Et en plus, vous n'aviez même pas candidaté ?
Réponse à côtéC'est absolument cela. Un vrai outsider et challenger.
« C'est absolument cela. Un vrai outsider et challenger. »

Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Répartition sur 10 questions évaluables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
C'est absolument cela. Un vrai outsider et challenger.
« C'est absolument cela. Un vrai outsider et challenger. »
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Le dossier de profondeur n’est pas encore publiable pour cette période.
D'abord, concrètement, il y a un mouvement municipaliste qui promeut les droits humains. Nous faisons partie de ces villes. Et ce qui a été reconnu pendant la période de confinement, notamment, c'est notre acharnement à lutter contre la pauvreté dans un territoire où 50% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Nous avons, avec le service public, les associations, les habitants, fait œuvre d'hyper-solidarité dans ces moments extrêmement durs, de crise alimentaire extrêmement violente. Distribution de masques, 130 000 là où il n'y avait pas de masque. Avec organisation, bien évidemment, des vaccins, livraison alimentaire, continuité pédagogique, lien avec les plus anciens. Ce que, fon…
« D'abord, concrètement, il y a un mouvement municipaliste qui promeut les droits humains. Nous faisons partie de ces villes. Et ce qui a été reconnu pendant la période de confinement, notamment, c'est notre acharnement à lutter contre la pauvreté dans un territoire où 50% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Nous avons, avec le service public, les associations, les habitants, fait œuvre d'hyper-solidarité dans ces moments extrêmement durs, de crise alimentaire extrêmement violente. Distribution de masques, 130 000 là où il n'y avait pas de masque. Avec organisation, bien évidemment, des vaccins, livraison alimentaire, continuité pédagogique, lien avec les plus anciens. Ce que, fondamentalement, beaucoup de maires ont fait, beaucoup de collectivités locales ont fait, avec une particularité, c'est que la crise sanitaire a fragilisé et rendu plus funérable des populations qui étaient déjà extrêmement précaires. »
Les deux. Les deux, parce qu'on continue à vivre sur le mythe qu'on déverse des milliards et des milliards dans les quartiers populaires. Or, nous avons moins que les autres territoires. Et deux, on a besoin de ce changement de regard de la société entière sur ces territoires. C'est la raison pour laquelle je lis le combat local en tant que maire et ce combat national mené avec d'autres collègues de tout horizon politique confondu, hormis le Front National, pour faire passer le message suivant. Faire gagner la France, il faut faire gagner les banlieues françaises. Nous sommes une part de la réponse dans l'avenir qu'à construire la France, parce que nous sommes des territoires jeunes et nous…
« Les deux. Les deux, parce qu'on continue à vivre sur le mythe qu'on déverse des milliards et des milliards dans les quartiers populaires. Or, nous avons moins que les autres territoires. Et deux, on a besoin de ce changement de regard de la société entière sur ces territoires. C'est la raison pour laquelle je lis le combat local en tant que maire et ce combat national mené avec d'autres collègues de tout horizon politique confondu, hormis le Front National, pour faire passer le message suivant. Faire gagner la France, il faut faire gagner les banlieues françaises. Nous sommes une part de la réponse dans l'avenir qu'à construire la France, parce que nous sommes des territoires jeunes et nous devons mettre le paquet autrement, avec des bonnes énergies, parce qu'encore une fois, des banlieues qui vont bien, c'est la France qui va bien. Des banlieues qui vont mal, c'est la France qui va mal. »
Les deux. Les deux, parce qu'on continue à vivre sur le mythe qu'on déverse des milliards et des milliards dans les quartiers populaires. Or, nous avons moins que les autres territoires. Et deux, on a besoin de ce changement de regard de la société entière sur ces territoires. C'est la raison pour laquelle je lis le combat local en tant que maire et ce combat national mené avec d'autres collègues de tout horizon politique confondu, hormis le Front National, pour faire passer le message suivant. Faire gagner la France, il faut faire gagner les banlieues françaises. Nous sommes une part de la réponse dans l'avenir qu'à construire la France, parce que nous sommes des territoires jeunes et nous…
