Natacha Bouchart — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
14 août 2016 au 22 sept. 2026
Questions
27
Entretiens
4
Sources
4
Heures analysées
1,1 h
Répartition sur 27 questions évaluables
Réponse directe
17
Réponse partielle
3
Réponse à côté
7
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 27
Question 1Naufrage dans la Manche en 2021 : "Un des moments les plus effroyables de mes mandats", confie Natacha Bouchart
que dans l'humanité, c'est faux ?
Réponse à côté
Attendez, j'ai mis à disposition un centre de loisirs pour protéger 400 femmes et enfants, pour protéger des hommes dans les conditions de jour. Et ça n'est pas de ma responsabilité si les services de l'État n'ont pas réussi à gérer ce campement. Et donc ce procès est un mauvais procès vis-à-vis des Calaisiennes et des Calaisiens, parce qu'aucun autre maire de France n'a essayé un dispositif. Donc la parole est facile, la critique est facile. Mais moi, quand les services de l'État me disent qu'on a des places en CAES pour pouvoir accueillir ces familles, et que ces mêmes associations, pour certaines, pas toutes, et leur disent surtout qu'il ne pas aller là-bas, que ce n pas le bon chemin, e…
« Attendez, j'ai mis à disposition un centre de loisirs pour protéger 400 femmes et enfants, pour protéger des hommes dans les conditions de jour. »
ici Nord — L'invité du matin · Naufrage dans la Manche en 2021 : "Un des moments les plus effroyables de mes mandats", confie Natacha Bouchart
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités14 août 2016 au 22 sept. 2026 · 13 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Attendez, j'ai mis à disposition un centre de loisirs pour protéger 400 femmes et enfants, pour protéger des hommes dans les conditions de jour. »
ici Nord — L'invité du matin · Naufrage dans la Manche en 2021 : "Un des moments les plus effroyables de mes mandats", confie Natacha BouchartVérifier à 5:32
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
« Et ça n'est pas de ma responsabilité si les services de l'État n'ont pas réussi à gérer ce campement. Et donc ce procès est un mauvais procès vis-à-vis des Calaisiennes et des Calaisiens, parce qu'aucun autre maire de France n'a essayé un dispositif. Donc la parole est facile, la critique est facile. Mais moi, quand les services de l'État me disent qu'on a des places en CAES pour pouvoir accueillir ces familles, et que ces mêmes associations, pour certaines, pas toutes, et leur disent surtout qu'il ne »
ici Nord — L'invité du matin · Naufrage dans la Manche en 2021 : "Un des moments les plus effroyables de mes mandats", confie Natacha BouchartVérifier à 5:46
« pas aller là-bas, »
ici Nord — L'invité du matin · Naufrage dans la Manche en 2021 : "Un des moments les plus effroyables de mes mandats", confie Natacha BouchartVérifier à 6:24
Question 2Naufrage dans la Manche en 2021 : "Un des moments les plus effroyables de mes mandats", confie Natacha Bouchart
Natacha Bouchard, vous venez dire que vous avez tout tenté en tant que maire pour allier humanité et fermeté. Vous allez vous retrouver sur le banc des partis civils avec des associations qui viennent en aide aux exilés sur l'électorat. L'association qui rappelle que vous avez pris par le passé aussi des arrêtés pour empêcher de nouvelles distributions de repas. Que leur répondez-vous
Réponse directe
leur dis simplement que tous les dispositifs humanitaires qui ont été essayés à Calais, c'est moi qui les ai initiés. Je les ai initiés en créant une aire de repas digne, déjà en 2009. Je les ai initiés en créant un conseil d'immigrants pour lesquels le gouvernement de 2012 m'a interdit, en fait, de continuer les échanges. Je les ai initiés en demandant à M. Salomé de créer l'association Salam. Je les ai initiés quand j'ai donc mis à disposition un plan grand froid. Vous savez, au niveau était interdit, 'était sous M. Sarkozy. Oui, je les ai aussi initiés en achetant des douches pour permettre un environnement digne.
« leur dis simplement que tous les dispositifs humanitaires qui ont été essayés à Calais, c'est moi qui les ai initiés. Je les ai initiés en créant une aire de repas digne, déjà en 2009. Je les ai initiés en créant un conseil d'immigrants pour lesquels le gouvernement de 2012 m'a interdit, en fait, de continuer les échanges. Je les ai initiés en demandant à M. Salomé de créer l'association Salam. Je les ai initiés quand j'ai donc mis à disposition un plan grand froid. Vous savez, au niveau était interdit, »
ici Nord — L'invité du matin · Naufrage dans la Manche en 2021 : "Un des moments les plus effroyables de mes mandats", confie Natacha BouchartVérifier à 4:34Voir 1 autre passage
« 'était sous M. Sarkozy. Oui, je les ai aussi initiés en achetant des douches pour permettre un environnement digne. »
ici Nord — L'invité du matin · Naufrage dans la Manche en 2021 : "Un des moments les plus effroyables de mes mandats", confie Natacha BouchartVérifier à 5:15
Question 3Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09
Comme membres d'associations Vous dites ils se donnent bonne conscience Et vous les mettez finalement dans la même forme de responsabilité Que les passeurs
Réponse directe
La responsabilité, la complexité de cela C'est que en les aidant Et en les accompagnant Sur le terrain, sur Calais En ne voulant pas contribuer A la proposition des services de l'Etat Pour pouvoir les mettre un peu en retrait De Calais ou du littoral Quelque part ils contribuent A organiser le fait Qu'ils puissent à un moment traverser Et donc ça reste effectivement complexe Puisque quand ils traversent Ils ont des bateaux de fortune Les moteurs ne sont pas suffisamment puissants Puisqu'ils les prennent souvent Dans nos ports de plaisance De l'ensemble de la côte d'Opal Et se retrouvent en fait Surchargés en pleine mer Sans gilet de sauvetage Et malheureusement Et malheureusement Depuis le…
« La responsabilité, la complexité de cela C'est que en les aidant Et en les accompagnant Sur le terrain, sur Calais En ne voulant pas contribuer A la proposition des services de l'Etat Pour pouvoir les mettre un peu en retrait De Calais ou du littoral Quelque part ils contribuent A organiser le fait Qu'ils puissent à un moment traverser Et donc ça reste effectivement complexe Puisque quand ils traversent Ils ont des bateaux de fortune Les moteurs ne sont pas suffisamment puissants Puisqu'ils les prennent souvent Dans nos ports de plaisance De l'ensemble de la côte d'Opal Et se retrouvent en fait Surchargés en pleine mer Sans gilet de sauvetage Et malheureusement Et malheureusement Depuis le début de l'année Ils sont 46 à être décédés Et les conditions d'aujourd'hui De cette semaine font que La mer apparaît d'huile Mais elle est dangereuse Et il faut savoir qu'il faut 15 minutes Dans l'eau pour qu'on se retrouve en hypothermie Donc c'est très dangereux »
RMC — Face à Face · Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09Vérifier à 3:00
Question 4Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09
Les protéger dites-vous Donc une sorte de délit Si l'on se trouve dans cette zone Mais les mettre où Natacha Bouchard ?
Réponse directe
Il faut créer un lieu D'accueil humanitaire Vous me connaissez J'ai la fermeté Et j'ai l'humanité Et en ça Excusez-moi Je fais une parenthèse Mais allez-y C'est ça ma différence aussi Avec le Rassemblement National Et ces lieux d'accueil humanitaire C'est L.A.H. Pourrait accueillir Ces personnes Qui ont pour projet De passer en Angleterre Et A les accueillir Les retenir aussi Les accueillir Les retenir Mais pour étudier Leur situation Pour que les gouvernements Britanniques De façon très officielle Puissent voir A créer justement Cette fameuse demande Des associations Mais ce serait Une forme de camp de réfugiés En quelque sorte C'est compliqué Comme le nom De camp de réfugiés On n'aime pas…
« Il faut créer un lieu D'accueil humanitaire Vous me connaissez J'ai la fermeté Et j'ai l'humanité Et en ça Excusez-moi Je fais une parenthèse Mais allez-y C'est ça ma différence aussi Avec le Rassemblement National Et ces lieux d'accueil humanitaire C'est L.A.H. Pourrait accueillir Ces personnes Qui ont pour projet De passer en Angleterre Et A les accueillir Les retenir aussi Les accueillir Les retenir Mais pour étudier Leur situation Pour que les gouvernements Britanniques De façon très officielle Puissent voir A créer justement Cette fameuse demande Des associations Mais ce serait Une forme de camp de réfugiés En quelque sorte C'est compliqué Comme le nom De camp de réfugiés On n'aime pas trop Bien sûr J'imagine bien On n'aime pas trop utiliser Mais il faut bien y réfléchir Parce qu'aujourd'hui Il n'y a rien Donc il n'y a rien Alors on peut l'appeler Comme on veut Moi je dis lieu d'accueil Il y a une errance Un lieu d'accueil humanitaire On a quelques chambres Par-ci par-là On a des squats partout On a des conditions inhumaines Et si on pouvait créer Ce lieu d'accueil humanitaire Évidemment En dehors de la bande littorale Ça nous permettrait aussi De pouvoir Dans des bonnes conditions Les accueillir temporairement Et voir comment Les britanniques En fait De façon légale Réglementaire Les acceptent Et que dans un sens Ils prennent leur responsabilité »
RMC — Face à Face · Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09Vérifier à 9:55Voir 1 autre passage
« Natacha Bouchard Alors d'abord Michel Barnier Premier ministre Je lui ai déjà envoyé Un courrier Dès sa nomination Pour l'alerter Sur cette situation En fait A Calais Rapportée aux migrants Mais aussi Voilà D'autres sujets On en a d'autres Comme Voilà L'industrie Par exemple Je l'alerte Pour qu'il puisse venir Constater Ce qui se passe Physiquement Pourquoi ? Parce que En fait On se rend compte Que beaucoup d'acteurs Ont des discours Et qu'ils ne connaissent pas Ma réalité Et la réalité C'est la raison Pour laquelle J'ai voulu vous donner La parole Ce matin Natacha Bouchard Moi je vous dis Que j'ai des propositions Elles sont ce qu'elles sont Mais au moins J'en ai Voilà Donc C'est bien Ce rétablissement Du Yéli De séjour Irrégulier Parce que En fait Le conseil constitutionnel A censuré Cette partie De la loi De la loi Immigration Pourquoi ? Parce que En fait Il était constitutionnel En 2012 Et Il ne l'est plus Aujourd'hui Alors qu'il n'y a pas eu De révision De la constitution Il faut nous expliquer Il faut nous expliquer Donc le rétablissement De ce délit De séjour Irrégulier C'est la fermeté L'humanité C'est la création De lieux d'accueil Humanitaires Le bras de fer Avec les britanniques C'est la révision Du droit du travail On a la question Du regroupement Familial La lutte Pour réduire »
RMC — Face à Face · Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09Vérifier à 16:53
Question 5Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Natacha Bouchard Merci d'être dans ce studio ce matin Vous êtes la maire de Calais, maire depuis 2008 Calais, ville portuaire, 76 000 habitants A 60 km des côtes anglaises L'immigration, on en parle beaucoup en ce moment C'est une question qui traverse l'actualité L'Allemagne a depuis hier rétabli ses contrôles aux frontières Pour lutter, je cite, contre l'immigration et le terrorisme islamiste Être ferme sur l'immigration est la demande des républicains Pour soutenir le gouvernement de Michel Barnier Lutter contre l'immigration, c'est aussi l'expression utilisée par le RN Condition, comme est le RN même, pour ne pas censurer le gouvernement Vous, Natacha Bouchard, l'immigration c'est une réalité quotidienne à Calais Une réalité humaine avec des tentatives de départ, avec des naufrages Dans la nuit de samedi à dimanche, 8 personnes se sont noyées En tentant de partir pour l'Angleterre Le 3 septembre déjà, c'est 12 personnes qui s'étaient noyées Et 2 disparues 2024 est l'année la plus meurtrière Depuis qu'il y a des traversées en bateau de fortune Natacha Bouchard, c'est quoi la réalité quotidienne que vous voyez à Calais ?
