Michel Reynaud — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
19 févr. 2019 au 19 févr. 2019
Questions
8
Entretiens
1
Sources
1
Heures analysées
0,2 h
Répartition sur 8 questions évaluables
Réponse directe
8
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 8 sur 8
Question 1Michel Reynaud, à propos du lobby de l'alcool : "Le modèle économique est fait sur les buveurs à risques"
Elle est très vaste. Il y a plein de résultats différents. Quel est le plus marquant selon vous ?
Réponse directe
Le plus marquant, c'est que 10% des Français consomment 58% de l'alcool vendu. C'est-à-dire que c'est une toute petite partie de la population française qui consomme beaucoup. Et qui fait le modèle économique de l'alcool en France. Et ça, tant qu'on n'a pas compris, on ne comprend pas pourquoi le lobby alcoolier se bat pour nous mettre chez les hygiénistes buveurs d'eau. Ce n'est pas le problème. 80% des Français boivent de façon modérée à risque très limité. Le problème, c'est les 20%. Alors, qu'est-ce qui m'a marqué aussi, c'est le fait que depuis 5 ans, la consommation d'alcool en France reste strictement identique, alors qu'elle baissait depuis 30 ans. Ça, c'est le détricotage de la loi…
« Le plus marquant, c'est que 10% des Français consomment 58% de l'alcool vendu. C'est-à-dire que c'est une toute petite partie de la population française qui consomme beaucoup. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Michel Reynaud, à propos du lobby de l'alcool : "Le modèle économique est fait sur les buveurs à risques"
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On sait quelles sont les mesures qui marchent. Dans le monde entier, on le sait. C'est l'augmentation du prix minimum de l'alcool, ce qui fait diminuer les consommations chez les jeunes et chez les gros buveurs. C'est la taxation de la publicité. C'est la taxation des prémixes. »
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Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 2Michel Reynaud, à propos du lobby de l'alcool : "Le modèle économique est fait sur les buveurs à risques"
Vous dénoncez la pression du lobby de l'alcool. Comment elle se manifeste ?
Réponse directe
Le lobby de l'alcool a enlevé tout ce qui protégeait dans la loi Evin. C'est-à-dire qu'il y a une communication et un marketing que vous voyez dans chacun de vos journaux tout le temps, toutes les semaines. Mais beaucoup plus subtil. Ils ont su saisir en obtenant une dizaine d'années l'autorisation d'aller sur le web. Ils ont envahi d'abord les sites et beaucoup plus subtilement les réseaux sociaux. En particulier chez les jeunes. Ils savent cibler les jeunes en achetant un certain nombre d'influenceurs. Donc il y a des stratégies envers les jeunes. Car ils savent, comme nous, que plus on commence tôt, plus on a de chances de s'accrocher. Et donc un accroché, c'est le gros buveur qu'il faut…
« Le lobby de l'alcool a enlevé tout ce qui protégeait dans la loi Evin. C'est-à-dire qu'il y a une communication et un marketing que vous voyez dans chacun de vos journaux tout le temps, toutes les semaines. Mais beaucoup plus subtil. Ils ont su saisir en obtenant une dizaine d'années l'autorisation d'aller sur le web. Ils ont envahi d'abord les sites et beaucoup plus subtilement les réseaux sociaux. En particulier chez les jeunes. Ils savent cibler les jeunes en achetant un certain nombre d'influenceurs. Donc il y a des stratégies envers les jeunes. Car ils savent, comme nous, que plus on commence tôt, plus on a de chances de s'accrocher. Et donc un accroché, c'est le gros buveur qu'il faut. Puisque si la plupart des gens sont en dessous de 2 verres, en France, les 80% sont en dessous de 2 verres. Ceux qui sont à... Il en faut 10 à 1 verre pour remplacer le 1 à 10 verres. Donc le gros buveur, le modèle économique est fait sur les buveurs à risque, excessifs, problématiques. Et sur les dépendants. Les 8%, c'est les dépendants. »
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Question 3Michel Reynaud, à propos du lobby de l'alcool : "Le modèle économique est fait sur les buveurs à risques"
J'imagine que vous avez entendu la déclaration du ministre de l'Agriculture, il y a quelques semaines, qui a dit que le vin, ce n'est pas un alcool comme les autres, c'est un produit de bonheur. Vous avez pensé quoi de cette déclaration ?
