Alors, toute la question, c'est de savoir effectivement comment est-ce qu'on va combiner un haut niveau de protection environnementale et sanitaire, parce que c'est surtout ça qui est en jeu en ce moment, avec effectivement le maintien d'une activité agricole qui soit compétitive. Et je crois qu'aujourd'hui, si on a autant de recul sur l'écologie, c'est parce que d'une certaine manière, on a peur que des engagements sur l'écologie ne heurtent la compétitivité de notre agriculture, de nos entreprises. Tout l'enjeu, je crois, va consister à montrer comment, au contraire, un haut niveau d'engagement sur des normes environnementales, sociales, sanitaires, va être un élément clé de la compétitivité et des entreprises françaises et de l'agriculture française. Alors, qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
Réponse à côté– 6h du matin, Laurent Duplon est déjà au volant de son tracteur. Dès que possible, il vient prendre soin de son exploitation. Et de ses 300 vaches. – Né en ville, dans une famille de sidérurgistes, ses contraintes, il s'y est adapté. Il a multiplié par 4 ses rendements, malgré l'explosion des charges. – Depuis 8 ans, c'est aussi au Sénat qu'il défend le travail des agriculteurs. – Il a même donné son nom à la loi Duplomb, qui réautorise notamment l'usage des néonicotinoïdes, des pesticides suspectés d'être cancérigènes. Un passage obligé pour cet ancien responsable de la FNSEA. – Une fois la traite finie, Laurent Duplomb troque ses bottes pour le costume de sénateur. Là encore, il aime jou…