Réponse directe
Alors, vous savez, depuis le démantèlement de la jungle On a considéré en fait que la crise migratoire a été passée Et que les choses se passaient mieux à Calais On a aujourd'hui en fait environ 1500 à 2000 exilés migrants Qui sont sur notre territoire Qui viennent en fait s'organiser sur et dans le périmètre de notre agglomération Et plus précisément sur la ville de Calais Centre-ville, zone de développement économique Donc on a plusieurs squats en fait Qui sont là présents Ces squats sont encadrés par les passeurs Sont encadrés par les activistes Et en fait préparent les futurs naufrages malheureusement Et organisent sur l'ensemble de la bande littorale Et bien plusieurs points de départ…
« Alors, vous savez, depuis le démantèlement de la jungle On a considéré en fait que la crise migratoire a été passée Et que les choses se passaient mieux à Calais On a aujourd'hui en fait environ 1500 à 2000 exilés migrants Qui sont sur notre territoire Qui viennent en fait s'organiser sur et dans le périmètre de notre agglomération Et plus précisément sur la ville de Calais Centre-ville, zone de développement économique Donc on a plusieurs squats en fait Qui sont là présents Ces squats sont encadrés par les passeurs Sont encadrés par les activistes Et en fait préparent les futurs naufrages malheureusement Et organisent sur l'ensemble de la bande littorale Et bien plusieurs points de départ Pour faire partir en fait ces bateaux de fortune »
RMC — Face à Face · Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09Vérifier à 1:21
Question 6Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09
C'est très dangereux Quand vous dites effectivement Ces derniers jours Vous parlez du rôle des passeurs Des bateaux Qui sont donc de plus en plus précaires Souvent des Zodiaques gonflables Avec de plus en plus de monde Entassé sur ces bateaux Les Britanniques eux-mêmes Parlent en moyenne De 52 passagers Sur ces embarcations de fortune Là où ils étaient en moyenne 13 L'an dernier Ça veut dire qu'ils sont de plus en plus nombreux Avec des situations de panique Avec une application qu'ils utilisent C'est ce que racontent notamment les Anglais Qui s'appelle Windy Et donc quand il y a un peu moins de vent Ils partent au milieu de la nuit Vous alertez aujourd'hui Les associations dont vous parliez à l'instant On vous dit qu'ils se donnent bonne conscience Eux expliquent que la sécurité a été renforcée Sur les côtes Et qu'indirectement C'est aussi ce qui met en danger ces migrants Parce qu'ils redoutent davantage les policiers Et bien ils partent Alors que les conditions ne sont pas forcément favorables
Réponse directe
On sait en fait que la sécurisation du port Et du tunnel à Calais est remarquable Donc ils ne peuvent plus passer par le port ni le tunnel Ces organisations vont continuer à se faire Parce que pour l'instant C'est le seul moyen qu'ils ont Pour obtenir en fait leur objectif Les forces de l'ordre et de sécurité Sont là pour les empêcher La traversée Et sont là pour les empêcher D'aller se noyer Par conséquent Par conséquent je pense que les forces de l'ordre et de sécurité Restent encore aujourd'hui pour moi insuffisantes Pour protéger ces personnes à ne pas aller traverser Mais aussi pour faire en sorte de chasser en fait effectivement les passeurs très fortement Pourquoi ? Parce que c'est M…
« On sait en fait que la sécurisation du port Et du tunnel à Calais est remarquable Donc ils ne peuvent plus passer par le port ni le tunnel Ces organisations vont continuer à se faire Parce que pour l'instant C'est le seul moyen qu'ils ont Pour obtenir en fait leur objectif Les forces de l'ordre et de sécurité Sont là pour les empêcher La traversée Et sont là pour les empêcher D'aller se noyer Par conséquent Par conséquent je pense que les forces de l'ordre et de sécurité Restent encore aujourd'hui pour moi insuffisantes Pour protéger ces personnes à ne pas aller traverser Mais aussi pour faire en sorte de chasser en fait effectivement les passeurs très fortement Pourquoi ? Parce que c'est Mathieu »
RMC — Face à Face · Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09Vérifier à 5:09Voir 1 autre passage
« Très organisé et qui coûte très cher Parce que quand on voit qu'un passage c'est pas 1000 euros On nous dit 1000 euros Non c'est pas 1000 euros C'est entre 5000 et 10 000 euros Et donc quand vous êtes 50 ou 80 sur une embarcation Faites le calcul Avec le nombre de migrants Puisqu'ils sont près de 23 000 à être passés aujourd'hui Cette organisation mafieuse est très forcément lucrative pour eux Et je pense qu'on n'a pas suffisamment de moyens Pour lutter en fait contre ces passeurs Vous alertez, vous alertez sur ces drames »
RMC — Face à Face · Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09Vérifier à 6:36
Question 7Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
Alors un petit point important, on a cru à un moment donné le no deal possible. Qu'est-ce qui a renversé la situation Nathalie Loiseau ?
Réponse directe
Non, on ne fait pas de la tactique avec la santé des Européens. Si la France a fermé la frontière avec le Royaume-Uni, c'est parce qu'il y avait un élément nouveau, c'était cette nouvelle souche du virus dont on ne savait encore pas assez de choses. Et donc là, par mesure de précaution, la frontière a été fermée. Mais la pression est montée sur Boris Johnson et sur son gouvernement depuis plusieurs semaines parce que les Britanniques, face à la crise sanitaire, face à la crise économique, se demandaient s'il était utile de rajouter une crise créée de toutes pièces qui était un no deal. Et on a senti les entreprises britanniques, mais aussi, j'allais dire, les citoyens britanniques lambda, f…
« Non, on ne fait pas de la tactique avec la santé des Européens. Si la France a fermé la frontière avec le Royaume-Uni, c'est parce qu'il y avait un élément nouveau, c'était cette nouvelle souche du virus dont on ne savait encore pas assez de choses. Et donc là, par mesure de précaution, la frontière a été fermée. Mais la pression est montée sur Boris Johnson et sur son gouvernement depuis plusieurs semaines parce que les Britanniques, face à la crise sanitaire, face à la crise économique, se demandaient s'il était utile de rajouter une crise créée de toutes pièces qui était un no deal. Et on a senti les entreprises britanniques, mais aussi, j'allais dire, les citoyens britanniques lambda, faire de plus en plus pression sur la majorité et sur le gouvernement, pour dire écoutez, un no deal, c'est absurde, il faut absolument qu'on trouve une solution avec l'Union Européenne. Et les choses ont changé à la dernière minute, mais à plusieurs reprises, on a frôlé le no deal pendant toute la négociation. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 3:01
Question 8Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
Quels sont les verrous qui ont été imaginés dans ce deal ?