Réponse directe
Il a dit que c'est un pur bonheur, ce qui est vrai, c'est-à-dire que quand on consomme un petit peu de vin de qualité, c'est un pur bonheur, mais c'est à côté un grand malheur. Et ce que l'on peut reprocher au ministre, à la filière alcoolière, au lobby, c'est de ne pas dire que c'est le plus grand malheur français, c'est-à-dire que la majorité des dommages liés à toutes les drogues, quand on fait la somme des souffrances personnelles et des souffrances infligées aux autres, c'est de très loin l'alcool.
« Il a dit que c'est un pur bonheur, ce qui est vrai, c'est-à-dire que quand on consomme un petit peu de vin de qualité, c'est un pur bonheur, mais c'est à côté un grand malheur. Et ce que l'on peut reprocher au ministre, à la filière alcoolière, au lobby, c'est de ne pas dire que c'est le plus grand malheur français, c'est-à-dire que la majorité des dommages liés à toutes les drogues, quand on fait la somme des souffrances personnelles et des souffrances infligées aux autres, c'est de très loin l'alcool. »
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Question 4Michel Reynaud, à propos du lobby de l'alcool : "Le modèle économique est fait sur les buveurs à risques"
Vous ne faites pas de distinction entre le vin, la bière ou les alcools forts ?
Réponse directe
Le cerveau n'en fait pas. En tout cas, la molécule d'alcool est la même. Après, le plaisir subtil, oui, le cerveau fait la différence. Mais ce qui accroche, c'est la molécule de l'alcool. Et donc, le vin, c'est un grand bonheur, mais c'est aussi un très grand malheur. Et donc, on doit avoir toujours en tête que c'est un produit potentiellement dangereux. Et que ce qui est dangereux, alors, on sait qu'à un, deux verres par jour, c'est-à-dire une dizaine de verres par semaine, les risques sont limités. Mais à partir de 3-4 verres, la courbe devient 3-4 verres par jour, ou entre 20-30 verres par semaine. Là, la courbe commence à monter. Au-delà de 3-4 verres par jour, ou de consommation de plu…
« Le cerveau n'en fait pas. En tout cas, la molécule d'alcool est la même. Après, le plaisir subtil, oui, le cerveau fait la différence. Mais ce qui accroche, c'est la molécule de l'alcool. Et donc, le vin, c'est un grand bonheur, mais c'est aussi un très grand malheur. Et donc, on doit avoir toujours en tête que c'est un produit potentiellement dangereux. Et que ce qui est dangereux, alors, on sait qu'à un, deux verres par jour, c'est-à-dire une dizaine de verres par semaine, les risques sont limités. Mais à partir de 3-4 verres, la courbe devient 3-4 verres par jour, ou entre 20-30 verres par semaine. Là, la courbe commence à monter. Au-delà de 3-4 verres par jour, ou de consommation de plus de 7-8 verres à une occasion. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Michel Reynaud, à propos du lobby de l'alcool : "Le modèle économique est fait sur les buveurs à risques"Vérifier à 4:31Voir 1 autre passage
« C'est tout alcool. Il y a les mêmes quantités dans un verre de vin, dans un shot de vodka, enfin, les mêmes quantités dans un bar. En réalité, on a plutôt tendance à consommer plus que la dose bar. Mais sinon, il y a la même quantité d'alcool. Et au-delà de 2-3 verres en consommation régulière et de 4-5 verres en consommation aiguë, le risque augmente de façon exponentielle. Et donc, c'est 10% de Français qui achètent 58% de l'alcool vendu. C'est pour ça que j'insiste. Il faut absolument comprendre que la France boit de façon modérée, dans son ensemble. »
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Question 5Michel Reynaud, à propos du lobby de l'alcool : "Le modèle économique est fait sur les buveurs à risques"
C'est quasiment un adolescent sur deux qui est ivre une fois par mois ?
