Michèle Tabarot — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
22 nov. 2023 au 22 nov. 2023
Questions
18
Entretiens
1
Sources
1
Heures analysées
0,2 h
Répartition sur 18 questions évaluables
Réponse directe
10
Réponse partielle
2
Réponse à côté
6
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 18 sur 18
Question 1Michèle Tabarot, au nom du père
On va passer à toute autre chose à présent. Notre quiz, vous avez droit à une version spéciale pour ce quiz. Vous avez passé plus de 20 ans à l'Assemblée. Est-ce que vous êtes du genre à dire « c'était mieux avant » ?
Réponse à côté
Absolument. Je suis très favorable au cumul des mandats. Je pense que ça nous donnait une grande liberté au niveau du gouvernement lorsqu'on est dans la majorité, et au niveau de l'opposition vis-à-vis du gouvernement, vis-à-vis de notre famille politique. « Ancrage territorial », absolument.
« Absolument. Je suis très favorable au cumul des mandats. Je pense que ça nous donnait une grande liberté au niveau du gouvernement lorsqu'on est dans la majorité, et au niveau de l'opposition vis-à-vis du gouvernement, vis-à-vis de notre famille politique. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 10:08
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Légitimité, lorsque vous êtes quelqu'un d'implanté quelque part, ce n'est pas le parti ou ce n'est pas le gouvernement qui va vous dicter les choses. Vous jouez collectif, bien entendu, mais vous savez que le gouvernement et le parti savent très bien que vous êtes enracinés. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 10:29
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Voir 1 autre passage
« « Ancrage territorial », absolument. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 10:23
Question 2Michèle Tabarot, au nom du père
Mais alors ce combat politique de votre père, c'est un peu toute votre famille qui en a payé le prix parce que quand l'Algérie est devenue indépendante, vous n'avez pas vu, enfin votre famille n'a pas pu retourner en France parce que votre père était condamné en France pour terrorisme et donc vous êtes réfugié en Espagne, à Alicante. C'est là que vous êtes né, que vous avez grandi loin de la France pendant presque six ans. Quel rapport est-ce qu'on entretient avec son pays quand il y a un tel contentieux entre son pays et sa famille ?
Réponse partielle
Ce n'était pas un contentieux avec la France, c'était un contentieux avec un pouvoir politique. Je ne peux pas vous dire que de Gaulle était particulièrement apprécié à la table lorsque nous évoquions l'Algérie française.
« Ce n'était pas un contentieux avec la France, c'était un contentieux avec un pouvoir politique. Je ne peux pas vous dire que de Gaulle était particulièrement apprécié à la table lorsque nous évoquions l'Algérie française. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 2:41
Question 3Michèle Tabarot, au nom du père
Alors l'engagement chez vous c'est d'abord une histoire de famille avec votre père Robert Tabarro qui a mené un combat politique pour l'Algérie française, un combat qui a pris une forme radicale puisqu'il a été l'un des dirigeants de l'OAS, l'organisation de l'armée secrète. Est-ce que vous auriez fait de la politique si votre père était resté le champion de boxe qu'il a été puis le vendeur de pièces détachées de voitures ?
Réponse directe
Probablement pas parce que j'imagine que nous serions restés en Algérie s'il n'avait pas mené ce combat. Et papa qui était très attaché à la France, qui a souhaité protéger les pieds noirs, les harkis de tout ce qui se passait pendant cette guerre terrible entre 54 et 62, a souhaité s'engager. Il avait un amour pour la France. Absolument, absolument qu'il a mené ce combat. Et puis aussi au nom d'une certaine injustice parce que lorsqu'en 58 le général de Gaulle vous annonce que vous êtes en Algérie et que l'Algérie doit rester française, être obligée de partir 4 ans après. Comme les militaires, des hommes remarquables comme Elie Deloitte-Saint-Marc qui avait été un résistant, avait été à Bu…
« Probablement pas parce que j'imagine que nous serions restés en Algérie s'il n'avait pas mené ce combat. Et papa qui était très attaché à la France, qui a souhaité protéger les pieds noirs, les harkis de tout ce qui se passait pendant cette guerre terrible entre 54 et 62, a souhaité s'engager. Il avait un amour pour la France. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 0:53
Question 4Michèle Tabarot, au nom du père
Alors, on le voit, vos propos avaient déjà fait réagir une partie de l'hémicycle à l'époque. Vous comprenez aujourd'hui que ça puisse choquer de défendre le rôle positif de la colonisation ?