Réponse directe
Ça a été une grande partie de la négociation. Ça n'a pas été la partie la plus facile d'ailleurs. Mais c'est là où l'accord tel qui nous a été présenté par Michel Barnier, dont je veux salver à la fois la détermination, le calme et la transparence, vis-à-vis, des gouvernements et du Parlement européen, c'est là où l'accord paraît solide. Évidemment, on va prendre le temps de le regarder dans le détail, c'est 1200 pages avant de le ratifier côté européen. Mais l'objectif, et il a été, nous semble-t-il atteint, c'est d'abord d'obtenir que les Britanniques ne reculent pas sur les standards qu'ils ont en commun avec nous, sur le plan environnemental, sur le plan social, sur le plan de la transp…
« Ça a été une grande partie de la négociation. Ça n'a pas été la partie la plus facile d'ailleurs. Mais c'est là où l'accord tel qui nous a été présenté par Michel Barnier, dont je veux salver à la fois la détermination, le calme et la transparence, vis-à-vis, des gouvernements et du Parlement européen, c'est là où l'accord paraît solide. Évidemment, on va prendre le temps de le regarder dans le détail, c'est 1200 pages avant de le ratifier côté européen. Mais l'objectif, et il a été, nous semble-t-il atteint, c'est d'abord d'obtenir que les Britanniques ne reculent pas sur les standards qu'ils ont en commun avec nous, sur le plan environnemental, sur le plan social, sur le plan de la transparence fiscale. Cet objectif, il est atteint. Et puis dans l'avenir, quand au niveau européen, collectivement, nous déciderons de prendre des nouvelles décisions en matière de protection de l'environnement par exemple, nous nous assurons que les décisions britanniques ne divergent pas trop. Si elles divergent de manière significative, l'Union européenne pourra réagir. Ça veut dire, le cas échéant, mettre en place des tarifs douaniers ou des quotas, ou réagir sur d'autres parties de l'accord, ou même, en cas de divergence majeure ou de non-application de l'accord par les Britanniques, suspendre l'accord de notre côté. C'est ça le principe de manière à protéger les entreprises et les salariés européens qui, eux, n'ont pas choisi le Brexit. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 8:20
Question 9Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
Est-ce que c'est un élément sanitaire que vous avez su utiliser et qui se serait révélé déterminant ?
Réponse à côté
Non, on ne fait pas de la tactique avec la santé des Européens. Si la France a fermé la frontière avec le Royaume-Uni, c'est parce qu'il y avait un élément nouveau, c'était cette nouvelle souche du virus dont on ne savait encore pas assez de choses. Et donc là, par mesure de précaution, la frontière a été fermée. Mais la pression est montée sur Boris Johnson et sur son gouvernement depuis plusieurs semaines parce que les Britanniques, face à la crise sanitaire, face à la crise économique, se demandaient s'il était utile de rajouter une crise créée de toutes pièces qui était un no deal. Et on a senti les entreprises britanniques, mais aussi, j'allais dire, les citoyens britanniques lambda, f…
« Non, on ne fait pas de la tactique avec la santé des Européens. Si la France a fermé la frontière avec le Royaume-Uni, c'est parce qu'il y avait un élément nouveau, c'était cette nouvelle souche du virus dont on ne savait encore pas assez de choses. Et donc là, par mesure de précaution, la frontière a été fermée. Mais la pression est montée sur Boris Johnson et sur son gouvernement depuis plusieurs semaines parce que les Britanniques, face à la crise sanitaire, face à la crise économique, se demandaient s'il était utile de rajouter une crise créée de toutes pièces qui était un no deal. Et on a senti les entreprises britanniques, mais aussi, j'allais dire, les citoyens britanniques lambda, faire de plus en plus pression sur la majorité et sur le gouvernement, pour dire écoutez, un no deal, c'est absurde, il faut absolument qu'on trouve une solution avec l'Union Européenne. Et les choses ont changé à la dernière minute, mais à plusieurs reprises, on a frôlé le no deal pendant toute la négociation. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 3:01
Question 10Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
Deux invités dans le grand entretien ce matin pour parler de l'accord post-Brexit, un accord qui doit être cet après-midi officiellement endossé et signé par les gouvernements des 27 Etats membres de l'Union Européenne. Demain, ce sera au tour des députés britanniques de le valider, avant son entrée en vigueur, certes temporaire, le 1er janvier prochain, vendredi, qui sera le premier jour de la nouvelle vie d'un Royaume-Uni en dehors de la construction européenne. Donc ça s'agite, ça s'agite beaucoup même, mais qu'y a-t-il exactement dans cet accord qui a été dealé sur le fil ?
Réponse à côté
Bonjour Karine Becker.
« Bonjour Karine Becker. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 0:49
Question 11Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
Nathalie Loiseau, est-ce que c'est le Royaume-Uni ou est-ce que c'est l'Union Européenne ?
Réponse à côté
Je crois que c'est surtout le réalisme. Il n'y a pas de bon Brexit, et donc cet accord a servi à limiter les dégâts de la décision, non seulement prise par le peuple britannique de quitter l'Union Européenne, une décision que les Européens respectent profondément même s'ils ne la partagent pas, mais de la décision supplémentaire de Boris Johnson d'aller vers un Brexit le plus dur possible, en sortant du marché unique, en sortant de l'Union douanière, donc en créant des difficultés, des frictions, des barrières qui n'existaient pas jusqu'à présent. C'est la première fois que l'Union Européenne signe avec un partenaire extérieur un accord pour rendre dans le futur les choses plus compliquées…
« Je crois que c'est surtout le réalisme. Il n'y a pas de bon Brexit, et donc cet accord a servi à limiter les dégâts de la décision, non seulement prise par le peuple britannique de quitter l'Union Européenne, une décision que les Européens respectent profondément même s'ils ne la partagent pas, mais de la décision supplémentaire de Boris Johnson d'aller vers un Brexit le plus dur possible, en sortant du marché unique, en sortant de l'Union douanière, donc en créant des difficultés, des frictions, des barrières qui n'existaient pas jusqu'à présent. C'est la première fois que l'Union Européenne signe avec un partenaire extérieur un accord pour rendre dans le futur les choses plus compliquées qu'elles ne l'étaient jusqu'à présent. Mais ce qu'a gagné, c'est le réalisme entre les demandes ou les slogans du gouvernement britannique et des brexiteurs durs au début de la négociation et l'accord qui a finalement été conclu. On est arrivé à quelque chose d'assez équilibré, j'espère d'assez solide, de pas très ambitieux, mais peut-être que dans l'avenir on pourra aller plus loin. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 1:31
Question 12Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
Alors la liaison est un petit peu compliquée avec vous, Natacha Bouchard. Vous ne bougez pas, on va vous appeler sur une autre ligne. J'en profite pour me tourner vers Nathalie Loiseau. Ces contrôles douaniers risquent quand même d'impacter un petit peu l'activité commerciale. Mais il y a un autre problème, je dirais, plus important pour les entreprises européennes. C'est la question de la concurrence. Comment s'assurer que les produits anglais, qui vont donc pouvoir continuer à entrer de manière privilégiée sur le marché européen, ne soient pas beaucoup moins chers que ceux qui sont produits dans les pays de l'Union ?
Réponse directe
Ça a été une grande partie de la négociation. Ça n'a pas été la partie la plus facile d'ailleurs. Mais c'est là où l'accord tel qui nous a été présenté par Michel Barnier, dont je veux salver à la fois la détermination, le calme et la transparence, vis-à-vis, des gouvernements et du Parlement européen, c'est là où l'accord paraît solide. Évidemment, on va prendre le temps de le regarder dans le détail, c'est 1200 pages avant de le ratifier côté européen. Mais l'objectif, et il a été, nous semble-t-il atteint, c'est d'abord d'obtenir que les Britanniques ne reculent pas sur les standards qu'ils ont en commun avec nous, sur le plan environnemental, sur le plan social, sur le plan de la transp…
« Ça a été une grande partie de la négociation. Ça n'a pas été la partie la plus facile d'ailleurs. Mais c'est là où l'accord tel qui nous a été présenté par Michel Barnier, dont je veux salver à la fois la détermination, le calme et la transparence, vis-à-vis, des gouvernements et du Parlement européen, c'est là où l'accord paraît solide. Évidemment, on va prendre le temps de le regarder dans le détail, c'est 1200 pages avant de le ratifier côté européen. Mais l'objectif, et il a été, nous semble-t-il atteint, c'est d'abord d'obtenir que les Britanniques ne reculent pas sur les standards qu'ils ont en commun avec nous, sur le plan environnemental, sur le plan social, sur le plan de la transparence fiscale. Cet objectif, il est atteint. Et puis dans l'avenir, quand au niveau européen, collectivement, nous déciderons de prendre des nouvelles décisions en matière de protection de l'environnement par exemple, nous nous assurons que les décisions britanniques ne divergent pas trop. Si elles divergent de manière significative, l'Union européenne pourra réagir. Ça veut dire, le cas échéant, mettre en place des tarifs douaniers ou des quotas, ou réagir sur d'autres parties de l'accord, ou même, en cas de divergence majeure ou de non-application de l'accord par les Britanniques, suspendre l'accord de notre côté. C'est ça le principe de manière à protéger les entreprises et les salariés européens qui, eux, n'ont pas choisi le Brexit. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 8:20
Question 13Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
Vous parlez beaucoup des normes environnementales. Je vous entends très bien. Il y a aussi les normes sociales. Boris Johnson dit dans la presse ce week-end qu'il n'a pas encore tout de suite l'intention de renvoyer les petits Anglais à l'usine. Alors bien sûr, c'est une joke, mais c'est quand même une blague dont il faut se méfier un peu, non ?
