Jérôme Rivière — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
25 avr. 2022 au 25 avr. 2022
Questions
25
Entretiens
1
Sources
1
Heures analysées
0,2 h
Répartition sur 25 questions évaluables
Réponse directe
8
Réponse partielle
1
Réponse à côté
16
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 25
Question 1Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Comment vous faites ?
Réponse à côté
Je veux bien que vous nous rameniez toujours à une élection qui vient de se passer. Chaque élection a sa dynamique propre. Vous savez, moi, je suis d'un territoire, la région Occitanie, où la Carole Dalga, la présidente, a été la mieux élue de France. Ce n'est pas du tout ce que donnaient les sondages lorsque l'élection a débuté. Mais aujourd'hui, c'est une réalité. En Occitanie, nous avons 49 circonscriptions. Eh bien, je compte bien que nous puissions maintenir celles que nous avons, bien entendu, et en gagner d'autres.
« Je veux bien que vous nous rameniez toujours à une élection qui vient de se passer. Chaque élection a sa dynamique propre. Vous savez, moi, je suis d'un territoire, la région Occitanie, où la Carole Dalga, la présidente, a été la mieux élue de France. Ce n'est pas du tout ce que donnaient les sondages lorsque l'élection a débuté. Mais aujourd'hui, c'est une réalité. En Occitanie, nous avons 49 circonscriptions. Eh bien, je compte bien que nous puissions maintenir celles que nous avons, bien entendu, et en gagner d'autres. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas un parti pauvre, c'est un parti endetté. C'est 25 millions d'euros de dette, donc c'est considérable. Les Républicains, n'ayant pas passé la barre des 5%, se retrouvent aussi avec une dette très très importante. Donc, effectivement, vous avez raison, c'est un handicap. La façon dont le financement public est réparti, c'est-à-dire avec cette nécessité de présenter un maximum de candidats au premier tour, c'est un obstacle. Mais je ne peux pas imaginer une seconde que ce soit uniquement en fonction de l'argent que résonnent les partis politiques. C'est une question de conviction et de nécessité de proposer une alternance au projet d'Emmanuel Macron. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 2Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Quel est le problème d'Éric Zemmour ?
Réponse à côté
Non, mais je pense moi à titre personnel que l'élection importante, la prochaine élection qui permettra de faire émerger un chef de file, c'est l'élection européenne. Et comme je vous le disais à l'instant, ce combat législatif ne doit pas être un combat de chef de file, ça doit être un combat de projet pour faire émerger cette grande coalition.
« Non, mais je pense moi à titre personnel que l'élection importante, la prochaine élection qui permettra de faire émerger un chef de file, c'est l'élection européenne. Et comme je vous le disais à l'instant, ce combat législatif ne doit pas être un combat de chef de file, ça doit être un combat de projet pour faire émerger cette grande coalition. »
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Question 3Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Vous parliez justement de la suite et de la coalition. Est-ce que l'ennemi de la coalition, ce n'est pas l'argent, le nerf de la guerre ?
Réponse directe
D'abord, notre parti, à la différence de trois autres partis, n'est pas endetté. Donc, nos militants, nos adhérents ont fait preuve d'une grande générosité. Le parti reconquête part avec des finances et des coffres électoraux bien remplis. Ce n'est pas un parti pauvre, c'est un parti endetté. C'est 25 millions d'euros de dette, donc c'est considérable. Les Républicains, n'ayant pas passé la barre des 5%, se retrouvent aussi avec une dette très très importante. Donc, effectivement, vous avez raison, c'est un handicap. La façon dont le financement public est réparti, c'est-à-dire avec cette nécessité de présenter un maximum de candidats au premier tour, c'est un obstacle. Mais je ne peux pas…
« D'abord, notre parti, à la différence de trois autres partis, n'est pas endetté. Donc, nos militants, nos adhérents ont fait preuve d'une grande générosité. Le parti reconquête part avec des finances et des coffres électoraux bien remplis. »
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« Ce n'est pas un parti pauvre, c'est un parti endetté. C'est 25 millions d'euros de dette, donc c'est considérable. Les Républicains, n'ayant pas passé la barre des 5%, se retrouvent aussi avec une dette très très importante. Donc, effectivement, vous avez raison, c'est un handicap. La façon dont le financement public est réparti, c'est-à-dire avec cette nécessité de présenter un maximum de candidats au premier tour, c'est un obstacle. Mais je ne peux pas imaginer une seconde que ce soit uniquement en fonction de l'argent que résonnent les partis politiques. C'est une question de conviction et de nécessité de proposer une alternance au projet d'Emmanuel Macron. »
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Question 4Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Vous serez candidate sous étiquette socialiste ?
Réponse à côté
Mais je serai candidate. Moi, je suis présidente d'un groupe qui a été celui qui a le plus travaillé à l'Assemblée nationale. Nous sommes celui qui a signé le plus d'amendements par député. Qui a permis de faire en sorte que, par exemple, les 12-15 ans ne soient pas inclus dans le phase vaccinale, ce qui les aurait privés de sport.
