qui n'est jamais arrivé, Bruno, je vous vous me le confirmez, sous la 5e République. Et donc c'est le rapport entre ce président et ce premier ministre qui personnellement m'interroge.
Cette journée, il y a pas beaucoup de suspense. Tout le monde sait comment elle va se terminer par un pot convivial à Matignon. Euh convivial pardon, c'est le terme, c'est l'élément de langage fourni par Matignan.
Je mant maintenant il y a des maintenant il y a des éléments de langage même quand on boit un petit coup un petit coup de rôle élément de langage parce que le le moment convivial alors que François Baou a condamné sa quarantaine de ministres et secrétaires d'état à aller chercher du boulot dans les semaines qui viennent puisque je veux le rappeler parce que on m'a interpellé dans la rue là-dessus on n'est pas sans gouvernement à partir de ce soir pardon de rappeler des évidences pour la fine fleur de l'éditorialisme politiqu autour et économique autour de cette table. Mais ce soir, nous aurons encore un gouvernement qui sera en train d'expédier les affaires courant que les Français voilà non mais que les Français ne s'affolent pas en disant "Mais qu'est-ce qui se passe ce soir une fois qu'il a remis sa démission ?" Il reste à Matignon, les ministres restent à leur place jusqu'à ce qu'un nouveau gouvernement et d'abord un nouveau premier ministre soit nommé.
Pardon, ça a l'air d'une évidence mais ça évident pour nous. Pas forcément pas pour tout monde. Alors évidemment, journée spéciale, vous l'avez compris sur LC avec la prise de parole du Premier ministre à 15h tout pile, ça y est, leur tourne euh pour ce vote extrêmement important qui va décider de l'avenir de ce gouvernement Bairou.
Nous sommes évidemment à l'Élysée, nous sommes à Matignon avec nos équipes qui sont mobilisées, nous sommes à l'Assemblée nationale. On va d'ailleurs retourner au palais Bourbon, Marie-Aline Mélier, Damien Fleurau. Vous êtes cette fois avec le socialiste Jérôme Geg.
Oui, effectivement Magalie avec le député socialiste de l'Essonne, Jérôme Guedu. Bonjour, on a compris que vous n'alliez pas accorder votre confiance au Premier ministre. Est-ce que en se projetant sur le jour d'après, vous êtes capable de dire "Mettons-nous autour d'une table avec par exemple les parlementaires du socle commun de la droite républicaine pour parler d'un budget avant peut-être de parler d'un premier ministre ?" Oui, moi je suis convaincu que c'est la bonne manière d'appréhender les choses mais de le faire dans la clarté.
C'est la raison pour laquelle on a fait une offre de service en disant qu'un premier ministre issu du Parti socialiste s'engager à procéder de cette manière avec une méthode radicalement différente, c'est-à-dire construire le compromis sur le budget, s'engager à ne pas recourir au 493, c'està dire à l'outil de brutalisation démocratique et donc garantir le fait qu'il faudra forcément se mettre se mettre d'accord. Ce gouvernement, quoi qu'il advienne, il sera forcément minoritaire, mais il ne pourra tenir que s'il répond aux aspirations majoritaires des Français. Donc, faut qu'on se mette d'accord sur tous les sujets dont on entend parler. la question du pouvoir d'achat, la question du financement des services publics, la question de la dette évidemment parce que on n'est pas angélique, il y a un enjeu de redressement des comptes publics, mais il faut le faire en partageant l'effort, pas en le faisant supporter par uniquement les classes moyennes et les classes populaires.
Il y a des enjeux, il y a des enjeux d'ordre républicain dans le pays aussi qui sont une préoccupation pour un grand nombre de nos concitoyens. Donc, je pense que sur un certain nombre de sujets, on doit être capable de se mettre d'accord. C'est un principe de responsabilité.
C'est une culture du compromis qui est pas la plus répandue. Il faut le faire non pas dans la confusion. C'est pour ça que nous on pense que il faut qu'il y ait un une coloration politique de ce gouvernement qui soit homogène mais qui soit en fait on propose de faire le pendant de ce qu'on avait fait avec François Baou on l'a pas censuré il y a 9 mois pour lui permettre d'exister et il n'a pas respecté le contrat d'une certaine manière qui était de construire ce qu'on promit en permanence.
Là, la le paysage politique que vous brossez, c'est un paysage politique idylique. Quand on voit la violence des débats sur le budget, la gauche est prête à gouverner. Imaginons que Emmanuel Macron se décide à vous appeler.
Avec quel parti-vous faire des compromis, vous qui ne voulez pas faire de compromis avec les insoumis pour les raisons qu'on connaît ? Euh ben avec tous ceux euh avec lesquels d'une certaine manière euh je disais au mois de janvier dernier nous les socialistes, on a pris notre responsabilité. On n'a pas censuré François Baou.
Voilà, on a permis euh au Premier ministre d'exercer ses responsabilités. Il les a déçu et c'est la raison pour laquelle de manière euh prévisible tout à l'heure euh on va pas lui accorder notre confiance. Et ben, on demande d'une certaine manière de faire le pendant de ce qu'on a fait au mois de janvier dernier.
Voilà. Essayez-nous avec l'engagement qui est pris de justement de construire ce compromis. Ça sera coûteux un compromis.
Un compromis, c'est toujours coûteux pour ceux qui le font parce que c'est renoncé à une partie de soi-même et pour pouvoir continuer à à avancer. Personne ne pourra créer victoire si ce n'est l'intérêt du pays de se dire "On a corrigé les choses les plus injustes. Voilà, dans la période il y a un enjeu de pouvoir d'achat.
On peut pas se dire que on peut reproduire un budget qui ne répond pas à cette préoccupation d'augmenter les salaires à travers la proposition que les socialistes ont fait une baisse de la de la CSG." Il y a un enjeu de partage de de l'effort, il y a un enjeu sur les préoccupations du quotidien. Vous voyez, c'est les toutes ces vulnérabilités, l'accès aux soins, les personnes en situation de handicap, le grand âge, l'accès au logement.
Il y a des préoccupations très concrètes qui sont au cœur d'ailleurs des des mouvements sociaux qui vont s'engager dans ces dans les jours qui viennent. Voilà, soyons pragmatiques dans la période, ce qui veut pas dire que on cède à un consensus mou. Voilà, on a mis cette proposition sur la table maintenant au président de la République d'essayer, ça va être compliqué hein, d'essayer de se sublimer, de se transcender et tous ici.
Et moi, d'ailleurs la proposition que j'ai faite, c'est que au lendemain de la désignation de ce premier ministre, il faut que la discussion elle ait lieu ici à l'Assemblée nationale, qu'on reparlementarise les discussions. Moi je propose qu'on s'enferme là ici à l'hôtel de Laassé pendant 10 jours et que un peu comme nos voisins allemands quand ils sont dans une situation où il y a pas de majorité, ils cherchent à se mettre d'accord confinement volonaire sorte de de mais mais dans la transparence, c'est-à-dire en en informant au fur et à mesure les Français de l'état d'avancement de discussions. Merci beaucoup.
Merci beaucoup. Merci beaucoup Jérôme Gudge. Merci à vous Marie-Aline et Damien Flor c'est passionnant.
Vous avez bien fait Marieline de de le reprendre sur le confinement volontaire. Il peut y avoir un hashtag sur les réseaux sociaux sur ce que dit voilà enfermons-nous enfermons-nous à l'hôtel de la pour faire comme les Allemands, n'est-ce pas ? Et pour cogiter collectivement sur une base commune de de gouvernance politique.
Alors on est à moins de 50 minutes du discours de François Bairou. Le premier ministre n'est toujours pas arrivé à l'Assemblée nationale. On part donc du côté de de Matignon mais il y a Guessou François Baou est toujours sur place.
Oui, exactement. il est toujours à l'intérieur en train de peaufiner nos son discours et puis ses proches collaborateurs et bien ont confié au service politique TF1 LC qu'il était entouré de sa garde rapprochée, qu'il faisait relire son discours à ses proches et qu'il était aussi calme et plutôt serein. François Baou arrivera à l'Assemblée nationale un peu avant 15h puisque sa prise de parole est prévue à cette heure-ci.
Il s'adressera aux Français mais aussi répondra aux oppositions puisque selon l'un de ses proches collaborateurs et bien il a accumulé plusieurs rancamment à l'égard du Parti socialiste. François Bairrou qui se laissera aussi et bien la liberté d'improviser comme il avait fait lors de son discours de politique générale. Rappelez-vous ce que je peux enfin vous dire aussi sur son état d'esprit en ce moment et bien c'est qu'il est désabusé mais aussi soulagé que ça se termine puisqu'il est persuadé que l'issue du vote sera inéductable.
C'est ce que nous confiait l'un de ses proches tout à l'heure et justement François Bairou et bien a convié l'ensemble du gouvernement ce soir à Matignon aux alentours de 20h30 pour un moment de convivialité un dîner qui aura sûrement un goût de revoir sans doute. Merci beaucoup Omeya, vous l'avez compris vote crucial cet après-midi à l'Assemblée nationale François Baou Face aux députés nous sommes en édition spéciale vous ne raterez rien des dernières images des dernières prises de position nos informations effectivement à suivre tout au long de l'après-midi sur LCI. pour rester bien avec nous.
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Bien sûr, on poursuit sur cette antenne l'édition spéciale jour de séisme politique. Dans quelques heures maintenant, la messe sera dite pour François Bairou à Matignon, sauf énorme retournement de situation. 9 mois et puis s'en va.
Certains parlent de jours, de crise, de vérité, de confiance selon vos choix. Nous sommes dans les coulisses aujourd'hui de cette journée exceptionnelle sur LCI au plus près par exemple de Marine Le Pen qui donnera la dernière touche à son discours à l'Assemblée dans quelques minutes au côté de Mathilde Le Panneau pour la la France insoumise. Toutes nos informations exclusives avec nos équipes sur le terrain et sur le plateau bien sûr et en cas de chute de François Bairou, la question qui brûle les esprits.
Qui serait le 5e premier ministre en 2 ans ? Emmanuel Macron, vous l'avez compris, cherche la perle rare et ce n'est pas simple. Les prochains jours, que dis-je ?
Les prochaines heures sont cruciales. Et pour en parler, pour en parler mes invités sur ce plateau que je salue, Valérie Nataf, bonjour. Renault Pila, bonjour à tous.
Pascal P, Harlette Chabot et monsieur Bruno Cotè. Vous êtes politologue chercheur CNRS au centre de recherche politique de Sciences POS et Vipof. Tout d'abord cette toute dernière information qui vient de tomber, nous avons les dates pour le procès en appel de Marine Le Pen. 13 janvier. 13 janvier, c'est ça ? 12 février.
Valéine Tafance de cette date. Oui, c'est ce qu'on se disait Rantenne puisque c'est tombé pendant le la pause. Euh le procès a lieu, ensuite il faut le jugement et ça peut prendre un comme dirait Fernand Renault pour ceux qui qui ont plus de plus de 40 ans, ça peut prendre un certain temps.
Donc ça raccourcit d'autant la possibilité de la campagne. En tout cas, c'est assez rapide. la justice avait promis que ça irait vite.
C'est le cas. C'est assez c'est assez inédit d'avoir un procès en appel aussi vite me semble-t-il après un premier jug un jugement en première instance. Alors il y a deux actualités qui se percutent pour Marine Le Pen aujourd'hui Arlette Chabot.
Marine Le Pen, elle s'est déjà dite prête à sacrifier je cite son mandat de députés pour porter son parti à Maton. Regardez, il y a Julien Odoule pour le RN qui s'exprime à l'Assemblée nationale. Écoutez, cours de rentrée hier à Nin Beauaumont, nos adversairire politiques pensent que le calendrier judiciaire ou les situations personnelles peuvent influencer notre combat politique, peuvent influencer nos votes, notre résistance, notre opposition.
C'est mal nous connaître et c'est mal connaître Marine Le Pen qui encore une fois se désintéresse totalement de sa situation personnelle. Elle elle combat pour les Français, elle est là pour les Français, pour l'intérêt de la France. Et effectivement, peut-être que monsieur Baou comme monsieur Barnier ont cru que le calendrier judiciaire, que l'exécution provisoire allait influencer le groupe du Rassembl national.
Nous ne sommes pas comme eux comme elle l'a très bien dit et ils vont pouvoir le mesurer déjà aujourd'hui et ces prochaines semaines. Mais le rassemblement de la semaine nous a déjà excusez-moi le rassemblement de la semaine nous a déjà à savoir [Musique] [Musique] alors je je sais pas pourquoi vous êtes fasciné par cette abstention. Il y a comme une volonté euh de de changer ce vote.
Mais très clairement, nous l'avons dit il y a des semaine maintenant, nous avons prévenu monsieur Baayrou. Nous avons été bien patients avec monsieur Bairou. Il n'a pas voulu entendre, il s'est entêté.
Aujourd'hui, on assiste à un suicide politique puisqu'il aurait pu attendre le débat budgétaire pour que nous puissions confronter nos propositions. Il veut véritablement partir à peau. Je pense que sa mairie de peau lui manque, mais il va la retrouver très vite. [Musique] Voilà, on reprend la parole sur ce plateau pour analyser tout ça.
Ces dates, elles sont importantes. Je rappelle 13 janvier, 12 janvier pour le procès en appel et on en parlait entre nous. C'est pas le scénario idéal du tout pour le RN.
Il y a les municipales juste après. C'est pas ce que vous voulez le RN. Oui.
Alors effectivement Valérie avait tout à fait raison de dire après faudra attendre la date de jugement prennent leur temps. Mais quand même la campagne des municipales, elle va commencer très tôt de toute façon. Donc ça perturbera effectivement ça donnera des difficultés supplémentaires au rassemblement national.
Puis puisqu'on est dans les hypothèses de toutes sortes, si effectivement le le gouvernement qui suivrait celui de François Bairou échouait aussi et cetera, on pense à une dissolution et un président de la République qui pourrait faire coïncider les dates des municipales et des législatives pour qu'au fond il n'y ait qu'un rendez-vous électoral. Je veux dire que ça coûte moins cher mais surtout c'est effectivement quand même plus facile et ça donne aussi le temps de faire campagne. Donc tout ça reste quand même compliqué.
Euh mais Marine Le Pen, elle s'est dit prête à sacrifier son mandat de député pour porter son son qu'est-ce qu'on répète depuis des mois ? C'est qu'ils ont besoin de temps. Le RM faut nettoyer la liste des candidats.
Il fallait effectivement attendre le jugement visant Marine Le Pen. Ils étaient pas pressés. Il voulait être respectable, il voulait être responsable face à une gauche qui réclame depuis très longtemps et surtout les insoumis évidemment la dissolution et la destitution ou le départ du président de la République.
Bon alors ça on a tous été effectivement pris de cours. François Baurou le premier à ses dépenses. Oui à la censure et elle a dit effectivement ce weekend la censure pour tous les gouvernements qui ressembleraaient à celui de François Baou.
Fini la politique de la mainendue. On va C'est fini. On va on va en reparler.
Effectivement, il a dit Julien Odoule, c'est lui qui a été envoyé devant les caméras pour répondre et réagir. Il a dit il y a quelques instants, les gens s'en fichent monocesse. Les gens s'en fichent.
Alors ça dépend ce qu'on va dire. Les gens s'en fichent. Les gens sont dégoûtés.
Par contre, ça c'est certain à nous. Toutes les enquêtes qu'on accumule montre toute une vision qu'on les Français et les Français de la vie politique comme quelque chose qui est absolument en dehors de leur vie, qui leur parle plus du tout, qui ont le sentiment que la politique n'arrive plus à leur parler en même temps. très intéressé quand même par la politique.
Le rendez-vous d'aujourd'hui, beaucoup de Français et de Français il prêtent, vont vont le suivre, je n'en doute pas, mais en même temps, ils ont cette vision à la fois un sentiment de l'impasse, il y a pas d'issue, on comprend plus ce qui se passe, beaucoup de confusion, un sentiment de d'égût aussi par rapport à la à la classe politique, au professionnels de la politique et en même temps beaucoup d'appétences des Français pour dire leurs mots. On voit quand même euh ce qui se passe pour le le 10 septembre. On voit que à peu près la moitié des Français dans une enquête qui disent qu' qui soutiennent ce qui se passe le 10 septembre.
Donc de l'intérêt pour un grand débat public, oui, par contre une vision très très négative de l'univers de la politique professionnelle encore plus. 13 janvier 12 février pour le procès en appel Marine Le Pen. À votre avis Emmanuel Macron depuis l'Élysée, comment il regarde cette information Renault Pilin ?
Je crois qu'il la regarde avec distance parce que Emmanuel Macron maintenant il est dans une une optique où l'international occupe énormément et et c'est vrai que les dossiers ne manquent pas. Donc ça représente 80 à 90 % de son emploi du temps. Deuxièmement, Emmanuel Macron, c'est un président en fin de mandat, d'autres diraient en fin de règne.
Il a une impopularité qui est record, 15 % seulement de popularité. jamais un président n'a été aussi n'a été aussi impopulaire. On retrouve celle des gilets jaunes.
Et donc deuxièmement, Marine Le Pen effectivement c'est pas forcément une bonne nouvelle parce que la campagne municipale aura déjà démarré. Elle va démarrer en en novembre-décembre et donc on va avoir le l'ombre de ce procès sur ce parti. Je crois que l'objectif pour Jordan Bardella et son parti, c'est désormais de découpler leur activité politique du sort de Marine Le Pen.
Parce que Marine Le Pen, je termine là-dessus, lorsqu'elle dit "Mon sort personnel ne compte pas par rapport à la victoire du Rassemblement national", je crois qu'elle est sincère. elle n'a plus rien à perdre et euh si euh elle n'arrivait pas à l'Élysée ou elle ne elle était empêchée par la justice et bien si ces idées triomphent, elle serait quelque part satisfaite. Les informations, vous allez le comprendre cet après-midi avec nous sont très denses.
Elles se bousculent. On apprend du côté des républicains. C'est pas très simple ce qui se passe, qu'il y a une vingtaine de députés LR qui ne voteraient pas la confiance en bloc.
On y reviendra là encore dans quelques instants. Mais d'abord direction le terrain avec vous Mariine Damien Flora. Vous êtes sur place avec Alexis Tessier.
Vous nous faites vivre depuis l'Assemblée nationale cet après-midi euh politique de guerre civile politique, dirait François Baou selon ses mots même euh hier. Euh bonjour à tous les deux. Je disais Assemblée nationale, beaucoup disent que ça ressemble maintenant plutôt à une arène politique cet hmicycle.
C'est ça ce qui va se passer aussi aujourd'hui. Oui, la reine c'est vraiment le mot juste car chacun aiguille ses arguments et chacun est prêt à en découdre. C'est le sentiment qu'on a eu avec Damien euh à travers nos interviews.
Et ici règne l'effervescence des grandes séquences historiques. Vous l'avez dit Amélie, tout va se jouer ici dans les heures qui viennent. Le sort de François Bairou semble sceller mais il y a quand même une attente d'entendre, d'écouter les mots celui qui est encore le locataire de Matignon.
Oui, en effet. De quelle façon le Premier ministre pour quelques heures, quelques jours encore va-t-il s'adresser aux parlementaires de la gauche, de la droite, du bloc central alors qu'on entend effectivement que par exemple au sein du Parti de la Droite Républicaine chez les LR, certains ne voteront pas la confiance, ils l'ont dit en réunion de groupe à l'instant. On va observer tout cela.
On va surveiller les réactions des parlementaires à la fois dans l'hémicycle en tribune. Jean-Luc Mélenchon sera là, Marine Tondelier également pour vivre ce moment très historique. Pendant combien de temps cette effervescence va-t-elle durer ?
Certains parlementaires disent il faut et bien organiser une sorte de conclave parlementaire qu'on se mette d'accord ici sur un socle de réforme sur le budget et on parlera du premier ministre après. C'est ce que nous disait par exemple Jérôme Gat. Alors on vous retrouve bien sûr tout au long de cette après-midi, même de cette soirée Marie-Aline Mélie, Damien Fleurau avec toutes vos informations et les invités qui vont se succéder passionnant à entendre à votre micro.
On se retrouve dans quelques instants. Renault Pila, je me tourne vers vous. les informations de LCI, les coulisses euh de l'état d'esprit à Matignon par exemple en ce moment.
Oui. Euh selon les informations de du service politique TF1 LCI, François Bairou est désabusé et soulagé. Désabusé parce qu'il considérait peut-être que depuis des mois et surtout des semaines, il arriverait à mener une négociation avec les partis d'opposition.
À ça, on peut répondre que quelque part, il n'a rien fait pour faire cette négociation. il s'y prend fin août alors qu'il fallait s'y prendre fin juin début juillet. Donc oui, les informations, il est désabusé, quelque part soulagé parce que il a considéré que désormais le temps de Matignon n'est plus pour lui et que je crois qu'il va retrouver sa mairie de peau dans quelques jours, quelques semaines avec soulagement.
Alors le soulagement du côté de de Matignon, chute totalement acté, 100 % acté. Valérie Nataf, on relit les mots de François Baïou ces dernières heures. Il disait il y a pire dans la vie que d'être à la tête d'un gouvernement et que ce gouvernement soit renversé.
On dirait que dans son esprit même à lui, tout ça est déjà fait. Alors, il y a à la fois le la volonté de ne pas apparaître comme une victime qui pleurerait et qui voudrait attirer une forme de compassion. François Bairou estime qu'il a fait un acte politique et qu'il chutera sur cet acte politique.
C'est la faute des autres, dit-il en substance, de ne pas avoir compris à quel point le moment était grave et à quel point il fallait sortir des postures politiques. Ça, c'est le discours de François Bairou. Après euh pour revenir sur ce que disait Renault, c'est quand même un peu intrigant, voilà, je vais le dire comme ça, que euh il y a un plan qui soit dévoilé le 15 juillet et que les premières négociations, à part quelques coups de fil ici ou là, on a appris que le Premier ministre avait appelé François Hollande pour son anniversaire avec de jours de retard, mais il l'avait quand même appelé cet été, que les négociations ou les consultations n'aient pas débuté pendant l'été.
Le premier ministre lui a dit que tout le monde était en vacances. Bon, on va pas revenir sur cette polémique à l'intérieur de la polémique, mais si on veut vraiment avancer, il faut aussi euh tendre la main dans le tempo, dans la temporalité qui s'impose, c'est-à-dire pendant l'été. Et pour bien comprendre ce qui va se passer, je vous le rappelle, à partir de 15h, c'est à suivre le discours de François Baou en direct.
À quoi faut-il à quoi faut-il s'attendre en terme d'atmosphère ? fait des mois que beaucoup fustigent l'atmosphère, l'ambiance dans cet hémicycle. François Berou, je le disais, parle maintenant de de guerre civile, d'alliers pour combattre le gouvernement.
Michel Barnier a parlé d'une violence à l'Assemblée nationale. C'est ça ce qui va s'écrire aussi à partir de 15h. C'est ça qui pourrait aussi s'exprimer à nouveau dans cet hémicycle.
Alors, je pense que le le discours du premier ministre sera dur, mais en revenant sur les sujets, c'est-à-dire essentiellement sur le sujet qu'il met sur la table aujourd'hui, c'est-à-dire l'endettement de la France, le risque, le remboursement, effectivement des emprunts, la charge sur le budget d'État, c'est la boucle sera bouclé parce que c'est comme ça, c'est sur ce sujet qu'il avait entamé son discours de politique générale au mois de janvier dernier, c'était déjà sur le poids de la dette. C'était le premier argument au bout de 1 minute 30 de discours de politique générale. Donc ainsi la boucle sera bouclée.
J'avais alerté, j'ai essayé, vous ne voudrez ou vous ne voudrez pas et dans ce cas-là, je partirai parce que ma tâche était impossible. Si c'est ça, c'est un discours qui sera effectivement, je vais allis dire sur le fond et digne. J'espère que il ne provoquera pas les oppositions et j'espère que les oppositions aussi seront également comment dirais-je, non pas mesurées.
Elles vont voter contre cette confiance qui est demandée. Donc François Baou va partir. Je veux dire, je sais pas, peut-être que les on est comme les Français, on a envie d'un peu de dignité aujourd'hui quoi.
Si c'est pour avoir des colib, le foutoir, les engueulades, les cris, l'hystérie, les sifflets et tout ça, ce sera indigne. Donc on disait tout à l'heure, si on parlait de l'histoire ou de l'image qu'on gardera dans l'histoire, j'espère que dans quelques années, on dira pas regarder ce qu'on a fait de pire, c'était un 8 septembre 2025, c'était l'assemblée, un gouvernement renversé et chacun a perdu son sangfroid et sa dignité. Pascal Péry.
Puis après on va parler de Ballul après. Justement Pascal, écoutez, je comprends que euh toutes les caméras soient tournées vers le palais Bourbon, mais il y a le pays effectivement et tout ce qui vient d'être décrit avec précision entretient un sentiment d'instabilité en le corps social. La France, c'est d'abord le corps social, c'est la nation. la nation, c'est les citoyens, les entrepreneurs, c'est la fonction publique, tout ce qui fait notre affection sociétatis et ce type de circonstan ce type de comportement des uns et des autres assez égoïstes quand même.
Vous l'avez décrit avec des mots aimables, chacun a un comportement de boutiquier pour penser à ses intérêts pour les municipales et puis à se préparer pour 2027 entretient les ce qu'on appelle des anticipations négatives. les ménages ne consomment pas sur épargne, les entreprises n'investissent pas, ne créent pas d'emploi, les investisseurs se retiennent et à Bruxelles, c'est une information que je voulais vous vous donner, le mécanisme de stabilité économique qui est un vieux mécanisme destiné à venir en aide au pays en difficulté a été activé. C'estàd que le plan français est prêt.
On l'avait sorti pour sauver la Grèce, on l'a sorti pour sauver des pays européens. Ça ne veut pas dire qu'il sera utilisé, mais ça veut dire pour reprendre une formule qu'on entend de temps en temps, vous savez, les généraux du champ de bataille prévoient toujours le le pire des scénaris. Bah, c'est le pire des scénaris et il est activé aujourd'hui.
Mais c'est c'est une c'est terrifiant ce que vous venez nous dire parce que ça fait ça si euh non, j'aime mieux que ce soit prêt. Je je préfère vous dire alors je vous donne mon avis, je devrais pas le faire mais je trouve ça assez terrifiant parce que ça fait des semaines qu'on s'interroge sur les conséquences et les coûts d'une journée pareille, mise sous tutelle ou pas mise sous tutelle. En fait ceux qui nous ceux qui nous regardent se disent que voilà on ça n'est pas un mécanisme de mise sous tutelle.
Quoi que il s'agit de venir en aide aux pays qui ont du mal à emprunter. C'est encore pas le cas de la France. La semaine dernière l'Agence France Trésor a placé 11 milliards d'euros à 30 ans à des conditions à peu près acceptables.
Mais la situation peut se dégrader et on préfère le parachute dorsal et le parachute ventral en même temps d'ailleurs en cas de chute libre. Alors, on va tous regarder cet après-midi en se disant tout ça pourquoi ? Tout ça pourquoi ?
Après, je cite à nouveau Michel Barnier qui a eu un discours quand même assez fort, lui aussi ancien premier ministre et qui est passé par tout ça, qui a dit que c'était des turbulences, des très grandes turbulences qui nous attendaient à partir de cet après-midi, demain dans les prochaines heures. Vous êtes d'accord avec Sabrine Cotes, quel que soit le discours du Premier ministre, très grande turbulence à la clé. sont elles sont déjà là les turbulences au fond hein.
On est on est sur une sorte de crise hybride avec plein de dimensions. Il y a la dimension politique, on y est là vraiment. Il y a pas de majorité, il y a une impasse totale.
En arrièrefond de cette crise politique, il y a quand même une grosse un gros sujet une grosse crise potentiellement démocratique. Les élections de 2024 n'ont pas dégagé de majorité. Mais au-delà de cette question technique de pas dégager de majorité, elles n'ont pas ultérieurement donné la possibilité au aux électrices, aux électeurs de dire "J'ai été écouté".
Donc ça c'est quand même une base de la démocratie représentative. Il une crise sociale. On va en parler mercredi, on en reparlera le 18 septembre.
Donc voilà, c'est multiforme, ça rentre en interaction, synergie, c'est trois ces trois dimensions de la crise et au fond on voit que on voit qu'effectivement il y a il y a il y a quelque chose qui concerne notre pays, qui est ce pays qui aborde avec beaucoup de difficultés cette grande transformation du monde dans laquelle on est avec une vie politique qui donne le sentiment de plus répondre, de plus bien répondre. Alors peut-être que François Baron cet après-midi va à la fois nous dire que il retient de son on va dire son leg à la fois d'avoir mis la question de la dette au centre du débat public et peut-être que lui il va interpréter le fait qu'on entend des parlementaires qui disent il faut qu'on se mette d'accord il faut un sac de réforme peut-être comme un bon signe à ses yeux quand on dit après, on se demande tous après quel premier ministre pour succéder bien sûr à François Baou à Matignon la balle est dans le camp maintenant d'Emmanuel Macron en réalité vos infos les infos LCI Renault Pila, quels sont les derniers noms, quels sont les derniers scénarios qui circulent dans les coulisses du pouvoir ? Les dernières infos TF1 LCI, c'est que apparemment le gouvernement s'il chute, Emmanuel Macron veut aller vite.
Vous savez que il y a un an, ça avait duré des semaines. Là, le président de la République veut aller vite. Pourquoi ?
Parce que il faut absolument donner un budget à la France. Euh Pascal a parlé euh des investisseurs qui nous regardent et puis il y a une situation sociale très très compliquée avec mercredi bloquons tout. On verra ce qu'il en est.
Le 18 euh une journée interprofessionnelle syndicale de grève et un automne compliqué. Donc le président veut aller vite. Deuxièmement, euh on va pas se lancer dans un un casting de nom et de devinettes parce qu'on est souvent démenti.
D'autant plus que Emmanuel Macron nous a habitué à des à des décisions extrêmement surprenantes. On cite si c'est le Bloc Central Le Cornu, si c'est un LR Xavier Bertrand ou alors une personnalité qui serait pas forcément trop marquée pour essayer d'avoir une sorte de pack de gouvernement transitoire pour donner un budget à la France. 27.
Alors, il a compris ou pas l'urgence de la situation ? Je pense qu'on va regarder de près quand même les images. Là, on est dans la cour de l'Assemblée nationale.
Si vous nous rejoignez là maintenant, on est à 20 minutes du discours du Premier ministre. Marine Tondelier pour les écologistes ou encore Jean-Luc Mélenchon pour LFI ont promis d'être dans les tribunes pour marquer le coup. C'est Mathilde Panneau que j'aperçois.
Donc je pense que Jean-Luc Mélenchon ne doit pas être très loin à l'image. Mais voilà Lfi' vers l'Assemblée nationale dans le palais Bourbon, dans ses jardins avec bien sûr la forêt de caméra pour les attendre. Il est là Jean-Luc Mélenchon avec la cravate rouge.
Il veut marquer le coup le patron de de la France. insoumise comme souvent ils font bloc les députés LFI pour envoyer un message votre analyse du message Valérie Nata le message c'est que d'abord c'est Jean-Luc Mélenchon qui dirige c'est lui le chef et personne d'autre même si on peut voir une Mathilde Panneau, la présidente du groupe parlementaire ou Emmanuel Bonpar coordinateur de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon ne laissera sa place à personne et comme il l'avait fait pour la chute du gouvernement Barnier il sera là encore pour la chute vrai semblable du gouvernement Bairou dans les tribunes et pour pour marquer pour pour impressionner pour ne pas être loin de la photo, l'intérêt de Jean-Luc Mélenchon, c'est d'être sur la photo et si possible au centre ou à l'extrême gauche comme vous vousz de le faire. Il ne peut pas avoir plus que la photo ou les images puisqu'il n'a pas le droit de s'exprimer euh Jean-Luc Mélenchon avec son statut au sein de de l'Assemblée nationale.
Pourquoi vous avez des micros tendus par dizaines que dis-je plus que ça même peut-être ? Mais vous ne l'entendrez pas Jean-Luc Machon. Il n'a pas le droit de le faire.
Parlez de Chabot. Le message politique envoyé par Jean-Luc Mélenchon selon vous et a-t-il quel impact a-t-il ? Ben lui il a lancé la séquence dégagiste comme il appelle nouvelle séquence dégagistes ce weekend.
Calender. La saison dégagiste. La saison dégagiste.
Ouais. Donc la saison dégagiste, ben c'est aujourd'hui le départ euh du premier ministre. Ce sera ensuite la journée évidemment du 10 avec Blocant tout. une journée où effectivement on verra sans doute beaucoup de militants de la France insoumise, adhérents, électeurs comme on veut qui seront présents avec ces volontés de de bloquer des endroits stratégiques.
Et puis après bah évidemment ce qu'il attend, on le sait, c'est la procédure de destitution que va essayer d'engager la France insoumise et le départ du président de la République pour provoquer une élection présidentielle avec évidemment Jean-Luc Mélenchon candidat. C'est ça qui s'ouvre aujourd'hui pour lui. Donc c'est euh voilà, ça s'ouvre et il espère que ça va fonctionner.
J'ai oublié évidemment la journée de mobilisation sociale très forte avec les syndicales 18. Donc le chemin est tracé. Cette journée est une est une tribune puissante hein pour tous.
Bien sûr, il est là, c'est-à-dire c'est long, voyez, il peut pas parler mais il sera là. Donc le fait qu'il soit là bah ça existe. Voilà.
Mais c'est déjà c'est déjà c'est déjà réussi. Regardez, les caméras étaient là par dizaine pour l'attendre. On reprend la direction.
On reste d'ailleurs en fait à l'Assemblée nationale pour retrouver dans quelques instants Marie-Aline Mélie et également Damien Fleurau. Je vous l'ai dit vont se succéder à leur micro plusieurs plusieurs invités. Je vous voyez lever le doigt.
Alors je vous donne la parole Renault. Oui Jean-Luc Mélenchon il est là parce que lui il est encore dans le régime présidentiel semi-parlementaire présidentiel et il prépare la campagne. Pour lui la campagne présidentielle a démarré parce qu'il est persuadé que Emmanuel Macron ne pourra pas mener son mandat jusqu'au bout et que il y aura une démission.
En tout cas, ils vont tout faire pour démissionner. Ce passionnant d'un point de vue de sciences politiques cet après-midi dans les groupes. Le direct, c'est Matignon.
François Bairou est en route, quitte Matignon peut-être pour l'une des dernières fois un quart d'heure avant le direction l'Assemblée nationale, son discours c'est à 15h précisément. alors il n'y a pas une très longue distance, vous avez peut-être l'habitude maintenant entre Matignon et l'Assemblée nationale, mais ce sont des images toujours importantes pour l'histoire certainement en ce qui concerne François Bairou, même s'il reviendra dans cet hôtel de Matignon pour faire les cartons comme on dit, réunir aussi, je crois, des membres de son gouvernement encore ce soir. D'ailleurs, soyons précis, s'il n'y a pas de nouveaux premier ministre pour lui succéder, comment ça se passe dans les prochaines heures ?
Il reste là avec son gouvernement. Faut le faut l'expliquer quand même. Oui oui, il reste, il faut le rappeler à tous ceux qui nous écoutent.
Euh le Premier ministre sera euh remettra sa lettre de démission ce soir comme l'y oblige la Constitution après un vote de confiance perdu. Et donc une fois qu'il aura remis sa lettre de démission à Emmanuel Macron et qu'Emmanuel Macron sera obligé de l'accepter, il peut le renommer mais bon ne faisons pas trop de politique fiction, le premier ministre des missionnaires reviendra à Matignon et il restera ainsi que tous les membres de son gouvernement dans leur ministère le temps qu'un nouveau premier ministre soit nommé et un nouveau gouvernement établi. Comment permettez juste un tout petit pointz-y il y a des décrets en ce moment sur le bureau du premier ministre.
Je sais pas s'il les a signé ce matin, mais il y en a deux qui intéressent particulièrement les Français. Ce sont les deux décrets d'application des mesures sur les franchise médicale. Voilà.
Je sais pas est-ce qu'il les a signé ce matin. Il avait dit qu'il ne les signerait pas. Est-ce qu'il peut encore les signer dans les heures qui viennent ?
Bon, il est certainement là dans sa voiture en train de mettre la dernière patte à son à son discours. Euh un discours quoi, je veux pas être trop catastrophique, c'est un discours testament. auquel il faut s'attendre à partir de 15h.
C'est ça la réalité. C'est ce que je dis tout à l'heure, il a comme il est arrivé en parlant de la date, discours de politique, déclaration de politique général, aujourd'hui confiance. Je suis sûr que d'ailleurs ce qu'il dit c'est ça.
Il demande à à ceux qui sont devant lui de dire s'ils sont d'accord avec son diagnostic, le danger, la dette toutes les expressions qu'il a utilisé. effectivement le bateau qui prend l'eau. Donc il y a il y a euh on disait tout à l'heure, on s'interrogera longtemps sur comment il a décidé, à quel moment vraiment et pourquoi il l'a fait.
Il y a quelque chose qui plaide quand même pour le sacrifice guillemet, c'est que en partant maintenant euh donc on gagne 2 mois sur une censure qui serait arrivée au mois de novembre bien sûr sur un budget. C'est pas juste un truc d'orgueil, c'est aussi parce que le prochain premier ministre a un peu de temps pour préparer le nouveau premier ministre un projet de budget qui pourrait être adopté dans les temps. Ça lui donne quelque chose de de plus facile.
Il y a un délai supplémentaire. Vous avais prévenu il n'y a pas long entre Matignon et l'Assemblée nationale. Donc le voilà déjà certainement, c'est lui hein bien sûr qui arrive avec son convoi pour l'Assemblée nationale. 14 minutes maintenant avant ce ce discours.
Donc testamment vous dites suicide guillemet certains s'interrogent sur une forme de courage. Beaucoup ont dit bah voilà beaucoup trop tard mais quand même. Il a dit la réalité des prix pour le pays.
Oui. Alors c'est vrai que c'est comme ça qu' s'est présenté très largement au cours de toutes ces dernières interventions. Il n'a pas dévié le Premier ministre.
Il s'est toujours présenté comme celui qui mettait sur la table le sujet difficile, qui disait la vérité au français. Et donc de ce point de vue, c'est vrai que ça restera une séquence très importante incontestablement. Par contre, c'est vrai que dans l'opinion, le mot courage lui est à peine reconnu dans l'électorat du socle commun. dans les autres électorats, ce que les autres électorats ont retenu principalement, c'est un François Barrou qui voulait faire payer au fond euh les petits qui ont pas de moyens, donc les franchises médicales, les de jours fériers ou un ou alors un François Bairou euh incarnant une forme de vieille politique, de vieille formes de communication politique.
Mais c'est vrai que toute cette séquence restera très marquée quand même par cette avalanche de discours du premier. C'est c'est au point qu'on retient à peine ce qu'il a fait concrètement comme premier ministre, comme acte de gouvernement en dehors de nous avoir parlé de la dette. Allô ?
Oui. La stratégie de François Baou, elle a échoué parce qu'il pensait peut-être que les 15 jours de pédagogie au forceps sur la dette auraient auraient fait retourner l'opinion. Or, toutes les enquêtes d'opinion montrent que ça n'a pas bougé.
Ça n'a pas bougé. Certes, ils sont peut-être des Français conscients qu'il faut faire quelque chose, mais en tout cas sur les chiffres, Bairou n'a pas réussi à convaincre. Je me permets, je m'arrête sur cette image.
Tout au fond là sous les luminaires, sous la lumière intense, il y a toujours il y a toujours Marie-Aline Mélie et Damien Fleurau. Et vous êtes avec une invitée, c'est Priska TVNO qui est avec vous qui je l'espère est sur son téléphone parce qu'elle reçoit des informations exclusives en provenance de Matignon. Exporte-parole, allez-y votre invité, je vous en prie.
Oui, on va demander effectivement à Mélie à Priscat la la teneur du discours de de François Baurou. Est-ce que vous avez eu au sein du socle commun peut-être quelques indiscrétions sur la façon dont le Premier ministre va s'adresser aux députés à 15h dans quelques minutes ? Non, je n'ai pas des indiscrétions sur la teneur du discours.
En revanche, l'indiscrétion que j'ai, pardonnez-moi de d'employer ce terme en rigolant un peu, c'est celle de l'ensemble des groupes d'opposition qui sans surprise vont faire tomber le gouvernement aujourd'hui et je pense qu'il faut aujourd'hui qu'on se le dise franchement. OK, ils vont sûrement être contents, réjouis. Euh aujourd'hui, je crois que Jean-Luc Mélenchon est arrivé en grande pompe à l'Assemblée nationale, mais on fait quoi demain ?
En fait, une fois qu'ils se sont réjouis, qu'ils auront fait leurs tweets et leur palabre en gesticulant, on fait quoi demain ? Est-ce qu'on a un budget pour la France au 31 décembre 2025 ? C'est bien de dire que nous écoutons euh les revendications légitimes, les colères légitimes des Françaises et des Français qui vont sûrement manifester mercredi.
Mais on fait comment ? Qu'est-ce que vous proposez ? Est-ce qu'il faut changer de méthode ?
Est-ce que vous n'avez pas mis la charrue avant les B en cherchant un PM plutôt que de trouver un compromis sur le budget ? Commençons par changer de méthode à l'Assemblée nationale. Est-ce que celles et ceux qui font tomber le gouvernement aujourd'hui ne mettent pas la charrue avant les bœ ?
On était censé revenir après la travestivale pour commencer à travailler en commission dans l'hémicycle au débat budgétaire. Et qu'est-ce qu'on fait ? On est réuni aujourd'hui en grande pompe avec les médias de toute la France, d'Europe et du monde pour donner quel spectacle ? le spectacle d'une classe politique qui est incapable de s'entendre face aux défis qui sont les nôtres et ça franchement c'est pas à la hauteur.
Et c'est ce que nous disent les Français et les Français, on a tous été sur dans nos circonscriptions ce weekend avec les forums des associations et les Français nous disent ça. Est-ce qu'on est d'accord sur tout ? Non, mais est-ce qu'on est d'accord sur un point ?
Oui, on veut que les politiques se mettent à travailler pour nous. Merci beaucoup Prisco. On va donc écouter dans quelques minutes maintenant on sonne justement et donc ça veut dire que la présidente de l'Assemblée nationale ne va pas tarder à passer derrière nous et puis on verra si effectivement au lendemain de ce de cette journée historique une nouvelle méthode un conclave parlementaire se mette en place ici même à l'Assemblée nationale.
Merci beaucoup à tous les deux. On vous dit surtout à plus tard. On continuera de suivre cette journée de séisme politique avec vous depuis l'Assemblée nationale.
Nos informations, c'est selon l'entourage de François Baïou que le discours prendra date pour le présent et pour l'avenir. Voilà, on parlait de discours testament mais après l'avenir l'avenir quel avenir ? Avenir 2027 c'est ça aussi.
Alors, c'est effectivement la première chose à laquelle on peut penser, c'est que si François Baou a choisi cette forme de départ, ce que appelle un suicide, d'autres du courage, on va on va pas rentrer dans le débat, c'est fini maintenant, on en est plus là. Mais dire que le discours prendra date pour le présent. On va donc reparler de la dette.
Comme le disait Harlett, il y aura une forme de boucle bouclée mais aussi poser des jalons pour la suite. Une encore une candidature à la présidentielle, euh se mettre à la disposition de je ne sais qui. Je ne crois pas que François Bairou soit dans cet état d'esprit après 270 jours passés à Matignon.
C'est intéressant que l'entourage du Premier ministre nous fasse savoir quoi 9 minutes avant le discours du Premier ministre qu'il prend date pour le présent. On s'y attendait. Pour l'avenir, ça veut dire je ne m'en vais pas, je reste dans le paysage et sur la scène politique.
Oui. Il pense à l'avenir du pays. H ouais, je je suis je suis plus je suis plus cynique que vous.
Il avait dit en fin il avait dit en fin de semaine dernière qu'il ne disait pas au revoir aux Français. Mais François Berou ne dira jamais au revoir au Français. Il l'a dans il l'a dans la peau cette ambition politique.
D'où effectivement la phrase de l'entourage recueillie par le service politique TF1 LCI parce que il a en son fort intérieur en son fort intérieur un petit un petit coin qui lui dit à 14 ans je voulais être président. Et bien tout ça n'est pas terminé même si même si il est conscient en tout cas ses proches que à mon avis la partie est terminée même pour 2027. Vous voyez tout est prêt dans l'Assemblée nationale pour l'arrivée de la présidente de l'Assemblée nationale àel Bron Pivet et son arrivée marquera réellement le début de de la séance dans l'hémicycle.
J'imagine que dans les groupes politiques qui seront dans les rangs de l'hémicycle quelque part l'avenir là lointain on en aura un peu rien à faire. Je m'explique. Chacun se demande quel sera le Premier ministre dans les prochaines heures.
Allez, éventuellement dans les prochains jours. Euh les LR vont penser peut-être Xavier Bertrand. Le PS va se demander s'il y a encore une chance d'aller à Matignon.
C'est ça ce qui va se jouer en réalité dans les dans les esprits en écoutant François Baou. Oui, vous êtes sympa finalement aujourd'hui à Midi parce que je pense même que autant je peux je peux je pense que François Baou pense pas forcément à son avenir personnel aujourd'hui. C'est vrai qu'il va vouloir laisser une sorte de de grand discours derrière lui où il parlera de l'avenir de la France lié effectivement encore une fois à l'endettement et aux conséquences de l'endettement sur le budget et pour la vie quotidienne des Français et les alertes dont dont nous parlait Pascal tout à l'heure en Europe.
Ça c'est pour lui, c'est son discours très important. Après dans l'hémicycle, on sait très bien que tous ceux qui ont une ambition pour 2027, bah la position à l'égard du futur gouvernement est forcément liée à ce qu'ils ambitionnent pour les années qui viennent. Et il y a une musique qu'on entendra raisonner dans les prises de parole.
Il n'y a pas que François Bairot qui s'exprime, il y a aussi les les patrons de de groupe politique. On entendra la musique de la dissolution, celle aussi de la démission notamment par la voix du rassemblement national. On retrouve Marie-Aline Méléi et Damien Fleurau.
Vous êtes avec Sébastien Chenu pour le Rassemblement national. Sébastien Chenu, bonjour. Député Eren du Nord, vous n'avez pas fait mystère de votre volonté de ne pas voter la confiance.
Vous êtes prêt à gouverner mais le président pour l'instant ne veut pas dissoudre. Donc est-ce que vous êtes coincé ? Non, nous ne sommes pas coincés.
C'est le président qui coince la machine. Le président ne veut pas entendre l'aspiration qu'ont les Français à un changement profond de politique. Il s'agit pas d'un changement de personne.
Et si le président pense qu'en changeant François Berou par n'importe quel autre Macron compatible, il va solutionner le problème, et bien il ne fait que le reculer de quelques mois. Les Français veulent un changement de politique et donc un changement de majorité. Il faut donc une dissolution.
Ce sera inéluctable. Sébastien Chenu, est- est-ce que vous êtes prêt Sébastien Chenu, à vous asseoir autour d'une table et à discuter d'une plateforme programmatique, pas que sur le budget, hein ? Non, mais nous nous avons un programme, nous avons un projet, nous avons des priorités, elles sont en rupture avec ce qui se fait actuellement.
Donc, nous n'allons pas discuter avec des gens qui font l'inverse de ce que nous proposons pour les Français. On propose la baisse de la dépense toxique de l'État, la baisse de la contribution à l'Union européenne, d'ouvrir le sujet de l'immigration et de son coût. Visiblement, ceux qui nous gouvernent ne sont pas prêts.
Emmanuel Macron le premier à attaquer ces sujets-là. Donc, on ne s'assoit pas autour d'une table quand on n' pas les mêmes objectifs. Nous n'avons pas les mêmes objectifs que ce gouvernement et que le président de la République, mais nous notre position à l'éclair, les Français la connaissent.
Merci beaucoup Sébastien Chinou. On voit donc la pression du Rassemblement national toujours pour pousser le président de la République à dissoudre cette assemblée. Justement, merci beaucoup à tous les deux.
Merci Sébastien Chenu d'avoir accepté notre invitation. On se retrouve un tout petit peu après. On reste sur cette musique qu'on va entendre raisonner très fort dans l'hémicycle dissolution et d'émission.
Allez-y Arlette. Oui. Bien.
C'est pour ça vous disiez tout à l'heure 2027 tout le monde pense évidemment à 2027. En fonction de ça, on sait très bien par exemple que les socialistes n'ont pas très envie de la dissolution, ce qui pourrait les inciter effectivement à conclure une sorte de pacte de non censure avec le prochain premier ministre. Et puis il y a tous les autres qui disent "Ou là là, mais moi je suis pressé là les enfants.
Euh plus l'élection présidentielle approche et et quelle position tous ceux dont l'agenda le calendrier a été bouleversé que ce soit vous imaginez Gabriel Atal Gérald Armanin, Bruno Retaillot leur voquier il y a que des candidats dans ce dans cette émission. J'ai une question sur mesure pour Pascal Perry. Tous ceux qui nous regardent hors acteur politique, acteur économique plus précisément, comment ils vont regarder tout ça ?
Quand ils vont entendre en boucle les mots dissolution, démission dissolution d'émission ? Vous savez que la question se pose du coût mais du coup CUT de cette journée pour le pays. Oui, il y a il y a un coûpt visible, il y aura sans doute un coût visible, il y a un coût caché qu'on a du mal à estimer. les responsables économiques de ce pays doivent se faire la même réflexion que moi en ce moment et se dire ce que vous décrivez les uns et les autres, cette course à l'échalote pour 2027, c'est le facteur d'empêchement majeur de règlement de nos problèmes car la présidence 2027 sera selon moi une présidence impossible dans laquelle il n'y aura à vendre que des efforts, non pas du sang et des larmes mais des des efforts.
Il y a il y a de nombreux secteurs dans lesquels tout est à refaire du sol au plafond, Amélie. Et ça suppose beaucoup de courage politique. Ça suppose d'abord une vraie volonté politique.
Ça suppose de probablement d'abolir ses intérêts personnels, ce que les politiques ne font pas, de trouver une majorité suffisante pour mener les réformes qui s'imposent et proposer une vraie trajectoire au pays. On est en train de bricoler le Imaginons qu'il y a demain un nouveau premier ministre. Bon, très bien.
Imaginons que ce soit un homme du centre droit, du centre gauche qui va négocier ou avec la droite ou avec la gauche le plus petit des nominateur commun, c'est un programme de gouvernement minimum. On va jusqu'à 2027. Est-ce que pour autant on règle nos problèmes ?
Non, la réponse est non. les mêmes causes, moi je vous le dis très clairement, les mêmes causes produi les mêmes effets. Alors ça paraît peut-être hors saison aujourd'hui de l'évoquer, mais tant que nous continuerons de présenter des budgets dans lesquels la dépense publique ne cesse d'augmenter ou les recettes ont baissé, on accumulera des déficits et la dette se perera et les ag les les les agents économiques, les Français la pai.
Donc on est on est dans l'illusion pure et simple. Là c'est le le la logique des boutiquiers. Je je défends ma chapelle, je défends mon parti, je défends mon église si vous voulez pour dire les choses encore plus simplement et je défends mes intérêts personnels.
Il n'y a que des trajectoires personnelles là. Il y a assez peu l'intérêt des Français. Certains disent jour de vérité.
Vous vous dites quoi ? Jour de crise encore plus aujourd'hui qu'hier. Rend Pilard.
Oui. La France s'enfonce dans une crise politique comme l'Italie dans les années 80 90 avec des Italiens qui finalement s'habituaient à avoir des gouvernements qui chutaient tous les 8 mois. Euh on va avoir euh deux gouvernements euh qui chutent en 1 an, euh quatre gouvernements euh depuis la réélection d'Emmanuel Macron et puis euh en en regardant les Français, 86 % dans un sondage se disent navré du spectacle politique.
D'ailleurs, je sais pas où sont les 14 % hein, mais 86 % navrés. Et dernière chose, je crois que plus que cet après-midi, même si ça va être passionnant à suivre, notamment pour les gens qui s'intéressent beaucoup à la politique, je crois que c'est la journée de mercredi qui inquiète beaucoup de gens, d'artisans, commerçants, on entend déjà des annulations d'événements, des annulations dans les restaurants de 30 40 personnes et puis le 18 les taxis se disent comment on va circuler dans les villes. Ça ça va être l'Assemblée nationale Rena Pil on y est. l'arrivée de la présidente, l'arrivée de la présidente de l'Assemblée nationale [Musique] relève en arrière en avant le bron pivé est arrivé donc dans l'hémicycle patronne de l'Assemblée nationale dans quelques secondes maintenant séance est ouverte la séance est ouverte elle vient de le déclarer dans un instant le discours de François Baou sur LCI, son ultime discours peut-être à l'Assemblée nationale.
Vote de confiance s'il vous plaît. En application des articles 29 et 30 de la Constitution, je déclare ouverte la session extraordinaire convoquée par décret du président de la République du 27 août 2025. Je vous indique que j'ai reçu du Conseil constitutionnel communication de trois décisions déclarant en application de l'article L 136-1 du code électoral madame Brigitte Barège, monsieur Jean-lauc et monsieur Stéphane Vogetta inéligible pendant 1 an à compter du 11 juillet 2025 et en conséquence des missionnaires d'office.
Acte a été pris de ses communications au journal officiel du 12 juillet 2025. Allez, s'il vous plaît, c'est une séance importante. Je vous remercie de garder le silence.
L'ordre du jour appelle la déclaration de politique générale faite en application de l'article 49 alinéa 1er de la Constitution, le débat et le vote sur cette déclaration. La parole est à monsieur le premier ministre. [Applaudissements] Madame la présidente [Musique] Mesdames et messieurs les députés, cette épreuve de vérité comme chef du gouvernement avec l'assentiment du président de la République, je l'ai voulu.
J'ai voulu ce rendez-vous et certains d'entre vous, les plus nombreux, les plus sensés probablement ont pensé que c'était déraisonnable, que c'était un trop grand risque. Or, je pense exactement le contraire. Le plus grand risque était de ne pas en prendre, de laisser continuer les choses sans que rien ne change, de faire de la politique comme d'habitude, de faire durer sans prendre les décisions qui s'imposent jusqu'au moment où l'irréparable est là et où l'on arrive au bord de la falaise.
Car ce dont nous traitons aujourd'hui, ce n'est pas une question politique, c'est une question historique. Les questions politiques, ce sont celles qui concernent les partis, les rivalités des uns avec les autres et les questions de pouvoir. Les questions historiques, ce sont celles qui concernent les peuples et les nations.
Les questions politiques, ce sont celles qui concernent les adultes qui se disputent tout le temps. Et les questions historiques, ce sont celles qui concernent les enfants et le monde que nous leur construisons. Les questions les questions politiques, ce sont les questions pour la prochaine élection, mais les questions historiques, ce sont les questions pour la prochaine génération.
Des questions pour demain qui se jouent aujourd'hui. Tous nous savons que notre pays, au-delà de l'orientation décisive qui va se trancher aujourd'hui se trouve devant un immense champ de questions qui vont appeler dans les années qui viennent des changements profonds. Et je veux en quelques minutes, en 5 minutes vous citer les plus graves de ces questions.
Nous sommes devenus depuis l'an 2000 un pays qui produit moins que les autres, moins que ses voisins. Notre retard de production sur nos voisins les plus proches, qu'ils soient allemands ou belges, mesuré par le PIB par habitant est de 15 % notre retard et sur nos voisins néerlandais de plus de 30 %. Et ce malgré les efforts fait ces dernières années sur la création d'entreprise, sur l'emploi, sur l'investissement par exemple avec France 2030.
Imaginez ce que serait nos revenus familiaux et les ressources de l'État si nous disposions de 15 ou 30 % de plus à partager, nos salaires de 15 à 30 % plus importants et les ressources de l'État de 15 à 30 % plus abondantes. Si nous avions la production de nos voisins, la France n'aurait aucun problème de déficit, elle n'aurait pas de problème de dette. La production, c'est donc une urgence nationale.
Parallèlement et pas sans lien, nous sommes devant un immense problème d'éducation nationale. Notre école, notre collège, notre lycée, nos universités jadis autant d'exemples pour la planète entière sont aujourd'hui déclassés avec une chute sur la maîtrise des fondamentaux, sur l'écrit, sur la lecture, sur la langue, sur l'arithmétique élémentaire, des difficultés sur l'orientation trop précoce, en tout cas pour moi, trop angoissante, trop mécanique. et n'assurant pas la promesse républicaine, égalité des chances d'où qu'on viennent.
Et s'il le faut, deuxème chance et encore trè chance. Nous sommes devant une immense question de modèle social inventé il y a 80 ans sous l'inspiration du Conseil national de la Résistance et aujourd'hui gravement déficitaire, déstabilisé par le déséquilibre démographique, par le vieillissement des Français. et par le déséquilibre du système des retraites.
Nous sommes devant une immense question du logement, logement des familles, parcours de la location à la propriété pour ceux qui le souhaitent, logement des jeunes, logement des étudiants et même jusqu'au logement d'urgence. Le modèle est à réinventer. Nous sommes le pays du monde qui a le mieux identifié l'enjeu écologique, le développement durable, la production décarbonée.
C'est une fierté. Mais en un temps où cet enjeu est battu en brèche partout sur la planète, c'est un défi de mobilisation générale. Nous sommes devant une immense exigence et une inquiétude liée à la sécurité.
à la sécurité de tous les jours, au respect de l'intégrité des biens et des personnes. Et nous savons que cette inquiétude, c'est d'abord celle des plus fragiles et donc sécurité et justice, ce sont les deux phases de notre premier devoir d'État. Nous sommes la devant la question que l'immigration pose à notre pays et à nos sociétés.
Lesmigration les migrations liées aux différences de développement, à la misère chez les uns avec une démographie expansive, à l'abondance chez les autres avec une population déclinante sans compter la déstabilisation climatique. Nous avons donc deux obligations : contrôler et maîtriser les arrivées et intégrer ceux qui sont et seront là, les intégrer dans ma conviction par le travail, par la langue, par l'engagement à respecter nos principes de vie. Et je dois ajouter l'aménagement du territoire dans l'Hexagone avec des déséquilibres entre les métropoles et les nouveaux déserts français, transport, équipement, centre de décision.
Les territoires sont en demande et ont souvent l'impression que nul ne les entend et nos outres mères avec des enjeu de vie quotidienne et de destin dont nous savons qu'ils doivent être totalement réinventés en jeu que le gouvernement aisi son installation. Tout cela est immense et urgent. Magnifique cathédrale à reconstruire pour un peuple qui le mérite, un peuple avec des capacités à nul autre pareilles.
Premier au premier rang du monde pour les sciences fondamentales, pour les mathématiques, pour la physique, pour la chimie, pour la génétique, pour la pharmacie et pour les technologies, pour le quantique, pour l'algorithmique, pour la robotique au premier rang dans le monde industriel à l'égard des empires, pour le spatial, pour l'aviation, pour les hélicoptères. pour la construction navale, pour les sous-marins, pour les centrales nucléaires. Mais tout cela, c'est une économie qui a conquis les sommets et qui doit reconstruire les camps de base.
Rééquilibrer son commerce extérieur a commencé par le développement de l'agriculture, de l'industrie, de l'automobile, tout secteur où nous avons des atouts à l'équipement de la maison dont nous sommes presque absents. Et tout cela, toutes ces questions sont aujourd'hui soumises. Allez, ça me donne l'occasion de boire.
