Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
2 sept. 2014 au 13 mars 2017
Questions
10
Entretiens
2
Sources
2
Heures analysées
0,2 h
Répartition sur 10 questions évaluables
Réponse directe
8
Réponse partielle
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 10 sur 10
Question 1Robert Hue : "Le seul qui peut rassembler sur une base progressiste, c'est Macron"
Et Robert Rue, donc invité ce matin, un dernier mot. Comment votre entourage a compris votre nouveau positionnement en faveur d'Emmanuel Macron ?
Réponse directe
Mon entourage immédiat a bien compris, parce que ça fait un moment que j'en parle et que j'en parlais d'ailleurs avec Emmanuel Macron. D'autres s'interrogent, mais aujourd'hui, vous m'avez aidé à apporter des réponses. Sous-titrage ST' 501
« Mon entourage immédiat a bien compris, parce que ça fait un moment que j'en parle et que j'en parlais d'ailleurs avec Emmanuel Macron. D'autres s'interrogent, mais aujourd'hui, vous m'avez aidé à apporter des réponses. Sous-titrage ST' 501 »
France Inter — L'invité de 6h20 · Robert Hue : "Le seul qui peut rassembler sur une base progressiste, c'est Macron"Vérifier à 6:59
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités2 sept. 2014 au 13 mars 2017 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, non, non, je n'appelle pas à voter pour le Parti communiste et le Front de Gauche. Je n'appelle pas à voter dans les 100 circonstances pour les candidats de mon mouvement, le mouvement des progressistes. Et oui, je suis... Ça veut dire qu'Emmanuel Macron va gouverner avec quelle majorité ? Eh bien écoutez, aujourd'hui en France, nous devons aller sur la base d'idées progressistes, naturellement, à des compromis progressistes. Il y a... Qu'est-ce qui peut penser à un instant qu'il faut aujourd'hui que la gauche qui fait 35% toute mouillée, cumulée, et d'autres... Personne aujourd'hui n'est en situation de pouvoir gouverner sans, sur des questions de principes, des idées, rassembler des gens au-delà des clivages habituels. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Robert Hue : "Le seul qui peut rassembler sur une base progressiste, c'est Macron"
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 2Robert Hue : "Le seul qui peut rassembler sur une base progressiste, c'est Macron"
Oui, un ex-communiste qui s'engage et qui fait le choix d'Emmanuel Macron. Bonjour Robert Rue. Bonjour. Vous dites avoir fait le choix du vote utile pour contrer ce qu'on appelle la droite dite « dure » au second tour. N'y a-t-il rien du tout d'idéologique dans votre soutien à Emmanuel Macron ?
Réponse directe
Non, il y a un certain nombre de questions qui me vont bien dans le projet d'Emmanuel Macron. Sinon, je ne soutiendrai pas. Mais au fond, vous avez raison, ce n'est pas cette question qui, en premier lieu, me pousse à soutenir Emmanuel Macron. C'est que nous avons une gauche en miettes et un vrai danger Front National. Un vrai danger Front National, et je ne veux pas tomber dans la facilité, mais je crois qu'il y a une grosse sous-estimation dans le pays aujourd'hui de la montée, de l'ascension douce, comme je dis dans mon papier l'autre jour, dans le monde de Mme Le Pen. Il est clair que ce danger existe et qu'aujourd'hui la gauche est pulvérisée. Le seul qui peut, effectivement, sur une b…
« Non, il y a un certain nombre de questions qui me vont bien dans le projet d'Emmanuel Macron. Sinon, je ne soutiendrai pas. Mais au fond, vous avez raison, ce n'est pas cette question qui, en premier lieu, me pousse à soutenir Emmanuel Macron. C'est que nous avons une gauche en miettes et un vrai danger Front National. Un vrai danger Front National, et je ne veux pas tomber dans la facilité, mais je crois qu'il y a une grosse sous-estimation dans le pays aujourd'hui de la montée, de l'ascension douce, comme je dis dans mon papier l'autre jour, dans le monde de Mme Le Pen. Il est clair que ce danger existe et qu'aujourd'hui la gauche est pulvérisée. Le seul qui peut, effectivement, sur une base progressiste, rassembler, me semble-t-il, c'est Emmanuel Macron. Ça ne veut pas dire que je suis d'accord avec l'ensemble de son projet. Par exemple, quels sont les chapitres les plus libéraux qui vous chagrinent chez Emmanuel Macron ? Sur un certain nombre de questions touchant au travail, il faut qu'on progresse encore. Mais bon, en tous les cas, j'ai obtenu dans un débat, un dialogue avec Emmanuel Macron qui prenne en compte une de mes revendications fortes. C'est celle d'un contrôle de l'utilisation des fonds publics accordés aux entreprises privées et publiques. Ça, c'est quelque chose qui me semble tout à fait important. Et après, à mon âge, je ne renie pas mes idées, mes principes. Mais je crois que là, face au danger, il y a la possibilité de se rassembler pour le renouveau démocratique. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Robert Hue : "Le seul qui peut rassembler sur une base progressiste, c'est Macron"Vérifier à 0:31
Question 3Robert Hue : "Le seul qui peut rassembler sur une base progressiste, c'est Macron"
La mort des partis politiques ?
