Pascal Blanchard — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
22 sept. 2019 au 14 mars 2021
Questions
9
Entretiens
2
Sources
2
Heures analysées
0,6 h
Répartition sur 9 questions évaluables
Réponse directe
2
Réponse partielle
1
Réponse à côté
6
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 9 sur 9
Question 1Noms de rues : "C'est aux maires" de choisir parmi ces "318 personnalités", explique Pascal Blanchard
Il y avait un choix. Une commission indépendante qui travaille pendant trois mois et qui propose des noms, ou faire de l'interministériel et réunir dans les différents cabinets des gens. On s'est dit, pour une fois, c'est bien aussi que des spécialistes de ces questions travaillent en dehors de toute pression ministérielle. Au moins, Nadia Hay nous a protégés pendant trois mois. On a pu travailler totalement, sereinement. C'est allé plus vite ?
Réponse à côté
Il paraît que Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale, a des boutons quand on lui parle de vous depuis ce projet de recueil. Est-ce que vous savez pourquoi ?
« Il paraît que Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale, a des boutons quand on lui parle de vous depuis ce projet de recueil. Est-ce que vous savez pourquoi ? »
France Inter — L'invité du week-end · Noms de rues : "C'est aux maires" de choisir parmi ces "318 personnalités", explique Pascal BlanchardVérifier à 11:50
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Dates citées22 sept. 2019 au 14 mars 2021 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Référence aussi à l'histoire coloniale avec, par exemple, le Guadeloupéen Louis Delgrès, qui a payé de sa vie sa lutte contre le rétablissement de l'esclavage par Napoléon en 1802, me semble-t-il, « Baptiser une rue Delgrès, est-ce que c'est compatible avec la prochaine célébration de Napoléon, mort il y a 200 ans, et dont l'Elysée, ou en tout cas le gouvernement, a laissé entendre que ce serait bien une commémoration assumée par le chef de l'État ? Est-ce qu'il y a une cohérence en ce moment à avoir votre travail sur les noms de rue Delgrès et puis commémorer Napoléon dans la séquence mémorielle d'Emmanuel Macron ? En tout cas, les deux font partie de notre histoire. »
France Inter — L'invité du week-end · Noms de rues : "C'est aux maires" de choisir parmi ces "318 personnalités", explique Pascal Blanchard
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 2Noms de rues : "C'est aux maires" de choisir parmi ces "318 personnalités", explique Pascal Blanchard
Ok, 10% des bibliothèques, des médiathèques, des rues et des places portent des noms de vivants aujourd'hui. C'était à nous de trouver d'une autre manière pour dire au maire, tenez, à côté de la liste des décédés et des disparus, il y a des vivants qui peuvent être intéressants. Quand vous demandez à un jeune, c'est qui son héros aujourd'hui quand c'est un garçon, un jeune garçon de moins de 18 ans, il vous répond M.Bappé. Merci Pascal Blanchard. Et la première plaque, ce sera quand ?
Réponse à côté
Il faut en parler. Merci d'être venu en parler ce matin sur France Inter. Pascal Blanchard, historien spécialiste en histoire coloniale et histoire des immigrations. Merci et bonne journée.
« Il faut en parler. Merci d'être venu en parler ce matin sur France Inter. Pascal Blanchard, historien spécialiste en histoire coloniale et histoire des immigrations. Merci et bonne journée. »
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Question 3Noms de rues : "C'est aux maires" de choisir parmi ces "318 personnalités", explique Pascal Blanchard
Et la Commune ?
Réponse à côté
On va finir sur Napoléon.
« On va finir sur Napoléon. »
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Question 4Noms de rues : "C'est aux maires" de choisir parmi ces "318 personnalités", explique Pascal Blanchard
Mais bien sûr, aux riverains, aux gens qui vont dans une médiathèque. Vous, quand vous allez dans votre piscine le matin, comment un jour cette piscine va s'appeler pour le dire à vos enfants ?
Réponse à côté
Je disais ce matin dans le JDD que ce projet a crispé plusieurs ministres, pas ou peu consultés, hormis votre ministre de tutelle déléguée à la ville, Nadia Hay. Est-ce que ce projet n'aurait pas dû être, finalement, interministériel, avec les ministères des Outre-mer, avec le ministère des anciens combattants ?