C'est une bonne madame madame Chikirou, vous n'avez pas la parole. Merci de laisser monsieur le premier ministre s'exprimer. Amen.
Mais tout cela, toutes ces questions sont aujourd'hui soumises à la question dont tout dépend, à la question vitale d'urgence vitale où notre pronostic vital est engagé. Donc dépend notre état, notre indépendance, nos services publics, notre modèle social. C'est la question de la maîtrise de nos dépenses, la question du surendettement. votre soutien, l'accord minimal sans lequel je ne pourrais pas poursuivre ma mission, je le demande à l'Assemblée nationale sur un seul point mais décisif, le constat de la situation du pays.
La France n'a pas connu de budget en équilibre depuis 51 ans. Depuis 51 ans, tous les ans, les dépenses s'accroissent, les déficites se répètent et les dettes s'accumulent. Tous les ans, nous dépensons plus que nos ressources de l'année et souvent beaucoup plus.
Alors cela se justifie bien sûr lorsqu'il faut passer des crises. La crise des subprime, crise financière mondiale sous Nicolas Sarkozy et l'incroyable succession de coup du sort depuis 2020, le Covid, la guerre en Ukraine, la crise énergétique, l'inflation et les menaces de tout genre. Mais nous dépensons mais nous ne revenons jamais en arrière.
C'est de c'est devenu un réflexe et pire encore une addiction. les dépenses ordinaires du pays, les dépenses pour notre vie de tous les jours, pour les services publics, pour les retraites, pour rembourser nos feuilles de sécul, nous avons pris l'habitude de les financer à crédit, donc dépassement systématique de dépenses. chaque année pour acquitter chaque eur dépenses, il a fallu chaque eur dépassement des dépenses, il a fallu emprunter comme une un ménage ou une entreprise empreunte à la banque quand ils ont un déficit. 1 € de déficit, c'est un euro de dette supplémentaire et l'addition des déficits par milliards tous les ans nous a conduit à une écrasante accumulation 3415 millions milliards d'euros de dette à l'heure précise où nous parlons.
Cette accumulation a un prix, c'est la ponction que le service de la dette représente tous les ans. ce qu'il faut payer au créanciers pour les intérêts et la part de capital qu'on doit rembourser. Et cela, on est obligé de la quitter, sinon c'est la banque.
Si on ne le faisait pas, on ne trouverait plus à emprunter un centime. Or, nous ne pouvons pas vivre dans un pays comme le nôtre, sans emprunter pour payer les fonctionnaires ou pour les retraites ou pour la séclations d'emprunteur. et déjà nos obligations de remboursement annuel et part à rembourser du capital dépasse et de loin dépasse ce que notre pays produit en plus chaque année par sa croissance, par ses progrès en plus de l'année précédente.
Il faut avoir les chiffres précis en tête parce que ces chiffres ne sont pas du tout abstraits. disent une chose évidente et que nous ne pouvons pas faire semblant d'ignorer. Chaque année, à notre rythme annuel de croissance et d'inflation, chaque année, la France, en plus de l'année précédente produit pour un montant de 50 milliards d'euros environ.
Face à ces 50 milliards en moyenne en 2020 les annuités qu'il nous fallait verser représentait environ 30 milliards par an. 50 30. En 2024, c'était 60 milliards.
Cette année, 67 milliards. L'année prochaine en 2026 75 milliards. L'année suivante 85 milliards.
Et à la fin de la décennie, dit la Cour des comptes, 107 milliards. 50 milliards créés par le travail, plus de 100 milliards transférés à nos créanciers. le double.
Autrement dit, tout le travail, l'inventivité du pays pour progresser pendant une année, tout ce progrès que nous voulons pour les nôtres, pour nos enfants, est entièrement reversé à nos créanciers et la majorité de nos créanciers, 60 % sont étrangers. Ce sont donc des dépenses obligatoires totalement improductives. Pas un emploi de plus, pas un service amélioré, pas un équipement mise en place.
Notre pays travaille, croit s'enrichir et tous les ans s'appauvrit un peu plus. Mesdames et messieurs les députés, c'est une silencieuse, souterraine, invisible et insupportable hémorragie. Et si c'est insupportable, on ne doit pas le supporter.
C'est le sens de la déclaration du gouvernement devant l'Assemblée nationale. Comme capitaine du navire, informé de la voie d'eau qui s'élargit sans cesse du flot qui envahit nos cales. Je dis que notre devoir est d'abord et tout de suite de nous mettre à l'étancher et de nous y mettre tous.
Alors, on me dit "Mais c'est pas urgent, ça peut attendre. Vous êtes trop impatient, vous voulez aller trop vite, le bateau flotte encore. Il ne faut pas troubler les passagers et l'équipage.
Là est précisément la confrontation des points de vue. Là est la prise de responsabilité de chacun. Je dis au contraire que si nous voulons la sauvegarde du navire, du navire sur lequel nous sommes et sur lequel sont nos enfants, il faut agir sans retard.
Et ce n'est pas hors d'atteinte. Cela demande seulement la mobilisation de tous et un effort modéré de chacun si l'on s'y prend à temps. Mais il convient même brièvement d'élargir l'analyse, de dépasser les conséquences que je décris sur la vie des Français et d'envisager, je veux le faire devant vous, ce que seraient les conséquences sur le destin de la France.
Nous tous, d'où que nous venions, nous nous sommes les héritiers de la France. C'est ce destin unique entre les peuples d'une puissance moyenne par le nombre de ses habitants mais à vocation universelle qui nous a fait ce que nous sommes. Et aujourd'hui, le destin de la France, notre nation écrite dans l'histoire se trouve menacé par nos quotidiennes impéries.
Pour une nation, la question de l'influence est vitale. capacité à faire rayonner ses valeurs, nos valeurs françaises et universelles partout menacées. Les droits de l'homme est d'abord le droit des femmes, le droit au respect et à la liberté des femmes, le droit des enfants, le droit à la liberté et au respect de la vie privée, le droit à la libre opinion, à la libre conviction, le droit à la libre religion, à la libre philosophie, le droit à se former, cet ensemble de droit comme il n'y en jamais de plus complet dans le monde, depuis que le monde est monde.
Tout cela qui le défend sinon la France. Et comment la France peut-elle défendre cet ensemble de valeur lui donner sens en elle-même et par l'Union européenne si elle s'avère faible, si elle a perdu sa crédibilité en perdant sa souveraineté. C'est ainsi que nous ne sommes pas à cet instant défenseur de nos seuls intérêts, de notre santé, de notre prospérité.
Nous sommes les défenseurs menacés d'un bloc de valeur lui aussi menacé. De notre capacité à l'indépendance et à la souveraineté dépend notre capacité d'influence. Du respect que la France impose aux autres dépend le respect qu'on portera à ses valeurs.
La soumission à la dette, c'est comme la soumission par la force militaire. Dominé par les armes ou dominé par nos créanciers. du fait d'une dette qui nous submerge.
Dans les deux cas, nous perdons notre liberté et dans les deux cas, il ne tient qu'à nous de nous émanciper, de retrouver le chemin de la liberté. Cela ne demande qu'un effort sur nous-même. C'est pourquoi la France, sous l'autorité du président de la République et par le vote des parlementaire a choisi un plan d'équipement de ses armées, de ses hommes et de ses matériels, la loi de programmation militaire.
Cette loi, vous le savez, il est nécessaire non seulement de la respecter, mais de l'abonder par des investissements complémentaires décidés en raison des dangers de toute nature auxquels notre pays et notre continent sont exposés. Ces investissements complémentaires nécessaires sont inscrits pour 3 milliards supplémentaires dès cette année dans le plan que nous avons présenté aux Français au mois de juillet. C'est pourquoi, de la même manière, le gouvernement propose un pays au pays un plan pour aller vers le désendettement pour que la France échappe en peu d'années à l'inexorable marée de dette qui la submerge en 4 années, et c'est un délai raisonnable dans la vie d'un pays de ses habitants, ce n'est pas que nous n'aurons plus de dette, mais notre dette n'augmentera plus.
Et voilà le plan. Atteindre en en 2029 le seuil de 3 % des déficites public annuel. Seuil à partir duquel la dette n'augmente plus.
Et si la dette n'augmente plus, alors le travail des Français, leur inventivité, leur créativité, leur confiance retrouvée remettront le pays à flot et nous le croyons plus vite qu'on ne croit. Tout nous y invite. Les technologies d'un monde qui va de révolution en révolution, l'intelligence artificielle, notre créativité intellectuelle, culturelle, artistique, notre recherche.
Si nous savons nous libérer de ces chaînes qui nous entravent, alors tous les tous les épanouissements seront ouverts aux français d'aujourd'hui et aux générations qui viennent. Tout est prêt, tout est en germe, ne manque que la détermination de ceux qui veulent en sortir. Cela oblige à des efforts, mais des efforts modérés, je le disais, des efforts qu'un pays doit considérer supportable, dépenser un peu moins que ce qui était attendu ou programmé, freiner les dépenses, les étaler dans le temps, mais affirmer devant nos concitoyens et à la face du monde que si personne ne sera abandonné, ce sont d'abord et avant tout les plus jeunes d'entre nous dont nous devons nous occuper.
J'ai été frappé des messages que j'ai reçu pour avoir évoqué les plus jeunes et le poids qui pèse sur leur génération. Ils portent les plus jeunes. Ils portent et vont porter pendant 20 ou 30 ans ou davantage encore le poids des milliers de milliards de dettes que leurs aînés ont contracté et qu'ils vont eux devoir endosser.
Elles n'ont pas été contractées pour équiper le pays comme il aurait fallu euh pour pour décider de leur avenir. Ces milliers de milliards de dettes ont été consacrées à éponger les dépenses courantes de la vie de tous les jours qu'un pays normal devrait assumer à chaque à chaque génération pour son compte. Depuis des décennies sur ce point, nous avons rompu le contrat de confiance entre générations qui est la base du contrat social.
J'ai été frappé de vérifier combien les jeunes se sentent génération sacrifiées. Ils disent "Nous n'aurons pas de retraite, la retraite ça sera jamais pour nous." et le double enjeu qu'il rencontre aujourd'hui.
Oui. Oh, je sais très bien que vous voulez qu'on augmente encore les charges sur leurs épaules. Et bien, nous croyons exactement le contraire.
Nous pensons qu'il faut les alléger de manière qu'ils soient libérés de l'esclavage dans lequel on les plonge. Allez, s'il vous plaît, s'il vous plaît, silence. Il est simple d'évoquer devant vous le double enjeu que ces jeunes rencontrent et souvent le double échec dans la recherche du travail et la recherche du logement dans certaines villes et certaines régions et sans compter le logement étudiant.
Génération qui ne se voit pas d'avenir commun. Cette situation pour nous elle est insupportable du point de vue démocratique, insupportable du point de vue civique autant que du point de vue moral. La prise de conscience, c'est aussi celle-là.
Que les plus avancés en âge unissent leurs effort pour alléger la dette que les plus jeunes devront acquitter. Ne leur dites pas que vous les aimez, que vous veillez sur eux si vous faites semblant d'ignorer la charge écrasante accumulée sur leurs épaules. J'ai parlé de cette Si vous criez, je bois.
Donc c'est une c'est une bonne chose. Allez, s'il vous plaît, mes chers collègues, je viens de parler de prise de conscience. Allez.
Et ayant vécu ces derniers mois cet exercice inédit et je crois sans précédent de transparence entre citoyens, j'ai vu la puissance des forces qui veulent qu'on continue à fermer les yeux. Alors certes, il y a un fait nouveau. Depuis quelques semaines, depuis que nous avons commencé ce travail, la première phrase de cela est devenue "Nous neons pas la situation".
Mais ils ajoutent aussitôt nous sommes en désaccord avec la méthode, avec les décisions prises, avec le rythme du désendettement, avec l'identification des causes et nous combattrons cela de toutes nos forces. Et c'est pourquoi nous voulons faire tomber ce gouvernement qui nous invite à l'effort. Les uns disent et ne croyez pas que j'ignore l'efficacité du discours, ce sont les immigrés qu'il faut mettre à contribution.
Ce sont les étrangers qui sont la cause de tout. C'est auprès de cela que nous gaspillons notre argent et qu'il faut taper dans la caisse ou bien variante de la part des mêmes, c'est l'Europe. Nous nous ruinons à respecter nos engagements. 20 milliards là, 10 milliards ici et en effet, c'est plus facile.
Je suis d'accord, je l'ai dit, pour qu'on vérifie mesure par mesure s'il y a des anomalies, des injustices au détriment de nos compatriotes. J'ai pris la décision d'intervenir à ce sujet cette semaine sur l'aide médicale d'État pour faire entrer dans la norme le rapport présenté par Claude et Patrick Stéphanini. Et j'ai été heureux qu'il rappelle que c'est le premier gouvernement qui prend en compte leur rapport depuis 2 ans qu'il a été déposé.
Mais j'ai entendu des voix qui disaient "Tout ça nous soulève le cœur". En tout état de cause, l'addition des économies est très loin de représenter un ordre de grandeur à la dimension du problème. Ou bien autre discours, ce sont les riches qu'il faut faire payer.
Et là encore, et là encore, je ne sous-estime pas l'efficacité du discours. Bernard Arnaud est devenu famille figure emblématique. Lui et ses semblables sont devenues les cibles emblématiques d'une pensée magique.
Ils sont comme ces poupées vaudou dans lesquels on plante des aiguilles pour les atteindre, j'imagine au portefeuille. On m'accordera on m'accordera que je ne suis ni un défenseur à titré ni un stipendier de ses réussites. Mais je n'oublie pas ce qu'elles font tous les jours pour le pays.
L'excédent du commerce extérieur dans le secteur du luxe, c'est 40 milliards d'euros par an. Et la valorisation et l'image de la France qui contribue à l'industrie comme au tourisme représente des dizaines de milliers d'emplois. [Applaudissements] Alors, on nous dit, il suffit de prendre ce qu'ils ont ou une large part de ce qu'ils ont ou chaque année 2 % de ce qu'ils ont et les problèmes de la France seront réglés.
On oublie deux choses essentielles. La première est qu'un pays comme le nôtre a besoin d'investisseurs. Le 1 % des plus hauts contribuables assume une large part de l'investissement privé dans l'appareil productif en France.
Et on oublie une deuxième conséquence. Dans le monde de frontières ouvertes où nous vivons, ceux qui sont ciblés ont une réplique très simple et très immédiate. Ils déménagent.
Ils ont plétor de pays où ils peuvent trouver un refuge fiscal. En Europe même, le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas pour les entreprises demander à nos voisins britanniques, ils ont décidé de taxer les étrangers qui étaient exonérés de fiscalité. Cela ont déménagé.
La conséquence immédiate a été l'explosion du prix de l'immobilier à Milan. Mentionnons au passage et François Hollande le sait bien que ce type de fiscalité est interdit par le Conseil constitutionnel qui l'a depuis longtemps déclaré confiscatoire et donc inconstitutionnel. Mais je réaffirme ici.
Allez, allez, s'il vous plaît. Allez, chacun pourra s'exprimer. Le temps venu, s'il vous plaît.
On écoute le premier ministre dans le calme. Merci. Allez.
Mais je veux réaffirmer ici qu'il conviendra de trouver un type de contribution qui fasse que les très haut revenus et les très hauts patrimoines soient appelés à participer spécifiquement à l'effort national et qu'un travail en profondeur soit conduit pour éviter que soit mise en place ou que ce perpétu des stratégies d'optimisation fiscale manifestement anti-égalitaire et bien que juridiquement correct, moralement discutable et j'ai proposé dès la mi-juillet que les commissions parlementaires soient invitées à participer à ce travail de mise au point de cette fiscalité de solidarité. Les solutions de facilité, celles qu'on vente au français à longueur de discours, ne suffiront jamais. Notons au passage qu'entre ceux qui affirment nous allons instituer 20 ou 30 milliards d'impôts nouveaux et ceux qui stipulent pas 1 € d'impôts supplémentaires entre ceux qui disent "Nous allons prendre les ressources dépensées pour les étrangers et ceux qui déclarent qu'ils s'y opposeront jour et nuit et jusqu'au bout." La conjonction des forces qui annoncent qu'elles veulent additionner leur voix pour faire tomber le gouvernement.
C'est un touau qui se prépare pour la France. Et pardonnez-moi de le rappeler à ce moment, le problème, la menace, le risque pour la France demeurera entier. Parce que mesdames et messieurs les députés, vous avez le pouvoir de renverser le gouvernement mais vous n'avez pas le pouvoir d'effacer le réel.
Le réel demeurera inexorable. Les dépenses continueront d'augmenter plus encore et le poids de la dette déjà insupportable sera de plus en plus lourd et de plus en plus cher. Il n'y a donc qu'un seul chemin pour que notre pays s'en sorte aujourd'hui comme dans les années 50 quand le général de Gaulle et un peu plus tôt Pierre Mindes France affirmai tous les deux dans le même sens pour l'un qu'un pays qui n'est pas capable d'équilibrer ses finances publiques est un pays qui s'abandonne.
Et pour l'autre, je refuse que l'équilibre des finances publiques se fasse par l'accroissement chronique de la dette. C'est la question précisément qui est posée aujourd'hui, mesdames et messieurs les députés, dans cette démarche inédite qui vise à mettre tous les parlementaires face à leur responsabilité propres, personnelles, humaine, tous ceux qui voient bien que quelque chose ne va pas, même s'il est plus commode d'ignorer cette évidence, dans cette démarche, il y a une certaine idée de la démocratie et du gouvernement d'un peuple. J'ai choisi de m'adresser à vous comme si le destin n'était pas écrit, comme si la réponse de l'Assemblée nationale à l'engagement de responsabilité n'avait pas été annoncé partout à corps et à criis sur tous les tons et toutes les antennes de la part du plus grand nombre des groupes de cette assemblée.
Je m'adresse à vous en prenant au pied de la lettre nos principes énoncés à l'article 27 de la Constitution, le droit de vote des membres du Parlement est personnel. Ce qui veut dire en principe que les mots d'ordre n'ont pas leur place ici. Ce qui a sa place ici, c'est la conscience personnelle de chacun des députés de la nation.
Tous les partis politiques qui ne font pas partie du gouvernement. S'il vous plaît, s'il vous plaît. Tous les partis politiques qui ne font pas partie du gouvernement ont annoncé leur décision de renverser ce gouvernement.
Exploit tout relatif, permettez-moi de le signaler, puisque ce gouvernement est sans majorité. ni majorité absolue ni majorité relative. Gouvernement dont la chute irrévocable, je le sais bien était annoncé depuis la première minute de son existence.
Je veux apporter ici une précision. J'ai une haute idée des mouvements politiques. Je me suis engagé quand j'avais à peine plus de 20 ans dans celui auquel j'athère encore aujourd'hui.
Je ne l'ai jamais quitté. Je l'ai défendu quand nous n'étions qu'une poignée à y croire encore. Je l'ai porté en verre et contre tous et je suis fier de la génération de responsables qui m'entourent aujourd'hui.
Et je suis certain que sur beaucoup de ces bancs, le même sentiment d'intime fidélité et de fierté avec le parti auquel vous adhérez et partagez. Mais les partis politiques ont aussi un défaut fondamental qu'à si précisément vu, y compris à son détriment le général de Gaulle, c'est que leur logique toujours les conduit à la division. C'est une malédiction que nous vérifions à cet instant.
Notre pays a le plus urgent besoin de lucidité. Il a le plus urgent besoin d'unité. Et c'est la division qui menace de l'emporter, qui menace son image et sa réputation.
Les forces politiques qui annoncent qu'elles vont faire tomber le gouvernement, ce sont les forces politiques les plus opposées entre elles. Celles qui se désignent comme ennemis, celles qui sont incompatibles par les idées autant que par les arrières-pensées et qui échangent d'un bout à l'autre de l'hémicycle. les injures et les mises en cause.
Ce qu'elle prépare ce qu'elle prépare si leur logique de division l'emporte. J'ai déjà utilisé le terme, c'est le TUB, le désordre où chacun hurle dans son coin et dont rien de bon ne peut sortir. Le gouvernement, par ma voix, engage devant vous sa responsabilité.
Ce qui signifie que par ma voix à la tribune, il dit "Mesdames et messieurs les députés, le problème dont vous nous vous saisissons comme représentant de la nation nous paraît si grave. Il implique si profondément chacun de nos concitoyens qu'il requiert votre soutien. sans un soutien minimal de la part des Français représentés ici par leurs députés.
L'action exigeante et courageuse que la situation implique n'a aucune chance de pouvoir s'imposer. Et s'il n'y a pas ce soutien minimal, cette entente minimale entre les grandes sensibilités du pays sur le constat et sur l'impérieuse trajectoire de redressement, alors l'action du gouvernement serait vouée à l'échec et pire encore, elle n'aurait pas de sens. S'il s'agit toujours de faire semblant, de ménager la chèvre pour obtenir le chou, de se rendre aux logiques de marchandage et de division, de dissimuler l'essentiel pour communiquer sur le secondaire en sachant qu'on continue la marche vers l'accident.
Je vous le dis, je ne serai pas l'homme d'une telle politique. Je crois au compromis, mais je crois au compromis quand il respecte l'essentiel, la vérité des hommes et des choses, la hiérarchie des ordres et des urgences. Je crois au compromis qui ne se construisent pas sur l'ambiguïté.
Requérir le soutien du pays lorsqu'il faut agir, c'est pour moi l'article 1er du contrat démocratique. Dans des domaines aussi sensibles, je n'ai jamais cru à l'épreuve de force. Je crois à la conviction partagée et je crois qu'il convient de vérifier cet accord de fond auprès des Français ou de leurs représentants chaque fois que nécessaire.
Ma conviction, c'est qu'au fond, au point où nous en sommes arrivés, il ne reste que deux chemins. Il y a un chemin sur lequel sur toute la planète le monde bascule. Le chemin qui considère que la destinée des peuples, c'est d'obéir et que pour que s'instaure cette logique autoritaire contre le droit des peuples, le droit de l'homme et du citoyen, tous les coups sont permis. que la fin justifie les moyens, notamment l'utilisation de tous les conflits, de toutes les mésentes, de toutes les calomnie qu'il convient de faire flamber.
Et vous voyez sans peine de l'est lointain et même de l'extrême orient lointain à cet ouest qu'on croyait proche, l'Ouest américain. Combien cette conception de la politique au buldozer, la loi du plus fort, le rapport de force brutal paraisse imposé sous les applaudissements des uns et le découragement des autres. Et nous, nous sommes là pour ranimer l'autre projet.
Le projet même de la démocratie qui considère plus juste, plus intéressant, plus fructueux de respecter le citoyen minoritaire et de le considérer comme partenaire et coresponsable de son propre destin. Cette démarche, cette méthode fait de la vérité partagée avec les Français son arme suprême. Cette démarche, cette méthode, elles conduisent à l'unité du pays et elles écartent la malédiction de la division perpétuelle.
Quelqu'un que j'aime beaucoup, le philosophe et militant Marcier qui siégea dans votre assemblée deux fois après la première guerre mondiale et après la deuxième a défini ce projet de la démocratie. La démocratie est l'organisation sociale qui porte à son plus haut la conscience et la responsabilité du citoyen. La conscience, c'est-à-dire la plus juste, la plus lucide compréhension des choses et des événements et la responsabilité, c'est-à-dire l'engagement.
Nous citoyens, nous ne sommes pas là pour être condamnés soit à obéir, soit à la révolte. Nous sommes là pour prendre notre part du destin, les yeux ouverts et la vérité comme boussole. Nous sommes, nous le savons tous, un peuple qui s'interroge non pas seulement sur son avenir, sur l'avenir du monde et de la planète, mais sur le chemin que l'on peut emprunter pour construire cet avenir.
Ce que dit, mesdames et messieurs les députés, ce que dit le moment que nous vivons, c'est qu'il y a un chemin et c'est le seul pour la France, celui de la vérité partagée et du courage qu'on choisit ensemble. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le premier ministre.
Voilà, prise de parole du premier ministre. Cette épreuve de vérité l'a voulu, il l'a dit en introduction et pour la première fois, rien n'y changera grand-chose certainement dans la 5e République. Un premier ministre devrait malgré tout tomber après avoir requis la confiance et ce qu'on continue de suivre en direct sur LCI.
Dans un instant, la prise du parole du Parti socialiste après un François Bairou qui a non seulement fustigé la crise de la dette silencieuse souterraine invisible insupportable hémorragie mais qui a aussi fustigé la crise politique qui s'en est pris à l'utilisation de tous les conflits, de toutes les mésentes et de toutes les calomnies. On écoute le Parti socialiste. [Musique] Je vous remercie de quitter l'hémicycle en silence s'il vous plaît pour respecter les orateurs.
Monsieur le président, madame la présidente, monsieur le Premier ministre, mes chers collègues, nous sommes convoqués ici un rendez-vous que nous n'avons ni souhaité ni organisé. Nous n'y rien de la gravité de la situation financière, économique, sociale et politique dans laquelle notre pays se trouve, ni du tragique de l'époque qui menace en toute chose et à chaque instant d'ébranler le monde tel que nous l'avons connu. Mais il n'est qu'un responsable à la crise, à la débacle, au désordre de notre pays.
Le président de la République qui est avec lui ses épigones aveugles dont vous êtes, monsieur le premier ministre le premier apôtre. Un président battu dont la politique disqualifiée dans les urnes nous a conduit dans la passe dans laquelle nous sommes. La responsabilité politique, c'est l'obligation morale et publique des dirigeants de rendre les comptes sur leurs actes.
Vous aimez la vérité ? La voici. Emmanuel Macron, on a cessé d'abîmer le pays, d'apauvrir les pauvres, d'enrichir les riches, de tourner le dos à l'avenir qui n'est plus que la somme de ces petites lâchetés, de ces grands renoncements sacrifiant, l'école, l'hôpital, l'écologie, notre souveraineté.
Vous nous demandez de partager avec vous le constat de la situation financière du pays. Je vous confirme le bilan accablant du macronisme en la matière. En 2017, le déficit était en dessous des 3 %.
Il est à plus de 5,2 % aujourd'hui. La protection sociale était excédentaire, la voici déficitaire et la dette augmenté de 1000 milliards. Est curieusement faite 40 ans à dénoncer la dette à peine 8 ans à la creuser comme jamais.
Monsieur le premier ministre, vous ne ferez pas aujourd'hui de votre défaite une victoire, de l'absurde un hait, du vide, du vide politique, l'étof d'indestin. Non, ce vote auquel vous soumitez n'est pas un acte de courage, c'est une dérobade. Que dis-je ?
C'est une pantanolade. Face à l'adversité, vous vous résignez. Face à la difficulté, vous reculez. face à la responsabilité aujourd'hui vous vous effacez dans le grand silence de l'été nous pensions que vous prépariez le budget en réalité vous prépariez votre sortie derrière votre geste politique solitaire et désinvoltes votre faux sacrifice en dissimule un vrai celui des millions de français de l'hexagon des outres mères ces précaires, ces mers seuls ces travailleurs qui ne vivent plus de leur travail toutes celles et tous ceux pour qui la vie est déjà dure. sur leur dos déjà courbé hélas que vous voudriez écrire votre légende celle d'un futur roi qui aurait raison contre tous et pour qui la fin personnelle justifie les moyens publics et politiques et cela, monsieur le premier ministre n'est pas qu'une erreur funeste, c'est une faute morale.
La politique gouvernementale peut à chaque instant tendre à la consolidation des privilèges ou au contraire à l'extension des démocraties. Elle peut être résignée à l'injustice ou animée d'une volonté irréductible de progrès. Un homme d'État se juge et se mesure à ce qu'il a voulu et pu faire à cet égard à l'influence qu'il a exercé sur les réalités aux effets concrets de son œuvre.
Alors non, monsieur le premier ministre, vous n'êtes décidément pas Pierre Mind France. Ce sont cela les mots. Et après-demain, le 10 septembre, direz-vous comme Louis Funess dans la folie des grandeurs en compant laur la colère des Français, il m'acclame.
Vous voulez poursuivre dans l'éance et dans l'erreur ? Car de quoi votre plan est-il le nom ? celui de la souffrance humaine, celui de l'injustice sociale, de de l'inifficacité économique, c'est l'écroisement d'une croissance parmi les plus faibles d'Europe.
C'est la restriction d'un pouvoir d'achat déjà à tonne. C'est l'augmentation promise du chômage. C'est l'abandon de l'impératif écologique.
C'est l'étranglement des services publics. C'est ajouté de la crise à la crise. Il ne suffit pas d'être centrist. triste destin que celui que vous promettez à notre pays.
Madame la présidente, mes chers collègues, nous députés socialistes et apparentés, avons ces derniers mois exercé l'opposition comme on exerce le pouvoir, en responsabilité, en prenant des risques, en nous opposant chaque fois qu'il en allit des principes, chaque fois que se dessinerit sous nos yeux l'union des droites, en faisant des choix parfois compliqués, en refusant de tenir a priori le compromis pour la part maudite de la politique, en ne perdant jamais de vue, surtout les raisons de se pastre, ni les hommes et les femmes pour lesquelles nous nous battons ici. Monsieur le Premier ministre, vous n'avez pas été au rendez-vous. N'avou eu que désinvolture, manœuvre dilatoire, frusse promesse et vraie tarrahison.
Nous sommes au regret de ne pas pouvoir vous faire confiance. En votant aujourd'hui contre la confiance, les socialistes prennent la responsabilité d'affrimer qu'ils sont prêts avec la gauche et les écologistes à gouverner et à rechercher dans un même élan la stabilité politique et la justice fiscale, sociale, territoriale. Nos choix ne sont pas les vôtres, mais ils sont ceux les Français. pas le travail, le capital, pas les jours fériers, les héritiers, pas le ruissellement, la redistribution, pas les PME, les multinationales, pas la récession, la relance.
Nous proposons un autre chemin, celui des peuples qui refusent la résignation et regardent plus loin que leur chaîne. Aux Français les plus modestes, lassés du sacrifice sans horizon, nous disons le droit de vivre de leur travail. La baisse de la CSG que nous voulons, c'est 900 € de plus par an pour un salarié au SMIC. 1500 € pour un couple gagnant 1920 € chaque mois aux richettes insolentes, aux fortunes doublé en 10 ans, aux grandes entreprises qui paient moins que les PME et profitent davantage, nous disons le temps du patriotisme économique et de la justice fiscale est venue.
À la France, patrie du courage heureux qui doute de son destin, nous disons l'élan plutôt que le déclin. Un plan de relance réveillera nos territoires, réanimera nos usines, soutiendra l'hôpital, les écoles, préparera l'avenir. À l'histoire enfin qui nous regarde, nous disons "Oui, nous réduions les déficits et la dette mais sans écraser les existences.
Ce n'est pas la vie qu'il faut taxer, c'est l'injustice qu'il faut abolir. Ce soir, nous ne passerons pas sous la tutelle du FMI. Les cartes vitales ne cesseront pas de fonctionner et la politique ne sera pas projetée hors de son orbite.
C'est à nouvel horizon. qui s'ouvre pour la gauche et pour le pays. À ceux qui nous font reproche de vouloir exercer le pouvoir et pensent que gouverner, c'est trahir.
Je réponds : Exercer les responsabilités, c'est être fidèle au contrat qui nous lit, aux électeurs qui espèrent de la gauche un changement dans leur vie, aux classes populaires qui ont conscience de leurs intérêts, qui ne peuvent se payer le luxe d'attendre. hypothétique délivrance d'une nouvelle élection qui préfèrent l'action même imparfaite au verbe s'il est impuissant et qui savent qu'un pas en avant vaut plus que 1000 programmes. À ceux qui nous disent, il n'y a pas de majorité, je dis qu'il en existe une dans le pays.
La majorité des vies difficiles, la majorité absolue des Français qui disent leur colère et leur refus d'une politique qui depuis 8 ans ne se préoccupe pas d'eux. Je dis qu'il en existe ici la majorité des députés élus dans les langues de front républicain tenus à une seule exigence et une seule promesse, ne rien céder à l'extrême droite. Députés du socle commun, je m'adresse à vous.
Si vous aimez la République, demeurez fidèle à ce serment. Si vous aimez la France, entendez le pays qui souffre. Si vous aimez la démocratie, acceptez le désir de changement des Français.
Oui, c'est désormais à la gauche arrivé en tête de gouverner. à celles et à ceux qui veulent assumer leur responsabilité de prendre l'initiative. Et comme socialiste, nous ne nous déroberons pas.
Nous n'avons qu'une existence servir avec une autre politique mais aussi une autre méthode. Voilà pourquoi nous dirons que c'est au Parlement ici sur la base de nos propositions sans recours au 493 que nous chercherons des majorités autour de quelques priorités qui répondent à l'urgence des Français et aux attentes du pays jusqu'à la grande explication jusqu'au grand rendez-vous démocratique de 2017. Négocier.
Ce n'est pas ce n'est pas capituler ni renoncer à ses espérances. Ce l'épag le disensus, solder le désaccord ou fabriquer des majorités artificielles. Vous êtes la droite, nous sommes la gauche.
Mais c'est un acte de confiance dans la démocratie parlementaire et dans les forces républicaines qui peuplent notre assemblée et qui peuvent se retrouver dès demain. Mes chers collègues, Victor Hugo nous avertissait ici il y a 175 ans parce qu'il asait la catastrophe et désestait les écroulements. Un homme assez insensé pour dire "L'humanité ne marche pas." Dieu répond par la terre qui tremble aujourd'hui aux hommes assez insensé pour espérer des artisans du naufrage, les moyens de s'en sortir.
Le pays répond par un cri. Ce cri qui monte, il faut l'entendre aujourd'hui. Il est encore celui de l'espoir.
Ne le décevons pas. De là où il est, il est tente au président de la République de faire son devoir pludôt que de céder à son bon plaisir. Nous sommes prêts qu'il viennent nous chercher.
Je vous remercie monsieur le président Vallot. [Applaudissements] La charge du patron du groupe PS à l'Assemblée nationale. Vous ne ferez pas de votre défaite une victoire, pas un acte de courage.
Vous vous résignieez, vous vous effacez. Pantalonade cet été, vous ne prépariez pas votre budget mais votre sortie désinvolte, faute morale, trahison. On écoute maintenant le patron du groupe LR à l'Assemblée.
Les LR beaucoup plus partagés. De la même façon, merci de quitter les MCY en silence. pour que monsieur le président Voket puisse s'exprimer.
Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, nous y revoilà. Nous y revoilà donc moins de 9 mois après, un nouveau gouvernement est à nouveau sur le point de tomber et à chaque étape, nous enfonçons encore un peu plus notre pays dans la voie de l'instabilité. Queles que soient nos opinions sur tous ces bancs, queles que soient nos convictions, personne ne peut s'en réjouir.
Si nous sommes ici, c'est parce que nous aimons la République. Si nous sommes ici, c'est parce qu'à travers notre engagement, nous voulons contribuer à la reconstruction de notre pays parce que nous aimons la France et nous ne pouvons que ressentir de la tristesse face à ce qui est en train de devenir la politique française. Je me souviens lorsque je suis entré ici pour la première fois l'émotion que j'avais en entrant dans cet hémicycle sacré de ce qu'est la politique de notre pays ici où des voix se sont faites entendre celle d'Arestide Brillant le père de la laïcité celle de Jules Ferry celle de George Clémenceau, celle de Charles de Gaulle, celle de Philippe Seguin.
Aussi différent soit-ils, ils portaient tous et ils incarnaient une part de la noblesse de ce qu'est la politique française. Cette politique que nous aimons, nous la voyons être rongée aujourd'hui à nouveau par ces vieux démons. Les vieux démons, ce sont ceux de l'instabilité.
L'instabilité dans l'histoire de notre pays n'est jamais quelque chose que nous devons prendre à la légère. L'instabilité dans l'histoire de la démocratie française a souvent failli emporter notre République. N'oublions pas qu'ici, à l'époque de la 4e République, les gouvernements tombaient les uns après les autres et la démocratie était menacée.
Le général de Gaulle a redonné à la France sa stabilité avec les institutions de la 5e. Son premier ministre, un des meilleurs premier ministres que la France est connue, George Pompidou, est resté 6 ans au responsabilité et cette durée lui a permis d'inscrire son action dans le temps long. Et nous, au cours des 2 ans qui viennent de se succéder, nous avons connu quatre premier ministres. l'instabilité politique pour ceux qui s'amusent de tout cela.
Vous feriez bien de vous rappeler à quel point c'est un poison économique. Il y a dans le même temps ici où pendant que sur l'Assemblée nationale certains s'amusent de tout cela cherch en profiter utilise des invectives et des cris qui tiennent maintenant lieu de délibération en vue du bien commun. Il y a dans notre pays des artisans, des commerçants, des professions libérales, des entreprises, des salariés qui eux savent le prix que l'on paye quand on déstabilise économiquement notre pays et ses institutions.
Et tous les Français, tous les Français en payent les conséquences. le déficit, le surendettement, la désindustrialisation, l'insécurité, l'immigration hors de contrôle. Nous en sommes au point où la France s'endette maintenant à des taux supérieurs à ceux de la Grèce.
Monsieur le Premier ministre, oui, vous avez raison de nous alerter là-dessus et nous en sommes en même temps et les deux symboles sont redoutables de ce qu'ils disent, de ce qui le déclin de notre pays où des narcotrafiquants versent maintenant des aides sociales aux habitants de nos cités. Dans cette période, il y a quelqu'un qui agite tous les désordres parce qu'il espère en profiter. Dans cette période, il y a quelqu'un qui n'attend que le chaos parce qu'il espère la révolution, c'est Jean-Luc Mélenchon.
Et la récupération politique qu'il cherche à faire du mouvement du 10 septembre est le signe de sa stratégie du chaos. Merci et je le dis aujourd'hui plus que jamais, l'extrême gauche est le premier danger politique pour la République française. Elle est fie avec Jean-Luc Mélenchon est le premier danger politique pour notre République et avec les députés de la droite républicaine, nous serons le premier barrage face à cette menace.
Nous n'accepterons jamais qu'un gouvernement comporte des députés de la France insoumise. Nous n'accepterons jamais que se mette en place ici le programme funeste du Nouveau Front populaire. Et cela vaut évidemment pour un gouvernement socialiste qui prnit ou porterait ce programme.
Monsieur le Premier ministre, j'en viens maintenant à la question qui nous est posée, celle du redressement budgétaire de notre pays. Il est il nous est arrivé d'avoir des différents et nous nous en sommes toujours expliqués avec franchise. Et de la même manière, quand vous avez posé le diagnostic de la situation budgétaire, je vous ai immédiatement apporté mon soutien parce que et je le reconnais, vous avez eu le courage depuis longtemps de dire la vérité sur l'état de nos finances et de poser ce débat fondamental pour l'avenir du pays.
Oui, la situation budgétaire de la France appelle un sursaut collectif. C'est une évidence. Oui, nous ne pouvons plus continuer à laisser filer notre dépense publique.
Oui, et j'aimerais bien qu'on le rappelle, nous ne devons jamais oublier que si les Français sont accablés d'impôts et de charges, c'est parce que l'État dépense trop. Et quand il y a une une colonne où l'on accumule la dépense publique, de l'autre côté, il y a nécessairement une colonne où l'on va augmenter les impôts sur la France qui travaille. Et ceux qui prétendent qu'il y aurait de l'argent magique et des impôts à augmenter quelque part en protégeant les autres trompent les Français parce qu'à l'arrivée, ce sont toujours les classes moyennes qui payent le fardeau de cette dépense publique.
Tout ceci a des conséquences. Plus encore que la dette, vous l'avez dit, c'est l'intérêt de la dette qui nous met en péril parce que plus notre dette augmente, plus nos intérêts sont chargés et plus chaque année, nous finissons par payer nos créanciers au lieu de préparer notre avenir. Et le jour n'est pas loin où nous allons tout simplement consacrer plus de budget à rembourser les intérêts de la dette qu'à former nos enfants, tout est dit, sur le chemin du pays.
Alors, face à cela, il y a ceux qui affirment que l'on pourrait dépenser sans compter. Il y a ceux qui affirment que l'on peut continuer à augmenter les impôts dans un pays qui en détient le record. Ça n'est pas un débat nouveau dans la démocratie.
Nous sommes ici et nous siégeons avec devant nous cette tapisserie qui illustre les philosophes de l'antiquité grecque. Au 4e siècle avant Jésus-Christ, la démocratie athénienne, berceau de la démocratie fait face aux assauts de Philippe I de Macédoine et il y a dans l'ecclésia, cela devrait vous inspirer un peu, et il y a dans l'ecclésia un débat sur précisément le même que nous avons aujourd'hui, la gestion de la dépense publique. Et il y a ceux qui pensent que l'on peut continuer à dépenser sans compter.
Et il y a face à eux cette belle figure de la démocratie athénienne d'mosten qui lui dit "La réalité démentira vos chimèes et il faut en politique savoir préférer les paroles qui sauvent aux paroles qui plaisent." Je vous reconnais, monsieur le Premier ministre, d'avoir fait ce choix. Et inlassablement, au cours des mois qui se sont écoulés, les députés de la droite républicaine vous ont fait des propositions, pas pour qu'il y ait moins d'économie, mais pour qu'il y ait plus d'économie.
Nous les avons formulés, nous les avons documentés, y compris en juillet en proposant des économies plus importantes sur la bureaucratie administrative, les 80 milliards de toutes ces agences et de ces comités que les Français ne supportent plus, en proposant des économies plus importantes sur les dépenses liées à l'immigration et en proposant des économies sur la lutte, j'y reviendrai, contre l'assistana. Sur tous ces sujets, les députés de la droite républicaine n'ont jamais été dans la posture. Ils ont toujours été force de proposition.
Et je regrette, monsieur le Premier ministre que ces propositions n'aient pas été plus reprises. C'est donc avec d'autant plus un sentiment de gâch à vous aujourd'hui. Nous vous avons toujours dit que nous ne signerions pas un chèque en blanc.
Nous vous avons toujours dit que nous défendrions nos convictions. Nous étions prêts à nous engager collectivement pour le redressement budgétaire. Mais pourquoi avez-vous autant de mal à convaincre ?
Je pense qu'il faut s'y arrêter un instant pour en tirer les leçons nécessaires. Je ne crois pas un instant que les Français soient aveugles sur la situation du pays. Je ne crois pas un instant que les Français refusent les forts de redressement budgétaire.
Je crois l'inverse. Mais je crois qu'ils ont juste deux exigences. Deux exigences au fond très simples.
La première que ce soit par des économies, des vraies économies et pas des augmentations d'impôts déguisés. Et la deuxième que ce ne soi pas toujours les mêmes qui payent, pas toujours la France qui travaille, pas toujours la France qui a travaillé toute sa vie. Or, monsieur le Premier ministre, le vote que vous avez sollicité est bien évidemment un vote sur la question du principe du redressement financier.
Nous n'avons aucun problème là-dessus. Je l'ai toujours dit et toujours porté et toujours mis en œuvre. En revanche, évidemment, nous ne pouvons pas ignorer que vous avez également présenté avant l'été un chemin de redressement budgétaire et notre vote se prononce évidemment aussi par rapport aux pistes que vous avez mis sur la table.
Et les Français réagissent aussi par rapport à cela. Et dans ce budget, deux éléments suscités du rejet. Le premier, c'est qu'il y a des économies bravo, mais il y a aussi des augmentations d'impôts déguisés.
Et ça, je pense profondément que c'est une erreur. La deuxième, c'est cette mesure qui a tant fait réagir, la suppression de deux jours férier en demandant à la France qui travaille de travailler plus sans être rémunéré et de continuer à payer des impôts et des charges pour que d'autres continuent à toucher les aides sociales. Vous connaissez nos convictions.
Nous ne pouvons pas faire du bien à la France en faisant du mal aux Français qui travaillent. Vous connaissez nos convictions, monsieur le Premier ministre. Nous avons proposé que plutôt que de supprimer 2 jours fériers, on s'attaque aux 365 jours fériers de ceux qui ne travaillent pas et qui profitent du système et de l'assistana.
Vous connaissez nos propositions. Nous avons proposé qu'il y ait une loi de lutte contre l'assistana qui permette de créer une allocation sociale unique fusionnant toutes les aides sociales existantes et en plafonant à 70 % du SMIC pour qu'on ne gagne jamais plus d'argent. en restant chez soi qu'en travaillant.
Gardez le social bien sûr, mais arrêter l'assistana et revaloriser enfin le travail. La clé du sursaut français sera dans cette revalorisation du travail. Monsieur le Premier ministre, vous m'aviez donné votre accord.
Vous m'aviez dit que vous étiez prêt à entendre la parole et à clarifier la position. Cette parole, nous l'avons attendu et nous ne l'avons jamais entendu. Et je le regrette, je vous le dis avec la même francise parce que si vous aviez écouté la France qui travaille, vous auriez aujourd'hui le soutien unanime de les députés de la droite républicaine.
Tel n'a pas été le cas. On ne vous demandait pas de vous renier. Je ne vous demandais pas moins d'économie mais plus d'économie.
Vous avez fait un choix, je le respecte, mais je ne demande jamais aux députés de mon groupe de voter contre leur conscience. Certains voteront pour, sans enthousiasme et ce sera mon choix. D'autres, et leur position est tout aussi respectable, ne voteront pas pour, tout simplement parce qu'ils considèrent que le cœur des convictions de notre groupe, c'est-à-dire la défense de la France qui travaille, n'a pas été écouté.
Pour ceux qui aiment la grande politique, celle qui est faite de pana, celle qui est faite d'audace, il n'y a rien de réjouissant dans la situation présente. [Musique] Oui, l'Assemblée nationale est divisée. Il suffit d'écouter les commentaires qui fusent dans tous les sens pour le mesurer.
Oui, il n'y a pas de majorité absolue. Oui, la situation suppose des compromis et nul ne peut prétendre plaider pour un gouvernement chimiquement pur parce que quand on dit cela, on ment au Français. Ces scénarios improbables d'où qu'ils viennent sont des chimères.
Il y a ceux qui disent dans cette période qu'lan tienne, ajoutons du blocage au blocage, tout ira mieux. Il y a ceux qui plaident pour des élections législatives anticipées alors que tout montre qu'elle ne changerait rien aux divisions de l'Assemblée et ajouteraiit de l'instabilité. Et il y a ce que je crois, être notre devoir dans cette période imparfaite.
Essayer de faire du travail utile. La France a besoin d'un gouvernement, elle a besoin d'un budget, elle a besoin d'un minimum de stabilité et nous devons tirer les leçons des erreurs du passé parce que sinon les mêmes causes produi les mêmes effets. Si l'on veut donner un minimum de stabilité à un gouvernement, il faut changer la méthode. et je n'ai pas changé de conviction.
On ne peut pas se contenter de désigner, chers collègues, une personnalité quel qu'elle soit premier ministre à Matignon à qui l'on signe un chèque en blanc sans avoir défini de programme de travail. Aucune démocratie mature et sérieuse au monde ne fait cela. Quand il y a la nécessité de définir une coalition, quand il y a la nécessité de définir et je plaide pour cela, en discutant au lieu de fixer des lignes rouges insensées avec des gens avec lesquels on ne partage pas nécessairement les mêmes opinions, mais parce que l'on veut donner un minimum de stabilité, et bien il faut assumer de commencer par se mettre autour de la table pour définir un programme de travail.
Parce que s'il n'y a pas ce programme de travail en amont, au fur et à mesure que le temps passe, les ambiguités, les superceries se découvrent, le travail devient de plus en plus difficile et rien ne peut tenir. Il faut tout avoir dit avant pour que l'on puisse faire après. Le Premier ministre doit discuter ce programme de travail pour qu'il puisse ensuite permettre à l'ensemble des formations politiques de prendre leur position. en leur âme et conscience s'ils veulent y participer, s'ils se contentent de le soutenir sans y participer ou s'ils veulent s'y opposer.
Sans cela, il ne pourra y avoir de stabilité. Merci. Car nous serons ballotés au gris du vent sans même avoir pris la peine de définir le cap à suivre. et merci de conclure.
Ce Cap à suivre, c'est celui que nous voulons avec la droite républicaine, le redressement d'une France qui travaille pour la reconstruction de la France, agir même dans cette période difficile. Merci à vous. Merci beaucoup.
Merci monsieur le président vosquier. Voilà. Voilà pour Laurent Vquer pour le groupe LR à l'Assemblée nationale.
Chaque député LR pourra voter librement en sa conscience, certains contre et certains pour, même si c'est ans sans enthousiasme, dit Laurent Vquier, lui qui dénonce les vieux démons de l'instabilité et qui rappelle que avec une telle assemblée, il ne peut pas y avoir de gouvernement chimiquement pur. On écoute maintenant les écologistes à l'Assemblée nationale. Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, monsieur le Premier ministre, aujourd'hui votre gouvernement tombera.
Cela ne fait aucun doute. Il n'y a suspense ni hésitation. Dans quelques heures, vous présenterez au président de la République votre démission sans que cela ne soulève ni tristesse ni regret.
De vous, nous ne retiendrons que vos mensonges délétaires concétrant votre inaction face aux violences à Notre Dame de Baram. Votre hasardeuse priorité quand vous choisitez de prendre un jet pour peau plutôt que d'être au côté des sinistrés de Mayotte. et votre impeccable sens du timing quand vous choisissez de redonner de la splendeur à votre bureau de mer alors que vous annoncez aux Français qu'ils vont devoir se serrer la ceinture.
Votre départ est un soulagement. Il serait presque une satisfaction s'il n'était pas accompagné de l'incertitude de la suite, car le sujet du jour n'est pas tant votre gouvernement que ce qui adviendra dans les prochains jours. La logique voudrait qu'après la fin précoce du gouvernement à tal, la censure de Michel Bernier et l'échec de votre gouvernement, enfin les choses changent.
La lucidité impose de reconnaître que la crise que nous traversons n'est pas un problème de casting, que changer de visage sans changer de politique n'entraînera que davantage de déception et d'instabilité. Que dans une assemblée sans majorité, personne ne peut imposer sa politique sans tomber. D'autant plus quand vous vous obstinez à mener une politique massivement rejetée par les Français.
Aucun chantage, aucun discours catastrophique et aucune tournée des plateaux de télévision ne permettra de construire une stabilité politique. La stabilité politique, le lent rétablissement du lien de confiance entre les citoyens et leurs élus ne peut advenir que d'une seule manière par le respect du vote. Le choix de près de 33 millions de français nous oblige.
Car l'histoire retiendra que face à la grenade découpillée d'Emmanuel Macron, face à son mépris, à sa brutalité, à son abus du pouvoir, le peuple français s'est levé. Et alors qu'Emmanuel Macron fait toujours la sour d'oreille, le peuple persévérant a décidé de se faire mettre des des horloges. Il a reçué massivement la loi du plomb et il a lui-même convoqué l'immobilisation du 10 septembre.
Notre devoir maintenant est de lui prouver que sa voix est entendue, que son vote n'est pas 20 vain. Il se dégage trois faits indéniables des résultats des législatives de 2024 et cela doit guider notre action. La première, c'est le rejet du Rassemblement national lorsque les Français l'auront bloqué l'axe à Latinon.
La deuxième, c'est le refus de la politique d'Emmanuel Macron puisque 2/3 des Français se sont exprimés pour un changement radical de politique. Et la troisème, c'est une assemblée plurielle où force ne dispose d'une majorité. Le premier impératif donc est de respecter le barrage républicain.
Michel Barnier, comme vous, monsieur le premier ministre, ont fait le choix, vous avez tous les deux fait le choix de vous appuyer sur l'extrême droite pour venir votre politique. Pourquoi une telle dérive ? Est-ce que chacun parce que vous deux avez décidé de vous allier avec le parti de Bruno Retaillot qui veut restreindre les droits des journalistes, qui souhaite arrêter le soutien aux énergies renouvelables, qui demande l'exclusion des femmes voilées des compétitions sportives et qui comme le le clan Le Pense qu'il existe des Français de papier avec un tel allié.
Rien d'étonnant que l'extrême droite soit votre seule assurance vie. Le Rassemblement national a d'ailleurs voté 90 % des textes présentés par votre gouvernement et dans 50 % des cas, il vote avec les groupes de la majorité présidentielle. Chers collègues d'ensemble, tant que vous continuerez votre alliance avec une droite qui n'a plus rien de liste, vous serez prisonnier des filets du RN.
Vous continuerez de vous enfoncer dans l'erreur morale et la faute politique. Pour vous libérer de cette emprise, vous devez accepter et renoncer à imposer votre politique. Le deuxième impératif, c'est de rompre avec la politique d'Emmanuel Macron.
Le bilan de sa présid le bilan de sa présidence est bien sombre. Cela a été dit, multiplication des cadeaux fiscaux, épuisement de l'école et de l'hôpital public, abandon de l'environnement face au lobby et du logement face aux investisseurs. Cette politique a été rejetée dans les urnes, le serait encore plus violemment aujourd'hui s'il en croit les sondages.
Pour sortir de l'impasse, le président n'a d'autre choix que d'accepter une cohabitation et de nommer un premier ministre issu des rangs du Nouveau Front populaire. Non pas pour changer de visage, mais bien pour changer de cap. qu'un gouvernement de gauche ne peut et ne doit être le gilet de sauvetage de la politique macroniste.
Le dialogue toujours, la compromission jamais. Alors après deux gouvernements qui apparemment ont gouverné sans feuille de route pendant un an, la feuille de route de la gauche, nous la connaissons. C'est déjà réparer ce que vous avez cassé.
Déjà refuser votre cure d'austérité car monsieur le premier ministre, votre diagnostic est faux. Ce n'est pas l'augmentation des dépenses publiques. Dépenses publiques qui sont restées stables depuis 2017 qui ont creusé le déficit.
Mais les baisses des recette pour 44 milliards d'euros d'économie ne feraiit qu'aggraver la situation en ralentissant l'activité économique et en faisant augmenter le chômage. Clairement, vous n'êtes pas le mieux placé pour combattre le déficit budgétaire alors que vous êtes incapable de régler votre déficit de confiance avec les Français. Nous remplacerons l'austérité par la justice fiscale.
Nous mettrons un terme à l'injustice qui veut que quelques milliers de contribuables ultra riches soit deux fois moins deux fois moins imposé que le reste de la population. Ainsi, nous mettrons en place la taxe Zucman pour les patrimoines de plus de 100 millions d'euros. Et je le dis si sur ce sujet et uniquement sur ce sujet, si nous ne trouvons pas de compromis, nous prerons par leur référendum.
Ce sont les Français qui payent vos erreurs. C'est à eux de décider comment les régler. Nous ferons une réforme du pact du trail qui protège les héritages dorés et bien sûr nous contrôlerons les 211 milliards d'euros d'aide aux entreprises et la suppression des aides indues.
Chaque entreprise, chaque collectivité doit justifier du moindre euros dépensé et les grandes entreprises pourraient dépenser des milliards sans contrepartie, sans suivi et sans création d'emploi. Ce n'est pas acceptable. Cet argent, il permettra de réduire le déficit mais surtout d'investir dans l'école, dans la santé, dans la transition économique, dans la transition écologique, dans l'industrie et dans l'adaptation de notre société face au réchauffement climatique.
Alors, j'entends déjà les commentaires mesquins de certains de ces bancs, mais messieurs, mesdames, de la majorité présidentielle, quand en un an et demi, on a creuser un trou de 70 milliards d'euros, on se fait petit et on donne pas de leçon d'économie parce que 70 milliards, 70 milliards pour rappel, c'est ce que vous voulez économiser avec la réforme des retraites. Après ce modèle économique pluviable, nous défendrons le pouvoir de vigne dignement grâce à la revalorisation des salaires, à la gratuité des premiers kWh, à l'encadrement des loyers et à lutte contre la vacances ou le développement des Airbnb. Nous protégerons la santé par le refus du doublement des franchises médicales, l'abrogation de la loi du plomb, la régulation de l'installation des médecin, la suppression de la majoration du ticket modérateur pour les patients qui n'arrivent plus à trouver de médecins traitants.
Et bien aussi la nous ferons face à la vague obscurant qui déferle depuis les États-Unis et qui est importée par la droite et l'extrême droite de cet hémicycle. Nous engagerons la planification écologique et nous respecterons nos engagements. Baisse de 65 % des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030, baisse de 90 % d'ici à 2040.
Nous investisserons dans la réduction de la consommation, par la rénovation des logements, par le développement des transports en commun, mais aussi en investissant dans les énergies renouvelables. Le respect de la connaissance scientifique et l'action politique résolue sont les deux seules manières de préserver la biodiversité et de réduire les impacts du réchauffement climatique. Mais la défense du savoir scientifique est un autre dégât collatéral de l'entente avec l'extrême droite.
Fin, nous engagerons volontairement une un plan de lutte contre les discriminations et pour l'égalité dans un moment où les faits racistes, islamophobes et antisémite explose. Il faut un plan de lutte résolu. Et de la même manière en terme d'accueil des migrants, il faut débloquer les préfectures qui aujourd'hui en grande partie faute de moyens sont devenues des usines à créer des sans papiers.
Enfin, il est temps de remettre de redonner la place de la France dans le monde. Il faut que la France soit aux premières loge pour refuser le chantage de Donald Trump et demander la révision de l'accord entre les États-Unis et l'Union européenne. Il faut agir résolument soutien à la Palestine via un financement de l'UNVRA et en interdisant les ventes d'armes à Israël.
Alors, comment faire passer tout cela par un changement de méthode ? Parce que rompre avec la politique d'Emmanuel Macron, c'est aussi rompre avec cette méthode. C'est redonner du pouvoir à cette assemblée.
Il ne doit plus être possible de gouverner pendant des mois sans avoir demandé un vote de confiance. Il ne doit plus être possible d'imposer les choses par 493. C'est engagement.
Un gouvernement de gauche doit demander immédiatement le vote de confiance et renoncer au 493. Nous l'avons entendu dans l'intervention de monsieur Voquier. Le socle gouvernemental est déjà en train de se disloquer.
Ils ne savent que voter sur ce vote de confiance. Cela renforce l'isolement présidentiel et l'hyper présidentialisme du 5e République Buddsou. Alors monsieur le président de la République, puisque vous êtes le point de blocage, entendez que la cohabitation décidée par les Français depuis déjà plus d'un an s'impose à vous.
Merci beaucoup madame la présidente Châelin. Je vous propose de suspendre quelques minutes nos travaux. Suspension de 5 minutes.
Voilà pour les charges sévères contre le Premier ministre. Le Parti socialiste par le pantalonade. Cet été.
Vous ne prépariez pas votre budget. Vous vous prépariez votre sortie désinvolte, faute morale ou encore trahison du côté de LR. Oui, il votera la confiance le renvoqué le patron des républicains.
Mais tous ne le feront pas dans ces rangs qui sont plutôt divisés. Lui le fera sans enthousiasme. Mais il l'a dit, il l'a dit en introduction de son discours le Premier ministre.
Il l'a voulu. Il l'a voulu ce moment de vérité et infiné sauf énorme retournement de situation. Oui, dans quelques heures, cette haute de Matignon fera ses valises provoquant une nouvelle crise politique et certains imaginent peut-être à la clé une crise de régime si Emmanuel Macron ne trouve pas un premier ministre pour voter un nouveau budget.
Voilà les enjeux qui sont posés. Édition spéciale qui se poursuit sur LCI pour essayer de tout décrypter ensemble. Tout d'abord, jealue mes invité sur ce plateau.
Nous sommes toujours avec la formidable Valérie Nata Tav, toujours avec Isabelle Saporta, avec Alain Du Patrice Damel, toujours avec pardon Alain Di Benjamin, c'est c'est vous, c'est vous. Oh, il fallait bien que j'en fasse une. Euh, nous sommes également avec Guillaume Roquette et avec Julien Arnaud aussi pour nous apporter toutes les infos coulisses à notre service politique.
