Quelles solutions concrètes le gouvernement peut-il apporter à Mayotte ?
Réponse à côtéBonjour monsieur, bonjour et bonjour à tout le monde.
« Bonjour monsieur, bonjour et bonjour à tout le monde. »

Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Répartition sur 6 questions évaluables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Bonjour monsieur, bonjour et bonjour à tout le monde.
« Bonjour monsieur, bonjour et bonjour à tout le monde. »
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, ça a été conçu à Paris, maintenant on va nous demander notre... »
Non, moi, je vais revenir d'abord par rapport à ce que monsieur a dit, par rapport à l'eau, et vous donner, je dirais, une mesure de grandeur. Le préfet de Mayotte a dit que dans les dix jours, dans le cyclone, on a distribué environ 390 000 bouteilles d'eau sur une population de 320 000 habitants. Vous faites le calcul, c'est-à-dire que pendant dix jours, on a donné une bouteille d'eau à une famille. Qu'est-ce que vous voulez que les gens aillent faire ?
« Non, moi, je vais revenir d'abord par rapport à ce que monsieur a dit, par rapport à l'eau, et vous donner, je dirais, une mesure de grandeur. Le préfet de Mayotte a dit que dans les dix jours, dans le cyclone, on a distribué environ 390 000 bouteilles d'eau sur une population de 320 000 habitants. Vous faites le calcul, c'est-à-dire que pendant dix jours, on a donné une bouteille d'eau à une famille. Qu'est-ce que vous voulez que les gens aillent faire ? »
Écoutez, cette loi spéciale a été déjà conçue. Comme disait un grand monsieur, que je ne vais pas citer son nom que vous allez deviner, tout ce qui est fait sans nous, pour nous, est fait contre nous. Oui, ça a été conçu à Paris, maintenant on va nous demander notre... Il faut qu'il y ait une co-construction au départ, que nous posions nous-mêmes les bases, et à partir de là, on voit ce qu'on peut faire. Mais quand on lit la loi à la marge, on voit qu'on a mis plus en avant les constructions scolaires, et pas le reste. Mais comme je l'ai dit au départ, je conclue par ce que j'avais dit, tant qu'on n'aura pas trouvé une solution sur l'habitat informel, sincèrement, tous les beaux discours, t…
« Il faut qu'il y ait une co-construction au départ, que nous posions nous-mêmes les bases, et à partir de là, on voit ce qu'on peut faire. Mais quand on lit la loi à la marge, on voit qu'on a mis plus en avant les constructions scolaires, et pas le reste. Mais comme je l'ai dit au départ, je conclue par ce que j'avais dit, tant qu'on n'aura pas trouvé une solution sur l'habitat informel, sincèrement, tous les beaux discours, tout ce qu'on va proposer à Mayotte sera une histoire. »
Oui, je ne vous entends plus, là, parce que je suis dans le bus.
« Oui, je ne vous entends plus, là, parce que je suis dans le bus. »
Écoutez, la situation est compliquée et très difficile. Moi, depuis ce matin, ici à Mayotte, je ne reçois que des plaintes. Des plaintes des gens qui me disent qu'ils n'ont pas eu d'eau, les ratios ne sont pas là, on annonce beaucoup d'aide et qu'ils ne le voient pas. Donc la situation est très compliquée, d'autant plus que, moi, une de mes déceptions, c'est qu'il y a une très grosse délégation ministérielle qui est là et que le Premier ministre, dans son programme, n'a pas jugé utile d'aller visiter au Moyen-Undonville. Je pense que ça aurait été nécessaire d'aller voir ce qui se passe parce que là où, hier, il n'y avait plus de casanthole, ça y est, c'est déjà presque tout reconstruit. C'…
« Écoutez, la situation est compliquée et très difficile. Moi, depuis ce matin, ici à Mayotte, je ne reçois que des plaintes. Des plaintes des gens qui me disent qu'ils n'ont pas eu d'eau, les ratios ne sont pas là, on annonce beaucoup d'aide et qu'ils ne le voient pas. Donc la situation est très compliquée, d'autant plus que, moi, une de mes déceptions, c'est qu'il y a une très grosse délégation ministérielle qui est là et que le Premier ministre, dans son programme, n'a pas jugé utile d'aller visiter au Moyen-Undonville. Je pense que ça aurait été nécessaire d'aller voir ce qui se passe parce que là où, hier, il n'y avait plus de casanthole, ça y est, c'est déjà presque tout reconstruit. C'est une manière identique et comme les mêmes causes produisent les mêmes effets, c'est-à-dire que si demain, avec le sol trempé, on va aller encore à des drames beaucoup plus conséquents que maintenant. »