Réponse à côté
Écoutez, d'abord, on n'a pas négocié pour rester avec le même gouvernement britannique pendant 10, 20 ou 30 ans. Le négociateur Michel Barnier et nous, à ses côtés, nous avons essayé de faire en sorte que l'accord puisse résister à l'épreuve du temps. Alors, Boris Johnson est très fort pour faire des blagues. Parfois, on aurait voulu qu'il entre un peu plus vite dans le vif du sujet, mais maintenant, ça y est, il faut effectivement s'assurer qu'il n'y ait pas de dérégulation du côté britannique. Les Britanniques nous ont dit pendant des mois, la main sur le cœur, croyez-nous sur parole, nous allons garder des standards élevés. Nous ne leur avons dit, on vous croit, mais on préfère que ce so…
« Écoutez, d'abord, on n'a pas négocié pour rester avec le même gouvernement britannique pendant 10, 20 ou 30 ans. Le négociateur Michel Barnier et nous, à ses côtés, nous avons essayé de faire en sorte que l'accord puisse résister à l'épreuve du temps. Alors, Boris Johnson est très fort pour faire des blagues. Parfois, on aurait voulu qu'il entre un peu plus vite dans le vif du sujet, mais maintenant, ça y est, il faut effectivement s'assurer qu'il n'y ait pas de dérégulation du côté britannique. Les Britanniques nous ont dit pendant des mois, la main sur le cœur, croyez-nous sur parole, nous allons garder des standards élevés. Nous ne leur avons dit, on vous croit, mais on préfère que ce soit écrit dans l'accord. On préfère surtout avoir la possibilité de prendre des mesures de notre côté, si jamais vous divergez de manière significative. C'est le cas aujourd'hui, et il faut aussi savoir que cet accord peut être revu tous les 4 ans, soit pour le rendre plus ambitieux, puisqu'il y a certains sujets qui ne sont pas du tout couverts par l'accord, soit si on s'aperçoit, chemin faisant, en l'appliquant, qu'il y a des détails qu'on peut encore améliorer, il faut se donner cette possibilité, parce qu'il faut se rendre compte que pour l'accord le plus ambitieux que l'Union européenne ait jamais signé avec un pays tiers, il n'y a eu que 9 mois de négociation. C'est vrai. Là où d'ordinaire, il y a en moyenne 5 ans. Donc ça a été très vite, avec beaucoup de détermination, avec un travail très collectif du côté européen, mais tout est dans l'application, il faudra s'assurer que cette application se fait de bonne foi, et dans les faits, pas seulement dans les paroles. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 10:06
Question 14Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
Et merci à toutes les deux en tout cas d'avoir accepté notre invitation. Alors quand on prend l'accord point par point, et c'est ce qu'on va faire ensemble jusqu'à 9h moins le quart, le retour des douanes, tous les enjeux économiques et financiers, toutes les questions régaliennes dont on a jusqu'ici assez peu parlé, qui sort gagnant de ces neuf mois de négociations ?
Réponse partielle
Je crois que c'est surtout le réalisme. Il n'y a pas de bon Brexit, et donc cet accord a servi à limiter les dégâts de la décision, non seulement prise par le peuple britannique de quitter l'Union Européenne, une décision que les Européens respectent profondément même s'ils ne la partagent pas, mais de la décision supplémentaire de Boris Johnson d'aller vers un Brexit le plus dur possible, en sortant du marché unique, en sortant de l'Union douanière, donc en créant des difficultés, des frictions, des barrières qui n'existaient pas jusqu'à présent. C'est la première fois que l'Union Européenne signe avec un partenaire extérieur un accord pour rendre dans le futur les choses plus compliquées…
« Je crois que c'est surtout le réalisme. Il n'y a pas de bon Brexit, et donc cet accord a servi à limiter les dégâts de la décision, non seulement prise par le peuple britannique de quitter l'Union Européenne, une décision que les Européens respectent profondément même s'ils ne la partagent pas, mais de la décision supplémentaire de Boris Johnson d'aller vers un Brexit le plus dur possible, en sortant du marché unique, en sortant de l'Union douanière, donc en créant des difficultés, des frictions, des barrières qui n'existaient pas jusqu'à présent. C'est la première fois que l'Union Européenne signe avec un partenaire extérieur un accord pour rendre dans le futur les choses plus compliquées qu'elles ne l'étaient jusqu'à présent. Mais ce qu'a gagné, c'est le réalisme entre les demandes ou les slogans du gouvernement britannique et des brexiteurs durs au début de la négociation et l'accord qui a finalement été conclu. On est arrivé à quelque chose d'assez équilibré, j'espère d'assez solide, de pas très ambitieux, mais peut-être que dans l'avenir on pourra aller plus loin. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 1:31
Question 15Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
Est-ce que juste avant Noël, en fermant ses frontières contre la nouvelle souche très contagieuse du coronavirus, est-ce que l'Union Européenne finalement a réussi à mettre la pression sur Boris Johnson ?
Réponse partielle
Non, on ne fait pas de la tactique avec la santé des Européens. Si la France a fermé la frontière avec le Royaume-Uni, c'est parce qu'il y avait un élément nouveau, c'était cette nouvelle souche du virus dont on ne savait encore pas assez de choses. Et donc là, par mesure de précaution, la frontière a été fermée. Mais la pression est montée sur Boris Johnson et sur son gouvernement depuis plusieurs semaines parce que les Britanniques, face à la crise sanitaire, face à la crise économique, se demandaient s'il était utile de rajouter une crise créée de toutes pièces qui était un no deal. Et on a senti les entreprises britanniques, mais aussi, j'allais dire, les citoyens britanniques lambda, f…
« Non, on ne fait pas de la tactique avec la santé des Européens. Si la France a fermé la frontière avec le Royaume-Uni, c'est parce qu'il y avait un élément nouveau, c'était cette nouvelle souche du virus dont on ne savait encore pas assez de choses. Et donc là, par mesure de précaution, la frontière a été fermée. Mais la pression est montée sur Boris Johnson et sur son gouvernement depuis plusieurs semaines parce que les Britanniques, face à la crise sanitaire, face à la crise économique, se demandaient s'il était utile de rajouter une crise créée de toutes pièces qui était un no deal. Et on a senti les entreprises britanniques, mais aussi, j'allais dire, les citoyens britanniques lambda, faire de plus en plus pression sur la majorité et sur le gouvernement, pour dire écoutez, un no deal, c'est absurde, il faut absolument qu'on trouve une solution avec l'Union Européenne. Et les choses ont changé à la dernière minute, mais à plusieurs reprises, on a frôlé le no deal pendant toute la négociation. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 3:01
Question 16Avec Natacha Bouchart, maire de Calais
Là aussi, vous sentez aussi l'urgence ?
Réponse directe
c'est psychologiquement insupportable et ces riverains ne sont pas protégés. On a beau interpeller les services de l'État, leur demander de venir avec nous constater, en fait, les faits, puisque chaque nuit, ils voient traverser dans leur bien entre 20, 30 ou 80 migrants et, de fait, il y a des dégradations sur leurs biens personnels et puis, ils se sentent en insécurité très forte et là, psychologiquement, ils sont dans un État où ils n'arrivent plus, en fait, à absorber ces choses au quotidien.
« c'est psychologiquement insupportable et ces riverains ne sont pas protégés. On a beau interpeller les services de l'État, leur demander de venir avec nous constater, en fait, les faits, puisque chaque nuit, ils voient traverser dans leur bien entre 20, 30 ou 80 migrants et, de fait, il y a des dégradations sur leurs biens personnels et puis, ils se sentent en insécurité très forte et là, psychologiquement, ils sont dans un État où ils n'arrivent plus, en fait, à absorber ces choses au quotidien. »
France Inter — L'invité du week-end · Avec Natacha Bouchart, maire de CalaisVérifier à 9:47
Question 17Avec Natacha Bouchart, maire de Calais
Vous redoutez le fait qu'ils mettent en place des groupes d'autodéfense ?
Réponse directe
Oui, tout à fait. Il y a des groupes qui se sont organisés, qui font de la surveillance jusqu'à maintenant et donc, ça n'est pas bon parce que ça veut dire que l'État n'assume pas, en fait, ses responsabilités. Pour ma part, pour soulager aussi, eh bien, quelques riverains, nous avons, la Ville de Calais a payé une société privée pour, eh bien, rester dans les jardins pendant quelques nuits pour qu'ils puissent se reposer, ces riverains. Et donc, vous voyez bien que là, il y a un manque aussi, eh bien, de force en présence parce que ce ne sont pas les forces de l'ordre qui peuvent effectuer, en fait, ce travail Oui, très clairement. C'est pour ça qu'il a été organisé un centre humanitaire.…
« Oui, tout à fait. Il y a des groupes qui se sont organisés, qui font de la surveillance jusqu'à maintenant et donc, ça n'est pas bon parce que ça veut dire que l'État n'assume pas, en fait, ses responsabilités. Pour ma part, pour soulager aussi, eh bien, quelques riverains, nous avons, la Ville de Calais a payé une société privée pour, eh bien, rester dans les jardins pendant quelques nuits pour qu'ils puissent se reposer, ces riverains. Et donc, vous voyez bien que là, il y a un manque aussi, eh bien, de force en présence parce que ce ne sont pas les forces de l'ordre qui peuvent effectuer, en fait, ce travail »
France Inter — L'invité du week-end · Avec Natacha Bouchart, maire de CalaisVérifier à 10:37
Question 18Avec Natacha Bouchart, maire de Calais
Alors, pour bien comprendre, Natacha Bouchard, et si on fait les calculs entre ce que disent les associations, ce que vous dites, en gros, on est aux alentours de 7 000 personnes, 7 à 8 000 personnes dans la jungle et dans le centre qui est à côté ?
Réponse directe
Oui, tout à fait. On peut très clairement afficher ce chiffre. Il est contesté par l'État et peut-être un peu surelisé par rapport aux associatifs. Mais on est vraiment sur cette jauge qui voit arriver entre 50 et 80 migrants par jour depuis maintenant 10-15 jours.