Comment ? Ah non, je Ça va se régler plus tard entre nous. Euh alors tiens, d'ailleurs vous allez prendre la main.
C'est c'est un compliment que vous me faites hein. Mais vous allez garder la main puisque justement Alain Duamel disait qu'on était dans une situation pire que 1956. Selon vous, tout ce qui vient de se dire confirme ce qu'il pensent.
J'ai il se trouve j'ai parlé de ces dates avec le premier ministre sortant il y a il y a très peu de temps qui me disait qu'il était d'accord avec Malanchon qui lui-même avait dit on est à la fois en 1788 et en 1957 et il disait en plus d'ailleurs on est aussi en 1930 référence à la la l'explosion de la vague antisémite notamment en France. Bah le problème le problème est simple, c'est que on est peut-être en 1957, il y a une usure des institutions. On parlait avec Valérie par exemple quand les socialistes ou les écologistes disent "Ontilisera pas le 493".
Se priver d'une arme qui permet de gouverner, ça ça n'a pas c'est contraire à l'esprit des institutions. Simplement, il y a un fait, c'est pas un commentaire ni une opinion, on peut le regretter. Il y a pas le général de Gaulle aujourd'hui.
En 57, il y avait le général de Gaulle et voilà, toute la France en a bénéficié. Aujourd'hui, n'existe pas. On continue d'en parler ensemble mais aussi euh sur le terrain depuis l'Assemblée nationale, j'allais dire arène politique puisque désormais pour beaucoup c'est surtout à cela que ça ressemble une arène politique.
Marie-Aline Mélie et Damien Florau, vous êtes sur place pour nous faire vivre cette journée historique politiquement et à vos côtés je vois Éric Cocrel député LFI de SIN. Oui, effectivement Éric Cocrel député insoumis. Vous avez écouté le discours du premier ministre et vous tenez dans la main votre bulletin de vote Éric Coquel.
Quelle et bien option avez-vous choisi ? Bah le contre et je dis à mes collègues qui sont compte de pas se tromper parce que d'habitude on vote pour la censure. Voilà comme là c'est le vote de confiance faut voter contre.
Voilà choisi comme le choisiront une écrasante majorité de députés ce soir. Aucune surprise dans le discours du premier ministre. Non toujours toujours un plédoyer assez extraordinaire. il décrit une situation économique catastrophique du pays euh au point de pas peut-être pas se rappeler que c'est lui et ses amis qui gouvernent depuis 2017 au service de monsieur Macron.
Donc ils sont responsables de cette politique. Bon en plus de ça avec un certain moment un tas d'hydepsie économique, moi j'ai tweeté que c'était l'économie par un nul. Je le confirme.
Éric Crel est maintenant avec un président qui ne veut pas dissoudre avec une gauche qui est prête à gouverner mais qui n'aura pas de majorité comme le gouvernement actuel. Qu'est-ce que vous allez faire ? Bah déjà arrêtons la fiction.
Il y aura pas un gouvernement de gauche, même j'allais dire un gouvernement de gauche sans les insoumis comme le demandent grossièrement les socialistes, il y aura pas. Tout simplement parce que monsieur Macron depuis juillet dernier n'a pas voulu nous donner la possibilité de gouverner alors que nous étions majoritaires parce qu'il ne veut pas changer de politique économique même légèrement. Bon donc moi ce que je crois c'est qu'il va essayer de tenter un gouvernement de coalition, essayer de nous faire le coup de ce qu'il avait fait avec Berou en comptant sur le fait qu'une partie de l'opposition ne s'ensure pas pour passer un budget.
Voilà, c'est ça qu'il va falloir combattre. parce que ça ça va pas résoudre les problèmes du pays. Ça sera toujours un déni démocratique.
Et donc ce que nous on va faire c'est appeler au retour aux urnes. Le peuple c'est la solution. Et en l'occurrence je crois que c'est une élection présidentielle qui permettrait vraiment de résoudre le problème dans lequel monsieur Macron a plongé le pays.
Le président ne veut pas démissionner et votre dépôt pour que le président soit forcé à quitter ses fonctions a peu de chance d'obtenir une majorité. Peut-être mais ça ça va aussi dépendre du mouvement social qui commence le 10. Il y a un point de départ.
Je pense qu'il sera important. il y aura d'autres dates euh pour mon pour quelque part pousser monsieur Macron à cette solution. C'est lui le responsable du blocage dans ce pays.
C'est lui le responsable du chaos dans ce pays. C'est lui le responsable de la situation économique de ce pays et ça ne peut pas perdurer. Donc il faut un retour aux urnes.
S'il finit par dissoudre, on prendra, on assumera ce qu'on fait. Mais je l'ai dit, je pense que c'est sa démission aidé par notre mandat de distitution qui serait la bonne solution. Merci beaucoup Éric Cocrel.
On va et bien entendre cet après-midi encore les prises de paroles de Marine Le Pen mais aussi de Gabriel Atal pour le parti Renaissance ensemble pour la République. À l'heure actuelle, une suspension de de séance mais les débats vont reprendre très rapidement. Merci à vous deux et permettez-moi de remercier Alexis Tessier qui est également avec vous depuis l'Assemblée nationale.
Est-ce qu'il réussit sa sortie ? François Baou, Guillaume Roquet, je vous ai pas encore entendu aujourd'hui. C'est à votre tour.
Euh je je crains que non. Pourquoi ? parce que le contraste est si fort entre le le discours alarmiste et assez convaincant d'ailleurs du Premier ministre et l'absence totale de de réceptivité de l'Assemblée à part le le petit noyau qui soutient encore Emmanuel Macron même leur voquier dit que il votera pour lui sans enthousiasme et il lui reproche de ne pas l'avoir écouté de ne pas avoir écouté la la droite de gouvernement quand elle elle demandait des économies plus fortes et Donc je pense que ce qui va rester, c'est ça.
C'est-à-dire que c'est l'impuissance de de François Baou. Alors peut-être ne pouvait-il pas faire autrement, mais je pense que c'est une Vous savez qu'est-ce qu'il veut aujourd'hui ? Il veut qu'on se mette d'accord sur un constat mais c'est les assureurs qui font des constats.
Les premier ministres, ils sont là pour proposer un plan d'action. Or celui de François Bairrou, il a été rejeté avant même de passer à l'Assemblée. La question qui va surtout s'imposer maintenant, c'est après.
C'est et maintenant quel nouveau premier ministre ? Et si pas de premier ministre, les mots dissolution, démission vont raisonner, vous l'entendrez encore cet après-midi dans les mystiques et certainement par la voix de Marine Le Pen du Rassemblement national. Maintenant, une séquence exclusive pour LCI. nos équipes ont pu suivre il y a quelques instants maintenant la patronne du rassemblement national à l'Assemblée nationale en train de mettre la toute dernière touche à son discours.
Regardez cette exclusivité à signé Thibau Petit avec Olivier Martin. Madame Le ce soir très probablement il n'y aura plus de gouvernement probablement aussi un budget qui attend qui doit être voté avant la fin de l'année qui risque de tarder. Tout cela crée évidemment de l'instabilité politique.
Est-ce que vous, c'est une crainte de votre part de d'être ce soir dans l'instabilité politique pour l'avenir ? Non, mais instabilité politique, c'est d'envisager 44 milliards dans 20 milliards d'impôts supplémentaires. Voilà, l'instabilité politique, c'est celle qui est la conséquence de la dernière élection législative. qu'elle a été créée par Emmanuel Macron lui-même.
C'est lui en réalité qui en magouillant le second tour de cette élection législative a empêché une majorité patriote qui elle aurait été gage de stabilité et c'est lui qui peut-être ce soir en refusant la dissolution sera le promoteur de l'instabilité. Mais quelle concession vous êtes prête à faire pour justement cette stabilité ? Est-ce que vous partagez au moins le constat avec François Baou sur tout le monde, il faut arrêter, il faut arrêter ce cinéma 2 minutes, prendre les gens pour des idiots.
Je crois que ils en ont soupé. Tout le monde partage le constat de l'incompétence des gouvernements qui se sont succédés, de du drame qui a consisté pour ces gouvernements à laisser la dette enflée dans des proportions qui sont spectaculaires. Je crois que le champion du monde dans ce domaine étant Emmanuel Macron qui a quand même réussi à faire 1000 milliards d'euros de dettes à lui tout seul en 8 ans, c'est-à-dire plus qu'en 50 ans, plus que lors des 50 dernières années.
Voilà, donc tout le monde sait tout cela. Il faut arrêter avec cela. Nous sommes en désaccord en revanche sur les moyens mis en œuvre pour pouvoir résoudre ce problème et taper sur les Français en permanence, les appauvrir, aggraver les impôts, diminuer les les droits auxquels ils prétendent.
Et bien nous disons qu'il y a d'autres solutions que celle-là. Et justement, quelles seront vos conditions pour ne pas censurer un nouveau premier ministre ? Et bien nos conditions sont extrêmement claires.
Nous souhaitons que les impôts n'augmentent pas sur les Français et que sont opérés des dépenses sur ce que nous des économies sur ce que nous considérons comme étant les dépenses toxiques de l'État. Merci beaucoup. Voilà pour cette exclusivité pour LCI signé Thbait et Olivier Martin.
Beaucoup d'enseignement Marine Le Pen. On va s'y arrêter. et double actualité la concernant puisque je rappelle que quelques minutes avant le discours du premier ministre, on apprenait les dates de son procès en appel du 13 janvier au 12 février.
Mais ceci dit, cette question Marine Le Pen qui envoie un message depuis plusieurs jours, c'est fini la politique de la main tendue et puis maintenant il y aura des conditions très très claires à un éventuel un éventuel soutien. Je vais être un peu binaire mais elle est la grande gagnante quoi qu'il en soit de cette journée ? Euh vraisemblablement oui, vous avez sans doute raison euh plus que plus que la gauche.
D'abord parce que ce qui était très frappant dans ce qu'on a écouté tout à l'heure, c'est que d'habitude c'est dans l'hémicycle que se règle la dispute publique avec des mots plus modérés et que on a entendu le patron des députés socialistes mener une charge d'une violence à mon sens pas entendue depuis bien longtemps et que donc le Rassemblement national par contraste apparaît, s'affiche, voudrait faire croire qu'il est plus raisonnable que les parties de gouvernement. Donc voilà les conditions posées par Marine Le Pen. Et ce faisant, elle tâche aussi de faire passer son calendrier judiciaire derrière.
Et c'est là où je vais me corriger dans dans mon questionnement. Est-ce que c'est le Rassemblement national qui sort sorti de cette journée ? Bien qu'une Marine Le Pen soit elle affaiblie à l'issue de cette séquence.
Isabelle Saporta. avec des dates de procès en appel 13 janvier 12 février, on est juste avant les élections municipales. C'est justement ce que voulait éviter le Rassemblement national.
De toute façon, il y a aucune bonne date pour cette date de procès. Effectivement, là, on est juste avant les municipales, ça aurait été juste pendant, juste après. On on empétait sur la question de la présidentielle.
Moi, je voudrais revenir, pardonnez-moi, euh Amélie, sur euh sur ce qu'on a vu ce ce cet après-midi. Ce qu'on a vu cet après-midi, c'est un un premier ministre terre euh qui a fait un très beau discours, je suis tout à fait d'accord avec vous, Guillaume Rocket, sur lequel je pense que tout le monde peut s'accorder sur son constat, sur le constat en fait d'avoir toujours préféré le présent et au fond euh une certaine partie de la population plutôt que l'avenir et les générations futures. Il a raison de le dire et c'était important qu'il le dise.
Maintenant, je pense que personne ne se grandit en fait de cette séquence parce que vous avez eu tout d'abord le Parti socialiste, vous avez raison Valérie de dire qui a été d'une violence incommensurable. Pourquoi cette violence incommensurable ? Pour faire oublier finalement qu'ils ont été le pivot qui a permis à François Baou de rester et de tenir malgré et ils ont continué à le soutenir soutenir malgré le conclave, malgré l'AME, malgré malgré la submersion migratoire.
Donc au fond, pour faire oublier qu'ils l'ont soutenu, ils se sentent obligés de l'achever de manière ahurissante. Et par ailleurs, pour tous ceux qui se posent la question de finalement est-ce que oui ou non s'il y a des dissolutions, ils se rangeront avec le LFI, je pense qu'on a la réponse aujourd'hui puisqu'ils étaient quasiment à la gauche de LFI dans la façon et don dans l'espèce de je sais pas de méchanceté de de haine avec laquelle ils se sont adressés au premier ministre qui était absolument pas nécessaire. OK.
Pardon, mais totalement incompatible mais incompatible avec l'idée qu'il puisse y avoir, ce qui n'existera pas bien entendu, un premier ministre socialiste qui gouvernerait avec une partie du bloc central. C'est exactement l'inverse. C'est ça qui est incompréhens quand à le renvoquer, il ne cible.
Non, non, mais vous avez tout à fait raison. Quand à le renvoquer, on est tout à fait d'accord. Quand à levoquer, il ne cible au fond que la France insoumise.
C'estàd l'ennemi de la République, c'est la France insoumise. Bon, écoutez, là, je pense qu'on voit ce que va être l'avenir, c'est-à-dire un rapprochement de la droite et de la l'extrême droite, hein. On y est pas mais enfin, on le prépare gentiment et de la gauche et de l'extrême gauche.
Mais sur ce que dit Marine Le Pen à François Baïou, quand elle dit en gros, il y en a assez de son discours sur la dette. C'est bien joli tout ça, mais en plus on est même pas d'accord sur les solutions. Elle elle a elle a raison.
Il arrive trop tard, trop fort, trop catastrophiste. Oui, je pense qu'elle a raison. Je dirais malheureusement parce que c'est une réalité.
Pourquoi en fait ce discours alarmiste sur le niveau de la dette, il ne il n'est pas performatif comme disent les gens prétentieux. C'est-à-dire que les gens comprennent globalement qu'il y a euh une dette trop importante, mais ils ne considèrent pas pour autant qu'ils doivent changer leur leur façon de vivre parce que chacun a sa réponse toute prête. Le Rassemblement national dit faut donner moins d'argent à l'Europe, faut donner moins d'argent aux immigrés. les les socialistes et la France insoumise disent il faut arrêter les cadeaux aux entreprises et augmenter les impôts sur les très riches.
Et donc comme chacun a une réponse différente, le fait d'être d'accord sur le constat, ça ne rapproche absolument pas les les points de vue. Et par ailleurs, même si l'argument est assez simpliste, il est vrai que aucun président de la République n'a augmenté la dette publique comme Emmanuel Macron depuis 2017 et que donc le fait qu'il dise maintenant, débrouillez-vous entre vous, le fait que c'est soit le grand absent de de cette séquence, moi je sais pas si vous avez beaucoup entendu président de la République pendant l'été les Français sur la dette, pas moi. On écoute les discours toujours à l'Assemblée nationale.
On écoute Marc Fenot pour le bon. Reconnaissons qu'il est impossible avec eux de construire une politique de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre. Nous avons désormais manifestement de nombreux responsables en France qui se rangent dans la catégorie des déficitaux. [Applaudissements] Ceux qui croient ouignent de croire que ce qui est beaucoup plus grave, que tout cela n'a pas de conséquence et n'a pas grande importance.
C'est pourquoi la question qui nous est posée aujourd'hui n'est pas celle d'un seul homme, pas celle de son gouvernement, ni même celle des réponses précises à apporter. Non, la question qui nous est posée de savoir si nous avons, queles que soient nos différences, le courage de voir la vérité en face. Dire qu'elles sont, c'est reconnaître que depuis 50 ans, le choix de la facilité face aux attentes de l'opinion publique, la démagogie qui caractérise trop souvent la guerre rangée qui est la politique ont conduit à accumuler une dette que nous ne pouvons plus supporter.
Nous en sommes tous responsables, tous ceux qui ont gouverné et ceux qui les ont poussés sans gouverner à la dépense. Depuis les années 70, nous avons multiplié les engagements sans jamais solder les comptes. À chaque crise financière, sanitaire, énergétique, nous avons repoussé l'échéance convaincu qu'un jour meilleur réglerait nos contradictions.
Mais ce jour n'est jamais venu. L'irresponsabilité de certains, c'est d'avoir sans cesse réclamé plus de dépenses. Et la nôtre, sans doute, c'est d'y avoir trop cédé.
La vérité, c'est aussi de dire que les conséquences de nos choix ou plutôt de nos non choix ont été reportés sur ceux qui n'avaient pas voix au chapitre, les jeunes et les générations futures. Et c'est cette chaîne d'irresponsabilité que nous devons briser aujourd'hui sans quoi nous ne leur rélégrerons pas un héritage mais un fardeau, pas un espoir mais un avenir entravé pour ne pas dire impossible. Aujourd'hui, en 2025, le remboursement des seuls intérêts de la dette représente plus de 60 milliards d'euros et ce devrait être plus de 70 milliards dès 2026, s'il ne faisons rien. 13 fois plus que ce que rapporté l'ISF en 2017.
Six fois le budget de la justice pour ne citer que cet exemple. Autant d'investissements que nous ne vons pouvons pas faire pour le quotidien des Français, pour leur santé, pour leur logement, pour la transition écologique et énergétique, l'agriculture, la recherche ou l'éducation. Autant d'aide que nous pourrons pas mobiliser pour soutenir à nouveau le pouvoir d'achat déménage si une nouvelle crise inflationniste, sanitaire, énergétique, géopolitique venait à survenir.
Autant de moyens qui ne pourront pas accompagner les investissements des collectivités locales. La vérité, c'est aussi de dire que la spirale de la dette rend notre démocratie impuissante et menace notre souveraineté. Plus notre dette s'accroit, plus les marchés financiers seront en mesure d'influencer notre politique.
Il n'est pas un pays qui n'y ait pu y échapper, pas un. Mais mes chers collègues, il n'est pas trop tard pour faire face à ces réalités. Nous pouvons faire ensemble le choix d'affronter la vérité des chiffres pour reprendre le contrôle avant qu'il ne prennent de manière irrémédiable celui du destin de notre pays.
C'est même la condition synéqua nonne à l'émergence de compromis fort équilibré et surtout juste. C'est ce chemin que vous proposez monsieur le Premier ministre avec cette déclaration. celui que nous avons toujours défendu au groupe les démocrates.
Nous sommes convaincus que cette assemblée n'est pas condamnée à l'affrontement stérile. Et nous pouvons être les artisans d'un rassemblement de femmes et d'hommes qui veulent chercher des solutions plutôt que des slogans, qui veulent être utiles plutôt qu'applaudis et facilement populaire en cédant finalement aux tentations populistes, qui mettent l'intérêt du pays au-dessus des partis et qui ne pensent pas que nous irions mieux avec le chaos. Kos qu'un certain nombre organise jusque dans l'enceinte même de cette assemblée tous les jours.
Voilà la méthode que nous devons revendiquer. Partir de la vérité, dialoguer dans le respect et construire dans l'intérêt général. Et mes chers collègues, nous l'avons déjà fait.
L'exercice de 2025 sur le budget l'a montré. Un compromis a été possible. Il a permis de faire passer le déficit de 6,2 à 5,4.
Et pour la première fois depuis longtemps, ce gouvernement dirigé par François Baot a su tenir cet objectif malgré le contexte international difficile, le tout sans casser la croissance ni plonger la France dans l'austérité. Si nous sommes responsables, nous pouvons tenir tous ensemble une trajectoire. Alors oui, la démocratie française n'est pas habituée au dialogue, mais la vérité oblige à dire aussi qu'il s'impose à nous tous.
Personne ne peut à lui seul assurer la stabilité et imposer ses vues. Personne. Si chacun cherche à être vainqueur sur l'autre, alors tout le monde perdra.
Au contraire, si chacun accepte la part de renoncement nécessaire sans se dévoyer et de manière transparente sous les yeux des Français, alors nous réussirons et nous pouvons le construire avec méthode, c'est-à-dire abandonner les ases et les lignes rouges intenables, c'est-à-dire ne pas être dans les arrière-pensées permanentes, boutiquiaires ou électorales. Cela nécessite que nous n'ayons pas de tabou ni sur la taxation des plus aisés, ni sur la nécessaire réduction des dépenses, ni sur les grands bouleversements qui préoccupe les Français. Il suffit de suivre ce que nous avions fait pendant les débats budgétaires.
Vous auriez pas l'air étonné comme vous l'êtes là. La vérité c'est aussi accepté que certains débats ne seront pas tranchés ni ici ni maintenant, que les Français seront appelés à se prononcer en 2027 et que d'ici là nous pouvons être utiles en faisant œuvre commune sur nombre de sujets. Ce temps est précieux et nous n'avons pas le droit de le gâcher sous les yeux désabusés et de plus en plus en colère des Français.
Ce que propose le premier ministre, c'est aussi de bâtir la confiance autour de l'idée de justice. Je sais, chers collègues, que nous l'avons en partage avec nombre d'entre vous. La justice ne peut être fondée sur la désignation de bou de bouc émissaires.
Ni les riches, ni les chômeurs, ni les immigrés, ni les patrons, ni les travailleurs, ni les retraités, ni même je l'ose les responsables politiques. La justice, c'est de demander à chacun une contribution proportionnée à ses moyens. et que tel le colibri, chacun fasse sa part.
Depuis 2017, notre groupe a fait des propositions concrètes en faveur de la justice fiscale. Élargissement de l'assiette de l'IFI, taxation des rachats d'action et des superdvidendes, rehaussement de la flat taxe ou d'autres pour approcher taxation du travail et taxation du capital. Notre cohérence est de ne pas considérer de la même manière ce qui participe au dynamisme de l'économie réelle et ce qui relève de la richesse improductive. et de la rente.
C'est la rente pour la rente qu'il faut chasser sans relâche, pas ceux qui créent, qui développent et c'est valable pour les chefs d'entreprise comme pour chacun d'entre nous. Défendre la justice est aussi mieux répartir les efforts de la solidarité nationale avec la volonté qu'elle ne décourage pas les plus jeunes, ceux qui veulent créer, produire, ceux qui veulent dans le public comme dans le privé prendre des risques et ceux qui se lancent dans la vie avec la charge d'une famille. Et face à ces défis, la France a des atouts immenses.
Son travail, sa capacité productive, ses talents, sa créativité, sa recherche. Je recherche son tissu d'entreprise, sa jeunesse évidemment. Nous avons des capacités industrielles extraordinaires dans le nombreux secteurs de pointe et d'avenir, chimie, mathématique, aérospatial, armement, nucléaire, industrie du luxe, pharmacie, culture, intelligence artificielle.
Nous avons, prenons-en vraiment conscience, la meilleure agriculture du monde. Nous avons enfin un service public en mal-être mais qui fait des envieux à l'extérieur de notre frontière. C'est aussi cette vérité-là qu'il faut entendre, celle d'un pays qui dispose des moyens de son sursaut et qui ne peut dès lors accepter la domination et la tutelle des autres et plus encore celle des marchés financiers étrangers.
Et il faut refuser le discours facile du déclin. Ceux qui cherchent des bouc émissaires, les solutions s'implient. Ceux qui celui qui nourrit un désamour de la France quand nous devrions tant l'aimer et les Français avec.
La vérité, le compromis et la justice ne sont pas des mots creux. Ils forment ensemble une méthode, une méthode qui a déjà fait ses preuves et qui peut encore une fois donner à notre pays la force de surmonter ses défis. Nous vivons un moment charnière, monsieur le Premier ministre.
Et ce combat de vérité qui est celui d'une vie, celui de votre vie, les députés démocrate le porte chacun d'entre eux et vous soutiennent. Nous le portons dans l'adversité aujourd'hui et nous continuerons de le porter demain avec vous. En cet instant, chacun des députés de la nation détient une part de l'avenir de la France.
Il se l'ai vu confier lors des dernières élections législatives avec une attente exprimée par chacun de nos concitoyens, celle de dialoguer, de travailler ensemble, de leur être utile. C'est sur cela et non sur le sort du gouvernement que nous devons nous déterminer. Oui ou non ce sujet de la dette est-il urgent et grave pour que notre pays maintenant et pour l'avenir de notre jeunesse ?
Oui ou non pouvons-nous nous entendre sur ce sujet crucial et adresser ainsi un message de stabilité, d'unité et de force au reste du monde. Oui ou non pouvons-nous entamer une véritable dialogue sans faux semblant pour trouver des solutions à la hauteur de notre devoir vis-à-vis des générations futures ? Monsieur le premier ministre Charles Peggy s'interroge sur le fait que terre la vérité pas déjà mentir et il poursuivait en disant que ceux qui ne crient pas la vérité quand ils savent la vérité se font complices des menteurs et des faussères.
C'est cela le rendez-vous que vous nous avez donné ce jour et c'est parce que notre groupe accepte de relever ce défi et de préserver notre pays du pire et des périls qui le menacent que nous voterons en faveur de votre déclaration. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur sans surprise puisque il s'agit du modè.
On s'arrête sur cette information qui s'est affichée en bas de de votre de votre écran d'émission demain matin en cas de chute du gouvernement. Information TF1 LCI. Je le répète, le Premier ministre présentera sa démission demain matin dès les premières heures du jour, même nous précise Julien Arnaud qui a pu confirmer cette information.
Merci à vous Julien. Ou oui, exactement. Alors, on parle a priori vers 8h du matin pour la démission de François Baïou. euh il présentera au président de la République alors c'est une information qui date d'il y a quelques minutes.
Donc à 7h voilà, on nous dit François Bairou en cas de chute euh s'il n'obtient pas et ce qui se dessine la confiance dans quelques instants, et bien il présentera sa démission à Emmanuel Macron aux alentours de 8h. Pour son agenda. On me dit que ce soir pour l'instant ce n'est pas prévu qu'il voit Emmanuel Macron.
Ce sera simplement le rendez-vous de demain matin et à Matignon ce soir toujours prévu François Baï qui réunira ses ministres pour un mouvement convivial me dit-on. Et ça c'est toujours maintenu. Patrice du AML sur cette information, votre analyse, c'est pas une vraie surprise dans la mesure où on sait que le président voudrait, contrairement à ce qui s'est passé les dernières fois, aller aller le plus vite possible avec la date du mercredi 10 septembre qui se profile avec les mouvements sociaux que l'exécutif attend sans d'ailleurs vraiment savoir si ça va être lourd ou plutôt léger.
Euh ils savent ils savent pas, il y a plusieurs thèses, il ils ignorent, ils s'attendent à quelque chose de de lourd le 18 septembre avec toutes les organisations syndical pour mercredi, ils ne le savent pas vraiment. Donc on peut imaginer euh que ça se déroulerait assez vite dans la journée, mais là c'est une une intuition, c'est pas une information par rapport au à la volonté et à l'objectif du président. il pourrait nommer le successeur ou une la successeur euh dans la journée de demain avec éventuellement une passation de pouvoir dans l'après-midi.
Et on peut imaginer, ça serait quand même, me semble-t-il, assez logique, que le président à ce moment-là s'exprime, par exemple demain soir, en tout cas, il s'exprimera le soir du jour où sera nommé le successeur de François Bairou à Matilan. Un Chachabo, on se retrouve. J'entendais certains dire cette fois a-t-il conscience de l'urgence de la situation Emmanuel Macron après des temps de latence un peu trop longs lors des derniers bouleversement politique ?
Cette information preuve prouve qu'il aurait conscience de l'urgence de la situation. Euh c'est vrai que il n'aime pas qu'on le bouscule, il aime pas qu'on le presse. On l'a dit à chaque fois, il a eu le temps de réfléchir là quand même.
Et là, voilà, c'est ce que j'allais dire. Il a le temps de réfléchir parce que François Baou quand même visiblement a réfléchi avec lui sur cette sortie programmée organisée depuis la mi-juillet. Il connaît toutes les difficultés et puis Patrice faisait allusion au calendrier à l'agenda de la semaine.
J'ajoute aussi les agences de notation, c'est vendredi aussi fit. Et donc ensuite, s'il y a même un gouvernement qui expédie les affaires courantes, ce serait quand même mieux vis-à-vis des agences de notation, même si sans doute la décision est à peu près prise, qu'il y ait quand même quelqu'un qui occupe Matignon et que le président de la République donne le sentiment que bah au fond, oui, il y a sans doute, je vis dire quoi ? accident politique mais que c'est pas un carambolage en série avec nécessité d'interrompre la circulation gouvernementale.
Donc il faut aller relativement vite en ayant pris bien sûr parce que il commence à connaître la musique Emmanuel Macron que ce n'est jamais facile mais il faut qu'il donne un sentiment quand même de stabilité dans la stabilité donner l'impression qu'on a conscience de l'urgence de l'état d'urgence même j'oserais politique social et économique. C'est ça l'enjeu pour Emmanuel Macron. Alors qu'on on comprend que c'est un peu là la dernière cartouche avant la dissolution qui est en train de se jouer potentiellement.
L'enjeu pour Emmanuel Macron, c'est essayer de ne pas apparaître aux yeux des Français comme le responsable de cette crise parce que effectivement le le l'absence de confiance qui va être donnée dans dans quelques minutes à François Baï, c'est une conséquence de l'absence de majorité à l'Assemblée qui est elle-même une conséquence de la dissolution voulue par le président de la République. Et donc autant après la la dissolution le président de la République avait pris tout son temps, il avait mis 2 mois de mémoire, il avait laissé passer les Jeux Olympiques pour montrer que il n'était pas le prisonnier des événements. Après la la censure de Michel Barnier, il avait mis 9 jours, 2 mois 9 jours.
Donc là, il va mettre encore moins de temps. Pourquoi ? parce que tout le monde se se tourne vers lui.
Vous avez sans doute lu le l'interview de Nicolas Sarkozy dans dans le Figaro qui explique que finalement le roi est nu et que c'est une le le chef de l'État n'est plus l'arbitre. Il a parlé comme le responsable a dit la même chose aussi. Il a dit il faut qu'il aille très vite.
Absolument. Et donc euh euh ça ça c'est aussi pour montrer que il n'y a pas de de vacances du pouvoir. Après euh ce qui va être intéressant à mon avis c'est de savoir combien de temps tiendra le le prochain premier ministre.
C'est la dernière cartouche du président de la République, vous l'avez dit. Si ça ne marche pas cette fois-ci, si le budget n'est pas voté, alors je ne vois pas quel issue il y aura pour le président. Isabelle Saporta.
Oui, Guillaume Roquet a tout à fait raison. le cette espèce de cinéma, pardonnez-moi ce mot un peu trivial qui avait eu avec ce gouvernement des missionnaires qui restait en place, qui n'était pas touchable par le 493, donc qui était déjà mort, donc on ne pouvait pas assassiner. Ça n'est pas possible dans cet état de tension dans lequel on est en France aujourd'hui.
En revanche, effectivement, même s'il va très vite, je ne vois pas pourquoi les mêmes causes n'entraîneraient pas les mêmes effets. C'est-à-dire que qu'est-ce qu'on peut faire là ? On voit bien dans la situation actuelle que un un premier ministre PS n'est pas possible, que sans doute il va essayer de trouver quelqu'un à droite, au centre droit et qui va se retrouver avec une gauche qui n'en voudra pas.
Enfin, on va se retrouver exactement dans la même configuration dont on voit pas bien comment on pourra sortir sans une dissolution. Alors, on continue de s'arrêter sur cette information. démission demain matin en cas de chute de François Beou qui est quand même le scénario qui se dessine à 90 % voir beaucoup plus si si Joseph.
On continue d'en parler depuis l'Assemblée nationale avec vous Marialine Mélie et Damien Fleurau. Vous nous faites vivre cette journée très spéciale sur LCI. À vos côtés Sylvain Maya de Ensemble pour la République qui doit certainement quelque chose à avoir à vous dire sur cette sur cette information hein.
Oui Sylvain Mayard, bonjour. Un des députés les mieux informés de l'Assemblée, un proche du président. On a bien compris dans le discours de François Baou et selon nos informations que demain matin, le chef du gouvernement devrait présenter sa démission.
Qu'est-ce que vous en dites ? Et qui pour le remplacer face à une gauche qui dit c'est à nous de gouverner ? Oui, c'est la Constitution. après un un article 491, si jamais le gouvernement était minoritaire, il faut qu'il présente sa démission dans les 24 heures et donc ça, il y a rien de nouveau.
Après, ce que nous souhaitons, c'est que il y ait rapidement un nouveau premier ministre qui préfigure un gouvernement et là prendre probablement un peu plus de temps pour faire en sorte que l'ensemble des partis de gouvernement cas qui se disent partis de gouvernement construisent probablement le budget pour cette année l'année prochaine avec un minimum de compromis et puis les deux trois quatre grandes réformes que nous voulons porter d'ici la fin du canal. Quel profil pour le premier ministre ? Ça c'est au président de la République de décider et de sentir en fonction euh euh des contacts qu'il a avec les différentes forces politiques, celui ou celle qui est la plus à même de construire cette majorité euh compliquée à mettre en place.
Mais bon, il y a il y a des profils, vous les citez régulièrement et c'est au président de la République de choisir. Sylvain Mayard, on sent effectivement que ça pousse hein au sein du socle commun euh pour mettre euh et bien en place un changement de méthode, d'abord parler du fond. Euh vous en appelez quoi ?
Un conclave euh programmatique où on parle bien sûr du budget, mais pas uniquement, mais quelle est la garantie qu'au bout de euh 15 jours, 3 semaines peut-être plus euh on sorte avec un accord ? Moi, je crois que il y a il s'est dégagé en tout cas de l'acte fort du Premier ministre, la question de confiance. Une force, une majorité ici de gens qui se disent "On peut pas laisser nous députés ne pas trouver des solutions, avoir un budget.
Budget, c'est de la protection pour les Français, de la projection pour les Français parce que nous ne serions pas capable de trouver cette majorité parce que nous n'aurions pas suffisamment fait les compromis." Je crois que vous avez vu une majorité là cet après-midi dans dans l'hémicycle se dessiner. Une majorité se dessinée.
Non, mais là c'est un peu particulier. Le Premier ministre demande une question de confiance à ses adversaires politiques. Donc c'est évidemment difficile à obtenir.
Moi, je crois qu'il y a un passage pour pour un budget cette année et l'année prochaine. Il faut que nous puissions travailler et probablement la disc un passage avec qui Mayard ? Avec qui le passage, avec qui vous pourriez faire un accord de non censure ?
Je crois que les LR Renaissance le modem Horizon, le Parti socialiste et probablement des indépendants, une partie de Liot par exemple, ça peut faire une majorité de gens qui vont dire bah on met euh un peu de côté notre programme pour faire en sorte que les Français aient un budget et puissent entre guillemets se projeter dans l'avenir. Moi ça me semble important. Sinon, c'est très simple he on va directement vers des nouvelles élections qui font quoi quand on regarde les projections ?
Ça veut dire que le RN et LFI n'auront aucune majorité. Par contre, ils auront une minorité de blocage qui fera queon ne pourra plus rien faire et là, ce sera vraiment le chaos. Merci beaucoup Sylvain Mayard, député Renaissance de Paris et on va évidemment continuer à interviewer des personnalités de l'opposition et du bloc central.
Alors, on vous dit vraiment à tout de suite à tous les deux, tous les trois avec Alexis Tessier derrière la caméra. Merci beaucoup. Alors, la grande question maintenant, c'est l'après puisque vous le comprenez avec cette info en bas de votre écran demain d'émission en cas de chute dès demain matin, premières heures du jour, nous disait Julien à nous tout à l'heure qui du coup qui pour lui succéder.
Là, on continue avec les infos LCI avec vous Renault Pila. Quels sont les derniers Oui. les derniers noms qui circulent dans les dans les coulisses du pouvoir ?
C'est compliqué de donner les noms. Juste avant de donner les noms, c'est peut-être le profil euh d'un prochain premier ministre. On voit à écouter les interventions cet après-midi qu'il faut un profil qui soit capable de trouver une sorte de pacte de gouvernement pour donner un budget à la France.
C'est ça la priorité. On verra après dans les semaines et les mois qui viennent comment donner ce budget. Profil effectivement peut-être centre centre droit.
Alors, on parle Xavier Bertrand, un LR, euh pourquoi pas euh Sébastien Lecornu euh Renaissance ou peut-être une une figure, une personnalité qui est pas très marquée euh qui appartient pas forcément à un parti politique qui soit de centre gauche pour pouvoir essayer et pour pouvoir essayer d'avoir quelques députés socialistes et non pas l'ensemble du PS parce que lorsqu'on écoute Boris Valot tout à l'heure, on se doute que le PS ne va pas forcément trouver un pacte de gouvernement. On confirme, la charge était très très sévère de la part de de Boris Valallot. C'est c'est enterré selon vous, c'est malgré tout le Parti socialiste totalement enterré.
Les enchères sont montées et finalement on a l'impression que c'est quand même mal embarqué. Euh veut dire Renault, je veux dire on ne comprend, on ne pourrait pas comprendre qu'il y ait euh un accord ou même une négociation à venir euh entre le Bloc Central et les socialistes après avoir écouté Boris Vallot ou alors il est complètement à côté de la plaque mais enfin bon, il est proche de enfin proche, il parle toute la journée avec Olivier Fort, il est président du groupe. C'est c'est moi franchement j'ai rarement entendu un discours même les discours de de bon les assoumis c'est toujours assez hard mais c'était plus qu'agressif moi j'ai trouvé ça bêtement méchant.
Voilà, on disait il y a des BD, on disait bête est méchant. C'est enfin je dis je me permettrais pas de dire bête mais d'une méchanceté gratuite des involves photom la trahison France. Ouais franchement c'est c'est c'était assez stupéfiant.
Alors, on sait que Boris Vallot déteste cordialement le président, mais là, il s'adressait aussi au Premier ministre. Sur les noms, euh je crois que l'idée d'un premier ministre technique, gouverneur de la Banque de France, on a prononcé le nom de Nicolas Revel qui est le patron de des hôpitaux de l'assurance maladie à PHP directeur de cabinet. Ça semble pas retenu pour l'instant.
On donc on serait plutôt sur les personnalités de ce Alors petit filtre quand même euh le président ne semble pas vouloir de président donc ça à ce moment-là ça éliminerait DAmanin et gens comme ça. Donc le cornu effectivement Catherine Vautrin ce sont les noms qu'on prononce avec une surprise mais elle semble à ce jour à date comme on dit assz assez peu probable le cornus c'est c'est confortable pour le président parce qu'il s'entendent extrêmement bien il lui fait une confiance absolue et il serait moins indépendant dans sa gestion gouvernementale que sans doute François Baou même s'il ne le faites pas vraiment. Alors, on dit que Matignon effectivement ne se refuse pas mais Sébastien Lecornu considère que sa tâche à la tête du ministère des armées extrêmement importante vu évidemment le contexte international et donc c'est pas quelqu'un qui a une ambition encore moins présidentielle.
Sébastien Lecord, un nom soumis par Michel Bernier mais d'autres aussi du côté de de la droite, c'est comme souvent Xavier Bertrand. Xavier Bertrand est un nom qui revient. Je vous vois pencher la tête.
Pourquoi Chab ? Je penche la tête de quel côté ? Je sais pas.
Voilà donc il y a un problème Xavier Bertrand, il y a un problème Rassemblement national c'était on s'en souvient tour de piste précédent, il y avait un véau du Rassemblement national. Bon, de toute façon aujourd'hui le véau du rassemblement national ou pas, on voit bien que c'est extrêmement difficile compte tenu de la position de Marine Le Pen aujourd'hui qui est dû à dire et on l'a entendu encore tout à l'heure au fond, quel que soit le premier ministre choisi par Emmanuel Macron, tout ça se terminera par un vote de censure. Donc euh franchement, il y a-t-il une possibilité cette fois pour Xavier Bertrand effectivement de d'aller à Matignon, c'est de l'argument Eren, il pèse moins parce que de toute façon euh maintenant elle veut plus entendre parler de rien.
Donc c'est ce que je dis, de toute façon, elle s'en fout, elle votera la censure avec les députés. Donc voilà, c'est-à-dire les deux précédents, bon, on les a choisi en se disant ils pourront discuter avec le Rassemblement national, ils le respectent, ils ont des contacts, on voit comment ça se termine. Donc là, je pense que c'est pas le sujet, c'est le gaisme social, hein.
Xavier Bertrand, il y a une petite difficulté par rapport à ce qu'on vient de dire, c'est qu'il a une ambition présidentielle évidemment Xavier Bertrand. Donc c'est compliqué de le nommer à Matignon, ce que n'a pas par exemple dans le même profil Catherine Vautrin par exemple. Donc tout ça fait que la roue tourne toujours.
Euh voyez, on est passé, on revient à Catherine Vautrin, on revient à Xavier Bertrand après avoir expliqué que c'est quelqu'un qui devait avoir une petite coloration de gauche d'origine. C'est pour ça qu'on pensait à Nicolas Revel qui est aussi fonctionnaire et c'est le ministre de l'économie, monsieur Lombard qui est Oui, mais je peux pas dire qu'il est brillé par sa présence, comment dirais-je, son influence, son expression ces derniers mois. Donc les Français diront pas quelle bonne idée.
Xavier Bertrand, il serait très indépendant comme premier ministre. La B est dans le camp d'Emmanuel Macron là en ce moment même. Est-ce que vous est-ce qu'il y a des infos Guillaume Requête ?
Non parce qu'effectivement moi j'ai entendu les les mêmes noms que vous notamment celui du gouverneur de la Banque de France monsieur Villeroi de Galot. Mais ce qui est intéressant, c'est que dès que sur ce plateau ou ailleurs d'ailleurs on a on avance un nom, on dit "Bah non, ça peut pas être lui." Mais tout simplement parce que la réalité politique, c'est que Emmanuel Macron ne peut chercher un premier ministre que centriste.
Alors euh on passait du du centre droit peut-être avec François Baou à un centrisme un peu plus social avec Xavier Bertrand. Mais la le le centrisme, ça représente quoi ? Ça représente 15 % de de des Français.
Si si on si on parle de tous les gens qui sont en âge de voter et qui euh se sont prononcés pour eux. Donc euh on peut on peut gagner quelques quelques semaines peut-être. Et euh évidemment pour des commentateurs politiques comme nous, c'est c'est très intéressant.
Mais je c'est enfin on est on est quand même dans une impasse. C'est-à-dire que quelle que soit la la personne qu'on qu'on son qu'on dise crédible, on voit aussitôt les les problèmes vis-à-vis desquels elle se elle se posent. Donc il peut très bien trouver un premier ministre mais qu'il soit censuré dans la foulée.
Mais sauf queon le dit, c'est la dernière étape, dernier arrêt avant dissolution. C'est l'impression que ça donne. Donc là le fil, il est quand même très sensible.
Oui, le chemin le chemin semble peut-être tracer vers une solution, mais ça sera en tout cas la solution de dernier recours pour Emmanuel Macron. Je reviens euh d'un mot sur les chefs socialistes. Euh je crois qu'il faut pas euh confondre en tout cas mettre d'un bloc les chefs socialistes et les députés socialistes.
La charge de Boris Vallot, c'est une charge personnelle. Oui. contre François Baou et et Macron. car oui, car il faut mais mais d'abord d'abord euh d'abord François Bairou parce qu'il faut savoir que les relations depuis des semaines et notamment euh depuis l'affaire Betaram entre François Bairou, Boris Valallot et Olivier Fort sont exécrables.
François Baou en veut énormément à ces deux hommes sur à la fois cette affaire et puis sur la conduite des négociations s'il y a eu en tout cas de la façon dont ils ont traité François Bairou depuis depuis depuis 2 3 mois. En revanche, les députés socialistes, on aura un nouveau nom. Peut-être qu'avec le nouveau Premier ministre où il y aura pas cette inimitié personnelle, euh il y aura peut-être des discussions possibles de la part de certains députés socialistes.
Sachant qu'effectivement, c'est comme toujours pareil dans une négociation, on est au 15e étage euh en terme de discours et puis quand on on négocie, on redescend au 4e 3e avec des concessions. Il faudrait que dans ce cas-là, ils aient un ils aient un trophée agréable pour pouvoir dire on accepte. Ce qui est intéressant quand même, c'est que quand on a entendu successivement le le les interventions de Laurent Voquier et celles de Boris Valallot, c'est que euh aux deux extrémité, on va dire du bloc central, il y a quand même des discours extrêmement offensifs et euh on on l'a dit, les mots très durs de Boris Valot vis-à-vis de François Bairou, mais moi je retiens aussi ceux de ceux de leur invoquier qui reproche expressément au premier ministre d'avoir refusé de de discuter avec eux pour bâtir un programme d'économie qui de ne pas avoir tenu parole.
Oui, c'est ça. Et qui dit à titre personnel, je je voterai pour lui. Ça ça ressemble presque à Jacques Chirac disant en 19 sans enthousiasme.
Il a dit sans enthousiasme. Sans enthousiasme. Donc on voit bien que même dans ce qui pourrait être le le groupe des gens raisonnables, il y a quand même une très grande réticence parce que je pense que tous ces gens-là, que ce soit Boris Vallot ou ou leur invoqué, ils entendent la la les troupes qui grondent et et les électeurs qui disent "Mais ne vous laissez pas compromettre." Alors, puisque vous parlez des républicains, nous sommes avec le porte-parole des républicains de l'Assemblée nationale, Vincent Jeanbrin.
À votre micro, Damien Florau, Marie-Aline Mélie depuis l'Assemblée nationale. Oui, effectivement Vincent Jeanbrin, bonjour. Député droite républicaine du du Val de Marne.
On a entendu le vote exprimé à la tribune tout à l'heure de leur renvoquier. Il votera pour la confiance du premier ministre sans enthousiasme, a-t-il précisé. Et vous ?
Bah, écoutez, pareil, je voterai pour la stabilité. On a vu avec la chute du gouvernement Barnier ce que ça a eu comme impact sur la France qui travaille, sur les artisans, sur les entreprises, bref sur l'ensemble des familles de ce pays qui ont subi cette ce chaos entraîné par l'instabilité et je pense qu'il faut éviter cette instabilité. C'est pour ça que je voterai court pour mais évidemment sans enthousiasme d'autant que ça a été rappelé par Laurent Voquet Bruno Rotaillot Laurent Voquet avait été négocié avec François Bairou en disant nous il y a des choses qui vont dans le bon sens les économies oui.
Par contre les de jours fériers on demande aux Français de venir travailler gratuitement ça c'est non. Changez ça et vous pourrez avoir une confiance claire et nette. En l'occurrence le premier ministre leur avait dit "Oui, oui, je vais le faire." Il ne l'a pas fait.
Donc évidemment, c'est sans enthousiasme, mais est-ce que la droite ne joue pas à double jeu en disant euh il ne faut pas céder au chaos, on va voter pour et en même temps, on laisse chacun libre de son vote. Alors écoutez, on est très clair sur nos positions. D'abord, il y a eu un débat en interne et c'est une bonne chose.
Deuxièmement, les mathématiques ont parlé. À partir du moment où on savait pertinemment que le vote du groupe la droite républicaine ne ferait pas une différence pour sauver ou non le gouvernement, ça fait sens de laisser la liberté à à chacun de s'exprimer. Moi, je pense que cette question de de stabilité face au chaos, elle passe avant toute chose et c'est pour ça que j'ai ce vote.
D'autres de mes collègues considèrent que François Baïou a été trop loin dans ses annonces et a attaqué notamment la France qui travaille et donc il mettent ça en priorité. Cette liberté de temps, on l'a maintenant. Ça a été aussi dit très clairement par notre président groupe Laurent VO qui a la tribune.
Euh il faut préparer l'après. Et préparer l'après, c'est faire en sorte qu'il y ait une des accords programmatiques. Cette fois, ce qui est terrible depuis euh la dernière dissolution, c'est qu'à chaque fois, on nomme une personnalité, on rajoute des personnalités autour de lui pour faire un pseudo gouvernement et ensuite on se pose la question de qu'est-ce qu'on va faire ?
ça peut pas marcher. Donc là, le défi qui va être donné au prochain Premier ministre, c'est de d'abord négocier des programmes et ensuite voir comment il compose son gouvernement. Et là-dessus, on sera au rendez-vous toujours de la stabilité, de la protection des Français.
Voilà, donc pour l'instant, on a un groupe donc de la droite républicaine divisée entre les votes pour et les votes contre. On aura le détail du vote immédiatement après le scrutin. Ce serait intéressant donc d' voir justement et d'analyser ce résultat du vote pour la suite notamment pour ces discussions peut-être euh sur la plateforme programmatique.
Merci beaucoup à tous les deux. On se retrouve un tout petit peu plus tard. On continue de poursuivre cette édition spéciale sur LCI.
Journée très particulière à l'Assemblée nationale dans quelques heures à n'en pas douter sauf immense retournement de situation. Il va plier bagage François François Beou et la question se pose maintenant du successeur. Mais quand même le calendrier est important dans 2 jours, le mouvement bloquant tout.
Le 18 septembre ce sont les syndicats qui vont battre le pavé. Entre-temps, vous avez la date du 12 septembre, l'agence switch qui va peut-être dégrader la note de notre pays. Dans quelle mesure cette journée, la 16 heures qui s'écrivent sont un carburant pour ce calendrier ?
Pour le 10, pour le 12, pour le 18 ? Monsieur Mamel, on faisait le le comparatif un peu plus tôt avec 1958. Oui.
Alors, on en est pas tout à fait là. Euh le le président qui est d'ailleurs pas sur la même ligne que le que son premier ministre pour quelques heures, lui considère que c'est une crise parlementaire. Quand on écoute François Bairou encore, c'est clairement une crise politique.
Voir s'il est renversé, ce qui va être le cas dans quelque chose comme 1hure et dem ou 2h, voir une crise un risque de crise de régime. Le le on évoquait tout à l'heure l'idée de l'accélération avec s'il nomme un un successeur de main une intervention du président demain soir. C'est à double tranchant parce que parler la veille de la journée du 10 septembre, peut-être il y aura-t-il une phrase pour dire la stabilité, la raison, l'apaisement et cetera et cetera.
Mais ça peut aussi euh entre guillemets exciter un certain nombre de Français qui diront "Bon bah voilà, on a changé de premier ministre mais ça va pas changer grand-chose. La politique risque d'être la même." Donc on est de toute façon il y a il y a François Baou a parlé de Tubu.
On a il y a un petit côté saut dans l'inconnu quand même hein. On sait pas vraiment très bien ce qui va se passer dans les semaines qui viennent. Franchement, moi je vais prendre mon risque et peut-être que je vais être démenti dans les faits, mais il me semble que cette crise politique peut jouer un rôle de catalyseur et et désamorcer la crise sociale.
Et je le pense doublement et pour le 10 septembre, c'estàd mercredi et pour le 18. Pour mercredi parce que euh de de de qui les manifestants du 10 septembre vont-ils demander la tête ? Bah pas de François Baïou puisqu'il a il est il est déjà tombé.
Alors certes, derrière il y a le président de la République et ces gens sont des des jusqu'au bouthistes, mais il me semble que même inconsciemment les sympathisant possibles de cette cause ne vont pas forcément la rejoindre en se disant "Attendons de voir, attendons de voir qui arrive. Vous avez la France insoumise, vous avez le Rassemblement national, vous avez le Parti socialiste qui disent "Mais nous nous sommes prêts à gouverner." Et peut-être je me trompe mais je je pense que ça ça en quelque sorte désamorce un peu cette colère.
Et puis pour le 18 septembre, là c'est pas la crise politique qui désamorce, mais c'est à mon avis la crise financière. Qu'est-ce que dit Qu'est-ce que répète monsieur Baou ? Nous sommes au bord de la faillite.
Qui va euh le bazar le 18 septembre ? Les mêmes que d'habitude, c'est-à-dire les gens qui vivent de l'argent public, c'est-à-dire les chemineaux de la SNCF, c'est-à-dire les personnels de Radio France, c'est-à-dire les aiguilleurs du ciel, ceux qui bloquent le pays de façon traditionnelle. Certes, ils vont le faire parce que pour un certain nombre d'entre eux minoritaires, heureusement, c'est une sorte d'acte réflexe.
Mais je pense que tous les autres, la majorité silencieuse, elle sait bien que la situation est difficile et que ce n'est pas le moment de déstabiliser le pays. Alors, il y en a un qui n'est pas silencieux du tout, c'est Jean-Luc Mélenchon. On a vu tout à l'heure en direct, il est arrivé à l'Assemblée nationale.
Il n'a pas le droit de s'exprimer mais l'image est là. Il est dans les gradins pour assister à cette chute du Premier ministre François Bairrou. Il en remis une couche dans le Parisien. interview qui vient de nous parvenir.
Emmanuel Macron dit-il est maintenant en première ligne face au peuple Ro Pila, il a pas tort mais il y a encore un échelon, c'est le futur premier ministre. Euh pour rebondir juste qu'a dit sur euh par Guillaume sur euh les mouvements sociaux euh parce que moi je suis frappé quand même euh même si c'est passionnant et et ceux qui nous regardent sont des passion d'êtes politiques, les Français, une grande partie des Français sont plus attentifs à ce qui va se passer mercredi et ce qui va se passer le 18 plutôt que forcément à la chute de François Baou. On va écouter ÉCoti, le président de l'Union des droites pour la République qui va s'installer à la tribune.
Écotti. [Applaudissements] Merci madame la présidente, monsieur le Premier ministre. Pour la première fois sous la 5e République, l'Assemblée nationale est amenée à valider une lettre de démission.
Vous en conviendrez ? C'est un moment étrange et inédit qui une fois de plus dévalorise notre assemblée. Vous avez décidé de partir en habillant votre démission d'une communication faussement habile qui se veut surtout une rampe de lancement pour une pseudo candidature à l'élection présidentielle.
Vous avez inventé la démission communication mais personne est dupe. Vous quittez le pouvoir aujourd'hui sans avoir redressé ce pays que vous avez au contraire accablé. Vous nous tendez un piège rétorique, une opposition entre prétendu vertueux d'un côté et irresponsable budgétaire de l'autre.
Mais monsieur le Premier ministre, les Français ne confondront jamais les pompiers et les pyomanes. Vous êtes un pompier pyomane. Vous refusez la confiance n'est pas un signe d'irresponsabilité, c'est un devoir.
Refuser la confiance à des irresponsables est un acte de courage. d'abord irresponsable politique lorsqu'en juin dernier derrière Emmanuel Macron avec le renfort d'Édouard Philippe, Gabriel Atal, Xavier Bertrand, Valérie PC et tant d'autres, vous avez bâti cette alliance des contraires, cette alliance de la honte improbable allant de LFI jusqu'à LR, irresponsable par votre coup de force démocratique avec les partis de la Macronie. des faits dans les urnes, arrivé 3è aux législatives mais qui ont continué à gouverner.
C'est un dénique inédit et majeur. Si le pays se retrouve aujourd'hui dans cette crise politique majeure, c'est d'abord, ne l'oublions jamais, à cause de cette alliance contre nature que monsieur Macron a voulu. irresponsable économique ensuite 1200 milliards d'euros de dettes supplémentaires depuis 2017 et la présidence d'Emmanuel Macron 400 milliards sous la présidence de François Hollande que vous avez soutenu en 2012 quelque part que vous avez fait élire 66000 milliards de charges de la dette, plus 60 % depuis 2017, plus que n'importe quel budget d'un ministère aujourd'hui.
J'y rajouterai le record européen de la dépense publique, le record mondial des prélèvements obligatoires. Oui, irresponsable. irresponsable et paralysé par une idéologie en tout point socialiste.
Vous posez aujourd'hui une fausse question profondément hypocrite et oui monsieur le président très socialiste. Oui, la situation est dégradée. Nous le savons.
Nous la connaissons. Nous la vivons, nous la subissons. Nous n'avons pas besoin de commentateurs pour nous la décrire.
Nous n'avons pas besoin de constat. Nous avons besoin d'actes et d'actes courageux. Vous n'êtes pas l'homme du redressement.
Vous êtes au contraire avec Emmanuel Macron les artisans de la débacle française. Alors, comment pourrions-nous faire confiance à ceux qui ont mis la France dans cet état ? Vous craquez des allumettes sur des flaques de kérosène depuis 8 ans.
Mais nous devrions vous faire confiance pour éteindre l'incendie. D'où ce blague ? Par l'acheter, par absence de courage, vous avez reculé devant chaque réforme structurelle.
Non, monsieur le Premier ministre, la politique n'est pas que l'art de la communication, pas l'art du commentaire, mais doit être celui de l'action courageuse et vertueuse. Le budget n'est pas une tribune morale, il est l'instrument de la vérité et du courage. Et sur ces deux plans, vous avez largement failli.
Vous refusez aujourd'hui de regarder le mal en face. Vous cherchez des bouqu émissaires à vos retraités d'abord coupable de tous les beau auxquels vous voulez faire les poches. Quelle honte !
Vous avez de façon plus large injustement pris tous les Français pour cible. Ce serai eux qui seraient les dépensiers alors que vous vous seriez le vertueux gestionnaire. Là aussi, quelle supercher cherie !
Ce ne sont pas les Français qui sont responsables, mais ce sont bien tous ceux qui ont soutenu, fait élire et soutiennent Emmanuel Macron depuis 2017. Pire, pire, vous avez flatté les bas instincts de la gauche dans l'espoir d'un impossible soutien socialiste en convoquant la fuite en avant fiscal, pas loin des 75 % imaginé par monsieur Hollande et même et même encore pire hier un insultant l'honneur de nos policiers qui seraient coupable de prétendus contrôle au faciè et je suis convaincu que monsieur le ministre de l'intérieur aura à cœur de les défendre devant ces attaques inopportunes et injustes. Pendant ce temps, le mal français lui se trouve dans le poids exorbitant de la fiscalité des charges, pesant sur ceux qui travaillent dans un état hypertrophié au périmètre bien trop large, dans une bureaucratie tentaculaire et vorace, un système social dévoyé, des entreprises entravées par trop d'impôts, trop de normes, trop de règles.
La vérité est cruelle. Mais entendez là avant votre départ. Nous le savons, la messe est dite, mais ce débat, monsieur le Premier ministre, ne porte déjà plus sur vous.
Il doit porter, mes chers collègues, sur l'ensemble de l'œuvre macroniste. C'est l'ensemble de l'œuvre de monsieur le président de la République que nous devons dans quelques instants juger et auquel et à laquelle nous devons refuser notre confiance. C'est à Emmanuel Macron.
C'est à Emmanuel Macron, grand responsable de ce désastre que nous nous adressons. Nous ne voterons pas la confiance au président Macron. Nous ne voterons pas la confiance au président Macron parce que la France n'a plus le luxe d'attendre, parce que l'heure n'est plus au demi-mesure.
Parce que les Français veulent une rupture et pas un surcis. Nous ne voterons pas la confiance au président Macron incapable de s'attaquer au coût et aux mots de l'immigration. Celui qui a laissé entrer 500000 immigrés par anpuis son élection. incapable de renvoyer les étrangers dangereux sous OQTF.
Nous ne voterons pas la confiance au président Macron qui s'est agenouillé devant l'état voyou algérien, laissant Boem sans sal mourir en prison. Nous ne voterons pas la confiance au président Macron. incapable de restaurer l'excellence à l'école, incapable de sauver notre hôpital public, de défendre nos services public.
Nous ne voterons pas la confiance au président Macron, incapable de restaurer l'ordre dans la rue. Nous ne voterons pas à la confiance au président Macron qui a dangereusement affaibli notre excellence et notre filière nucléaire voulue par le général de Gaulle. Nous ne voterons pas la confiance.