« Je disais ce matin dans le JDD que ce projet a crispé plusieurs ministres, pas ou peu consultés, hormis votre ministre de tutelle déléguée à la ville, Nadia Hay. Est-ce que ce projet n'aurait pas dû être, finalement, interministériel, avec les ministères des Outre-mer, avec le ministère des anciens combattants ? »
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Question 5Noms de rues : "C'est aux maires" de choisir parmi ces "318 personnalités", explique Pascal Blanchard
C'était qu'on arrive autour d'une table avec des cultures et des points de vue différents. Quand André Gracoteau, par exemple, propose de nom de militaire, les autres n'avaient pas du tout la culture de ces militaires avec lesquels il est arrivé. C'était d'essayer de tendre vers quelque chose qui... Quand vous me dites qu'une ville du Front National ne peut pas prendre un des noms, il y a quand même beaucoup d'hommes et quelques femmes qui sont morts pour la France à la guerre. Donc, si ça se trouve, eux-mêmes vont pouvoir puiser dans ces combattants peut-être du débarquement de Provence de 1944, de différentes guerres de 2014-2018. Par exemple, l'aviateur vietnamien d'Oui, qui pendant la première guerre mondiale se bat pour la France. Même un élu Front National peut aller puiser un an.
Réponse à côté
Référence aussi à l'histoire coloniale avec, par exemple, le Guadeloupéen Louis Delgrès, qui a payé de sa vie sa lutte contre le rétablissement de l'esclavage par Napoléon en 1802, me semble-t-il, « Baptiser une rue Delgrès, est-ce que c'est compatible avec la prochaine célébration de Napoléon, mort il y a 200 ans, et dont l'Elysée, ou en tout cas le gouvernement, a laissé entendre que ce serait bien une commémoration assumée par le chef de l'État ? Est-ce qu'il y a une cohérence en ce moment à avoir votre travail sur les noms de rue Delgrès et puis commémorer Napoléon dans la séquence mémorielle d'Emmanuel Macron ? En tout cas, les deux font partie de notre histoire.
« Référence aussi à l'histoire coloniale avec, par exemple, le Guadeloupéen Louis Delgrès, qui a payé de sa vie sa lutte contre le rétablissement de l'esclavage par Napoléon en 1802, me semble-t-il, « Baptiser une rue Delgrès, est-ce que c'est compatible avec la prochaine célébration de Napoléon, mort il y a 200 ans, et dont l'Elysée, ou en tout cas le gouvernement, a laissé entendre que ce serait bien une commémoration assumée par le chef de l'État ? Est-ce qu'il y a une cohérence en ce moment à avoir votre travail sur les noms de rue Delgrès et puis commémorer Napoléon dans la séquence mémorielle d'Emmanuel Macron ? En tout cas, les deux font partie de notre histoire. »
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Question 6Noms de rues : "C'est aux maires" de choisir parmi ces "318 personnalités", explique Pascal Blanchard
C'est un mot taboué, repentance ?
Réponse à côté
Est-ce qu'Emmanuel Macron aura terminé ce chantier mémoriel sur l'Algérie avant la fin de son mandat ? Et peut-être surtout avant les 60 ans de l'indépendance de l'Algérie, ce sera le 19 mars prochain.
« Est-ce qu'Emmanuel Macron aura terminé ce chantier mémoriel sur l'Algérie avant la fin de son mandat ? Et peut-être surtout avant les 60 ans de l'indépendance de l'Algérie, ce sera le 19 mars prochain. »
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Question 7Pascal Blanchard, historien : “Emmanuel Macron fait de l'immigration un enjeu majeur de 2022”
Mais il y a la peur de la tyrannie des minorités ?
Réponse directe
Bien sûr, nous sommes dans un débat où un certain nombre d'intellectuels, depuis quelques années, ont plutôt titillé la question. On peut dire qu'elle est omniprésente dans notre présent. On peut dire qu'on le voit bien avec les Zemmour, les Bruckner, cette question est devenue une question, je dirais, de la pensée collective. Et elle est très populaire quand on voit le taux de lecture des auteurs qui viennent les lire et des gens qui viennent les écouter. Ça veut dire que les Français, maintenant, dans leur inconscient collectif, ont fait le lien entre immigration, identité, déclin de la France, danger communautaire.
