Radio Classique, l'invité de Guillaume Durand, avec le Figaro. Pour simplifier, Carole Livre, je dirais que vous êtes un maire d'hiver droite compatible avec Emmanuel Macron. Question, au départ, on va re-raconter les faits, parce que c'est important, vous êtes le maire, et le fait que je les raconte, c'est tout à fait différent du fait que vous les racontiez. Que s'est-il passé entre ces jeunes et ces quatre policiers qui ont été attaqués avec des mortiers d'artifice ?
Réponse directeDonnons le détail. Un attroupement peu avant le couvre-feu, samedi aux alentours de 17h30-18h. Un pissiaké, un habitant de Poissy, qui appelle la police pour demander la dispersion de ces jeunes. Nous sommes où à Poissy ? On est sur un quartier populaire dans lequel j'ai grandi, dans lequel j'habite, qui se passe très bien, qui est un très beau quartier populaire, qui avait été fondé par Enrico Pigozzi, le fondateur de Simca, pour le personnel de Chrysler, Simca, Peugeot ensuite. Et puis la police arrive, et puis là on est en quelque sorte dans un guet-apens, et la police est accueillie par une trentaine de jeunes qui vont lancer des tirs de mortiers, et la police va réagir avec du gaz lacr…
« Donnons le détail. Un attroupement peu avant le couvre-feu, samedi aux alentours de 17h30-18h. Un pissiaké, un habitant de Poissy, qui appelle la police pour demander la dispersion de ces jeunes. Nous sommes où à Poissy ? On est sur un quartier populaire dans lequel j'ai grandi, dans lequel j'habite, qui se passe très bien, qui est un très beau quartier populaire, qui avait été fondé par Enrico Pigozzi, le fondateur de Simca, pour le personnel de Chrysler, Simca, Peugeot ensuite. Et puis la police arrive, et puis là on est en quelque sorte dans un guet-apens, et la police est accueillie par une trentaine de jeunes qui vont lancer des tirs de mortiers, et la police va réagir avec du gaz lacrymogène. Simplement on monte d'une échelle dans la graduation de la violence, y compris verbale, puisqu'on entend des « tu es-lai, tu es-lai, tu es-lai ». Vous êtes formel ? Ah oui, je suis formel, oui. Ah oui, je suis formel. Je suis formel, mais on n'est pas tombé à la renverse, Guillaume Durand. Et je dirais que pour les policiers, c'est presque un lieu commun. Pourquoi je suis là aujourd'hui ? Parce que les policiers ont décidé de mettre cette vidéo sur les réseaux sociaux. Pourquoi les policiers ont décidé ? C'est presque contre-productif habituellement pour eux, puisqu'on fait de la publicité à ces jeunes. Ils ont décidé de le faire parce qu'on a un défenseur de droit, il y a 48 heures, qui n'a pas trouvé d'autre solution que de nous inventer, comme je le dis, un concours l'épine de l'initiative hors sol, des zones de non-contrôle d'identité dans les quartiers. »