Réponse à côté
Écoutez, moi ce que je ne comprends pas, c'est qu'on ne le comprenne pas.
« Écoutez, moi ce que je ne comprends pas, c'est qu'on ne le comprenne pas. »
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Question 5Michèle Tabarot, au nom du père
Pourquoi liberté ?
Réponse à côté
Parce qu'ancrage territorial. C'est-à-dire lorsque vous avez... Légitimité, lorsque vous êtes quelqu'un d'implanté quelque part, ce n'est pas le parti ou ce n'est pas le gouvernement qui va vous dicter les choses. Vous jouez collectif, bien entendu, mais vous savez que le gouvernement et le parti savent très bien que vous êtes enracinés.
« Parce qu'ancrage territorial. C'est-à-dire lorsque vous avez... »
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« Légitimité, lorsque vous êtes quelqu'un d'implanté quelque part, ce n'est pas le parti ou ce n'est pas le gouvernement qui va vous dicter les choses. Vous jouez collectif, bien entendu, mais vous savez que le gouvernement et le parti savent très bien que vous êtes enracinés. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 10:29
Question 6Michèle Tabarot, au nom du père
C'est parce que votre père vous dit qu'il faut y aller ?
Réponse directe
Non, pas du tout. Non, non, non. Avant, mon père nous a laissé très vite. Non, j'avais... Bon, premièrement, moi, j'étais favorable et un soutien de Valéry Giscard d'Estaing en 81. Donc, je fais la campagne. Mon père la faisait. Il était actif en politique. Voilà, exactement. Et donc, je m'engage pour la campagne de 81. Et ensuite, je suis tellement déçue et affectée par la victoire de François Mitterrand que je décide de prendre ma carte au Parti Républicain, qui était la droite non-gauliste de l'époque. Et c'est comme ça qu'on me propose de rentrer au Conseil municipal du Canet et que je deviens adjoint au maire et ensuite maire du Canet. La France coloniale a permis d'éradiquer des épidé…
« Non, pas du tout. Non, non, non. Avant, mon père nous a laissé très vite. Non, j'avais... Bon, premièrement, moi, j'étais favorable et un soutien de Valéry Giscard d'Estaing en 81. Donc, je fais la campagne. Mon père la faisait. Il était actif en politique. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 5:46
Question 7Michèle Tabarot, au nom du père
Et ça, vous trouvez que ça fait défaut aujourd'hui ?
Réponse directe
C'est une excellente chose. Aujourd'hui, depuis ce mandat, on revit quelque chose de positif, je dirais, pour l'Assemblée. C'est le fait d'avoir une opposition qui arrive à se faire entendre... Du fait de la majorité relative. Par contre, ce qui me pose problème aujourd'hui, c'est l'attitude de certains qui sont dans l'invective, qui sont dans la provocation, qui sont dans le buzz. C'est dans le climat global dans l'hémicycle, on va dire. C'est assez épouvantable, oui.
« C'est une excellente chose. Aujourd'hui, depuis ce mandat, on revit quelque chose de positif, je dirais, pour l'Assemblée. C'est le fait d'avoir une opposition qui arrive à se faire entendre... »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 11:20Voir 1 autre passage
« Du fait de la majorité relative. Par contre, ce qui me pose problème aujourd'hui, c'est l'attitude de certains qui sont dans l'invective, qui sont dans la provocation, qui sont dans le buzz. C'est dans le climat global dans l'hémicycle, on va dire. C'est assez épouvantable, oui. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 11:33
Question 8Michèle Tabarot, au nom du père
Très vite, juste le mot de la fin. 40 ans bientôt d'engagement dans la vie publique. C'est quoi le secret de votre longévité ?
Réponse directe
Je pense que je continue à faire de la politique dans la proximité. J'adore, je finis ma semaine à Paris, j'arrive rapidement au Canet, dans ma circonscription. Je vais voir mes électeurs, je suis en contact et en lien permanent.
« Je pense que je continue à faire de la politique dans la proximité. J'adore, je finis ma semaine à Paris, j'arrive rapidement au Canet, dans ma circonscription. Je vais voir mes électeurs, je suis en contact et en lien permanent. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 12:30
Question 9Michèle Tabarot, au nom du père
Mais juste pour bien comprendre, quand vous vous engagez en politique, c'est pourquoi ?
