Comment, juste dans votre exploitation, vous, vous vivez au quotidien ces aléas ?
Réponse directeBien sûr, l'agriculture est une des premières victimes du réchauffement climatique. Et quand on oppose agriculture et environnement, on fait une erreur parce que c'est justement celles et ceux qui connaissent peut-être le mieux l'impact du réchauffement climatique. Et donc on voit, par exemple, qu'entre 1988 et 2018, sur 30 ans, aujourd'hui, on a 40% de pousses d'herbe de moins que sur ces 30 années-là. Donc on voit une décapitalisation du cheptel, on voit une production de maïs, de céréales qui est en très, très forte baisse. Et donc c'est la souveraineté alimentaire qui est mise en cause. Et donc c'est nourrir chacun de nos Français. Et donc est-ce que la solution, c'est importer ou est-c…
« Bien sûr, l'agriculture est une des premières victimes du réchauffement climatique. Et quand on oppose agriculture et environnement, on fait une erreur parce que c'est justement celles et ceux qui connaissent peut-être le mieux l'impact du réchauffement climatique. Et donc on voit, par exemple, qu'entre 1988 et 2018, sur 30 ans, aujourd'hui, on a 40% de pousses d'herbe de moins que sur ces 30 années-là. Donc on voit une décapitalisation du cheptel, on voit une production de maïs, de céréales qui est en très, très forte baisse. Et donc c'est la souveraineté alimentaire qui est mise en cause. Et donc c'est nourrir chacun de nos Français. Et donc est-ce que la solution, c'est importer ou est-ce que c'est de s'adapter localement pour permettre, justement, de continuer à produire, d'arrêter d'assommer les agriculteurs, d'arrêter d'avoir autant de procureurs que de gens qui parlent de l'agriculture ? Je pense qu'il faut connaître ce métier pour en comprendre ses ressorts. »
