Maël DE CALAN — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
9 juin 2018 au 2 sept. 2018
Questions
11
Entretiens
2
Sources
2
Heures analysées
0,6 h
Répartition sur 11 questions évaluables
Réponse directe
4
Réponse partielle
2
Réponse à côté
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 11 sur 11
Question 1Maël de Calan
Sergé de l'écologie, peut-être ?
Réponse à côté
Moi, je me suis toujours fait une doctrine de ne jamais parler au nom d'Alain Juppé, donc je ne vais pas commencer ce matin. Vous avez été son porte-parole pendant la campagne. Oui, d'accord. Là, il ne m'a pas demandé d'être son porte-parole ce matin. Je ne crois pas que ce type de responsabilité l'intéresse. Et faites attention
« Moi, je me suis toujours fait une doctrine de ne jamais parler au nom d'Alain Juppé, donc je ne vais pas commencer ce matin. Vous avez été son porte-parole pendant la campagne. Oui, d'accord. Là, il ne m'a pas demandé d'être son porte-parole ce matin. Je ne crois pas que ce type de responsabilité l'intéresse. Et faites attention »
France Inter — L'invité du week-end · Maël de CalanVérifier à 15:24
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Institutions citées9 juin 2018 au 2 sept. 2018 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je me suis toujours fait une doctrine de ne jamais parler au nom d'Alain Juppé, donc je ne vais pas commencer ce matin. Vous avez été son porte-parole pendant la campagne. Oui, d'accord. Là, il ne m'a pas demandé d'être son porte-parole ce matin. Je ne crois pas que ce type de responsabilité l'intéresse. Et faites attention »
France Inter — L'invité du week-end · Maël de CalanVérifier à 15:24
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 2Maël de Calan
Oui, il a été plutôt discret ces temps-ci, mais il pourrait peut-être réapparaître avant les élections européennes. C'est Alain Juppé, ministre éphémère de l'environnement de Nicolas Sarkozy. S'il revenait, est-ce que vous pensez que ça pourrait le tenter, par exemple, d'être Premier ministre bis du gouvernement ?
Réponse partielle
Moi, je me suis toujours fait une doctrine de ne jamais parler au nom d'Alain Juppé, donc je ne vais pas commencer ce matin. Vous avez été son porte-parole pendant la campagne. Oui, d'accord. Là, il ne m'a pas demandé d'être son porte-parole ce matin. Je ne crois pas que ce type de responsabilité l'intéresse. Et faites attention
« Moi, je me suis toujours fait une doctrine de ne jamais parler au nom d'Alain Juppé, donc je ne vais pas commencer ce matin. Vous avez été son porte-parole pendant la campagne. Oui, d'accord. Là, il ne m'a pas demandé d'être son porte-parole ce matin. Je ne crois pas que ce type de responsabilité l'intéresse. Et faites attention »
France Inter — L'invité du week-end · Maël de CalanVérifier à 15:24
Question 3Maël de Calan et Jérôme Sainte-Marie
Qu'est-ce qu'il manque ?
Réponse à côté
Un projet qui illustre des valeurs qui sont les nôtres, qui sont celles de la droite et du centre depuis toujours. Le projet qui serait celui d'une droite profondément européenne et qui ferait des propositions concrètes pour restaurer l'influence de la France en Europe. Et c'est ce que Valérie Pécresse va chercher à faire dans les prochains jours. Un projet sur les questions de sécurité, d'immigration. On a des vrais points de différence avec Emmanuel Macron sur ce sujet. Mais plutôt que de dire que tout va mal, essayons de dire ce que nous ferions si nous étions en situation. Et un projet enfin dans le domaine économique et social. Il y a plusieurs des réformes qui ont été mises en oeuvre…
« Un projet qui illustre des valeurs qui sont les nôtres, qui sont celles de la droite et du centre depuis toujours. Le projet qui serait celui d'une droite profondément européenne et qui ferait des propositions concrètes pour restaurer l'influence de la France en Europe. Et c'est ce que Valérie Pécresse va chercher à faire dans les prochains jours. Un projet sur les questions de sécurité, d'immigration. On a des vrais points de différence avec Emmanuel Macron sur ce sujet. Mais plutôt que de dire que tout va mal, essayons de dire ce que nous ferions si nous étions en situation. Et un projet enfin dans le domaine économique et social. Il y a plusieurs des réformes qui ont été mises en oeuvre par ce gouvernement qui vont dans le sens de ce qu'on croit, de ce qu'on croit être juste. Je pense en particulier à la réduction de la fiscalité du capital. Mais il y a d'autres réformes. Je pense en particulier à la réforme des retraites, à l'absence de baisse de la dépense publique, qui ne nous vont pas. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 2:37
Question 4Maël de Calan et Jérôme Sainte-Marie
Comment vous expliquez que Laurent Wauquiez n'ait pas encore fait de précision, de proposition assez concrète ?