Nous ne voterons pas la confiance au président Macron qui s'apprête à reconnaître l'état terroriste du Hamas. La seule issue à la crise de régime provoquée par Emmanuel Macron est simple. Le retour au peuple, mes chers collègues, la dissolution ou la démission.
Osez ce retour au peuple. N'ayez pas peur du peuple de France. Un éème gouvernement du socle minoritaire ne résoudra rien à votre état minoritaire qui paralyse le pays.
Au fond, si vous refusez de donner la parole au peuple, c'est que vous craignez son verdict. Enfin, j'en appelle à mes amis les républicains. Combien de temps encore resterez-vous arimé au Titanque macroniste ?
Voulez-vous coonnie ce souffrage ? cette folie. Mes chers collègues, le sursaut ne viendra pas des faux soyurs de la nation.
Alors oui, nous préparons dans l'alliance que nous avons formé avec le Rassemblement national de Marine Le Pen, nous préparons l'alternance qu'espèrent les Français pour la France. Ce chemin d'espoir est devant nous et rien ne l'arrêtera. Nous avons, oui, monsieur le Premier ministre, un choix historique à faire, celui de mettre un terme définitif au macronisme qui aura tant abîmé la France.
Merci monsieur le président Sioti. Voilà pour Éric Sioti qui ouvre certainement en réalité la voix à Marine Le Pen qui vous l'avez aperçu est en bas de la tribune déjà prête pour son discours. Nouvelle charge à attendre sévère sérieuse contre le Premier ministre François Baou. cette épreuve de vérité l'a voulu mais il va devoir un peu plus l'assumer face à la présidente des députés Rennes à l'Assemblée.
On écoute monsieur le premier ministre, madame la présidente, chers collègues, il est des moments en politique particuliers dans la petite histoire d'une mandature ou dans la plus grande histoire de la vie parlementaire d'un pays. Celui-ci en éteint, c'est un moment de vérité. Le moment où les responsables sont contraints d'étaler le résultat désastreux de 5 décennies de gestion dispendieuse.
Le spectacle piteux d'un effondrement pour le pays, d'un désastre pour les Français d'aujourd'hui et parce que les conséquences engagent les générations de demain pour la nation. Et c'est dans ces moments de crise, dans ces moments où le roi apparaît nu, que se révèle dans le naufrage des formations déconsidérées, les petites et grandes lâchet, les opportunismes honteux, les conivances cachées. Je n'aurais pas la cruauté de décrire les méprisables roulades d'aspirants ministres auquels nous assistons. que l'on retiendra surtout, c'est la solidarité inébranlable et malvenue d'anciennes forces politiques qui ont en commun le poids d'un bilan déshonorant et pour seul projet de se maintenir au pouvoir coûte que coûte quoi qu'il en coûte dirait quelqu'un.
Aujourd'hui ne se joue pas le sort politique d'un homme qui sait que les exigences du combat politique dépasse évidemment les personnes. C'est l'honneur de la politique et c'est parfois la noble servitude que de l'accepter. C'est pourquoi je m'étonne que monsieur Bairou ait pu un instant croire que je pouvais lier ma décision de voter ou non la confiance à mon intérêt personnel.
C'est mal connaître le Rassemblement national et c'est ignorer l'intensité de notre engagement exclusif au service de la France. Ce moment marque la fin de l'agonie d'un gouvernement fantôme, d'un gouvernement qui n'e gouvernement que le nom. En 8 mois, des ministres souvent invisibles ou transparents n'ont été capables de produire que cinq texte législatif dont trois surmaillotes en raison du dramatique épisode Chido.
À l'évidence, le pays n'est pas gouverné, est-il même seulement administré ? Dès lors, à quoi bon maintenir un gouvernement qui ne gouverne pas ? Les Français ne s'y trompent pas puisqu'ils sont 75 % à souhaiter la censure de ce gouvernement.
Et vous, monsieur le Premier ministre, vous êtes si habitué à la déconnexion de la représentation parlementaire avec l'opinion que vous vous étonnez que les députés dans leur majorité puissent exprimer cette volonté populaire. Nous vivons l'effondrement d'un système qui croit pouvoir tirer du constat scénarisé de ces échecs une nouvelle virginité politique. Faut-il fonctionner en vertu d'une pensée magique pour croire qu'une sorte de bornegen d'évangéliste américain permettrait d'obtenir le pardon céleste et l'onction démocratique divine ? cette légitimité que le peuple pas tant de l'échec ne reconnaît plus à des dirigeants faillis.
Dirigeants de droite comme de gauche, vous êtes coupable. Vous ne pouvez pas vous ne pouvez pas pleurer devant les caméras les conséquences des méfets que vous avez vous-même commis. curieux procéder en effet de brandir les dettes dont on est comptable, les déficits dont on est responsable, l'effondrement général dont on est coupable pour chercher à obtenir la confiance du parlement.
Pas moins paradoxal, monsieur le premier ministre, au moment où vos fonctions vous donnent le devoir d'appeler à l'unité du pays de désigner à la vindicte publique une classe d'âge. Ne cherchez pas à vous exhonérer à mauvais compte des responsabilités d'un système que vous soutenez vous-même depuis 40 ans et tout particulièrement dans les rangs macronistes depuis 8 ans. Vous cherchez à présenter les gouvernements passés comme irresponsables.
Et bien, permettez-moi de vous le dire, si la la classe politique qui a conduit la France dans le mur est bien irresponsable, ce n'est pas au sens où vous employez ce terme. Ce à quoi nous avons assisté durant la dernière année, c'est un naufrage, un triste spectacle dont la seule vertu sera, je l'espère, de mettre fin au supplice des Français et en accélérant l'histoire de préparer la grande alternance. Les informaticiens parleraient de reset, cette action qui consiste à réinitialiser la machine qui est étouffée par les bugs.
Le vrai reset serait la démission du président, mais cette décision ne dépend que de lui puisqu'il est constitutionnellement élu pour 5 ans. Bon, je ne m'attends à rien sur ce point, consciente que n'est pas le général de Gaulle qui veut et faut-il que LFI a mauvaise conscience pour appeler à la destitution d'un président failli qu'ils ont porté par deux fois au pouvoir en toute connaissance de cause. [Applaudissements] Nous respectons les institutions et notamment l'institution présidentielle et n'appelons pas à la destitution.
Bon, l'hypothèse de la démission étant a priori fermée, le président peut faire le choix de renommer un gouvernement qui au vu de l'équation politique ne passera probablement pas la discussion budgétaire. Techniquement, cela nous conduira en décembre et le télescopage avec les élections municipales de mars rendra difficile l'organisation d'un scrutin législatif. Ce choix signerait donc l'enlisement institutionnel du pays.
Y a-t-il d'ailleurs simplement dans le bloc Macrono LR où chez les supplétifs socialistes une seule personnalité ayant suffisamment d'autorité pour gouverner en ces circonstances particulières et ne pas resservir le plat budgétaire avarié préparé par les cuisines de Berily. Je ne le crois pas. Quel serait le sort d'un gouvernement de gauche dont le projet gouvernemental se résumerait à 44 milliards d'impôts nouveaux, à des centaines de milliers de migrants supplémentaires et à l'aggravation du laxisme judiciaire.
On le voit les choix pour sortir de la crise d'une crise parlementaire ou peut-être de régime se restreigne. Une démocratie ne se relève des situations de doute et de confusion qu'en retournant aux sources. En suivant le fil rouge qu'indique les institutions et pour notre République la loi fondamentale qu' notre constitution.
Alors que vous vous enfoncez dans la 4e République, je vous appelle à revenir à la 5e. Son texte nous renvoie à l'article 5 qui octroie au président de la République un pouvoir d'arbitrage et dans ce cadre à l'article 12 qui prévoit la dissolution de l'Assemblée nationale. La dissolution n'est pas un caprice, c'est un levier institutionnel pour sortir des blocages et permettre le fonctionnement démocratique. c'est-à-dire normal et fluide des institutions.
J'entends dire ici et là qu'il n'y aura pas de dissolution parce qu'Emmanuel Macron n'y aurait pas intérêt mais ni les règles de la démocratie ni la Constitution ne prévoi que le président de la République agisse par intérêt. Il doit agir par devoir et en l'occurrence dans l'intérêt supérieur du pays. Et s'il dispose de pouvoir pour permettre l'exercice de la démocratie et le fonctionnement des institutions, c'est pour les mettre en œuvre quand la situation l'exige. nous laisse penser juridiquement, politiquement voire moralement que la dissolution n'est donc pas pour lui une option mais une obligation.
Or, en dehors de la dissolution mécanique d'après présidentielle ou de la dissolution ubuesque de 97, le droit de dissolution a trouvé dans l'histoire à s'impliquer dans plusieurs circonstances précises. En 1962, quand le gouvernement n'a pu disposer de majorité stable, en 1968 quand le pays fut soumis à une grave crise sociale et politique. regard de la pratique constitutionnelle, il n'est pas illégitime de dire qu'en ce 8 septembre 2025, il n'y a pas une condition remplie, mais deux et même davantage. 1, le pouvoir législatif est paralysé par une absence de majorité. 2, le pays connaît une crise sociale, l'attente qui peut exploser à tout moment. etro, il connaît une crise financière, le tout dans un contexte international instable et avec une guerre aux portes de l'Europe.
Cet état de fait devrait suffire à dissoudre. Un grand pays comme la France ne peut pas vivre avec un gouvernement de papier, surtout dans un monde tourmenté et dangereux, dans un monde qui vit des révolutions technologiques et des basculements géopolitiques historiques qui réclament des décisions immédiates. En 2024, monsieur Macron n'a pas pêché en prononçant la dissolution.
Un président n'a jamais tort de s'en remettre au peuple. Le scrutin des européennes de 2024 était à ce point accablant pour la majorité qu'il pouvait et même qu'il devait dissoudre. L'erreur d'Emmanuel Macron ne fut pas de dissoudre, mais sa faute fut entre les deux tours, de se consacrer son énergie présidentielle et celle de ses amis politiques à fausser le fait majoritaire d'alternance qui se dégageait.
Après une présidentielle, il y a un fait majoritaire qui s'exprime naturellement aux législatifs qui suivent. Personne n'y trouve rien à redire. Cela s'inscrit dans une logique institutionnelle bien ancrée et permet au pays d'être dirigé et gouverné.
Mais il arrive qu'en cours de mandat présidentiel, une élection législative doit émerger un fait majoritaire d'alternance. Tout autant celui-ci doit être respecté même s'il annonce et impose au président une cohabitation. Avec tous ses défauts, François Mitteran, alors président en 1986, a laissé se constituer une majorité alternative de droite.
Il en fut de même pour Jacques Chirac en 1997 avec cette fois-ci une cohabitation socialiste. Ces deux cas montrent que le président de la Sa République a le devoir de s'effacer devant le vote populaire qui s'exprime quand il y a blocage. Le rôle d'arbitre, tel qu'il est dévolu au président par la Constitution, est de renvoyer la représentation parlementaire vers le peuple et de laisser s'exprimer le choix des électeurs sans utiliser le second tour pour fausser les logiques électorales.
On avait déjà vu le procédé au régional de 2015 quand dans les Haut de France et en PACA le second tour fut utilisé pour interdire des alternances locales qui étaient plébiscitées au premier tour. [Musique] Ces manœuvres d'instrumentalisation des seconds tours sont des dévoiements de la démocratie. Imaginerait-on un arbitre de football qui s'emparerait du ballon parce que l'équipe qui a sa préférence est en train de perdre ?
On le voit, tout réside dans l'impartialité et le sens des responsabilités démocratiques avec lesquelles le président exerce son rôle d'arbitre. À l'issue du vote, monsieur Macron doit au moins une fois se résoudre à sortir de son rôle de chef de la majorité pour enfin assumer, si toutefois il en est capable son rôle de président de la République. En ces circonstances, le président n'a qu'une possibilité, convoquer de nouvelles élections et laisser le pays choisir et s'il le décide de choisir une majorité d'alternance.
S'il s'implique dans la campagne, s'il sort de son rôle d'arbitre pour devenir joueur, il accepte par avance d'en assumer les conséquences politique en cas de défaite. L'alternance L'alternance n'est pas un gros mot, c'est une respiration normale de la démocratie. L'arbitrage, c'est revenir au peuple souverain, laisser perdurer cette situation de blocage par des artifices, mettrait le président en première ligne pour faire d'une crise parlementaire, une crise de régime.
Avec le mouvement du 10 septembre, LFI veut bloquer le pays. Sans dissolution, Emmanuel Macron bloque aussi le pays. Or, la France n'a pas besoin de blocage.
Mais au contraire d'un déblocage de la situation, pas d'un enlisement mais d'un élan. Les forces de blocage macronistes où elle est fill seul responsables de l'enlisement et du désordre. Enfin, la dernière raison pour lesquelle Emmanuel Macron doit dissoudre sort de l'esprit des lois.
Il y a la loi, le texte de la loi, il y a aussi l'esprit de la loi et l'esprit des institutions. L'esprit des lois et notamment de la loi fondamentale constitutionnelle enjoint de ne rien faire qui puisse contrarier le fonctionnement des institutions. Si l'une d'elles dysfonctionne, c'est tout l'équilibre institutionnel qui vaille.
Personne ne comprendrait que le président contribue à sa paralysie. Vous le voyez chers collègues, je tiens mon analyse de la situation de la haute conception que j'ai de nos institutions et du rôle éminent et fédérateur que je crois être celui du président de la République. La crise parlementaire que nous vivons constitue un test sur la conception que le chef de l'État se fait de sa fonction.
Son issue témoignera également de la santé de nos institutions. Il n'y a pas besoin de je ne sais quelle 6e République et le crime serait de revenir à la 4e. La 5e fonctionne merveilleusement bien pour peu qu'on respecte sa lettre et retrouve son esprit.
Pour ce qui nous concerne, comme nous l'avons toujours fait, nous prendrons nos responsabilités. S'il n'y a pas de dissolution, nous continuerons avec un esprit constructif mais sans faiblesse de faire valoir les idées que nos électeurs nous commandent de défendre. Mais je le dis avec solennité, n'attendez pas que le groupe Ren vous suive dans votre folie fiscale et migratoire, dans vos petits parti prix idéologiques qui vous empêche de voir la réalité du pays.
S'il y a une dissolution, nous accepterons le verdict des urnes. Si le peuple nous fait l'honneur d'un mandat clair, c'est-à-dire d'une majorité absolue, nous irons à Matignon pour mettre en œuvre, sans attendre la présidentielle un programme de redressement national. Le changement n'attend plus.
Merci beaucoup. Madame la présidente Le Pen, voilà Marine Le Pen, on disait la charge sévère, l'agonie, la fin de l'agonie d'un gouvernement fantôme. Le roi est nu dit surtout Marine Le Pen, il faut préparer la grande alternance.
N'appelons pas la destitution, mais elle le dit, la dissolution n'est pas un caprice, pas une option, mais une obligation, certainement une forme de réponse à attendre par la voix de Gabriel Atal pour ensemble pour la République. Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les députés, chers collègues, décrivant son siècle dans ce qui fut le journal de la résistance combat, Albert Camu avait mise en garde. La France était en ruine.
Le monde entier se remettait à peine d'une guerre dont elle peinait encore à saisir toute la portée de l'horreur. Tout était à refaire, à reconstruire. Et face à ce siècle que Camu pensait être celui de la peur, il avertissait : "Nous étouffons parmi les gens qui croient avoir absolument raison." Mes chers collègues, face au débat qui nous anime aujourd'hui, mais en réalité face au débat qui nous anime depuis un an et même depuis l'élection présidentielle et l'élection en 2022 d'une assemblée nationale sans majorité absolue, cette phrase doit raisonner en nous.
Oui, la politique est malade des certitudes. La politique est malade des lignes rouges, des ultimatums, des occases. La politique est malade de l'intransigence, du refus obstiné de voir que l'Assemblée nationale que nous ont donné les Français n'a pas de majorité et qu'elle impose le dialogue entre nous.
Et pendant que la politique s'enferme dans ses certitudes, la France étouffe. Ce n'est pas moi qui le dit, ce sont les Français. Ce sont les Français qui ne croient plus dans la politique et qui s'en désintéressent voir la fuit.
Ce sont les Français qui sont épuisés par l'aval des ministères et l'instabilité permanente. Ce sont les Français que la démocratie parlementaire finit par fatiguer et désabuser au risque de jouer avec le feu démocratique. La France étouffe par la lâcheté de ceux qui préfèrent attendre et voir l'inaction comme une planche de salut électorale.
Elle étouffe des normes, des contraintes, des incertitudes qui empêchent l'action publique et gâche la vie des gens. Elle étouffe du blocage permanent alors même que tout devrait nous pousser à agir. Oui, mes chers collègues, nous n'avons pas une seconde à perdre.
Nous vivons un moment exceptionnel de notre histoire où la France et l'Europe sont au cœur de toutes les tensions et de tous les défis. Un moment où la guerre frappe au cœur de l'Europe, exigeant de nous de peser dans l'ordre mondial et d'assumer un leadership européen. Un moment où la guerre commerciale nous menace de plein fouet.
Nous vivons un moment d'accélération intense où le dérèglement climatique s'aggrave de jour en jour, où l'intelligence artificielle bouleverse déjà nos quotidiens, où le monde tel que nous le connaissions, est en train de s'éteindre. Et dans ce monde, tous les pays accélèrent, décident, investissent, agissent et nous, nous serions condamnés au blocage. Le monde avance et la France ne peut rester à quai.
Chaque mois de blocage, ce sont des années perdues par rapport aux autres nations. Chaque mois d'incertitude ou d'indécision, c'est une hypothèque plus forte sur l'avenir des Français. Alors bien sûr, malgré cela, certains font le choix de la politique de la terre brûlée.
Cette politique de la terre brûlée qui consiste à faire passer leurs intérêts propres avant ceux des Français. Ces derniers jours, une fois de plus, les postures ont supplanté l'intérêt général. Une fois de plus, il n'aura pas fallu une heure pour que certains avancent à l'unisson mu par un programme commun, le désordre.
Le désordre à tout prix. car seul le calcul politique compte avec un mépris absolu, ils appellent à faire revoter les Français parce que les Français auraient mal voté et qu'il leur expliquerait comment il faut bien voter. La réalité est ailleurs.
Ce n'est pas au français de régler les problèmes du Parlement, mais au Parlement de régler ses problèmes et les problèmes des Français. [Musique] Face à eux, je ne regrette pas une seconde avec mon groupe d'avoir toujours été responsable, d'avoir toujours refusé la course aux postures et la collection de lignes rouges, d'avoir toujours préféré le dialogue et le débat. d'avoir toujours fait le choix de la stabilité, même quand nous n'étions pas d'accord, même face aux différences, d'avoir accepté par deux fois un gouvernement dirigé par une personnalité ne venant pas de notre parti politique et jamais nous n'avons tenté de déstabiliser le gouvernement car jamais nous n'avons voulu déstabiliser la France.
S'il vous plaît, je veux le dire aux Français, je veux le dire avec les députés de mon groupe, nous serons là. Nous serons là et nous resterons présents au côté des Français. Nous serons là et nous n'abandonnerons jamais les Français.
Nous agirons et nous ne renoncerons jamais. Mais mes chers collègues, c'est à nous, à nous toutes et tous collectivement au-delà des groupes qu'il revient de prendre le risque du dialogue, qu'il revient d'avoir le courage du compromis. Oui, le compromis est un courage quand la posture est un confort.
Aujourd'hui, clairement, je tends à nouveau la main comme je l'ai proposé dès l'été 2024, comme je l'ai proposé il y a 10 jours à la rencontre des entrepreneurs de France, je tends la main et je vous le demande, dialoguons, parlons-nous, trouvons des convergences. Faire tomber un gouvernement, c'est un coût politique qui a un coup pour la France. C'est s'offrir pour quelques heures le parfum trompeur d'une victoire et enfoncer plus encore la France dans le brouillard.
Oui, le compte à rebour a commencé chers collègues. Le vrai compte à rebour, pas celui jusqu'au vote de tout à l'heure, celui jusqu'à la seule échéance qui compte vraiment, celle qui compte le plus le 31 décembre. Le 31 décembre, notre pays devra avoir un budget.
Et si ce n'est pas le cas, nous connaissons les conséquences. Les conséquences, ce sont des entrepreneurs qui hésitent à investir parce qu'ils ne savent pas quel cadre fiscal et réglementaire les attend. Les conséquences, ce sont ces salariés, ces familles qui ne savent pas de quelles aides, de quels accompagnements ils pourront bénéficier.
Les conséquences, ce sont les programmes militaires retardés alors même que nous avons d'urgence besoin de nous réarmer. Les conséquences, ce sont ces recrutements de policiers, de gendarmes, de magistrats, de soignants, d'enseignants qui seraient retardés. Ce sont des décisions qu'on retarderait encore et encore.
C'est surtout et peut-être plus que tout la crédibilité de la France qui est remise en cause. À force d'instabilité, nous prenons des risques inconsidérés. Le risque de l'impuissance, l'impuissance face aux défis qui sont face à nous.
L'impuissance dans le concert des nations. Car qui écoute la voix d'un pays qui perdrait sa souveraineté économique et financière ? Ce risque est existentiel.
Nous ne pouvons pas le prendre. Alors, pendant le Covid, nous avons protégé les Français. Après la pandémie, nous avons pris les mesures qui s'imposaient pour protéger leur pouvoir d'achat au moment de la crise de l'inflation.
C'était impératif et je mets au défi qui compte de nous dire qu'il aurait fallu abandonner et laisser nos entreprises, laisser nos concitoyens sans défense et sans protection pendant la crise du Covid ou pendant la crise de l'inflation. Aujourd'hui, l'heure est venue de réduire le poids de notre dette et de réduire nos déficits. C'est bien la question qui nous est posé aujourd'hui et la seule qui compte vraiment, c'est l'assurance vie de notre nation.
La France ne peut vivre éternellement à crédit. Notre dette publique atteint la côte d'alerte, 113 % du PIB. Réduire la dette, ce n'est pas une obsession comptable, c'est un enjeu vital.
Et réduire nos dépenses, réduire nos déficits, c'est possible. Sur l'année 2024, les dépenses de l'État ont baissé par rapport à l'année précédente pour la première fois depuis près de 15 ans parce que nous avons massivement annulé des crédits en cours d'année et pris des décisions difficiles. Nous pouvons réussir en demandant des efforts justes à tous, en réduisant le train de vie de l'État, en luttant contre toutes les fraudes, en examinant l'efficacité de nos dépenses et notamment nos dépenses sociales.
Nous pouvons réussir en lâchant les totems et en construisant des ponts. Faire chuter le gouvernement, c'est nous mettre plus en retard encore dans le compte àarbourg jusqu'au 31 décembre. C'est prendre le risque de nous condamner à échouer et de rajouter un peu plus d'instabilité à la France.
Ces derniers jours et encore à cette tribune, le Premier ministre a rappelé, il a eu raison de le dire, que ce n'est pas des personnes ou des postes dont il s'agit. C'est de la capacité de notre pays à avancer en se parlant, en dialoguant. Et je veux saluer tout l'engagement du gouvernement depuis 9 mois pour y parvenir.
Je veux saluer la volonté de transparence et de franchise qui a été celle du premier ministre et de son gouvernement. Nous avons tous des désaccords avec le budget présenté par le gouvernement sur les jours fériers. Nous l'avons dit, tout travail mérite salaire et il n'est pas acceptable de demander aux Français de travailler de jours de plus sans rémunération supplémentaire.
Mais pour autant, faut-il tout envoyer en l'air ? Faut-il tout casser au risque de faire foncer la France dans le mur ? Évidemment que non.
Tout à l'heure, aucun des députés de mon groupe ne votera pour donner un chèque en blanc au gouvernement. Aucun des députés de mon groupe ne votera pour valider le budget. Mais les députés de mon groupe voteront tout simplement pour l'intérêt général, pour la stabilité, pour éviter à tout prix de perdre un temps précieux alors que nous avons besoin d'un budget.
Alors, plutôt que de céder au plaisir des gros titres, ayons le courage de l'action. Nous avons un devoir, protéger la France pour qu'elle reste debout. Et avec mon groupe, nous serons toujours en première ligne pour une France debout.
Bien sûr, j'entends les désaccords, ils sont parfois profonds. Je ne nie pas nos divergences, elles sont parfois massives. Mais je ne demande à personne de renoncer à ces convictions.
Je ne me fais aucune illusion. Je ne propose ni pacte de gouvernement ni contrat de coalition. Ce que je propose, c'est un accord, un accord d'intérêt général pour que les 18 mois devant nous soient des mois utiles, pour que les 18 mois devant nous ne soient pas ceux du blocage à répétition et de l'impuissance publique.
Oui, nous avons 18 mois, pas pour réécrire l'histoire, pas pour promettre une révolution à crédit, 18 mois pour chercher des convergences d'intérêt général, trancher les urgences, protéger les Français et préparer l'avenir. Alors, trouvons ensemble un budget et quelques réformes que nous sommes prêts à mener ensemble. Bâtissons cet accord d'intérêt général autour d'une feuille de route précise que chacun parmi les forces républicaines pourra soutenir.
Acceptons le compromis chacun et nous y sommes prêts. Mesdames et messieurs les députés, faire chuter le gouvernement ne résoudra rien ni au défis de la France, ni au problèmes des Français, ni à la dette qui continuera à peser sur eux. Cela n'aura qu'un seul effet, nous retarder.
Nous retarder dans la course contre la monte pour bâtir un budget avant le 31 décembre. Nous retarder dans la compétition internationale. Nous retarder et retarder notre pays tout entier.
Alors pour 18 mois, trouvons un accord d'intérêt général. Et pour la suite, ne soyons pas dupe, nous aurons besoin de tout réinterroger, de tout revoir, tout refonder. Le moment que nous vivons n'est pas une crise de plus, une crise encore, une crise de trop.
Elle dit quelque chose de plus profond. Nous traversons une crise de modèle. Notre modèle de société est né dans l'après-gerre, dans un pays à la natalité en plein essort, dans un monde où la mondialisation n'était même pas un concept, où les technologies étaient rudimentaires au regard des nôtres.
Ce modèle, nous lui devons beaucoup. La protection, la reconstruction, l'ascension sociale de millions de familles. Mais aujourd'hui, tout a changé.
L'intelligence artificielle est en train de bouleverser le monde et change jusqu'à nos manières de penser le travail, la santé, l'éducation. Le dérèglement climatique accélère et ces conséquences sont de plus en plus concrètes et destructrices pour nos concitoyens. Notre démographie change, rebattant toutes les équations de la solidarité.
La démocratie elle-même, la République telle que nous la connaissons est parfois remise en cause, soumise au doutes, à la tentation autoritaire. La réalité, c'est qu'on ne peut pas faire tourner la France de 2025 avec un modèle de 1945. Et si l'examen du budget est devenu année après année un moment de crispation, un moment d'affrontement, un moment d'instabilité, c'est parce que ce moment du budget met au jour chaque année plus violemment le fossé béant entre le modèle de la prè-guerre et les réalités du monde d'aujourd'hui.
Chaque fois, nous tendons un peu plus le fil, nous tordons un peu plus les faits, mais cela ne suffit plus, cela ne suffit pas, cela ne suffira pas. C'est un changement de modèle que nous devons mener. Alors bien sûr, nous aurons tous l'occasion de proposer, de débattre, de nous opposer.
Bien sûr, les Français trancheront sur le modèle qu'ils souhaitent voir émerger. Mais si nous ne réagissons pas, si nous ne nous entendons pas pour les 18 prochains mois autour d'un socle minimal de budget et de mesures très claires, il sera peut-être trop tard. Je crois la France, je crois dans les Français.
Je crois qu'un chemin d'espoir est possible. Évidemment, la situation que nous vivons est exceptionnelle dans l'histoire de notre pays et depuis les débuts de la 5e République, jamais l'Assemblée nationale n'avait été aussi morcelée. Mais si nous regardons nos voisins européens, notre situation n'a rien d'exceptionnel.
Partout en Europe, des Parlements aussi divisés sont élus et pourtant des majorités se forment. Des accords se nou, des gouvernements tiennent et fonctionnent. C'est un changement de culture profond pour notre pays vers la culture du compromis.
Mais si nos voisins en sont capables, nous en sommes capables aussi. Nous en sommes capables et je le sais parce que la France en a toujours finalement été capable parce que c'est un conseil national de la résistance où communiste, gauliste, démocrates, chrétiens siégé côte à côte qui a fondé la sécurité sociale parce que c'est une assemblée nationale sans majorité absolue qui a fondé les CHU et l'assurance chômage. C'est possible, la France l'a fait, nous l'avons fait, nous pouvons le faire encore.
D'autant qu'il ne s'agit ici que d'une chose, bâtir un budget. bâtir un budget et trouver pour 18 mois des convergences et un accord d'intérêt général. Faire chuter le gouvernement n'apportera rien, seulement un peu plus de défiance envers la politique et un peu plus de retard pour notre pays.
Alors, faisons enfin passer les idées d'abord et ayons le courage du dialogue. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le président.
Atal. [Applaudissements] [Musique] Alors voilà pour la prise de parole Gabriel Atal. Vous avez entendu parler de dissolution.
C'était Marine Le Pen un peu plus tôt. Ce n'est pas une option, c'est une obligation. Alors non pas noter dans quelques secondes, vous entendrez parler de démission voire de destitution puisqu'on attend la prise de parole de la France insoumise.
C'est Mathilde de Panneau maintenant qui va s'installer à la tribune. Présidente, ministre, collègues, monsieur le premier ministre, comment pourrions-nous vous faire confiance alors que vous faites confiance à Emmanuel Macron ? Ce jour este.
Pour la première fois en 5e République, un gouvernement tombe à la suite d'un vote de confiance. Mais qu'on ne s'y trompe pas. Ce n'est pas seulement vous, mais votre politique et le monde qu'elle défend qui doivent être défait.
Car monsieur le Premier ministre, vous n'êtes qu'un visage du surcis que le président a souhaité accorder à sa politique. Le dernier visage d'une politique illégitime et obstinée. Incapable de susciter la moindre adhésion dans le pays, vous vous enférez dans une succession de chantage mensonger.
Il y a 2 ans, monsieur Atal menaçait la réforme des retraites ou la faillite. L'année dernière, c'était le budget ou la panne des cartes vitales. À présent, l'austérité ou la mise sous tutelle du FMI.
Monsieur le Premier ministre, vous ne laisserez derrière vous que le risque d'une crise financière à force d'en agiter le spectre sur toutes les télévisions du pays. Pour vous, le futur n'existe pas car vous sentez bien que vous appartenez au passé. Impopulaire, minoritaire, détesté.
Le macronisme ne gouverne plus que par la peur. Vous étiez pourtant si sûr de vous. Jamais un pouvoir ne s'était donné autant de mal pour passer en force sa politique. 493 en série.
Combine constitutionnelle, brutale répression des mouvements sociaux, piétinement de l'opposition, dissolution du parlement, déni gouvernement. Tant d'effort pour gouverner seul contre tous et vous voilà déplorer un déficit que vous avez vous-même creusé. Votre numéro de prophète de pacotil n'amuse plus personne.
Notre groupe parlementaire se félicite de n'avoir jamais adhérer à un seul de vos budgets qui nous ont conduit dans le mur. Nous ne partageons pas votre diagnostic et encore moins vos remèdes. Les spéculations hasardeuses du Mozart de la finance nous ont coûté 1000 milliards de dettes supplémentaires.
Alors que les besoins en santé, en éducation, en service public, en investissement dans la bifurcation écologique ont explosé. Vous avez privé la puissance publique de recettes précieuses. Vous avez appauvri l'État et affaibli les services publics.
Vous avez baissé l'impôt sur les sociétés, supprimer progressivement les impôts de production, supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune, mis à sac le financement de la sécurité sociale et arroser les transnationales de plus de 200 milliards d'aides publiques chaque année sans aucune contrepartie. Les drogués à la dépense publique portent un nom, le MEDEF, et vous gouvernez à ses côtés. Depuis 8 ans, vous avez fait du capitalisme financier le plus grand assisté de la République.
Les 500 plus grands détenteurs de patrimoine de ce pays vous remercient. Ils ont doublé leur fortune en 8 ans et vous promettez les larmes et la sueur à tout le reste du pays. Quelle indignité !
Haus historique des défaillances des petites et moyennes entreprises. Fermeture d'usine, taux de chômage à la hausse, avalisation d'un accord humiliant avec les États-Unis. La fable des gestionnaires raisonnables autoproclamés a assez duré.
Vous voilà à demander aux salariés de travailler de jours fériers gratuitement. Supprimer 2 jours fériers pour voler 4 milliards d'euros au travailleurs, soit l'équivalent du montant de l'impôt de solidarité sur la fortune que vous avez supprimé. Voler 2 ans de vie avec la retraite à 64 ans ne vous a pas suffi.
Il fallait pour gaver ceux qui avaient déjà tout, priver ceux qui n'avaient rien de la tranquillité même de ce rien. Vous resterez dans l'histoire comme cette oligarchie rapasse qui ne supporte pas que les gens puissent profiter des petits bonheurs de la vie. Consacrer du temps à soi, aux siens, aux autres, jardiner, pouvoir aller au restaurant ou en weekend, admirer la mer ou un ciel étoilé.
Oui, aujourd'hui est un jour de soulagement pour des millions de Français. Soulagement que vous partiez, monsieur le Premier ministre, après vos mensonges face au scandale Betaram qui a mis des générations d'enfants en danger. Soulagement de ne plus avoir comme ministre de l'intérieur un homme qui parle comme pétin de français de papier et qui hurle la baloile.
Soulagement que vous emportiez dans votre chute, votre projet de budget cruel et injuste qui visait à dépouiller le peuple de France. Car vous n'êtes pas seulement une imposture mais un danger pour le pays. La violence de votre politique s'abat dès le berceau.
Plus de 2000 enfants naissent, vivent et meurent dans la rue au côté des 350000 sansabris du jamais vu depuis l'après-gerre. Notre taux de mortalité infantile est l'un des plus élevés d'Europe. La maladie du scorbud que l'on croyait enrayé depuis un siècle atteint aujourd'hui de jeunes enfants.
Vous n'avez pas dépensé un centime pour protéger les enfants des violences sexuelles et ce alors que trois enfants par classe seraient victimes d'inceste. Vous n'avez rien fait pour démarchaçandiser le secteur de la petite enfance. Pire, madame berger a copiné avec les lobis des crèches privées.
Rien non plus pour ces milliers d'enfants en situation de handicap privé de scolarisation à la rentrée, faute d'accompagnatrice. Le macronisme est une fabrique de maltraitance infantile, mais à vous suivre ces enfants-là n'avaient qu'à hériter. C'est ce qu'Emmanuel Macron avait oublié de préciser.
Avec vous, l'argent ne ruisselle qu'à la naissance sur les bien nés. Vous avez fait de la France une société de cast archaïque où l'héritage concentre 60 % du patrimoine national. Comme au 19e siècle, les 10 % des plus riches concentrent 80 % des actifs financiers et professionnels.
Mais comment vous en vouloir ? Vous en faites partie. Pour être dans ces gouvernements très courts mais très select, il faut posséder au minimum trois logements.
Il faut de préférence être millionnaire comme c'est le cas de 22 de vos ministres qui ont généralement hérité de leur fortune. 104 millions d'euros, c'est le patrimoine cumulé des ministres au pouvoir. La vérité de votre politique se trouve là.
Mais vous n'êtes pas les seuls. L'extrême droite, votre assurance vie apprend beaucoup de vous. La Le Pénny qui a refusé par h fois de voter la censure de votre gouvernement et qui a empêché la discussion de la destitution d'Emmanuel Macron.
La Le Penny pactise désormais avec les grands patrons. Elle promet que son programme raciste maintiendra les fondamentaux d'Emmanuel Macron. Voilà que se dessine la ligne de partage dans les grands choix qu'uront à trancher notre pays.
Celui que nous proposons est connu. Diplomatie non alignée au service de la paix, relance de l'économie par la consommation populaire. Justice fiscale, nouveaux droit.
Investissement dans la bifurcation et l'adaptation écologique. Passage à la 6e République pour mettre un terme au pouvoir d'un seul au détriment de tous. En face du macronisme à l'extrême droite, tous s'accordent sur la destruction des conquêtes sociales, les politiques climaticides, le statut sur la 5e République, le tout sécuritaire et le consensus islamophobe.
L'alliance entre Macronie et le Pénis contre le progrès social humain a trouvé sa synthèse au ministère de l'intérieur. En un an, Bruno Rotaillot aura trouvé plus de temps pour tweeter sur chaque député insoumis que pour réagir au meurtre par l'extrême droite d'Abou Bakar Sissé, de Hem Mirai ou de Jamel Ben Jabala. Gesticulation introuvable quand il s'agit d'un défilé de néonazie, de l'agression par les fascistes du compagnon d'un député, d'une chasse aux personnes noires en creuse ou encore des 70 féminicides perpétrés sous son mandat.
La ruine que vous avez produite n'est pas uniquement économique, elle est aussi morale. À l'international, la voix de la France ne porte plus. France diplomatie a laissé place à France incantation.
L'abominable génocide perpétré par l'armée israélienne à Gaza ne rencontre aucun obstacle du côté de la France qui vient encore de livrer des dizaines de millions d'euros d'armes à un état dirigé par des criminels de guerre. Plus de 600 morts dont un tiers d'enfants, 40000 enfants blessés dont la moitié est handicapée à vie et toujours aucune sanction contre leur bourreau. Soyez humain si vous voulez être original.
Plus personne ne l'est, disait le poète Max Jacob. Aujourd'hui, ce n'est pas seulement un gouvernement qu'il nous faut renverser, mais un monde fondé sur l'inhumanité, la brutalité sociale et l'absence de solidarité. Vos ricanements quand une femme atteinte du cancer vous reproche la loi du plomb.
Votre morgue, vos calculs byzantin pour vous maintenir coûte que coûte. Les Français n'en peuvent plus. Monsieur le Premier ministre, personne ne doute que le président fera surgir 1000 avatars pour vous succéder.
À messieur d'Armanin, le cornu et tous ceux dont les appétits s'iguisent à mesure que les places dans le radeau se libèrent. Sachez que vous êtes les non génériques d'une politique avec lequelle les Français veulent rompre. D'ailleurs, les génériques sont généralement moins chers que les originaux.
Quant à vous, vous ne valz plus rien. Nous alertons solennellement. Tous ceux qui tenteront de sauver le soldat Macron tomberont avec lui.
Les insoumis ne se vendront jamais pour une place dans des ministères. Monsieur le Premier ministre, vos passages en force ne passent plus. Ils atteignent leur apogéné au colonial à l'encontre de nos concitoyens d'outre mer.
Le grand nombre s'est mise en mouvement. Rien ne l'arrêtera. Ni le GIGN ou le RA déployé en Guadeloupe, ni la CRS8 envoyé en Martinique, ni encore l'armée en Kanaki, Nouvelle-Calédonie.
Saccager les conditions de vie de ceux qui souffrent sans qu'ils opposent une résistance, c'est fini. Vous avez raison d'avoir peur. Le dégoût suscité par votre politique s'est donné rendez-vous le 10 septembre.
Ce jour agit comme un formidable encouragement à l'action. Le mouvement aura obtenu une victoire avant même son commencement, la chute de votre gouvernement et la défaite de votre budget. À présent, il ne reste plus beaucoup d'options au force de l'Élysée.
Le président ne souhaite pas changer de politique, alors il nous faudra changer de président. Ne lui en déplaise en cette rentrée, la souveraineté populaire revient à la mode. Le dégagisme aussi.
Partez aujourd'hui, monsieur Baou. Emmanuel Macron vous suit de près. Le peuple s'impatiente, il a tout un monde à inventer.
Je vous remercie madame la présidente Panot. Bonsoir. Bonsoir à tous.
La session extraordinaire de l'Assemblée nationale touche donc à sa fin. Dans quelques secondes, un ultime intervenant va prendre la parole pour quelques minutes. Ce sera une intervention assez courte.
Il s'agit de Philippe Boncarrè député du Tarn pour les noms d'inscrits. Puis François Baou va faire une ultime intervention en forme de réponse à tous les orateurs et ensuite et ensuite et bien les 574 députés présents. Il y a trois sièges vacants à l'Assemblée nationale. et 574 représentants du peuple vont se retirer dans une pièce voisine et vont voter un par un pour ou contre ou abstention pour ou contre le la confiance au gouvernement de François Baïou et les résultats, on devrait les connaître aux alentours de 19h.
Évidemment, vous ne manquerez rien. On suivra tout ça en direct et on aura le plaisir de le faire avec autour de la table François Langlais. Bonsoir François Routel Crif est également à nos côtés.
On a le plaisir d'accueillir Hervé Gatot, directeur de la rédaction de radio classique. Géraldine Vosner, rédacteur en chef au point. Bonsoir à vous aussi Géraldine.
Et puis l'ami Jérôme Jaffray nous rejoindra. C'est une journée très importante. Sa hauteur de vue nous permettra juste après les résultats du vote d'en prendre toute la portée.
Et évidemment on va se projeter vers l'avant. Et maintenant que peut-il se passer ? Il faut pas se cacher derrière son petit doigt.
L'arithmétique est assez claire. Les interventions qu'on a entendu aussi, mais je vais vous allez dire un mot là-dessus. Euh les interventions l'ont été aussi et la surprise, l'éventuelle surprise qu'on pouvait attendre a très très peu de chance de se produire.
Compte tenu des interventions. Si on fait l'addition de toute la gauche et du rassemblement national, on arrive à 330 voix. Autrement dit, plus qu'il n'en faut pour renverser ce gouvernement Bairou.
Un mot sur tout ce qu'on a entendu. Route effectivement chacun d'une certaine manière a été entre guillemets dans le rôle qui était attendu. En fait, ce qui était surprenant dans dans cette affaire, c'est que ça fait qu'un jour qu'on connaît le résultat et ça fait qu'un jour que on attend que se déroule exactement ce qui est en train de se dérouler.
Et là, on est plus en train de commenter le style, la méthode, la manière, les mots, le choix des mots, le choix des postures de chacun. Mais non, il n'y a pas de surprise. Quelques minutes après le la conférence de presse de François Bairrou, chacun avait donné ses positions et les a confirmé ce soir.
La conférence de presse il y a 15 jours du 25 août, 25 août. Donc, c'est une journée étrange parce qu'elle était écrite d'avance en quelque sorte. et la chronique d'une chute annoncée.
Oui. Et en même temps, ça reste un moment historique. En même temps, ça reste une séance qui restera dans les annales d'une façon ou d'une autre parce que là, on parle de tactique depuis 2 semaines, mais on y on y reviendra mais François Baou, lui ou d'autres veulent se positionner pour l'histoire avec du recul.
Et en réalité, c'est comme ça que ça se passe. Nous quand on parle de des moments historiques de l'assemblée, on se souvient pas des petites manipes et des petites enfin on s'en souvient un peu mais on garde les grandes lignes. Hm hm.
François, vous avez écouté toute cette séance depuis 15h, ça fait donc 3h10 ultime intervention de François Bayrou. Dans quelques minutes qu'on avait-vous retenu ? Écoutez, c'était dans les cours depuis déjà un moment.
J'ai été surpris par l'animosité de de des socialistes, hein, qui était vraiment sans détour, sans embage. Boris Valallot, Boris Valallot qui s'exprimait, ça laisse à penser que il y a pas de solution de ce côté-là, contrairement à ce qu'on pouvait imaginer. Mais au-delà de ça, au fond, la question d'aujourd'hui, disons de dans une heure quand on aura le résultat, si le résultat est conforme à ce qu'on peut imaginer, est-ce que ça aura été utile ou pas ?
Le coup de poker de François Baou, c'est-à-dire est-ce que la pédagogie des comptes élémentaires aura progressé ? Je n'en suis pas sûr vu l'état d'énervement de l'opposition qu'on a constaté tout à l'heure. 50 secondes chacun Hervé et Géraldine avant que François Baïou reprenne la parole et vous tout simplement qu'avez-vous retenu de cette séance ?
La démonstration d'un échec politique certes annoncé mais quand même pas tant cet après-midi. Le premier ministre a tenu un discours sans doute de vérité relativement lugubre, un peu un peu crépusculaire sur le sur l'état du pays qui débouche sur un vote dans lequel tous les opposants vont lui refuser la confiance et une partie de ce qui lui tenait lieu de majorité, en l'occurrence un certain nombre d'élus de droite. Donc c'est un échec politique de ce point de vue et pour prolonger ce que disait François à l'instant, j'ai peur que ce soit aussi un échec moral pédagogique face au pays parce qu'au fond François Baou a fait le pari que son discours alarmiste sur l'état de nos finances publiques allait en quelque sorte bousculer, bouleverser les Français et produire un effet sur l'Assemblée nationale.
Ça ne s'est pas produit. Il va en payer le prix dans quelques instants. Gérald Line et vous ?
Oui, on on en est réduit, c'est vrai, à commenter des mots et des formules rhthoriques puisque le l'issue est déjà connu. Mais mais j'étais frappé de voir à quel point on entendait des discours du siècle passé. Euh François Bairou a cité de Gaul à deux reprises, Laurent Vquier a cité Demosten.
C'était la réalité des mantir à Vauchimer. Mais tout en tournicotant autour du fait qu'il le soutient mais il le soutient pas. Mais finalement fuyons parce que il y a une élection derrière.
Boris Valou a cité Victor Hugo avec des formules assez creuses et pour mieux étrier Emmanuel Macron la personne de tout cela, François Bairou au perchoir pour sa dernière intervention. Va-t-il répondre un par un aux interlocuteurs ? On l'écoute.
Merci madame la présidente. Je ne répondrai pas aux polémiques et je ne répondrai pas aux propos insultants comme je me suis efforcé à la tribune de ne pas prendre à partie les uns ni les autres parce que le moment que nous vivons est à mes yeux assez important. non pas du tout pour le Premier ministre, non pas du tout pour le gouvernement, mais il est important pour le Parlement et il est important pour le regard que les Français portent sur le Parlement.
Je suis frappé par les messages que nous tous nous recevons d'une minute à l'autre et ces messages sont des messages profondément heurtés par la violence des propos. Et c'est le cas exactement pour l'ensemble de la vie politique. Je trouve que si nous pouvons par notre attitude essayer de de sortir de cette image de de cette image de violence et de mépris, nous rendrions service à la démocratie que nous défendons.
La première chose, je voudrais dire une deuxième chose parce que je n'ai pas cité à la tribune les membres du gouvernement mais je veux simplement leur dire à chacune et chacun d'entre eux que ces 9 mois ont été pour le premier ministre des mois de de profond bonheur. parce que nous avons réussi contre tous les prs à former une équipe dans laquelle il y avait beaucoup de poids lourds, beaucoup de solidarité, beaucoup d'amitié et qui n'a pas eu une seule crise, une seule tension pendant les 9 mois que nous avons vécu ensemble et c'est pas si facile. si l'on voit la diversité des sensibilités qui étaient représentées dans le gouvernement et la force des personnalités qui les portaient.
J'ai je trouve que on a montré une image républicaine honorable et active et donc de ce point de vue-là je voulais au nom du gouvernement remercier l'Assemblée nationale et en tant que premier ministre remercier les membres du gouvernement. C'était la deuxième chose que je voulais dire. La troisème chose, il n'y avait qu'une question posée aujourd'hui.
Est-ce que vraiment la situation du pays pouvait s'accommoder de divisions supplémentaires, de retards supplémentaires, de procrastination supplémentaire ? Bien ce que la situation du pays exigeait qu'on prenne acte de la gravité et de l'urgence des choses. On sait bien le résultat qui va être acquis, mais il ne sera pas acquis aujourd'hui. qui sera acquis dans les semaines et les mois qui viennent au vu de l'évolution qui va être subi par notre pays si les choses ne tournent pas comme nous le voudrions et du jugement qui va être porté sur la lucidité de la classe politique française sur sa capacité à relever les défis et à provoquer ou à former une unité au service du pays.
Je suis très heureux que nous ayons pu défendre au moins une vision qui est celle-ci. Un pays ne peut pasner son indépendance et sa souveraineté pas plus sur le plan militaire que sur le plan financier. Nous ne pouvons pas accepter la soumission à des dominants et pas la soumission non plus à nos créanciers.
Nous sommes responsables de l'avenir et notamment de l'avenir des plus jeunes avoir défendu pendant ces 9 mois cette vision et à la tribune cette volonté. Pour nous tous, c'était euh un c'était un moment de vérité. Ce moment de vérité ne s'effacera pas.
Un vote n'efface pas la réalité. Et c'est ce que nous avons ensemble tenté de reconstruire. C'est très important pour l'avenir et je suis heureux que nous les que nous ayons pu partager ce moment.
Merci. Merci beaucoup monsieur le Premier ministre. Mes chers collègues, le Premier ministre ayant engagé la responsabilité du gouvernement.
Je vais mettre en voie l'approbation de sa déclaration de politique générale. Le vote se déroulera dans les salles voisines de la salle de séance. Les bulletins de vote ont été placés dans vos pupitres.
Le scrutin est annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Il est ouvert pour une durée de 30 minutes. Il sera donc clos à 18h50.
La séance est suspendue. Voilà. Et bien, c'est clair et net.
François Baïou a livré un discours d'adieu. Le combat est terminé. C'est bien ce qu'on comprend. n'est plus question d'espérer arracher une surprise de dernière minute.
C'est un François Bairou et vous l'avez noté en l'écoutant, le regardant, détendu, soulagé, disaient ses proches à la presse ce matin, qui s'est adressé au députés en tant que premier ministre pour la dernière fois selon toute vraisemblance. Il a même rendu hommage à son gouvernement, sourire aux lèvres. Il a même eu cette phrase "Je suis heureux." Alors, je suis heureux, dit-il, d'avoir pu prendre l'opinion à témoin de la gravité de la situation.
Je suis heureux que nous ayons pu mettre l'accent sur cette question de la dette qui est si urgente. Mais enfin, on retiendra cette formule. Je suis heureux, François Bairou est soulagé.
Alors, ça y est. Et bien, nous y sommes. Vous avez entendu GL Bron Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale.
Voici le document. Voici le document que chaque député a entre les mains. C'est comme ça que ça se passe.
Voilà. Pour contre, la confiance au gouvernement ou l'abstention. Chaque député va remplir ce bulletin en cochant d'une croix la bonne case pour lui, 574 députés.
Ça signifie, les calculs sont vite faits, que euh la majorité, mais il y aura des abstentions. Donc le chiffre de la majorité, c'est une majorité simple, ce n'est pas une majorité absolue. Mais s'il n'y avait aucune abstention, la majorité serait à 288 voix et non pas 289 puisqu'il y a trois postes vacants.
Voici ce bulletin de vote. Donc, il y a des QR codes, donc ça veut dire route que dès lors que le vote aura été fait, on connaîtra instantanément le résultat. 30 minutes, vous allez enfin chaque député va cocher la petite case qui est à gauche du code barre pour contre ou abstention et ensuite le dépouillement va être facilité grâce à ces codes barres puisque il est prévu qu'en 30 minutes seulement on ait les résultats et le vote individuel le résultat du vote de chacun et la publicité du vote de chacun.
Quand on regarde ce bulletin, on voit qu'il y a inscrit ici le groupe. Est-ce que ça signifie qu'on aura le résultat groupe par groupe ? Ce qui est une donnée intéressante à considérer aussi pour l'avenir.
Oui, il y aura il y a chacun individuellement et groupe par groupe. Donc, on va faire le compte de ceux qui par exemple chez LR se sont absolus ou ont voté contre. Ceux qui dans chaque partie à Renaissance ou à Horizon.
On a appris là il y a quelques minutes que Violette Spilbou, peut-être de Renaissance, ne voterait pas la confiance. peut-être euh enfin voilà, ça on le saura. Ce sera intéressant de d'examiner et je suis sûre que ça va être le cas.
Ça va être examiné au microscope par notamment par l'Élysée. Mais Hervé avait une anecdote sur LFI et les bulletin de vote. Oui.
Vous savez que les députés ont pris l'habitude maintenant dans cette dans cette législature de voter des motions de censure à répétition et sur les bulletins de vote des motions de censure, c'est l'inverse quand on vote pour ou contre, on vote pour ou contre la censure. Donc ce matin, un certain nombre de piliers du groupe de la France insoumise battaient le rappel pour bien expliquer le règlement et la façon de voter aux membres du groupe LFI. Attention, ne vous trompez pas.
Si vous votez pour, c'est pas pour la censure, cette fois, c'est pour la confiance. Donc, il faut bien mettre la croix dans la case contre. Et on peut imaginer que peut-être dans d'autres groupes, on a passé le même genre de consigne.
Il faut pas se tromper. C'est pas simple hein, le métier de député, faut être polytechnicien pour comprendre. Je voudrais revenir juste un mot sur sur ce ce qu'a dit François Baou là tout à l'heure parce qu'il a dénoncé la violence de de l'hémicycle et effectivement François a remarqué la violence notamment du discours socialiste de Boris Vallot mais cette violence elle l'a vaincu.
En fait, il a d'une certaine façon, c'est le constat que cette violence alors qu'il partait comme avec une volonté d'apaisement et qu'il l'a rappelé, finalement cette violence de ces 9 mois, c'est elle qui a gagné quoi. Et la violence, elle est intrinsèque maintenant à la vie politique et à la vie parlementaire. Et voilà quelqu'un qui a eu des qui a fait des fautes tactiques, c'est évident, on en a parlé, on en reparlera peut-être, mais qui a au début voulu apaiser le climat et qui finalement est tombé aussi parce que cette vie parlementaire a beaucoup changé, qu'elle est devenue hyper brutale, qu'elle est devenue très violente et que du coup bah ça conduit à des comportements personnels et collectifs qui sont moins rationnels que dans le passé.
Et pour finir, je veux juste dire que j'étais pas d'accord avec mes amis sur le fait que ça ne servait à rien. Je pense que justement François s'interroge François s'interroge et moi j'ai dit que c'était un échec politique de ne pas y être parvenu. Je ne dis pas que ça ne sert à rien.
C'est immédiatement. Oui, bien sûr, c'est évident mais moi je suis pas du tout sûr que ça n'est pas ça n'a pas fait l'effet d'électrochoc dans l'opinion avec les sondages tout de suite. Mais est-ce que ça ne marque pas un moment de l'histoire politique ?
Moi je crois que oui quand même. Oui. D'ailleurs, il a pris l'opinion à témoin François Bairou dans une formule un peu étrange et il a dit si malheureusement demain la France devait connaître des turbulences.
Faut rappeler que dans son premier discours tout à l'heure à 15h, il avait dit "La France se prépare un touau". Il avait dit "Si la France devait connaître des turbulences, chacun saurait qui a dit quoi." En quelque sorte vraiment c'est un discours testamentaire.
Mais je voudrais qu'on se projette vers l'avenir et l'avenir immédiat d'abord parce que c'est l'une des informations de cet après-midi. On a appris que François Baïou présenterait sa démission demain matin à au président de la République à Emmanuel Macron. Est-ce un signe que les choses doivent aller vite ou bien est-ce que c'est courant dans ce genre de situation ?
On on aurait même pu imaginer une démission dès ce soir annoncée par un communiqué. Ça n'aurait pas du tout été surprenant. Là, en l'occurrence, demain matin, oui, ça veut dire que ça va vite.
Mais comment serait-il autrement si cet après-midi le gouvernement chute ? Bah évidemment, c'est la Constitution qui le dit. Le premier ministre présente la démission de son gouvernement au président de la République et ensuite bah en quelque sorte la balle est dans le camp du président.
C'est à lui de dénouer la crise s'il le peut ou en tout cas d'en d'en chercher les moyens et de préparer la formation d'un nouveau gouvernement. Il n'y a rien de surprenant dans ce calendrier, ni parce qu'il serait trop rapide, ni parce qu'il ne le serait pas assez. C'est pas une indication particulière.
On sait par ailleurs que ce soir, mais dans un cadre plutôt informel, il recevra les membres de son gouvernement à Matignon une soirée d'adieux en quelque sorte. Nous parlons toujours au conditionnel, faut maintenant attendre 25 minutes avant de connaître le résultat du vote. Mais c'est vrai encore une fois que la tonalité des déclarations toute cet après-midi ont montré que il y avait assez peu de suspense.
Juste un mot pour vous dire que les les infos TF1 LCI montrent que moi c'est ce que j'avais comme information tout à l'heure, c'était que c'était plutôt ce soir et que en fait le président Macron, c'est une info TF1 LCI a donné rendez-vous à à François Baou demain matin. Et pour quelle raison a-t-il décalé ça d'une douzaine d'heures ? Alors euh parce qu'il y avait enfin voilà, c'est peut-être le temps de la réflexion mais c'est vrai que c'est pas effectivement de la part de François Baou l'idée était pas de rester plus longtemps que le vote quoi.
Enfin honnêtement. Oui, Géraldine. Non, d'autant plus que là euh directement, on parle de François Bairou ce soir, directement, il va s'effacer demain et toute la pression et la tension va se concentrer euh projecteur braqué sur Emmanuel Macron avec une pression maximale.
Un budget doit être présenté à théorie avant le 7 octobre. On on a on a vu qu'il y avait une latitude jusqu'au 15 octobre mais guerre au-delà. Emmanuel Macron, on l'a su, avait été tenté un temps, en tout cas il l'a dit à des proches, euh de sursoir à la décision le temps de faire son grand discours de politique internationale euh devant l'assemblée générale de de l'ONU qui est euh autour du 20 septembre.
Euh on l'a pressé de non, de se prononcer avant parce que euh chaque jour fait perdre du temps au pays dans une situation budgétaire qui est inextricable. Donc au plutôt, il faut qu'il puisse nommer quelqu'un qui va devoir ensuite constituer un gouvernement, donc se donner un minimum de temps de négociation, de réflexion. Donc oui, ça doit aller très vite.
C'est une nécessité. D'autant plus que François le dira bien mieux que moi. La les agences vont de revoir la note de la France qui emprunte à des taux de plus en plus élevés sur les marchés.
Et comme François Bairou l'a très bien rappelé tout à l'heure, la dette, elle monte, elle monte. les intérêts de la dette deviennent de plus en plus lourds. Ah, on peut dire que tous ceux qui prêtent de l'argent à la France sont en train de de d'examiner de très près tout ce qui se passe.
Ah, écoutez, il y a un révélateur, c'est le le fil de l'agence Bloomberg qui est le fil par lequel se nourrissent tous les investisseurs internationaux. On ne parle que de François Baou et d'Emmanuel Macron depuis 48 he trois titres à la une et ce sont des titres qui sont d'ailleurs assez inquiétant hein. C'est le chaos français, le melstrom français.
Y a-t-il une solution à la crise française ? Pourquoi est-ce que la France s'enfonce ? Enf c'est c'est c'est du matraquage.
Effectivement, je rejoindrai Géraldine. C'est vrai que il y a cette semaine, un jour important, c'est vendredi où la première des agences qui doit réévaluer la note s'exprime. Donc dans l'idéal, il lui fallu que nous ayons un un nouveau premier ministre avant cela.
Alors, parlons-en et d'abord parlons du résultat du vote. Qu'allez-vous observer avec un intérêt particulier ? marge, l'ampleur ou bien groupe par groupe et pourquoi qui veut commencer ?
Il y aura une indication dans l'ampleur et que on verra si euh François Bairou euh a réellement, mais on a déjà une partie de la réponse, a réellement fait le plein de ses propres troupes, troupes dont je le rappelle euh elles ne elles ne sont pas euh réellement majoritaires aujourd'hui. C'est c'est une minorité euh le le bloc central et François Baïou va probablement perdre des voix même dans son propre camp. Donc je l'ai dit tout à l'heure, tous les opposants vont lui refuser la confiance et un certain nombre de ceux qui le soutenaient ou qui étaient censés le soutenir vont également lui refuser la confiance avec quand même cette particularité qui dit quelque chose sur la situation politique, la crise politique dans laquelle nous nous trouvons.