Réponse directe
Je considère que les partis politiques ont joué un rôle important pendant un siècle et demi. Ils remplissaient une vraie mission républicaine. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Aujourd'hui, ce sont des logiques d'appareils, et je sais de quoi je parle, c'est pour ça que je m'en suis écarté d'ailleurs. Ce sont des logiques d'appareils. Il y a une vraie détestation désormais dans l'opinion de ce que sont ces appareils. De ce que sont ces réalités co-sanguines parfois à la direction des partis. Il faut changer cela profondément. Et c'est vrai qu'il y a quatre ans, dans un livre, je le disais, et je ne pensais pas anticiper autant. Aujourd'hui, il y a un rejet, il y a vraiment un grand doute su…
« Je considère que les partis politiques ont joué un rôle important pendant un siècle et demi. Ils remplissaient une vraie mission républicaine. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Aujourd'hui, ce sont des logiques d'appareils, et je sais de quoi je parle, c'est pour ça que je m'en suis écarté d'ailleurs. Ce sont des logiques d'appareils. Il y a une vraie détestation désormais dans l'opinion de ce que sont ces appareils. De ce que sont ces réalités co-sanguines parfois à la direction des partis. Il faut changer cela profondément. Et c'est vrai qu'il y a quatre ans, dans un livre, je le disais, et je ne pensais pas anticiper autant. Aujourd'hui, il y a un rejet, il y a vraiment un grand doute sur la vie politique. Et il faut modifier profondément les choses. »
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Question 4Robert Hue : "Le seul qui peut rassembler sur une base progressiste, c'est Macron"
A vos yeux, est-ce qu'Emmanuel Macron est un candidat de gauche ?
Réponse directe
Moi, pour moi, il est un candidat issu de la gauche sans problème. C'est un progressiste et c'est pour cela que j'appuie sa démarche. Je répète, j'ai une idée de la transformation de la société très révolutionnaire qu'il n'a pas forcément, mais je le respecte. Mais moi, aujourd'hui, il est celui qui peut barrer la route au Front National et à Marine Le Pen, dont on ne regarde pas assez cette ascension douce et dangereuse.
« Moi, pour moi, il est un candidat issu de la gauche sans problème. C'est un progressiste et c'est pour cela que j'appuie sa démarche. Je répète, j'ai une idée de la transformation de la société très révolutionnaire qu'il n'a pas forcément, mais je le respecte. Mais moi, aujourd'hui, il est celui qui peut barrer la route au Front National et à Marine Le Pen, dont on ne regarde pas assez cette ascension douce et dangereuse. »
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Question 5Robert Hue : "Le seul qui peut rassembler sur une base progressiste, c'est Macron"
Question de probité également du côté de François Fillon, des costumes offerts qui auraient coté 13 000 euros. Quelle est votre réaction là-dessus ?
Réponse directe
Réaction, je suis un peu stupéfait. Vous savez, moi, vous me voyez, là, je suis dans le studio, je n'ai pas un costume. C'est un très beau costume. Oui, mais il coûte 550 euros. Et c'est un des plus chers que j'ai acheté. Donc, il est bien clair qu'on ne joue pas dans la même catégorie. Je pense que ce qui me choque beaucoup, c'est qu'il banalise cela dans une interview à vos confrères Lacroix, je crois, ce matin. Les échos, pardon. Et c'est absolument invraisemblable qu'ils disent le nom au moins de la personne qui paie ses costumes. Enfin, il y a une certaine banalisation de « on n'a plus de compte à rente », dit-il pratiquement. Et alors, dit-il ? Non, je crois qu'on est en droit de savo…
« Réaction, je suis un peu stupéfait. Vous savez, moi, vous me voyez, là, je suis dans le studio, je n'ai pas un costume. C'est un très beau costume. Oui, mais il coûte 550 euros. Et c'est un des plus chers que j'ai acheté. Donc, il est bien clair qu'on ne joue pas dans la même catégorie. Je pense que ce qui me choque beaucoup, c'est qu'il banalise cela dans une interview à vos confrères Lacroix, je crois, ce matin. Les échos, pardon. Et c'est absolument invraisemblable qu'ils disent le nom au moins de la personne qui paie ses costumes. Enfin, il y a une certaine banalisation de « on n'a plus de compte à rente », dit-il pratiquement. Et alors, dit-il ? Non, je crois qu'on est en droit de savoir, quand on est un homme qui veut effectivement participer à la gestion du pays, on est en droit de savoir ce qu'il paye, comment il le fait. La probité, la moralisation de la vie politique qu'intègre Emmanuel Macron dans son projet est un élément central, à mon avis. Et moi, je demande la même transparence, la même éthique concernant les fonds publics qui sont accordés aux entreprises privées et publiques. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Robert Hue : "Le seul qui peut rassembler sur une base progressiste, c'est Macron"Vérifier à 3:10
Question 6Robert Hue : "Le seul qui peut rassembler sur une base progressiste, c'est Macron"
Je reviens sur ce que vous avez demandé à Emmanuel Macron, un peu comme François Bayrou d'ailleurs, sur la morale et l'éthique et le financement public dans une promesse d'Emmanuel Macron. Est-ce que vous vous interrogez, Robert Rue, sur les fonds des généreux donateurs d'Emmanuel Macron ?