Réponse directe
Oui, c'est devenu la norme. Je ne sais pas si vous avez des adolescents. Mais quand les adolescents sortent, ils n'imaginent pas une soirée, même quand ils ont 15-16 ans, sans avoir du mauvais whisky, de la mauvaise vodka, de la bière, du Malibu. Donc toute une série. Ils sont habitués à consommer très tôt. Et ça, c'est le changement de ces dix dernières années. Ils ont ciblé les jeunes et ils ont ciblé les jeunes femmes. Les jeunes femmes ivres sont devenues une norme sociale acceptable. En commençant avec un packaging spécial. Par exemple, ils se sont débrouillés pour que ne passe pas à la dernière loi de finances une proposition de prémix qui devait taxer les boissons sucrées à base de v…
« Oui, c'est devenu la norme. Je ne sais pas si vous avez des adolescents. Mais quand les adolescents sortent, ils n'imaginent pas une soirée, même quand ils ont 15-16 ans, sans avoir du mauvais whisky, de la mauvaise vodka, de la bière, du Malibu. Donc toute une série. Ils sont habitués à consommer très tôt. Et ça, c'est le changement de ces dix dernières années. Ils ont ciblé les jeunes et ils ont ciblé les jeunes femmes. Les jeunes femmes ivres sont devenues une norme sociale acceptable. »
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Question 6Michel Reynaud, à propos du lobby de l'alcool : "Le modèle économique est fait sur les buveurs à risques"
Un Français boit en moyenne 11,5 litres d'alcool pur par an. Bien évidemment, c'est une moyenne, ça varie énormément selon l'âge et le sexe notamment. L'organisme Santé Publique France dévoile ce matin une vaste étude sur le sujet dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire. Bonjour Michel Reynaud. Bonjour. Vous êtes professeur d'addictologie, président du fonds Action Addiction et fondateur du site Addict Aid. Cette étude, vous l'avez eue entre les mains. Qu'est-ce qui a retenu votre attention ?
Réponse directe
Le plus marquant, c'est que 10% des Français consomment 58% de l'alcool vendu. C'est-à-dire que c'est une toute petite partie de la population française qui consomme beaucoup. Et qui fait le modèle économique de l'alcool en France. Et ça, tant qu'on n'a pas compris, on ne comprend pas pourquoi le lobby alcoolier se bat pour nous mettre chez les hygiénistes buveurs d'eau. Ce n'est pas le problème. 80% des Français boivent de façon modérée à risque très limité. Le problème, c'est les 20%. Alors, qu'est-ce qui m'a marqué aussi, c'est le fait que depuis 5 ans, la consommation d'alcool en France reste strictement identique, alors qu'elle baissait depuis 30 ans. Ça, c'est le détricotage de la loi…
« Le plus marquant, c'est que 10% des Français consomment 58% de l'alcool vendu. C'est-à-dire que c'est une toute petite partie de la population française qui consomme beaucoup. »
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« Et qui fait le modèle économique de l'alcool en France. Et ça, tant qu'on n'a pas compris, on ne comprend pas pourquoi le lobby alcoolier se bat pour nous mettre chez les hygiénistes buveurs d'eau. Ce n'est pas le problème. 80% des Français boivent de façon modérée à risque très limité. Le problème, c'est les 20%. Alors, qu'est-ce qui m'a marqué aussi, c'est le fait que depuis 5 ans, la consommation d'alcool en France reste strictement identique, alors qu'elle baissait depuis 30 ans. Ça, c'est le détricotage de la loi Evin, extrêmement habile des 2-3 derniers gouvernements, et de M. Macron, qui était tout à fait la matière à l'action derrière. »
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Question 7Michel Reynaud, à propos du lobby de l'alcool : "Le modèle économique est fait sur les buveurs à risques"
Alors, vous dites que la consommation ne baisse plus depuis 5 ans, donc elle stagne, mais est-ce qu'elle est trop importante à vos yeux ?