Le parti les républicains dont le président fait partie de ce gouvernement Bruno Retaillot, le parti les républicains à 49 députés. Il n'est pas capable de garantir au gouvernement de François Baïou et donc de Bruno Rotaillot le euh une confiance un vote de confiance unanime. Il y aura probablement entre 15 et 20 défections dans ce groupe.
Euh c'est ce qu'annoncent les portees-paroles officiels et officieux du groupe les Républicains cet après-midi. C'est c'est complètement conernant. C'est Et qu'est-ce que ça laisse augurer ?
Qu'est-ce que ça laisse augurer pour l'éventuel successeur de François Baou ? Ça laisse augurer une situation encore plus difficile que celle qu' connu Michel Barnier et François Baïou, c'est-à-dire l'impossibilité arithmétique de constituer une majorité viable au-delà de quelques semaines. Si même à l'intérieur des groupes politiques la division règne, on ne voit pas qui quel est le magicien qui serait capable de résoudre ce problème.
Il y a 210 voix du bloc central si on inclut LR évidemment 49 voix vous l'avez dit dans le groupe LR. Donc on verra effectivement s'il fait le plein par voilà, il y a un petit il y a un petit plafond comme ça les 200 moi je je sais pas instinctivement on se dit si c'est en dessous de 200 c'est mar ça fait penser vous savez à Colanta l'épreuve finale là les candidats sont debout sur des poteaux et on rétrécit le socle d'heure en heure de façon à compliquer et le fait qu'il se maintienne. C'est notre président là qui est sur à l'épreuve finale de Colanta et on vient d'enlever encore une surface.
C'est le président de la République. C'est sur le piquet. Oui.
Enfin à partir de dans dans une heure. Aujourd'hui, c'est encore François Bairou. Après, juste un mot sur ce que dit Herv.
C'est vrai que le score du du de enfin disons le le degré euh de de d'approbation du bloc central, ça va être intéressant. Mais après, il restera une question quand même, c'est au fond ces gens qui n'auront pas voté pour lui tout en étant dans la majorité, est-ce qu'il réprouve la méthode ou l'objectif ? et et c'est là où il subsiste un peu d'espoir la question pour une éventuelle majorité stable à suivre disons ou qu'en tout cas on puisse trouver une espèce de compromis qui permette au moins d'avancer un petit peu sur ce chemin.
C'est là que c'est ça que vous allez observer aussi Géraldine le vote du bloc central. Alors oui, le vote du bloc central, mais surtout les votes de NR qui à mon avis nous donneront davantage une indication sur ce que pourrait être euh la campagne s'il y a une dissolution la prochaine campagne et surtout la prochaine présidentielle parce que on voit que la poutre travaille comme on dit et que les blocs sont en train sont en train de bouger. C'est la raison pour laquelle Marine Le Pen a décidé de pousser à une dissolution coûte que coûte.
Elle est convaincue qu'il n'y aura pas de front républicain cette fois-ci, donc qu'elle peut augmenter son score. Elle est surtout convaincue qu'elle peut débaucher cette fois davantage de députés de de la droite. Et là me revient en mémoire l'interview qu'a donné Nicolas Sarkozy dans un quotidien il y a oui dans le Figaro la semaine dernière qui avait l'air de considérer que pour 2027 dans l'état de tripartition dans lequel est le pays il y a pas beaucoup en tout cas l'une des solutions sera une alliance entre le RN et la et la droite.
Et moi, c'est ça que je pense on va commencer peut-être à voir ce soir. Mais c'était à condition de passer par une dissolution enfin en tout cas dans le raisonnement de Nichol Sarkozy ça pour l'instant le président de la République envoie tous les signaux contraires. Il ne veut pas dissou on comprend très bien pourquoi expliquer pourquoi une dissolution aurait toute chance de donner un résultat encore plus mauvais pour ce qui fut la majorité macroniste et un président qui dissoudrait deux fois de suite et verrait son camp d'effet dans les urnes serait quasiment obligé de démissionner.
C'est évidemment la situation dans laquelle Emmanuel Macron ne veut pas se retrouver. Je j'ajoute qu'il y a eu un tout petit événement, enfin un événement significatif quand même dans les discours de cet après-midi, c'est la violence de la charge de Boris Vallot, le président du groupe socialiste. On en a parlé tout à l'heure. cette violente charge contient une information, c'est que le Parti socialiste a quasiment brûlé ses vaisseaux pour assumer la responsabilité d'un gouvernement dans les semaines qui viennent et ce après avoir fait une sorte de danse du ventre pendant une semaine pour donner à croire à l'ensemble des Français qu'ils étaient en situation de gouverner.
Aujourd'hui, on se dit mais gouverner avec qui ? Ce n'est pas après avoir asséné une telle charge contre François Bairou et donc contre le camp centriste que les socialistes peuvent espérer demain constituer une majorité. Donc je crois que le Parti socialiste passe son tour.
Vous vouliez terminer Géraldine mais c'est une question importante. On va très intéressant aussi de regarder dans le détail les votes des socialistes parce que je ne suis pas convaincu que cette ligne elle soit partagée par tous au sein du parti. Maintenant, c'était très surprenant cette danse.
Le le le chef d'un parti, Olivier Fort qui a qui a fait 616000 voix à la dernière présidentielle, demander le Matignon quasiment de droit divin était très surprenant. On voit qu'en fait il y avait beaucoup de postures dans cette que en fait ils sont pas en position demain de construire un gouvernement. Juste un petit alors ça ça c'est une question importante.
D'abord, tout simplement, je voudrais rappeler, si vous nous rejoignez à 18h30, passé de 3 minutes et bien que nous attendons dans une vingtaine de minutes maintenant, un peu moins que ça, un gros quart d'heure. Les résultats après 15 jours après ce paris politique de François Bairou, et bien nous y sommes. L'heure est venue, les D sont jetés et chaque député est en train avec ce formulaire que nous vous présentions tout à l'heure de se prononcer pour ou contre la confiance à ce gouvernement.
On aura les résultats dans quelques instants. Et si vous nous rejoignez aussi à l'instant, je rappelle que tous les discours que nous avons entendu en réaction à l'intervention de François Baïou en début de séance à 15h ont été dans le même sens. Nous ne voterons pas la confiance pour chaque groupe d'opposants, y compris le Parti socialiste.
Et pour ses partisans, un oui, un oui à la confiance, mais un oui très mesuré, très circonstancié et encore, vous le rappeliez Hervé, du côté de LR, des Républicains de la droite consigne et n'est pas donné à chacun. Chacun est libre, chacun des 49 députés du groupe de droite est libre de voter pour ou contre euh selon euh ce qui lui convient. La question, c'est celle-là, c'est le le Parti socialiste et le groupe socialiste à l'Assemblée est-il malgré tout au centre du jeu ?
C'est-à-dire pour un gouvernement qui chercherait à élargir ce sole majorité, où peut-il trouver ailleurs ? Et on a bien conscience que c'est pas du côté de Lfi et qu'actuellement c'est pas du côté du Rassemblement national. Le Rassemblement national Marine Le Pen l' rappeler est décidé à provoquer une dissolution.
LFI est décidé à provoquer une présidentielle anticipée. Donc c'est pas de ce côté-là qu'il faut chercher. Donc le nouveau Premier ministre Emmanuel Macron essaiera de nommer un nouveau premier ministre.
S'il cherche une majorité, devra-t-il être de gauche ? Regardons rapidement simplement les hypothèses qui sont avancées par tous nos confrères et je crois que vous avez tous à peu près les mêmes informations. Quand on parle de premier ministre de gauche, on ne parle pas forcément de premier ministre du Parti socialiste parce que du côté de LR, ça risquerait de coincer.
Donc regardez à gauche, Bernard Casneuve, Éric Lombard, Jean-Vedrillant. Voilà pour les hypothèses des premiers ministres de gauche. Parmi les noms qui reviennent, il y a aussi des premiers ministres possibles du bloc central, donc Xavier Bertrand, il y a Elbron Pivet dont le nom est cité, Sébastien Lecnu, son nom revient avec insistance depuis 2 ans, depuis depuis un an, surtout la première dissolution, Catherine Vautrin, l'actuel ministre du travail et Gérald Darmanain, le nom revient.
Mais concentrons-nous sur les trois visages de droite. Est-ce que le Parti social enfin oui, le Parti socialiste, c'est pour ça qu'il y aura un Premier ministre issu de la gauche est au centre d'un éventuel nouveau gouvernement et de sa recherche de majorité route. Ça va être compliqué parce que ce qui se passe euh c'est que LR en ne votant qu'à moitié peut-être du groupe la confiance, on verra les chiffres exacts, rappelle queil est essentiel et queil faut pas aller seulement du côté des du PS et que ça sera c'est Or de Emmanuel Macron a a donné consigne la semaine dernière au cours d'un déjeuner avec les les chefs de parti de trouver un deal à tout prix avec les socialistes. là et la violence des propos de Boris Vallot et le fait que LR montre ses humeurs en quelque sorte fait que bah il faut aussi sécuriser du côté LR donc où il faudra aller chercher l'abstention du PS mais faudra aussi sécuriser du côté alert donc c'est très compliqué donc le profil je ne crois pas à un profil de gauche ou gauche compatible salement parce que là les LR partiraient vraiment alors alors donc donc est-ce que ça veut dire renoncer au soutien ou disons à l'abs Non, parce que voilà la question sera la non censure du Parti socialiste.
Le pact de non censure, ça ça va se discuter sur les mesure budgétaire point par point avec des des des concessions très spectaculaires sur la taxation des riches, sur l'assurance chômage, sur les jours fériers, sur des choses comme ça. Mais ça ça peut se produire avec un ministre non issu de la gauche, avec un Sébastien Lecnu ou avec un Géraldin. Ex.
Exactement. parce qu'il faut aussi garder à l'air et le résultat du vote de ce soir, ça sera aussi cette indication-là. Et sauf que quand on écoute les dirigeants du Parti socialiste et Boris Vallot l'a redit "Nous sommes prêts, appelez-nous, nous sommes prêts.
Est-ce que c'est pas l'intransigence maintenant ? C'est notre tour ou rien du tout." Mais il dit dans le même discours que c'est sur la base des propositions du Parti socialiste queil souhaite construire un projet de gouvernement et de majorité.
Donc au fond, il il se ferme lui-même la porte. C'est c'est pour ça que je disais tout à l'heure, le Parti socialiste brûle ses vaisseaux. Le PS était potentiellement au centre du jeu au cours de la semaine écoulée.
Pour ça, il aurait fallu qu'il qu'il tende la main et qu'il tienne un discours quasiment inverse à celui que qu'a tenu Boris Valot cet après-midi. C'est-à-dire un discours de construction, un discours de d'ouverture en disant maintenant c'est notre tour, nous pouvons nous avons des propositions à faire. Nous les avons formulés et sur la base de ces propositions, il y a peut-être des accords à passer et un dialogue à tenir.
C'est exactement l'inverse qu'a dit Boris Ballot cet après-midi. Il a chargé pardon, il a chargé de façon très violente le Premier ministre. Donc il s'est aliénées avec cette brutalité et par ailleurs, il a maintenu Orby et Orbit que c'était les propositions du Parti socialiste qui devaient servir de base à un nouveau contrat de gouvernement.
Euh et ça ça n'est évidemment pas de nature comme disait Rout à emporter les suffrages des Républicains à supposer que quelqu'un puisse aujourd'hui garantir le vote des Républicains dans un sens ou dans un autre. Parce que Route, je vous ai trouvé un peu charitable avec les Républicains parce que je ne crois pas que ce qui s'est passé cet après-midi, pardon, relève d'une stratégie DLR. Je pense que les LR ne sont plus capables.
On l'avait vu au moment de la réforme des retraites. Leur précédent président est parti se jeter dans les bras du Rassemblement national. Éric Siotti, leur président aujourd'hui siège dans un gouvernement et n'obtient pas le vote de confiance de ses propres députés.
Et le président de leur groupe n'est pas capable de faire autre chose que de laisser la liberté de vote aux députés des républicains. Donc ils sont en rou libre. On a on a connu des des gaulistes godillot.
Là, le moins qu'on puisse dire, c'est que ils sont plutôt Godillants que Godillot. Donc, je crois que plus personne n'est capable de lire la stratégie des Républiques. Je me demande si justement ces quelques jours où les socialistes étaient un peu au centre du jeu, n'étaient pas au fond destinés à montrer autre chose.
C'est-à-dire que le Parti socialiste est prêt à gouverner derrière euh les éventuelles élections et bouleversements qu'on peut attendre. Mais je ne suis pas sûr qu'il y ait une intention réelle. Qu'est-ce qu'auraient les socialistes à être à Matignan aujourd'h quel intérêt aurait-il à être dans un gouvernement de coalition ?
Se crédibiliser ? Oui, mais c'est cher payé parce que vous montez sur le radeau de la méduse. Euh donc ils ont probablement fait le choix de se crédibiliser justement en présentant un programme.
Alors euh Hervé l'a décrit hein, c'est en gros ça tient en six lettres, c'est Zucman. Donc on tape les les les 12 riches ou les 1500 riches et puis on espère queils resteront sous le marteau fiscal qu'on a préparé pour eux. Mais mais je je j'y vois plus un signal politique quant aux trois personnages que vous avez présentés.
Donc rappelons-les, Jove Ledrion, Éric Lombard, le ministre de l'économie et Bernard Casneu l'ancien premier ministre de François Hollande. Bernard Casneu, c'est très peu probable qu'il puisse emporter le soutien des socialistes. Il est considéré comme un traître.
De surcroix, les relations avec Macron sont exécrables. Jean-Hülve Led Drillant, il ne veut pas lui-même. Il est il a il a déjà décliné cette proposition.
Je ne vois pas très bien ce qui pourrait le faire revenir sur sur cette décision. Celui qui est le plus à même de de faire ce ce travail de de maillage, c'est Éric Lombard qui n'est pas un politique donc qui aurait l'avantage justement d'être à mi-chemin entre un gouvernement technique et en même temps, il a un savoir-faire politique. Ce dire au cardia, c'est lui qui a fait le budget pour cette année hein justement avec ses relations avec les socialistes et cetera.
Maintenant politiquement c'est pas un poids lourd. Bon mais les socialistes pardon, ils voulaient un gouvernement. On en a parlé ici avec les verts et avec les communistes.
Ils voulaient pas un gouvernement avec le le bloc central. Il était hors de question parce qu'ils peuvent pas avant les municipales euh avoir l'air de pactiser avec le les les sociaux traîtres. Possible vous nous dites c'était une fausse piste parce que là il y a pas de majorité de ce côté.
Je vous l'ai dit il y a plusieurs jours. C'est évident que c'était une fausse piste. C'était un l'ure.
Mais pardon. Où est la bonne piste alors ? Mais alors la bonne piste à mon avis c'est quand même quelqu'un du bloc central qui ne fait qui arrive à arrimer les LR et qui arrive à discuter avec les socialistes qui ce soir ont une position dure mais c'est comme ça qu'on commence une négociation sur la position la plus dure pour obtenir le maximum de choses et à l'arrivée c'est quoi un budget amputé d'une bonne partie de ses avancées ou de ses défauts chacun choisira mais je moi c'est la solution qui serait le qui serait le plus à même euh d'obtenir le le non pas le soutien encore une fois, vous faites bien de le préciser, mais l'abstention en tout cas la neutralité des députés socialistes.
Est-ce que ce serait Xavier Bertrand ? Est-ce que ce serait Yel, Bron Pivet, Sébastien Lecornu, Catherine Vrin ou Gérald Darman ? Moi, j'ai je peux je ne suis pas du tout dans la tête d'Emmanuel Macron et je pense que il y a peu de gens qui maintenant enfin il y a beaucoup de gens qui ont renoncé à l'aide si vous voulez vraiment.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Ouais, j'ai eu beaucoup de gens qui m'ont dit "Ah non mais moi, il faut pas me demander de me mettre dans sa tête, c'est impossible." Bon voilà, le plus confortable pour lui, c'est quand même notre ministre de la défense.
Oui, c'est pour Emmanuel Macron. À cette heure-ci, c'est lui dont on parle le plus. Oui, c'est en terme en terme d'équilibre politique, il a plus intérêt à trouver un modéré du bloc central venu de la droite qui soit capable de dialoguer de dialoguer avec les socialistes parce que s'il fait le choix d'une personnalité de gauche ou venant de la gauche, il se va se trouver dans une quasi impossibilité de d'arriver à les républicains à ce projet de majorité.
Donc donc le curseur, me semble-t-il va plutôt du côté du centre- droit, ce qui plaiderait davantage euh pour euh les trois personnes que l'on voit à l'écran en ce moment. Catherine Vrin, Gérald Armanin ou Sébastien Lecornu. Ce que disent les proches d'Emmanuel Macron s tit que Route a raison, si tentait que quelqu'un soit capable de décrypter les messages du sphinx de l'Élysée, c'est que Emmanuel Macron ne voudrait pas nommer un président ou quelqu'un qui a ouvertement affiché ses ambitions présidentielles, ce qui disqualifieraiit peut-être Gérald Darmanin plus que les deux autres dans cette hypothèse.
Donc l'hypothèse d'une personnalité du bloc parce que Emmanuel Macron on dit que ça fait 10 jours qu'il est à pas forcément lui personnellement mais ses conseillers ça fait 10 jours qu'il prépare la suite. Il a compris mê information que nous. Donc il faudra quand même que ce soit quelqu'un de très humble pour pouvoir reprendre le travail qui a été finalement fichu par terre par cette cette cequiri de de François Bairou.
Il y avait cet été des voies de passage, on voyait bien sur quels éléments du budget il était possible de négocier pour que sans que chacun sans sans qui compte perdre de la face finalement dans dans un exercice qui est très difficile et que personne n'a envie de conduire en son nom propre. Donc ça arrange tout le monde et ça continue d'arranger tout le monde que quelqu'un d'autre se débrouille de ce budget très compliqué qui sera difficile à vendre à son électorat au moment enfin à l'aube d'une nouvelle campagne électorale. Mais j'ai envie de dire la difficulté maintenant c'est que ça dépend plus d'eux. c'est que ils nous ont fâché la France insoumise, ils nous ont fâché durement le Rassemblement national qui s'il décident que ce nouveau Premier ministre ne leur convient pas euh obtiendront arithmétiquement euh une nouvelle chute du gouvernement.
Alors sient mais ça me semble encore une fois euh non si les socialistes votent la défiance ou un 493 ou la défiance immédiate oui le prochain gouvernement tombera. Si les socialistes s'abtiennent les voies conjointes du RN et de LFI ne suffiront pas. Faisons le calcul des voix.
Il y a 138 voix du RN et Eric Sioti et les siens. Il y a 132 voix de de LFI plus les écologistes plus le parti communiste. 132 voix de la gauche sans le Parti socialiste.
Donc 132 + 138 c'est bien parce qu'on révise nos le calcul mental, ça fait 270 270 voix la majorité 289 est à 288 en ce moment c'est chaud. C'est c'est avec l'abstention du Parti socialiste. Là, faudrait rentrer dans les calculs plus sérieux, mais est-ce que ça suffirait à ne pas chuter ?
Le problème, c'est que le Parti socialiste n'est pas monobloque, on l'a vu. Donc, c'est très difficile de Moi, j'ai jamais cru à l'hypothèse d'un premier ministre socialiste. Je n'y crois toujours pas parce que ça ne me semble pas viable, ça ne me semble pas non plus la volonté euh du PS.
Euh et autant euh les républicains ont intérêt à maintenir euh à se maintenir en fait au gouvernement tout simplement parce que leur candidat le plus crédible pour 2027 profite bénéficie en termes médiatique de notoriété de cette exposition au gouvernement. Donc ils ont intérêt l'intérêt des socialistes, je le vois pas. Bon, il est 18h47, autrement dit, dans 3 minutes tout juste et sans doute dans moins de 3 minutes, nous dit-on.
Y Bron Pivet va se présenter euh à l'Assemblée nationale et annoncer à l'Assemblée où les 574 députés auront retrouvé les bancs, va annoncer le résultat de ce vote. Euh encore une fois, ça n'est pas beaucoup avancé que de le dire. Euh toutes les raisons sont là de penser que François Bairou sera renversé dans 2 minutes exactement.
Reste à connaître évidemment sur quel score, avec quel ampleur et encore une fois ce qui s'est passé au sein du groupe. Jérôme Jaffrey nous rejoindra pour prendre la mesure de ce qui est en train de se passer. Mais la toute dernière question et rapidement parce que vous voyez qu'on attend Yel Bron Pivet d'un instant à l'autre pour François Bairou c'est définitivement terminé.
Il ne peut pas être renommé aujourd'hui cette hypothèse là et encore une fois s'il est renversé cette hypothèse là n'a plus court. Constitutionnellement il pourrait parfaitement l'être mais ça n'aurait aucun sens politique. C'est lui-même qui a souhaité cette séquence. il l'a souhaité avec l'accord du président de la République.
C'est donc la 42e fois qu'un vote de confiance est soumis aux députés de l'Assemblée nationale sous la 5e République. 41 fois le Premier ministre a obtenu la confiance et c'est probablement dans quelques instants la première fois où un premier ministre va chuter sur ce vote. Ça n'aurait évidemment aucune aucun aucune signification politique cohérente que de le renommer.
Donc il va s'en aller. François, quand vous prenez votre élan pour sauter de la falaise, vous allez pas vous arrêter en cours de route. Je pense que le la la seule façon dont on puisse expliquer ce geste, c'est justement l'idée de mourir sur une idée qui lui a semblé toujours importante.
Donc c'est pas pour la compromettre maintenant et apparaître comme faisant des compromis. Euh alors qui nous a justement pointé dans ce discours d'aujourd'hui qui était d'ailleurs assez assez convaincant, le les dangers qui menace la France et il a utilisé cette image de la falaise aujourd'hui encore effectivement dans son discours. Il y a eu aussi une forme de d'irritation personnelle qui s'est développée euh avec la personnalité de François Baou avec les socialistes et puis je parle au plan parlementaire euh et puis il a une impopularité qui est confirmée à chaque sondage.
Donc c'est très difficile. Ça n'a pas de sens et je pense que lui-même ne le souhaiterait pas. Ça n'aurait pas de sens.
Ce qu'il est en train de faire François Baou, c'est d'essayer de sculpter une image, non pas peut-être pour être candidat à la présidentielle obligatoirement, mais compter dans les années qui viennent comme homme politique qui aura dit la vérité entre guillemets, en tout cas sa vérité. Et il faudra voir de quelle façon cette image qu'il a tenté de sculpter notamment à travers le discours d'aujourd'hui va pouvoir imprimer les esprits ou pas. C'est là son paris, c'est pas de rester à Maton.
Le au départ de sa décision, il y a aussi l'idée qui veut dire au français et aux partis politiques qu'il était pas là pour durer seulement et qu'il avait des vraies convictions parce que beaucoup l'ont ont ironisé sur le fait qu'il voulait rester, qu'il voulait durer, qu'il le faisait que la soupe était bonne et qu'il voulait rester, vous voyez. Et là il dit bah pas du tout, je j'ai je des vraies convictions et d'ailleurs je suis prêt à me jeter par-dessus bord voilà pour vous le montrer. Bon c'est ce qui s'est passé.
Esprit sacrificiel. Michel Cota et Patrice Duamel réalisent un documentaire. Ils ont interviewé François Bairou chaque mois, je crois régulièrement à chaque étape euh de ces 7 mois euh à Maton plus ne presque neuf presque neuf euh Betaram la la crise budgétaire et j'en passe.
Et et c'est ce qu'il disait c'est ce qu'il disait à nos confrères de la tribune je crois il disait il y a un esprit de sacrifice sur François Bairot 18h50 ont sonné passé même de une minute. le rendez-vous que nous a donné Yelle Bron Pivet a dit elle-même à 18h50 l'annonce du résultat du vote. Donc revoyons simplement pour le plaisir parce qu'on se sent dans la coulisse.
C'est un député qui nous a ce matin en fin de matinée donné, évidemment, on a effacé son nom et son groupe mais merci à lui qui nous a donné le bulletin de vote que les députés ont eu en main pour exprimer leur choix pour ou contre la confiance à François Baïou, à eux de cocher la case. Le dépouillement se fait électroniquement puisque vous voyez que ce sont des des QR codes qui sont utilisés. Donc dans chaque urne, il y a un lecteur et ce sont ces résultats qui vont s'afficher sur l'écran de l'assemblée dans dans une seconde.
Donc en théorie, il n'y a pas de quoi retarder. On nous dit sur place qu'il y a une effervescence dans les couloirs. Donc ce serait imminent.
Ya Bron Pivet va retrouver sa place à la présidence de l'Assemblée et c'est vrai à l'appui de ce que vous venez de dire que c'est un François Baïou encore une fois détendu, relâché comme soulagé comme ayant déjà tourné la page qu'on a vu apparaître tout à l'heure pour répondre euh au discours des uns et des autres à l'Assemblée nationale comme si lui-même déjà il avait pris dans ces cas-là on imagine queil faut il faut avoir en l'idée la prochaine étape parce que sinon vous bah vous tombez et c'est désagréable disons he vous déprimez enfin C'est humain. Donc en fait, j'imagine qu'il a dans la tête des projets parce que c'est comme ça que et c'est ça les politiques, c'est tous, ils sont tous pareils. Même s'il tombent un projet pour après.
Regardez comment est composé l'Assemblée nationale d'aujourd'hui. Vous voyez un ancien président de la République, plusieurs anciens premier ministres, des anciens ministres et tout. Ils ont eu des échecs, ils sont revenus et ils vont continuer à vouloir revenir.
Bon, on peut aimer, on peut pas aimer, hein. C'est comme ça. Bon, pour lui, chacun pense déjà à des euh 2027 peut-être, qui sait qu'il y pense, mais chacun pense déjà à la mairie de Peau euh dans quelques mois. et il était maire de peau.
Il va le il est resté il est resté absolument et il souhaite selon toute vraisemblance le rester. Effectivement son journal local ce matin la République des Pyrénées relevait que pendant ses presque 9 mois à Matignon, il a trouvé les moyens de faire chaque semaine un aller-retour à peau euh au milieu de toutes ces difficultés. On peut trouver ça admirable ou un peu dérisoire.
Chacun jugera. Le vote est clos. Le vote est clos nous dit-on.
Et nous l'affichons effectivement sur l'écran. François Langlais nous disait il y a un instant parmi tous les spectateurs, parmi tous ceux qui attendent le résultat de ce vote ce soir et Jérôme Jaffrey qui l'attend sera avec nous dans quelques instants, il y a aussi les marchés financiers. Quand on dit les marchés financiers, ça peut paraître abstrait, mais ce sont tous ceux qui nous prêtent de l'argent, qui nous ont prêté de l'argent, qui nous prêteront de l'argent.
Et évidemment euh ce qu'ils sont prêts à demander comme euh rétribution pour nous prêter de l'argent est largement en fonction de l'instabilité et encore une fois l'ampleur, s'il est bien confirmé, de ce vote de non confiance, on va l'appeler vote de défiance sera déterminant. Oui, regardez, je regarde là à l'instant sur Bloomberg. Donc euh le la le titre de de une, c'est ce sont est consacré aux parlementaires français et aux résultats imminents, nous nous disent-ils.
Si si vous voulez le le la chose déterminante pour les marchés financiers, c'est la concomitance de difficultés budgétaires et de l'impuissance politique. C'est ça le cocktail explosif. Les difficultés budgétaires, c'est pas un problème en soi.
Les nôtres, elles sont substantielles, mais j'allais dire, elles sont à porté de fusil. Euh c'est-à-dire qu'on peut très bien imaginer que c'est ce ce déficit soit réglé en 3 4 années. Mais mais la concomitance de ces problèmes avec l'impossibilité à les résoudre, c'est ça qui peut déclencher une crise et une méfiance de la part des prêteurs qui comme vous le disiez à ce moment-là font mécaniquement monter le taux d'intérêt auquel la France s'endette.
Il faut rappeler que chaque année la France emprunte quelques 300 milliards d'euros. Ça fait de nous le premier emprunteur de la zone euro et l'un des premiers du monde compte tenu de l'ampleur de ce déficit et du de du de la nécessité de refinancer une partie de la dette qui arrive à échéance. Regardez les voici les députés qui sont en train de regagner l'hémicycle.
On a reconnu Sylvain Mayard, le président du groupe, l'ex-président du groupe EPR. Maintenant, c'est Gabriel Atal qui occupe ce poste. La cloche sonne.
La cloche a sonné dans la salle des quatre colonnes et partout à l'Assemblée nationale signe que chacun regagne sa place et queel Bron Pi va donc se livrer à la lecture des résultats de ce vote. Est-ce qu'on a l'image en direct à l'Assemblée ? Pas tout à fait.
Je pense que chacun Je pense que le le le la réalisation à l'Assemblée nationale attend que chacun soit assis à son poste. Regardez comment il presse le pas. Vous disiez moment historique euh route, vous disiez moment historique vous aussi Hervé.
Et pourtant c'est la chronique d'une chute annoncée. Ouais. Oui.
Mais moi je je dans 20 ans, dans 30 ans, on on racontera cette histoire là. C'est-à-dire que il y a un premier ministre qui avait qui a fait une affaire de la dette. Par ailleurs, il s'y est pris de façon assez malabile euh sur le plan tactique et donc il est tombé à la fois sur le fond sur la dette et aussi parce qu'il y a eu des maladresses sur la forme.
On le racontera comme ça. Euh et bon c'est un des épisodes depuis 2022 de toute façon et surtout depuis la dissolution de 2024 qui ponctue désormais notre vie politique. Ça c'est nouveau.
Ça ça nous rappelle la 4e République évidemment et ça c'est relativement nouveau en effet. Mais euh peut-être qu'on sera comme ça jusqu'à 2027, peut-être que le prochain il tiendra 10 mois ou 11 mois et après bah après on sera presque au présidentiel. Enfin voilà.
Euh donc euh il y aura le budget quand même 2026 à préparer avant la présidentielle de 2027 et même celui de 2027. 27 aussi aussi qu'il faudra préparer mais il y aura la présidentielle mais donc voilà il y aura la question elle elle ne change pas. La tripartition, elle est une réalité aujourd'hui.
Alors, on parle beaucoup de la proportionnelle que voudrait faire voter le président Macron et qui pourrait rendre peut-être un peu de fluidité à cette vie politique. C'est à voir. C'est à voir.
Alors, ça y est, Y Bron Pivet a retrouvé son poste. On écoute les résultats de ce vote pour ou contre la confiance à François Bayon. Voici le résultat du scrutin.
Nombre de votants 573. Nombre de suffrages exprimé 558. Majorité absolue des suffrages exprimés 280.
Pour l'approbation 194 contre 364. L'Assemblée nationale n'a pas approuvé la déclaration de politique générale conformément à l'article 50 de la Constitution. Le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement.
La séance est levée. Bien et bien vous avez entendu comme nous 364 voix contre contre la confiance à François Baou. C'est par une large majorité que François Baïou ce soir et son gouvernement que François Bairou est renversé.
Si on fait le compte très rapidement et qu'on additionne effectivement les voies des uns et des autres, et bien on se rend compte que il y a 330 voix si l'on additionne tous les groupes de gauche qui avaient donc appelés à voter contre et le RN plus l'UDR d'Érixioti 330 voix, on est à 364. Le groupe Liot avait également annoncé son intention de voter contre 330 + 2353. Il y a eu 11 voix de plus qui ont voté contre la confiance sans doute et alors chez les républicains et c'est effectivement à peu près les chiffres que vous que vous donniez.
En tout cas le résultat est là. C'est une large par une large majorité que François Baïou est renversé ce soir. Il n'y a pas eu de surprise.
Écoutons Boris Valot pour le Parti socialiste. Un rejet massif et il ira présenter sa démission au président de la République. Dans son intervention, il n'a aucun moment tiré les conséquences, souligner les responsabilités, la sienne, celle du président Emmanuel Macron dans la situation financière et budgétaire grave dans laquelle se trouve le pays.
Pour ce qui concerne les socialistes, nous avons d'une certaine manière exercé l'opposition comme on exerce le pouvoir avec responsabilité, prenant des risques, acceptant de rechercher le compromis pendant plusieurs semaines. Mais depuis plusieurs mois, au fond, nous n'avons reçu que indifférence, silence et, en définitive trahison de la part de celui qui avait pu faire adopter un budget. Dans l'été, c'était le grand silence après avoir présenté le 15 juillet un budget dont on nous avait compris qu'il était pour l'essentiel à prendre à laisser.
Pendant l'été, le premier ministre ne préparait pas le budget, il préparait sa sortie et au fond, il l'a voulu tel qu'elle s'est déroulé aujourd'hui. Nous avons profité de ce moment d'expression dans l'hémicycle pour rappeler que contrairement à ce que disait le premier ministre, il existait un autre chemin, un chemin qui n'est pas indifférent à la question des déficits, de la dette. mais qui choisit d'épargner celles et ceux qui n'ont que leur travail pour vivre, de les soutenir dans leur pouvoir d'achat, là où il aurait été fait la promesse, d'effort supplémentaires voire de sacrifices insoutenables pour celles et ceux pour lesquels la fin du mois n'est pas le 30 mais le 15.
Nous avons dit que c'était aussi le moment du patriotisme économique et de la justice fiscale en mettant la contribution plus et mieux celles et ceux qui le peuvent. Les très grands patrimoines qui ont plus que doublé en 10 ans, les multinationales qui payent moins d'impôts que les PME et qui bénéficient de plus d'aide. Nous avons dit aussi que déclin nous choisissions la relance avec un soutien à nos services publics, l'hôpital, l'école, un soutien avec nos à nos entreprises partout dans le territoire pour préparer l'avenir.
Là où le sentiment qui était le nôtre, c'est de que c'est que depuis trop longtemps, le gouvernement, le président de la République lui tournait le dos. Nous savons comme nous avons eu l'occasion de le dire il y a déjà un an à gauche qu'il n'y a pas dans l'hémicycle de majorité encore qu'il en existe une dans le pays la majorité des vies difficiles la majorité des françaises et les français qui attendent et espèrent le changement et que dans les mystique une majorité d'entre nous a été élue dans les landes franc républicaines avec la promesse de ne rien cédérer à l'extrême droite. C'est la raison pour laquelle non seulement nous proposons un autre chemin politique qui n'est pas celui de la politique d'Emmanuel Macron qui nous a conduit dans cet impasse et que nous proposons aussi une autre méthode de faire confiance au Parlement dans sa capacité à construire des majorités textes par texte sur la base des propositions qui seraient les nôtres si nous sommes appelés au gouvernement ou ce nous étions amenés à discuter mais nous sommes disponibles pour l'exercice responsabilités parce que quand on renverse un gouvernement, quand on formule des propositions, bien évidemment, nous sommes prêt à les mettre en œuvre et en rendre compte devant les Françaises et les Français.
Voilà ce que nous avons dit aujourd'hui. Ce n'est pas un rendez-vous que nous avons souhaité, que nous avons espéré. Il a quelque chose d'assez triste et d'assez grave.
Mais toute notre énergie aujourd'hui doit être tournée vers les Françaises et les Français qui espèrent ce changement. Nous sommes prêts à l'incarner avec la gauche et les écologistes dans un esprit républicain et parlementariste. Merci dans tous les Voilà pour cette déclaration de Boris Valot.
Bonsoir Jérôme Jaffrey. Bonsoir. Merci d'être avec nous.
Je précise que à droite de votre écran, pendant que Boris Vale'pmait, on a vu François Bairou quitter l'Assemblée nationale pour regagner Matignon dans 1h30. Il recevra tous ses ministres. C'est une sorte de soirée d'adieu en quelque sorte.
Il l'avait annoncé à l'avance et c'est demain matin qu'il ira présenter sa démission au président de la République. Jérôme 364 voix contre la confiance, 194 pour j'allais dire seulement et 15 abstentions. Si nos calculs sont bons, quel est le principal enseignement ? de l'ampleur de ce vote.
Ben, c'est un vote massif. C'est un vote massif contre François Bairou que celui-ci a préparé avec constance, avec effort pour y parvenir. Je rappelle que la censure pour Michel Barnier avait été votée par 331 députés.
Donc nous avons, vous voyez, 364, nous en avons 33 de plus. Même si c'est pas le même type de vote, c'est quand même massif. C'est massif et je dirais d'abord c'est ça pèse extrêmement lourd sur le climat politique et par définition sur le climat économique, sur le climat social, sur le l'attitude générale des Français.
C'est la d'abord la démonstration que notre système politique aujourd'hui est bloqué et bloqué et au moins jusqu'en 2027 et avec même pas de certitude qui se débloquera en 2027. Nous avons des institutions majoritaires faites pour jouer un jeu majoritaire alors qu'il n'y a pas de majorité ni politique, ni parlementaire, ni partisane, ni d'aucune sorte dans le pays. Nous avons une fragmentation des forces politiques qui ne peuvent pas s'entendre entre elles.
Donc il y a pas de solution satisfaisante pour s'en sortir. Soit vous allez vers la fuite en avant, c'est-à-dire ceux qui réclament solutions ou d'émission parce que une partie d'entre eux ne souhaite surtout pas que le Rassemblement national accède au pouvoir. Pardon Jérôme Mathilde Panécouter.
Les filles avaient annoncé depuis longtemps son intention de voter contre écoutons-il battu et son budget de violence sociale et de cruauté a été défait. Baou voulait une heure de vérité, je crois qu'il l'a eu. Mais ce commente le résultat au-delà même du gouvernement de Bairrou.
C'est l'imposture de la Macronie qui éclate au grand jour. Rendez-vous compte qu'il n'y a que un tiers de l'hémicycle qui a accordé sa confiance au Premier ministre. Ce qui veut dire que la politique macronise pour les riches au service des riches et de guerre sociale contre le peuple a recueilli 2/ tiers de votes défavorables dans l'hémicycle. est donc minoritaire à la fois dans l'Assemblée nationale mais aussi dans le pays.
Il est donc illégitime que Bairou et Barnier avant lui a pu continuer la même politique coûte que coûte en ne tenant aucun compte du résultat des élections en juin et en juillet dernier. Nous disons donc face à cette imposture qui éclate au plein jour que nous ne voulons pas d'un éème premier ministre qui contirait la qui continuerait la même politique et que donc la question qui est posée au pays, c'est celle du départ d'un président de la République qui refuse de respecter la souveraineté du peuple. Et je veux d'abord dire à celles et ceux qui nous écoutent que nous partageons leur soulagement de voir monsieur Baayou enfin parti comme premier ministre de ce pays après tous ces mensonges sur le scandale de Betaram. que nous partageons leur soulagement de voir que monsieur Rotaillot n'est plus ministre de l'intérieur, lui qui parle comme l'extrême droite et même comme monsieur Pétin de français de papier que nous partageons leur soulagement de voir ce budget dont personne ne voulait dans le pays être tombé et surtout que ce que nous avons fait aujourd'hui, c'est-à-dire faire chuter un gouvernement dès le 8 septembre et d'abord une victoire de la mobilisation populaire, celle qui est née autoorganisée durant l'été, celle du 10 septembre qui se tiendront dans 2 jours.
Le groupe parlementaire insoumis déposera demain une motion de destitution du président de la République car le problème pour le pays et le blocage pour le pays, c'est lui. Et dès le 10 septembre, nous serons partout au côté des Français et des Françaises qui bloqueront l'économie du pays pour dire maintenant ça suffit. C'est la séparation avec le prêt à gouverner.
Voilà pour ces premières déclarations de Mathilde Panot. Jérôme, vous nous disiez blocage et cette situation de blocage est accentuée par l'ampleur de ce vote qui encore une fois 194 voix seulement pour la confiance. C'est ça. 194 pour la confiance, c'est 211 le nombre de députés du socle commun.
Donc là aussi, on le prend 17 voies ne sont pas là même s'il peut y avoir des ils peuvent être en partie dans l'abstention. Je pense qu'il y a pas de solution satisfaisante. C'est ça le problème du système bloqué par définition, c'est que d'une part, il y a la fuite en avance.
C'est-à-dire que ceux qui réclament la démission ou la dissolution, une large partie d'entre eux ne souhaitent en aucun cas que le Rassemblement national accède au pouvoir. Et ce pourrait bien être le résultat, c'est pour ça que je parle d'une fuite en avant où c'est le replâtrage, un replâtrage, ce qui ce qu'évidemment Emmanuel Macron va faire, il en est obligé de le faire comme ça car il va pas aller à la dissolution ou à la démission. Le l'autre chose qu'on peut reprocher à François Baïou, François Baïou, il a dit des choses justes et fortes sur l'état du pays, sur les problèmes du pays.
Le problème, je trouve, c'est qu'il a fait énormément de dégâts politiques par son attitude des 15 derniers jours. En particulier, c'est Emmanuel Macron qui est la principale victime de François Baïou. Parce que pour énormément de Français qui ont écouté tout ce qu'a dit François Bairou, ils sont dit "Mais c'est au fond les 8 ans d'Emmanuel Macron qu'on nous raconte là en nous disant que c'est la catastrophe, que le pays est au bord là, on bord de la falaise et cetera." Donc donc affaiblissement là-dessus d'Emmanuel Macron.
D'autre part, le fait queou n'est pas du tout réussi à convaincre, on voit dans les sondages, un casi effondrement du bloc central et de ses leaders en vue d'une éventuelle présidentielle. C'est-à-dire que la 15 % d'intention de vote aujourd'hui pour le groupe le bloc central au législative s'il y avait une dissolution. Voilà, c'était 32 % en 2017, c'était 26 % en 2022, c'était 20 % en 2024 et on leur annonce 15 % en cas de législatif, c'est-à-dire un effondrement.
Et du coup, la voix de la dissolution, tant qu'on est dans cette situation, ce serait une totale catastrophe. Et là, Emmanuel Macron, vous savez la dernière fois que quelqu'un a essayait de faire deux dissolutions d'affilé, si vous permettez, car c'est quand même assez rare dans notre histoire, c'est en 1830 Charles 10. Alors Charles 10 dissou, à l'époque, on disait "On renvoie la chambre".
La formule royale était "On renvoie la chambre". Charles dissous, il n'est pas content des résultats qui donnent une majorité libérale comme on disait à l'époque à la chambre. Et il veut dissoudre une deuxième fois.
C'est les ordonnances de juillet 1830. Ça a mal fini. Et ben c'est la révolution de 1830.
Donc la deuxième dissolution dans la foulée d'une première, ça peut donner une véritable catastrophe. Jérôme, vous parliez de possibilités enfin de possibilités vous diriez que des mauvaises solutions, replâtrage ou fuite en avant. Est-ce que ça signifie que pour vous Emmanuel Macron a très peu de chance en nomant Sébastien Lecornu, Catherine Vautrin, Gérald Armanin, Xavier Bertrand ou un profil issu de la gauche comme Éric Lombard ou ou Jean-Ive Ledrian ou un autre a très peu de chance avec cette assemblée nationale là d'arriver à une majorité stable.
Ce qui continue d'être dans la difficulté du système bloqué, je trouve qu'il est de plus en plus difficile d'arriver à avoir un système dans lequel vous allez des républicains au Parti socialiste. C'est ça le problème. Il faut la non censure minimum et du PS et des Républicains pour faire tenir.
Alors les républicains peuvent participer au gouvernement ou ne pas y participer mais il faut non censure. Or, le problème c'est que l'affaiblissement du bloc central et de Macron fait que les demandes pour accepter la noncensure croisse et sont totalement antagoniques entre les Républicains et les socialistes. Or pour accepter.
Vous savez que Bruno Rotaillot, poussé, il faut bien le dire, par Laurent Vquier euh qui qui joue un jeu euh particulier, il faut bien le dire, de sabotage absolu euh de la présidence de Bruno Retaillot pour commencer, veut un contrat de gouvernement pour rester au gouvernement qui est sur l'économie et sur le régalien, c'est-à-dire l'exact opposé de ce que les socialistes réclament pour prix de leur non censure. Euh hein, c'est revoir sur l'AME, l'aide médicale d'État. euh c'est sur les impôts, ne pas accepter et cetera.
Les socialistes eux pour dire "Nous ne censurerons pas car les socialistes ne sentent plus hein. Il considèrent d'abord il réclamait Matignon premièrement bon sans vraiment le vouloir mais au moins ça permettait d'installer l'idée qu'ils étaient redevenus un grand parti politique sans vraiment le vouloir ou sans vraiment y croire. Alors, laissons le bénéfice du doute sur cette question, mais euh si vous voulez, les socialistes considèrent qu'éventuellement maintenant al il pourrait aller à des vu l'effondrement du bloc central, vous avez à la fois les républicains et les socialistes qui considèrent qu'éventuellement en cas de législative, ils peuvent euh se refaire une santé même fortement.
Et donc, les socialistes n'exclutent pas de pouvoir aller à des législatives dans cette situation. Mais pardon Jérôme, on avait cru comprendre qu'étant donné que l'alliance avec Lfi, le NFP, pour le dire euh comment comme l'an dernier euh cette fois euh c'est révolu, on avait cru comprendre que le PS souhaitait éviter une dissolution parce que en dehors de cette alliance, ils ont peu de chance de réussir à retrouver 66 députés. C'est notre c'était notre schéma de base.
Mais nous avons maintenant un une situation où le bloc central s'effondre. À partir de ce moment-là, les intentions de vote en cas législative, elles sont scrutées. Tout dépendra évidemment de ce que font les écologistes et ce que font les communistes.
Mais s'ils ont le sentiment que le pour pour LFI veut la présidentielle parce que des législatives, ils ont beaucoup beaucoup à perdre à les législatives. Et en revanche, la présidentielle Mélenchon considère d'abord que c'est son dernier grand combat, il a le droit de le livrer et deuxièmement que son talent par rapport à ceux des autres candidats éventuels de la gauche lui permettra de les surclasser. En revanche, pour des législatives, la France insoumise, tous les sondages, la France insoumise isolée, c'est à peu près 10 % des suffrages exprimés comme d'ailleurs aux européennes.
Et en revanche, une entente socialiste écologiste avec l'effondrement des macronistes peut espérer être entre 15 et 20 %, c'est-à-dire nettement en tête de la gauche pour qualifier au second tour. Parce que il faut bien voir que avec l'effondrement du Bloc Central et les Républicains qui ne sont pas non plus en retour en grâce massif, vous pouvez avoir des seconds tours où c'est le candidat de la gauche réformiste social-démocrate qui affronterait un rassemblement national. Bref, tout ce monde là est en train de gamberger, ce qui facilite pas la tâche d'aller vers un gouvernement qui puisse tenir le coût.
Et donc je trouve que la la déstabilisation alors il y a le fait que le système est bloqué et en plus il est extrêmement difficile qu'il retrouve une stabilisation. Jérôme, avec tout le respect que je vous dois, vous avez une certaine expérience de la vie de la vie politique française et vous semblez ce soir euh alarmé. presque inquiet devant ce que vous nommez euh le blocage, le risque de la fuite en avant.
Est-ce que vous le confirmez ? Oui, c'est enfin chacun peut juger et chacun peut avoir son opinion, mais un système bloqué ça n'est ce que la promesse de la 5e République dans les institutions et la vie politique française, hein. Le général de Gaulle, il avait bâti ses institutions pour que le vote des Français aboutisse à des gouvernements qui d'une part assurent une stabilité politique et soient capable de traiter les problèmes du pays.
Nous sommes dans une situation d'instabilité politique absolue et d'incapacité de traiter les problèmes du pays qui sont renvoyés. C'est le sens du discours de François Beou. Sauf qu'étant lui-même le Premier ministre, en principe, il était en charge de régler les problèmes du pays et pas seulement de nous décrire le fait que le pays avait d'énormes problèmes.
C'est là où il y a un léger décalage. Et la fuite en avance, c'est que nous avons toujours à peu près 60 % des Français qui en aucun cas ne souhaitent que le Rassemblement national Marine Le Pen et Jordan Bardella arrivent au pouvoir. Or, nous avons une situation où il n'est pas du tout exclu que une dissolution puisse d'abord créer une assemblée encore plus ingérable que celle-ci, ce qui aboutira à une démission forcée du président de la République.
Je rappelais sans passer quand même par les trois glorieuses de 1830, mais au moins la démission forcée, c'est-à-dire qu'à ce moment-là, il y a plus de solution possible. une deuxième dissolution coûte sa place au président et donc la la politique, la France insoumise et le Rassemblement national joue ce jeu-là. Et ce qui me fait penser que c'est le phénomène nouveau, c'est que le Parti socialiste d'un côté et les Républicains de l'autre euh dont il faut pour assurer un front de stabilité politique, il faut que vous ayez d'abord le bloc central qui gouverne seul euh avec ses 15 % aujourd'hui et ayant vu les macronistes depuis 8 ans comme ça, il y a besoin d'autres qui les rejoignent, c'est de plus en plus difficile.
Et d'autre part, si vous avez un contrat de gouvernement négocié par Retaillot avec le Bloc Central pour aller dans le régalien et l'économie, les socialistes la censure me paraît peut-être pas dans les 8 jours ou les 15 jours, mais très probable assez rapidement et et inversement et inversement si c'est une personnalité socialiste comme Olivier Fort l'exprimait encore ces derniers jours, vous dites si le plan d'économie budget budgétaire est revue à ce point que la masse d'impôts dépense soit plus importante que la masse d'économie. À ce moment-là, elle les républicains ne peuvent pas accepter qu'il y a un premier ministre de gauche, enfin estampillé clairement de gauche et encore moins socialiste à Matignon. Donc ça s'est durci. vos questions, vos réflexions peut-être sur l'ampleur de ce vote qui selon Jérôme change un peu la donne de cette crise politique et euh l'accentu lui donne encore plus d'ampleur.
Oui, parce que c'est vraiment la démonstration de la la faiblesse du bloc central et du coup d'Emmanuel Macron évidemment de ce sur quoi il pourrait s'appuyer. Mais ce qui me semble aussi, c'est la principale victime de cette crise politique, c'est quand même le budget et l'idée de faire des économies ou de retrouver une trajectoire relativement raisonnable. Parce que dans le meilleur des cas, ce que vous appelez la fuite en avant, c'est-à-dire qu'il y a un premier ministre qui arrive à trouver un accord avec un pact de non censure et cetera, quoi qu'il en soit, le budget, il sera les les la réduction de l'augmentation des dépenses sera divisée par de peut-être.
Et donc ça, quoi qu'il arrive, me semble-t-il, on aura euh de ce point de vue-là une mauvaise image euh à tout prix, non ? Alors là, c'est à François qu'on s'adresse. Honnêtement, je je le crains.
Cela dit, c'était dans les cours depuis la dissolution. La dissolution interdisait l'ajustement budgétaire. La seule façon de le faire cétait d'associer les LR d'avant et le bloc central d'avant la dissolution et puis de passer entre les gouttes pour des raisons qui tiennent, je ne sais pas la psychologie du président, que sais-je, l'infficacité des tractations de l'époque, ça n'a pas été fait.
Le coup est tiré et de ce point de vue, je pense que le prochain n'arrivera pas davantage à le faire. J'aurais une question pour Jérôme au fond cette fragmentation, cette tripartite tripartit. Est-ce que vous y voyez quelque chose de structurel ou bien c'est-à-dire la disparition du fait majoritaire avec laquelle nous allons devoir composer alors que comme vous le disiez, on a des institutions qui en principe doivent au moins le traduire ou bien est-ce que c'est un phénomène conjoncturel ?
Pour préciser ma question, on a entendu le président nous dire il faut s'habituer aux coalisations sur et cetera. Au même moment, Trump était élu avec une majorité franche, Kir Starmer avec une majorité qui n'avait pas été obtenue depuis 200 ans en Grande-Bretagne. En Grande-Bretagne.
Donc, on se dit est-ce que ça n'est pas conjoncturel mais j'aurais aimé connaître votre avis. Évidemment, c'est le point d'interrogation. Il y a deux façons de deux fonctionnements de système politique possibles.
Vous avez la confiance, c'est le système de la 5e République du général de Gaulle. C'est-à-dire que le pouvoir bénéficie la confiance des Français et à ce moment-là, il peut agir, il peut faire des choses. Ça a bien fonctionné longtemps et ça cré l'autre modèle c'est le compromis.
Vous avez des forces antagonistes mais qui trouvent des terrains d'entente. Euh et là la question Paou, il avait deux obsessions, hein. La dette, la dette, la dette comme on disait le poumon, le poumon le poumon et la proportionnelle.
Mon étonnement, c'est qu'il n'ait pas fait passer la proportionnelle dans les quelques mois où il était à l'assemblée à poste de premier ministre. Qu'est-ce que ça aurait changé ? Il a réussi l'exploit de faire passer la réforme de ce mode de scrutin à Paris, Lyon et Marseille lors de sa conférence de presse.
D'ailleurs, il s'en est vanté. Il aurait pu soumettre la proportionnelle parce que la proportionnelle alors elle conduit normalement au compromis parce que vous avez à ce moment-là. Alors le problème c'est que les alliances se font après le vote et pas avant le vote.
Mais dans l'état où est notre système politique, ce serait déjà pas mal qu'on ait des systèmes d'entente. Mais l'inconvénient de la proportionnelle, et c'est ça qui nous sépare des autres pays européens, c'est que nous sommes avec un système présidentiel extrêmement fort et une obsession présidentielle des leaders politiques qui pensent que c'est par la présidentielle que se conquière le pouvoir. Et jusqu'à une date récente, par exemple, je ne sais pas où il en est.
Et ce sera intéressant si vous avez l'occasion de l'interroger sur LCI un jour ou l'autre. Édouard Philippe était convaincu qu'en cas d'élection en 2027 à la présidence de la République, le président élu aurait sa majorité absolue. paradoxe inoui de la période d'aujourd'hui, c'est que c'est aujourd'hui le Rassemblement national et Marine Le Pen qui rétablirrait le plus la stabilité politique, ce qui est un argument incroyable pour eux puisque nous considérions jusqu'à présent que un des éléments qui jouaient contre le RN Marine Le Pen et Bardella, c'était des facteurs d'instabilité sociale, politique, de tension dans la société.
Mais ils peuvent dire Marine Le Pen élu présidente si par hypothèse elle peut se présenter euh peut avoir une majorité absolue dans une dissolution qui suivrait son élection parce que elle a à la fois une base populaire extrêmement puissante et la légitimité à ce moment-là de l'élection acquise comme les comme les cas précédents. Nous avons eu ça Mitteran, Chirak, Sarkozi, Hollande, ça avait Macron en 2017, ça avait marché systématiquement au point presque quand 2022 Macron considérait que c'était une règle écrite, qu' avait pas besoin de faire campagne, que ça s'était toujours passé comme ça. Et là, ça marcherait pas forcément avec un Édouard Philippe élu président de la République.
C'est ça la fragmentation de toutes les autres forces fait que le bloc le bloc aujourd'hui il est du côté du RN qui va jouer son argument ça va être mais rétablissons un système politique stable organisé et qui fait qu'on peut prendre des décisions dans notre pays et on voit alors maintenant si dissolution il doit y avoir le problème du président et de son et de ses troupes si tentez qu'on puisse encore parler des troupes du président une dissolution ça se prépare exactement le contraire de ce qui a a été fait le 9 juin 2024. Une dissolution, ça se prépare. Ce qu'on peut reprocher à Baïou, c'est que c'est sur le vote de confiance qu'il se fait renverser.
Normalement, Bairrou aurait dû aller à une négociation avec les forces politiques sur le budget cher à route. Voilà, les efforts qu'il faut faire et cetera, vous les acceptez pas, vous les acceptez. Je suis prêt à telle concession, je suis pas prêt à telle concession, mais il faut arriver à un résultat et cetera.
Puis à la fin, si les partis votent la censure, vous pouvez prendre à témoin le pays en disant euh il y a des efforts à faire, les partis politique l'en empêche, il censure le gouvernement, je demande au pays de trancher. C'est ça le principe de la censure. C'est 1962, l'Assemblée renverse George Pompidou.
Il y a c'est juste avant référendum, le général de Gaulle dissout l'Assemblée en prenant le pays à témoin. Dès lors, et en 68, ça s'est un peu passé de la même façon. Donc on est dans une situation or là dans ce cas-là avec le vote de confiance, c'est Baïou qui est responsable de sa chute.
C'est pas les partis, c'est pas l'assemblée. C'est ça l'erreur historique que fait Bairou dans cette affaire à son profit personnel en faisant un grand discours, un beau discours, un discours fort, mais c'est une faute d'utiliser le vote de confiance alors que c'est la censure qui permet de faire que deuxième chose, il faut réorganiser ce bloc central. Il faut réunifier ce bloc central.
Il faut qu'il ait des leaders. Il faut qu'il ait des thèmes. Pas seulement.
On va vous en faire baver les Français si vous si vous c'est possible. Il y a une présidentielle dans 2 ans. On peut pas réunifier un bloc dans lequel il y a c ou six candidats à la présidentielle.
En fait, c'est le régime, c'est notre régime de la 5e République qui empêche que on ait aussi et les compromis et c'est c'est là comment vous voulez permet plus la confiance. Mais bien sûr, parce que en fait on a on a là, qu'est-ce qui se passe ? La prochaine étape pour toutes les personnalités qu'on peut citer qui devraient s'asseoir autour d'une table, c'est 2027 ou c'est la présidentielle si elle est anticipée.
C'est exactement Hervé Géraldine sur ce score encore une fois plus important peut-être que ce qu'on imaginait contre François Baou. 364 voix contre, 194 voix pour ça va presque du simple au double. et sur euh Jérôme qui nous dit ce soir blocage blocage et on ne voit pas comment un nouveau premier ministre pourrait s'assurer d'une majorité même très relative euh vos commentaires ou vos questions.
Alors le le blocage préexistait euh on le sait Michel Barnier en est mort entre guillemets au sens politique du terme bien sûr euh il va bientôt être député hein. Voilà ce qui prouve qu'on n'est jamais tout à fait mort dans la vie politique. Euh le l'arithmétique de l'Assemblée nationale n'a pas changé.
Euh, elle produit euh cette situation de blocage, cette situation d'impasse. Toute personne qui s'est retrouvée en voiture ou à bicyclette dans une impasse, c'est que si on fait la fuite en avant, comme le disait Jérôme, on finit dans le mur. Euh donc quand on est dans une impasse, on peut soit s'immobiliser.
J'ai peur que ce soit ce qui va se produire maintenant quant à la situation budgétaire. On va chercher une situation, enfin une solution qui ressemble à une immobilisation du pays. On va essayer de négocier des petits bout contre des petits bouts.
Ne fâcher personne. Voilà. Ne fâcher personne pour obtenir la non censure des uns et des autres et essayer de faire passer un budget.
J'ai presque envie de dire qu'importe ce qu'il contient parce qu'il faut un budget et sinon il faudrait quand on est dans une impasse, j'y reviens, il faudrait reculer. Pour l'instant, le président de la République n'a pas du tout l'air décidé à reculer. Et si on fait le bilan de cette longue séquence au fond, moi ce que je trouve un peu paradoxal, c'est que ce qui était le calcul et le pari d'Emmanuel Macron en 2017, c'était le ce qu'on a appelé le en même temps, c'est-à-dire réunir une mouvance centrale avec les raisonnables des deux bords qui pourrai constituer une alliance propre à élaborer une politique qui apporterait la solution aux problèmes principaux du pays.