Réponse partielle
Écoutez, Emmanuel Macron, je l'ai entendu, on a posé plusieurs fois la question, il dit à ses donateurs, pas de problème, il faut que vous, si vous le souhaitez, vous disiez qui vous avez donné, combien, etc. Bon, moi, ce n'est pas la question. Il est clair qu'aujourd'hui, on ne peut pas dépasser un certain seuil de dons. J'ai été deux fois candidat à la présidentielle, je sais ce que c'est. Et bon, Emmanuel Macron rentre dans ces critères.
« Écoutez, Emmanuel Macron, je l'ai entendu, on a posé plusieurs fois la question, il dit à ses donateurs, pas de problème, il faut que vous, si vous le souhaitez, vous disiez qui vous avez donné, combien, etc. Bon, moi, ce n'est pas la question. Il est clair qu'aujourd'hui, on ne peut pas dépasser un certain seuil de dons. J'ai été deux fois candidat à la présidentielle, je sais ce que c'est. Et bon, Emmanuel Macron rentre dans ces critères. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Robert Hue : "Le seul qui peut rassembler sur une base progressiste, c'est Macron"Vérifier à 2:30
Question 7Robert Hue
Alors, le renouvellement, écrivez-vous, ça ne passera à gauche, le renouvellement à gauche, ça ne passera ni par le Parti communiste, ni même par les sociodémocrates, mais par le progressisme, c'est-à-dire ?
Réponse partielle
Oui, je pense que les expériences, disons, du socialisme du XXe siècle ont échoué. Le communisme, dans les conditions dramatiques que l'on sait, et la social-démocratie qui n'a pas réussi à porter les réponses qui conviennent, on le voit bien encore dans la crise actuelle qui existe dans la politique gouvernementale au sein du Parti socialiste ou dans d'autres partis européens. Mais il est bien clair qu'aujourd'hui, il faut trouver les dépassements nécessaires. L'idée du progrès, qui a été une idée exceptionnelle au moment des Lumières, et qui s'est altérée au fil du temps, parce qu'on a confondu l'évolution, et c'était une erreur du progrès scientifique et technique, avec le progrès lui-mê…
« Oui, je pense que les expériences, disons, du socialisme du XXe siècle ont échoué. Le communisme, dans les conditions dramatiques que l'on sait, et la social-démocratie qui n'a pas réussi à porter les réponses qui conviennent, on le voit bien encore dans la crise actuelle qui existe dans la politique gouvernementale au sein du Parti socialiste ou dans d'autres partis européens. Mais il est bien clair qu'aujourd'hui, il faut trouver les dépassements nécessaires. L'idée du progrès, qui a été une idée exceptionnelle au moment des Lumières, et qui s'est altérée au fil du temps, parce qu'on a confondu l'évolution, et c'était une erreur du progrès scientifique et technique, avec le progrès lui-même, ce qui fait que des gens ont considéré que le progrès était en fait régressif, puisqu'il entraînait le chômage avec l'évolution de la modernité, du numérique, etc. Donc aujourd'hui, il faut apporter une réponse de dépassement. Moi, l'idée de progrès, l'idée que nos enfants, vos enfants peut-être, puissent vivre mieux que vous-même est une idée essentielle. Or, aujourd'hui, incontestablement, on ne peut plus dire ça. L'idée du progrès, de l'évolution positive, il faut donc renouer avec cela. Et je suis pour une renaissance du concept de progrès, c'est-à-dire de l'idée de progrès. Et puis, la gauche est en panne d'idées. Il faut à nouveau des idées pour faire avancer le rêve, en quelque sorte. »
Oui, disons que vous n'aviez rien publié. Bonjour Robert Rue. Alors vous décrivez la fin d'un cycle, des partis politiques tous gangrénés par la quête du pouvoir. Finalement, les partis politiques ont toujours servi les ambitions des hommes pour les installer au pouvoir. Pourquoi ferme-il de s'en étonner aujourd'hui ?