Réponse directe
Elle stagne, on est au deuxième niveau européen, et l'Europe est le premier continent consommateur d'alcool. Oui, on a une consommation élevée, avec des dommages encore élevés. Et les dommages, de la même manière que 20% des consommateurs consomment 80% de l'alcool vendu, 20% des consommateurs ont 80% des dommages. C'est-à-dire que ce sont les gros buveurs qui ont essentiellement toutes les maladies, et c'est vraiment exponentiel, proportionnel. De façon exponentielle. Qui ont les maladies, qui ont les violences, qui ont les agressions, qui ont les accidents de voiture, qui sont, tout est multiplié de façon exponentielle. C'est-à-dire qu'à 0,50 g, on a deux chances d'avoir un accident, enfi…
« Elle stagne, on est au deuxième niveau européen, et l'Europe est le premier continent consommateur d'alcool. Oui, on a une consommation élevée, avec des dommages encore élevés. Et les dommages, de la même manière que 20% des consommateurs consomment 80% de l'alcool vendu, 20% des consommateurs ont 80% des dommages. C'est-à-dire que ce sont les gros buveurs qui ont essentiellement toutes les maladies, et c'est vraiment exponentiel, proportionnel. De façon exponentielle. Qui ont les maladies, qui ont les violences, qui ont les agressions, qui ont les accidents de voiture, qui sont, tout est multiplié de façon exponentielle. C'est-à-dire qu'à 0,50 g, on a deux chances d'avoir un accident, enfin le risque est multiplié par deux d'avoir un accident mortel. A 0,80 g par 5, mais à 1,50 g, il est multiplié par 30. C'est du même ordre pour le risque d'avoir une pancréatite ou d'être soumis à une violence ou causeur de violence. C'est les gros buveurs qui sont les plus dangereux. Donc, il faut comprendre que l'essentiel des dommages est fait par une petite population, que cette population fait la richesse du monde de l'alcool, et que, à cause de cela, on vit dans un monde où il y a une incitation à boire permanente. C'est à la fois une incitation par les médias, par le marketing, par les réseaux sociaux pour les jeunes, et par une habitude de vie qui fait qu'on est systématiquement, dès que l'on sort, dès que l'on va quelque part, dès que l'on va chez des amis, il doit y avoir de l'alcool, et il y a d'abord de l'alcool. »
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Question 8Michel Reynaud, à propos du lobby de l'alcool : "Le modèle économique est fait sur les buveurs à risques"
Le vin est une drogue ?
Réponse directe
Le vin est une drogue, oui. Le vin accroche, comme les autres drogues, il accroche plus que le cannabis.
« Le vin est une drogue, oui. Le vin accroche, comme les autres drogues, il accroche plus que le cannabis. »
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« Elle stagne, on est au deuxième niveau européen, et l'Europe est le premier continent consommateur d'alcool. Oui, on a une consommation élevée, avec des dommages encore élevés. Et les dommages, de la même manière que 20% des consommateurs consomment 80% de l'alcool vendu, 20% des consommateurs ont 80% des dommages. C'est-à-dire que ce sont les gros buveurs qui ont essentiellement toutes les maladies, et c'est vraiment exponentiel, proportionnel. De façon exponentielle. Qui ont les maladies, qui ont les violences, qui ont les agressions, qui ont les accidents de voiture, qui sont, tout est multiplié de façon exponentielle. C'est-à-dire qu'à 0,50 g, on a deux chances d'avoir un accident, enfin le risque est multiplié par deux d'avoir un accident mortel. A 0,80 g par 5, mais à 1,50 g, il est multiplié par 30. C'est du même ordre pour le risque d'avoir une pancréatite ou d'être soumis à une violence ou causeur de violence. C'est les gros buveurs qui sont les plus dangereux. Donc, il faut comprendre que l'essentiel des dommages est fait par une petite population, que cette population fait la richesse du monde de l'alcool, et que, à cause de cela, on vit dans un monde où il y a une incitation à boire permanente. C'est à la fois une incitation par les médias, par le marketing, par les réseaux sociaux pour les jeunes, et par une habitude de vie qui fait qu'on est systématiquement, dès que l'on sort, dès que l'on va quelque part, dès que l'on va chez des amis, il doit y avoir de l'alcool, et il y a d'abord de l'alcool. »