Réponse directe
Alors les Républicains ne font pas de proposition parce que le gain politique à très court terme à faire des propositions, à travailler dans le fonds, il est quasiment nul. Moi, si vous voulez, ça fait une dizaine d'années que j'essaye de travailler sur le programme économique de la droite. Si vous avez le choix entre passer du temps auprès de vos électeurs ou sur les plateaux de télévision ou passer du temps dans une salle avec des experts, avec des élus, avec des électeurs pour élaborer un programme de gouvernement précis, concret, le choix en général, en politique, il est très vite fait. Maintenant, à court terme, Laurent Wauquiez s'est imposé à une petite cure médiatique puisqu'à chaque…
« Alors les Républicains ne font pas de proposition parce que le gain politique à très court terme à faire des propositions, à travailler dans le fonds, il est quasiment nul. Moi, si vous voulez, ça fait une dizaine d'années que j'essaye de travailler sur le programme économique de la droite. Si vous avez le choix entre passer du temps auprès de vos électeurs ou sur les plateaux de télévision ou passer du temps dans une salle avec des experts, avec des élus, avec des électeurs pour élaborer un programme de gouvernement précis, concret, le choix en général, en politique, il est très vite fait. Maintenant, à court terme, Laurent Wauquiez s'est imposé à une petite cure médiatique puisqu'à chaque fois qu'il parlait, il perdait des points dans l'opinion. Donc c'est peut-être ce qu'il a de mieux à faire à court terme, mais à moyen terme, moi je le redis, les Républicains ne parviendront pas à incarner une alternative crédible s'ils continuent, comme c'est le cas dans le trac qui fait polémique en ce moment, s'ils continuent à fonder leur discours politique sur des dénonciations violentes et stériles, plutôt que de faire des propositions concrètes et efficaces. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 7:30
Question 5Maël de Calan et Jérôme Sainte-Marie
A-t-elle une place ?
Réponse à côté
oui à chaque fois que ça permet de provoquer l'alternance je pense en particulier à Paris où on a une très bonne équipe et qui mérite de remporter la mairie de Paris et bien merci de ces réponses merci et bonne journée à tous les deux à tous les deux
« oui à chaque fois que ça permet de provoquer l'alternance je pense en particulier à Paris où on a une très bonne équipe et qui mérite de remporter la mairie de Paris et bien merci de ces réponses merci et bonne journée à tous les deux à tous les deux »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 18:37
Question 6Maël de Calan et Jérôme Sainte-Marie
Je vous ai entendu dire à l'instant tout le bien que vous pensez d'une politique plutôt pro-européenne. Comment mettre en place cette politique dans un parti dirigé par Laurent Wauquiez qui lui prône l'eurosceptisme ?
Réponse directe
Eh bien en convainquant nos adhérents, nos élus, puis évidemment nos électeurs, que si la France n'est pas profondément européenne, elle ne pourra pas survivre dans la mondialisation. Faire comprendre à nos électeurs, à nos élus, à nos militants, que l'Europe est pour la France une nécessité vitale, vitale dans un monde qui sera dominé demain par les grands empires, qu'il l'est déjà aujourd'hui mais qu'il le sera encore davantage, dans un monde qui est chaotique sur le plan monétaire, sur le plan commercial, sur le plan militaire et géopolitique, l'Europe est pour la France une nécessité vitale. En leur faisant comprendre que si par démagogie, parce que l'Europe est impopulaire, nous nous é…
« Eh bien en convainquant nos adhérents, nos élus, puis évidemment nos électeurs, que si la France n'est pas profondément européenne, elle ne pourra pas survivre dans la mondialisation. Faire comprendre à nos électeurs, à nos élus, à nos militants, que l'Europe est pour la France une nécessité vitale, vitale dans un monde qui sera dominé demain par les grands empires, qu'il l'est déjà aujourd'hui mais qu'il le sera encore davantage, dans un monde qui est chaotique sur le plan monétaire, sur le plan commercial, sur le plan militaire et géopolitique, l'Europe est pour la France une nécessité vitale. En leur faisant comprendre que si par démagogie, parce que l'Europe est impopulaire, nous nous éloignions de cet ADN profondément pro-européen, et bien la droite, non seulement n'aura pas été fidèle à sa vocation, mais aura aussi commis une très grosse erreur politique. Alors maintenant, l'Europe doit se réformer, et Valérie Pécresse fera là aussi des propositions concrètes, puisque c'est sa marque de fabrique, sa marque de facture, c'est d'essayer d'être non pas dans la dénonciation agressive, mais dans la proposition efficace, pour que l'Europe fonctionne mieux, mais surtout pour que la France retrouve son influence en Europe, qu'elle a perdue il y a maintenant bien longtemps, mais en essayant de faire la démonstration, pour répondre précisément à votre question, en essayant de faire la démonstration que l'Europe est pour nous une nécessité vitale. C'est compliqué. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 3:37
Question 7Maël de Calan et Jérôme Sainte-Marie
Cela fera six mois demain que Laurent Wauquiez a pris les rênes du parti Les Républicains, très largement élu, il est désormais contesté à la fois sur ses méthodes, sa méthode de gouvernance et aussi sur sa ligne politique. Bonjour Maël Decalan. Bonjour. Vous êtes le vice-président de Libre, le mouvement de Valérie Pécresse, associé au parti Les Républicains et assez critique sur la présidence Wauquiez. La priorité, a dit Laurent Wauquiez, c'est de remettre le parti En Marche. Qu'est-ce qui a été fait depuis six mois pour remettre ce parti sur les rails ?