« Oui, tout à fait. On peut très clairement afficher ce chiffre. Il est contesté par l'État et peut-être un peu surelisé par rapport aux associatifs. Mais on est vraiment sur cette jauge qui voit arriver entre 50 et 80 migrants par jour depuis maintenant 10-15 jours. »
France Inter — L'invité du week-end · Avec Natacha Bouchart, maire de CalaisVérifier à 1:24
Question 19Avec Natacha Bouchart, maire de Calais
Vous vous sentez en première ligne isolée ?
Réponse directe
puisque je dois gérer, en fait, la problématique qui se passe directement avec les riverains. On va sur place, on les accompagne. Encore hier, je suis allée en avoir une dizaine. On voit comment on peut les aider pour les sécuriser au fond du jardin. On informe les forces de police. C'est vrai que le rôle du maire de Calais est unique et que par rapport à d'autres collectivités ou d'autres régions, ce problème est le seul en France. Et donc, on considère peut-être que, de fait, depuis 20 ans, on gère la problématique et qu'on va continuer à savoir la gérer comme on le fait du mieux possible. Mais ce qu'il faut savoir aussi, c'est que ce problème qui est concentré, en fait, sur le périmètre…
« puisque je dois gérer, en fait, la problématique qui se passe directement avec les riverains. On va sur place, on les accompagne. Encore hier, je suis allée en avoir une dizaine. On voit comment on peut les aider pour les sécuriser au fond du jardin. On informe les forces de police. C'est vrai que le rôle du maire de Calais est unique et que par rapport à d'autres collectivités ou d'autres régions, ce problème est le seul en France. Et donc, on considère peut-être que, de fait, depuis 20 ans, on gère la problématique et qu'on va continuer à savoir la gérer comme on le fait du mieux possible. Mais ce qu'il faut savoir aussi, c'est que ce problème qui est concentré, en fait, sur le périmètre de Calais a certainement des répercussions nationales. Il ne faudrait pas qu'au niveau national, eh bien, on se dise que tous les migrants de France, eh bien, puisqu'on a su faire à un moment donné à Calais, c'est assez simple de leur dire, mais remontez à Calais, là-bas, vous allez être accueillis, ils savent gérer, il y a des organismes, etc. Donc, je pense que le problème n'est pas pris suffisamment globalement en France et en Europe. Et on se sent souvent, effectivement, seul par rapport à cette difficulté où, de temps en temps, des membres du gouvernement ou d'autres élus, voilà, viennent constater ce qu'il se passe et puis repartent, en fait, à leurs affaires deux heures après. »
France Inter — L'invité du week-end · Avec Natacha Bouchart, maire de CalaisVérifier à 7:48
Question 20Avec Natacha Bouchart, maire de Calais
On démantèle un camp et ils vont où, ces migrants ?
Réponse directe
Eh bien, en fait, quand il y a eu le démantèlement de la zone sud, moi, j'avais demandé à ce qu'on engage tout de suite le démantèlement de la zone nord pour que, justement, ils évitent d'aller se réfugier et s'organiser dans l'autre périmètre. Ce n'a pas été fait. Aujourd'hui, très clairement, pour un démantèlement, il faut que l'on puisse organiser en France des camps de réfugiés encadrés, ce qui n'existe pas aujourd'hui, mais des camps de réfugiés qui sont en capacité d'accueillir 1 500 à 2 000 migrants pour pouvoir, en fait, traiter leur situation, voir ceux qui relèvent de l'asile. Et puis, on peut constater que la majorité sont des migrants économiques. Et dans ce cas-là, il faut que…
« Eh bien, en fait, quand il y a eu le démantèlement de la zone sud, moi, j'avais demandé à ce qu'on engage tout de suite le démantèlement de la zone nord pour que, justement, ils évitent d'aller se réfugier et s'organiser dans l'autre périmètre. Ce n'a pas été fait. Aujourd'hui, très clairement, pour un démantèlement, il faut que l'on puisse organiser en France des camps de réfugiés encadrés, ce qui n'existe pas aujourd'hui, mais des camps de réfugiés qui sont en capacité d'accueillir 1 500 à 2 000 migrants pour pouvoir, en fait, traiter leur situation, voir ceux qui relèvent de l'asile. Et puis, on peut constater que la majorité sont des migrants économiques. Et dans ce cas-là, il faut que les lois de la République s'appliquent et que ceux qui ne veulent pas rester dans des conditions normales d'accueil en France puissent être reconduits, en fait, dans un autre pays. »
France Inter — L'invité du week-end · Avec Natacha Bouchart, maire de CalaisVérifier à 6:39
Question 21Avec Natacha Bouchart, maire de Calais
Vous vous sentez isolée, Nathalie Bouchard, au regard des autres régions dans la situation des migrants ?
Réponse directe
puisque je dois gérer, en fait, la problématique qui se passe directement avec les riverains. On va sur place, on les accompagne. Encore hier, je suis allée en avoir une dizaine. On voit comment on peut les aider pour les sécuriser au fond du jardin. On informe les forces de police. C'est vrai que le rôle du maire de Calais est unique et que par rapport à d'autres collectivités ou d'autres régions, ce problème est le seul en France. Et donc, on considère peut-être que, de fait, depuis 20 ans, on gère la problématique et qu'on va continuer à savoir la gérer comme on le fait du mieux possible. Mais ce qu'il faut savoir aussi, c'est que ce problème qui est concentré, en fait, sur le périmètre…
« puisque je dois gérer, en fait, la problématique qui se passe directement avec les riverains. On va sur place, on les accompagne. Encore hier, je suis allée en avoir une dizaine. On voit comment on peut les aider pour les sécuriser au fond du jardin. On informe les forces de police. C'est vrai que le rôle du maire de Calais est unique et que par rapport à d'autres collectivités ou d'autres régions, ce problème est le seul en France. Et donc, on considère peut-être que, de fait, depuis 20 ans, on gère la problématique et qu'on va continuer à savoir la gérer comme on le fait du mieux possible. Mais ce qu'il faut savoir aussi, c'est que ce problème qui est concentré, en fait, sur le périmètre de Calais a certainement des répercussions nationales. Il ne faudrait pas qu'au niveau national, eh bien, on se dise que tous les migrants de France, eh bien, puisqu'on a su faire à un moment donné à Calais, c'est assez simple de leur dire, mais remontez à Calais, là-bas, vous allez être accueillis, ils savent gérer, il y a des organismes, etc. Donc, je pense que le problème n'est pas pris suffisamment globalement en France et en Europe. Et on se sent souvent, effectivement, seul par rapport à cette difficulté où, de temps en temps, des membres du gouvernement ou d'autres élus, voilà, viennent constater ce qu'il se passe et puis repartent, en fait, à leurs affaires deux heures après. »
France Inter — L'invité du week-end · Avec Natacha Bouchart, maire de CalaisVérifier à 7:48
Question 22Avec Natacha Bouchart, maire de Calais
Vous trouvez, Natacha Bouchard, qu'il n'y a pas assez de forces de l'ordre pour assurer la sécurité ?
Réponse directe
Oui, c'est clair. Il n'y a pas suffisamment de forces de l'ordre, même si on peut considérer qu'elles sont très nombreuses. Mais il faut savoir que depuis l'euro et, malheureusement, les attentats terroristes, des forces ont été retirées. Et puis, il y a aussi ces attaques régulières qui font que les forces de l'ordre sont un peu aussi démobilisées et se font attaquer assez fortement avec divers moyens qui sont devenus des armes pour pouvoir les attaquer. Et donc, ça crée vraiment des tensions très fortes. Les forces de l'ordre sont elles-mêmes en danger.
« Oui, c'est clair. Il n'y a pas suffisamment de forces de l'ordre, même si on peut considérer qu'elles sont très nombreuses. Mais il faut savoir que depuis l'euro et, malheureusement, les attentats terroristes, des forces ont été retirées. Et puis, il y a aussi ces attaques régulières qui font que les forces de l'ordre sont un peu aussi démobilisées et se font attaquer assez fortement avec divers moyens qui sont devenus des armes pour pouvoir les attaquer. Et donc, ça crée vraiment des tensions très fortes. Les forces de l'ordre sont elles-mêmes en danger. »
France Inter — L'invité du week-end · Avec Natacha Bouchart, maire de CalaisVérifier à 2:31
Question 23Avec Natacha Bouchart, maire de Calais
le démantèlement, les migrants se sont déplacés dans l'autre zone. Donc, qu'est-ce qu'on en fait à ce moment-là ?
Réponse directe
Eh bien, en fait, quand il y a eu le démantèlement de la zone sud, moi, j'avais demandé à ce qu'on engage tout de suite le démantèlement de la zone nord pour que, justement, ils évitent d'aller se réfugier et s'organiser dans l'autre périmètre. Ce n'a pas été fait. Aujourd'hui, très clairement, pour un démantèlement, il faut que l'on puisse organiser en France des camps de réfugiés encadrés, ce qui n'existe pas aujourd'hui, mais des camps de réfugiés qui sont en capacité d'accueillir 1 500 à 2 000 migrants pour pouvoir, en fait, traiter leur situation, voir ceux qui relèvent de l'asile. Et puis, on peut constater que la majorité sont des migrants économiques. Et dans ce cas-là, il faut que…
« Eh bien, en fait, quand il y a eu le démantèlement de la zone sud, moi, j'avais demandé à ce qu'on engage tout de suite le démantèlement de la zone nord pour que, justement, ils évitent d'aller se réfugier et s'organiser dans l'autre périmètre. Ce n'a pas été fait. Aujourd'hui, très clairement, pour un démantèlement, il faut que l'on puisse organiser en France des camps de réfugiés encadrés, ce qui n'existe pas aujourd'hui, mais des camps de réfugiés qui sont en capacité d'accueillir 1 500 à 2 000 migrants pour pouvoir, en fait, traiter leur situation, voir ceux qui relèvent de l'asile. Et puis, on peut constater que la majorité sont des migrants économiques. Et dans ce cas-là, il faut que les lois de la République s'appliquent et que ceux qui ne veulent pas rester dans des conditions normales d'accueil en France puissent être reconduits, en fait, dans un autre pays. »
France Inter — L'invité du week-end · Avec Natacha Bouchart, maire de CalaisVérifier à 6:39
Question 24Avec Natacha Bouchart, maire de Calais
À l'intérieur ou c'est plutôt à l'extérieur, c'est ça ?