Oui, tout à fait. Il y a des ministres qui vont rester. Le ministre des Outre-mer va rester jusqu'à mercredi. Mais ça aurait été bien que le premier ministre aille se rendre compte lui-même du désastre qu'il y a dans les bidonvilles. Et surtout que si on laisse construire, c'est ce que je disais à chaque fois, c'est qu'on a beau avoir les beaux discours, on a beau avoir des discours éclairés, etc., etc., mais si on ne règle pas la problématique de l'habitat informel, on n'aura rien réglé. Et que si demain, les mêmes phénomènes, parce que nous sommes aujourd'hui dans une région très vulnérable, et les mêmes causes, comme je l'ai dit, produisant les mêmes effets, donc la situation risque d'êt…
« Oui, tout à fait. Il y a des ministres qui vont rester. Le ministre des Outre-mer va rester jusqu'à mercredi. Mais ça aurait été bien que le premier ministre aille se rendre compte lui-même du désastre qu'il y a dans les bidonvilles. Et surtout que si on laisse construire, c'est ce que je disais à chaque fois, c'est qu'on a beau avoir les beaux discours, on a beau avoir des discours éclairés, etc., etc., mais si on ne règle pas la problématique de l'habitat informel, on n'aura rien réglé. Et que si demain, les mêmes phénomènes, parce que nous sommes aujourd'hui dans une région très vulnérable, et les mêmes causes, comme je l'ai dit, produisant les mêmes effets, donc la situation risque d'être encore plus difficile à gérer qu'aujourd'hui. Et donc, aujourd'hui, Mayotte manque d'eau, aujourd'hui, Mayotte manque de nourriture, aujourd'hui, en plus, nous sommes en pleine saison de pluie, ce qui fait qu'à chaque fois qu'il y a des nuages, les gens ne dorent pas, les gens sont fatigués, les gens sont exténués, et que de plus en plus, il y a des voix qui se lèvent, en quelque sorte, qu'on a été abandonnés. Il y a Mayotte, et je le comprends. »
« Oui, mais 390 000 bouteilles. Oui, c'est ça. Donc, qu'est-ce que vous voulez que les gens fassent ? Alors qu'il n'y a pas longtemps, nous, on vient de sortir du choléra à Mayotte. Le choléra, ça fait déjà des années et des années que ça ne tue plus en Europe. Le choléra tue à Mayotte. Et que nous avons peur que de cette crise cyclonique, on va aboutir rapidement à une crise sanitaire. Et ça, ce sera la catastrophe. Parce qu'effectivement, il y a des gens qui sont dans les bidonvilles qui n'arrivent pas à descendre pour se faire soigner. Parfois, ce sont des soignants, des bénévoles qui vont là-bas. Il y a même un reportage qui a été fait il n'y a pas longtemps d'un jeune de 13 ans qui s'est fait médecin en disant qu'il est médecin avec son professeur. Il est parti soigner les gens là-haut. Parce que les gens ne peuvent pas venir parce que c'est montagneux. Donc, vous voyez, tous ces risques-là, nous les avons et qu'on va droit à une crise sanitaire sans précédent parce qu'il y a des déchets partout. Effectivement, concernant les décès, moi, je dis aux gens, faites très attention. Moi, ça fait 25 ans que je suis un élu local. Je connais mes électeurs et je les dis dès le départ que quand je vais dans les quartiers, c'est le silence. Je ne vois pas les gens qui étaient là avant. Ils sont partis où ? Et quand je pose la question, les gens me disent, ben, on ne sait pas où est-ce qu'ils sont partis. En tout cas, on ne les a pas expulsés, si c'est des étrangers. Mais ils sont partis où ? Et pourquoi le jour, et c'est là où justement, c'est une des raisons que je demande absolument, et je l'ai demandé, j'ai fait la demande, il y a une commission d'enquête pour qu'on tire toutes les conséquences de cette crise. Parce que si le jour de, nous on le voit à la télé, quand il y a des catastrophes comme ça, qu'est-ce qu'on en voit ? On en voit des chiens et des sauveteurs qui vont dans les décombres, chercher s'il y a des survivants. Pourquoi ça n'a pas été fait ? Et ça n'a jamais été fait. Aujourd'hui, on nous dit qu'il y a quelques sites où l'État est allé, regardez, mais où est le bilan ? »