Réponse directe
Hélas, pas grand-chose. Laurent Wauquiez devait ouvrir le parti aux différentes sensibilités du centre et de la droite et il a fait exactement le contraire. Il s'est refermé sur un socle de plus en plus dur d'électeurs, de militants, de sympathisants, y compris dans son entourage, sur un cercle de plus en plus restreint de personnes. Laurent Wauquiez devait redonner de la crédibilité à notre formation en faisant des propositions concrètes qui illustrent ce qu'on croit être bon pour le pays et il fait exactement le contraire en diffusant des tracts de plus en plus agressifs dans lesquels Les Républicains ne proposent rien. Et donc ce cycle de radicalisation ou de refermement, d'enfermement d…
« Hélas, pas grand-chose. Laurent Wauquiez devait ouvrir le parti aux différentes sensibilités du centre et de la droite et il a fait exactement le contraire. Il s'est refermé sur un socle de plus en plus dur d'électeurs, de militants, de sympathisants, y compris dans son entourage, sur un cercle de plus en plus restreint de personnes. Laurent Wauquiez devait redonner de la crédibilité à notre formation en faisant des propositions concrètes qui illustrent ce qu'on croit être bon pour le pays et il fait exactement le contraire en diffusant des tracts de plus en plus agressifs dans lesquels Les Républicains ne proposent rien. Et donc ce cycle de radicalisation ou de refermement, d'enfermement des Républicains se poursuit et on le lit dans les sondages. Laurent Wauquiez a réussi à réduire notre base électorale de 20% qui était le score de François Fillon au premier tour de la présidentielle à une dizaine de pourcents. Il a été divisé par deux en moins d'un an et je crois que ce n'est pas un bon résultat, je crois que ce n'est pas une bonne stratégie, qu'il ait grand temps d'en changer. Est-il possible d'en parler avec lui ? Alors c'est très compliqué de le faire dans les instances. On est censé avoir un bureau politique, différentes instances dans lesquelles on débat justement à la fois de la stratégie et des idées de fonds. Et ces instances qui devaient être ouvertes aux différentes sensibilités du mouvement reflétaient le résultat du Congrès puisque Laurent Wauquiez a été largement élu, vous l'avez dit, il n'a pas fait 100% des voix pour autant. Il avait deux candidats, Florence Portelli et moi-même, qui, à eux deux, ont fait un peu plus d'un quart des suffrages et nous avons, je crois, quelque chose comme 2 ou 3% des sièges. Donc c'est très compliqué d'en discuter avec lui. Valérie Pécresse s'y essaye pour tirer la sonnette d'alarme, essayer d'orienter notre parti politique dans le sens d'une formation crédible qui propose, qui retrouve, qui restaure son image aussi auprès des Français. C'est compliqué de le faire et ça n'en prend pas le chemin. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 0:38
Question 8Maël de Calan et Jérôme Sainte-Marie
Qu'est-il à attendre pour les Républicains des élections européennes ?
Réponse directe
Si les Républicains se refondent sur une base qui est à la fois pro-européenne et en même temps profondément réaliste, lucide sur la nécessité, un, d'améliorer son fonctionnement, deux, de restaurer l'influence de la France à Bruxelles, eh bien les Européennes peuvent être le début du rebond pour les Républicains. Nous n'en prenons évidemment pas le chemin. Mais pour quelle raison ? Quand vous regardez un petit peu en détail les sondages, qu'est-ce que reprochent les électeurs au fonds républicains ? Ils leur reprochent de ne pas être crédibles. Ils leur reprochent de ne pas avoir, de ne pas incarner une proposition alternative, intéressante à ce que le gouvernement met en œuvre.