« Les deux. Les deux, parce qu'on continue à vivre sur le mythe qu'on déverse des milliards et des milliards dans les quartiers populaires. Or, nous avons moins que les autres territoires. Et deux, on a besoin de ce changement de regard de la société entière sur ces territoires. C'est la raison pour laquelle je lis le combat local en tant que maire et ce combat national mené avec d'autres collègues de tout horizon politique confondu, hormis le Front National, pour faire passer le message suivant. Faire gagner la France, il faut faire gagner les banlieues françaises. Nous sommes une part de la réponse dans l'avenir qu'à construire la France, parce que nous sommes des territoires jeunes et nous devons mettre le paquet autrement, avec des bonnes énergies, parce qu'encore une fois, des banlieues qui vont bien, c'est la France qui va bien. Des banlieues qui vont mal, c'est la France qui va mal. »
J'ai été extrêmement surpris par le regard des gens sur eux-mêmes. Ils ont été tous ou très nombreux à avoir été appelés à recevoir un texto, un SMS sur « Tu as vu ton maire et le meilleur maire du monde ». Vous l'avez dit, Grigny, c'est d'abord victime de la ségrégation, de la discrimination, voire bouc émissaire de la République. Et là, tout d'un coup, nous avons une reconnaissance internationale, parce que qui dit meilleure maire du monde, dit meilleure ville du monde. Et donc, il y a eu, oui, une fierté, une fierté collective, une fierté d'être grinois. Enfin, la reconnaissance que, oui, la vie est difficile. Mais oui, nous levons la tête et nous essayons les uns et les autres de faire…
« J'ai été extrêmement surpris par le regard des gens sur eux-mêmes. Ils ont été tous ou très nombreux à avoir été appelés à recevoir un texto, un SMS sur « Tu as vu ton maire et le meilleur maire du monde ». Vous l'avez dit, Grigny, c'est d'abord victime de la ségrégation, de la discrimination, voire bouc émissaire de la République. Et là, tout d'un coup, nous avons une reconnaissance internationale, parce que qui dit meilleure maire du monde, dit meilleure ville du monde. Et donc, il y a eu, oui, une fierté, une fierté collective, une fierté d'être grinois. Enfin, la reconnaissance que, oui, la vie est difficile. Mais oui, nous levons la tête et nous essayons les uns et les autres de faire solidarité ensemble. C'est ça, le sens de ce titre-là qui a été vécu vraiment positivement, même si la réalité est toujours présente. L'autre élément important, c'est la respectabilité, la respectabilité individuelle. Et puis, j'ai senti quelques changements de respectabilité dans le monde institutionnel, dans le regard des entreprises sur ce territoire. Ça a permis ce changement de regard qui, effectivement, ne se traduit pas en sonnant et trébuchant. Mais des gens qui vous regardaient avec méfiance, aujourd'hui, vous tirent leur chapeau. Et ça, c'est appréciable. Ça nous donne confiance sur le chemin que nous avons pris de refus de cette fatalité et de se dire que c'est possible de vivre ensemble et de vivre mieux. »
Oui, il y a des moments de découragement, évidemment. Il y a des moments où on a envie de raccrocher. Et puis, très rapidement, les personnes qui travaillent autour, qui nous voient évoluer, sont toujours là pour nous seconder. C'est la raison pour laquelle ce titre honorifique est vraiment une œuvre collective. Je ne suis pas pour l'héroïsation de la vie politique, locale comme nationale. Il y a un collectif qui est super. Et d'ailleurs, nous l'avons fêté ainsi, ce titre-là, par une rencontre collective avant qu'Omicron arrive.
« Oui, il y a des moments de découragement, évidemment. Il y a des moments où on a envie de raccrocher. Et puis, très rapidement, les personnes qui travaillent autour, qui nous voient évoluer, sont toujours là pour nous seconder. C'est la raison pour laquelle ce titre honorifique est vraiment une œuvre collective. Je ne suis pas pour l'héroïsation de la vie politique, locale comme nationale. Il y a un collectif qui est super. Et d'ailleurs, nous l'avons fêté ainsi, ce titre-là, par une rencontre collective avant qu'Omicron arrive. »
J'ai simplement reçu un mail le 6 février dernier, à 15h, m'indiquant que j'étais pré-sélectionné parmi une liste de 32 villes. Et puis, au fur et à mesure, on s'est pris au jeu. On a répondu aux questions. On a diffusé l'information parce qu'il y avait un peu de clics à faire. Et puis, de fil en aiguille, nous sommes arrivés avec mon collègue de Rotterdam à cette place très honorifique. Et c'est une petite fierté collective.
« J'ai simplement reçu un mail le 6 février dernier, à 15h, m'indiquant que j'étais pré-sélectionné parmi une liste de 32 villes. Et puis, au fur et à mesure, on s'est pris au jeu. On a répondu aux questions. On a diffusé l'information parce qu'il y avait un peu de clics à faire. Et puis, de fil en aiguille, nous sommes arrivés avec mon collègue de Rotterdam à cette place très honorifique. Et c'est une petite fierté collective. »
Des victoires dans les nombreux combats locaux que nous avons à mener et puis faire attention à ma tension et à mon poids.