« Bien sûr, nous sommes dans un débat où un certain nombre d'intellectuels, depuis quelques années, ont plutôt titillé la question. On peut dire qu'elle est omniprésente dans notre présent. On peut dire qu'on le voit bien avec les Zemmour, les Bruckner, cette question est devenue une question, je dirais, de la pensée collective. Et elle est très populaire quand on voit le taux de lecture des auteurs qui viennent les lire et des gens qui viennent les écouter. Ça veut dire que les Français, maintenant, dans leur inconscient collectif, ont fait le lien entre immigration, identité, déclin de la France, danger communautaire. »
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Question 8Pascal Blanchard, historien : “Emmanuel Macron fait de l'immigration un enjeu majeur de 2022”
Et il y a un autre sujet, je ne sais pas si on en parle dans les bistrots, c'est la laïcité. Est-ce que la laïcité, telle qu'elle existe en France aujourd'hui, est la seule réponse aux défis identitaires contemporains dont on vient de parler ?
Réponse partielle
En tout cas, c'est notre matrice qui est un des piliers de notre République. On peut être d'accord, on peut être contre. C'est ce qui fait le réfort, la preuve, c'est qu'on en parle. Même là, ce matin, il y a plein de pays où vous n'auriez aucun discours, parce que le mot n'existerait même pas. Sauf que la laïcité, on a bien vu, entre Hollande et les différents chefs d'État, que ça peut être la géométrie variable. C'est même plus qu' la géométrie variable, c'est la même notion que l'égalité et la liberté.
« En tout cas, c'est notre matrice qui est un des piliers de notre République. On peut être d'accord, on peut être contre. C'est ce qui fait le réfort, la preuve, c'est qu'on en parle. Même là, ce matin, il y a plein de pays où vous n'auriez aucun discours, parce que le mot n'existerait même pas. Sauf que la laïcité, on a bien vu, entre Hollande et les différents chefs d'État, que ça peut être la géométrie variable. C'est même plus qu' la géométrie variable, c'est la même notion que l'égalité et la liberté. »
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Question 9Pascal Blanchard, historien : “Emmanuel Macron fait de l'immigration un enjeu majeur de 2022”
Oui, mais est-ce qu'elle peut faire face aujourd'hui à une religion qui n'était pas présente au début du XXe siècle, quand ça a été mis en place, avec en plus une islamisation de l'islam ?
Réponse directe
Bien sûr qu'elle peut être une très bonne réponse, parce qu'elle donne aujourd'hui des règles de vie. La preuve, c'est au nom de ces règles de vie que certaines mesures sont prises. Elle donne des principes qui sont à respecter. Alors, elle a eu une difficulté, c'est qu'elle n'a certainement pas anticipé, à tant les 30 dernières années, on va dire, pour faire simple, du débat sur l'islam en France, de la place de l'islam en France, de la formation des imams, par exemple, de quelle matrice à avoir, parce que c'est un, dans l'absolu, un mouvement énorme qui est en train de basculer. En plus, on voit que la nouvelle génération, enfin la troisième ou deuxième, est en train de retrouver l'islam.…
« Bien sûr qu'elle peut être une très bonne réponse, parce qu'elle donne aujourd'hui des règles de vie. La preuve, c'est au nom de ces règles de vie que certaines mesures sont prises. Elle donne des principes qui sont à respecter. Alors, elle a eu une difficulté, c'est qu'elle n'a certainement pas anticipé, à tant les 30 dernières années, on va dire, pour faire simple, du débat sur l'islam en France, de la place de l'islam en France, de la formation des imams, par exemple, de quelle matrice à avoir, parce que c'est un, dans l'absolu, un mouvement énorme qui est en train de basculer. En plus, on voit que la nouvelle génération, enfin la troisième ou deuxième, est en train de retrouver l'islam. Donc, toutes ces questions-là n'étaient pas forcément pensées, vous avez raison, par la laïcité, mais rappelons-nous quand même que le débat au début du XXe siècle sur la laïcité était bien plus violent qu'aujourd'hui. Tout le monde a oublié comment les curés sortaient des églises. En 1905 ? En 1905. Et puis, nous sommes très très doués depuis les guerres de religion, la Saint-Barthélemy, pour démontrer que ce pays, sur la question religieuse, peut être des combats qui peuvent être assez compliqués. Mais, la laïcité est une des matrices par rapport à d'autres