« Si les Républicains se refondent sur une base qui est à la fois pro-européenne et en même temps profondément réaliste, lucide sur la nécessité, un, d'améliorer son fonctionnement, deux, de restaurer l'influence de la France à Bruxelles, eh bien les Européennes peuvent être le début du rebond pour les Républicains. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 6:35
Question 9Maël de Calan et Jérôme Sainte-Marie
Merci Frédéric. On va entendre d'abord la réponse du politologue Jérôme Sainte-Marie. Quelle est la place finalement de la droite désormais sur l'échiquier politique ?
Réponse à côté
oui à chaque fois que ça permet de provoquer l'alternance je pense en particulier à Paris où on a une très bonne équipe et qui mérite de remporter la mairie de Paris et bien merci de ces réponses merci et bonne journée à tous les deux à tous les deux
« oui à chaque fois que ça permet de provoquer l'alternance je pense en particulier à Paris où on a une très bonne équipe et qui mérite de remporter la mairie de Paris et bien merci de ces réponses merci et bonne journée à tous les deux à tous les deux »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 18:37
Question 10Maël de Calan et Jérôme Sainte-Marie
Alors est-ce qu'aujourd'hui, que reste-t-il précisément à reconstruire selon vous, Maël Decalan, au sein du Parti Les Républicains ?
Réponse partielle
Un projet qui illustre des valeurs qui sont les nôtres, qui sont celles de la droite et du centre depuis toujours. Le projet qui serait celui d'une droite profondément européenne et qui ferait des propositions concrètes pour restaurer l'influence de la France en Europe. Et c'est ce que Valérie Pécresse va chercher à faire dans les prochains jours. Un projet sur les questions de sécurité, d'immigration. On a des vrais points de différence avec Emmanuel Macron sur ce sujet. Mais plutôt que de dire que tout va mal, essayons de dire ce que nous ferions si nous étions en situation. Et un projet enfin dans le domaine économique et social. Il y a plusieurs des réformes qui ont été mises en oeuvre…
« Un projet qui illustre des valeurs qui sont les nôtres, qui sont celles de la droite et du centre depuis toujours. Le projet qui serait celui d'une droite profondément européenne et qui ferait des propositions concrètes pour restaurer l'influence de la France en Europe. Et c'est ce que Valérie Pécresse va chercher à faire dans les prochains jours. Un projet sur les questions de sécurité, d'immigration. On a des vrais points de différence avec Emmanuel Macron sur ce sujet. Mais plutôt que de dire que tout va mal, essayons de dire ce que nous ferions si nous étions en situation. Et un projet enfin dans le domaine économique et social. Il y a plusieurs des réformes qui ont été mises en oeuvre par ce gouvernement qui vont dans le sens de ce qu'on croit, de ce qu'on croit être juste. Je pense en particulier à la réduction de la fiscalité du capital. Mais il y a d'autres réformes. Je pense en particulier à la réforme des retraites, à l'absence de baisse de la dépense publique, qui ne nous vont pas. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 2:37
Question 11Maël de Calan et Jérôme Sainte-Marie
pourquoi pas un jour vous le souhaitez à la tête de la France, puisse également franchir ce Rubicon ?