Réponse à côté
Alors, techniquement, l'ensemble du périmètre se trouve à l'extérieur de la ville de Calais qui, donc, se trouve face à la rocade portuaire. Et ces migrants font des attaques quasi militaires chaque nuit. Environ 200 migrants qui attaquent les forces de l'ordre pour essayer, en fait, de s'accaparer des places dans les camions pour pouvoir traverser en Angleterre.
« Alors, techniquement, l'ensemble du périmètre se trouve à l'extérieur de la ville de Calais qui, donc, se trouve face à la rocade portuaire. Et ces migrants font des attaques quasi militaires chaque nuit. Environ 200 migrants qui attaquent les forces de l'ordre pour essayer, en fait, de s'accaparer des places dans les camions pour pouvoir traverser en Angleterre. »
France Inter — L'invité du week-end · Avec Natacha Bouchart, maire de CalaisVérifier à 1:55
Question 25Avec Natacha Bouchart, maire de Calais
Et vous dites donc que l'afflux de migrants a entraîné une montée de la violence. Comment exactement ?
Réponse partielle
Alors, techniquement, l'ensemble du périmètre se trouve à l'extérieur de la ville de Calais qui, donc, se trouve face à la rocade portuaire. Et ces migrants font des attaques quasi militaires chaque nuit. Environ 200 migrants qui attaquent les forces de l'ordre pour essayer, en fait, de s'accaparer des places dans les camions pour pouvoir traverser en Angleterre.
« Alors, techniquement, l'ensemble du périmètre se trouve à l'extérieur de la ville de Calais qui, donc, se trouve face à la rocade portuaire. Et ces migrants font des attaques quasi militaires chaque nuit. Environ 200 migrants qui attaquent les forces de l'ordre pour essayer, en fait, de s'accaparer des places dans les camions pour pouvoir traverser en Angleterre. »
France Inter — L'invité du week-end · Avec Natacha Bouchart, maire de CalaisVérifier à 1:55
Voir 2 autres passages
« Alors, vous savez, depuis le démantèlement de la jungle On a considéré en fait que la crise migratoire a été passée Et que les choses se passaient mieux à Calais On a aujourd'hui en fait environ 1500 à 2000 exilés migrants Qui sont sur notre territoire Qui viennent en fait s'organiser sur et dans le périmètre de notre agglomération Et plus précisément sur la ville de Calais Centre-ville, zone de développement économique Donc on a plusieurs squats en fait Qui sont là présents Ces squats sont encadrés par les passeurs Sont encadrés par les activistes Et en fait préparent les futurs naufrages malheureusement Et organisent sur l'ensemble de la bande littorale Et bien plusieurs points de départ Pour faire partir en fait ces bateaux de fortune »
RMC — Face à Face · Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09Vérifier à 1:21
« La responsabilité, la complexité de cela C'est que en les aidant Et en les accompagnant Sur le terrain, sur Calais En ne voulant pas contribuer A la proposition des services de l'Etat Pour pouvoir les mettre un peu en retrait De Calais ou du littoral Quelque part ils contribuent A organiser le fait Qu'ils puissent à un moment traverser Et donc ça reste effectivement complexe Puisque quand ils traversent Ils ont des bateaux de fortune Les moteurs ne sont pas suffisamment puissants Puisqu'ils les prennent souvent Dans nos ports de plaisance De l'ensemble de la côte d'Opal Et se retrouvent en fait Surchargés en pleine mer Sans gilet de sauvetage Et malheureusement Et malheureusement Depuis le début de l'année Ils sont 46 à être décédés Et les conditions d'aujourd'hui De cette semaine font que La mer apparaît d'huile Mais elle est dangereuse Et il faut savoir qu'il faut 15 minutes Dans l'eau pour qu'on se retrouve en hypothermie Donc c'est très dangereux »
RMC — Face à Face · Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09Vérifier à 3:00
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées14 août 2016 au 22 sept. 2026 · 11 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Attendez, j'ai mis à disposition un centre de loisirs pour protéger 400 femmes et enfants, pour protéger des hommes dans les conditions de jour. »
ici Nord — L'invité du matin · Naufrage dans la Manche en 2021 : "Un des moments les plus effroyables de mes mandats", confie Natacha BouchartVérifier à 5:32Voir 2 autres passages
« Et ça n'est pas de ma responsabilité si les services de l'État n'ont pas réussi à gérer ce campement. Et donc ce procès est un mauvais procès vis-à-vis des Calaisiennes et des Calaisiens, parce qu'aucun autre maire de France n'a essayé un dispositif. Donc la parole est facile, la critique est facile. Mais moi, quand les services de l'État me disent qu'on a des places en CAES pour pouvoir accueillir ces familles, et que ces mêmes associations, pour certaines, pas toutes, et leur disent surtout qu'il ne »
ici Nord — L'invité du matin · Naufrage dans la Manche en 2021 : "Un des moments les plus effroyables de mes mandats", confie Natacha BouchartVérifier à 5:46
« On sait en fait que la sécurisation du port Et du tunnel à Calais est remarquable Donc ils ne peuvent plus passer par le port ni le tunnel Ces organisations vont continuer à se faire Parce que pour l'instant C'est le seul moyen qu'ils ont Pour obtenir en fait leur objectif Les forces de l'ordre et de sécurité Sont là pour les empêcher La traversée Et sont là pour les empêcher D'aller se noyer Par conséquent Par conséquent je pense que les forces de l'ordre et de sécurité Restent encore aujourd'hui pour moi insuffisantes Pour protéger ces personnes à ne pas aller traverser Mais aussi pour faire en sorte de chasser en fait effectivement les passeurs très fortement Pourquoi ? Parce que c'est Mathieu »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités14 août 2016 au 17 sept. 2024 · 19 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il faut créer un lieu D'accueil humanitaire Vous me connaissez J'ai la fermeté Et j'ai l'humanité Et en ça Excusez-moi Je fais une parenthèse Mais allez-y C'est ça ma différence aussi Avec le Rassemblement National Et ces lieux d'accueil humanitaire C'est L.A.H. Pourrait accueillir Ces personnes Qui ont pour projet De passer en Angleterre Et A les accueillir Les retenir aussi Les accueillir Les retenir Mais pour étudier Leur situation Pour que les gouvernements Britanniques De façon très officielle Puissent voir A créer justement Cette fameuse demande Des associations Mais ce serait Une forme de camp de réfugiés En quelque sorte C'est compliqué Comme le nom De camp de réfugiés On n'aime pas trop Bien sûr J'imagine bien On n'aime pas trop utiliser Mais il faut bien y réfléchir Parce qu'aujourd'hui Il n'y a rien Donc il n'y a rien Alors on peut l'appeler Comme on veut Moi je dis lieu d'accueil Il y a une errance Un lieu d'accueil humanitaire On a quelques chambres Par-ci par-là On a des squats partout On a des conditions inhumaines Et si on pouvait créer Ce lieu d'accueil humanitaire Évidemment En dehors de la bande littorale Ça nous permettrait aussi De pouvoir Dans des bonnes conditions Les accueillir temporairement Et voir comment Les britanniques En fait De façon légale Réglementaire Les acceptent Et que dans un sens Ils prennent leur responsabilité »
RMC — Face à Face · Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09Vérifier à 9:55Voir 2 autres passages
« Alors, vous savez, depuis le démantèlement de la jungle On a considéré en fait que la crise migratoire a été passée Et que les choses se passaient mieux à Calais On a aujourd'hui en fait environ 1500 à 2000 exilés migrants Qui sont sur notre territoire Qui viennent en fait s'organiser sur et dans le périmètre de notre agglomération Et plus précisément sur la ville de Calais Centre-ville, zone de développement économique Donc on a plusieurs squats en fait Qui sont là présents Ces squats sont encadrés par les passeurs Sont encadrés par les activistes Et en fait préparent les futurs naufrages malheureusement Et organisent sur l'ensemble de la bande littorale Et bien plusieurs points de départ Pour faire partir en fait ces bateaux de fortune »
RMC — Face à Face · Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09Vérifier à 1:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités14 août 2016 au 17 sept. 2024 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Natacha Bouchard Alors d'abord Michel Barnier Premier ministre Je lui ai déjà envoyé Un courrier Dès sa nomination Pour l'alerter Sur cette situation En fait A Calais Rapportée aux migrants Mais aussi Voilà D'autres sujets On en a d'autres Comme Voilà L'industrie Par exemple Je l'alerte Pour qu'il puisse venir Constater Ce qui se passe Physiquement Pourquoi ? Parce que En fait On se rend compte Que beaucoup d'acteurs Ont des discours Et qu'ils ne connaissent pas Ma réalité Et la réalité C'est la raison Pour laquelle J'ai voulu vous donner La parole Ce matin Natacha Bouchard Moi je vous dis Que j'ai des propositions Elles sont ce qu'elles sont Mais au moins J'en ai Voilà Donc C'est bien Ce rétablissement Du Yéli De séjour Irrégulier Parce que En fait Le conseil constitutionnel A censuré Cette partie De la loi De la loi Immigration Pourquoi ? Parce que En fait Il était constitutionnel En 2012 Et Il ne l'est plus Aujourd'hui Alors qu'il n'y a pas eu De révision De la constitution Il faut nous expliquer Il faut nous expliquer Donc le rétablissement De ce délit De séjour Irrégulier C'est la fermeté L'humanité C'est la création De lieux d'accueil Humanitaires Le bras de fer Avec les britanniques C'est la révision Du droit du travail On a la question Du regroupement Familial La lutte Pour réduire »
RMC — Face à Face · Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09Vérifier à 16:53Voir 2 autres passages