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« Oui, c'est devenu la norme. Je ne sais pas si vous avez des adolescents. Mais quand les adolescents sortent, ils n'imaginent pas une soirée, même quand ils ont 15-16 ans, sans avoir du mauvais whisky, de la mauvaise vodka, de la bière, du Malibu. Donc toute une série. Ils sont habitués à consommer très tôt. Et ça, c'est le changement de ces dix dernières années. Ils ont ciblé les jeunes et ils ont ciblé les jeunes femmes. Les jeunes femmes ivres sont devenues une norme sociale acceptable. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, c'est devenu la norme. Je ne sais pas si vous avez des adolescents. Mais quand les adolescents sortent, ils n'imaginent pas une soirée, même quand ils ont 15-16 ans, sans avoir du mauvais whisky, de la mauvaise vodka, de la bière, du Malibu. Donc toute une série. Ils sont habitués à consommer très tôt. Et ça, c'est le changement de ces dix dernières années. Ils ont ciblé les jeunes et ils ont ciblé les jeunes femmes. Les jeunes femmes ivres sont devenues une norme sociale acceptable. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Michel Reynaud, à propos du lobby de l'alcool : "Le modèle économique est fait sur les buveurs à risques"Vérifier à 7:45Voir 2 autres passages
« Le lobby de l'alcool a enlevé tout ce qui protégeait dans la loi Evin. C'est-à-dire qu'il y a une communication et un marketing que vous voyez dans chacun de vos journaux tout le temps, toutes les semaines. Mais beaucoup plus subtil. Ils ont su saisir en obtenant une dizaine d'années l'autorisation d'aller sur le web. Ils ont envahi d'abord les sites et beaucoup plus subtilement les réseaux sociaux. En particulier chez les jeunes. Ils savent cibler les jeunes en achetant un certain nombre d'influenceurs. Donc il y a des stratégies envers les jeunes. Car ils savent, comme nous, que plus on commence tôt, plus on a de chances de s'accrocher. Et donc un accroché, c'est le gros buveur qu'il faut. Puisque si la plupart des gens sont en dessous de 2 verres, en France, les 80% sont en dessous de 2 verres. Ceux qui sont à... Il en faut 10 à 1 verre pour remplacer le 1 à 10 verres. Donc le gros buveur, le modèle économique est fait sur les buveurs à risque, excessifs, problématiques. Et sur les dépendants. Les 8%, c'est les dépendants. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le lobby de l'alcool a enlevé tout ce qui protégeait dans la loi Evin. C'est-à-dire qu'il y a une communication et un marketing que vous voyez dans chacun de vos journaux tout le temps, toutes les semaines. Mais beaucoup plus subtil. Ils ont su saisir en obtenant une dizaine d'années l'autorisation d'aller sur le web. Ils ont envahi d'abord les sites et beaucoup plus subtilement les réseaux sociaux. En particulier chez les jeunes. Ils savent cibler les jeunes en achetant un certain nombre d'influenceurs. Donc il y a des stratégies envers les jeunes. Car ils savent, comme nous, que plus on commence tôt, plus on a de chances de s'accrocher. Et donc un accroché, c'est le gros buveur qu'il faut. Puisque si la plupart des gens sont en dessous de 2 verres, en France, les 80% sont en dessous de 2 verres. Ceux qui sont à... Il en faut 10 à 1 verre pour remplacer le 1 à 10 verres. Donc le gros buveur, le modèle économique est fait sur les buveurs à risque, excessifs, problématiques. Et sur les dépendants. Les 8%, c'est les dépendants. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Michel Reynaud, à propos du lobby de l'alcool : "Le modèle économique est fait sur les buveurs à risques"Vérifier à 6:11Voir 2 autres passages
« Ces taxations doivent servir. Ce qui est frappant dans ces chiffres, c'est la différence entre le tabac et l'alcool en France. Le tabac est une politique volontaire, elle marche. En France, il n'y a pas de politique du tout sur l'alcool, ou quasiment pas. Et donc, les consommations restent élevées. »
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« Le cerveau n'en fait pas. En tout cas, la molécule d'alcool est la même. Après, le plaisir subtil, oui, le cerveau fait la différence. Mais ce qui accroche, c'est la molécule de l'alcool. Et donc, le vin, c'est un grand bonheur, mais c'est aussi un très grand malheur. Et donc, on doit avoir toujours en tête que c'est un produit potentiellement dangereux. Et que ce qui est dangereux, alors, on sait qu'à un, deux verres par jour, c'est-à-dire une dizaine de verres par semaine, les risques sont limités. Mais à partir de 3-4 verres, la courbe devient 3-4 verres par jour, ou entre 20-30 verres par semaine. Là, la courbe commence à monter. Au-delà de 3-4 verres par jour, ou de consommation de plus de 7-8 verres à une occasion. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le plus marquant, c'est que 10% des Français consomment 58% de l'alcool vendu. C'est-à-dire que c'est une toute petite partie de la population française qui consomme beaucoup. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En commençant avec un packaging spécial. Par exemple, ils se sont débrouillés pour que ne passe pas à la dernière loi de finances une proposition de prémix qui devait taxer les boissons sucrées à base de vin. »