Réponse à côté
Ce que je crains, moi, c'est les responsables politiques qui disent aux électeurs ce qu'ils veulent entendre. Ça s'appelle la démagogie, ça s'appelle le populisme. Ce que je crains, ce sont ces responsables qui cherchent en permanence à coller à ce que souhaite l'opinion, plutôt que de dire ce qu'ils croient être juste et bon pour le pays. Moi, je ne suis pas aveugle, je sais que l'Europe est extrêmement impopulaire dans une partie de notre électorat. Avec Valérie Pécresse, on s'interroge sur cet écart qui s'est creusé par rapport à l'époque où j'ai commencé mon engagement politique, au début des années 2000, où l'Europe était très populaire, notamment dans l'ouest de la France, je suis élu…
« Ce que je crains, moi, c'est les responsables politiques qui disent aux électeurs ce qu'ils veulent entendre. Ça s'appelle la démagogie, ça s'appelle le populisme. Ce que je crains, ce sont ces responsables qui cherchent en permanence à coller à ce que souhaite l'opinion, plutôt que de dire ce qu'ils croient être juste et bon pour le pays. Moi, je ne suis pas aveugle, je sais que l'Europe est extrêmement impopulaire dans une partie de notre électorat. Avec Valérie Pécresse, on s'interroge sur cet écart qui s'est creusé par rapport à l'époque où j'ai commencé mon engagement politique, au début des années 2000, où l'Europe était très populaire, notamment dans l'ouest de la France, je suis élu dans le Finistère. L'Europe, en Bretagne, ça voulait dire quelque chose. Aujourd'hui, l'Europe est devenue source d'anxiété, source de problèmes, donc on n'est pas complètement sourd et aveugle à ces difficultés, mais on est tellement persuadé que l'Europe, comme je le disais tout à l'heure, est pour la France une nécessité vitale, qu'on ne cherche pas à surfer sur cette vague d'euroscepticisme, mais à dire qu'on croit être juste et bon pour le pays. Donc pour vous répondre, oui, oui, moi j'ai peur demain, qu'un responsable politique démagogique, qui fonde sa démarche politique sur la facilité et le simplisme, arrive au pouvoir, et emmène la France dans une aventure qui serait très préjudiciable à ses intérêts. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 5:15
Voir 2 autres passages
« Je ne sais pas. Il faudrait lui poser la question. Mais ce que je constate, c'est que les Républicains, qui sont un grand mouvement politique, qui incarne dans le spectre la droite républicaine, ne se sont pas vraiment relevés d'élections présidentielles, que Laurent Wauquiez a beaucoup de mal à s'établir comme le leader de cette famille politique. Probablement pour deux raisons et je m'arrête là. La première, c'est qu'il ne rassemble pas. Et la deuxième, c'est qu'il ne fait pas de proposition. »
France Inter — L'invité du week-end · Maël de CalanVérifier à 16:22
« oui à chaque fois que ça permet de provoquer l'alternance je pense en particulier à Paris où on a une très bonne équipe et qui mérite de remporter la mairie de Paris et bien merci de ces réponses merci et bonne journée à tous les deux à tous les deux »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 18:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Merci beaucoup Maël Decalan. Je renvoie donc à votre dernier livre, La tentation populiste où va la droite ? C'est paru aux éditions de l'Observatoire. Merci beaucoup d'être passé ce matin sur France Inter. Et bonne journée. Il est 8h38. »
France Inter — L'invité du week-end · Maël de CalanVérifier à 16:47
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités9 juin 2018 au 9 juin 2018 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Eh bien en convainquant nos adhérents, nos élus, puis évidemment nos électeurs, que si la France n'est pas profondément européenne, elle ne pourra pas survivre dans la mondialisation. Faire comprendre à nos électeurs, à nos élus, à nos militants, que l'Europe est pour la France une nécessité vitale, vitale dans un monde qui sera dominé demain par les grands empires, qu'il l'est déjà aujourd'hui mais qu'il le sera encore davantage, dans un monde qui est chaotique sur le plan monétaire, sur le plan commercial, sur le plan militaire et géopolitique, l'Europe est pour la France une nécessité vitale. En leur faisant comprendre que si par démagogie, parce que l'Europe est impopulaire, nous nous éloignions de cet ADN profondément pro-européen, et bien la droite, non seulement n'aura pas été fidèle à sa vocation, mais aura aussi commis une très grosse erreur politique. Alors maintenant, l'Europe doit se réformer, et Valérie Pécresse fera là aussi des propositions concrètes, puisque c'est sa marque de fabrique, sa marque de facture, c'est d'essayer d'être non pas dans la dénonciation agressive, mais dans la proposition efficace, pour que l'Europe fonctionne mieux, mais surtout pour que la France retrouve son influence en Europe, qu'elle a perdue il y a maintenant bien longtemps, mais en essayant de faire la démonstration, pour répondre précisément à votre question, en essayant de faire la démonstration que l'Europe est pour nous une nécessité vitale. C'est compliqué. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 3:37Voir 2 autres passages