pays européens qui n'en ont pas forcément en termes de modèle, pour répondre à des enjeux qui... Ça a quand même permis de refaire une France. Oui, et en même temps d'ouvrir aussi une réflexion qui est la nôtre sur qu'est-ce que la laïcité. Parce que si c'est une laïcité pour expulser l'autre, non pas intégrer l'autre, le rejeter dans une sorte de marge à l'UX, ce n'est pas une laïcité qui va fabriquer du citoyen. Et heureusement qu'on a aussi cette laïcité pour, de temps en temps, dire à ceux qui voudraient être des identitaires de l'autre côté, en disant, la France est d'abord chrétienne, catholique. Je vous rappelle que nous l'avons entendu encore dans la bouche de certains présidents de la République. C'est là un paradoxe qu'il va y avoir. Comment on peut demander aux gens de respecter les principes de la laïcité et de revendiquer une identité religieuse ? C'est tout le paradoxe d'un temps de mutation. »
France Inter — L'invité du week-end · Pascal Blanchard, historien : “Emmanuel Macron fait de l'immigration un enjeu majeur de 2022”Vérifier à 9:11
« Est-ce qu'Emmanuel Macron aura terminé ce chantier mémoriel sur l'Algérie avant la fin de son mandat ? Et peut-être surtout avant les 60 ans de l'indépendance de l'Algérie, ce sera le 19 mars prochain. »
France Inter — L'invité du week-end · Noms de rues : "C'est aux maires" de choisir parmi ces "318 personnalités", explique Pascal BlanchardVérifier à 17:58
« Référence aussi à l'histoire coloniale avec, par exemple, le Guadeloupéen Louis Delgrès, qui a payé de sa vie sa lutte contre le rétablissement de l'esclavage par Napoléon en 1802, me semble-t-il, « Baptiser une rue Delgrès, est-ce que c'est compatible avec la prochaine célébration de Napoléon, mort il y a 200 ans, et dont l'Elysée, ou en tout cas le gouvernement, a laissé entendre que ce serait bien une commémoration assumée par le chef de l'État ? Est-ce qu'il y a une cohérence en ce moment à avoir votre travail sur les noms de rue Delgrès et puis commémorer Napoléon dans la séquence mémorielle d'Emmanuel Macron ? En tout cas, les deux font partie de notre histoire. »
France Inter — L'invité du week-end · Noms de rues : "C'est aux maires" de choisir parmi ces "318 personnalités", explique Pascal BlanchardVérifier à 8:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités14 mars 2021 au 14 mars 2021 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Référence aussi à l'histoire coloniale avec, par exemple, le Guadeloupéen Louis Delgrès, qui a payé de sa vie sa lutte contre le rétablissement de l'esclavage par Napoléon en 1802, me semble-t-il, « Baptiser une rue Delgrès, est-ce que c'est compatible avec la prochaine célébration de Napoléon, mort il y a 200 ans, et dont l'Elysée, ou en tout cas le gouvernement, a laissé entendre que ce serait bien une commémoration assumée par le chef de l'État ? Est-ce qu'il y a une cohérence en ce moment à avoir votre travail sur les noms de rue Delgrès et puis commémorer Napoléon dans la séquence mémorielle d'Emmanuel Macron ? En tout cas, les deux font partie de notre histoire. »
France Inter — L'invité du week-end · Noms de rues : "C'est aux maires" de choisir parmi ces "318 personnalités", explique Pascal BlanchardVérifier à 8:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées22 sept. 2019 au 14 mars 2021 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Référence aussi à l'histoire coloniale avec, par exemple, le Guadeloupéen Louis Delgrès, qui a payé de sa vie sa lutte contre le rétablissement de l'esclavage par Napoléon en 1802, me semble-t-il, « Baptiser une rue Delgrès, est-ce que c'est compatible avec la prochaine célébration de Napoléon, mort il y a 200 ans, et dont l'Elysée, ou en tout cas le gouvernement, a laissé entendre que ce serait bien une commémoration assumée par le chef de l'État ? Est-ce qu'il y a une cohérence en ce moment à avoir votre travail sur les noms de rue Delgrès et puis commémorer Napoléon dans la séquence mémorielle d'Emmanuel Macron ? En tout cas, les deux font partie de notre histoire. »
France Inter — L'invité du week-end · Noms de rues : "C'est aux maires" de choisir parmi ces "318 personnalités", explique Pascal BlanchardVérifier à 8:20Voir 2 autres passages