Réponse directe
Merci d'abord de votre invitation. Parce que la situation s'est terriblement aggravée avec la crise. En fait, les partis politiques, incontestablement, ont rempli une mission démocratique pendant près d'un siècle et demi. Mais aujourd'hui, leur caractère pyramidal, le fait que tout se décide d'en haut, fait qu'ils se sont repliés sur des pouvoirs, des directions, des professionnels de la politique les occupent. Il y a une sorte de consanguinité. Ces partis se reproduisent désormais pour eux-mêmes. Et surtout, le drame, c'est qu'ils sont à mille lieux désormais des préoccupations des gens. Regardez, vos confrères du JDD, dimanche, le livre, je l'ai écrit, le JDD-moi, sondage, il publie un so…
« Merci d'abord de votre invitation. Parce que la situation s'est terriblement aggravée avec la crise. En fait, les partis politiques, incontestablement, ont rempli une mission démocratique pendant près d'un siècle et demi. Mais aujourd'hui, leur caractère pyramidal, le fait que tout se décide d'en haut, fait qu'ils se sont repliés sur des pouvoirs, des directions, des professionnels de la politique les occupent. Il y a une sorte de consanguinité. Ces partis se reproduisent désormais pour eux-mêmes. Et surtout, le drame, c'est qu'ils sont à mille lieux désormais des préoccupations des gens. Regardez, vos confrères du JDD, dimanche, le livre, je l'ai écrit, le JDD-moi, sondage, il publie un sondage qui montre que 82% des Français considèrent, n'ont pas confiance dans les partis politiques pour répondre aux problèmes de la vie quotidienne. C'est gravissime. »
Vous disiez que vous étiez déçu par l'action de François Hollande. Est-ce que vous vous sentez aujourd'hui proche des frondeurs, par exemple ?
Réponse directe
Non, je ne me sens pas proche des frondeurs. Parce que, d'abord, c'est une affaire socialo-socialiste. Et puis, je crois qu'il ne s'agit pas de diviser davantage la gauche. Personne n'est... Tout le monde savait plus tôt qu'il y avait... C'était un programme social-démocrate, le programme de François Hollande. Dès le Bourget, aujourd'hui, il faut essayer de rassembler. Même si les stratégies sont différentes. Il faut que Hollande a appuyé quand même pas mal sur la politique de l'offre. Mais c'est bien pour ça que, personnellement, je pense que ce gouvernement, aujourd'hui, ne correspond pas. à cette amélioration qu'il faudra apporter avec une demande plus forte. Eh bien, merci. Le progressi…
« Non, je ne me sens pas proche des frondeurs. Parce que, d'abord, c'est une affaire socialo-socialiste. Et puis, je crois qu'il ne s'agit pas de diviser davantage la gauche. Personne n'est... Tout le monde savait plus tôt qu'il y avait... C'était un programme social-démocrate, le programme de François Hollande. Dès le Bourget, aujourd'hui, il faut essayer de rassembler. Même si les stratégies sont différentes. Il faut que Hollande a appuyé quand même pas mal sur la politique de l'offre. Mais c'est bien pour ça que, personnellement, je pense que ce gouvernement, aujourd'hui, ne correspond pas. à cette amélioration qu'il faudra apporter avec une demande plus forte. Eh bien, merci. Le progressiste Robert Rue. »
Renaissance d'un concept de progrès, renaissance aussi, que vous décrivez dans votre livre, pour un nouveau régime présidentiel, trop isolé, le président trop isolé. Ça a fait son temps. Par quoi vous remplacez ce régime ?