« Alors les Républicains ne font pas de proposition parce que le gain politique à très court terme à faire des propositions, à travailler dans le fonds, il est quasiment nul. Moi, si vous voulez, ça fait une dizaine d'années que j'essaye de travailler sur le programme économique de la droite. Si vous avez le choix entre passer du temps auprès de vos électeurs ou sur les plateaux de télévision ou passer du temps dans une salle avec des experts, avec des élus, avec des électeurs pour élaborer un programme de gouvernement précis, concret, le choix en général, en politique, il est très vite fait. Maintenant, à court terme, Laurent Wauquiez s'est imposé à une petite cure médiatique puisqu'à chaque fois qu'il parlait, il perdait des points dans l'opinion. Donc c'est peut-être ce qu'il a de mieux à faire à court terme, mais à moyen terme, moi je le redis, les Républicains ne parviendront pas à incarner une alternative crédible s'ils continuent, comme c'est le cas dans le trac qui fait polémique en ce moment, s'ils continuent à fonder leur discours politique sur des dénonciations violentes et stériles, plutôt que de faire des propositions concrètes et efficaces. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 7:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités9 juin 2018 au 9 juin 2018 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Un projet qui illustre des valeurs qui sont les nôtres, qui sont celles de la droite et du centre depuis toujours. Le projet qui serait celui d'une droite profondément européenne et qui ferait des propositions concrètes pour restaurer l'influence de la France en Europe. Et c'est ce que Valérie Pécresse va chercher à faire dans les prochains jours. Un projet sur les questions de sécurité, d'immigration. On a des vrais points de différence avec Emmanuel Macron sur ce sujet. Mais plutôt que de dire que tout va mal, essayons de dire ce que nous ferions si nous étions en situation. Et un projet enfin dans le domaine économique et social. Il y a plusieurs des réformes qui ont été mises en oeuvre par ce gouvernement qui vont dans le sens de ce qu'on croit, de ce qu'on croit être juste. Je pense en particulier à la réduction de la fiscalité du capital. Mais il y a d'autres réformes. Je pense en particulier à la réforme des retraites, à l'absence de baisse de la dépense publique, qui ne nous vont pas. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 2:37Voir 1 autre passage
« Hélas, pas grand-chose. Laurent Wauquiez devait ouvrir le parti aux différentes sensibilités du centre et de la droite et il a fait exactement le contraire. Il s'est refermé sur un socle de plus en plus dur d'électeurs, de militants, de sympathisants, y compris dans son entourage, sur un cercle de plus en plus restreint de personnes. Laurent Wauquiez devait redonner de la crédibilité à notre formation en faisant des propositions concrètes qui illustrent ce qu'on croit être bon pour le pays et il fait exactement le contraire en diffusant des tracts de plus en plus agressifs dans lesquels Les Républicains ne proposent rien. Et donc ce cycle de radicalisation ou de refermement, d'enfermement des Républicains se poursuit et on le lit dans les sondages. Laurent Wauquiez a réussi à réduire notre base électorale de 20% qui était le score de François Fillon au premier tour de la présidentielle à une dizaine de pourcents. Il a été divisé par deux en moins d'un an et je crois que ce n'est pas un bon résultat, je crois que ce n'est pas une bonne stratégie, qu'il ait grand temps d'en changer. Est-il possible d'en parler avec lui ? Alors c'est très compliqué de le faire dans les instances. On est censé avoir un bureau politique, différentes instances dans lesquelles on débat justement à la fois de la stratégie et des idées de fonds. Et ces instances qui devaient être ouvertes aux différentes sensibilités du mouvement reflétaient le résultat du Congrès puisque Laurent Wauquiez a été largement élu, vous l'avez dit, il n'a pas fait 100% des voix pour autant. Il avait deux candidats, Florence Portelli et moi-même, qui, à eux deux, ont fait un peu plus d'un quart des suffrages et nous avons, je crois, quelque chose comme 2 ou 3% des sièges. Donc c'est très compliqué d'en discuter avec lui. Valérie Pécresse s'y essaye pour tirer la sonnette d'alarme, essayer d'orienter notre parti politique dans le sens d'une formation crédible qui propose, qui retrouve, qui restaure son image aussi auprès des Français. C'est compliqué de le faire et ça n'en prend pas le chemin. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-Marie