« Oui, tout à fait. Il y a des ministres qui vont rester. Le ministre des Outre-mer va rester jusqu'à mercredi. Mais ça aurait été bien que le premier ministre aille se rendre compte lui-même du désastre qu'il y a dans les bidonvilles. Et surtout que si on laisse construire, c'est ce que je disais à chaque fois, c'est qu'on a beau avoir les beaux discours, on a beau avoir des discours éclairés, etc., etc., mais si on ne règle pas la problématique de l'habitat informel, on n'aura rien réglé. Et que si demain, les mêmes phénomènes, parce que nous sommes aujourd'hui dans une région très vulnérable, et les mêmes causes, comme je l'ai dit, produisant les mêmes effets, donc la situation risque d'être encore plus difficile à gérer qu'aujourd'hui. Et donc, aujourd'hui, Mayotte manque d'eau, aujourd'hui, Mayotte manque de nourriture, aujourd'hui, en plus, nous sommes en pleine saison de pluie, ce qui fait qu'à chaque fois qu'il y a des nuages, les gens ne dorent pas, les gens sont fatigués, les gens sont exténués, et que de plus en plus, il y a des voix qui se lèvent, en quelque sorte, qu'on a été abandonnés. Il y a Mayotte, et je le comprends. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais 390 000 bouteilles. Oui, c'est ça. Donc, qu'est-ce que vous voulez que les gens fassent ? Alors qu'il n'y a pas longtemps, nous, on vient de sortir du choléra à Mayotte. Le choléra, ça fait déjà des années et des années que ça ne tue plus en Europe. Le choléra tue à Mayotte. Et que nous avons peur que de cette crise cyclonique, on va aboutir rapidement à une crise sanitaire. Et ça, ce sera la catastrophe. Parce qu'effectivement, il y a des gens qui sont dans les bidonvilles qui n'arrivent pas à descendre pour se faire soigner. Parfois, ce sont des soignants, des bénévoles qui vont là-bas. Il y a même un reportage qui a été fait il n'y a pas longtemps d'un jeune de 13 ans qui s'est fait médecin en disant qu'il est médecin avec son professeur. Il est parti soigner les gens là-haut. Parce que les gens ne peuvent pas venir parce que c'est montagneux. Donc, vous voyez, tous ces risques-là, nous les avons et qu'on va droit à une crise sanitaire sans précédent parce qu'il y a des déchets partout. Effectivement, concernant les décès, moi, je dis aux gens, faites très attention. Moi, ça fait 25 ans que je suis un élu local. Je connais mes électeurs et je les dis dès le départ que quand je vais dans les quartiers, c'est le silence. Je ne vois pas les gens qui étaient là avant. Ils sont partis où ? Et quand je pose la question, les gens me disent, ben, on ne sait pas où est-ce qu'ils sont partis. En tout cas, on ne les a pas expulsés, si c'est des étrangers. Mais ils sont partis où ? Et pourquoi le jour, et c'est là où justement, c'est une des raisons que je demande absolument, et je l'ai demandé, j'ai fait la demande, il y a une commission d'enquête pour qu'on tire toutes les conséquences de cette crise. Parce que si le jour de, nous on le voit à la télé, quand il y a des catastrophes comme ça, qu'est-ce qu'on en voit ? On en voit des chiens et des sauveteurs qui vont dans les décombres, chercher s'il y a des survivants. Pourquoi ça n'a pas été fait ? Et ça n'a jamais été fait. Aujourd'hui, on nous dit qu'il y a quelques sites où l'État est allé, regardez, mais où est le bilan ? »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais 390 000 bouteilles. Oui, c'est ça. Donc, qu'est-ce que vous voulez que les gens fassent ? Alors qu'il n'y a pas longtemps, nous, on vient de sortir du choléra à Mayotte. Le choléra, ça fait