Réponse directe
Non, pas du tout. Non, non, non. Avant, mon père nous a laissé très vite. Non, j'avais... Bon, premièrement, moi, j'étais favorable et un soutien de Valéry Giscard d'Estaing en 81. Donc, je fais la campagne. Mon père la faisait. Il était actif en politique. Voilà, exactement. Et donc, je m'engage pour la campagne de 81. Et ensuite, je suis tellement déçue et affectée par la victoire de François Mitterrand que je décide de prendre ma carte au Parti Républicain, qui était la droite non-gauliste de l'époque. Et c'est comme ça qu'on me propose de rentrer au Conseil municipal du Canet et que je deviens adjoint au maire et ensuite maire du Canet. La France coloniale a permis d'éradiquer des épidé…
« Voilà, exactement. Et donc, je m'engage pour la campagne de 81. Et ensuite, je suis tellement déçue et affectée par la victoire de François Mitterrand que je décide de prendre ma carte au Parti Républicain, qui était la droite non-gauliste de l'époque. Et c'est comme ça qu'on me propose de rentrer au Conseil municipal du Canet et que je deviens adjoint au maire et ensuite maire du Canet. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 6:03
Question 10Michèle Tabarot, au nom du père
Et liberté ?
Réponse à côté
Parce qu'ancrage territorial. C'est-à-dire lorsque vous avez... Légitimité, lorsque vous êtes quelqu'un d'implanté quelque part, ce n'est pas le parti ou ce n'est pas le gouvernement qui va vous dicter les choses. Vous jouez collectif, bien entendu, mais vous savez que le gouvernement et le parti savent très bien que vous êtes enracinés.
« Parce qu'ancrage territorial. C'est-à-dire lorsque vous avez... »
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« Légitimité, lorsque vous êtes quelqu'un d'implanté quelque part, ce n'est pas le parti ou ce n'est pas le gouvernement qui va vous dicter les choses. Vous jouez collectif, bien entendu, mais vous savez que le gouvernement et le parti savent très bien que vous êtes enracinés. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 10:29
Question 11Michèle Tabarot, au nom du père
Vous ne l'avez pas vécu comme une blessure avec la France ?
Réponse directe
Bien sûr, comme une blessure, mais pas avec le pays, loin de là. La blessure, elle a été énorme parce que quelque part, j'imagine, lorsque vous avez des enfants et que vous avez envie d'aller leur montrer l'endroit où vous avez vécu, tout ce qui fait leur histoire, avoir la possibilité de retourner dans son département, dans une autre commune et tout ça, c'est merveilleux. Mais pour nous, c'était quelque chose d'interdit. Et d'un autre côté, il a fallu récréer une vie qui ressemblait à la France en Espagne, créer l'école française, c'est ce que mon père a fait avec les pieds noirs qui étaient installés là-bas, créer un journal pour pouvoir informer les pieds noirs de ce qu'était la vie. Ça…
« Bien sûr, comme une blessure, mais pas avec le pays, loin de là. La blessure, elle a été énorme parce que quelque part, j'imagine, lorsque vous avez des enfants et que vous avez envie d'aller leur montrer l'endroit où vous avez vécu, tout ce qui fait leur histoire, avoir la possibilité de retourner dans son département, dans une autre commune et tout ça, c'est merveilleux. Mais pour nous, c'était quelque chose d'interdit. Et d'un autre côté, il a fallu récréer une vie qui ressemblait à la France en Espagne, créer l'école française, c'est ce que mon père a fait avec les pieds noirs qui étaient installés là-bas, créer un journal pour pouvoir informer les pieds noirs de ce qu'était la vie. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 2:56
Question 12Michèle Tabarot, au nom du père
Vous avez été la première femme élue présidente de la Commission des affaires culturelles en 2009. Est-ce que la place des femmes en politique, c'est quand même pas mieux aujourd'hui qu'avant ?
Réponse directe
Oui, probablement, mais je ne l'ai jamais vécu comme un problème. Très peu aussi de femmes mères lorsque j'ai été élue mère à 32 ans. Mais je dois dire que je n'ai jamais souffert de ça parce que j'ai mes convictions, mon engagement. Et je ne peux pas dire qu'en étant une femme, j'ai été brimée. Mais je suis ravie que les femmes puissent accéder à toutes les fonctions politiques et professionnelles.