Réponse directe
Je pense qu'il faut, aujourd'hui, se dégager du présidentialisme. Nous sommes, effectivement, dans quelque chose qui a atteint la monarchie républicaine. Et François Hollande, que je connais bien, par ailleurs... Que vous avez soutenu en 2012. Oui, que j'ai soutenu en 2012. Qu'aujourd'hui, je soutiens avec le moins d'aveuglement possible. Parce que, en même temps, je ne suis pas dans un front anti-Hollande. Il faut aussi avancer. Mais il reste que, oui, il prend souvent des décisions qui apparaissent solitaires. Ça tient à la nature des institutions. François Hollande est le septième président de la Ve République. Aujourd'hui, nous sommes en bout de course. Il faut donc davantage, vous me p…
« Je pense qu'il faut, aujourd'hui, se dégager du présidentialisme. Nous sommes, effectivement, dans quelque chose qui a atteint la monarchie républicaine. Et François Hollande, que je connais bien, par ailleurs... Que vous avez soutenu en 2012. Oui, que j'ai soutenu en 2012. Qu'aujourd'hui, je soutiens avec le moins d'aveuglement possible. Parce que, en même temps, je ne suis pas dans un front anti-Hollande. Il faut aussi avancer. Mais il reste que, oui, il prend souvent des décisions qui apparaissent solitaires. Ça tient à la nature des institutions. François Hollande est le septième président de la Ve République. Aujourd'hui, nous sommes en bout de course. Il faut donc davantage, vous me posez la question, un régime beaucoup plus parlementaire. Et complété par une démocratie directe, une démocratie horizontale. Il faut davantage être dans la proximité. Les gens ont besoin d'un outil politique qui ne soit pas à mille lieues d'où ils sont. C'est la sixième république que réclame Arnaud Montebourg ? C'est une sixième république. Tout le monde la réclame à bien des égards. Mais il est évident qu'il y a un besoin de rénovation profonde. Je l'explique dans le livre. Et puis, parce que le fait que les gens rejettent les partis politiques ne les conduisent pas à rejeter la politique. Les français aiment la politique. Mais ils ne veulent plus de ces appareils qui fonctionnent sur eux-mêmes, qui se reproduisent pour eux-mêmes. »
« Écoutez, Emmanuel Macron, je l'ai entendu, on a posé plusieurs fois la question, il dit à ses donateurs, pas de problème, il faut que vous, si vous le souhaitez, vous disiez qui vous avez donné, combien, etc. Bon, moi, ce n'est pas la question. Il est clair qu'aujourd'hui, on ne peut pas dépasser un certain seuil de dons. J'ai été deux fois candidat à la présidentielle, je sais ce que c'est. Et bon, Emmanuel Macron rentre dans ces critères. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Robert Hue : "Le seul qui peut rassembler sur une base progressiste, c'est Macron"Vérifier à 2:30
« Réaction, je suis un peu stupéfait. Vous savez, moi, vous me voyez, là, je suis dans le studio, je n'ai pas un costume. C'est un très beau costume. Oui, mais il coûte 550 euros. Et c'est un des plus chers que j'ai acheté. Donc, il est bien clair qu'on ne joue pas dans la même catégorie. Je pense que ce qui me choque beaucoup, c'est qu'il banalise cela dans une interview à vos confrères Lacroix, je crois, ce matin. Les échos, pardon. Et c'est absolument invraisemblable qu'ils disent le nom au moins de la personne qui paie ses costumes. Enfin, il y a une certaine banalisation de « on n'a plus de compte à rente », dit-il pratiquement. Et alors, dit-il ? Non, je crois qu'on est en droit de savoir, quand on est un homme qui veut effectivement participer à la gestion du pays, on est en droit de savoir ce qu'il paye, comment il le fait. La probité, la moralisation de la vie politique qu'intègre Emmanuel Macron dans son projet est un élément central, à mon avis. Et moi, je demande la même transparence, la même éthique concernant les fonds publics qui sont accordés aux entreprises privées et publiques. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Robert Hue : "Le seul qui peut rassembler sur une base progressiste, c'est Macron"Vérifier à 3:10
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées2 sept. 2014 au 13 mars 2017 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je considère que les partis politiques ont joué un rôle important pendant un siècle et demi. Ils remplissaient une vraie mission républicaine. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Aujourd'hui, ce sont des logiques d'appareils, et je sais de quoi je parle, c'est pour ça que je m'en suis écarté d'ailleurs. Ce sont des logiques d'appareils. Il y a une vraie détestation désormais dans l'opinion de ce que sont ces appareils. De ce que sont ces réalités co-sanguines parfois à la direction des partis. Il faut changer cela profondément. Et c'est vrai qu'il y a quatre ans, dans un livre, je le disais, et je ne pensais pas anticiper autant. Aujourd'hui, il y a un rejet, il y a vraiment un grand doute sur la vie politique. Et il faut modifier profondément les choses. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Robert Hue : "Le seul qui peut rassembler sur une base progressiste, c'est Macron"Vérifier à 4:42Voir 2 autres passages