« Écoutez, d'abord, on n'a pas négocié pour rester avec le même gouvernement britannique pendant 10, 20 ou 30 ans. Le négociateur Michel Barnier et nous, à ses côtés, nous avons essayé de faire en sorte que l'accord puisse résister à l'épreuve du temps. Alors, Boris Johnson est très fort pour faire des blagues. Parfois, on aurait voulu qu'il entre un peu plus vite dans le vif du sujet, mais maintenant, ça y est, il faut effectivement s'assurer qu'il n'y ait pas de dérégulation du côté britannique. Les Britanniques nous ont dit pendant des mois, la main sur le cœur, croyez-nous sur parole, nous allons garder des standards élevés. Nous ne leur avons dit, on vous croit, mais on préfère que ce soit écrit dans l'accord. On préfère surtout avoir la possibilité de prendre des mesures de notre côté, si jamais vous divergez de manière significative. C'est le cas aujourd'hui, et il faut aussi savoir que cet accord peut être revu tous les 4 ans, soit pour le rendre plus ambitieux, puisqu'il y a certains sujets qui ne sont pas du tout couverts par l'accord, soit si on s'aperçoit, chemin faisant, en l'appliquant, qu'il y a des détails qu'on peut encore améliorer, il faut se donner cette possibilité, parce qu'il faut se rendre compte que pour l'accord le plus ambitieux que l'Union européenne ait jamais signé avec un pays tiers, il n'y a eu que 9 mois de négociation. C'est vrai. Là où d'ordinaire, il y a en moyenne 5 ans. Donc ça a été très vite, avec beaucoup de détermination, avec un travail très collectif du côté européen, mais tout est dans l'application, il faudra s'assurer que cette application se fait de bonne foi, et dans les faits, pas seulement dans les paroles. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 10:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je vous rappelle Quand même Qu'actuellement On a une reconnaissance De personnes Migrantes On n'a plus De ministres De l'intérieur On est un peu En suspension Je tiens à le dire Depuis un moment Il y a eu les JO Donc voilà Il y a eu Des effectifs partis Nous On a eu quand même Un certain nombre De migrants supplémentaires Qui sont arrivés Qu'on a dû voir Ceux Qu'on a enlevé Des rues de Paris Pour les JO Peut-être J'avoue Que je ne sais pas Mais certainement Vous avez constaté Un afflux supplémentaire Et là depuis 15-17 jours On voit Vraiment Un afflux supplémentaire Et on se dit Mais pourquoi On les laisse passer Par la gare Donc pourquoi Parce qu'ils viennent de où Ils viennent de Paris Ils viennent de Lille Ils viennent de Dunker Qui viennent de Grande-Synthe Voilà On n'en sait rien Mais en tous les cas On les laisse passer Et on les laisse »
RMC — Face à Face · Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09Vérifier à 14:34Voir 2 autres passages
« C'est un choix En fait À échanger Effectivement Dans un pays Il faut un vrai Regroupement familial Parce que Il y a certaines conditions Qui font que Ça veut dire quoi Le regroupement familial On va jusqu'à où ? On va jusqu'où ? Donc voilà C'est vraiment une discussion Ensuite On voit que les Allemands Referment Je tiens quand même À rappeler Que c'est eux Qui ont ouvert en 2015 Et c'est Calais Qui s'est retrouvé En 2016 Avec une jungle Parce qu'on a ouvert Les portes En Allemagne C'était une des conséquences »
RMC — Face à Face · Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09Vérifier à 18:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées14 août 2016 au 17 sept. 2024 · 11 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La responsabilité, la complexité de cela C'est que en les aidant Et en les accompagnant Sur le terrain, sur Calais En ne voulant pas contribuer A la proposition des services de l'Etat Pour pouvoir les mettre un peu en retrait De Calais ou du littoral Quelque part ils contribuent A organiser le fait Qu'ils puissent à un moment traverser Et donc ça reste effectivement complexe Puisque quand ils traversent Ils ont des bateaux de fortune Les moteurs ne sont pas suffisamment puissants Puisqu'ils les prennent souvent Dans nos ports de plaisance De l'ensemble de la côte d'Opal Et se retrouvent en fait Surchargés en pleine mer Sans gilet de sauvetage Et malheureusement Et malheureusement Depuis le début de l'année Ils sont 46 à être décédés Et les conditions d'aujourd'hui De cette semaine font que La mer apparaît d'huile Mais elle est dangereuse Et il faut savoir qu'il faut 15 minutes Dans l'eau pour qu'on se retrouve en hypothermie Donc c'est très dangereux »
RMC — Face à Face · Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09Vérifier à 3:00Voir 2 autres passages
« Non, on ne fait pas de la tactique avec la santé des Européens. Si la France a fermé la frontière avec le Royaume-Uni, c'est parce qu'il y avait un élément nouveau, c'était cette nouvelle souche du virus dont on ne savait encore pas assez de choses. Et donc là, par mesure de précaution, la frontière a été fermée. Mais la pression est montée sur Boris Johnson et sur son gouvernement depuis plusieurs semaines parce que les Britanniques, face à la crise sanitaire, face à la crise économique, se demandaient s'il était utile de rajouter une crise créée de toutes pièces qui était un no deal. Et on a senti les entreprises britanniques, mais aussi, j'allais dire, les citoyens britanniques lambda, faire de plus en plus pression sur la majorité et sur le gouvernement, pour dire écoutez, un no deal, c'est absurde, il faut absolument qu'on trouve une solution avec l'Union Européenne. Et les choses ont changé à la dernière minute, mais à plusieurs reprises, on a frôlé le no deal pendant toute la négociation. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 3:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées14 août 2016 au 29 déc. 2020 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça a été une grande partie de la négociation. Ça n'a pas été la partie la plus facile d'ailleurs. Mais c'est là où l'accord tel qui nous a été présenté par Michel Barnier, dont je veux salver à la fois la détermination, le calme et la transparence, vis-à-vis, des gouvernements et du Parlement européen, c'est là où l'accord paraît solide. Évidemment, on va prendre le temps de le regarder dans le détail, c'est 1200 pages avant de le ratifier côté européen. Mais l'objectif, et il a été, nous semble-t-il atteint, c'est d'abord d'obtenir que les Britanniques ne reculent pas sur les standards qu'ils ont en commun avec nous, sur le plan environnemental, sur le plan social, sur le plan de la transparence fiscale. Cet objectif, il est atteint. Et puis dans l'avenir, quand au niveau européen, collectivement, nous déciderons de prendre des nouvelles décisions en matière de protection de l'environnement par exemple, nous nous assurons que les décisions britanniques ne divergent pas trop. Si elles divergent de manière significative, l'Union européenne pourra réagir. Ça veut dire, le cas échéant, mettre en place des tarifs douaniers ou des quotas, ou réagir sur d'autres parties de l'accord, ou même, en cas de divergence majeure ou de non-application de l'accord par les Britanniques, suspendre l'accord de notre côté. C'est ça le principe de manière à protéger les entreprises et les salariés européens qui, eux, n'ont pas choisi le Brexit. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 8:20Voir 2 autres passages
« Écoutez, d'abord, on n'a pas négocié pour rester avec le même gouvernement britannique pendant 10, 20 ou 30 ans. Le négociateur Michel Barnier et nous, à ses côtés, nous avons essayé de faire en sorte que l'accord puisse résister à l'épreuve du temps. Alors, Boris Johnson est très fort pour faire des blagues. Parfois, on aurait voulu qu'il entre un peu plus vite dans le vif du sujet, mais maintenant, ça y est, il faut effectivement s'assurer qu'il n'y ait pas de dérégulation du côté britannique. Les Britanniques nous ont dit pendant des mois, la main sur le cœur, croyez-nous sur parole, nous allons garder des standards élevés. Nous ne leur avons dit, on vous croit, mais on préfère que ce soit écrit dans l'accord. On préfère surtout avoir la possibilité de prendre des mesures de notre côté, si jamais vous divergez de manière significative. C'est le cas aujourd'hui, et il faut aussi savoir que cet accord peut être revu tous les 4 ans, soit pour le rendre plus ambitieux, puisqu'il y a certains sujets qui ne sont pas du tout couverts par l'accord, soit si on s'aperçoit, chemin faisant, en l'appliquant, qu'il y a des détails qu'on peut encore améliorer, il faut se donner cette possibilité, parce qu'il faut se rendre compte que pour l'accord le plus ambitieux que l'Union européenne ait jamais signé avec un pays tiers, il n'y a eu que 9 mois de négociation. C'est vrai. Là où d'ordinaire, il y a en moyenne 5 ans. Donc ça a été très vite, avec beaucoup de détermination, avec un travail très collectif du côté européen, mais tout est dans l'application, il faudra s'assurer que cette application se fait de bonne foi, et dans les faits, pas seulement dans les paroles. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 10:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes14 août 2016 au 29 déc. 2020 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je crois que c'est surtout le réalisme. Il n'y a pas de bon Brexit, et donc cet accord a servi à limiter les dégâts de la décision, non seulement prise par le peuple britannique de quitter l'Union Européenne, une décision que les Européens respectent profondément même s'ils ne la partagent pas, mais de la décision supplémentaire de Boris Johnson d'aller vers un Brexit le plus dur possible, en sortant du marché unique, en sortant de l'Union douanière, donc en créant des difficultés, des frictions, des barrières qui n'existaient pas jusqu'à présent. C'est la première fois que l'Union Européenne signe avec un partenaire extérieur un accord pour rendre dans le futur les choses plus compliquées qu'elles ne l'étaient jusqu'à présent. Mais ce qu'a gagné, c'est le réalisme entre les demandes ou les slogans du gouvernement britannique et des brexiteurs durs au début de la négociation et l'accord qui a finalement été conclu. On est arrivé à quelque chose d'assez équilibré, j'espère d'assez solide, de pas très ambitieux, mais peut-être que dans l'avenir on pourra aller plus loin. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 1:31Voir 2 autres passages