« Oui, probablement, mais je ne l'ai jamais vécu comme un problème. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 11:56Voir 1 autre passage
« Très peu aussi de femmes mères lorsque j'ai été élue mère à 32 ans. Mais je dois dire que je n'ai jamais souffert de ça parce que j'ai mes convictions, mon engagement. Et je ne peux pas dire qu'en étant une femme, j'ai été brimée. Mais je suis ravie que les femmes puissent accéder à toutes les fonctions politiques et professionnelles. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 12:04
Question 13Michèle Tabarot, au nom du père
C'est ça qui vous fait durer ?
Réponse directe
Je pense que c'est ce qui me fait durer et c'est ce qui me fait en tout cas comprendre la France dans laquelle on vit aujourd'hui et essayer de la défendre au mieux. Merci.
« Je pense que c'est ce qui me fait durer et c'est ce qui me fait en tout cas comprendre la France dans laquelle on vit aujourd'hui et essayer de la défendre au mieux. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 12:45
Question 14Michèle Tabarot, au nom du père
Mais la colonisation, ça aussi était des blessures ?
Réponse directe
Oui, mais je les entends tout à fait. Mais ce que je veux dire, ce qui s'est passé en Algérie ne justifie pas qu'on ait ce sentiment de culpabilité vis-à-vis de la France. On voit aujourd'hui tout ça avec notre regard d'aujourd'hui, mais lorsque vous voyez, eh bien, beaucoup de pays ont eu des colonies, ont apporté des choses positives, des choses qui l'étaient moins. Mais la France a quand même, en Algérie, et on le voit bien malheureusement, l'Algérie, 60 ans après, est dans un contexte compliqué politiquement. Elle vit avec une dictature qui n'a pas permis à ce peuple exceptionnel, avec lequel on a des liens de fraternité et d'amitié, de se développer comme il le fallait. Mais la France…
« Oui, mais je les entends tout à fait. Mais ce que je veux dire, ce qui s'est passé en Algérie ne justifie pas qu'on ait ce sentiment de culpabilité vis-à-vis de la France. On voit aujourd'hui tout ça avec notre regard d'aujourd'hui, mais lorsque vous voyez, eh bien, beaucoup de pays ont eu des colonies, ont apporté des choses positives, des choses qui l'étaient moins. Mais la France a quand même, en Algérie, et on le voit bien malheureusement, l'Algérie, 60 ans après, est dans un contexte compliqué politiquement. Elle vit avec une dictature qui n'a pas permis à ce peuple exceptionnel, avec lequel on a des liens de fraternité et d'amitié, de se développer comme il le fallait. Mais la France a laissé des hôpitaux, a laissé des routes, a soigné. Maman était infirmière, elle a soigné autant des musulmans que des européens. Il n'y avait pas ce problème qui, il a peut-être été réel chez certains, mais la grande majorité des pieds noirs, vous savez, Albert Camus a dit quelque chose de très beau. Il a dit, ma famille, et Dieu sait qu'il était dans les milieux universitaires et dans les milieux gauchistes qu'il pouvait fréquenter, parfois attaquer là-dessus. Il l'a défendu à chaque fois en disant que sa famille n'avait opprimé personne. Et il faut bien réaliser que la grande majorité des pieds noirs se sont comportés en frères avec les Algériens. Et c'est d'ailleurs la raison qui fait que les Harkis ont été des combattants aux côtés des Français, parce qu'il y avait ce lien très fort entre les Français et les Arabes. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 8:13
Question 15Michèle Tabarot, au nom du père
Donc vous restez ?
Réponse à côté
Ce discours, vous pourriez le reconnaître aujourd'hui ? Je suis hors de moi lorsque je relis et lorsque j'entends les propos d'Emmanuel Macron en 2017 considérant la colonisation un crime contre l'humanité. Autant je ne souhaite pas qu'on aille coloniser qui que ce soit d'autre aujourd'hui, autant il faut bien comprendre notre histoire. C'est-à-dire que l'Algérie a connu la France pendant 130 ans. Les personnes qui étaient nées là-bas, mon père était là-bas depuis plus de trois générations, donc il se levait tous les matins avec le drapeau français, dans les écoles on chantait la Marseillaise.