« Moi, pour moi, il est un candidat issu de la gauche sans problème. C'est un progressiste et c'est pour cela que j'appuie sa démarche. Je répète, j'ai une idée de la transformation de la société très révolutionnaire qu'il n'a pas forcément, mais je le respecte. Mais moi, aujourd'hui, il est celui qui peut barrer la route au Front National et à Marine Le Pen, dont on ne regarde pas assez cette ascension douce et dangereuse. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Robert Hue : "Le seul qui peut rassembler sur une base progressiste, c'est Macron"Vérifier à 6:27
« Non, il y a un certain nombre de questions qui me vont bien dans le projet d'Emmanuel Macron. Sinon, je ne soutiendrai pas. Mais au fond, vous avez raison, ce n'est pas cette question qui, en premier lieu, me pousse à soutenir Emmanuel Macron. C'est que nous avons une gauche en miettes et un vrai danger Front National. Un vrai danger Front National, et je ne veux pas tomber dans la facilité, mais je crois qu'il y a une grosse sous-estimation dans le pays aujourd'hui de la montée, de l'ascension douce, comme je dis dans mon papier l'autre jour, dans le monde de Mme Le Pen. Il est clair que ce danger existe et qu'aujourd'hui la gauche est pulvérisée. Le seul qui peut, effectivement, sur une base progressiste, rassembler, me semble-t-il, c'est Emmanuel Macron. Ça ne veut pas dire que je suis d'accord avec l'ensemble de son projet. Par exemple, quels sont les chapitres les plus libéraux qui vous chagrinent chez Emmanuel Macron ? Sur un certain nombre de questions touchant au travail, il faut qu'on progresse encore. Mais bon, en tous les cas, j'ai obtenu dans un débat, un dialogue avec Emmanuel Macron qui prenne en compte une de mes revendications fortes. C'est celle d'un contrôle de l'utilisation des fonds publics accordés aux entreprises privées et publiques. Ça, c'est quelque chose qui me semble tout à fait important. Et après, à mon âge, je ne renie pas mes idées, mes principes. Mais je crois que là, face au danger, il y a la possibilité de se rassembler pour le renouveau démocratique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités2 sept. 2014 au 13 mars 2017 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je considère que les partis politiques ont joué un rôle important pendant un siècle et demi. Ils remplissaient une vraie mission républicaine. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Aujourd'hui, ce sont des logiques d'appareils, et je sais de quoi je parle, c'est pour ça que je m'en suis écarté d'ailleurs. Ce sont des logiques d'appareils. Il y a une vraie détestation désormais dans l'opinion de ce que sont ces appareils. De ce que sont ces réalités co-sanguines parfois à la direction des partis. Il faut changer cela profondément. Et c'est vrai qu'il y a quatre ans, dans un livre, je le disais, et je ne pensais pas anticiper autant. Aujourd'hui, il y a un rejet, il y a vraiment un grand doute sur la vie politique. Et il faut modifier profondément les choses. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Robert Hue : "Le seul qui peut rassembler sur une base progressiste, c'est Macron"Vérifier à 4:42Voir 1 autre passage
« Merci d'abord de votre invitation. Parce que la situation s'est terriblement aggravée avec la crise. En fait, les partis politiques, incontestablement, ont rempli une mission démocratique pendant près d'un siècle et demi. Mais aujourd'hui, leur caractère pyramidal, le fait que tout se décide d'en haut, fait qu'ils se sont repliés sur des pouvoirs, des directions, des professionnels de la politique les occupent. Il y a une sorte de consanguinité. Ces partis se reproduisent désormais pour eux-mêmes. Et surtout, le drame, c'est qu'ils sont à mille lieux désormais des préoccupations des gens. Regardez, vos confrères du JDD, dimanche, le livre, je l'ai écrit, le JDD-moi, sondage, il publie un sondage qui montre que 82% des Français considèrent, n'ont pas confiance dans les partis politiques pour répondre aux problèmes de la vie quotidienne. C'est gravissime. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés2 sept. 2014 au 13 mars 2017 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, il y a un certain nombre de questions qui me vont bien dans le projet d'Emmanuel Macron. Sinon, je ne soutiendrai pas. Mais au fond, vous avez raison, ce n'est pas cette question qui, en premier lieu, me pousse à soutenir Emmanuel Macron. C'est que nous avons une gauche en miettes et un vrai danger Front National. Un vrai danger Front National, et je ne veux pas tomber dans la facilité, mais je crois qu'il y a une grosse sous-estimation dans le pays aujourd'hui de la montée, de l'ascension douce, comme je dis dans mon papier l'autre jour, dans le monde de Mme Le Pen. Il est clair que ce danger existe et