« Référence aussi à l'histoire coloniale avec, par exemple, le Guadeloupéen Louis Delgrès, qui a payé de sa vie sa lutte contre le rétablissement de l'esclavage par Napoléon en 1802, me semble-t-il, « Baptiser une rue Delgrès, est-ce que c'est compatible avec la prochaine célébration de Napoléon, mort il y a 200 ans, et dont l'Elysée, ou en tout cas le gouvernement, a laissé entendre que ce serait bien une commémoration assumée par le chef de l'État ? Est-ce qu'il y a une cohérence en ce moment à avoir votre travail sur les noms de rue Delgrès et puis commémorer Napoléon dans la séquence mémorielle d'Emmanuel Macron ? En tout cas, les deux font partie de notre histoire. »
France Inter — L'invité du week-end · Noms de rues : "C'est aux maires" de choisir parmi ces "318 personnalités", explique Pascal BlanchardVérifier à 8:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités14 mars 2021 au 14 mars 2021 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Une dernière question pour revenir sur ce recueil de portraits français que vous avez présidé pour aller baptiser et rendre plus de diversité sur les plaques de nos rues et sur les places publiques. Recueil de 318 noms de personnes disparues. Il y aura une autre liste de personnes vivantes. Ça fait débat d'avoir des personnes vivantes qui donneraient leur nom de rue. La crainte peut-être de succomber à un effet de mode ? Comment est-ce que vous avez débattu de ça ? »
France Inter — L'invité du week-end · Noms de rues : "C'est aux maires" de choisir parmi ces "318 personnalités", explique Pascal BlanchardVérifier à 18:54Voir 1 autre passage
« Je disais ce matin dans le JDD que ce projet a crispé plusieurs ministres, pas ou peu consultés, hormis votre ministre de tutelle déléguée à la ville, Nadia Hay. Est-ce que ce projet n'aurait pas dû être, finalement, interministériel, avec les ministères des Outre-mer, avec le ministère des anciens combattants ? »
France Inter — L'invité du week-end · Noms de rues : "C'est aux maires" de choisir parmi ces "318 personnalités", explique Pascal BlanchardVérifier à 10:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités22 sept. 2019 au 14 mars 2021 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Une dernière question pour revenir sur ce recueil de portraits français que vous avez présidé pour aller baptiser et rendre plus de diversité sur les plaques de nos rues et sur les places publiques. Recueil de 318 noms de personnes disparues. Il y aura une autre liste de personnes vivantes. Ça fait débat d'avoir des personnes vivantes qui donneraient leur nom de rue. La crainte peut-être de succomber à un effet de mode ? Comment est-ce que vous avez débattu de ça ? »
France Inter — L'invité du week-end · Noms de rues : "C'est aux maires" de choisir parmi ces "318 personnalités", explique Pascal BlanchardVérifier à 18:54Voir 1 autre passage
« Bien sûr, nous sommes dans un débat où un certain nombre d'intellectuels, depuis quelques années, ont plutôt titillé la question. On peut dire qu'elle est omniprésente dans notre présent. On peut dire qu'on le voit bien avec les Zemmour, les Bruckner, cette question est devenue une question, je dirais, de la pensée collective. Et elle est très populaire quand on voit le taux de lecture des auteurs qui viennent les lire et des gens qui viennent les écouter. Ça veut dire que les Français, maintenant, dans leur inconscient collectif, ont fait le lien entre immigration, identité, déclin de la France, danger communautaire. »
France Inter — L'invité du week-end · Pascal Blanchard, historien : “Emmanuel Macron fait de l'immigration un enjeu majeur de 2022”Vérifier à 12:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr qu'elle peut être une très bonne réponse, parce qu'elle donne aujourd'hui des règles de vie. La preuve, c'est au nom de ces règles de vie que certaines mesures sont prises. Elle donne des principes qui sont à respecter. Alors, elle a eu une difficulté, c'est qu'elle n'a certainement pas anticipé, à tant les 30 dernières années, on va dire, pour faire simple, du débat sur l'islam en France, de la place de l'islam en France, de la formation des imams, par exemple, de quelle matrice à avoir, parce que c'est un, dans l'absolu, un mouvement énorme qui est en train de basculer. En plus, on voit que la nouvelle génération, enfin la troisième ou deuxième, est en train de retrouver l'islam. Donc, toutes ces questions-là n'étaient pas forcément pensées, vous avez raison, par la laïcité, mais rappelons-nous quand même que le débat au début du XXe siècle sur la