déjà des années et des années que ça ne tue plus en Europe. Le choléra tue à Mayotte. Et que nous avons peur que de cette crise cyclonique, on va aboutir rapidement à une crise sanitaire. Et ça, ce sera la catastrophe. Parce qu'effectivement, il y a des gens qui sont dans les bidonvilles qui n'arrivent pas à descendre pour se faire soigner. Parfois, ce sont des soignants, des bénévoles qui vont là-bas. Il y a même un reportage qui a été fait il n'y a pas longtemps d'un jeune de 13 ans qui s'est fait médecin en disant qu'il est médecin avec son professeur. Il est parti soigner les gens là-haut. Parce que les gens ne peuvent pas venir parce que c'est montagneux. Donc, vous voyez, tous ces risques-là, nous les avons et qu'on va droit à une crise sanitaire sans précédent parce qu'il y a des déchets partout. Effectivement, concernant les décès, moi, je dis aux gens, faites très attention. Moi, ça fait 25 ans que je suis un élu local. Je connais mes électeurs et je les dis dès le départ que quand je vais dans les quartiers, c'est le silence. Je ne vois pas les gens qui étaient là avant. Ils sont partis où ? Et quand je pose la question, les gens me disent, ben, on ne sait pas où est-ce qu'ils sont partis. En tout cas, on ne les a pas expulsés, si c'est des étrangers. Mais ils sont partis où ? Et pourquoi le jour, et c'est là où justement, c'est une des raisons que je demande absolument, et je l'ai demandé, j'ai fait la demande, il y a une commission d'enquête pour qu'on tire toutes les conséquences de cette crise. Parce que si le jour de, nous on le voit à la télé, quand il y a des catastrophes comme ça, qu'est-ce qu'on en voit ? On en voit des chiens et des sauveteurs qui vont dans les décombres, chercher s'il y a des survivants. Pourquoi ça n'a pas été fait ? Et ça n'a jamais été fait. Aujourd'hui, on nous dit qu'il y a quelques sites où l'État est allé, regardez, mais où est le bilan ? »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il faut qu'il y ait une co-construction au départ, que nous posions nous-mêmes les bases, et à partir de là, on voit ce qu'on peut faire. Mais quand on lit la loi à la marge, on voit qu'on a mis plus en avant les constructions scolaires, et pas le reste. Mais comme je l'ai dit au départ, je conclue par ce que j'avais dit, tant qu'on n'aura pas trouvé une solution sur l'habitat informel, sincèrement, tous les beaux discours, tout ce qu'on va proposer à Mayotte sera une histoire. »
« Oui, tout à fait. Il y a des ministres qui vont rester. Le ministre des Outre-mer va rester jusqu'à mercredi. Mais ça aurait été bien que le premier ministre aille se rendre compte lui-même du désastre qu'il y a dans les bidonvilles. Et surtout que si on laisse construire, c'est ce que je disais à chaque fois, c'est qu'on a beau avoir les beaux discours, on a beau avoir des discours éclairés, etc., etc., mais si on ne règle pas la problématique de l'habitat informel, on n'aura rien réglé. Et que si demain, les mêmes phénomènes, parce que nous sommes aujourd'hui dans une région très vulnérable, et les mêmes causes, comme je l'ai dit, produisant les mêmes effets, donc la situation risque d'être encore plus difficile à gérer qu'aujourd'hui. Et donc, aujourd'hui, Mayotte manque d'eau, aujourd'hui, Mayotte manque de nourriture, aujourd'hui, en plus, nous sommes en pleine saison de pluie, ce qui fait qu'à chaque fois qu'il y a des nuages, les gens ne dorent pas, les gens sont fatigués, les gens sont exténués, et que de plus en plus, il y a des voix qui se lèvent, en quelque sorte, qu'on a été abandonnés. Il y a Mayotte, et je le comprends. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, la situation est compliquée et très difficile. Moi, depuis ce matin, ici à Mayotte, je ne reçois que des plaintes. Des plaintes des gens qui me disent qu'ils n'ont pas eu d'eau, les ratios ne sont pas là, on annonce beaucoup d'aide et qu'ils ne le voient pas. Donc la situation est très compliquée, d'autant plus que, moi, une de mes déceptions, c'est qu'il y a une très grosse délégation ministérielle qui est là et que le Premier ministre, dans son programme, n'a pas jugé utile d'aller visiter au Moyen-Undonville. Je pense que ça aurait été nécessaire d'aller voir ce qui se passe parce que là où, hier, il n'y avait plus de casanthole, ça y est, c'est déjà presque tout reconstruit. C'est une manière identique et comme les mêmes causes produisent les mêmes effets, c'est-à-dire que si demain, avec le sol trempé, on va aller encore à des drames beaucoup plus conséquents que maintenant. »