« Non, on ne fait pas de la tactique avec la santé des Européens. Si la France a fermé la frontière avec le Royaume-Uni, c'est parce qu'il y avait un élément nouveau, c'était cette nouvelle souche du virus dont on ne savait encore pas assez de choses. Et donc là, par mesure de précaution, la frontière a été fermée. Mais la pression est montée sur Boris Johnson et sur son gouvernement depuis plusieurs semaines parce que les Britanniques, face à la crise sanitaire, face à la crise économique, se demandaient s'il était utile de rajouter une crise créée de toutes pièces qui était un no deal. Et on a senti les entreprises britanniques, mais aussi, j'allais dire, les citoyens britanniques lambda, faire de plus en plus pression sur la majorité et sur le gouvernement, pour dire écoutez, un no deal, c'est absurde, il faut absolument qu'on trouve une solution avec l'Union Européenne. Et les choses ont changé à la dernière minute, mais à plusieurs reprises, on a frôlé le no deal pendant toute la négociation. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 3:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
RMC — Face à Face · Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09Vérifier à 5:09
« La responsabilité, la complexité de cela C'est que en les aidant Et en les accompagnant Sur le terrain, sur Calais En ne voulant pas contribuer A la proposition des services de l'Etat Pour pouvoir les mettre un peu en retrait De Calais ou du littoral Quelque part ils contribuent A organiser le fait Qu'ils puissent à un moment traverser Et donc ça reste effectivement complexe Puisque quand ils traversent Ils ont des bateaux de fortune Les moteurs ne sont pas suffisamment puissants Puisqu'ils les prennent souvent Dans nos ports de plaisance De l'ensemble de la côte d'Opal Et se retrouvent en fait Surchargés en pleine mer Sans gilet de sauvetage Et malheureusement Et malheureusement Depuis le début de l'année Ils sont 46 à être décédés Et les conditions d'aujourd'hui De cette semaine font que La mer apparaît d'huile Mais elle est dangereuse Et il faut savoir qu'il faut 15 minutes Dans l'eau pour qu'on se retrouve en hypothermie Donc c'est très dangereux »
RMC — Face à Face · Face à Face : Natacha Bouchart - 17/09Vérifier à 3:00
« Eh bien, en fait, quand il y a eu le démantèlement de la zone sud, moi, j'avais demandé à ce qu'on engage tout de suite le démantèlement de la zone nord pour que, justement, ils évitent d'aller se réfugier et s'organiser dans l'autre périmètre. Ce n'a pas été fait. Aujourd'hui, très clairement, pour un démantèlement, il faut que l'on puisse organiser en France des camps de réfugiés encadrés, ce qui n'existe pas aujourd'hui, mais des camps de réfugiés qui sont en capacité d'accueillir 1 500 à 2 000 migrants pour pouvoir, en fait, traiter leur situation, voir ceux qui relèvent de l'asile. Et puis, on peut constater que la majorité sont des migrants économiques. Et dans ce cas-là, il faut que les lois de la République s'appliquent et que ceux qui ne veulent pas rester dans des conditions normales d'accueil en France puissent être reconduits, en fait, dans un autre pays. »
France Inter — L'invité du week-end · Avec Natacha Bouchart, maire de CalaisVérifier à 6:39
« Écoutez, d'abord, on n'a pas négocié pour rester avec le même gouvernement britannique pendant 10, 20 ou 30 ans. Le négociateur Michel Barnier et nous, à ses côtés, nous avons essayé de faire en sorte que l'accord puisse résister à l'épreuve du temps. Alors, Boris Johnson est très fort pour faire des blagues. Parfois, on aurait voulu qu'il entre un peu plus vite dans le vif du sujet, mais maintenant, ça y est, il faut effectivement s'assurer qu'il n'y ait pas de dérégulation du côté britannique. Les Britanniques nous ont dit pendant des mois, la main sur le cœur, croyez-nous sur parole, nous allons garder des standards élevés. Nous ne leur avons dit, on vous croit, mais on préfère que ce soit écrit dans l'accord. On préfère surtout avoir la possibilité de prendre des mesures de notre côté, si jamais vous divergez de manière significative. C'est le cas aujourd'hui, et il faut aussi savoir que cet accord peut être revu tous les 4 ans, soit pour le rendre plus ambitieux, puisqu'il y a certains sujets qui ne sont pas du tout couverts par l'accord, soit si on s'aperçoit, chemin faisant, en l'appliquant, qu'il y a des détails qu'on peut encore améliorer, il faut se donner cette possibilité, parce qu'il faut se rendre compte que pour l'accord le plus ambitieux que l'Union européenne ait jamais signé avec un pays tiers, il n'y a eu que 9 mois de négociation. C'est vrai. Là où d'ordinaire, il y a en moyenne 5 ans. Donc ça a été très vite, avec beaucoup de détermination, avec un travail très collectif du côté européen, mais tout est dans l'application, il faudra s'assurer que cette application se fait de bonne foi, et dans les faits, pas seulement dans les paroles. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 10:06
« Ça a été une grande partie de la négociation. Ça n'a pas été la partie la plus facile d'ailleurs. Mais c'est là où l'accord tel qui nous a été présenté par Michel Barnier, dont je veux salver à la fois la détermination, le calme et la transparence, vis-à-vis, des gouvernements et du Parlement européen, c'est là où l'accord paraît solide. Évidemment, on va prendre le temps de le regarder dans le détail, c'est 1200 pages avant de le ratifier côté européen. Mais l'objectif, et il a été, nous semble-t-il atteint, c'est d'abord d'obtenir que les Britanniques ne reculent pas sur les standards qu'ils ont en commun avec nous, sur le plan environnemental, sur le plan social, sur le plan de la transparence fiscale. Cet objectif, il est atteint. Et puis dans l'avenir, quand au niveau européen, collectivement, nous déciderons de prendre des nouvelles décisions en matière de protection de l'environnement par exemple, nous nous assurons que les décisions britanniques ne divergent pas trop. Si elles divergent de manière significative, l'Union européenne pourra réagir. Ça veut dire, le cas échéant, mettre en place des tarifs douaniers ou des quotas, ou réagir sur d'autres parties de l'accord, ou même, en cas de divergence majeure ou de non-application de l'accord par les Britanniques, suspendre l'accord de notre côté. C'est ça le principe de manière à protéger les entreprises et les salariés européens qui, eux, n'ont pas choisi le Brexit. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 8:20
« Ça a été une grande partie de la négociation. Ça n'a pas été la partie la plus facile d'ailleurs. Mais c'est là où l'accord tel qui nous a été présenté par Michel Barnier, dont je veux salver à la fois la détermination, le calme et la transparence, vis-à-vis, des gouvernements et du Parlement européen, c'est là où l'accord paraît solide. Évidemment, on va prendre le temps de le regarder dans le détail, c'est 1200 pages avant de le ratifier côté européen. Mais l'objectif, et il a été, nous semble-t-il atteint, c'est d'abord d'obtenir que les Britanniques ne reculent pas sur les standards qu'ils ont en commun avec nous, sur le plan environnemental, sur le plan social, sur le plan de la transparence fiscale. Cet objectif, il est atteint. Et puis dans l'avenir, quand au niveau européen, collectivement, nous déciderons de prendre des nouvelles décisions en matière de protection de l'environnement par exemple, nous nous assurons que les décisions britanniques ne divergent pas trop. Si elles divergent de manière significative, l'Union européenne pourra réagir. Ça veut dire, le cas échéant, mettre en place des tarifs douaniers ou des quotas, ou réagir sur d'autres parties de l'accord, ou même, en cas de divergence majeure ou de non-application de l'accord par les Britanniques, suspendre l'accord de notre côté. C'est ça le principe de manière à protéger les entreprises et les salariés européens qui, eux, n'ont pas choisi le Brexit. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 8:20
« Non, on ne fait pas de la tactique avec la santé des Européens. Si la France a fermé la frontière avec le Royaume-Uni, c'est parce qu'il y avait un élément nouveau, c'était cette nouvelle souche du virus dont on ne savait encore pas assez de choses. Et donc là, par mesure de précaution, la frontière a été fermée. Mais la pression est montée sur Boris Johnson et sur son gouvernement depuis plusieurs semaines parce que les Britanniques, face à la crise sanitaire, face à la crise économique, se demandaient s'il était utile de rajouter une crise créée de toutes pièces qui était un no deal. Et on a senti les entreprises britanniques, mais aussi, j'allais dire, les citoyens britanniques lambda, faire de plus en plus pression sur la majorité et sur le gouvernement, pour dire écoutez, un no deal, c'est absurde, il faut absolument qu'on trouve une solution avec l'Union Européenne. Et les choses ont changé à la dernière minute, mais à plusieurs reprises, on a frôlé le no deal pendant toute la négociation. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 3:01