« Des victoires dans les nombreux combats locaux que nous avons à mener et puis faire attention à ma tension et à mon poids. »
J'ai été extrêmement surpris par le regard des gens sur eux-mêmes. Ils ont été tous ou très nombreux à avoir été appelés à recevoir un texto, un SMS sur « Tu as vu ton maire et le meilleur maire du monde ». Vous l'avez dit, Grigny, c'est d'abord victime de la ségrégation, de la discrimination, voire bouc émissaire de la République. Et là, tout d'un coup, nous avons une reconnaissance internationale, parce que qui dit meilleure maire du monde, dit meilleure ville du monde. Et donc, il y a eu, oui, une fierté, une fierté collective, une fierté d'être grinois. Enfin, la reconnaissance que, oui, la vie est difficile. Mais oui, nous levons la tête et nous essayons les uns et les autres de faire…
« J'ai été extrêmement surpris par le regard des gens sur eux-mêmes. Ils ont été tous ou très nombreux à avoir été appelés à recevoir un texto, un SMS sur « Tu as vu ton maire et le meilleur maire du monde ». Vous l'avez dit, Grigny, c'est d'abord victime de la ségrégation, de la discrimination, voire bouc émissaire de la République. Et là, tout d'un coup, nous avons une reconnaissance internationale, parce que qui dit meilleure maire du monde, dit meilleure ville du monde. Et donc, il y a eu, oui, une fierté, une fierté collective, une fierté d'être grinois. Enfin, la reconnaissance que, oui, la vie est difficile. Mais oui, nous levons la tête et nous essayons les uns et les autres de faire solidarité ensemble. C'est ça, le sens de ce titre-là qui a été vécu vraiment positivement, même si la réalité est toujours présente. L'autre élément important, c'est la respectabilité, la respectabilité individuelle. Et puis, j'ai senti quelques changements de respectabilité dans le monde institutionnel, dans le regard des entreprises sur ce territoire. Ça a permis ce changement de regard qui, effectivement, ne se traduit pas en sonnant et trébuchant. Mais des gens qui vous regardaient avec méfiance, aujourd'hui, vous tirent leur chapeau. Et ça, c'est appréciable. Ça nous donne confiance sur le chemin que nous avons pris de refus de cette fatalité et de se dire que c'est possible de vivre ensemble et de vivre mieux. »
Effectivement, je suis un enfant du quartier de la Grande-Borne, fier de l'être, fier d'avoir grandi dans cette cité avec des enseignants exceptionnels, avec des services publics dévoués, avec des voisins superbes. Bien évidemment, avec son lot de difficultés et d'avoir nourri mon engagement d'abord citoyen, à un moment où on parlait de lutte contre les exclusions à la fin des années 90 et qui m'a formé dans mon envie de mon engagement politique et puis de fil en aiguille dans mes responsabilités qui sont les miennes aujourd'hui. Oui, effectivement, j'ai cette particularité d'avoir vécu les risques d'expulsions locatives, d'avoir été nourri par les restaurants du cœur, par le secours popula…
« Effectivement, je suis un enfant du quartier de la Grande-Borne, fier de l'être, fier d'avoir grandi dans cette cité avec des enseignants exceptionnels, avec des services publics dévoués, avec des voisins superbes. Bien évidemment, avec son lot de difficultés et d'avoir nourri mon engagement d'abord citoyen, à un moment où on parlait de lutte contre les exclusions à la fin des années 90 et qui m'a formé dans mon envie de mon engagement politique et puis de fil en aiguille dans mes responsabilités qui sont les miennes aujourd'hui. »
« Oui, effectivement, j'ai cette particularité d'avoir vécu les risques d'expulsions locatives, d'avoir été nourri par les restaurants du cœur, par le secours populaire, d'être extrêmement attentif aux fêtes de fin d'année parce qu'il y avait le colis alimentaire, d'avoir eu la chance incroyable d'avoir participé à des colonies de vacances extrêmement peu chères parce que je ne suis jamais parti en vacances avec mes parents. Donc voilà, cette histoire-là du communisme municipal ou de l'humanisme municipal qui caractérise beaucoup de collectivités locales m'a construit dans le refus de la fatalité et l'envie d'apporter un soutien aux autres et des solutions. »