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« Le lobby de l'alcool a enlevé tout ce qui protégeait dans la loi Evin. C'est-à-dire qu'il y a une communication et un marketing que vous voyez dans chacun de vos journaux tout le temps, toutes les semaines. Mais beaucoup plus subtil. Ils ont su saisir en obtenant une dizaine d'années l'autorisation d'aller sur le web. Ils ont envahi d'abord les sites et beaucoup plus subtilement les réseaux sociaux. En particulier chez les jeunes. Ils savent cibler les jeunes en achetant un certain nombre d'influenceurs. Donc il y a des stratégies envers les jeunes. Car ils savent, comme nous, que plus on commence tôt, plus on a de chances de s'accrocher. Et donc un accroché, c'est le gros buveur qu'il faut. Puisque si la plupart des gens sont en dessous de 2 verres, en France, les 80% sont en dessous de 2 verres. Ceux qui sont à... Il en faut 10 à 1 verre pour remplacer le 1 à 10 verres. Donc le gros buveur, le modèle économique est fait sur les buveurs à risque, excessifs, problématiques. Et sur les dépendants. Les 8%, c'est les dépendants. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Michel Reynaud, à propos du lobby de l'alcool : "Le modèle économique est fait sur les buveurs à risques"Vérifier à 6:11
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il a dit que c'est un pur bonheur, ce qui est vrai, c'est-à-dire que quand on consomme un petit peu de vin de qualité, c'est un pur bonheur, mais c'est à côté un grand malheur. Et ce que l'on peut reprocher au ministre, à la filière alcoolière, au lobby, c'est de ne pas dire que c'est le plus grand malheur français, c'est-à-dire que la majorité des dommages liés à toutes les drogues, quand on fait la somme des souffrances personnelles et des souffrances infligées aux autres, c'est de très loin l'alcool. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le cerveau n'en fait pas. En tout cas, la molécule d'alcool est la même. Après, le plaisir subtil, oui, le cerveau fait la différence. Mais ce qui accroche, c'est la molécule de l'alcool. Et donc, le vin, c'est un grand bonheur, mais c'est aussi un très grand malheur. Et donc, on doit avoir toujours en tête que c'est un produit potentiellement dangereux. Et que ce qui est dangereux, alors, on sait qu'à un, deux verres par jour, c'est-à-dire une dizaine de verres par semaine, les risques sont limités. Mais à partir de 3-4 verres, la courbe devient 3-4 verres par jour, ou entre 20-30 verres par semaine. Là, la courbe commence à monter. Au-delà de 3-4 verres par jour, ou de consommation de plus de 7-8 verres à une occasion. »
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« C'est tout alcool. Il y a les mêmes quantités dans un verre de vin, dans un shot de vodka, enfin, les mêmes quantités dans un bar. En réalité, on a plutôt tendance à consommer plus que la dose bar. Mais sinon, il y a la même quantité d'alcool. Et au-delà de 2-3 verres en consommation régulière et de 4-5 verres en consommation aiguë, le risque augmente de façon exponentielle. Et donc, c'est 10% de Français qui achètent 58% de l'alcool vendu. C'est pour ça que j'insiste. Il faut absolument comprendre que la France boit de façon modérée, dans son ensemble. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« On sait quelles sont les mesures qui marchent. Dans le monde entier, on le sait. C'est l'augmentation du prix minimum de l'alcool, ce qui fait diminuer les consommations chez les jeunes et chez les gros buveurs. C'est la taxation de la publicité. C'est la taxation des prémixes. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Michel Reynaud, à propos du lobby de l'alcool : "Le modèle économique est fait sur les buveurs à risques"Vérifier à 8:42
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