Aujourd'hui, cette question est toujours posée, on la voit se poser à l'Assemblée nationale, mais Jérôme pointe à juste titre que le facteur clé qui a changé, c'est l'effondrement du bloc central autour duquel était censé s'agréger les raisonnables de gauche et les raisonnables de droite. à Forceurie dans le calendrier que Poinz route, c'est-à-dire avec l'arrivée imminente de la période pré-présidentielle puis de la campagne elle-même, plus personne n'a envie de s'allier avec un bloc central qui diminue comme poau de chagrin parce que sinon les échéances suivantes sont perdues d'avance. Et donc cette situation de blocage, je trouve que à la fois elle donne raison au paris politique, à la lecture politique d'Emmanuel Macron en 2017, mais elle débouche pour lui et pour François Baou sur un échec politique particulièrement rude qui ne donne pas beaucoup de solutions pour la suite.
Information attendue, le vote du groupe LR. Rappelons 49 députés ont voté pour la confiance à François Bairou, 27. Euh donc d'une certaine manière, selon la consigne de Bruno Retaillot, enfin la consigne, le mot pas tout à fait le bon, euh contre 13 voix contre 9 abstentions. 27 pour 13 contre 9 abstentions du côté de de LR.
Donc euh c'est vous qui disiez le groupe LR aujourd'hui d'une certaine manière n'a plus d'unité comme au moment de la réforme des retraites c'est confirmé euh avec ce vote. N'apporte pas leur confiance à un gouvernement dans lequel siège leur propre président avec le rang de ministre d'État. Euh je ne sais pas si Jérôme a vu une situation équivalente, mais moi ça ne me dit rien.
Euh disons que il y a quand même un conflit euh Vokier Retaillot qui explose. Euh Laurent Vier avait donné la liberté de vote à ses députés hier. Je suis votre chef donc je vous su ce qui était tout en disant que lui-même votait la confiance.
C'était quand même le clou absolu de la position politique et là je trouve qu'effectivement c'est c'est un signal extrêmement difficile. Laurent Vquetier n'a pas fait que ça hein. Euh il a sur LCI hier dans l'émission d'Élisabeth Martichou, il a annoncé qu'il souhaitait qu'il y ait un rassemblement des droits pour désigner le candidat à la présidentielle allant de Gérald Armanin à Sarah Knafo.
Aknafo, c'est pour ne pas citer Éric Zémour lui-même, hein, puisque ce sont les codirigeants de Reconquête. Donc, on est dans une situation où il englobe en fait jusqu'à l'extrême droite car Reconquête est quand même à la droite du Rassemblement national. Il a pas dit s'il intégrait le Rassemblement national dans il il ne l'inclut toujours pas dès lors que le Rassemblement national ne révise pas son programme économique.
Mais en fait, il nous dit en gros allons de la droite à l'extrême droite pour désigner le candidat. Et d'une certaine façon, il y a du coup deux lignes politiques qui existent maintenant au sein des Républicains. Ça dépasse de beaucoup un affrontement personnel entre Vokier et Rota.
Vokier regarde avec une partie de ses troupes vers le RN très clairement. et et l'hypothèse d'un RN qui gagnerait ou qui aurait une majorité relative car en cas de dissolution, un RN qui reviendrait avec 230 ou 240 députés, c'est à peu près euh l'évaluation qu'on peut faire aujourd'hui. 230 ou 240 députés, les LR renforcés après des législatives pèse d'un poids extraordinaire dans l'assemblée qui va venir.
Et Bruno Retaillot, il est sur un autre schéma lui. Il est sur le schéma où c'est avec le bloc central qu'il est parti. Il faut récupérer l'électorat qui votait Macron et fermer la voix au RN qui est son adversaire.
Donc ce le ce vote que vous venez de dire 27 pour chez les LR 13 comptes 9 abstentions, il nous dit ça. Il nous dit division profonde chez les Républicains. Et vous voyez bien que s'il faut s'entendre parce que le problème de Macron, c'est un front de stabilité politique à installer.
C'est-à-dire au fond ceux qui ne veulent ni de la dissolution ni de sa démission ses amis. Ils les aiment. Euh, il souhaiterait qu'il puisse s'entendre.
Il est prêt à distribuer les portefeuilles si on veut, il y a pas de problème là-dessus. Et y compris donc le Parti socialiste. Oui.
À la limite, Parti socialiste ne veut pas rentrer dans un gouvernement avec les macronistes n'est pas fou le Parti socialiste. Alors là, pour le procès que ferait les filles, ce serait sans limite. Mais en tout cas, Macron, c'est ses amis, ceux qui veulent ni sa démission, ni sa ni la dissolution.
Le problème c'est que chez LR le jeu que mène leur voquier rend les choses très difficiles et du coup le pacte de gouvernement que propose Bruno Rotaillot me paraît avoir rendu beaucoup plus difficile la constitution du prochain gouvernement, beaucoup plus difficile le fait d'arriver à la non censure des socialistes à terme si on met la baisse de l'aide médicale d'État parce que c'est ça qu'il veulent et Retaillons en tête c'est le thème Retaillot. Donc il y a dans ce vote, dans ces indications, dans ces 364 voix contre, c'est quelque chose qui pèse plus lourd que ce qu'on attendait. Bon, réaction de Gabriel Atal, Emmanuel Macron doit désigner un négociateur, sous-entendu, un négociateur pour sonder les uns et les autres et tenter à partir peut-être de l'équation budgétaire de donner sa satisfaction à chacun et de trouver une majorité qui a défaut d'être stable. pourrait en tout cas durer quelques mois.
On en est là. On en est là. Désigner un négociateur 4e République 4e République grandeur nature.
Tous ceux qui se sont penchés sur l'histoire de la 4e République, c'est ce qu'on appelait le tour de piste où un président pr un président du conseil pressenti faisait le tour des différentes forces politiques. Et dans le propos de Gabriel Atal, c'est aussi la claque pour Emmanuel Macron accessoirement. C'est pas lui le négociateur Emmanuel Macron.
C'est pas lui. Or, l'article 5 de la Constitution de la 5e République, il est absolument décisif, c'est que le c'est le président qui par son arbitrage dit l'article 5 assure le bon fonctionnement des institutions. C'est ça, c'est ça qui est perdu aujourd'hui.
Est perdu dans le fonctionnement du système politique est perdu pour Emmanuel Macron. Il n'assure pas l'arbitrage. Et donc Gabriel Atal lui dit "Bon bah passez la main en gros parce que vous vous n'y arriverez pas.
Vous êtes trop répulsif pour y arriver." Donc vous voyez la bagarre interne du bloc central macroniste sur Emmanuel Macron lui-même. Je trouve que la soirée est intéressante.
Alors le le texte plus long de Gabriel Atal pardon et je vous donne la parole ensuite Géraldine. Je propose que le président de la République désigne un négociateur en actant dès le départ qu'il ne sera pas premier ministre. Il sera chargé le négociateur de réunir les forces politiques représentées à l'assemblée pour bâtir un accord d'intérêt général et ensuite nommer un premier ministre qui sera le garant de cet accord.
Mais je vous livre entre-temps la le commentaire de de l'Élysée. Emmanuel Macron nommera un premier ministre dans les tout prochain jours. Bon, vous me direz les tous prochains jours ça rappelle Fernand Renault dans un cer un certain temps, je crois.
Donc c'est vrai que ça peut vouloir dire tout et non pas son contraire mais enfin ça peut vouloir dire 3 jours, ça peut vouloir dire 15 jours peut-être. Géraldine, pour vous, les principaux enseignements, la situation de ce soir, vous entendez bien que dans les jours qui précédait ce vote, chacun avait en tête l'idée que peut-être quelqu'un d'autre qui dans l'art de l'exécution ne serait pas François Baïou, parviendrait en négociant en amont avec les uns et les autres à dégager une forme d'abstention, en tout cas de non censure des uns et des autres pour bâtir un budget. Euh là avec l'ampleur de ce vote, c'est vrai que cette intuition est peut-être un peu ébranlée.
Est-ce que c'est votre cas ? Oui, effectivement parce que je pense que François Baou a précipité la chute. Euh on aurait pu penser euh qu'il y avait un moment de déplaisir et qu'on reviendrait à une position raisonnable dont dont vous parliez.
Là, avec l'ampleur de la gifle et la radicalité des discours qu'on a entendu à l'Assemblée nationale, je vois difficilement qu'on va comment on va parvenir à un accord. Et ce qui est intéressant par contre, c'est qu'on voit que finalement on atteint les limites les limites extrêmes de ce de ce en même temps de ce bloc central qui n'a jamais en réalité existé que dans certains esprits. Il n'existe pas dans dans le pays.
Ce n'est pas une réalité. Et là, quand on dit "On va réunir un accord et faire un accord sur le budget, euh bah là vous avez des Français qui disent "Mais attendez, c'est pas qu'un budget euh une nation et un pays. Euh comment voulez-vous que on crée un bloc central avec des parties qui peuvent effectivement s'entendre sur des petites bidouilles budgétaires mais qui ne sont pas d'accord sur sur l'immigration, sur la sécurité, sur les valeurs profondes du pays, sur la valeur du travail, sur des sujets sociétaux comme sur la la fin de vie.
Ça on n pas de politique avec ça et c'est ce qu'on voit finalement depuis des mois sinon des années. On n'arrive pas à faire dans ce pays de politique autre qu'une politique de continuation budgétaire. Et et les et les Français n'en veulent plus, ils veulent d'autres choses.
Ils le disent, ils le disent, ils le disent. Euh c'est pour ça que je me demande, monsieur Jaffrey, est-ce qu'on pourrait éviter une dissolution pour arriver à à une majorité qui fasse qu'on avance aussi sur des dossiers qui sont prioritaires pour le les Français ? Jérôme, le tableau que dresse Géraldine Vesner, le verre est dans le fruit, c'est que la présidentielle depuis 8 ans ne fonctionne pas comme la présidentielle classique de la 5e République.
C'est le votre rejet au second tour qui comporte une dimension essentielle. Quand vous choisissiez entre le général de Gaul et François Mitteran et ça restait comme ça à part Chirac Le Pen en 2002, c'est resté comme ça jusqu'en 2012. Sarkozy Hollande, vous choissiez deux politiques, des coalitions, vous des programmes, c'était quelque chose et et un respect prodigieux du résultat électoral par les électeurs, hein.
Giscar Bamiteran 50,8 % 49,2 en 1974 once de protestation sur ce résultat de personne. Voilà. Mais ça c'était avant.
Mais ça c'était avant et depuis 2017, nous avons la qualification de Marine Le Pen dans les seconds tours d'élection. Une partie de l'électorat du coup vote contre Marine Le Pen tour et pas du tout pour Emmanuel Macron qui lui empoche le résultat en 2017 comme si de rien n'était c'est parfait et élu pour la première fois avec un discours quand même entraînant puissant obtient une majorité absolue de renouvellement et d'hostilité au parti classiqu hein. On dégage le Parti socialiste, on dégage les Républicains en 2017, mais en 2022, le vote rejet est encore existe encore.
Et encore moins de soutien à Emmanuel Macron. Macron dit "Ce résultat m'oblige, on voit toujours pas à quoi." Il l'a obligé très franchement car il essaie d'avoir de nouveau une majorité absolue mais là il n'y parvient pas et le verre est dans le fruit.
À ce moment-là, vous avez un système qui ne fonctionne plus. Le problème tel que pose Géraldine, c'est si on doit aller à la dissolution. Je persiste à dire malgré route qu'une dissolution se prépare que c'est l'intérêt des candidats présidentiels du président du bloc central de ne pas laisser euh leur partis leur mouvement c'est être écrasé dans des législatives parce que c'est ça qui se passerait hein 3e ou 4e dans les circonscription car il y a pas un électorat tellement structuré sociologiquement qui tient des circonscriptions. paf, il serait derrière.
Euh et donc ce serait un écrasement, il perdrait une centaine de députés sans doute dans l'affaire. Euh donc vous avez une situation où c'est l'intérêt de chaque présidential. Donc mais le problème c'est qu'Emmanuel Macron n'est plus un chef de troupe qui peut réunir tout le monde en disant c'est notre intérêt commun.
Édouard Philippe, Gabriel Atal, Gérald Armanin euh le modè on se demande du coup si François Bairou devrait faire campagne. Je pense que c'est difficile quand même he que Bairou vienne faire campagne parce que là pourrait dire Gabriel Atal, Édouard Philippe et puis et et Bruno Retaillot fra compagne ensemble une entente des républicains républicains retaillistes au moins avec le bloc central mais Route me dit que je rêve mais pas du tout je sais pas pourquoi vous dites ça. Au contraire, je suis assez d'accord sur le fait que le résultat de ce soir, comme le dit Géraldine, d'une certaine façon montre la difficulté qui attend le prochain Premier ministre.
Et donc la dissolution n'est pas impossible parce que le prochain la prochaine tentative d'Emmanuel Macron qui va être de concilier DLR qui sont donc un peu en roue libre et pour certains hostiles à l'Alliance et des socialistes qui sont très durs va être encore plus difficile et donc peut-être qu'à un moment ça sera vraiment bloqué et qu'à ce moment-là il y aura peut-être la dision. Je suis pas du tout contre mais rien ne nous garantit et Jérôme l'a esquissait tout à l'heure rien ne nous garantit que une dissolution apporterait elle-même la solution parce que nous ne sommes pas du tout sûr et les sondages à l'heure actuelle ne ne dressent pas cette perspective qu'un qu'un vote des Français dans des élections législatives prochaines apporterait cette fois une vraie majorité à un camp quel qu'il soit pas plus le Rassemblement national qu'un autre. Disons que le Rassemblement national est mieux lotti dans les sondages à l'heure actuelle, mais rien ne garantit que Marine Le Pen obtiendrait une majorité à l'Assemblée.
Mais je vous repose la question. Dans l'esprit de tous, on a compris que euh François Bairou, tous les analyses politiques l'ont dit, avaient fait le travail à l'envers d'une certaine manière et d'abord annoncer son plan puis dire "Je vais vous consulter sur le diagnostic." Alors qu'il avait déjà annoncé son plan et puis lorsqu'il a pris l'initiative du 491 du vote de confiance, il n'avait consulté personne pendant l'été.
Ils étaient en vacances et cetera. Est-ce qu'un Sébastien le cornu, je cite ce nom, on va peut-être voir la liste des premiers ministrables qui sont le plus cités ces dernières heures. Est-ce qu'à Sébastien le cornu dont on dit d'une part qu'il a des bonnes relations avec le Rassemblement national, même si idéologiquement il n'en est pas proche, dont on dit aussi qu'il est relativement respecté par le Parti socialiste pour ses vertus de dialogue, est-ce que lui ne serait pas capable de tricoter une majorité, même si elle était instable ?
Oui. Euh l'autre difficulté, c'est qu'il va falloir lui trouver un remplaçant au ministère de la défense qui n'est pas un petit ministère au moment où euh on est euh engagé dans dans c'est quand même quelque chose de compliqué. Euh il peut euh je pense arriver à à présenter quelque chose qui ne sera évidemment pas le plan de de François Baïou.
Je pense qu'on peut dire adieu aux 44 milliards d'économie. Mais enfin si au jour férier qui n'était pas qui n'était déjà pas 44 milliards d'économist à peu près la moitié de l'économie. C'est pas faux.
Euh mais en fait là, il faut pas se leurer. On aura aucune mesure importante, on aura euh quelque chose qui qui satisface un peu euh Bruxelles, mais Bruxelles n'est pas très exigeante. Elle elle sait très bien la situation dans laquelle se trouve se trouve le le pays.
Euh et surtout qui permettent à chacun une posture qui leur permette d'aborder les prochaines phases, les prochaines G séances sans avoir perdu la face. Donc oui, là on revient à un j'aime pas le dire mais là ça va être de la politique aérie, de la de la vraie popole. Il faut de la tambouille, quelqu'un qui soit capable de le faire euh de façon à ce qu'on avance, qu'on soit pas totalement bloqué.
Ça veut dire au minimum voter un budget et que chacun puisse se mettre en ordre de bataille. C'est pas souhaitable non plus d'avoir des parties affaiblies au moment où la campagne se prépare. Elle va être fondamentale cette campagne de 2027.
Donc il faut pas non plus vouloir euh résoudre avant des problèmes qui ne trouveront le leur leur solution que dans ce débat national dont on a besoin et qui doit pas être altéré par des querelles préalables. Voilà. Est-ce Oui.
Non, c'est je je partage votre sentiment mais d'abord euh il est pas sûr que 27 soit résolutoire. Non. Non.
Deuxièmement, ça va être très long d'ici 2027 très long tel que vous le décrivez politique aériée et cetera avec tous les risques d'explosion. Il est tout à fait possible qu'il y ait un choc extérieur. Je partage votre avis sur Bruxelles.
C'est pas cher Bruxelles, hein. On leur jette un quartier de viande un peu symbolique et puis ils vont se terre et ils voi bien que c'est le bazar et ils n'ont pas intérêt à ce que la France s'effondre. Mais il y a d'autres gens qui peuvent être plus nerveux, c'est justement les marchés financiers.
Donc c'est pour ça que je reparle de dissolution. Je vous donne quand même une information. ce qui s'est passé et que vous avez vécu en direct avec nous revit à ce point une importance particulière que la BBC, Sky News, la RAI et d'autres grandes télévisions européennes diffusaient en direct en direct le discours de François Bairou.
On n'est plus du tout dans la petite politique française. On est dans la deuxème économie, le deuxè pays d'Europe qui est dans une situation incertaine et qui inquiète toute l'Union européenne parce que pour pour vous dire enfin il faut quand même lire ce qu'on disent les commentateurs à l'étranger. Moi, j'ai gardé des pas mal de contacts notamment au aux États-Unis et pays anglo-saxons.
Même les gens de gauche sont juste sidérés de l'état du débat. Enfin, on a l'habitude de railler François Bairou dans son discours de vérité. Euh ouais, il a une phrase qui à mon avis fera date et restera dans l'histoire, c'est quand il a dit "Vous avez le pouvoir de faire tomber le gouvernement, vous n'avez pouvoir pas le pouvoir d'effacer le réel." Et nos voisins sont estomaqués de ce que le débat public aujourd'hui en France efface totalement le réel.
On vit dans une 4e dimension et c'est aussi ce qui inquiète nos voisins parce que il y a le discours politique mais il y a aussi l'opinion qui soutient finalement c cette contestation qui a pas l'air non plus d'être tout à fait dans la réalité. Abordons si vous voulez ce qui va se passer dans les prochaines heures. On l'a dit François Bairou réunit tous ses ministres ce soir mais il s'agit plus d'une réunion amicale.
Ministres qui sont furieux hein qui sont furieux à furieux contre François Bairou et la façon dont il a géré la chute de son gouvernement. Euh donc j'aimerais être petite souris pour voir comment réellement ça se passe là. Voilà.
Donc il faudra que le buffet soit bien garni Oui. Voilà pour réconcilier tout le monde. Ça c'est ce soir à Matignon.
Demain matin, il se rend à l'Élysée pour présenter sa démission au président de la République. Qui nous a-t-il fait savoir va nommer un premier ministre dans les tout prochains jours. Donc qu'est-ce qui va se passer ?
Emmanuel Macron décroche son téléphone. Il appelle les uns et les autres les visages qu'on a vu s'afficher tout à l'heure qui sont les plus souvent cités. Catherine Vautrin, Géraldmanin, Sébastien Lecornu et peut-être à gauche Éric Lombard, Jean-Vedrian, on a dit qu'il n'en avait pas envie mais ça peut-être Bernard Casneu même si il n'est pas aimé des socialistes ou peut-être Xavier Bertron ou Yvron Pivet, il les appelle et il leur dit quelle est quelle serait ta feuille de route si tu étais à Matignon pour tenter de garantir une majorité en tout cas d'éviter d'être renversé dans les tout prochains jours.
Déjà, le prochain premier ministre va arriver avec un travail préalable qu'a demandé François Baot à ses équipes ce matin et qui sera fait donc pour demain matin. C'estàd que tous les pôles thématiques ont préparé les dossiers sur les urgences, les thèmes à traiter, ce qui a été fait et cetera. Il y a une volonté de fluidifier le travail pour que il y ait pas de perte de temps comme ça avait été le cas la dernière fois.
Et donc bon donc ça c'est un petit petit caillou de de sa part pour montrer la bonne volonté même si c'est lui qui a provoqué la chute du gouvernement ensuite. Oui. Euh moi je crois que il a enfin je sais pas j'ose espérer que le président a déjà choisi qu' l' déjà choisi.
Oui c'est quand même. Enfin, je veux dire qu'on sa voà et que donc en fait là on en est et que même, je vais aller plus loin et que même le futur premier ministre a déjà discuté et a déjà commencé justement à à présenter sa feuille de route au président pour le convaincre, il va arriver à trouver cet accord. Et encore une fois, ce qui va se passer quand on parlait de Sébastien Lecnu, c'est le profil le moins urtiquant entre guillemets.
D'une part, effectivement, il a d'assez bonnes relations avec le RN. Voilà, il n'a pas de contentieux avec le PS et il est assez habile euh politiquement et puis il a la confiance totale de d'Emmanuel Macron. Après, c'est un peu trop l'homme d'Emmanuel Macron.
Donc ça sera une des questions évidemment. Euh mais moi j'ai une petite question, c'est que c'est quand même l'homme qui demande 6 milliards et demi de plus dans le budget à la dernière minute. Euh c'est prévu par la loi de programmation.
Euh non, il augmente. Ah non, pas du tout. C'est audelà de la loi de programmation. 3 milliard cette année 3 milliard 3 milliards cette année 3 milliards et demi l'année prochaine mais le c'est c'est le double he c'est c'est c'est beaucoup plus non non et ça se fait et c'est normal hein c'est c'est la décision de de la France dans le cadre de la guerre avec l'Ukraine enfin pour l'Ukraine.
Donc il demande une augmentation du budget substantiel pour les deux prochaines années et il va se retrouver à négocier avec les socialistes pour baisser baisser les économies et enfin donc il y aura pas mal de contradictions. Vous voyez dans quel ordre est-ce que cela se passe ? C'est-à-dire, est-ce qu'un président de la République nomme un premier ministre et lui dit "Charge à toi pour constituer ton gouvernement de négocier avec les uns et les autres et de t'assurer donc que tu ne seras pas renversé dans les dans les prochaines semaines ou bien est-ce que le nouveau premier ministre putatif doit d'abord faire la preuve, doit d'abord s'assurer que les uns et les autres qu'il ne sera pas tout de suite renversé ?
Dans quel ordre ça se passe ? Un peu des deux. En réalité, on est dans l'inédit de toute façon.
Donc la logique des institutions, c'est que le président appelle une personnalité, lui confie la responsabilité de de former une équipe gouvernementale, équipe qu'ensuite le premier ministre vient soumettre au président de la République pour qu'il nomme le gouvernement. Ça c'est les purs de de notre système. Mais comme on est dans une situation d'extrême confusion et que ne l'oublions pas, Emmanuel Macron vient de nommer coup sur coup deux premier ministres qui sont tombés assez rapidement.
Michel Barnier dont on pensait qu'il avait une bonne équation politique et François Baou dont on pensait qu'il avait l'habileté nécessaire pour arriver à à tisser cette ce ce cette ébauche de majorité. Rien de tout ça n'a fonctionné. Donc quand on on loue les qualités qui sont réelles de Sébastien Lecnu, qualité de négociateur habile, sympathique, tout ça est bien sur le papier mais rien ne garantit qu'il ait de meilleurs résultats que François Bairou.
Donc logiquement, Emmanuel Macron, si je je suis ce que dit Route, doit avoir une idée en tête depuis quelques temps. Néanmoins, je pense qu'il aura eu intérêt à écouter attentivement ce qui s'est passé cet après-midi à l'Assemblée nationale parce que ça avait quand même du sens les propos des uns et des autres, aussi bien la division dont on a parlé chez les Républicains que la brutalité des propos tenus par le président du groupe socialiste. Tout ça compte dans ce que lui va essayer de fabriquer et ensuite bah il va faire à nouveau un paris parce que il faut être honnête dans une situation telle que l'a décrite Jérôme tout à l'heure c'est forcément à Paris que va faire le président de la République à nouveau.
Il va choisir une personnalité en espérant que cette personnalité réussisse à constituer quelque chose. quelque chose étant vraiment le minimum de ce qu'on peut attendre, c'est-à-dire un accord de non censure sur le budget du Parti socialiste et peut-être même des Républicains aller savoir. Ça va être très difficile à trouver mais on va partir de très bas.
N'attendons pas un budget très ambitieux ni des mesures de redressement spectaculaires. Et s'il n'y arrive pas, si ce premier ministre à son tour n'arrive pas à faire voter un budget ou qu'il est renversé, est-ce que c'est la dernière chance l'Emmanuel Macron Jérôme ? Alors vous vous allez loin euh mais euh il n'a plus droit à l'erreur disait François Hollande euh hier à la tribune.
CL il est si nous regardons précéd Si nous regardons les précédents historiques. Alors j'ai parlé de Charles 10 tout à l'heure, maintenant je passe à Mcmaon et Gambetta et à Miran. Mcmaon et Gambetta c'est la l'affrontement de 1877 1879.
Gambetta dit se soumettre ou se démettre. Il dit ça au président de la République n'est pas encore Mmmaon mais qui qui a un droit de dissolution avec avis favorable du Sénat qui l'exerce qui perd la les élections législatives et qui finit par rendre les armes. La formule de Mcmaon étant la dissolution ne peut pas être un système de gouvernement.
Et en 1924, Miran, président de la République, à ne pas confondre avec Mitan, Miran, lui euh a pris position alors que le président de la 3e République n'a pas intervenir dans la vie politique ouvertement, publiquement, a pris position dans la campagne électorale contre le cartel des gauches. Le cartel des gauches gagne les élections législatives et refuse d'entrer en contact avec le président de la République. Bah, au bout d'un mois, migrant démissionne.
Si vous censurez les premiers ministres successivement, vous faites partir le président. C'est la stratégie de la France insoumise. L'événement de cette fin d'été, c'est que le Rassemblement national s'est rallié à cette stratégie alors que jusque-là, il n'était pas sur cette position.
Il exigeait plein de contreparties pour euh ne pas faire renverser le gouvernement euh en particulier sur l'immigration, sur l'argent européen, sur plein de choses. Maintenant, il dit "On va voter les motions de censure. Il faut sortir, il faut aller le plus vite possible vers des élections parce que le RN pense que des élections, il en sortira vainqueur." Donc le Cornu par exemple dont on dit qu'il est proche du qu'il a de bonnes relations avec le RN, c'est pas vraiment le problème.
Deuxième inconvénient de le cornu, c'est la décale d'Emmanuel Macron politiquement pour les observateurs et très vite les Français. C'est quelqu'un de très très proche. L'intérêt logique du président Macron d'abord, c'est de il a pas intérêt à avoir comme premier ministre, me semble-t-il, mais avec Macron depuis le 9 juin 2024, je ne jure de rien parce que le soir de la dissolution d'un sa force politique faisant 14 % des voix, je jurais à l'antenne de LCI 5 minutes avant que ça n'était pas possible alors que Rout avait des informations disant "Ça va se faire, ça va le faire et c'est Route qui avait raison." bien sûr.
Et nous avions donc une situation où il faut pas et il faut garder l'air au gouvernement ça parce que si vous sinon le gouvernement est réduit jusqu'à ce qui reste du bloc central, c'est-à-dire une sorte de moignon politique. Voilà ce que c'est devenu. Donc il faut essayer de garder l'air au gouvernement et il faut par ailleurs éviter que le Parti socialiste vote la censure.
Alors effectivement la priorité absolue pour les les Européens tout entier et peut-être même pour les marché financier François l'anglais c'est la stabilité politique de la France. C'est-à-dire faites 10 milliards d'économies mais assurez la stabilité politique et et même vos 10 milliards vous les promettez si vous les faites pas on en reparlera et donc on verra plus tard. à ce point-là.
À ce point-là, c'est certain euh si vous voulez le dans ce couple dont je parlais, euh le problème budgétaire en lui-même n'est pas un problème insurmontable et tout le monde le voit bien pour un pays grand comme la France qui le surcroit bénéficie d'une relative solidarité au moins politique de la zone euro. Le problème c'est l'instabilité politique, c'est-à-dire le fait que le pays non seulement ne traite pas ses difficultés mais puisse les aggraver. À partir du moment où vous avez quelqu'un qui pourra donner le sentiment euh d'être en place pour une durée raisonnable, probablement les inquiétudes s'apaiseront.
Hm hm. Bon, donc je reviens aux jours qui viennent. Euh Emmanuel Macron dans une sorte de tentative de la dernière chance, si on vous a bien compris, dernière chance en tout cas avant une dissolution.
Si si ceux qui nous regardent euh tentent de comprendre quelle est la la mécanique institutionnelle d'une certaine manière. Emmanuel Macron tente de trouver un premier ministre qui s'assure de ne pas être renversé immédiatement et qui s'assure de trouver un budget qui est à ne faire que 10 milliards d'économie. Pour reprendre votre exemple, au lieu de 44.
Encore une fois, quand on parle d'économie, le terme est un peu impropre de ralentissement de dépenses. Il tente de trouver ce premier ministre. Si ce Premier ministre est renversé, Emmanuel Macron n'échappe pas à une troisème dissolution, 3e élection législative en 3 ans 2022, 2024 et dès lors 2025.
Si ces législatives ne donne pas de majorité même relative suffisante, à ce moment-là, il n'a d'autre choix que de remettre son mandat. Alors, il y a une autre hypothèse car c'est ça le charme de 24 heures Péjadas. On évoque toutes les hypothèses possibles.
C'est euh le Rassemblement national aura vraisemblablement une majorité relative. C'est de proposer au Rassemblement national le poste de premier ministre une partie de LR étant prêt à négocier avec le Rassemblement national après une dissolution. après une disruption et d'une certaine façon, ce serait à ce moment-là le Rassemblement national qui deviendrait le paratonire d'Emmanuel Macron pour finir son mandat puisque les Français du coup se diraient il faut quand même mieux qu'Emmanuel Macron reste pour nous protéger des excès éventuels du Rassemblement national stratégie Mitteran 86 à Chirak et c'est d'une certaine façon le drame de Macron de 2024 c'est cette assemblée fragmentée à ce point là sans aucune majorité dans un sens ou dans un autre.
Si le président devient un paratonaire, le président peut rester. Un grand merci Jérôme d'avoir été avec nous en cette journée importante. Un grand merci François Hervé, Géraldine et Route et on vous retrouve évidemment Darius, vous continuez à évaluer, à mesurer l'ampleur de ce qui s'est passé tout à l'heure avec vos invités pour une soirée spéciale.
Bonsoir. Merci beaucoup. En effet, soirée spéciale à la mesure de cet événement, l'entrée dans l'inconnu qui gouvernera la France.
Les acteurs politiques décisifs vont s'exprimer ce soir les uns après les autres. Raphaël dans quelques minutes, l'hypothèse de la gauche, mais on verra aussi avec un sondage exclusif les autres hypothèses, notamment, vous l'évoquiez il y a quelques instants, l'hypothèse du RN. Écoutez d'abord le moment fatal au gouvernement Baï.
Voici le résultat du scrutin. Nombre de votants 573. Nombre de suffrages exprimé 558.
Majorité absolue des suffrages exprimés 280. Pour l'approbation 194 contre 364. L'Assemblée nationale n'a pas approuvé la déclaration de politique générale conformément à l'article 50 de la Constitution.
Le premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement. La séance est levée. Et voilà donc le gouvernement Baou tombé.
Que va-t-il se passer maintenant ? Un premier coup de sonde à l'assemblée avec vous, Marie-Aline Mélie et Damien Flora. Oui, effectivement Darius ici il n'y a pas eu de surprise comme je l'espérais peut-être François Bairou malgré et bien un ton délibérément grave choisi par le Premier ministre qui a dépeint une situation historique rejetant les guerres politiciennes qui a insisté lourdement sur le fardeau de la dette que nous laisserions future génération.
Et bien tous ces arguments n'ont pas porté la logique partisane à jouer à plein 364 voix contre cette confiance accordée à François Baou Marie-Éline dans un hémicycle effervescent. Oui, au moment de l'annonce de la chute de François Baerou, on a entendu des applaudissements de la part de certains élus alors qu'on a vu des têtes défaite de la part des des députés du bloc central qui s'attendaient à ce scénario, à cette issue, mais qui savent désormais que la France bascule dans l'inconnu. La France, l'une l'un des piliers de l'économie européenne qui fait ce saut dans le vide.
C'est aussi ça euh que les nombreux journalistes, caméras, venu du monde entier sont venus immortaliser cette séquence à la fois historique et inquiétante pour notre pays. Merci. Merci beaucoup à vous.
Voilà donc cette entrée dans l'inconnu et ce soir les uns après les autres, les dirigeants politiques sperons sur l'antenne de LCI. À commencer par vous Raphaël Guxman. Bonsoir.
Bonsoir. Merci d'être avec nous avec vous. l'hypothèse de la gauche mais aussi les autres hypothèses avec sur ce plateau Routel Crief.
Merci Route d'être là avec Jérôme Jaffray le politologue avec Antoine Auerdorf notre confrère de l'opinion bonsoir à vous et François l'anglais la voix de l'économie. Les dernières informations je vous les rappelle le président de la République prend acte du résultat du vote de la chute du gouvernement Bairou. Il le recevra demain et c'est sa formule.
Le président de la République nommera un nouveau premier ministre dans les tout prochains jours. Première réaction. Raphaël Guxman.
Pour vous, quelle est la période qui s'ouvre maintenant ? C'est plutôt quelle est la période qui continue maintenant ? C'est celle de l'incertitude, c'est celle de la crise.
Donc la période qui s'ouvre maintenant, ça doit être celle de la responsabilité, ça doit être celle de la capacité à trouver un accord pour qu'il y ait un budget dans ce pays. Et on sait ce qu'il faut pour qu'il y ait un accord. que le président de la République fasse preuve de responsabilité, accepte qu'il n'a plus de majorité et que donc il doit revoir ses politiques fiscal pour permettre la stabilité du pays.
Olivier Fort sur cette même table disait il y a quelques jours, je suis à la disposition du président de la République s'il m'appelle. Dites-vous la même chose. Il a totalement raison d'être à la disposition du président de la République s'il l'appelle et il faut que chacune et chacun, on soit capable d'aller discuter avec le président de la République ou avec la personne qu'il nomme premier ministre.
Vous l'êtes aussi mais moi je ne suis pas là chez vous pour dire je veux être premier ministre. Non non ce que je veux dire c'est que aujourd'hui on doit on doit être capable de faire preuve de maturité. Vous savez ce qui s'est passé depuis le 9 juin 2024 ?
Tout a déraillé dans notre pays. Donc on pourrait croire si ça avait pas un impact sur l'économie, si ça avait pas un impact sur la parole de la France en Europe et dans le monde, si ça avait pas un impact sur nos entreprises, sur nos travailleurs, on pourrait croire que c'est un une sorte de spectacle rigolo, mais cela n'a rien de drôle et il va falloir que dans les de tr semaines qui viennent, il y ait un changement d'attitude profond à la tête de l'État mais aussi dans la classe politique dans son ensemble. C'est c'est Bonsoir Raphaël.
Je suis un peu surprise parce que Olivier Fort et le Parti socialiste disaient qu'il voulait gouverner avec les écologistes et les communistes, mais pas question d'avoir un accord avec le bloc central pour le gouvernement. Donc c'est pas complètement compatible avec ce que vous venez de nous expliquer et c'est un des obstacles qui s'est levé contre une possibilité d'un gouvernement de gauche. Depuis le 7 juillet, je dis la même chose, le 7 juillet 2024, c'est-à-dire au moment des résultats des élections législatives.
Je dis la même chose. Je dis que Emmanuel Macron a perdu les élections et qu'il n'a plus de majorité. Mais je dis que il n'y a personne d'autre qui a une majorité et que donc quand on n' pas de majorité, on est obligé de conclure des accords avec des forces qui n'ont pas le même programme que vous, avec des forces qui vous permettent d'obtenir une majorité nécessairement en faisant des compromis.
Et donc la gauche est parfaitement légitime après deux expériences qui sont des fiascos de gouvernement de centre-droits minoritaire de dire qu'elle aspire à gouverner le pays. Je pense que Emmanuel Macron devrait entendre cela mais la manière dont la gauche devra gouverner ce pays, c'est nécessairement en passant des accords avec les autres forces qui ont participé au front républicain barrant la route au Rassemblement national lors des dernières législatives. Raphaël Gman, vous restez avec nous.
Évidemment, vous êtes le fil rouge de cette première partie. C'est une des hypothèses, celle d'un gouvernement d'une ouverture à gauche. Je me tourne vers le sage que vous êtes Jérôme Jaffrey.
Quand on regarde l'état de l'hémicycle actuellement sous réserve d'une éventuelle dissolution, sous réserve de ce qui se passera et évidemment sous réserve surtout de la du choix du président de la République dans les jours qui viennent, quelle est la arithmétiquement les chances d'un gouvernement mené par la gauche ou avec la gauche ? Aucune à peu près hein. Le la gauche est il est normal que la gauche dise qu'elle souhaite gouverner parce que d'abord elle prépare 2027, elle prépare une dissolution.
Il faut que je en réalité nous avons un événement considérable qui se passe depuis 3 semaines. C'est une vraie séparation entre la gauche réformiste et la gauche de la France insoumise. Et ça ça change les choses.
En revendiquant d'aller au pouvoir Olivier Fort en disant pas de confusion mais sur les textes nous devrons trouver des compromis et des ententes. Il est à l'opposé de la stratégie de la France insoumise et du coup il avance sur le terrain que souhaite en réalité Raphaëlman, c'est-à-dire une gauche réformiste qui pourrait exister et oser affronter des élections législatives. Mais ce n'est pas le choix possible pas, me semble-t-il d'Emmanuel Macron.
Parce que pour éviter qu'un gouvernement ne soit renversé très rapidement, il faut arriver à éviter que soit LR, soit les socialistes et en réalité les deux ne votent la censure. Si les républicains votent la censure parce que ce serait la gauche avec le RN, LFI et cetera, vous aurez le gouvernement renversé. la que quand même ce soir peut-être la la chance qu'on a dans notre malheur, c'est que je vois les déclarations de Gabriel Atal.
Gabriel Atal a constaté cet après-midi à la faveur du vote de confiance que l'unité ou ce qui restait d'unité du bloc central est complètement laminé, réduit aux aqués et il voit venir la perspective d'une dissolution comme une épreuve supplémentaire pour son groupe. Donc tous les signes et pour luiême et pour lui-même naturellement. Quoi que sa circonscription est plutôt bétonnée.
Mais ceci étant posé, peut-être que les signaux d'ouverture qu'on voit le bloc central, si la main est saisie par Olivier Fortir à un déblocage de la situation. Mais en l'état et d'ailleurs c'était très intéressant de noter ça dans le discours cet après-midi de Boris Vallot effectivement il y a une séparation claire avec la France insoumise une revendication par le parti socialiste d'être la gauche du gouvernement qui n'attend pas le grand soit révolutionnaire pour soulager les classes populaires. Entrant quand même dans du concret hypothèse et on va on va évidemment ici brasser de manière très concrète les hypothèses.
Hypothèse du président de la République nomme un premier ministre par exemple qui lui soit proche dans les heures qui viennent ou dans les jours qui viennent et il va chez vous Raphael Luxman. Est-ce que vous négocierez avec lui ? Est-ce que vous acceptez de discuter avec lui ?
Alors déjà, il n'est pas obligé de faire cela. Il a déjà fait cela. Deux fois, ça n'a pas marché.
Donc maintenant, il peut essayer autre chose. Ce serait envoyer un mauvais signal, je vous cache pas, le signal qu'en fait il pense pouvoir continuer comme avant avec ses amis, mais dans un groupe de plus en plus restreint. le Cornu, monsieur le Cornu et quelques autres qui qui accepteraiit de vous faire quelques concessions.
Je vais vous dire quelque chose. Ce qui compte avant tout, c'est quel type de budget et donc quel type de changement on peut obtenir ? Le budget présenté par François Bou, parce que c'est quand même intéressant d'expliquer ce qui s'est passé.
Le budget présenté par François Baou était pour nous inacceptable. On a fait des contrepropositions et des offres de négociation. Et en fait ce qu'on a compris avec son kit tout double c'est qu'il refusait de négocier et que par ailleurs quand on le rencontrait, il expliquait que de toute façon il n'avait pas les coups des franches pour le faire.
Donc en réalité ce dont on a besoin c'est d'un premier ministre qui a les coups des franches pour pouvoir donner un budget sérieux et juste à la France. Et et ça supposera une chose pour le président de la République, ça supposera de changer les politiques qu'il mènent depuis 8. Rapha, soyons concret, est-ce que ça veut dire par exemple un effort pour une fiscalité plus égalitaire ?
Exactement, c'est ça la base. C'est même la base de tout accord possible. C'est pas simplement une lubie.
Quand vous avez des plus grandes fortunes qui ont multiplié par deux leurs fortunes sur les h dernières années, il est normal qu'elle contribue à l'effort commun que les autres. Et donc si le président de la République accepte cela, alors je pense qu'on a un chemin, il est étroit. il est tenu bien sûr que chacun va jouer sa posture pour 2027, que chacun va avoir des lignes rouges et tout cela, mais ce chemin est possible.
Si jamais cela ne marche pas, juste il faut le dire, si jamais cela ne marche pas, alors ce sera la dissolution obligatoire et nous serons prêts. Parce que moi, je vous le dis, il n'y aura pas une réédition du 9 juin 2024. Les choses à gauche ne se passeront pas du tout de la même manière.
Et effectivement, vous avez raison de dire le fossé qui se creuse avec la France insoumise, moi je serai le garantis là-dessus. Il n'y aura donc pas de NFP, il n'y aura plus de NFP. C'est ce que vous dites.
Je vais le dire dans toutes les langues en français ça suffira. Il n'y aura pas d'alliance avec la France insoumise. Nous assumerons d'être une gauche de gouvernement qui va aspirer à exercer les responsabilités dans ce pays et qui n'entend pas gouverner et qui n'entend pas gouverner avec la que vous dans votre schéma vous accepterez quand même un accord de désistement pour le second tour avec par circonscription et Olivier Fort a évoqué le fait que circonscription par circonscription il faudra bien regarder la situation c'est un peu différent accord de désistement ou aucun accord avec la France insoumise.
Il y aura au deè tour au deè tour il y aura un front républicain quand il y aura le Rassemblement national ce qui nous a conduit la dernière fois si vous voulez à voter pour monsieur Darmanin ou monsieur Vauquier ou des gens comme ça vraiment extrêmement proches de nous et vous ne pouvez pas nous suspecter d'avoir un accord avec eux. Donc il y aura un front républicain au 2e tour, mais il n'y aura aucun accord avec la France insoumise. Et je vais vous le dire de toute façon, si l'objectif et c'est mon objectif, c'est d'empêcher qu'il y ait une majorité absolue du Rassemblement national, alors la pire chose qui puisse arriver face au Rassemblement national, c'est d'avoir au second tour un candidat éléfi puisqu'il serait le plus mauvais candidat contre le Rassemblement nationale.
Donc dans la perspective même de lutter contre le Rassemblement nationale, ce qui est notre objectif parce que ce sera ça la menace principale, hein. Moi je fais une hiérarchie des périls, mais dans cet objectif là alors il est impératif d'avoir une clarté totale et moi je n'accepterai pas que cela dévie. Question économique François Lang.
Oui. Avant même la dissolution, il y a les semaines, les mois qui viennent. Quelles sont vos lignes rouges en matière fiscale précisément ?
Quelles sont les modifications des impôts actuels auxquels vous tenez absolument et sans lesquels vous n'aurez ni vous n'accorderez ni accord ni même accord de non censure que ce soit à place publique ou au parti socialistes ? On a soutenu et on a posé sur la table l'attaque Zucman. J'ai vu j'ai vu non mais écoutez-moi j'ai vu que à Renaissance on nous explique par exemple que c'est inacceptable.
Alors moi je leur dis une chose très simple, c'est juste qu quelle est la quelle est la proposition alternative ? Un ISF rénové et modernisé, une augmentation de la flat taxe. Quelles sont les propositions alternatives ?
On a une proposition qu'on met sur la table, on va discuter, négocier. Mais ce qui est certain, c'est qu'il faut qu'à la fin, il y ait dans ce budget de compromis un effort massif des plus hauts patrimoines et le fait qu'on les empêche, ce qui est l'avantage de la taxe Zukman. Et c'est pour ça que pour nous, il va falloir qu' qu'on nous explique de manière extrêmement puissante comment on fait sinon qu'on les empêche d'échapper à l'impôt via des holdings etation fiscal. quand même que vous accepteriez une éventuelle alternative sous la forme d'augmentation de la fat.
Nous proposons maintenant ce que je veux ce que je veux vous dire c'est que la responsabilité quand vous avez une proposition qui vous est faite et que vous expliquez que vous n'en voulez pas nous ce qu'on explique c'est la base de tout accord c'est la justice fiscale et donc la contribution des plus hauts patrimoines. S'il nous propose quelque chose d'alternatif on regardera. Mais ce qui est certain, ce qui est certain, c'est qu'il n'y aura pas de budget sans rééquilibrage des politiques fiscales et que nous ne continuerons pas la même chose qui est faite depuis 2017.
Raphael Guxman, sans vous faire un injure, le les gros bataillons actuellement à gauche, c'est euh évidemment Jean-Luc Mélenchon. Vous le parti socialiste, c'est beaucoup plus modeste en terme de force de frappe actuelle. de pourquoi il il y a cinq députés je je comprends que vous admiriez à ce point Jean-Luc Mélenchon et qu'il parle fort et qu'il il est charismatique, je vous l'accorde hein.
Je je vois dans vos yeux une sorte Non non mais c'est c'est très bien vous savez moi je pourrais vous dire roule pour Jean-Luc Mélangs mais c'est faux c'est faux à l'Assemblée nationale. C'est faux. Et par ailleurs, par ailleurs, il y a eu la dernière fois où il y a eu une confrontation électorale entre d'un côté la gauche socialiste, social-démocrate, démocrate attaché à l'Union européenne.
Je pensais à la présidentielle, on va pas faire toute l'histoire. Je pensais à la présidentielle bien nous avons été largement en tête à gauche. Pourquoi ? parce que je suis concorr pour ça si on veut concrétiser le fait que nos options à gauche sont majoritaires et que les gens aspirent à ce qu'on prenne le pouvoir pas à ce qu'on soit simplement des tribuniciens et bien pour cela pour cela il faut qu'on travaille et qu'on soit intraitable.
Je ne voulais pas piquer votre honneur, je voulais simplement vous faire réagir au propos exactement au propos de Jean-Luc Mélenchon qui évidemment sont très loin et vous devrez d'une façon ou d'une autre compter avec lui. Vous lui répondrez. Écoutez, j'appelle à une élection présidentielle.
Un premier ministre, quel qu'il soit s'expose à une nouvelle motion de censure. Et ce n'est pas ça dont nous dont nous voulons. Il y a aucune difficulté avec le budget.
C'est une histoire qu'utilise monsieur Bairou pour faire peur pour attirer la crise financière sur la France et et nous serrer à la gorge. Ça n'est pas sérieux. Donc si nous nous donnons le moyen d'une élection refondatrice, et bien euh la vie continuera, mais elle sera plus claire, plus nette, plus précise.
Ce soir, c'est un grand soulagement voyez-vous. C'est ça qu'il faut pas perdre de vue pour des millions de gens qui euh se demandaient à quelle sauce ils allaient être mangés. Je pense aux deux jours fériers qu'on leur enlevait, je pense aux indemnités qu'on ne leur verserait plus.
Tout ça était grave, faisait beaucoup peur. Et c'est l'entretien exclusif recueilli par Thbao Petit. réaction Rapha Luxman sur le fond la situation est si grave économique politique quand Jean-Luc Mélenchon qu'on l'aime pour reprendre votre expression ou non il y a un recours au peuple qui est nécessaire a-t-il raison moi je suis contre la brutalisation des institutions.
Donc je ne demande pas la démission du président de la République. J'ai bien compris que là il y avait un désir très très fort chez Jean-Luc Mélenchon d'être candidat à la présidence de la République et que ça arrive le plus tôt possible. Je pense que cette élection présidentielle de 2027 va être cruciale, que ce sont des choix pour les 20 prochaines années qui vont être décidés et qui et que donc il faut qu'elle ait lieu dans des conditions optimales.
C'est-à-dire qu'il y ait une vraie campagne, pas dans un moment de crise. En 2022, la campagne a été escamotée, on le sait tous et on en paye encore le prix. Donc, il faut qu'il y ait des projets clairs qui s'affrontent.
Et d'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon a un projet, ce qui n'est absolument pas le nôtre. Et donc il y aura plusieurs offres politiques qui s'affronteront et ensuite les électrices et les électeurs devront choisir. Mais si vous je sais pas si Daris Rochbin a une fascination pour Jon mais on sent que vous avez hâte d'en découdre avec lui en 2027 quand même mais pas assez hâte pour anticiper cette échéance non pour brutaliser les institutions et donc si jamais il y a pas d'accord possible mais il reste la possibilité d'une dissolution de l'Assemblée nationale.
J'ai bien compris queon cherche à anticiper l'élection présidentielle. Mais vous savez dans un moment de l'histoire qui est aussi tragique, qui est aussi brutal, où les démocraties se font enfoncer par les régimes autoritaires un peu près partout et où notre pays est une cocotte minute, il faut faire très attention quand on joue avec les institutions. On voit qu'on paye encore aujourd'hui le fait que Emmanuel Macron est joué avec les institutions au moment de la dissolution du 9 juin 2024.
On voit que les coups de D ou les grenades dégoupillées finalement sont des bombes qui ont des effets à retardement et donc moi je ne veux pas qu'on joue avec les institutions en particulier dans des périodes de grande tension. On verra ce que disent les Françaises et les Français en tout cas selon le sondage qu'on va dévoiler dans quelques instants. Mais d'abord regardez les images c'est à Matignon c'est évidemment l'enterrement.
Je vous donne tout de suite la parole, c'est image en direct de la des arrivées des ministres puisqu'il y a une sorte de je sais pas comment appeler ça de pot de départ. Ça paraît un peu trivial mais de ce de ce gouvernement qui tombe. Vous continuez de dire les ministres ils ne le sont plus.
Ah oui enfin la démission n'est pas encore remise jusqu'à demain matin. On est très formaliste. On est très formaliste ici.
Ils vont fêter leur départ joyeusement que François Baot a organisé avec talent. J'aimerais vraiment votre avis un mot sur la l'ampleur de l'inconnu dans laquelle on est. On va on va passer en vue toutes les hypothèses dont celles évidemment là c'est avec on est avec Raphaël Gusman mais toutes les autres plus tard dans l'émission les acteurs du du RN du DLR de du reste de la gauche tous se succéderont.
On est dans un inconnu complet. Ouais enfin le président a dit qu'il nommerait un premier ministre dans les tout prochains jours. Donc ça veut dire qu'il ne dissoudra pas ou qu'il ne démissionnera pas.
C'est donc deux hypothèses qu'il a exclu ce soir. Bon euh à partir de là, les tout prochains jours, c'est évidemment à partir de demain, mais ça peut être aussi beaucoup plus long. Euh même s'il a eu 15 jours quand même pour réfléchir.
Bon, l'hypothèse, moi je continue à le penser, même si ce soir les résultats du vote de confiance sont très spectaculaires et la division au sein de LR est assez intéressante, je continue à croire que je ne vois pas une autre solution pour essayer d'arrimer et LR et des socialistes dans un pacte de non censure ou dans une participation que un représentant du bloc central qui sache parler à chacun et qui s'en doute, c'est ce que Raphaël Luxman vient de dire, fasse des concessions assez nettes, assez claires aux socialistes dans le budget. Est-ce que ça veut dire à soyons concret, vous avez bien dit, vous n'êtes pas candidat, on n'est pas candidat premier ministre de toute façon, mais sans entrer dans la tambouille, c'est c'est la responsabilité être ministre en France, surtout dans les grands ministères où les choses vont se jouer, travail, économie, finances et cetera. Est-ce que oui ou non vous souhaitez participer à un gouvernement au sens noble du terme ?
Il s'agit pas de pas d'ambition personnelle. Est-ce que oui ou non pour vous c'est une hypothèse qui serait favorable ? Déjà, je je veux juste et je répondra non non mais je ne fuis pas les questions et je ne fuis jamais les questions mais j'aime beaucoup qu'on dise en fait c'est impossible qu'il y ait un gouvernement de gauche parce que l'R comment on fait et cetera enfin il y a eu une situation là où il y avait des gouvernements de droite et des gens responsables à gauche qui ont refusé de voter la censure parce qu'ils savent qu'il faut un compromis pour le pays.
Donc pourrait toujours tout à fait se retrouver dans la même situation que par exemple le Parti socialiste avant et faire face à un gouvernement qui devrait négocier avec LR mais qui n'inclurait pas LR. Mais mais la question que je vous ai posé depuis le début, c'est le bloc central. Vous vous m'avez dit moi je suis pour négocier mais Olivier Fort a dit non je vais un gouvernement PS écolo et communiste.
Excusez-moi, c'est pas tout à fait pareil. C'est tout. Je je vois ça, c'est en ça que ça me paraît difficile.
Un gouvernement qui où le Parti socialiste est représenté peut-être même au Matignon mais avec un accord avec le bloc central peut-être une hypothèse. Moi j'y crois pas complètement ce soir mais c'est libre à vous de c'est normal vous êtes toujours entre et réaliste. Mais vous avez un préjugé sur chacun d'entre nous.
Vous êtes un téléspectateur très très êt vous êtes le téléspectateur tellement c'est très flatteur mais est-ce que vous êtes un ministre potentiel ? Soyons clair, bien sûr que ça compte. Dans la 5e République, être au gouvernement, participer aux responsabilités, ça compte.
Moi ce que je veux, c'est œuvrer à l'émergence d'un compromis. Honnêtement, je suis aujourd'hui dans une situation où je veux construire un projet pour le pays, où je veux qu'on puisse avoir sur mon espace politique notre espace politique. Bien sûr, mais plutôt que d'attendre 2 ans, pardon, pardon, plutôt que d'attendre 2 ans dès maintenant participer à une négociation, je rappelle pardon de ma vérité, le fond de ma pensée, le fond de ma pensée, c'est que la personne qui va assumer cette responsabilité, a priori qu'elle soit en fait suspectée par les autres de vouloir 2027.
Il faut qu'on ait quelqu'un qui ça bouge écarte immédiatement. Non, mais il faut qu'on ait quelqu'un et et nous verrons, c'est c'est pas du tout une déclaration de candidature ou quoi que ce soit, mais c'est sûr que la suspicion m'entourerait. D'accord ?
Oui. Et donc ce que ça veut dire quoi ? Ça veut dire que personne n'aurait intérêt à faire la moindre concession à des personnes à des personnes qui vont ensuite construire une stature sur leur capacité à obtenir un dit.
Il faut quelqu'un Non mais vraiment, moi je vous le dis, il faut quelqu'un qui soit là pour gérer le pays dans une situation où aucune des grandes transformations qui sont nécessaires pour le pays ne seront possibles. La vérité, c'est qu'en fait entre ce que nous proposons comme grande transformation du pays, ce que propose Renaissance, ce que propose LR, c'est incompatible. en Raphaelman entrons dans le vif puisque vous je pas on va pas jouer au petit chevau mais monsieur le drill un monsieur le drillon par exemple je crois qu'il a 78 ans pas commencé à commenter chamage je vous jure j'adorecore je vous laisse faire ça des profils de ce genre qui viendrai vers vous en vous disant voilà mettons ton table il faut former un gouvernement est-ce que vous lui dites oui on on essaye mais pas nécessairement avec moi, je dis avec vous avec les gens de votre camp avec des représentants de place publique par exemple Quelle ligne politique ?
Ça c'est il faut en discuter justement. Non non non non. Ben non, justement c'est ce qu'on a fait là jusqu'ici.
Donc en fait jusqu'ici on dit on fait un gouvernement d'accord et vous avez en gros une course de petits chevaux des nominations et derrière on se dit "Ah bah tiens malheureusement il faut qu'on fasse un budget donc comment on va faire ?" Ça ne marche pas comme ça. Il faut définir d'abord quelles vont être les grandes orientations du gouvernement compte pour arracher des arbitrages favorables des franch premier ministre.
Donc ce qu'il faut c'est que le président de la République nomme quelqu'un très rapidement commencé le portrait. vous dites ça doit être quelqu'un qui n'est pas président pour que ce soit soit un peu en dessus de la méd la la course des petits chevaux parce que oui mais je sais que c'est très sérieux mais enfin là ni vous ni moi n'allons nommer quelqu'un dans la soirée donc en réalité nous ce qui nous intéresse c'est quelles sont les conditions de possibilité d'un accord pour stabiliser le pays et bien la première condition c'est une sorte de révolution mentale où chacun se dit c'est pas maintenant que je vais mettre en place l'ensemble de mon projet et de ce que je porte comme valeur comme principe et comme ambition pour le pays c'est pour stabiliser le pays alors on a dire compris sur le plan des outils que vous privilégiez, la justice fiscale et donc d'aller taxer les riches. On a compris ça mais sur le diagnostic, ça vous réjouit ?
Je je n'ai pas de jugement, vous me connaissez. Si vous en avez français l'anglais sur le diagnostic que vous portez sur l'état des finances publiques, est-ce que vous considérez que justement dans ce contrat de gouvernement doit figurer la nécessité de redresser les comptes ou pas indépendamment des outils qu'on utilise pour le faire ? Oui, oui, oui, parce que la dette est un sujet sérieux mais non, nous ne sommes pas obligés d'avoir ce chiffre de 44 milliards.
Vous le situez au niveau où le situe le Parti socialiste le bon ? Nous nous avons posé 25 milliards depuis juillet avec place publique. Pourquoi ?
Avec 25 pour cette année 202. Voilà. Parce que en réalité ce qu'il faut qu'on soit capable de montrer, c'est que nous sommes en France capable d'avoir un budget sérieux qui maîtrise les euh le déficit, qui le réduisent et que nous sommes capables de le faire dans le calme et dans la stabilité politique avec une trajectoire sur plusieurs années.
Vous êtes moins d'effort. On a compris que 20 milliards à la place de 44 c'est moins. C'est beaucoup moins. 25 25 milliards et ensuite comment il est constitué ?
Quel est le contenu ? Quelle est la répartition entre économie et prélèvement et prélèvement et nouvelles recettes ? Et attendez, enfin sur plusieurs années, ça n'engage pas à grand-chose parce que quand on sait pas qui c'est qui va faire l'exécution budgétaire dans les années à dire, oui, mais on a quelques doutes sur la légibilité, mais c'est vous savez franchement, on peut pas dire que les par exemple les experts de la Commission européenne sont d'affreux gauchistes laxistes en matière budgétaire. pas réputé pour ça encore donc ce qu'il nous ce qu'il demande à la France depuis le début ils sont absolument pas figés sur 44 milliards 40 38 exigeant le problème c'est pas eux c'est une marché financier c'est c'est une trajectoire et quand vous parlez quand vous parlez avec les chef d'entreprise en France ils vous disent la même chose ils vous disent nous ce qu'on ce qu'on veut c'est de la visibilité et de la stabilité donc du sérieux il dit ça aussi et moins de dépenses nous voulons sérieux budgétaire nous voulons du sérieux budgétaire, mais nous voulons que l'effort commun soit juste.