« Ce discours, vous pourriez le reconnaître aujourd'hui ? Je suis hors de moi lorsque je relis et lorsque j'entends les propos d'Emmanuel Macron en 2017 considérant la colonisation un crime contre l'humanité. Autant je ne souhaite pas qu'on aille coloniser qui que ce soit d'autre aujourd'hui, autant il faut bien comprendre notre histoire. C'est-à-dire que l'Algérie a connu la France pendant 130 ans. Les personnes qui étaient nées là-bas, mon père était là-bas depuis plus de trois générations, donc il se levait tous les matins avec le drapeau français, dans les écoles on chantait la Marseillaise. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 7:33
Question 16Michèle Tabarot, au nom du père
C'était différent. Vous avez été députée maire pendant 15 ans. Est-ce que le cumul des mandats, c'était mieux avant ?
Réponse directe
Absolument. Je suis très favorable au cumul des mandats. Je pense que ça nous donnait une grande liberté au niveau du gouvernement lorsqu'on est dans la majorité, et au niveau de l'opposition vis-à-vis du gouvernement, vis-à-vis de notre famille politique. « Ancrage territorial », absolument.
« Absolument. Je suis très favorable au cumul des mandats. Je pense que ça nous donnait une grande liberté au niveau du gouvernement lorsqu'on est dans la majorité, et au niveau de l'opposition vis-à-vis du gouvernement, vis-à-vis de notre famille politique. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 10:08Voir 1 autre passage
« « Ancrage territorial », absolument. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 10:23
Question 17Michèle Tabarot, au nom du père
Vous siégez donc à l'Assemblée depuis 2002. Vous avez connu, vous le disiez, la majorité et l'opposition. Est-ce que vous diriez que la vie politique à l'Assemblée, c'était mieux avant ?
Réponse partielle
Alors, je vous disais, pour moi, c'est différent. J'ai vécu des périodes passionnantes avec la période où Jean-François Copé était président de groupe. On faisait de la coproduction législative. C'est-à-dire qu'on avait des parlementaires qui étaient totalement impliqués et qui arrivaient à pousser les lignes au niveau du gouvernement. Ça a d'ailleurs été le cas pour un texte comme la burqa, où vraiment c'est le Parlement qui a porté ça et qui a un peu obligé le gouvernement de...
« Alors, je vous disais, pour moi, c'est différent. J'ai vécu des périodes passionnantes avec la période où Jean-François Copé était président de groupe. On faisait de la coproduction législative. C'est-à-dire qu'on avait des parlementaires qui étaient totalement impliqués et qui arrivaient à pousser les lignes au niveau du gouvernement. Ça a d'ailleurs été le cas pour un texte comme la burqa, où vraiment c'est le Parlement qui a porté ça et qui a un peu obligé le gouvernement de... »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 10:53
Question 18Michèle Tabarot, au nom du père
Donc, tous les membres de l'OAS ont fini par être amnistiés. Votre famille est donc rentrée en France et s'est installée au Canet, dans les Alpes-Maritimes. Votre père est ensuite devenue une figure importante de la communauté pieds-noirs qui était sur place assez nombreuse. Et vous-même, en 1983, je crois que vous avez à peine 20 ans, vous êtes élue adjointe au maire du Canet. 5 ans plus tard, c'est votre petit frère qui, lui, est élu conseiller municipal à Cannes. Encore plus jeune. Lui, il a à peine 18 ans à l'époque. Il est aujourd'hui sénateur. Ce double engagement en politique, est-ce que c'était une façon un peu de laver l'honneur de la famille, de venger votre père, de prendre une revanche sur l'histoire ?