« Mais je serai candidate. Moi, je suis présidente d'un groupe qui a été celui qui a le plus travaillé à l'Assemblée nationale. Nous sommes celui qui a signé le plus d'amendements par député. Qui a permis de faire en sorte que, par exemple, les 12-15 ans ne soient pas inclus dans le phase vaccinale, ce qui les aurait privés de sport. »
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Question 5Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
C'est fou quand même, il a peur de perdre ?
Réponse à côté
Non, mais je pense moi à titre personnel que l'élection importante, la prochaine élection qui permettra de faire émerger un chef de file, c'est l'élection européenne. Et comme je vous le disais à l'instant, ce combat législatif ne doit pas être un combat de chef de file, ça doit être un combat de projet pour faire émerger cette grande coalition.
« Non, mais je pense moi à titre personnel que l'élection importante, la prochaine élection qui permettra de faire émerger un chef de file, c'est l'élection européenne. Et comme je vous le disais à l'instant, ce combat législatif ne doit pas être un combat de chef de file, ça doit être un combat de projet pour faire émerger cette grande coalition. »
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Question 6Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Et vous résisterez aux sirènes de la Macronie ?
Réponse à côté
Alors c'est vrai, je l'entends comme vous.
« Alors c'est vrai, je l'entends comme vous. »
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Question 7Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Pas avec les insoumis ?
Réponse à côté
Il y a des dynamiques de territoire. C'est-à-dire qu'un département, une circonscription n'a pas la même configuration qu'un autre département, une autre circonscription. Encore une fois, l'objectif, c'est effectivement de préserver la République. Il y a des territoires qui sont menacés par l'extrême droite. Évidemment qu'il faut pouvoir avoir une dynamique et s'entendre. Mais encore une fois, nous, nous avons des valeurs à défendre. Nous avons un projet à défendre. Nous comptons bien les défendre dans ces élections législatives.
« Il y a des dynamiques de territoire. C'est-à-dire qu'un département, une circonscription n'a pas la même configuration qu'un autre département, une autre circonscription. Encore une fois, l'objectif, c'est effectivement de préserver la République. Il y a des territoires qui sont menacés par l'extrême droite. Évidemment qu'il faut pouvoir avoir une dynamique et s'entendre. Mais encore une fois, nous, nous avons des valeurs à défendre. Nous avons un projet à défendre. Nous comptons bien les défendre dans ces élections législatives. »
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Question 8Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Comme 10% des électeurs d'Éric Zemmour, d'après notre enquête Ipsos, comment vous expliquez ça ?
Réponse directe
Parce que pendant la campagne, elle a clairement peu parlé aux électeurs d'Éric Zemmour. Elle a changé beaucoup de position, elle s'est adressée essentiellement, comme en 2017 d'ailleurs, aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon. Elle ne les a pas assez traités, entre guillemets ? Elle n'a pas traité le Bloc National. Elle n'a pas traité le Bloc National, très clairement. Elle essaye de faire une alliance un peu contre nature, en faisant appel à des électeurs qui ont soutenu Jean-Luc Mélenchon, qui avaient des propos très différents, en parlant notamment à une communauté, la communauté musulmane de France, qui a massivement voté pour Jean-Luc Mélenchon. Elle a parlé précédemment de l'interdictio…
« Parce que pendant la campagne, elle a clairement peu parlé aux électeurs d'Éric Zemmour. Elle a changé beaucoup de position, elle s'est adressée essentiellement, comme en 2017 d'ailleurs, aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon. Elle ne les a pas assez traités, entre guillemets ? Elle n'a pas traité le Bloc National. Elle n'a pas traité le Bloc National, très clairement. Elle essaye de faire une alliance un peu contre nature, en faisant appel à des électeurs qui ont soutenu Jean-Luc Mélenchon, qui avaient des propos très différents, en parlant notamment à une communauté, la communauté musulmane de France, qui a massivement voté pour Jean-Luc Mélenchon. Elle a parlé précédemment de l'interdiction du port du voile, elle a changé. Donc son discours était très confus, et ça donne ce résultat, où un certain nombre d'électeurs n'ont pas souhaité porter leur bulletin de vote sur Marine Le Pen au deuxième tour. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"Vérifier à 2:05
Question 9Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
est-ce que vous êtes en position de force pour négocier des investitures avec les 7% du premier tour d'Éric Zemmour ?
Réponse à côté
La réalité, c'est que ce n'est pas le score électoral des uns et des autres qui permet d'être en position de force ou non. S'il n'y a pas de coalition de ce fameux bloc national, Union des droites, enfin en tout cas le bloc du Pont-Aignan à Marine Le Pen, en passant par Éric Zemmour, et les Républicains qui n'ont pas voté pour Emmanuel Macron, s'il n'y a pas une coalition qui se présente de façon homogène pour proposer aux Français une alternative, un programme différent de celui d'Emmanuel Macron, ce sera une défaite absolue de ce camp national, et il faudra attendre une décomposition encore plus grande pour proposer un projet dans 5 ans.