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes9 juin 2018 au 9 juin 2018 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce que je crains, moi, c'est les responsables politiques qui disent aux électeurs ce qu'ils veulent entendre. Ça s'appelle la démagogie, ça s'appelle le populisme. Ce que je crains, ce sont ces responsables qui cherchent en permanence à coller à ce que souhaite l'opinion, plutôt que de dire ce qu'ils croient être juste et bon pour le pays. Moi, je ne suis pas aveugle, je sais que l'Europe est extrêmement impopulaire dans une partie de notre électorat. Avec Valérie Pécresse, on s'interroge sur cet écart qui s'est creusé par rapport à l'époque où j'ai commencé mon engagement politique, au début des années 2000, où l'Europe était très populaire, notamment dans l'ouest de la France, je suis élu dans le Finistère. L'Europe, en Bretagne, ça voulait dire quelque chose. Aujourd'hui, l'Europe est devenue source d'anxiété, source de problèmes, donc on n'est pas complètement sourd et aveugle à ces difficultés, mais on est tellement persuadé que l'Europe, comme je le disais tout à l'heure, est pour la France une nécessité vitale, qu'on ne cherche pas à surfer sur cette vague d'euroscepticisme, mais à dire qu'on croit être juste et bon pour le pays. Donc pour vous répondre, oui, oui, moi j'ai peur demain, qu'un responsable politique démagogique, qui fonde sa démarche politique sur la facilité et le simplisme, arrive au pouvoir, et emmène la France dans une aventure qui serait très préjudiciable à ses intérêts. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 5:15Voir 2 autres passages
« Nous n'en prenons évidemment pas le chemin. Mais pour quelle raison ? Quand vous regardez un petit peu en détail les sondages, qu'est-ce que reprochent les électeurs au fonds républicains ? Ils leur reprochent de ne pas être crédibles. Ils leur reprochent de ne pas avoir, de ne pas incarner une proposition alternative, intéressante à ce que le gouvernement met en œuvre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 6:56
« Nous n'en prenons évidemment pas le chemin. Mais pour quelle raison ? Quand vous regardez un petit peu en détail les sondages, qu'est-ce que reprochent les électeurs au fonds républicains ? Ils leur reprochent de ne pas être crédibles. Ils leur reprochent de ne pas avoir, de ne pas incarner une proposition alternative, intéressante à ce que le gouvernement met en œuvre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités9 juin 2018 au 9 juin 2018 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce que je crains, moi, c'est les responsables politiques qui disent aux électeurs ce qu'ils veulent entendre. Ça s'appelle la démagogie, ça s'appelle le populisme. Ce que je crains, ce sont ces responsables qui cherchent en permanence à coller à ce que souhaite l'opinion, plutôt que de dire ce qu'ils croient être juste et bon pour le pays. Moi, je ne suis pas aveugle, je sais que l'Europe est extrêmement impopulaire dans une partie de notre électorat. Avec Valérie Pécresse, on s'interroge sur cet écart qui s'est creusé par rapport à l'époque où j'ai commencé mon engagement politique, au début des années 2000, où l'Europe était très populaire, notamment dans l'ouest de la France, je suis élu dans le Finistère. L'Europe, en Bretagne, ça voulait dire quelque chose. Aujourd'hui, l'Europe est devenue source d'anxiété, source de problèmes, donc on n'est pas complètement sourd et aveugle à ces difficultés, mais on est tellement persuadé que l'Europe, comme je le disais tout à l'heure, est pour la France une nécessité vitale, qu'on ne cherche pas à surfer sur cette vague d'euroscepticisme, mais à dire qu'on croit être juste et bon pour le pays. Donc pour vous répondre, oui, oui, moi j'ai peur demain, qu'un responsable politique démagogique, qui fonde sa démarche politique sur la facilité et le simplisme, arrive au pouvoir, et emmène la France dans une aventure qui serait très préjudiciable à ses intérêts. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 5:15
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées9 juin 2018 au 9 juin 2018 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si les Républicains se refondent sur une base qui est à la fois pro-européenne et en même temps profondément réaliste, lucide sur la nécessité, un, d'améliorer son fonctionnement, deux, de restaurer l'influence de la France à Bruxelles, eh bien les Européennes peuvent être le début du rebond pour les Républicains. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 6:35Voir 1 autre passage
« Eh bien en convainquant nos adhérents, nos élus, puis évidemment nos électeurs, que si la France n'est pas profondément européenne, elle ne pourra pas survivre dans la mondialisation. Faire comprendre à nos électeurs, à nos élus, à nos militants, que l'Europe est pour la France une nécessité vitale, vitale dans un monde qui sera dominé demain par les grands empires, qu'il l'est déjà aujourd'hui mais qu'il le sera encore davantage, dans un monde qui est chaotique sur le plan monétaire, sur le plan commercial, sur le plan militaire et géopolitique, l'Europe est pour la France une nécessité vitale. En leur faisant comprendre que si par démagogie, parce que l'Europe est impopulaire, nous nous éloignions de cet ADN profondément pro-européen, et bien la droite, non seulement n'aura pas été fidèle à sa vocation, mais aura aussi commis une très grosse erreur politique. Alors maintenant, l'Europe doit se réformer, et Valérie Pécresse fera là aussi des propositions concrètes, puisque c'est sa marque de fabrique, sa marque de facture, c'est d'essayer d'être non pas dans la dénonciation agressive, mais dans la proposition efficace, pour que l'Europe fonctionne mieux, mais surtout pour que la France retrouve son influence en Europe, qu'elle a perdue il y a maintenant bien longtemps, mais en essayant de faire la démonstration, pour répondre précisément à votre question, en essayant de faire la démonstration que l'Europe est pour nous une nécessité vitale. C'est compliqué. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 3:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés9 juin 2018 au 9 juin 2018 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors les Républicains ne font pas de proposition parce que le gain politique à très court terme à faire des propositions, à travailler dans le fonds, il est quasiment nul. Moi, si vous voulez, ça fait une dizaine d'années que j'essaye de travailler sur le programme économique de la droite. Si vous avez le choix entre passer du temps auprès de vos électeurs ou sur les plateaux de télévision ou passer du temps dans une salle avec des experts, avec des élus, avec des électeurs pour élaborer un programme de gouvernement précis, concret, le choix en général, en politique, il est très vite fait. Maintenant, à court terme, Laurent Wauquiez s'est imposé à une petite cure médiatique puisqu'à chaque fois qu'il parlait, il perdait des points dans l'opinion. Donc c'est peut-être ce qu'il a de mieux à faire à court terme, mais à moyen terme, moi je le redis, les Républicains ne parviendront pas à incarner une alternative crédible s'ils continuent, comme c'est le cas dans le trac qui fait polémique en ce moment, s'ils continuent à fonder leur discours politique sur des dénonciations violentes et stériles, plutôt que de faire des propositions concrètes et efficaces. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 7:30Voir 1 autre passage
« Hélas, pas grand-chose. Laurent Wauquiez devait ouvrir le parti aux différentes sensibilités du centre et de la droite et il a fait exactement le contraire. Il s'est refermé sur un socle de plus en plus dur d'électeurs, de militants, de sympathisants, y compris dans son entourage, sur un cercle de plus en plus restreint de personnes. Laurent Wauquiez devait redonner de la crédibilité à notre formation en faisant des propositions concrètes qui illustrent ce qu'on croit être bon pour le pays et il fait exactement le contraire en diffusant des tracts de plus en plus agressifs dans lesquels Les Républicains ne proposent rien. Et donc ce cycle de radicalisation ou de refermement, d'enfermement des Républicains se poursuit et on le lit dans les sondages. Laurent Wauquiez a réussi à réduire notre base électorale de 20% qui était le score de François Fillon au premier tour de la présidentielle à une dizaine de pourcents. Il a été divisé par deux en moins d'un an et je crois que ce n'est pas un bon résultat, je crois que ce n'est pas une bonne stratégie, qu'il ait grand temps d'en changer. Est-il possible d'en parler avec lui ? Alors c'est très compliqué de le faire dans les instances. On est censé avoir un bureau politique, différentes instances dans lesquelles on débat justement à la fois de la stratégie et des idées de fonds. Et ces instances qui devaient être ouvertes aux différentes sensibilités du mouvement reflétaient le résultat du Congrès puisque Laurent Wauquiez a été largement élu, vous l'avez dit, il n'a pas fait 100% des voix pour autant. Il avait deux candidats, Florence Portelli et moi-même, qui, à eux deux, ont fait un peu plus d'un quart des suffrages et nous avons, je crois, quelque chose comme 2 ou 3% des sièges. Donc c'est très compliqué d'en discuter avec lui. Valérie Pécresse s'y essaye pour tirer la sonnette d'alarme, essayer d'orienter notre parti politique dans le sens d'une formation crédible qui propose, qui retrouve, qui restaure son image aussi auprès des Français. C'est compliqué de le faire et ça n'en prend pas le chemin. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-Marie
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités9 juin 2018 au 9 juin 2018 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Un projet qui illustre des valeurs qui sont les nôtres, qui sont celles de la droite et du centre depuis toujours. Le projet qui serait celui d'une droite profondément européenne et qui ferait des propositions concrètes pour restaurer l'influence de la France en Europe. Et c'est ce que Valérie Pécresse va chercher à faire dans les prochains jours. Un projet sur les questions de sécurité, d'immigration. On a des vrais points de différence avec Emmanuel Macron sur ce sujet. Mais plutôt que de dire que tout va mal, essayons de dire ce que nous ferions si nous étions en situation. Et un projet enfin dans le domaine économique et social. Il y a plusieurs des réformes qui ont été mises en oeuvre par ce gouvernement qui vont dans le sens de ce qu'on croit, de ce qu'on croit être juste. Je pense en particulier à la réduction de la fiscalité du capital. Mais il y a d'autres réformes. Je pense en particulier à la réforme des retraites, à l'absence de baisse de la dépense publique, qui ne nous vont pas. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 2:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Si les Républicains se refondent sur une base qui est à la fois pro-européenne et en même temps profondément réaliste, lucide sur la nécessité, un, d'améliorer son fonctionnement, deux, de restaurer l'influence de la France à Bruxelles, eh bien les Européennes peuvent être le début du rebond pour les Républicains. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Maël de Calan et Jérôme Sainte-MarieVérifier à 6:35