Réponse à côté
Bien entendu, c'est quelque chose qui est en moi, qui est très fort et je comprends tellement et je partage cette douleur qui est celle des pieds-noirs. D'abord, d'avoir été trahis, ensuite d'avoir été accueillis dans des conditions assez difficiles parce qu'en métropole, on avait la vision simplement que de ces militaires qui partaient se battre. Et l'Algérie, c'était pesant, il y a eu beaucoup de guerres. Et il n'y a peut-être pas eu la compassion que les pieds-noirs auraient pu attendre après ce drame terrible qui a touché plus d'un million de personnes, qui, après plusieurs années de guerre, se sont retrouvés un petit peu éclatés dans un pays qu'ils ne connaissaient pas, qui était leur…
« Bien entendu, c'est quelque chose qui est en moi, qui est très fort et je comprends tellement et je partage cette douleur qui est celle des pieds-noirs. D'abord, d'avoir été trahis, ensuite d'avoir été accueillis dans des conditions assez difficiles parce qu'en métropole, on avait la vision simplement que de ces militaires qui partaient se battre. Et l'Algérie, c'était pesant, il y a eu beaucoup de guerres. Et il n'y a peut-être pas eu la compassion que les pieds-noirs auraient pu attendre après ce drame terrible qui a touché plus d'un million de personnes, qui, après plusieurs années de guerre, se sont retrouvés un petit peu éclatés dans un pays qu'ils ne connaissaient pas, qui était leur mère patrie puisque c'était la métropole. Mais ils n'avaient jamais vécu en France. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 4:56
Voir 2 autres passages
« Alors, je vous disais, pour moi, c'est différent. J'ai vécu des périodes passionnantes avec la période où Jean-François Copé était président de groupe. On faisait de la coproduction législative. C'est-à-dire qu'on avait des parlementaires qui étaient totalement impliqués et qui arrivaient à pousser les lignes au niveau du gouvernement. Ça a d'ailleurs été le cas pour un texte comme la burqa, où vraiment c'est le Parlement qui a porté ça et qui a un peu obligé le gouvernement de... »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 10:53
« Je pense que je continue à faire de la politique dans la proximité. J'adore, je finis ma semaine à Paris, j'arrive rapidement au Canet, dans ma circonscription. Je vais voir mes électeurs, je suis en contact et en lien permanent. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 12:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, je vous disais, pour moi, c'est différent. J'ai vécu des périodes passionnantes avec la période où Jean-François Copé était président de groupe. On faisait de la coproduction législative. C'est-à-dire qu'on avait des parlementaires qui étaient totalement impliqués et qui arrivaient à pousser les lignes au niveau du gouvernement. Ça a d'ailleurs été le cas pour un texte comme la burqa, où vraiment c'est le Parlement qui a porté ça et qui a un peu obligé le gouvernement de... »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 10:53Voir 2 autres passages
« Voilà, exactement. Et donc, je m'engage pour la campagne de 81. Et ensuite, je suis tellement déçue et affectée par la victoire de François Mitterrand que je décide de prendre ma carte au Parti Républicain, qui était la droite non-gauliste de l'époque. Et c'est comme ça qu'on me propose de rentrer au Conseil municipal du Canet et que je deviens adjoint au maire et ensuite maire du Canet. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 6:03
« Oui, mais je les entends tout à fait. Mais ce que je veux dire, ce qui s'est passé en Algérie ne justifie pas qu'on ait ce sentiment de culpabilité vis-à-vis de la France. On voit aujourd'hui tout ça avec notre regard d'aujourd'hui, mais lorsque vous voyez, eh bien, beaucoup de pays ont eu des colonies, ont apporté des choses positives, des choses qui l'étaient moins. Mais la France a quand même, en Algérie, et on le voit bien malheureusement, l'Algérie, 60 ans après, est dans un contexte compliqué politiquement. Elle vit avec une dictature qui n'a pas permis à ce peuple exceptionnel, avec lequel on a des liens de fraternité et d'amitié, de se développer comme il le fallait. Mais la France a laissé des hôpitaux, a laissé des routes, a soigné. Maman était infirmière, elle a soigné autant des musulmans que des européens. Il n'y avait pas ce problème qui, il a peut-être été réel chez certains, mais la grande majorité des pieds noirs, vous savez, Albert Camus a dit quelque chose de très beau. Il a dit, ma famille, et Dieu sait qu'il était dans les milieux universitaires et dans les milieux gauchistes qu'il pouvait fréquenter, parfois attaquer là-dessus. Il l'a défendu à chaque fois en disant que sa famille n'avait opprimé personne. Et il faut bien réaliser que la grande majorité des pieds noirs se sont comportés en frères avec les Algériens. Et c'est d'ailleurs la raison qui fait que