Donc d'abord, il y a une question de l'enveloppe générale. Il faut faire attention à pas tuer la croissance, à pas brusquer socialement le pays et de et et à faire en sorte que son budget soit accepté. Donc il y a un budget pour le pays.
Et derrière, il faut que à l'intérieur de l'enveloppe qui est définie, ce soit justement réparti. Pas d'économie du tout. Mais si, mais si.
Vous les faites où ? Mais par exemple dans l'organisation de l'État, les Mais si. dans le travail des agences, nous on est tout à fait prêt à discuter d'économie et simplement ce qu'on dit c'est que le préalable dans une discussion c'est qu'on soit capable et bien de dire que ceux qui ont le plus bénéficié des h dernières années pendant que le pouvoir d'achat des Français déclinait doivent être mis à contribution.
Il faut avancer. On va avancer. Merci beaucoup.
Merci beaucoup Ran. Merci d'être un téléspectateur si assidu de LCI. On pensera à vous.
Je vous suis très fidèle mais je suis très mauvais à la course de petit chevau. Monsieur merci beaucoup. et j'ai noté votre admiration sans borne pour le grand leader insoumis.
Chacun ses amours. Merci beaucoup à d'avoir été avec nous et tout de suite on va se rendre à Matignan avec vous ou Meya Kessum. D'abord la le point très exact sur ce qui est en train de se passer cette réunion des ministres devant la caméra qui est en train de se dérouler.
Oui. Alors François Bairou va dîner avec l'ensemble du gouvernement dans moins de 5 minutes. On les a vu arriver successivement ici à Matignon.
Un dernier rendez-vous finalement. François Bairou ne s'entretiendra pas avec Emmanuel Macron ce soir, mais demain tout s'accélère. C'est une information TF1 LCI.
François Baï remettra sa démission demain matin à 8h à Emmanuel Macron car le président de la République veut cette fois aller vite. Car Matignon confiait aussi au service politique TF1 LCI et bien que chacun des conseillers chefs de pôle avait constitué un dossier pour leurs successeurs avec trois volets. Le premier les urgences, le deuxième les thèmes à traiter et enfin le dernier ce qui a déjà été fait.
L'objectif nous dit-on se mettre à travailler immédiatement au service des Français. Merci beaucoup Omeya et vous nous avez rejoint. Laur la Valette bonsoir.
Merci beaucoup d'être là. On continue cette soirée avec vous. Tous les acteurs politiques s'exprime les uns après les autres.
C'était Raphael Luxman il y a quelques instants. Beaucoup d'autres vous vous suivront. Première réaction.
D'abord je vous demande simplement comme comme Raphaël Luxman, quelle est la période qui s'ouvre selon vous ? Moi, j'espère une période de clarification devant les Français. Il faut en revenir aux urnes.
Vous savez le général de Gaulle disait que le peuple était la Cour suprême. Je pense que c'est le moment. Euh Emmanuel Macron a trois armes institutionnelles pour euh essayer de sortir de cette crise euh dans laquelle nous sommes, de cette crise politique, pratiquement une crise de régime.
Donc c'est le référendum, ça n'aurait pas trop de sens. La démission, je ne suis pas sûr qu'il y songe. Il lui reste donc la la dissolution.
Moi je pense qu'elle est attendue des Français et qui est en réalité parler des solutions, une manière de parler de démission du président de la République sans le dire parce que vous savez que il y a quand même une hypothèse très forte que dans s'il y avait de nouvelles législatives anticipées, elles aboutissent à un nouveau blocage, une tripartition du paysage et que donc le président de la République soit en soit avec une chambre ingouvernable qui soit acculé, poussé vers la démission. Alors, je partage pas manère de je partage pas tout à fait votre avis parce que pour avoir vu les Français en tout cas les Varois là ces trois dernières semaines sur une grosse séquence, vous savez sur la première circonscription du Var dernières législatives, monsieur Schenvar qui était élu du bloc enfin de la majorité euh a eu un report intégral des voies de nouveaux Fronts populairire dans certains bureaux parce qu'il a rencontré entre les deux tours le chef de fil de de l'extrême gauche. Et pour en avoir rencontré pas mal sur le terrain, ils me disent qu'ils ne se feront pas réavoir parce que ils n'ont pas voté Shenvar pour qu'il vote la confiance à monsieur Baous qu'il a fait tout à l'heure dans l'hémicycle.
Donc je ne partage pas votre idée sur le fait que le Front républicain soit aussi performant qu'il ne l'a été parce que les gens ont bien compris que ça nous menait un chaos absolument terrible et et quel temps perdu. Je veux dire si Jordan Bardella avait gagné de politi bon nombre de politistes chevren je pense à Roland Kerol par exemple beaucoup d'autres. Peut-être que vous êtes de cet avis-là aussi, Jérôme Jaffrey, je ne sais pas.
Vous disent depuis le début de notre carrière au fond et depuis que le Front National existe, on nous annonce la fin du Front Républicain et à chaque fois les réflexes reviennent et le moment du scrutin venu, dans des moments de tension électorale, le barrage a lieu. Bah, vous parlez à un député qui a été élu au premier tour de sa circonscription comme cinq de ses collègues dans le Var. Donc, autant vous dire que pour le coup, chez les Varois, ce front républicain n'existe n'existe plus.
Je pense qu'à chaque fois on gagne on gagne du terrain et regardez la situation est très claire. Au soir des élections européennes, Jordan Bardella arrive très très en tête. Premier tour des élections législatives, on est encore une fois très en tête.
Donc ça veut quand même dire que les Français ça n'a pas changé. Ils veulent toujours moins d'immigration, plus de sécurité, plus de pouvoir d'achat. Cette alternance, c'est ma famille politique qui l'incarne.
Voilà. Alors, c'est vrai que ça nous a été un peu volé par des par des alliances tout à fait euh peu de la honte, mais je je pense que les Français ne se pas rien. Est-ce que vous pensez lors la valette que vous pourriez avoir une majorité stable et en tout cas pas seulement une majorité relative, peut-être quelques dizaines de députés de plus, mais pas suffisamment pour assurer une forme de stabilité au pays.
Or, c'est c'est l'exigence collective, c'est c'est un devoir du prochain de quel qu'il soit. C'est ça l' le Je vous rejoins effectivement, il faut qu'on arrive à avoir une vraie majorité qui se dégage parce qu'on a bien vu. Mais vous l'avez pas dans les sondages malgré tout, même si vous arrivez en tête hein.
Écoutez, en tout cas, il y a quand même énormément de députés qui ont perdu à 49 et demi, pratiquement 5 ans. Donc, je pense qu'on peut quand même évidemment créer la surprise. Encore une fois, les Français veulent sortir de cette de cet impasse dans laquelle nous sommes.
Il n'y a pas d'autre choix que d'avoir une majorité. Est-ce que vous croyez, pardon, on va tout de suite entendre Fabien Rouselles. C'est pas un débat, mais quand même qu'on qu'on fasse le lien entre vous.
Est-ce que vous croyez-vous à l'hypothèse, Bonsoir Fabien Roussell, merci d'être avec nous. Je vous passe dans un instant la parole à l'hypothèse de la gauche, on va entendre dans quelques instants aussi euh Olivier Fort qui s'exprimait sur TF1. Est-ce que ce c'est possible que tout ça débouche sur un gouvernement paradoxalement de gauche ?
C'est à moi vous poser la question. Non, mais c'est inimaginable un gouvernement de gauche. Enfin, les socialistes ont fait moins de 2 % à la présidentielle.
Quel serait ce pays où les gens qui gouvernent sont ceux qui ont perdu les élections ? Et surtout ça ne ferait que conforter ce yatus absolument terrible, cette déconnexion, cette dicotomie entre le peuple français et et Emmanuel Macron. Alors c'est sa marque de fabrique depuis 8 ans certes, mais j'ai peur au bout d'un moment que le pays soit au bord de l'explosion.
Fabien Roussell, bonsoir, merci d'être là. C'était bien le camping. Merci à vous.
Voilà, le camping, c'est le le la perche que vous tend mais c'est pas le sujet ce soir si vous permettez. Le pain perdu avait l'air très bon. Fabien Rousell quand on rentendait sur ce plateau il y a quelques instants Raphaëlman dire non pas sur rien mais sur la base dans dans di comment dire d'une base économique sur la base d'une négociation sur la fiscalité on entre en matière est-ce que vous entrerez en matière pour former un gouvernement mais de toute façon il y a une exigence forte qui s'exprime aujourd'hui par beaucoup de nos concitoyens à travers tous les sondages.
Il faut que ça change. Il faut un changement de politique clair et net. et un changement de politique dans le sens où il faut arrêter de taper sur les Français et avoir plus de justice fiscale, de justice sociale.
C'est ce qu'a dit Raphaël Gluxman. Je l'ai entendu juste avant et effectivement c'est ce que nous demandons. Un premier ministre issu des rangs de la gauche s'engage à mettre en œuvre une telle politique.
Et nous l'avons déjà dit, je le redis ce soir, nous sommes prêts sur cette base là à travailler à des compromis avec l'ensemble des groupes qui existent aujourd'hui à l'Assemblée nationale et à mettre sur la table le retour d'un ISF juste pour que les plus riches contribuent à faire en sorte que les salaires augmentent. Et entre ce que nous mettons dans notre programme et euh et rien, et bien il y a un chemin à trouver et à chaque fois nous nous engageons à construire des majorités pour répondre à cette exigence de justice sociale, de justice fiscale. Et euh bien sûr, si vous posez la question à madame Laur la Valallette, elle lui parlait pas d'un gouvernement de gauche, ça va perdre ses cheveux.
Ils ont jamais voulu de la gauche et ils ont jamais voulu d'un gouvernement qui allait défendre les travailleurs et qui allait défendre plus de justice sociale et de justice fiscale. En tout cas, nous nous sommes prêts et il est temps aujourd'hui qu'il y ait une véritable cohabitation dans notre pays. Le temps du dialogue, le temps des compromis et nous nous y sommes favorables.
Bien sûr, ce qui est surfond quand même Fabien Roussell et ça vous rassemble peut-être avec Raphaël Luxman qui était précédemment sur ce plateau, c'est que on a le sentiment quand même que dans l'hypothèse où un gouvernement de gauche ne serait pas nommé, dans l'hypothèse où Olivier Fort hautement probable quand même n'irait pas à Matignon, ce qu'il vous faudra pour ne pas censurer un Sébastien Lecornu ou un autre disciple d'Emmanuel Macron, c'est au fond le scalpe de la taxation des ultra riches. ça que vous ce dont vous avez besoin, ce totem, la taxe du peu importe son rendement, peu importe peu importe la suite, vous en avez besoin. Mais c'est pas une question de scalpe.
Encore une fois, la situation, elle est grave quand même. Enfin, je veux dire, je pense qu'il faut avoir beaucoup d'humilité. Nos concitoyens attendent des responsables politiques, qu'ils arrivent à trouver des solutions euh et qu'on puisse trouver des compromis sans tomber dans la compromission.
Et donc euh discutons. Euh il y a plein de sujets qui ont suscité la colère des Français euh de perdre 2 jours fériers, de devoir travailler gratuitement, mais c'est aussi le gel de la location adulte handicapée, des pensions de retraite, le doublement des franchises médicales. Euh c'est tout ça qui a sur la table.
Euh donc ce que nous voulons et quel que soit le Premier ministre demain nous c'est qu'il n'y ait pas un seul eur soit pris dans le budget de nos concitoyens notamment les plus modestes et ceux qui travaillent que l'on arrête de taper sur les classes moyennes, les classes populaires, les retraités, les salariés. Pas 1 € qui ne soit pris dans leur poche. À partir de là, mettons-nous autour de la table et nous avons des propositions à mettre sur la table.
Bien sûr, il faut augmenter les recettes dans le budget de l'État pour réduire le déficit. Mais il n'y a pas que ça. Il y a des dépenses publiques inutiles aujourd'hui.
Vous avez vu cette commission d'enquête qui montre qu' on va pas faire tout le budget maintenant entreprise. Ouais. Avançons sur vous pouvez m'interrompre mais quand on parle de choses concrètes, on peut pas en parler.
Enfin, avançons quand même sur ce qui va être là ces prochains jours et je vous le rappelle pour celles et ceux qui nous rejoignent. Donc les choses vont quand même très vite puisque demain matin le président de la République recevra la démission de François Bairou et dans les prochains jours, c'est sa formule, il est tout prochains jours même dit-il, il nommera un nouveau premier ministre. Tout à l'heure sur ce plateau, Raphael Gusman disait "L'alliance avec LFI c'est terminée.
Est-ce que vous dites la même chose et surtout est-ce que vous vous essayerez de nouveau de faire barrage à Lor la Valallette et au RN s'il y avait une dissolution aujourd'hui ? D'abord euh comme la crise est grave et que les Français attendent d'abord un changement de politique, euh je demande au président de la République d'aller vite, d'aller très vite, d'aller vite à nommer un premier ministre et d'accepter que ce Premier ministre remette en cause ses choix politiques qu'il mett en œuvre depuis 8 ans et qui ont conduit à la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui. Donc je ne mettrai pas de pré à l'arbre, je ne je n'exclurerai personne.
Je souhaite que l'on avance, que l'on trouve des solutions, que l'on sorte du blocage et surtout que l'on réponde à nos concitoyens. Enfin, 12 millions de personnes en situation de pauvreté et y compris des chefs d'entreprise, des PME, des TPE qui n'en peuvent plus. Mais vous m'avez pas répondu, pardon, pardon Famier Roussell, vous m'avez pas répondu pardon sur le barrage sur le barrage anti-N.
Est-ce que oui ou non vous voulez à nouveau un front républicain contre le RN comme il y a un an avec Mais le front républicain, c'est vous me parlez des élections, on parle pas d'élection là, on parle de constituer des majorités sur des propositions construites sur un pacte de gouvernement qui répondent aux urgences de nos concitoyens. Je pense qu'aujourd'hui, il est temps que le gouvernement, le président de la République se tourne vers la gauche pour construire des solutions dans ce sens avec nos concitoyens. Et je pense que les députés du Rassemblement national, je vais y répondre, les députés du Rassemblement national n'ont jamais voté les mesures que nous avons proposé pour augmenter les salaires, pour faire en sorte que les travailleurs vivent mieux.
Ils ont toujours été du côté du capital, du côté des plus riches. Ils ne veulent pas de l'ISF par exemple et donc je ne vois pas de quelle manière nous pourrions trouver un quelconque accord avec eux. La Valette B.
Il suffit pas de dire les choses monsieur Roussell pour qu'elle soit vraie parce que si c'était vrai nous ne serions pas premiers dans le cœur des travailleurs et prenez n'importe quel sondage. C'est ce qui c'est ce qui sort. Vous savez moi j'ai des différences fondamentales avec monsieur Roussell, c'est que déjà une piste d'économie pour le Rassemblement national serait évidemment l'immigration. cette immigration régulière ou irrégulière, le tabou, j'allais dire hein, puisque même François Baou n'en parlait pas.
Marine Le Pen dans sa lettre du 25 juillet pourtant lui disait qu'évidemment c'était des économies qui étaient attendues par les Français. On ne peut pas demander aux français de se serrer la ceinture alors qu'on continue à accueillir 500000 personnes par an à qui que l'on nourrit, que l'on soigne, à qui on trouve on trouve des toits. Alors que vous le disiez, il y a 12 millions de chômeurs et 6 millions de pauvres dans notre pays.
Donc ça c'est une différence, j'allais dire assez fondamentale. Et c'est là où vous êtes en décalage, monsieur Rousell, parce que plus de 60 % des Français pensent qu'on a un problème avec notre politique migratoire. Il y a aussi la contribution à l'Union européenne.
Nous nous voulons évidemment faire des économies, il faut absolument la baisser. Euh nous sommes les champions euh de la contribution nette à l'Union européenne. Tout le monde a négocié sauf nous.
C'est quand même un truc de dingue. Emmanuel Macron vouant un culte fou à l'Union européenne. Cette espèce de mauvaise histoire d'amour, il y en a qu'un qui pense l'être en couple, c'est Emmanuel Macron.
Et on continue à déverser un argent fou. Là pour le coup sur l'Union européenne, je pense que vous il y a des voix de passag parce qu'il est je ne crois pas que Fabien Russet soit un tuffè de Mr. Alors il il ne l'est pas mais par contre sa famille politique a déjà voté Macron deux fois.
Donc excusez-moi de vous dire que on peut aussi se poser la question sur j'allais dire la pertinence et et et la et la et la sincérité si vous voulez. Encore une fois là tous les gens du nouveau rond populaire ont fait élire Emmanuel Macron. Enfin je veux dire deux fois pas une fois de fois.
Merci beaucoup merci beaucoup Fabien Roussell. Réaction de Jean Jaffrey ben je veux me tourner vers Laur la Valallette. D'abord je voudrais faire une observation et lui poser deux courtes questions.
L'observation c'est que 60 % des Français restent profondément hostiles au Rassemblement national. Alors, vous me direz, ça veut dire qu'en gros 40 % sont prêts à nous soutenir, mais 60 % sont profondément hostiles. Tant que vous avez ce problème devant vous, les seconds tours d'élection ne vous sont pas assurés.
C'est évident. Deux questions très simple. Si le une dissolution a lieu, est-ce que le Rassemblement national n'accepte d'aller à Matignon que si vous obtenez une majorité absolue ou si vous avez une majorité relative à 40 ou 50 sièges de la majorité absolue, vous estimez que le Rassemblement national à ce moment-là doit gouverner la France ?
Deuxème question très courte. S'il y a une majorité absolue du Rassemblement national, est-ce que vous prenez l'engagement le Rassemblement national et vous-même évidemment de ne pas demander la démission d'Emmanuel Macron malgré le fait que vous auriez une majorité absolue à l'Assemblée nationale ? Alors déjà, excusez-moi de vous dire que c'est pas 60 % mais 49 % d'après le dernier Aris.
Donc vous voyez là ça nous ouvre ça nous ouvre la porte au second tour. 60 % toujours. Bah Haris dit 49, on va pas se mettre d'accord sur les chiffres, c'est pas grave.
Effectivement, je pense qu'il nous faudrait une majorité absolue pour pouvoir aller à Matignon parce que si nous arrivons et nous n'avons pas les coups des franches, ce serait évidment pas possible. Si vous en faudrait demander, il faudrait poser la question à Jordan Bardella mais en tout cas c'était notre position aux dernières législatives et effectivement si nous sommes si Jordan Bardella est premier ministre c'est pas pour demander la démission d'Emmanuel Macron c'est pour rentrer dans une cohabitation comme on en a déjà connu et pour mettre en place tout de suite des mesures encore une fois sur la sécurité sur l'immigration sur le pouvoir d'achat on avait des mesures qui étaient très simples. Vous savez là on est début septembre dans peu de temps les Français vont devoir choisir entre se chauffer ou dîner le soir.
C'est pas une c'est pas c'est pas faux. Moi les gens m'arrêtent dans ma circo pour me dire en fait je sais pas si je vais chauffer ou me dîner. Enfin me chauffer ou dîner.
Donc en fait les prérogatives des Français n'ont pas changé et par contre leur leur précarité s'est aggravée en 1 an parce que 1 an d'Emmanuel Macron ça a été toujours plus de dettes. 1 an avec Emmanuel Macron et son ministre de l'intérieur c'est toujours plus d'immigration, c'est toujours moins de sécurité. C'est là aussi où la sécurité on a une grande différence avec monsieur Roussell.
Moi je pense pas que la police tue et je pense au contraire qu'il faut renforcer le régalien dans notre pays. Donc on est tout à fait ouvert. Nous sommes amoureux de ces institution sinon nous ne serions pas là.
Mais pourquoi attendre d'avoir une majorité absolue alors pour se saisir du pouvoir ? Je veux dire c'est le lot de toutes les formations politiques à l'heure actuelle de devoir composer avec des majorités plus que relatives. Je veux dire pourquoi ne pas aller au pouvoir et précisément si vous entendez soulager les classes populaires dont vous semblez si soucieuse pourquoi vous n'y allez pas dès maintenant ?
Mais je sais pas, vous êtes observateur de la vie politique, vous avez bien vu. On a voté combien de textes à l'Assemblée nationale l'année dernière ? En tout cas, on en a voté c en gros dont tr sur se félicite du grand nombre de de propositions de loi.
Voilà, il y a cinq textes importants donc trois qui étaient sur maot, ça c'était l'état d'urgence et là évidemment il y avait un consensus puisque nous étions tout pratiquement tout tous d'accord. Donc en fait la question c'est ça, c'est si vous arrivez on n'est pas là pour faire de la figuration, on est là pour changer le quotidien des français et pour ça il nous faut une majorité absol de de François à l'anglais. Le coût de tout ça, c'est-à-dire en réalité beaucoup disent là le RN et et les oppositions font présente une facture à la France.
Est-ce qu'ils ont raison ? Le coût, il est double. Il y a il y a d'abord un coûpt en terme de croissance.
Tout s'est arrêté. Vous avez sans doute les uns et les autres vu des patrons récemment, tout s'est arrêté. Les embauches, les investissements, tous les projets.
Donc ça va se voir dans les chiffres de la croissance. Et l'autre, il est justement budgétaire. C'est-à-dire que le programme de Bairou, on peut le critiquer pour de bonnes ou de mauvaises raisons.
Laissons ça de côté. L'ordre de grandeur qu'il donne est difficilement contestable et chaque jour, chaque semaine ou chaque mois qui passe sans contra cette question évidemment creuse la dette. Je je justement vous évoquez vous évoquez toujours l'immigration comme la principale source d'économie.
Pas la principale source d'économie. Non pas une voir Raphaë Gluxman c'est les riches puis vous c'est les étrangers. une nous sommes les seuls à porter évidemment cette voix là.
Donc fait discuter de par exemple les prestations qu'on appelle non contributives, celles qui ne sont pas liées à des cotisation sociale, ça peut se regarder mais pour le reste ça peut pas se regarder, c'est l'urgence monsieur Lango de le regarder. C'est ce que veulent les France pour le reste madame la Valette pour le reste l'ampleur est-ce que vous convenez que l'ampleur du sujet budgétaire en France est telle que ça ne suffira pas ? Mais bien sûr, mais à aucun moment nous faisons de la lutte contre l'immigration, l'alpha et l'oméga.
Enfin, je veux dire, ce serait quand même euh Non, excusez-moi, c'est assez méprisant ou alors vous nous écoutez jamais, mais on a quand même d'autres propositions. Vous étiez là pour le budget chiffré de de Jean-Philippe Tangi, encore une fois sur les 1200 agences de l'État, sur enfin, je veux dire des propositions, on en a fait quand même beaucoup. Donc, c'est j'allais dire un faux procès de nous résumer à l'immigration.
Mais par contre, l'immigration, elle a un autre coût aussi qui est un peu invisible qui est le coût voilà, j'allais dire sur notre culture, sur notre identité. Moi, j'ai été très frappé en juin dernier de voir une affiche du ministère de l'égalité disant euh les vacances c'est fait pour s'amuser, pas pour se faire mutiler. Je vous pose une question, monsieur Langois.
Est-ce que l'excision c'est une tradition galoromaine ou Heleno ? Enfin voilà. Donc le coût de l'immigration, il n'est pas seulement budgétaire, il est aussi là parce que c'est des coups de boutoir à notre culture.
Donc en fait c'est double mais ça n'est évidemment pas l'alpha et l'oméga. On peut aller négocier le prix de l'électricité, ce que nos voisins ont fait que nous n'avons pas été capables de faire. On peut diminuer euh évidemment euh le train de vie de l'État.
En tout cas, on ne peut pas demander aux Français des économistes sans faire des économies structurelles de son côté. Avançons. Et pour celles et ceux qui nous rejoignent, je rappelle ces principales informations, les derniers développements.
Emmanuel Macron veut aller vite. C'est dans tous les tout prochains jours, dit-il qu'il nommera un nouveau Premier ministre et nous recevons l'our la Valallette parmi tous les responsables politiques. Le débat va s'ouvrir dans quelques instants.
Un mot encore la Valette sur les hypothèses. Le président de la République nomme un un premier ministre y compris relativement proche de lui, quelqu'un peut-être un peu plus à qui accepterait plus de concession économique et financière que François Baou. Est-ce que vous censurerez automatiquement ou est-ce que vous êtes prête à ouvrir une nouvelle négociation ?
Et bien sûr, nous ne sommes pas de ceux qui censurent de façon automatique. Bien sûr que non. Et regardez, monsieur Baou, on a laissé sa chance au produit.
On lui a laissé 9 mois pour essayer d'agir. 9 mois d'inactivité et d'inaction absolument terrible dans tous les domaines. Mais à a priori, nous n'étions pas contre.
Enfin, je veux dire, en tout cas le message qu'il faut faire passer, c'est que nous sommes, nous représentons 11 millions d'électeurs. Nous sommes la première force politique à l'Assemblée nationale, pas première force d'opposition. On est la première force tout court.
On ne peut pas faire comme si nous n'étions pas au centre du jeu. Nous parlerons évidemment avec un premier ministre qui nous respecte, qui s'adresse à nous et qui va évidemment dans le sens que veulent les Français. Donc ça veut dire que vous êtes prête maintenant si mettons je dis n'importe quoi.
Si monsieur Darmanin par exemple est si monsieur le cornu il vous appelle vous dites on on se met autour de la table et on parle mais comme nous l'avons toujours été enfin je veux dire nous sommes une opposition constructive c'est d'ailleurs sûrement ce qui fait notre succès. C'est ce que nous disent les gens le sectarisme le dogmatisme n'est pas de notre côté. Encore une fois vous savez Marine Le Pen quand elle a envoyé sa lettre le 25 juillet elle s'est sûrement dit que François Baou allait en prendre en prendre acte.
Elle est restée lettre morte. Enfin, je veux dire, c'est François Bayerou qui a décidé de partir ce soir. Ouvrons le débat puisque vont nous rejoindre.
Merci beaucoup la Valette d'avoir été avec nous. Le député modè proche évidemment François Baou, c'est Richard Ramos qui nous rejoint et Julien Odou, député du Rassemblée national de Lyon. Nous aurons aussi en direct Manuel Bonpard, un point d'étape, s'il vous plaît euh euh euh s'il vous plaît Antoine Burdor sur la le point où nous en sommes.
C'est-à-dire que visiblement le président de la République a fait son choix puisqu'il parle de nommé un premier ministre dans les tout prochains jours. Ça exclut pour l'instant l'hypothèse de la dissolution. Oui, très clairement, c'était pas le souhait de d'Emmanuel Macron de procéder à une dissolution parce qu'il sait pertinemment qu'un mode de scrutin constant, il envoie ses troupes au caspip.
Et déjà qu'on a une photographie peu flatteuse ce soir du bloc central avec le vote de confiance de François Baou hein. François Baou n'a même pas atteint la barre des 200 voix des 200 soutiens disposés à lui accorder euh la confiance. Donc je ne suis pas sûr qu'effectivement Emmanuel Macron ait envie de relancer l'idée tout de suite avec une dissolution.
Ceci étant dit, moi je suis assez sceptique. Je comprends qu'il y a une volonté de la part de l'Élysée d'aller vite, ne serait-ce que parce qu'Emmanuel Macron se retrouve au centre du jeu. Tant que la place est vide à Matignon, c'est une situation extrêmement dangereuse pour lui.
Mais je suis un peu sceptique sur leur capacité à aller vite parce qu'on sait dans ces périodes de nomination, il y a toujours des tirs de barrage qui font échec à une nomination. Tout paraît ficelé, le dispositif et puis finalement c'est plus long que prévu. Raphaël Ramos, merci beaucoup d'être là de nous de nous rejoindre.
Richard Ramos votre premier regard sur les réactions des oppositions. On a entendu monsieur Gluxman, madame la Valette, vous avez Junier Audou face à vous. Première réaction des oppositions après la chute de votre premier ministre.
Les oppositions font font l'opposition. On voit bien que chacun est quasiment en train de vouloir commenter une actualité en pensant à 2027. Donc c'est un peu c'est un peu compliqué.
Je pense que les oppositions, ils ont fait tomber le premier ministre, il pense déjà à 27. Donc on voit bien que c'est un jeu de positionnement politique alors que je pense que le moment est plus grave que ça. Puis il y a les républicains aussi quand même.
Oui. Parce que eux ne pensent pas 2027 mais ils ont bien cerné, c'est qu'au vu de l'impopolarité de François Baou s'il y avait une dissolution, il serait tenu comptable de l'avoir soutenu pour les attend à ça pour les républicains. Oui.
Moi j'avais je m'étais pas trompé de d'une ou deux voix chez les républicains. Chez les républicains, vous avez monsieur Voquier qui vote la confiance mais qui dit à ses à ses membres la votez pas euh pour affaiblir monsieur Retaillot. C'est ce qui s'est passé dans l'hémicycle.
On a bien vu que monsieur monsieur monsieur monsieur des alliés ça reste des alliés solides ça reste des gens avec lesquels on peut travailler pour l'avenir. Si on regarde attentivement ce qu'a dit monsieur Voquier, son premier son première partie du discours était très charpenté, très au-dessus de la mêlée. Mais après il a dit "Mon ennemi en gros c'est LFI mais sans dire qu'au minimum son adversaire c'était le Rassemblement national.
Beaucoup de gens dans l'hémisc se sont dit est-ce que c'est la nouvelle alliance entre une partie de la droite française et le rassemblement national Il dit tout ce qu'on a entendu dans le discours de il l'a dit hier Laurent Bier a dit il promeut une droite qui ira de Gérald Armanin jusqu'à Saraknafo et il ne citait pas encore le Rassemblement national est-ce que c'est l'avenir pour vous viendra Non mais l'avenir c'est le rassemblement des Français autour des idées qui sont majoritaires dans le pays et les idées qui sont majoritaires dans le pays elles sont aujourd'hui portées par Marine Le Pen et Jordan Bardella et d'ailleurs dans toutes les études d'opinion que ce soit pour les sondages pour les élections législatives anticipées nous sommes largement en tête. Pourquoi ? Parce que nous avons rencontré le peuple français à la fois sur le constat, nous avons fait le bon constat sur la situation de notre pays, que ce soit sur le volet sécuritaire, économique, budgétaire et nous avons les bonnes solutions sur le la lutte contre le gaspillage, sur la réduction du train de vie de l'État.
Nous avons un état obèse qui consomme énormément d'argent public pour un résultat en terme de service public qui est proche du néant. Nous avons une immigration de guichets social qui nous coûte un pognon de dingue. Nous avons euh également euh des tout un tas de comités théodules d'agence inutile, le 1000 feuille territorial qui paralyse l'action des services publics.
Tout cela évidemment doit être remis à plat et il faut rendre de l'argent aux Français et j'allais dire leur rendre la possibilité aussi de maîtriser leur services publics. Et très clairement, on voit bien que les orientations qui ont été prises, y compris par monsieur Baou et par ses prédécesseurs ont fait tout l'inverse. Ça a été toujours plus d'impôts, ça a été toujours moins de services publics, ça a été toujours plus de matraquage fiscal pour les Français qui travaillent et qui tiennent le pays.
C'estàd la classe moyenne. Aujourd'hui, vous avez une classe moyenne en France qui se désespère d'une parce qu'elle porte tout le pays sur ses épaules et de deux, parce qu'on lui inflige toujours plus de punitions, de sanctions en lui disant qu'il faudra faire toujours plus d'efforts. Donc je pense que aujourd'hui, il faut évidemment revenir aux urnes.
C'est la seule manière de débloquer la situation politique institutionnelle. Sur la dissolution, votre réponse Richard. Non, la dissolution pour le Rassemblement national, pour la M Pen, c'est pour son agenda personnel une dissolution.
Elle pourrait elle pourrait vouloir aller au pardon, je vais terminer. Elle pourrait vouloir aller au législative. Le préfet le refuserait.
Ça lui permettrait d'aller poser la question au Conseil constitutionnel et avoir une une chance au loto, une deuxième chance au lot de pouvoir faire la présidentielle. Donc c'est elle elle est dans cette dans cette affaire-là dans un agenda qui est un agenda personnel et elle s'ouvre une deuxième voix que la voie judiciaire. On verra le l'avis des Français dans ce sondage exclusif que nous publions tout à l'heure à 22h mais votre réponse non mais c'est tout l'inverse.
Encore une fois si Marine Le Pen pensait à son mandat, à son siège et à sa situation personnelle évidemment qu'elle aurait réfléchi à deux fois et évidemment comme le pensent nos adversaires, nous n'aurions pas insisté pour avoir une dissolution, un retour aux jaunes. C'est une prise de risque pour elle. Mais Marine Le Pen ne fait pas de la politique pour elle.
Elle est bien au-dessus de de cela et elle ce qu'elle voit c'est que le pays va très mal. c'est que les Français sont dans une situation extrêmement préoccupante et vous en rencontrez comme moi Richard Ramos sur le terrain. Ils vous le disent et qu'il y a un besoin de changement et nous ne pouvons pas attendre parce que certains nous disent qu'il faudrait attendre 2027 que il faudrait pas prendre le pouvoir tout de suite.
Nous disons que le pouvoir ça ne se refuse pas et que la situation qui est extrêmement préoccupante nécessite que nos idées arrivent au responsables. Les réactions succèdent celles de Manuel Bonpard. Vous êtes avec nous en direct coordinateur de la France insoumise député des Pouches du Rô.
Monsieur le député bonsoir. Merci beaucoup d'être là. Un premier mot de réaction d'abord, c'était tout à l'heure sur TF1.
Olivier Fort dit "Il est temps pour la gauche de gouverner ce pays. Eux, ils sont prêts." Votre premier commentaire.
D'abord, je voudrais quand même dire que le le la décision, le vote qui a eu lieu cet après-midi est un moment historique. C'est la première fois dans l'histoire de la 5e République qu'un gouvernement chute au moment où il demande la confiance. Souligner quand même que seul un/ers des députés à l'Assemblée nationale ont voté la confiance à monsieur Baou et c'est la preuve s'il en avait besoin que sa politique est très largement minoritaire dans le pays.
Et moi, je veux dire que pour beaucoup de Françaises et de Français ce soir c'est un soulagement. C'est un soulagement parce que les propositions qui étaient contenues dans le plan de monsieur Baou ne s'appliqueront pas, que les deux jours fériers ne seront pas supprimés, que les volontés de revenir par exemple sur les remboursements des médicaments ou d'augmenter les franchises médicales tombent avec le gouvernement. Et je crois que c'est le résultat d'une mobilisation populaire et je veux souligner, saluer la première victoire de cette mobilisation populaire qu' aura lieu mercredi le 10 septembre mais qui avant même qu'elle ait eu lieu a déjà obtenu une première victoire.
C'est la chute du gouvernement aujourd'hui. Quand on reste, je vois bien que tout le monde va se livrer dans les prochains jours aux combinaisons, aux manœuvres, aux magouille pour permettre à monsieur Macron de rester au pouvoir encore pendant 2 ans. Moi, je crois que la chute du gouvernement de monsieur Baïou doit se traduire par la chute de la politique de monsieur Baou et de monsieur Macron et que ça ça passe par le départ du président de la République et que le pays il a besoin d'un moment de respiration démocratique, qu'il faut le plus rapidement possible avoir une élection présidentielle anticipée pour proposer aux Françaises et aux Français ce moment de respiration démocratique.
Est-ce que vous accepterez ? Il y a une forme de deal qui vous est proposée par le PS qui dit si nous sommes au pouvoir et les filles ne nous censurez pas parce que si nous menons une politique un peu plus sociale que celle du gouvernement qui précédait, vous ne pourrez pas nous censurer. Qu'est-ce que vous le répondez ?
Mais bon, je vois bien, je sais pas pourquoi tout le monde veut à tout prix que le Parti socialiste soit nommé comme premier ministre. Bon, si vous voulez, on peut faire de la politique de la politique fiction. La réalité c'est que si le Parti socialiste veut être nommé aujourd'hui au gouvernement, pour avoir une quelconque chance de pouvoir tenir, il doit engager une négociation et une discussion pour mettre en place une forme de coalition, une grande coalition allant des LR aux macronistes, aux socialistes.
Et donc évidemment, il s'agirait pour cela de faire un programme qui est un programme qui s'inscrit dans la continuité de la politique qui a été mis en place par Emmanuel Macron. Et lorsqu'il y a eu des élections législatives l'année dernière, le programme que nous avons défendu, le programme du Nouveau Front populaire était un programme qui s'inscrivait dans la rupture avec la politique macroniste. Donc évidemment que si le Parti socialiste devait être nommé pour mettre en place la même politique qu'Emmanuel Macron, non seulement ça se ferait sans nous, mais en plus ça se ferait contre nous.
Julien Odoule, vous réagissez ? Oui. Monsieur Bonpard veut faire croire qu'il est un opposant alors qu'il est aussi un bloqueur comme monsieur Macron.
Vous avez le syndicat des bloqueurs. Monsieur Macron veut bloquer le pays d'un point de vue institutionnel en refusant le retour aux urnes. Monsieur Bonard et ses amis d'extrême gauche veut bloquer le pays, le bordéliser, semer le chaos pour mettre à bas nos institutions.
C'est exactement le même syndicat du chaos et du blocage. D'ailleurs, on comprend bien qu'ils ont fait alliance aux dernières législatives main dans la main en se désistant les uns pour les autres. C'est le même système.
Monsieur Bompart a appelé à voter Macron deux fois en 2017, en 2022. Ils ont fait alliance en 2024. Donc très clairement, LFI est une escroquerie politique en plus d'être un parti évidemment extrêmement dangereux avec une idéologie détestable.
Mais très clairement, euh ces gens-là partagent le même objectif qui est enlever la possibilité aux Français de décider de leur avenir. Bloquer le pays, bloquer les Français qui travaillent, bordelliser, semer la violence dans les rues pour les amis de monsieur Bonard. et empêcher justement que les Français puissent retourner aux urnes et constituer une nouvelle majorité pour un nouveau cap politique.
Manuel Montpar. Oui. Bon, écoutez, je vois bien que monsieur Odou parle maintenant comme monsieur Baou et comme monsieur Macron, c'est-à-dire qu'il veut dénigrer la journée de mobilisation qui va avoir lieu le 10 septembre prochain et qui est très largement soutenu dans la population.
Pour le reste, vous savez les leçons de monsieur Odoule. Si monsieur Baïou a pu rester en place pendant 8 mois depuis le mois de janvier, c'est parce que monsieur Odou et ses collègues ont refusé de le censurer au mois de janvier. Et depuis, monsieur Bairou a par exemple été responsable de l'augmentation du prix de l'électricité, euh le prix des abonnements du gaz, de l'électricité qui ont augmenté au 1er août.
Et ça c'est de la faute de monsieur Odou et de ses amis. Donc plutôt que monsieur Audou, attendez, plutôt que monsieur Audou cherche en quelque sorte à essayer de s'exonérer de ses propres responsabilités, il devrait plutôt s'intéressé à ses propres turpitudes. Quand il a ce qui s'est passé l'année dernière, je vous confirme qu'environ 2 ti3 des Français au 2e tour des élections législatives ont fait des choix très difficiles parce qu'ils ne voulaient pas de vous au pouvoir et ils ont bien fait.
Vous avez fait lire madame Borne effectivement et d'autres députés macronistes. Moi je n'ai fait lire personne monsieur il y a une seule vous savez moi je n'ai fait élire personne c'est les françaises et les français qui au deuxème tour des élections se sont massivement mobilisé pour empêcher l'extrême droite de s'emparer du pouvoir et ils ont bien fait de le faire quand on vous entend parler aujourd'hui. Dénigrer la mobilisation, être responsable de la continuité de la politique d'Emmanuel Macron au pouvoir.
Et même tout à l'heure, je vous entendais dire d'ors et déjà que si monsieur Macron nomme à nouveau un macroniste, vous allez le laisser au pouvoir. C'est madame la Valallette qui disait ça il y a quelques instants. Donc vous voyez, plutôt que d'essayer de pointer la responsabilité sur les autres, la réalité c'est que vous avez trahi vos électrices et vos électeurs qui voulaient l'alternative au macronisme et certainement pas la continuité de cette politique.
Emmanuel Bonpard, s'il vous plaît, l'avenir vous dites souhaitez la dissolution et la démission de président la République, mais s'il y a dissolution, on entendait tout à l'heure sur ce plateau Raphaë Luxman, il disait plus jamais d'alliance avec et lesfi, donc plus de front républicain. Mais bon, monsieur Gluxman, il est représenté, je crois, par deux députés à l'Assemblée nationale. Donc, monsieur Gluxman, il peut dire ce ce qu'il veut.
Mais écoutez, d'abord moi, les dissolutions de l'Assemblée nationale, pour quel résultat à la fin ? Si c'est pour qu'Emmanuel Macron comme l'année dernière n'en tienne pas compte, je vois pas vraiment l'intérêt. Maintenant, s'il doit y avoir une dissolution de l'Assemblée nationale, voilà ce que je vous dis.
Moi, je n'ai pas déchiré le programme que j'ai défendu devant les électrices et les électeurs l'année dernière. Et donc évidemment avec la France insoumise, nous chercherons à présenter partout des candidatures porteurs du programme du nouveau Front populaire. Et monsieur Gluxman ou le Parti socialiste qui manifestement déchire ce programme, et ben ils feront bien ce qu'ils veulent peut-être des candidatures communes avec les Macronistes puisque manifestement ils ont l'intention de discuter avec eux. pour essayer d'assurer la pérenité d'Emmanuel Macron à l'Élysée pendant encore 2 ans.
Ben moi, pardonnez-moi, mais je crois que ce pays, il a besoin de changer de politique et que ça ça passe par le départ du président de la République et toutes celles et ceux qui se proposent pour lui offrir un surcis à mon avis seront responsables de beaucoup de souffrance pour les Françaises et les Français. Richard Ramos : Oui, on on voit bien là. Regardez même la photo sur l'image, on a deux extrêmes qui s'affrontent et de l'autre côté, on a nous la responsabilité de créer quelque chose pour que ni l'extrême droite ni l'extrême gauche arrive au pouvoir.
Et donc moi, j'en appelle notamment à ce crise parlementaire. Donc moi je pense que la présidente de l'Assemblée nationale doit commencer à l'Assemblée nationale et non pas qu'à l'Élysée à dire à des gens, j'ai envie de dire que moi j'ai appelé l'arc de Darmana Gluxman de gens qui n'y voudront pas aller dans les extrêmes et donc c'est là-dessus que on a notre responsabilité si on veut dire pardon quand Gabriel Atal c'est dans le parisien tout à l'heure il donne une interview très rapidement après les événements en disant il faut que négociateur ou une négociatrice à vous entendre ce serait madame Brune Pivet prenne son bâton de pèlerin et aille voir les partis pour discuter. Euh pas les partis pour moi pardon les Français détestent les partis politiques.
Non c'est les députés pardon c'est d'abord les députés qui votent. Non c'est pas la même chose. S'en fermer à l'hôtel de la régime de br mais c'est pas parce que ça n'a pas marché aujourd'hui.
Ce qui ne fonctionne pas dans ce pays. Le président de la République il parle au premier ministres et à quatre ministres. les autres ministres qui parlent au président de groupe et les présidents de groupe parlent à à personne.
Euh et donc il faut changer ça, il faut que ça soit les députés qui enle décide de travailler avant de vous passer la parole encore, qu'est-ce qui reste ? Vous nous avez rejoint Valf, merci beaucoup d'être là. Qu'est-ce qui reste du bloc central quand on lit les déclarations de Gabriel Natal qui dit par exemple le président de la République devra partager son pouvoir ?
Oui, c'est le c'est la suite, si j'ose dire, de ce délitement du bloc central qu'on a vu à l'œuvre depuis l'erreur, la faute, chacun le jugera comme il voudra, de la dissolution l'an dernier. Et donc à partir de là, le bloc central peu à peu perd ses forces. Il y a d'abord il y a beaucoup de candidats à la présidentielle à l'intérieur de ce bloc central.
Il est lui-même en trois parties au moins quatre tr modem horizon euh liot peu renaissance trois parties. L'assemblée est divisée en trois et le bloc central est divisé en trois avec des trajectoires parfois contradictoires. Donc le bloc central, il n'en reste pas grand-chose.
Ce qui est intéressant, j'ai pas lu l'interview de de Gabriel Lattal, elle vient de tomber mais ce qui est intéressant c'est qu'il propose quelque chose, François Langlais pourrait nous en parler qui existe dans les entreprises quand il y a un conflit social. On réunit un certain nombre de gens et il y a un médiateur. C'est quand ça va vraiment mal en général.
Oui, c'est quand ça c'est avant le dépôt de bilan. Oui, vous avez raison. C'est c'est avant le dépôt de bilan 5.
Merci de mettre de la bonne humeur. Merci d'être venu. Il n'y a pas en Belgique ce ce type de de fonctionnement c'està dire à une forme d'un négociateur.
Ils ont pas eu de gouvernement pendant des mois. Oui, c'est ça. Le roi qui nomme un un Oui. un un intermédiaire, une forme facilitateur.
Exactement. qui va voir tous les partis et qui va essayer de trouver une solution et cetera et cetera. Bon, c'est pas du tout la culture française mais il faut bien évoluer.
Pourquoi pas ? Alors, partons vers l'Élysée, pardon parce que Gen OG, vous nous attendez. Évidemment, c'est le point crucial ce soir, demain dans les il dit dans les tout prochains jours tous les regards seront tournés vers Emmanuel Macron.
Est-ce qu'on a quelques éléments, quelques indices de ce qu'il va pouvoir dire ? Pas encore. Ses proches nous disent qu'il n'est pas exclu qu'il prennent la parole dans les jours qui viennent.
Mais rien de précis pour l'instant. Pour le moment, avant de recevoir François Bairrou demain tôt dans la journée pour accepter officiellement sa démission, le chef de l'État se contente d'un bref communiqué qui a été publié tout à l'heure pour prendre acte du vote des députés et pour dire que le futur prochain premier ministre sera nommé dans les prochains jours. Mais en fait, ça fait déjà plusieurs jours qu'Emmanuel Macron consulte, qui réfléchit au profil de son futur premier ministre.
Ce que l'on peut vous dire selon ce que nous confie ses proches, c'est que a priori son idée ce n'est pas de renverser la table, c'est plutôt de garder une configuration à peu près similaire à celle qui était jusqu'à présent, c'est-à-dire un gouvernement principalement composé du centre et de la droite LR. Alors, vous allez me demander Darius, dans ce cas-là, si c'est la même configuration, comment peut-on obtenir la stabilité ? Et bien l'espoir du camp présidentiel c'est que par peur d'une dissolution, les socialistes acceptent de négocier.
On nous dit quand même dans le camp présidentiel pour cela, il faudra quand même qu'Emmanuel Macron accepte de vraies concessions. Pourquoi pas ? Par exemple, sur la taxation sur les plus hauts revenus.
Vous le voyez en fait plus que le nom du futur prochain premier ministre. C'est surtout ce que le président sera prêt à concéder ou pas qui risque d'être déterminant dans cette quête de stabilité, même si pour le moment dans les prochaines heures, c'est bien le casting qui va occuper le chef de l'État et ses proches. En général, quand on nous dit que ça va être rapide, ça prend plus de temps que prévu.
Parole d'expert. Merci beaucoup Bastien OG, c'est très intéressant, les choses avancent. Merci Clément Gué, nous avons rejoint.
Merci beaucoup. Euh vous êtes député et les filles du Val de Marne, on commence à avoir dans la la bouche de Bastien Aug disons un scénario hein. C'est un un gouvernement président de la République tenterait un gouvernement avec pas si loin de ce qu'est le gouvernement Bairou mais avec des offres sociales notamment en direction de la gauche peut-être en directionn aussi pour éviter une censure.
Est-ce que vous accepterez ce cette tentative ? Ben enfin pour ma part. C'est évident et pour la part des insoumis non parce que ça veut dire qu'on on fait tous le constat qu'il y a une crise politique que Baou aujourd'hui n'a pas eu la confiance du parlement et très très largement et Macron commence à s'exprimer en tout cas à faire bruisser des choses.
Il nous dit qu'il ira vite pour le premier ministre. On attend de voir déjà et il nous dit grosso modo que rien ne va changer. Je veux dire c'est quand même absolument déplorable.
J'entendais par ailleurs les commentaires que vous faisiez juste avant que j'entre sur ce plateau sur la la grande offre de monsieur Atal d'un négociateur à Matignon. Je rappelle quand même que le cirque des négociations avec monsieur Baoué pendant des mois. on l'a déjà eu sur le budget et les négociations ça a donné pour le parti socialiste qui a accepté déjà à l'époque d'y aller le conclave bidon sur la réforme des retraites qui n'a pas permis ni l'abrogation ni la suspension de cette réforme odieuse.
Donc pour notre part, nous sommes très clairs, nous ne nous ferons absolument pas avoir pour le cirque qui risque d'avoir lieu encore pour les prochains jours. Même question à vous s'il vous plaît Julien Audoule si demain un Darmanin le Cornu mais aussi des voix plus à gauche un Cneuve un Ludriillon à Moskovici arrive en disant voilà on remet on refait un gouvernement pas si loin de ce que c'est monsieur Bayerou mais avec davantage disons de concession dans vos domaines respectifs mais c'est pas la question du casting en fait on se moque des acteurs et je pense que les Français se moquent de la composition du gouvernement eux ce qu'ils veulent c'est un changement de politique. Ça n'a pas changé.
Alors, c'est vrai que la démocratie, c'est un peu bête. Euh, les Français se sont exprimés en 2024, ont voulu une rupture avec le macronisme. On leur impose toujours, d'une manière ou d'une autre, la continuité du macronisme.
Ils veulent en finir avec le matraquage fiscal, avec les impôts pour ceux qui travaillent. avec sociale et aujourd'hui et aujourd'hui très clairement que vous ayez euh un un président de la République qui pense encore qu'il va s'en sortir avec un premier ministre sorti du chapeau qui va continuer pour prou la même politique qui a fait du mal à la France depuis 40 ans mais il ira dans le mur. Donc si encore une fois, nous c'est très clair, si c'est pour continuer à prendre les Français pour des imbéciles en leur disant "On va changer, on va vous écouter." Je rappelle que les macronistes, ça fait des années qu'ils nous disent qu'ils écoutent tout le monde.
Ils ont multiplié les 493, ils n'ont écouté que même. Voilà, c'est peut-être le parti qui est le plus autocentré qui pense avoir la parole divine et avoir la science infuse. Le bilan il est terrifiant.
La réaction, vous avez rejoint aussi Guillaumequet. Est-ce que le président de la République a cette marge ? Est-ce qu'il peut nommer quelqu'un qui lui soit encore relativement proche en disant voilà, formellement il le peut, il nomme qu'il veut hein.
Oui, bien sûr, il peut essayer, mais je ne vois pas pourquoi les mêmes causes ne produiraient pas les mêmes effets. Alors, on nous dit "Ah, mais si c'est quelqu'un de plus accommodant et de plus gentil qui caline les députés, ça va aller mieux." Mais monsieur Barnier était d'une courtoisie parfaite.
C'est pas ça qu'on reconnaît un homme de droite aussi. Et pourtant, ça l'a pas empêché de chuter au bout de quoi ? 2 mois, 3 mois.
Donc euh je je ne vois pas en quoi est-ce que un un casting, en quoi est-ce que le l'imam caché permettrait de de sortir de cette crise. Peut-être que ça peut permettre de gagner 2 mois, 3 mois, le temps que tout s'ajuste, mais il va y avoir un budget. Un budget, ça veut dire faire des choix, ça veut dire aller dans une direction, faire des économies, lesquelles ?
Est-ce qu'on augmente ou est-ce qu'on baisse les impôts ? Et je pense que il y a un moment où l'habileté tactique, ça n'est pas en appui. L'habileté tactique, ça va quand vous avez une majorité. veut dire vous pouvez euh euh faire de la conduite sur glace à condition que vous ayez une bonne voiture, mais là les les zigzags, à mon avis, ça suffira pas.
Pascal Péry, écoutez, il y a pas de bonne solution pour sortir de la crise. Petite voix de passage que j'imagine effectivement c'est une entente à minima peut-être avec des sociaux-démocrates, une partie du centre et de la droite sur un budget qui introduirait par exemple de la fiscalité sur ce qu'on appelle les super riches, les millillionnaires, sur les très hauts revenus qui reviendraient sur les franchises médicales, sur les jours fériers à l'évidence. Bon, est-ce que ça va très loin ?
La réponse est vraisemblablement non. Est-ce que c'est suffisant ? Je pense que non, ça n'est pas suffisant.
Je poserai tout à l'heure question madame Guetté. Est-ce que même avec un minimum de progrès social, vous auriez la est-ce que vous voteriez contre ou est-ce que vous abstiendriez ? Mais si si on va un peu plus loin, je vous laisse répondre juste après.
Si on va un petit peu plus loin, bah imaginons que l'assemblée soit disso partage la vie de Guillaume depuis longtemps. Les mêmes causes produi les mêmes effets. La tripartition du pays, elle est profonde.
On verra 22 he notre sondage làdessus. Enfin la, moi je vous dis la tripartition du pays, elle est elle est durable de mon point de vue. Une élection présidentielle anticipée, très bien.
Quel que soit l'élu, aurait-il une majorité ? La réponse c'est non. C'est d'ailleurs au passage Darius, laissez-moi dire deux mots d'économie ce qui inquiète les marchés plus que la situation budgétaire de la France, la trajectoire.
Je vous rappelle qu'au mois de juin Bruxelles considérait la trajectoire française comme plutôt bonne. On a levé 11 milliards d'euros dans d'assez bonnes conditions la semaine dernière. Non, ce qui inquiète, c'est l'instabilité.
C'est-à-dire l'incapacité que nous aurions à trouver une voie de sortie acceptable. Je question politique sur ce plateau. Je veux bien répondre quand même été posé juste pour poursuivre ce que vous disiez.
Je comprends je comprends très bien. La première chose c'est que ce qui inquiète les marchés financiers, c'est aussi le discours catastrophiste de monsieur Baou qui nous a imposé sa présence sur tous les plateaux de télévision pendant son son pot de départ un peu traînant en longueur depuis 15 jours. S'il n'avait pas fait ça, peut-être que les marchés dont la note, la nouvelle note doit tomber justement en fin de semaine aurait vu comment la France aujourd'hui peut emprunter.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui il y a un titre de dette pour trois acheteurs encore qu'on empreinte toujours moins cher que les États-Unis que c'est ça n'est finalement pas si catastrophique que la réalité c'est que ce sont des choix politiques qui doivent désormais être faits parce que si la Macronie a creusé le déficit et a fait des dettes supplémentaires c'est principalement parce que comme vous le dites aujourd'hui l'effort national n'est pas réparti entre ceux notamment avec ce j'y arrive vous allez voir un risque de voter contre un un un public progrès Aujourd'hui, ce qui cristallise la colère, c'est notamment le fait que cet effort national n'est pas partagé équitablement et que tout le monde a bien remarqué. Quel que soit le camp politique, d'ailleurs ça a été dit sur tous les bords de l'ass tous les bords de l'Assemblée nationale aujourd'hui que les super riches aujourd'hui ne contribuent plus suffisamment pour qu'on ait des services publics. la coalition, la grande coalition dont dont vous parlez.
Si on regarde le périmètre qu'il lui faut pour tenir et je partage ce qui a été dit par Guillaume par Guillaume Roquet, excusez-moi, en effet, sur le fait que de toute façon ce sera de la petite gestion, qu'en réalité il y aura pas de grande politique qui sera menée dans cette configuration à l'Assemblée nationale telle qu'elle est aujourd'hui. Et donc une grande coalition grosso modo qui devrait aller des socio-démocrates en passant par la Macronnie jusque jusqu'à la droite. Il y a très peu de compromis possible dans cette configuration là. les l'attaque Zucman, la droite n'en veut pas par exemple euh les Macronistes pour une bonne part d'entre eux n'en veulent pas non plus.
Donc ça ça passe pas par exemple à l'Assemblée nationale. Oui mais vous après ça ce que je veux vous dire c'est que on peut se faire plaisir avec de la politique fiction mais que un un scénario socialiste à Matignon, je n'y crois pas une seconde. Je pense que Macron se rit des socialistes depuis 2 semaines qu'il les balade, qu'il leur a fait visiter Matignon sous toutes les coutures, mais qu'il n'a aucune attention de nommer un socialiste à Matignon. sont prêts à gouverner Olivier for eux ils sont ils sont prêts à gouverner ils le disent absolument sur tous les plateaux mais ils ne gouverneront pas dans cette dans cette situation parad monsieur Macron monsieur Macron monsieur Macron au bout de 8 ans ne veut pas défaire toute sa politique donc il veut c'est quand même un point précis que vousz dans tous les cas nous censurerons tout gouvernement qui ne respectera pas le programme sur lequel nous avons été élus nous ne voulons pas de petits bouts d'un peu moins d'austérité et je crois Je crois que c'est c'est d'ailleurs pas ce que les Français non plus veulent.
C'est pour ça d'ailleurs je vais au bout de mon raisonnement. C'est pour ça d'ailleurs qu'à mon avis le problème ne se situe pas à l'Assemblée nationale. La tripartition du champ politique français elle existe à mon avis et et vous savez nous le disons avec les insoumis.
Le problème il est à l'Élysée. C'est monsieur Macron parce que c'est lui à nouveau. C'est c'est le fait du prince là qu'on va à nouveau comment commenter pendant des jours et des jours et c'est lui qui veut continuer sa politique.
Comment de votre point de vue allez-vous forcer ? Emmanuel Macron est élu, c'est la démocratie. Il a été élu jusqu'en 2027.
Comment est-ce que vous voulez le forcer à démissionner ce qui bon déjà il pourrait de lui-même acter le fait que on est dans une situation des poliments ça suffira non mais d'accord mais il y a les insoumis d'accord nous on le dit c'est c'est voilà vous vous êtes habitué on a déjà déposé deux motions de destitution on en dépose une nouvelle demain mais il y a monsieur Copé madame Pécrè donc des des hommes et des femmes politiques de droite il y avait monsieur Decourson qui d'ailleurs est membre du groupe haute centriste relativement centriste bref de plus en plus de gens s'accordent à dire le problème maintenant est un peu à l'Élysée et c'est là que ça coince alors Il y a cette motion deitution dont nous verrons bien si cette fois le Rassemblement national va encore une fois de plus sauver la peau de monsieur Macron ou s'il va accepter bah peut-être de précipiter les choses pour avoir une élection présidentielle et que les gens puissent trancher. Guquette. Oui.
Moi il y a une chose que je comprends pas très bien parce que j'ai vu le programme budgétaire du Parti socialiste. Alors certes c'est sans doute pas assez pour vous mais il y a quand même sauf erreur de ma part 27 milliards d'euros d'impôts en plus. Il y a une vingtaine de milliards de de dépenses publiques, 19 pour être exact 19 milliards de dépenses publiques supplémentaires.
Il y a un abandon de la réforme des retraites. Vous trouvez que c'est pas encore assez à gauche ? Je vais vous dire ce qu'il y a dans dans ce contrebudget.
Il y a 22 milliards d'austérité au lieu des 44 que va chercher monsieur Bairou. C'est-à-dire moitié moins d'austérité. Mais je le dis, les Français vont souffrir à peu près toujours autant.
Il manque des choses assez majeures pour nous dans ce contrebudget. D'abord, c'est une ambition globale, c'est-à-dire qu'en fait, c'est un petit budget de de réformisme. Après tout, ce sont des socio-démocrates, ça n'est pas très surprenant.