« Oui, je ne vous entends plus, là, parce que je suis dans le bus. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, la situation est compliquée et très difficile. Moi, depuis ce matin, ici à Mayotte, je ne reçois que des plaintes. Des plaintes des gens qui me disent qu'ils n'ont pas eu d'eau, les ratios ne sont pas là, on annonce beaucoup d'aide et qu'ils ne le voient pas. Donc la situation est très compliquée, d'autant plus que, moi, une de mes déceptions, c'est qu'il y a une très grosse délégation ministérielle qui est là et que le Premier ministre, dans son programme, n'a pas jugé utile d'aller visiter au Moyen-Undonville. Je pense que ça aurait été nécessaire d'aller voir ce qui se passe parce que là où, hier, il n'y avait plus de casanthole, ça y est, c'est déjà presque tout reconstruit. C'est une manière identique et comme les mêmes causes produisent les mêmes effets, c'est-à-dire que si demain, avec le sol trempé, on va aller encore à des drames beaucoup plus conséquents que maintenant. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, la situation est compliquée et très difficile. Moi, depuis ce matin, ici à Mayotte, je ne reçois que des plaintes. Des plaintes des gens qui me disent qu'ils n'ont pas eu d'eau, les ratios ne sont pas là, on annonce beaucoup d'aide et qu'ils ne le voient pas. Donc la situation est très compliquée, d'autant plus que, moi, une de mes déceptions, c'est qu'il y a une très grosse délégation ministérielle qui est là et que le Premier ministre, dans son programme, n'a pas jugé utile d'aller visiter au Moyen-Undonville. Je pense que ça aurait été nécessaire d'aller voir ce qui se passe parce que là où, hier, il n'y avait plus de casanthole, ça y est, c'est déjà presque tout reconstruit. C'est une manière identique et comme les mêmes causes produisent les mêmes effets, c'est-à-dire que si demain, avec le sol trempé, on va aller encore à des drames beaucoup plus conséquents que maintenant. »
« Oui, tout à fait. Il y a des ministres qui vont rester. Le ministre des Outre-mer va rester jusqu'à mercredi. Mais ça aurait été bien que le premier ministre aille se rendre compte lui-même du désastre qu'il y a dans les bidonvilles. Et surtout que si on laisse construire, c'est ce que je disais à chaque fois, c'est qu'on a beau avoir les beaux discours, on a beau avoir des discours éclairés, etc., etc., mais si on ne règle pas la problématique de l'habitat informel, on n'aura rien réglé. Et que si demain, les mêmes phénomènes, parce que nous sommes aujourd'hui dans une région très vulnérable, et les mêmes causes, comme je l'ai dit, produisant les mêmes effets, donc la situation risque d'être encore plus difficile à gérer qu'aujourd'hui. Et donc, aujourd'hui, Mayotte manque d'eau, aujourd'hui, Mayotte manque de nourriture, aujourd'hui, en plus, nous sommes en pleine saison de pluie, ce qui fait qu'à chaque fois qu'il y a des nuages, les gens ne dorent pas, les gens sont fatigués, les gens sont exténués, et que de plus en plus, il y a des voix qui se lèvent, en quelque sorte, qu'on a été abandonnés. Il y a Mayotte, et je le comprends. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais 390 000 bouteilles. Oui, c'est ça. Donc, qu'est-ce que vous voulez que les gens fassent ? Alors qu'il n'y a pas longtemps, nous, on vient de sortir du choléra à Mayotte. Le choléra, ça fait déjà des années et des années que ça ne tue plus en Europe. Le choléra tue à Mayotte. Et que nous avons peur que de cette crise cyclonique, on va aboutir rapidement à une crise sanitaire. Et ça, ce sera la catastrophe. Parce qu'effectivement, il y a des gens qui sont dans les bidonvilles qui n'arrivent pas à descendre pour se faire soigner. Parfois, ce sont des soignants, des bénévoles qui vont là-bas. Il y a même un reportage qui a été fait il n'y a pas longtemps d'un jeune de 13 ans qui s'est fait médecin en disant qu'il est médecin avec son professeur. Il est parti soigner les gens là-haut. Parce que les gens ne peuvent pas venir parce que c'est montagneux. Donc, vous voyez, tous ces risques-là, nous les avons et qu'on va droit à une crise sanitaire sans précédent parce qu'il y a des déchets partout. Effectivement, concernant les décès, moi, je dis aux gens, faites très attention. Moi, ça fait 25 ans que je suis un élu local. Je connais mes électeurs et je les dis dès le départ que quand je vais dans les quartiers, c'est le silence. Je ne vois pas les gens qui étaient là avant. Ils sont partis où ? Et quand je pose la question, les gens me disent, ben, on ne sait pas où est-ce qu'ils sont partis. En tout cas, on ne les a pas expulsés, si c'est des étrangers. Mais ils sont partis où ? Et pourquoi le jour, et c'est là où justement, c'est une des raisons que je demande absolument, et je l'ai demandé, j'ai fait la demande, il y a une commission d'enquête pour qu'on tire toutes les conséquences de cette crise. Parce que si le jour de, nous on le voit à la télé, quand il y a des catastrophes comme ça, qu'est-ce qu'on en voit ? On en voit des chiens et des sauveteurs qui vont dans les décombres, chercher s'il y a des survivants. Pourquoi ça n'a pas été fait ? Et ça n'a jamais été fait. Aujourd'hui, on nous dit qu'il y a quelques sites où l'État est allé, regardez, mais où est le bilan ? »
« Non, moi, je vais revenir d'abord par rapport à ce que monsieur a dit, par rapport à l'eau, et vous donner, je dirais, une mesure de grandeur. Le préfet de Mayotte a dit que dans les dix jours, dans le cyclone, on a distribué environ 390 000 bouteilles d'eau sur une population de 320 000 habitants. Vous faites le calcul, c'est-à-dire que pendant dix jours, on a donné une bouteille d'eau à une famille. Qu'est-ce que vous voulez que les gens aillent faire ? »
« Non, moi, je vais revenir d'abord par rapport à ce que monsieur a dit, par rapport à l'eau, et vous donner, je dirais, une mesure de grandeur. Le préfet de Mayotte a dit que dans les dix jours, dans le cyclone, on a distribué environ 390 000 bouteilles d'eau sur une population de 320 000 habitants. Vous faites le calcul, c'est-à-dire que pendant dix jours, on a donné une bouteille d'eau à une famille. Qu'est-ce que vous voulez que les gens aillent faire ? »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, tout à fait. Il y a des ministres qui vont rester. Le ministre des Outre-mer va rester jusqu'à mercredi. Mais ça aurait été bien que le premier ministre aille se rendre compte lui-même du désastre qu'il y a dans les bidonvilles. Et surtout que si on laisse construire, c'est ce que je disais à chaque fois, c'est qu'on a beau avoir les beaux discours, on a beau avoir des discours éclairés, etc., etc., mais si on ne règle pas la problématique de l'habitat informel, on n'aura rien réglé. Et que si demain, les mêmes phénomènes, parce que nous sommes aujourd'hui dans une région très vulnérable, et les mêmes causes, comme je l'ai dit, produisant les mêmes effets, donc la situation risque d'être encore plus difficile à gérer qu'aujourd'hui. Et donc, aujourd'hui, Mayotte manque d'eau, aujourd'hui, Mayotte manque de nourriture, aujourd'hui, en plus, nous sommes en pleine saison de pluie, ce qui fait qu'à chaque fois qu'il y a des nuages, les gens ne dorent pas, les gens sont fatigués, les gens sont exténués, et que de plus en plus, il y a des voix qui se lèvent, en quelque sorte, qu'on a été abandonnés. Il y a Mayotte, et je le comprends. »