les Harkis ont été des combattants aux côtés des Français, parce qu'il y avait ce lien très fort entre les Français et les Arabes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce discours, vous pourriez le reconnaître aujourd'hui ? Je suis hors de moi lorsque je relis et lorsque j'entends les propos d'Emmanuel Macron en 2017 considérant la colonisation un crime contre l'humanité. Autant je ne souhaite pas qu'on aille coloniser qui que ce soit d'autre aujourd'hui, autant il faut bien comprendre notre histoire. C'est-à-dire que l'Algérie a connu la France pendant 130 ans. Les personnes qui étaient nées là-bas, mon père était là-bas depuis plus de trois générations, donc il se levait tous les matins avec le drapeau français, dans les écoles on chantait la Marseillaise. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 7:33Voir 2 autres passages
« Non, pas du tout. Non, non, non. Avant, mon père nous a laissé très vite. Non, j'avais... Bon, premièrement, moi, j'étais favorable et un soutien de Valéry Giscard d'Estaing en 81. Donc, je fais la campagne. Mon père la faisait. Il était actif en politique. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 5:46
« Voilà, exactement. Et donc, je m'engage pour la campagne de 81. Et ensuite, je suis tellement déçue et affectée par la victoire de François Mitterrand que je décide de prendre ma carte au Parti Républicain, qui était la droite non-gauliste de l'époque. Et c'est comme ça qu'on me propose de rentrer au Conseil municipal du Canet et que je deviens adjoint au maire et ensuite maire du Canet. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Probablement pas parce que j'imagine que nous serions restés en Algérie s'il n'avait pas mené ce combat. Et papa qui était très attaché à la France, qui a souhaité protéger les pieds noirs, les harkis de tout ce qui se passait pendant cette guerre terrible entre 54 et 62, a souhaité s'engager. Il avait un amour pour la France. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 0:53Voir 1 autre passage
« Bien sûr, comme une blessure, mais pas avec le pays, loin de là. La blessure, elle a été énorme parce que quelque part, j'imagine, lorsque vous avez des enfants et que vous avez envie d'aller leur montrer l'endroit où vous avez vécu, tout ce qui fait leur histoire, avoir la possibilité de retourner dans son département, dans une autre commune et tout ça, c'est merveilleux. Mais pour nous, c'était quelque chose d'interdit. Et d'un autre côté, il a fallu récréer une vie qui ressemblait à la France en Espagne, créer l'école française, c'est ce que mon père a fait avec les pieds noirs qui étaient installés là-bas, créer un journal pour pouvoir informer les pieds noirs de ce qu'était la vie. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 2:56
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais je les entends tout à fait. Mais ce que je veux dire, ce qui s'est passé en Algérie ne justifie pas qu'on ait ce sentiment de culpabilité vis-à-vis de la France. On voit aujourd'hui tout ça avec notre regard d'aujourd'hui, mais lorsque vous voyez, eh bien, beaucoup de pays ont eu des colonies, ont apporté des choses positives, des choses qui l'étaient moins. Mais la France a quand même, en Algérie, et on le voit bien malheureusement, l'Algérie, 60 ans après, est dans un contexte compliqué politiquement. Elle vit avec une dictature qui n'a pas permis à ce peuple exceptionnel, avec lequel on a des liens de fraternité et d'amitié, de se développer comme il le fallait. Mais la France a laissé des hôpitaux, a laissé des routes, a soigné. Maman était infirmière, elle a soigné autant des musulmans que des européens. Il n'y avait pas ce problème qui, il a peut-être été réel chez certains, mais la grande majorité des pieds noirs, vous savez, Albert Camus a dit quelque chose de très beau. Il a dit, ma famille, et Dieu sait qu'il était dans les milieux universitaires et dans les milieux gauchistes qu'il pouvait fréquenter, parfois attaquer là-dessus. Il l'a défendu à chaque fois en disant que sa famille n'avait opprimé personne. Et il faut bien réaliser que la grande majorité des pieds noirs se sont comportés en frères avec les Algériens. Et c'est d'ailleurs la raison qui fait que les Harkis ont été des combattants aux côtés des Français, parce qu'il y avait ce lien très fort entre les Français et les Arabes. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 8:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'était pas un contentieux avec la France, c'était un contentieux avec un pouvoir politique. Je ne peux pas vous dire que de Gaulle était particulièrement apprécié à la table lorsque nous évoquions l'Algérie française. »
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 2:41
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 8:13
LCP — La Politique et moi · Michèle Tabarot, au nom du pèreVérifier à 6:03