Il y a pas l'abrogation de la réforme des retraites. Il y a une suspension temporaire dans ce contrebudget. Il y a pas il y a pas l'héritage maximal par exemple.
Donc, on s'en prend pas au système de reproduction sociale. Il n'y a pas d'F climatique. Il n'y a pas une seule mesure en faveur de la bifurcation écologique.
Il n'y a pas de hausse ni du SMIC, ni des pensions des petites recettes. Non mais attendez, attendez juste. Ça me paraît important parce que c'est un niveau de renoncement. un peu la parole r on acte deux choses la chute du gouvernement à Bairou et là pour le coup entre madame monsieur Bompard et vraiment le chisme entre les socio-démocrates, les socialistes et LFI c'estàd que là on a on a on a entendu sur tous les plateaux et cetera que pour LFI notamment il y aurait pas de discussion possible avec les socialistes au pouvoir.
Ça veut dire que ce nouveau Front populaire c'est-à-dire que le nouveau Front populaire qui était à un moment donné en nombre à l'Assemblée, il existe plus. Il a il a également éclaté ce soir. C'estàd que ce soir, on a euh les socio-démocrates par monsieur Gluxman par les par les gens des LFI qui nous disent "Je n'irai pas et je ne soutiendrai pas un gouvernement socialiste." On a acté également une cissiona pas de gouvernement socialiste.
On a moi pour moi pour ma part je pense que les socialistes ne veulent pas aller au pouvoir. Alors ne commentons pas des scénarios qui n'existent pas. Mais est-ce que l'heure passons toutes les hypothèses il faut résoudre le problème des Français il faut arriver à l'Assemblée nationale arriver à l'Assemblée nationale à trouver un arrêtons-nous s'il vous plaît à toutes les hypothèses à l'hypothèse du RN on a entendu hier sur ce plateau Laurent Beauquier dire pour la première fois qu'il souhaite grand une grande union des droites qui aille de Géraldmanin jusqu'à Sara Knafo.
J'aimerais votre réaction là-dessus, c'est-à-dire au-delà de ce qui se passera demain, après-demain, à Darmanin, vous dites chacun, j'ai mon périmètre et je le dis clairement, Darmanin Darmanin ferait aujourd'hui un candidat qui à mon avis pourrait essayer de réunir un certain nombre de gens. Pourquoi lui ? Parce qu'il a quelque chose de popul parce que parce que il a il est dans la il est dans la Macronie, il est respecté par une partie de la droite et il a quelque chose chez lui de populaire.
On l'a vu à Tourcoin quand il a été maire avec les classes populaires, il a divisé le Front National par le Rassemblement national par deux et donc il peut être celui-là et donc euh je pense qu'il faut aller chercher cet axe entre euh monsieur Gluxman et monsieur Darmanin. Oui. Bon sur sur les républicains, il faut regarder, c'est intéressant la répartition des votes sur le vote de confiance.
Vous avez un/ers des Républicains qui votent macronistes, qui sont totalement macronisés, qui ont soutenu le gouvernement Bairou. Vous avez un autre tiers qui a rejeté la confiance et puis vous avez un et vous avez un ventre mou qui sait pas trop, qui a peur qui sa pas trop situé et cetera, qui n'a pas de courage. Bon comme on on le connaît depuis euh depuis longtemps, c'est un canard sans tête les républicains.
Voilà, ça n'a pas de colonne vertébrale, ça n'a pas de boussole, ça n'a plus de leader. Et et ce qui est espérant, c'est que vous avez des électeurs et nous nous appelons les électeurs sincères des républicains, des patriotes, des souverainistes qui sont attachés à l'entreprise, à la valeur travail, au mérites. Nous les invitons à nous rejoindre, rejoindre Marine Le Pen et Jordan Bardella parce que eux eux eux ils ont des convictions sincères et leurs convictions peuvent arriver au pouvoir.
Après, il faut bien dire enfin moi je vais rejoindre une fois n'est pas coutume, c'est peut-être historique mais je vais être d'accord avec madame Geté sur un point. Euh les députés socialistes, c'est souvent les Non non non non avec madame Gé jamais mais mais très clairement les députés socialistes ont été élus dans une alliance avec la France insoumise comme des députés d'opposition donc c'est une trahison ce serait une trahison qu'ils aillent la gamelle et qu' entrent au gouvernement ce serait également une trahison qui maintiendrait ce gouvernement en place et c'est vous qui avez refusé de voter si fois la censure he madame madame Gué vous Vous avez sauvé vous avez voté en 2017-2022 pour Emmanuel Macron. Vous avez fait alliance avec eux en 2024.
Donc vous az refusé que la destition soit à l'ordre du jour. Nous on respecte les institutions. On n'est pas pour des destination.
Constitution monsieur très bien. La véritable destitution c'est pas de voter pour lui au moment des élections. Ça c'est quand même le principe élémentaire.
Mais je vous apprendrai la démocratie. Mais très clairement aujourd'hui aujourd'hui les députés socialistes qui veulent entrer au gouvernement, je le dis, rens, leurs valeurs et leur alliance. Et leur alliance parce que je le répète, ils ont été élus comme des députés d'opposition.
On peut changer l'alliance dans la vie. Ah oui, mais mais dans ce cas, il faut se représenter devant les électeurs. Ah oui, ben oui, mais c'est pour ça d'ailleurs qu'ils ont peur de la dissolution.
Les députés socialistes savent très bien que sans alliance, sans alliance avec l'extrême gauche, les tr/4 d'entre eux ne seraient pas réélus. Et c'est pour ça qu'il tremble à l'idée d'extrêm politiques qui sont autour de cette table. On a entendu tout à l'heure monsieur Bonpard, le coordinateur de la France assoumise, nous dire que les français étaient dans un immense soulagement de voir partir François Baou.
Les apéos, les pots de départ pour Bairou se sont déroulés. Voilà, se sont déroulés dans se déroulent encore dans plusieurs régions de France. Mais dans le même temps, on sait que les Français ce qu'ils veulent quoi ?
Vous vous dites un changement de politique, euh vous vous dites la même chose, mais ce qu'ils veulent c'est qu'on trouve des solutions. C'est pour ça qu'ils vont voter, c'est pour avoir des solutions. La seule solution que vous leur proposez, c'est d'être chacun dans votre couloir malgré les accords ponctuels que vous pouvez avoir comme ce soir.
Est-ce que c'est vraiment cela que veulent les Français ? Il y a un paradoxe, pardon, je vais aller finir. J'essaie de parler depuis tout à l'heure, donc je vais juste finir ma phrase.
Donc ce que je vous ce que je voudrais dire, c'est que les Français sont paradoxaux. Ils sont peut-être, comme vous le dites, soulagés de voir partir le Premier ministre François Baou, mais dans le même temps, ils vous en veulent. La défiance à l'égard du monde politique est immense parce qu'ils veulent que vous leur trouviez des solutions et que pour l'instant, ces solutions on ne les a pas et qu'il faut quand même un budget.
Et c'est pas qui dira le contraire un budget à la France mieux et mieux. Quand il y a un budget, c'est quand même plus simple. Voilà.
Bon, moi j'ai plusieurs choses à répondre à ça. La première chose quand même, c'est que le le nœud de la crispation, c'est les élections euh législatives que monsieur Macron a lui-même convoqué l'année dernière. Je le rappelle, c'était pas spécialement une demande populaire. il a décidé de le faire parce qu'il estimait qu'il était dans une situation de blocage et ensuite il n'a pas respecté le résultat de ces élections.
Donc on peut nous dire les Français euh sont à la fois soulagés mais exaspérés parce qu'ils veulent ils veulent ce pourquoi ils ont voté que que des politiques et des changements soient mis en place. Ils n'ont certainement pas voté ni pour pour monsieur Barnier qui avait fait moins de 5 % à l'élection juste juste avant qu'il qu'il soit nommé et certainement pas non plus pour monsieur Baou qui n'a qu'un qu'un petit groupe à l'Assemblée nationale. Donc euh les Français, j'ai envie de Non mais les Français sont cohérents dans leur comportement politique et leurs attentes depuis 2 ans.
Et ils nous disent aussi très clairement, ils nous disent deux choses. 80 % d'entre eux voulent voir monsieur Baïou partir. 67 % d'entre eux veulent voir monsieur Macron partir.
Ça tombe très bien. Le 10 c'est mercredi, il y a un mouvement de mobilisation sociale, d'ampleur et le mot d'ordre c'est quand même de partir monsieur. Arrêous un instant, entrons dans le concret avec là vous voyez quelquesunes des hypothèses en matière de premier ministre.
J'aimerais votre avis làdus notamment Guillaume Rocket quand on voit il y a l'hypothèse si on veut gauche gauche un peu technique rassurante enfin tout dépend d'ù on se place avec Casneu Lombard le Drian il y a l'hypothèse Xavier Bertrand il y a madame il y a le Bron Pivet elle a été convoquée c'était ce matin je crois qu'elle était à l'Élysée et puis il y a Sébastien Accordu dont on parle depuis si longtemps madame Vautrin et votre favori Gérald Darmalin bah ce que je remarque c'est que il y a effectivement quelques socialistes mais c'est plutôt des socialistes historiques, c'est que ce sont pas des socialistes actifs, ce sont des socialistes réservistes comme on dirait dans honoraire par exemple. Non mais je dis ça sans aucune ironie. Non pas du tout.
Un homme un homme comme Jean Ledrillan par exemple jouit d'une d'une respectabilité et d'une d'une estime qui traverse les bon politiques. Et c'est justement parce que lui il n'est pas actif, il n'est pas comme Olivier Fort ou ou Boris Valot cet après-midi qui demandait quasiment le scalpe de de monsieur Bairou. Donc ce qui est intéressant, c'est que en gros tous ces candidats, ils sont de de centre gauche à à droite.
Je sais pas si je sais pas s'il y a vraiment des gens de droite là. Alors peut-être Xavier Bertrand, mais Xavier Bertrand, c'est une droite sociale et c'est un homme qui disait qu'il fallait briser les mâchoires. Est-ce qu'il y a une voix là, pardon ?
Est-ce qu'il y a une voix ? Est-ce que ces hommes-là ou cette femme ou ces femmes peuvent disons arriver à naviguer de telle façon que ce sera difficile de les censurer en tout cas dans un premier temps ? Je pense qu'ils peuvent essayer.
Je pense qu'ils ont un certain nombre de dispositifs à leur à leur qu' peuvent utiliser par exemple s'il n'arrivent pas à faire voter un budget tout de suite, faire des ordonnances pour repousser le le le problème plus tard. Donc oui, ils peuvent tenir en fait, ils peuvent ils peuvent essayer de durer encore un petit peu. Mais je pose la question, est-ce que c'est souhaitable pour le pays ?
Non moi je me demande s'il ne faudrait pas plutôt revenir aux urnes et et dire au français regardez nous sommes dans une impass alors cert on n'est pas du tout sûr de s'en sortir parce que le problème des des Français Valéri disait ils sont paradoxaux mais je trouve qu'ils sont surtout divisés quoi. Ils sont pas d'accord entre eux et donc tant que vous avez ces trois tiers et qu'il y a pas de coalition soit soit du côté gauche soit du côté droit je vois pas comment on s'en sort. Julien Odoule non déjà ce qu'on nous présente c'est quand même le musée grévin des fautifs et des coupables euh de ces 20 dernières années.
Enfin, ils ont tous une responsabilité écrasante chacun à leur niveau. Alors certains plus que d'autres évidemment dans la situation désastreuse dans laquelle nous sommes. Euh c'est c'est triste en fait de voir ces visages comme seule alternative pour durer un petit peu.
Et moi je rejoins effectivement Guillaume Roquet. À quoi ça sert de faire perdre aux Français et aux pays encore quelques semaines pour le même résultat, pour la même politique, pour la même censure, pour la même chute du faut effectivement en en revenir aux urnes et expliquer aux Français, excuse j'ai terminé d'une phrase, nous sommes dans une situation de blocage et que c'est les français qui ont la clé pour constituer une nouvelle majorité sans trucage, sans désistement, ils auront la clé mais je pense qu'ils ont retenu la leçon musévin, vousz répondre muségré bah s'il y en a un qui est ministre, il sera obligé Vous appre euh très Ah, c'est les grosses têtes. Bravo.
Pardon. Euh mais monsieur monsieur, il y a pas de gens de droite. C'est pas tout à fait vrai.
Le parcours de madame Vautrin, de monsieur le cornu il me semble ou de monsieur d'Armanin. C'est quand même un parcours ou de monsieur Bertrand pardon de droite avec des droites différentes mais ils ont été ils se sont ralliés au au macronisme ce qui est d'ailleurs tout à fait estimable. Mais ils ont quitté leur d'origine.
Pardon madame Beauin vient de porter madame vient de porter, jeis juste en 20 secondes. Madame Beautrin vient de porter une réforme importante, une réforme sociétale qui est la légalisation de l'euthanasie en France. Je pense pas que ce soit dans l'univers culturel de la droite, en tout cas pas de celle que je connais.
En tout cas, vous pouvez pas dire que ces gens-là ne sont pas d'une culture de droite. C'est pas c'est pardon, ce n'est ce n'est pas vrai. En tout cas, encore une fois et quand on voit par exemple, je pense à moi je n'ai je crois pas que monsieur Casneu pour ce coup ne pourrait être pourrait être dedans parce que monsieur Casneu il a déjà fait son pas de côté euh j'ai envie de dire contre LFI.
Je pense que le PS lui pour essayer de pouvoir trouver un accord aura besoin de encore une fois de se dégager des fill parce que monsieur Fort il l'a dit. C'est pour ça qu'on a acté ce soir la séparation entre le PS et LFI. Monsieur Fort, il a il a il a besoin lui d'avoir d'avoir quelqu'un qui qui permette je dirais un peu cette ouverture.
Non, je sais que les Français adorent la politique parfois même les politiques agris mais est-ce que vous croyez que le problème c'est ses visages ? C'est pas les personnes ? La question La question c'est on peut faire quoi ?
Un moi je pense qu'on a plus de temps à perdre. Ça c'est premier point. 2è point euh bon très bien c'est une galerie de portrait des gens tout à fait honorables, socialistes honoraires pour certains, toujours élus pour d'autres et cetera. faire peut-être qu'il faut quand même premier ministre pardon mais mais non il faut d'abord mais c'est le problème français Darius vous qui découvrez progressivement la culture française vous devriez voir que le problème c'est précisément tous les pays quand même un chef de gouvernement non c'est pas vrai dans tous les pays on fait pas ça non on pense qu' elle est comme ça providential c'est plus le cas enfin on devrait avoir compris ça dans ce pays que il faut se mettre d'accord sur un programme politique de gouvernance du pays ensuite On trouve on trouve le casting mais c'est pas n pas demandé les français c'est que nous ont demandé les français depuis je veux une 6e république donc je suis d'accord avec vous mais les français c'est des gens qui pensent pas la même chose puissent travailler ensemble c'est ça on pas réuss et on pas réussi là on est face à l'Himalaya est-ce qu'on va être capable des gens qui pensent pas tout à fait la même chose sur un sur un accord gouvernemental de travailler ensemble.
Si on n'y arrive pas, alors on aura l'autre choix qui seront les deux extrêmes. C'est ça qui est devant nous. Et donc il faut faire un accord de gouvernement.
On sait que dans la 5e, on attendra la présidentielle. Un accord de gouvernement et des gens qui pensent pas la même chose. Allons-y.
Attendez, attendez, attendez, soyons précis. Là, vous dites il faut effectivement et c'est ce que ce que introduisait Pascal Perry, il faut un accord de gouvernement, une discussion comme les Allemands le font par exemple he il y a un accord de coalition justement. Alors, qui est-ce que vous aurez autour de la table ?
Ils vont être dégoûter de laque dans le groupe dans le groupe de Gabriel Atal, il a fait il l'a annoncé dans Horizon avec Édouard Philippe dans le groupement une partie et on rajoute et on rajoute ce qui vient se passer-à-dire le décrochement des sociau-démocrates de ce pays à LFI et bah mon arc pardon de Luxman à Darmanin j'y reviens tout le temps. Et donc c'est soit on est capable de faire ça, soit ce sera Non, c'est aussi un état d'esprit. C'est au-delà de ça, c'est ça aux européennes GLuxman, il était devant vous.
Il a fait deux députés à l'Assemblée nationale. On parle de l'assemblée nationale. Voulez aller il a fait des millions de français. il a fait des millions de français aux européennes.
Si onarrive pas si on narrive pas à créer cet arc là de chant qui pense pas tout à fait la même chose, on aura le choix entre l'extrême droite l'extrême pour avoir fait des 493 sur tous les budgets si jamais c'était pour faire du compromis et de la grande coalition. C'est quand même un changement de pied intéressant Macron. Moi, je voudrais faire un tout petit point de doctrine sur ce que monsieur Ramos appelle et j'aimerais partager son optimisme, le virage social-démocrate des socialistes.
Mais je suis désolé mais le contrebudget socialiste c'est mai 80 en pire. Enf c'est tout sauf c'est tout sauf social. Si vous voulez vous avez 40 milliards d'aggravation de la de de la dépense publique entre les hausses d'impôt deation de dépenses.
Alors peut-être que vous arriverez à les rendre parce que il y a un axe je remarque il y a un axe Clémence Geté Guillaume enquête pour des raisons opposées tapé sur les socialistes. C'est pas bien. Non mais moi je moi je encore une fois je j'avoue que je suis tombé de ma chaise quand j'ai vu ce contrebudget socialiste.
Les socio-démocrates, socimo dans toute le monde, c'est ça dans dans dans les pays du nord en particulier, ce sont des gens raisonnables en économie. Ce sont des gens qui ont fait depuis longtemps leur révolutionnicienne consistant à dire il faut d'abord créer la richesse avant de la redistribuer. Et les seuls qui créent la richesse, ça je suis peut-être pas d'accord là-dessus avec ce sont les entreprises, ce sont les entrepreneurs et sils sont riches, tant mieux.
Mais surtout pas ce qui crée la richesse c'est les entreprises. Mais l'entreprise vous dites pardon les entreis par les entreprises ça n'est pas les patrons. L'entreprise c'est quatre composantes.
C'est pardon c'est quatre composantes. L'entreprise c'est un le patron de les actionnaires tr les salariés et quatre le client. C'est-à-dire que quand on défend les entreprises il y a pas d'entreprise sans client.
Et donc quand on défend l'entreprise on doit on défend aussi les travailleurs quand les gens ils ont pas de pouvoir d'achat. J'aimerais vous entendre. J'aimerais vous entendre s'il vous plaît pardon pour être très concret sur l'hypothèse que vient d'émettre Richard Ramos quand il dit voilà il y a quand même une voie c'est-à-dire un programme de gouvernement tous ceux qui étaient déjà dans le socle commun plus les PS H non mais ce programme de gouvernement n'existe pas ça va être la répétition des mêmes erreurs et des mêmes échecs on le sait d'ailleurs.
On l'a bien vu avec François Baou qui a reçu multiples alertes, qu'il allait dans le mur, qu'il fallait changer de cap, qu'il fallait faire des bonnes économies et non pas toujours les mêmes. Mais ils en sont incapables. Ils en sont incapables parce qu'il ils ont cette idéologie, ce logiciel qui est plus fort queeux, qui est cette soumission aussi à l'Europe de Bruxelles qui est sur la perte de souveraineté, qui est un un mantra permanent et qui accompagne Emmanuel Macron.
Donc, ils en sont incapables. Le seul changement, je le redis, ne pourra intervenir que d'un changement de majorité et donc d'orientation politique. On on on pourra pas.
Et alors encore une fois, il y a deux éléments bloquants. C'est effectivement le manque de majorité à l'assemblée et c'est aussi, il faut bien le dire, un président qui aujourd'hui pour un français sur deux et c'est énorme et c'est une idée dans la 5e République est un élément perturbateur de la vie politique et un français sur deux souhaite sa démission. au point où nous en sommes, je rappelle d'abord que dans 28 minutes maintenant, nous nous divulguerons un sondage très intéressant sur l'opinion des Français, sondage exclusif pour LCI concernant la dissolution et aussi et surtout s'il y a dissolution, l'état des forces en présente les intentions de vote.
On verra si vous êtes démentié ou non Pascal Perry si vous avez voilà vous allez voir c'est très intéressant évidemment les prochaines étapes c'est demain matin la démission de François Baou remise au président de la République et justement rendons-nous à Matignon où vous êtes Omé Kessou on sait qu'il y avait une sorte de réunion de départ de pot de départ comme on dit trivialement où on eston oui exactement un moment de convivialité nous avons on nous a dit pardon à Matinon François Baou s'est entretenu pendant près de 40 minutes avec ces ministre. Alors, est-ce que je peux vous dire et bien c'est que certains ne sont restés que 10 minutes, un passage quelque peu éclair. Alors, ils ont dû et bien évoquer les affaires courantes.
On était en charge pour l'instant François Bairot en attendant la nomination du prochain premier ministre qui devrait intervenir dans quelques jours car Emmanuel Macron veut aller vite. L'objectif de l'exécutif et bien c'est de montrer qu'il a conscience de l'urgence de la situation. Un proche du Premier ministre confiait au service politique TF1 LCI. bien que chacun des conseillers avait préparé un dossier avec trois volets.
Le premier, les urgences, le deuxième, les thèmes à traiter et enfin ce qui a déjà été fait. On comprend bien finalement que l'objectif est d'avoir la passation et bien la plus fluide possible, nous dit-on, pour se mettre à travailler immédiatement au service des Français. Merci beaucoup Omeya et nous ont rejoint sur ce plateau.
Toujours nous passons en revue toutes les opinions politiques, les acteurs politiques puis Raphaël Gusman au début de la soirée à vous Agnè Sverren. Bonsoir. Bonsoir.
Vous êtes porte-parole du groupe LR sénatrice LR de Paris. Marine Tondelier, secrétaire national des écologistes. Bonsoir.
Bonsoir. Et Philippe Ballard, bonsoir à vous. Député de Loise.
Bonsoir Dus RBin. Porte-parole du RN. Merci beaucoup à vous.
Première réaction sur ce qu'on vient de voir. On voit que François Baou essaie de léguer une espèce de comment on dit ? On dit en Legacy, vous qui adorez la le jargon entreprises aujourd'hui, ils veulent laisser un petit héritage pour le suivant, les suivants qui pourrait être un gouvernement ressemblant.
C'est ce qu'on commence à entendre. Est-ce que vous accepterez un gouvernement ressemblant ? Ah bah clairement nous si on nous propose les hausses d'impôts comme c'était le cas avec François Baou 20 milliards supplémentaires pour la France qui travaille, les classes moyennes ou ceux qui ont travaillé d'ailleurs les retraités ça sera clairement non. qui font changer complètement de logiciel d'analyse.
Moi, je renvoie au courrier que Marine Le Pen avait envoyé le 25 juillet au chef de l'État où il y avait de lister toute une série de mesures pour faire des économies structurelles. Si on ne fait pas d'économie structurelle, on nen sortira pas. Est-ce qu'une page a été tournée même chez vous les LR Agine ?
Ça vaut la peine de regarder les votes du groupe LR. Il s'est passé quelque chose, une division. Votre groupe a été divisé.
On va regarder les les les chiffres où on voit que il y a eu neuf abstentions. Une partie a voté la confiance et une une partie n'a pas voulu. He regardez 13 contre, 27 pour et 9 abstentions.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Bon, d'abord ce qui caractérise la droite hélas et je dois le reconnaître, c'est le syndrome parfois d'autodestruction. C'est-à-dire que le meilleur ennemi de la droite, c'est pas la gauche, c'est souvent elle-même.
Mais là, en l'occurrence précisément, il y avait pas de divergence de fond. Ce qui a posé problème aux députés, il ressemble quand même non, mais on était tous d'accord sur le diagnostic. L'ADN de la droite, c'est évidemment de réduire l'endettement.
Sauf que depuis 50 ans, moi je trouve qu'il y a eu un concours de l'acheté droite et gauche confondu d'ailleurs sur la réduction des dépenses publiques et qu'aucun gouvernement n'a réussi à le faire. Mais surtout la méthode a beaucoup déplu à nos députés, la méthode est inadmissible. On a tous été mis devant le fait accompli.
En plus, c'était d'autant plus inédit qu'il engage la confiance sur sans majorité sans majorité et sur un constat sur lequel pour le coup la droite, c'est notre ADN était tout à fait d'accord. Et puis deuxièmement, on s'est fait complètement rouler puisque le premier ministre avait laissé entendre que sur les deux jours fériers, il y aurait des ajustements et il l'a pas fait. Donc forcé des mots très dur pourou non alors après moi je vous dis on s'est fait avoir pour votre propre politique et après je le dis très sincèrement si j'avais été député j'aurais voté pour.
Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui je pense que dans l'intérêt des entreprises, dans l'intérêt de la stabilité, dans l'intérêt de notre économie, on a besoin d'être responsable. Et donc oui, j'aurais voté pour mais encore une fois, je suis lucide et certains députés n'ont pas accepté cette méthode assez solitaire.
Est-ce que vous croyez à ce quoi disait monsieur Ramos il y a quelques instants, c'est-à-dire une négociation qui va s'ouvrir avec vous, avec le centre et avec le PS ? Oui. Pourquoi il le faut ?
D'abord un, euh on refusera, on sera résolument dans l'opposition si c'est un premier ministre de gauche. Pourquoi ? Et je le dirai à madame Tourdier, la gauche a un programme économique totalement démagre affaire, c'est constructif.
Totalement desmago. Non mais attendez 27 milliards d'augmentation d'impôts dans une situation de rigueur budgétaire, le mot c'est juste totalement impensable invisagable. Un peu désabus revanche en revanche en revanche il est essentiel il faut arrêter dans d'être constamment dans l'affrontement idéologique.
Ce n'est pas renier ses convictions que de dire mettons-nous autour de la table. Il faut arrêter de taxer. Il faut valoriser le travail.
Il faut réduire l'immigration. Un cas d'école. Regardez, commencez tout de suite.
Je vous donne tout de suite la parole bien sûr de Philippe Ballard, mais on a un socialiste face à vous. Regardez, vous pouvez déjà commencer à lui parler. Patrick Caner, vous êtes entre sénateur du nord, président du groupe socialiste au Sénat.
Bonsoir Patrick Caner. Bonsoir monsieur Remin. Voilà.
Et votre note votre veste veste, votre veste verte est déjà notée par Marine Pondelier qui est en souris. Bravo Patri. Bravo.
Quand vous quand vous quand vous entendez madame Éverine dire on peut travailler ensemble, votre réponse à ce qu'elle vient de dire. Écoutez moi, je voudrais rassurer madame Évrem, ma chère collègue sénatrice collègue que j'ai n aucune envie de voir des membres de LR siéger avec des socialistes dans un gouvernement d'Union nationale qui n'existe pas. Ce qui est ce qui est clair, c'est que quand nous nous disons que nous sommes prêts à gouverner, c'est d'être dans une logique de pure cohabitation.
Est-ce que monsieur Macron acceptera cette cohabitation qui de fait prouverait que son bilan de 8 ans a été finalement très mauvais pour le pays ? Et d'ailleurs, la vraie la seule question qui vaille, c'est est-ce que aujourd'hui le pays va mieux en 2025 par rapport à ce que monsieur Macron avait promis en 2017 ? Permettez-moi d'en douter.
Est-ce que le pays va mieux aujourd'hui avec les engagements qui avaient été monsieur Baou il y a presque un anire par vous interrompre parce que vous venez de dire quelque chose de très important. On comprend que vous ne voulez pas de gouvernement de coalition. En réalité, vous voulez un gouvernement socialiste cohabitant avec Emmanuel Macron.
C'est bien ce qu'on a compris. Donc, vous fermez la porte. Nous nous voulons un gouvernement Nous voulons un gouvernement tiré par la gauche, peut-être par un socialiste puisque le Pay est la première force politique aujourd'hui dans dans ce pays.
Il faut le le le l'assumer et le réclamer. Mais nous avons des partenaires naturels avec qui d'ailleurs nous avons déjà historiquement gouverné. Le calcul fait un peu sourire sur ce plateau mais nous expliquer comme 25 % des mots au 2e tour he des législatives.
Ouais. Et moins de 2 % laissez Patrick terminer sa phrase. Merci.
Oui mais enfin on chasse l'effect. Permettez-moi de de continuer. Nous avons gouverné ce pays quatre fois dans la 5e République et les deux dernières fois, vous pouvez regarder les chiffres, nous avons ramené les déficits à la hauteur nécessaire par rapport aux engagements.
Blag monsieur blag prend la France à 20 %, il la rend à 52. Soyez sérieux. Attendez, attendez attendez attendez.
Nous avons récupéré le déficit le déficit en 2012 à 5,2 % et ce déficit a été ramené à 3 % en 2017. Donc nous n'avons pas entre guillemets de leçons d'économie en la matière à à recevoir. Ce que nous disons, c'est que nous avons un projet politique, des projets budgétaires, il ils plaisent ou ils ne plaisent pas et que donc aujourd'hui nous sommes en capacité de dire aux Français qu'une autre voix est possible.
Ce n'est pas un contrebudget que nous avons présenté à Blois avec les socialistes puisquil y a pas de budget. C'est une autre voie pour le pays plus juste. Et nous pensons tout simplement et c'est un résumé qui est majeur, c'est qu'il n'y a pas de justice sociale sans justice fiscale.
Patrick Caner, les réactions sur ce plateau des autres acteurs politiques Marine Tondelier. Non mais je je souscris entièrement à ce que vient de dire Patrick Caner sur notamment le fait qu'il fallait pas faire un gouvernement avec en mélangeant de la gauche des macronistes. Un gouvernement ça doit être compact.
Ça doit être une force d'action de proposition avec un cap qui trace sa route et qui met en place des politiques publiques. Un gouvernement, c'est pas là pour tous les matins débattre en son sein sur bah qu'est-ce qu'on fait vu qu'on n'est pas d'accord. Nous voulons un gouvernement de gauche qui mène une politique de gauche et une politique de gauche ça ne se mène pas avec des macronismes dans le gouvernement.
Évidemment que ça nécessite des discussions à l'Assemblée nationale mais moi je vais je vais partir d'un chiffre très très simple. Dans notre pays aujourd'hui on a 42 personnes 42 % des personnes qui gagnent le SMIC ou moins qui se privent de moins un repas par jour pour raison financière. On n'est pas en train de parler juste de siège à l'assemblée, de sondage ou de ligne budgétaire.
Je parle de ce nombre de Français qui augmente 9,8 millions de français aujourd'hui euh qui vivent sous le seuil de pauvreté un record depuis 30 ans. C'est ça le bilan de la politique de Macroniste. Et et je parle de ce qu'il y a dans leur assiette.
Je parle de s'ils arrivent à se chauffer ou pas. Et donc je vous dis que oui, les politiques, les les les Français veulent majoritairement une cohabitation et une cohabitation c'est ce qu'ils ont voté. C'est pas une opinion, une cohabitation, c'est un du démocratique.
Et pour ceux qui n'ont pas bien compris la définition chez les Macronistes, cohabitation, ça veut dire que le Premier ministre n'est pas du même bord politique que le président de la République. Et mais il une majorité à l'Assemblée nationale. C'est là que ça devent compliqué.
Écoutez, ceux dont on nous a vendu, qu'ils étaient les mieux placés pour tenir dans la durée, dans la stabilité, ils ont battu le record de rapidité à Maton. Monsieur Barnier, c'est celui qui a passé le moins de temps à Matignon de toute la 5e donc nous serve pas. Non, mais j'aimerais quand même qu'on se rende compte que ce qui se passe est grave.
C'estàd qu'on vous nous dites déjà euh monsieur Rogemin et vous avez raison de le dire si c'est vrai. Euh ah bah faut se préparer à ce que ce soit un gouvernement dans la continuité. Mais on est où en fait dans ce pays ?
On est dans un pays où le président de la République est nettement battu dans les urnes à une élection qu'il a lui-même décrété tout seul dans son bureau et dont il ne veut pas depuis des mois et des mois reconnaître la légitimité du résultat du vote. C'est quand même hallucinant. Et donc on doit se battre juste pour avoir le droit de changer de politique.
Une politique que ne veulent plus les Français qui ont voté pour nous, certains qui n'ont pas voté pour nous et beaucoup qui ne votent plus du tout. Bal, vous pensez qu'on prépare quoi avec une obstruction pareille ? Le pire faut oui, on est en bonne voie, je vous le confirme ça.
C'est peut-être le seul point d'accord qu'on pourra avoir ce soir, mais faut redescendre sur terre. et je suis ravi de vous l'entendre dire peut-être que les macronistes réfléchiront gauche la gauche n'est pas majoritaire à l'assemblée donc pour gouverner déjà ça posera un problème. Deuxièmement, j'ai jamais dit inverse la gauche n'est pas majoritaire dans le pays.
La gauche était loin d'être major Non, pas du tout. Lors des législ je sais pas si vous avez remarqué, je vous ai laissé parler. Bah oui, mais vous me dites un truc faux, je vous Non mais laissez parler, c'est juste une histoire de polite.
Service public, les hôpitaux, l'éducation majorit en fait 33. Bon, face à cette situation bah je veux dire faut faut arrêter si on veut continuer dans cette loi c'est avec l'UMPS en fait vous les gouvernez vous êtes incroyable quand même vous laissez parler les autres je vous dis c'est ça ouais vous faites 5 % des européennes donc il s'est passé un parti fo plus ou si fois plus plus fois plus plus de de vo donc la seule façon de s'en sortir pour ne pas continuer en cycle parce que ce qu'on peut reconnaître à François Baou il l' dit à la tribune de l'assemblée c'est que ça fait 50 ans que c'est comme ça. 50 ans qu'on a le PS, qu'on a les centristes, qu'on a la droite qui plombe les comptes du pays.
Donc la seule façon de s'en sortir, c'est une dissolution et redonner à l'Assemblée nationale une majorité avec nos alliés siistes, pardon, ça sera nous pour enfin sortir la France de Bourg. Est-ce que la question de la dissolution va revenir ? C'est-à-dire, on voit bien qu'on essaie de reculer cette échéance.
Est-ce qu'on va y arriver ? Ah alors ça je ne sais pas parce que je vous rappelle que le je vous rappelle que le celui qui a le pouvoir c'est le président de la République. Euh le le le brouis autour de la dissolution euh on a monté le volume là avec le rejet massif du vote de confiance à l'encontre des de j'allais dire Emmanuel Macron, pas du tout de François Baïou.
Donc euh il faut donc se dire que cette idée de dissolution va forcément euh infuser dans le pays. Moi ce que j'aimerais demander, si vous me le permettez, Darius à à Marine Dondelier, c'est vous avez demandé au président de la République de recevoir les partis de gauche avant de nommer un premier ministre parce que vous voulez qu'il nomme un premier ministre de gauche. C'est ça.
J'ai j'ai bien compris ce que vous disiez. Alors c'est pour ça que vous voulez le voir. Je l'appelle effectivement de mes vœux mais je vois très bien que si on parle de précipitation c'est sûrement pour emballer le match et nommer en vitesse quelqu'un de son propre camp.
Vous parlez de précipitation c'estàd bah parce qu'on a dit dans les prochains jours et cetera ce quand il met très longtemps. Oui. Quand il met très longtemps on dit qu'il met trop longtemps.
Quand il va plus vite on dit qu'il va trop vite. Veut non mais le rythme peu importe. Ce que je dis juste, c'est qu'il ne peut pas nommer une troisième fois de suite un premier ministre de son propre camp sans nous avoir reçu pour que nous le discutions.
C'est ça que je dis. D'accord. On veut avoir une chance de lui exposer notre projet et notre méthode.
Guillaume. Oui. Je pense que c'est effectivement indispensable de discuter avec tout le monde.
Vous êtes déjà d'accord avec moi sur une proposition et on avance ça converge. J'avoue moi aussi avoir un peu sursuté quand Patrick Caner a dit que les socialistes étaient de bons gestionnaires. Je viens de jeter un œil sur le site de l'INC.
Monsieur François Holland en 5 ans a augmenté de 341 milliards d'euros la dette de notre pays. Alors certes, Emmanuel Macron a fait trois fois plus, je je vous l'accorde, mais il est resté aussi un petit peu plus longtemps, mais en en pas encore en 8 ans, on va dire. Mais ce qui me le le problème, on parle de cohabitation, il y a eu des cohabitations dans dans le passé mais à l'époque il y avait une majorité de substitutions et aujourd'hui il n'y en a pas.
Tout à l'heure euh plus il y a on entendait le euh madame Gueté dire que jamais le la France insouvise ne soutiendrait un gouvernement socialiste. Donc euh alors ça je demande à voir très sincèrement. Je demande à vous pensez calement.
Ah je demande voir parce que imaginez pour tous les gens dont j'ai parlé tout à l'heure qui attendent vraiment avec beaucoup de d'espoir dans les yeux un changement. Le jour où un premier ministre de gauche ou écologiste est nommé c'est une forme de libération dans ce pays. C'est une forme de respiration parce que les gens n'en veuvent plus de ce matraquage fiscal. social et donc ça donnera un élan làdessus vous avez tout à fait raison je pense que les français par parce que contre 27 sondage sur 27 nous sommes arrivés en tête mais je peux vous dire que le jour où nous sommes nommés je souhaite bon courage à celui à la gauche qui va dire par principe je les censure avant même qu'ils aient commencé à travailler mais qu'est-ce que diront les gens qui attendaient qu'on arrive au pouvoir moi je fais pas de la politique pour avoir le meilleur programme sur du papier glacé moi je fais de la politique pour changer la vie des français et je vous le dit une avancée vaut mieux que 1000 programmes et je le dis à tous les gens de gauche spécifiquement à ceux qui expliquent que leur principale requête est de censurer d'autres gens de gauche.
Ça ne marchera pas dans les faits. Aujourd'hui, de fait le RN le RN considère qu'il est le premier parti à l'Assemblée. On verra dans quelques instants, c'est dans 12 minutes, le l'état des sondages sur ce que serait une assemblée future en cas d'issolution et d'élection.
Aujourd'hui, est-ce que vous aussi vous revendiquez puisque tout le monde y va de sa revendication qu'Emmanuel Macron dise on peut parier sur on appelle Jordan Bardella à à Mat ? Mais non parce qu'on est quand même réaliste. On a 123 députés, nos alliés siistes en ont 18 donc ça fait 143 à l'arrivée.
Donc non après une dissolution, oui, quand on sera majoritaire, oui, on réclamera le poste pour Jordan Bardella à Matillon dans l'état des forces en présence. Enfin c'est comme vous en je vous arrivez au pouvoir mais vous vous appuyez sur qui à l'Assemblée nationale taxe monsieur nous l'avons fait adopter à l'Assemblée nationale ou pas oui c'est super nous on on s d'accord et au sénat ça a été retoqué hein donc vous aurez le barrage du sénat pas vous avez renoncé avant même d'essayer nous voulons essayer qu'est-ce qui vous faites vousz jamais vous votez l'assemblée on a déjà un petit problème pourquoi seriez-vous pourquoi seriez-vous majoritaire cette Ah bah parce que un organ regarder les sondages et deux il y a quelque chose de très important. Vous avez regardé alors le sondage est là.
Je sais bien que c'est pas c'est pas LCI. 53 % des Français ne veulent plus du fond républicain. Ça change tout.
Reprenez le résultat des votes à l'issue du premier tour. Regardez le nombre de candidats aériennes qui ont été battu avec 48,7 49,3. Vous savez au premier tour les projections fait par les médias nous donn une majorité à l'assemblée nationale mais il y a eu ce fond républicain si on en est là la jeunesse c'est ça c'est répond on a les acteurs ici du front républicain monsieur Caner madame notamment est-ce que oui ou non vous referiez le front républicain le barrage antien si c'était demain oui non écoutez je les électeurs sont totalement libres J'aime pas par principe de donner des consignes comme ça.
Je je suis Vous avez changé un parti s'appelle les républicains qui fait pas le fond républicain. Ce serait bizarre. Je voudrais quand même répondre à Non non, vous répondez pas à ma question.
Pardon. Vous dites écoutez. Vous m'avez dit écoutez, c'est pas une réponse, c'est oui ou c'est non.
J'ai dit moi de mon côté c'est non. C'est non parce que faut changer de reconduisation, pardon, très précis. Vous ne reconduisez pas le Front républicain de votre point de vue Patrick Can.
Non, on a vu les résultats que ça donnait. Voilà. H oui, vous savez moi ma main n'a jamais tremblé quand il s'est agit de faire voter pour Jacques Chirac, pour monsieur Macron ou encore dans ma région et Marine Tondelier le sait bien pour Xavier Bertrand 2015 quand il était face à Marine Le Pen.
Donc les socialistes ont toujours été à la hauteur historique de l'événement quand il s'était quand c'était utile pour défendre nos valeurs et nos convictions. Marine Tulelier hier, aujourd'hui, demain quand vous voulez. Il se passe quelque chose mérite de la cohérence et de la constance sur ce point.
Guillaume Rocket, il se passe quelque chose. Tout à l'heure sur notre antenne, Raphael Lucan dit fini plus d'alliance avec elle les filles. On entend madame à titre personnel mais enfin elle dit elle aussi non il y aura pas trop.
C'estàd que la question c'est de savoir qu'est-ce qu'on met derrière ce mot front républicain. Est-ce que c'est républicain de de de voter pour les candidats de la France insoumise quand on voit les les prises de position de ce parti sur un certain nombre de sujets ? Est-ce que les communistes sont plus républicains que le Rassemblement national ?
Moi, je ne sais pas. J'ai vu que des des leaders comme Édouard Philippe effectivement appelaient à faire voter pour eux pour les législatives. Je pense que c'est quelque chose qui n'est plus compréhensible par les Français.
Je pense qu'il faut une clarification et à mon avis le il y a une espèce de coup de semon qui est envoyée par ces députés LR qui se sont abstenus ou qui ont voté contre la confiance à François à Baou. Ça veut dire mais on on nous sommes dans une dans une confusion que les électeurs ne comprennent plus. Il y a une il y a une différence, il y a une fracture majeure entre l'opinion et la représentation qui est qui est à à l'assemblée.
Je et Nicolas Sarkozy le disait dans une interview récente au Figaro, le Rassemblement national s'il a le droit de se présenter aux élections, il a le droit de de gagner les élections. Et je ne je ne vois pas selon quelle logique est-ce que des électeurs de droite iraient voter pour un député communiste contre le Rassemblement national. Ça me paraît de plus en plus difficile à comprendre.
Ben moi, ça me paraît très clair et très simple et je vais vous dire avec des éraisonnements pareils, on arrive à des choses qui sont très graves pour la France et pour les démocraties dans les années 30, comment l'extrême droite est arrivé au pouvoir et si côté et le péril fasciste d'un autre coup pas si vous voulez bien, je vais aller au bout de ma phrasey. Johann Chaputo qui est historien spécialiste du nazisme et des fascisme raconte très bien que dans les années 30 personne n'était pour Hitler en pensant qu'il avait un destin et cetera fabuleux qui était tracé mais les élites journalistiques, politiques, économiques ont favorisé son accès au pouvoir. Pourquoi ? qu'ils avaient moins peur.
Vous allez ça vous dérange ça vous dérange que mais je vais le dire quand même ils ont ils avaient peur attz mais c'est très symptomatique. qui sont en train de me crier dessus sont les trés milieuxl av tellement peur vous on vous a assu comme ça je vais terminer ça vous dérè vous faites votre petit sourire crisp parce que vous savez très bien ce que je vais vous dire et ce qui va se passer ce qui va se passer c'est que vous avez plus peur des avancées sociales que pourrai faire la gauche que de l'extrême droite. Vous le dites avec un sourire mique mais décontracté mais c'est exactement ça que vous nous racontez le clair que le populaire on sait où ça nous et moi je refuse que avec de la légèreté un petit une petite ambiance d'entre soi qui rigole ensemble sur un plateau on se dise avec décontraction par ne dit pas ça monsieur Gisman dit qu'il veut plus d'alliance avec la France insoumise mais il m'a redit dans le couloir à l'instant que dans des deuxième tours contre le Rassemblement national sa main ne tremblerait jamais c'est différent de dire on veut pas d'alliance avec quelqu'un Oui mais attention la France soumise le parti la France et le parti qui est le plus grand danger pour la France et les Français tous les sondages il est montré que les Français ont beaucoup plus peur de la France insoumise que que du Rassemblement national.
Deuxièmement pardon mais il y a 11 millions d'électeurs qui ont voté pour le rassemblement national il y a pas un tiers de fascistes en France. C'est le premier groupe de position à l'assemblée et soyez juste lucide et honnête. Pensez quoi pour qu'en 20 ans le rassemblement national gagné 8 millions d'UR ?
Je pense que les propos que vous tenez ce soir sur ce plateau sont une des responsabilités. Absolument pas. Moi je ne me mets pas du côté de la moralité ou des valeurs.
Je dis juste qu'aujourd'hui le Rassemblement national a un programme économique qui est de gauche. Ça c'est une autre affaire et je pense que la gauche a le programme européen le plus enfin de toute l'Europe le plus arcaillé. Quand on regarde aujourd'hui on rase gratis dans vos propositions, c'est on augmente tout les dépenses publiques, les salaires, les impôts et ce serait un désastre budgétaire.
Donc ce que vous proposez est l'exacte contraire de ce répond s'il vous plaît s'il vous plaît Marine Tondelier laissez répondre s'il vous plaît Marine Tulelier laissez vraiment répondre sans interrompre si vous êtes d'accord vous les avez prises à partie à la fois d'abord Guillaume Roquet et Philippe Balard Philippe Balard puis Guillaume Roquet non mais c'est sur le volet économique parce que c'est c'est quand même fondamental enfin Jordan Bardella je pense que vous l'avez sans doute lu contre l'assurance contre fin attendez mais parce que sinon là on va jamais y arriver he d'accord Jordan Bard Voilà, je pense que vous avez lu cette lettre. Oui, devant le C'était pas le MEDF mais il a dit "On est pro business". Oui, si vous voulez, il y a il y a juste une il y a juste une leçon d'économie à avoir en tête, c'est si on crée pas de richesse, on peut pas en distribuer.
Voilà. Ou sinon, on est en déficit, c'est la dette et ça fait 45 ans que c'est comme ça. Donc c'est pas un non le programme c'est pas un programme de gauche, le programme économique du rassemblement.
On continue le tour des réactions. Merci beaucoup Marine Tandelier. C'est Jérôme Ged qui va vous qui va vous rejoindre.
Mais si vous permettez Marine Tandy, je veux aussi donner la parole à à Guillaume Roquet qui pourra vous répondre en votre absence si vous permettez. Alors Guillaume Roquette, répondez sur le Vousz accuser d'avoir un sourire cynique sur ces questions de la comparaison avec les années 30. Mais non mais non, attendez, je permettez-moi de sourire, excusez-moi.
Je considère que on peut débattre sans être désagréable et sans couper la parole aux autres, même si ce n'est pas votre vision de choses. Donc je vais je vais continuer mon propos. Ce que je pense, c'est que je pourquoi je me permettez de sourire parce que parce que votre votre appel au péril fasciste veut dire il il ne marche plus.
Veux dire madame Le Pen, elle s'est présentée aux élections à à ma connaissance à chaque fois qu'elle a perdu, elle a respecté de façon absolue le suffrage universel. Qui aujourd'hui qui aujourd'hui appelle à mettre en prison les préfets s'il arrive au pouvoir ? Qui ?
C'est Jean-Luc Mélenchon. C'est Jeanlu Mélon. C'est le plus grand danger pour la France et pour l'Europe.
Mais expliquez-moi, vous n'arrivez pas me laisser pas regardez la carte du monde mais Jean attendez, vous vous pensez que Jean-Luc Mélenchon est un péril au niveau mondial de bascule état par état de ne démocratie ? Vous y croyez sérieusement ? Prêtez quand même beaucoup de pouvoir pour quelqu'un qui est un péril quand effectivement un péril international il fait basculer on doit avancer.
Je suis obligé de vous interrompre sinon on aura pas toutes les voix qui s'expriment. Merci Marine Tondier. Je vous en prie.
Jérôme G. Jérôme G, rejoignez-nous s'il vous plaît. Merci beaucoup Jérôme Gegge au passage.
Alors donnez-nous nouvell pendant que Jér 40 a clôturé en hausse. Ah le CAC 40 en hausse. Voilà.
Ça n'a pas l'air ça n'a pas l'air de les inquiéter beaucoup. Merci Jérôme G de nous avoir rejoint. Je rappelle donc les derniers événements, le président de la République qui recevra la démission de François Baou demain matin et on l'entendait cette possibilité que une négociation s'ouvre entre les LR, le Socle commun et les socialistes.
Est-ce que pour vous c'est en train de prendre forme ? Écoutez, je vais pas faire des plans sur la comète avec la machine à rumeur qui s'active de manière un peu folle dans ces moments dont on est maintenant habitué avec la méthode Macron et précisément en terme de méthode, il faut plutôt s'attacher à ça. Voilà, moi je plaide avec d'autres pour qu'il y ait rapidement un premier ministre qui soit nommé.
Comme vous le savez, les socialistes ont fait une offre de service pragmatique. Pragmatique et de dire nous nous engageons à construire du compromis pour un gouvernement qui sera forcément minoritaire, ils le seront tous, mais qui ne pourra tenir que parce qu'il répond aux aspirations majoritaires. Et quelles sont-elles ?
La question du pouvoir d'achat, la question du partage de l'effort nécessaire pour redresser les finances publiques, la question de l'ordre républicain évidemment parce que c'est un sujet de préoccupation de nos concitoyens, la question de la bifurcation écologique, je pense que sur quelques sujets, on doit pouvoir réussir à construire du consensus et peut-être et nous le mettons sur la table évidemment de ne pas laisser en plan cette question des retraites et notamment du conclave avorté. Euh voilà, mais c'est surtout le changement de méthode. Changement de méthode, c'est de dire euh on sera obligé de construire du compromis.
Vous savez, cette offre de service, c'est une rupture parce que je vais vous le dire sincèrement, il y a que des coups à prendre que de vouloir endosser cette responsabilité dans la période actuelle. Mais on considère que il y a un chemin qui est praticable. Le président de la République a essayé Michel Barnier, il venait de CLR, ça n'a pas marché parce que il avait le regard qui penchait trop du côté du Rassemblant national.
Il a essayé François Baou et nous ne l'avons pas censuré en responsabilité. considérant que bah il pouvait construire ce compromis. Il a été très décevant sur ce terrainlà et ça explique la défiance qui a été votée aujourd'hui parce qu'il n'a pas fait vivre l'esprit de la noncensure du mois de de janvier.
Et donc ben écoutez, essayez-nous, on peut pas dire mieux. Voilà, on on se dit euh et ce sera pas ce sera un compromis. On sait que c'est coûteux un compromis.
Jérom est-ce que vous survivrez à une censure ? Aidez-nous Valérie Nata, vous connaissez la carte l'assemblée mieux que personne. Quand on regarde l'hémicile tel qu'il est aujourd'hui, le PS c'est pas vous faire un jur que vous vous posez.
Alors 66 sièges, c'est pas rien mais c'est 66 sièges. Comment voilà comment elle est où là la au moins la majorité de non censure. Alors alors il y a une majorité de non censure.
C'est si la droite républicaine s'engageait à faire un pacte de non censure si la gauche était au pouvoir. On a cru comprendre que si c'était un premier ministre de gauche, arrêtez-moi si je me trompe, c'est niet. Voilà, je je crois que c'est assez clair.
Ça se dit dans toutes les langues comme vous le dites. Ben vous voyez, c'est pas c'est pas le pendant de de ce que nous nous avons fait. Voilà, nous on a on a dit avec un premier ministre et même avec des ministres euh LR, on nous l'a assez reproché.
On a pris nos responsabilités. Donc oui, vous l'avez censuré. Oui, mais après 9 mois de pratique, monsieur monsieur monsieur Barni, vous avez attendu 9 mois.
Non, mais je parle de monsieur Barnier parce que son contenu programmatique et notamment l'alliance implicite construite avec le Rembl nationale. Alors que avec François Baou encore une fois, on a pris nos responsabilités, on a euh négocié un accord de non censure au moment du budget. C'était pas l'idéal de ce qu'on voulait.
On a atténué les effets les plus néfastes du budget de de Michel Barnier et on lui a dit d'une certaine manière et ben construisez cette méthode de compromis. Il a fait le contraire. Il a fait le contraire.
C'est ça que moi j'attends quand vous posez quel est le périmètre. Ben, c'est euh les communistes, les écologistes, les socialistes, euh le groupe Liot, la et et un gouver et les autres qui ne censurent pas. Alors bien sûr, c'est un gouvernement minoritaire, mais après texte par texte, on essaie de construire des majorités 1493 avec le bloc central.
Mais vous savez si on fait de l'arithmétique si d'aventure le RN LFI parce que j'ai entendu Jean-Luc Mélenchon dire qu'il ne soutiendrait pas un tel gouvernement ce qui me paraît quand même bon voilà il prend il s'enfonce le RN LFI et même tous les LR qui décideraient dans une approche que moi je jugerai irresponsable de censurer un tel gouvernement ce n'est pas une majorité de censure parce que ça ne fait pas 289 députés et donc il faut qu'il y ait des gens qui laissent d'autres gouverner dans cette méthode là de construction du compromis. Jérôme Getch, pardon, je voudrais poser une question à madame bien sûr. Si la possibilité que vient de nous décrire Jérôme G était avérée, est-ce que vous pourriez estimer que il faut ce gouvernement-là le temps d'adopter un budget h jusqu'au municipal et qu'après au vu du résultat des municipales, ben si vous n'êtes pas heureux de ce qui s'est passé, vous pourriez remettre en question votre soutien.
C'est juste une question de cohérence vis-à-vis des électeurs. On ne peut pas admettre un premier ministre de gauche qui a un problème qui a pardon un programme économique totalement orthogonal au nôtre qui est l'explosion des impôts. Et ça pour nous c'est pas possible.
En revanche s'il faut travailler en effet en effet sur des réformes sur une justice fiscale par exemple de faire en sorte que chaque français puisse bénéficier du fruit de son travail que chaque français puisse avoir un travail que ce soit pas toujours les mêmes qui cotisent et qui payent et qu'on puisse le faire au non pas au détriment de l'assistana. Voyez si on arrive à se mettre d'accord là-dessus je pense qu'on a besoin d'une démocratie mature où enfin on se met d'accord sur quelques réformes parce qu'on est dans une temporalité où on dit et demain et après-demain et dans 3 mois. Alors que le vrai sujet c'est quel cas où emmenons-nous la France ?
Guillaumequet quelle est la pardon Guillaume enquête je parle pasal mais quelle est la part des sens de des postures ? On entendait Boris Valot tout à l'heure à l'Assemblée qui a tapé très dur très très dur hein et on se dit ça c'est pas tellement un discours qui tend la qui tend la main pardon Jérôme G là au contraire Jérôme Gedge j'arrive en disant moi nous nous tendons la main nous tendons la main soldé la période précédente d'une certaine manière maintenant on ouvre la perspective en faisant cette offre de service. Mais justement peut-être que c'est prématuré mais selon vous dans dans ce gouvernement est-ce qu'il y aurait des ministres écologistes ?
Est-ce qu'il y aurait des ministres communistes ? Ce serait de bonne logique de la même manière que dans le gouvernement de François Beerou, il y avait des ministres LR, des ministres d'horizon et des ministres d'ensemble pour la République. Et vous qui connaissez bien la vie politique française, est-ce que vous imaginez des députés LR euh soutenir même de façon passive un gouvernement avec des ministres communistes ?
Est-ce que vous pensez qu'auprès de leurs électeurs, ce serait compréhensible ? Vous avez, je vous ai dit tout à l'heure que dans la période chacun doit sortir de ses habitudes, de ses couloirs et euh parfois de ses postures. Donc euhz, personne n'envisage de mentir.
Moi d'ailleurs la méthode que je propose, je vais même vous dire, c'est d'abord se mettre d'accord sur le pacte de non censure et sur les conditions du vote du budget et d'un calendrier parlementaire qui pourrait aller jusqu'à 2027 d'une certaine manière parce que je pense compris ce budget en réalité c'est un package budget 2026 budget 2027 qu'on peut réfléchir ensemble. Et une fois qu'on s'est mis d'accord, qu'on s'est engagé dans cet exercice inédit et qu'on a réussi à construire cette cette convergence, après une certaine manière on forme le gouvernement. Mais moi, je souscris à l'idée que il faut pas que ce soit un gouvernement de confusion.
Voilà. Parce que dans ce cas-là, on aura là aussi des gens qui diront "Mais quelle différence avec ce qu'on a vécu précédemment ?" J'essaie de représenter intellectuellement où peuvent se trouver les compromis.
C'est bien sûr, on peut faire un pas l'un vers l'autre, hein. C'est toujours possible en politique, mais sur trois sujets fondamentaux qui sont un la fiscalité, de l'immigration, 3 mettons l'énergie, s'il y a des des écologistes, comment comment pouvez-vous imaginer vous entendre avec une famille politique qui a des d'un point de vue totalement inverse du vau ? Oui, c'est quand on est proche, quand il y a, je vais vous répondre franchement.
Je pense que dans la période ce des sujets par trop irritant pourrait ne pas être immédiatement abordé. Non mais je je je le dis la fiscalité je je vous dis les dossiers cl non mais enfin je veux dire faut aller jusqu'au bout du raisonnement euh sur l'énergie effectivement enfin qu' y a-t-il de commun entre les républicains qui sont comme nous pour permettra de vérifier je pense que là c'est c'est assez clair sur l'immigration je pense qu'il y a pas grandchose de commun ou en tout cas heureusement les LR ouvre un peu les yeux sur la fiscalité enfin quand on voit ce qui est sorti de Blois de votre réunion où c'était 20 milliards d'impôts de taxes supplémentaires 27 milliards même je vois pas comment un député LR peut aller devant ses électeurs on va soutenir tout ça donc voilà la seule solution encore une fois c'est la dissolution je réponds sur un point et qui va il y a quelques jours, j'ai fait un débat avec Bruno Retaillot et on a été amené à parler justement de ses propositions sur la fiscalité disait il disait non c'était pas au MDEF c'était au laboratoire de la République Michel Blanqu Et et on a parlé de la fameuse taxe Zucman et il me disait par principe non, nous ne sommes opposés à une taxation des très haut patrimoines. Souffraz que c'est ça concerne un nombre limité de ménages en France.
Mais il y a un sondage qui a été fait il y a quel à cette époque et 71 % des sympathisants LR souscrivent à la proposition. Donc c'estàd que la question de la partie de la la répartition juste de l'effort, elle transcende y compris les formations politiques et peut-être même avec un décalage entre ce que disent les dirigeants de LR et ce que leurs sympathisants et leurs électeurs considèrent comme de la jus. Je vous lreie du sondage exclusif pour LCI qui que nous avons commandé qui donne des éléments très intéressants sur la suite des événements.
D'abord les vœudes pour une dissolution. Regardez, souhaitez-vous une dissolution de l'Assemblée nationale ? 61 % des Français sont favorables à une dissolution.
C'est une évolution très notable. En juillet, d'ailleurs, dès le moment où le président de la République pouvait à nouveau dissoudre, il y avait 11 points en moins. C'est-à-dire que l'idée de la dissolution fait son chemin dans les esprits de manière très significative.
Restez avec nous parce qu'on va découvrir dans quelques instants ce que signifierait en terme de rapport de force une dissolution. Qui gagnerait, qui perdrait et notamment le RN, la gauche et les LR, ceux qui montent et ceux qui descendent. À tout de suite. [Musique] Votre programme avec la nouvelle Mazda 6 % électrique.
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François Bayrou