laïcité était bien plus violent qu'aujourd'hui. Tout le monde a oublié comment les curés sortaient des églises. En 1905 ? En 1905. Et puis, nous sommes très très doués depuis les guerres de religion, la Saint-Barthélemy, pour démontrer que ce pays, sur la question religieuse, peut être des combats qui peuvent être assez compliqués. Mais, la laïcité est une des matrices par rapport à d'autres pays européens qui n'en ont pas forcément en termes de modèle, pour répondre à des enjeux qui... Ça a quand même permis de refaire une France. Oui, et en même temps d'ouvrir aussi une réflexion qui est la nôtre sur qu'est-ce que la laïcité. Parce que si c'est une laïcité pour expulser l'autre, non pas intégrer l'autre, le rejeter dans une sorte de marge à l'UX, ce n'est pas une laïcité qui va fabriquer du citoyen. Et heureusement qu'on a aussi cette laïcité pour, de temps en temps, dire à ceux qui voudraient être des identitaires de l'autre côté, en disant, la France est d'abord chrétienne, catholique. Je vous rappelle que nous l'avons entendu encore dans la bouche de certains présidents de la République. C'est là un paradoxe qu'il va y avoir. Comment on peut demander aux gens de respecter les principes de la laïcité et de revendiquer une identité religieuse ? C'est tout le paradoxe d'un temps de mutation. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes22 sept. 2019 au 22 sept. 2019 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr qu'elle peut être une très bonne réponse, parce qu'elle donne aujourd'hui des règles de vie. La preuve, c'est au nom de ces règles de vie que certaines mesures sont prises. Elle donne des principes qui sont à respecter. Alors, elle a eu une difficulté, c'est qu'elle n'a certainement pas anticipé, à tant les 30 dernières années, on va dire, pour faire simple, du débat sur l'islam en France, de la place de l'islam en France, de la formation des imams, par exemple, de quelle matrice à avoir, parce que c'est un, dans l'absolu, un mouvement énorme qui est en train de basculer. En plus, on voit que la nouvelle génération, enfin la troisième ou deuxième, est en train de retrouver l'islam. Donc, toutes ces questions-là n'étaient pas forcément pensées, vous avez raison, par la laïcité, mais rappelons-nous quand même que le débat au début du XXe siècle sur la laïcité était bien plus violent qu'aujourd'hui. Tout le monde a oublié comment les curés sortaient des églises. En 1905 ? En 1905. Et puis, nous sommes très très doués depuis les guerres de religion, la Saint-Barthélemy, pour démontrer que ce pays, sur la question religieuse, peut être des combats qui peuvent être assez compliqués. Mais, la laïcité est une des matrices par rapport à d'autres pays européens qui n'en ont pas forcément en termes de modèle, pour répondre à des enjeux qui... Ça a quand même permis de refaire une France. Oui, et en même temps d'ouvrir aussi une réflexion qui est la nôtre sur qu'est-ce que la laïcité. Parce que si c'est une laïcité pour expulser l'autre, non pas intégrer l'autre, le rejeter dans une sorte de marge à l'UX, ce n'est pas une laïcité qui va fabriquer du citoyen. Et heureusement qu'on a aussi cette laïcité pour, de temps en temps, dire à ceux qui voudraient être des identitaires de l'autre côté, en disant, la France est d'abord chrétienne, catholique. Je vous rappelle que nous l'avons entendu encore dans la bouche de certains présidents de la République. C'est là un paradoxe qu'il va y avoir. Comment on peut demander aux gens de respecter les principes de la laïcité et de revendiquer une identité religieuse ? C'est tout le paradoxe d'un temps de mutation. »
France Inter — L'invité du week-end · Pascal Blanchard, historien : “Emmanuel Macron fait de l'immigration un enjeu majeur de 2022”Vérifier à 9:11
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« En tout cas, c'est notre matrice qui est un des piliers de notre République. On peut être d'accord, on peut être contre. C'est ce qui fait le réfort, la preuve, c'est qu'on en parle. Même là, ce matin, il y a plein de pays où vous n'auriez aucun discours, parce que le mot n'existerait même pas. Sauf que la laïcité, on a bien vu, entre Hollande et les différents chefs d'État, que ça peut être la géométrie variable. C'est même plus qu' la géométrie variable, c'est la même notion que l'égalité et la liberté. »
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