qu'aujourd'hui la gauche est pulvérisée. Le seul qui peut, effectivement, sur une base progressiste, rassembler, me semble-t-il, c'est Emmanuel Macron. Ça ne veut pas dire que je suis d'accord avec l'ensemble de son projet. Par exemple, quels sont les chapitres les plus libéraux qui vous chagrinent chez Emmanuel Macron ? Sur un certain nombre de questions touchant au travail, il faut qu'on progresse encore. Mais bon, en tous les cas, j'ai obtenu dans un débat, un dialogue avec Emmanuel Macron qui prenne en compte une de mes revendications fortes. C'est celle d'un contrôle de l'utilisation des fonds publics accordés aux entreprises privées et publiques. Ça, c'est quelque chose qui me semble tout à fait important. Et après, à mon âge, je ne renie pas mes idées, mes principes. Mais je crois que là, face au danger, il y a la possibilité de se rassembler pour le renouveau démocratique. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Robert Hue : "Le seul qui peut rassembler sur une base progressiste, c'est Macron"Vérifier à 0:31Voir 1 autre passage
« Non, je ne me sens pas proche des frondeurs. Parce que, d'abord, c'est une affaire socialo-socialiste. Et puis, je crois qu'il ne s'agit pas de diviser davantage la gauche. Personne n'est... Tout le monde savait plus tôt qu'il y avait... C'était un programme social-démocrate, le programme de François Hollande. Dès le Bourget, aujourd'hui, il faut essayer de rassembler. Même si les stratégies sont différentes. Il faut que Hollande a appuyé quand même pas mal sur la politique de l'offre. Mais c'est bien pour ça que, personnellement, je pense que ce gouvernement, aujourd'hui, ne correspond pas. à cette amélioration qu'il faudra apporter avec une demande plus forte. Eh bien, merci. Le progressiste Robert Rue. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes2 sept. 2014 au 13 mars 2017 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, il y a un certain nombre de questions qui me vont bien dans le projet d'Emmanuel Macron. Sinon, je ne soutiendrai pas. Mais au fond, vous avez raison, ce n'est pas cette question qui, en premier lieu, me pousse à soutenir Emmanuel Macron. C'est que nous avons une gauche en miettes et un vrai danger Front National. Un vrai danger Front National, et je ne veux pas tomber dans la facilité, mais je crois qu'il y a une grosse sous-estimation dans le pays aujourd'hui de la montée, de l'ascension douce, comme je dis dans mon papier l'autre jour, dans le monde de Mme Le Pen. Il est clair que ce danger existe et qu'aujourd'hui la gauche est pulvérisée. Le seul qui peut, effectivement, sur une base progressiste, rassembler, me semble-t-il, c'est Emmanuel Macron. Ça ne veut pas dire que je suis d'accord avec l'ensemble de son projet. Par exemple, quels sont les chapitres les plus libéraux qui vous chagrinent chez Emmanuel Macron ? Sur un certain nombre de questions touchant au travail, il faut qu'on progresse encore. Mais bon, en tous les cas, j'ai obtenu dans un débat, un dialogue avec Emmanuel Macron qui prenne en compte une de mes revendications fortes. C'est celle d'un contrôle de l'utilisation des fonds publics accordés aux entreprises privées et publiques. Ça, c'est quelque chose qui me semble tout à fait important. Et après, à mon âge, je ne renie pas mes idées, mes principes. Mais je crois que là, face au danger, il y a la possibilité de se rassembler pour le renouveau démocratique. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Robert Hue : "Le seul qui peut rassembler sur une base progressiste, c'est Macron"Vérifier à 0:31Voir 2 autres passages
« Je considère que les partis politiques ont joué un rôle important pendant un siècle et demi. Ils remplissaient une vraie mission républicaine. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Aujourd'hui, ce sont des logiques d'appareils, et je sais de quoi je parle, c'est pour ça que je m'en suis écarté d'ailleurs. Ce sont des logiques d'appareils. Il y a une vraie détestation désormais dans l'opinion de ce que sont ces appareils. De ce que sont ces réalités co-sanguines parfois à la direction des partis. Il faut changer cela profondément. Et c'est vrai qu'il y a quatre ans, dans un livre, je le disais, et je ne pensais pas anticiper autant. Aujourd'hui, il y a un rejet, il y a vraiment un grand doute sur la vie politique. Et il faut modifier profondément les choses. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées13 mars 2017 au 13 mars 2017 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, Emmanuel Macron, je l'ai entendu, on a posé plusieurs fois la question, il dit à ses donateurs, pas de problème, il faut que vous, si vous le souhaitez, vous disiez qui vous avez donné, combien, etc. Bon, moi, ce n'est pas la question. Il est clair qu'aujourd'hui, on ne peut pas dépasser un certain seuil de dons. J'ai été deux fois candidat à la présidentielle, je sais ce que c'est. Et bon, Emmanuel Macron rentre dans ces critères. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Robert Hue : "Le seul qui peut rassembler sur une base progressiste, c'est Macron"Vérifier à 2:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'il faut, aujourd'hui, se dégager du présidentialisme. Nous sommes, effectivement, dans quelque chose qui a atteint la monarchie républicaine. Et François Hollande, que je connais bien, par ailleurs... Que vous avez soutenu en 2012. Oui, que j'ai soutenu en 2012. Qu'aujourd'hui, je soutiens avec le moins d'aveuglement possible. Parce que, en même temps, je ne suis pas dans un front anti-Hollande. Il faut aussi avancer. Mais il reste que, oui, il prend souvent des décisions qui apparaissent solitaires. Ça tient à la nature des institutions. François Hollande est le septième président de la Ve République. Aujourd'hui, nous sommes en bout de course. Il faut donc davantage, vous me posez la question, un régime beaucoup plus parlementaire. Et complété par une démocratie directe, une démocratie horizontale. Il faut davantage être dans la proximité. Les gens ont besoin d'un outil politique qui ne soit pas à mille lieues d'où ils sont. C'est la sixième république que réclame Arnaud Montebourg ? C'est une sixième république. Tout le monde la réclame à bien des égards. Mais il est évident qu'il y a un besoin de rénovation profonde. Je l'explique dans le livre. Et puis, parce que le fait que les gens rejettent les partis politiques ne les conduisent pas à rejeter la politique. Les français aiment la politique. Mais ils ne veulent plus de ces appareils qui fonctionnent sur eux-mêmes, qui se reproduisent pour eux-mêmes. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'il faut, aujourd'hui, se dégager du présidentialisme. Nous sommes, effectivement, dans quelque chose qui a atteint la monarchie républicaine. Et François Hollande, que je connais bien, par ailleurs... Que vous avez soutenu en 2012. Oui, que j'ai soutenu en 2012. Qu'aujourd'hui, je soutiens avec le moins d'aveuglement possible. Parce que, en même temps, je ne suis pas dans un front anti-Hollande. Il faut aussi avancer. Mais il reste que, oui, il prend souvent des décisions qui apparaissent solitaires. Ça tient à la nature des institutions. François Hollande est le septième président de la Ve République. Aujourd'hui, nous sommes en bout de course. Il faut donc davantage, vous me posez la question, un régime beaucoup plus parlementaire. Et complété par une démocratie directe, une démocratie horizontale. Il faut davantage être dans la proximité. Les gens ont besoin d'un outil politique qui ne soit pas à mille lieues d'où ils sont. C'est la sixième république que réclame Arnaud Montebourg ? C'est une sixième république. Tout le monde la réclame à bien des égards. Mais il est évident qu'il y a un besoin de rénovation profonde. Je l'explique dans le livre. Et puis, parce que le fait que les gens rejettent les partis politiques ne les conduisent pas à rejeter la politique. Les français aiment la politique. Mais ils ne veulent plus de ces appareils qui fonctionnent sur eux-mêmes, qui se reproduisent pour eux-mêmes. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, je pense que les expériences, disons, du socialisme du XXe siècle ont échoué. Le communisme, dans les conditions dramatiques que l'on sait, et la social-démocratie qui n'a pas réussi à porter les réponses qui conviennent, on le voit bien encore dans la crise actuelle qui existe dans la politique gouvernementale au sein du Parti socialiste ou dans d'autres partis européens. Mais il est bien clair qu'aujourd'hui, il faut trouver les dépassements nécessaires. L'idée du progrès, qui a été une idée exceptionnelle au moment des Lumières, et qui s'est altérée au fil du temps, parce qu'on a confondu l'évolution, et c'était une erreur du progrès scientifique et technique, avec le progrès lui-même, ce qui fait que des gens ont considéré que le progrès était en fait régressif, puisqu'il entraînait le chômage avec l'évolution de la modernité, du numérique, etc. Donc aujourd'hui, il faut apporter une réponse de dépassement. Moi, l'idée de progrès, l'idée que nos enfants, vos enfants peut-être, puissent vivre mieux que vous-même est une idée essentielle. Or, aujourd'hui, incontestablement, on ne peut plus dire ça. L'idée du progrès, de l'évolution positive, il faut donc renouer avec cela. Et je suis pour une renaissance du concept de progrès, c'est-à-dire de l'idée de progrès. Et puis, la gauche est en panne d'idées. Il faut à nouveau des idées pour faire avancer le rêve, en quelque sorte. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
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« Mon entourage immédiat a bien compris, parce que ça fait un moment que j'en parle et que j'en parlais d'ailleurs avec Emmanuel Macron. D'autres s'interrogent, mais aujourd'hui, vous m'avez aidé à apporter des réponses. Sous-titrage ST' 501 »
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