« La réalité, c'est que ce n'est pas le score électoral des uns et des autres qui permet d'être en position de force ou non. S'il n'y a pas de coalition de ce fameux bloc national, Union des droites, enfin en tout cas le bloc du Pont-Aignan à Marine Le Pen, en passant par Éric Zemmour, et les Républicains qui n'ont pas voté pour Emmanuel Macron, s'il n'y a pas une coalition qui se présente de façon homogène pour proposer aux Français une alternative, un programme différent de celui d'Emmanuel Macron, ce sera une défaite absolue de ce camp national, et il faudra attendre une décomposition encore plus grande pour proposer un projet dans 5 ans. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"Vérifier à 3:10
Question 10Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Donc vous pensez que ça peut être possible qu'Emmanuel Macron n'ait pas de majorité le mois prochain ?
Réponse à côté
On va se battre pour qu'il y ait une majorité progressiste, républicaine, écologiste, socialiste, qui puisse s'installer à l'Assemblée nationale, qui puisse porter ce message des territoires. Enfin, franchement, personne ne peut être satisfait de la fracture qui s'installe et qui grandit dans notre pays. Que ce soit une fracture territoriale, que ce soit une fracture face aux inégalités qui existent. Franchement, que voulez-vous que les habitants des territoires ruraux entendent ? On leur dit, vous prenez votre voiture pour travailler. Il y en a 17 millions en France qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture pour aller travailler. Et on les accuse, dans le fond, on les accabre…
« On va se battre pour qu'il y ait une majorité progressiste, républicaine, écologiste, socialiste, qui puisse s'installer à l'Assemblée nationale, qui puisse porter ce message des territoires. Enfin, franchement, personne ne peut être satisfait de la fracture qui s'installe et qui grandit dans notre pays. Que ce soit une fracture territoriale, que ce soit une fracture face aux inégalités qui existent. Franchement, que voulez-vous que les habitants des territoires ruraux entendent ? On leur dit, vous prenez votre voiture pour travailler. Il y en a 17 millions en France qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture pour aller travailler. Et on les accuse, dans le fond, on les accabre de taxes qui ont été votées dès 2017, que nous avons réussi à faire bloquer. Je prends un exemple. Il faut qu'il y ait des solutions alternatives. Tous ces messages-là doivent être portés au travers du combat des législatives et dès aujourd'hui. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"Vérifier à 10:12
Question 11Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
On a compris ça, c'est le bilan. Mais la suite, c'est quoi ?
Réponse à côté
Je veux bien que vous nous rameniez toujours à une élection qui vient de se passer. Chaque élection a sa dynamique propre. Vous savez, moi, je suis d'un territoire, la région Occitanie, où la Carole Dalga, la présidente, a été la mieux élue de France. Ce n'est pas du tout ce que donnaient les sondages lorsque l'élection a débuté. Mais aujourd'hui, c'est une réalité. En Occitanie, nous avons 49 circonscriptions. Eh bien, je compte bien que nous puissions maintenir celles que nous avons, bien entendu, et en gagner d'autres.
« Je veux bien que vous nous rameniez toujours à une élection qui vient de se passer. Chaque élection a sa dynamique propre. Vous savez, moi, je suis d'un territoire, la région Occitanie, où la Carole Dalga, la présidente, a été la mieux élue de France. Ce n'est pas du tout ce que donnaient les sondages lorsque l'élection a débuté. Mais aujourd'hui, c'est une réalité. En Occitanie, nous avons 49 circonscriptions. Eh bien, je compte bien que nous puissions maintenir celles que nous avons, bien entendu, et en gagner d'autres. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"Vérifier à 11:32
Question 12Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Vous avez entendu la main tendue d'Emmanuel Macron hier soir, ce vote m'oblige, a-t-il dit, j'en suis le dépositaire, je sais ce que je vous dois à vous, à ceux qui ont fait barrage et il dit dans son discours devant la tour Eiffel, son projet sera humaniste, républicain, social et écologiste. Vous y êtes sensible ou ce ne sont que des mots ?
Réponse à côté
D'abord, je ne sais pas ce que le président élu a en tête ou pas en tête. Moi, j'ai observé ce qui s'est passé pendant cinq ans. Nous n'avons jamais été entendus. On voit aujourd'hui que les jeunes n'ont manifestement pas voté majoritairement, en tout cas se sont détournés du président élu. Qui a proposé en premier un minimum jeunesse ? C'est nous, ça a été le fait dès juillet 2020 lorsque la crise sanitaire a frappé la jeunesse en priorité. Il y a 23 pays dans l'Union européenne sur les 27 qui proposent un soutien aux jeunes. La France fait partie des quatre pays qui ne proposent de rien. Ça, ce sont des choses très concrètes que nous avons mises sur la table. Est-ce que la majorité du pré…
« D'abord, je ne sais pas ce que le président élu a en tête ou pas en tête. Moi, j'ai observé ce qui s'est passé pendant cinq ans. Nous n'avons jamais été entendus. On voit aujourd'hui que les jeunes n'ont manifestement pas voté majoritairement, en tout cas se sont détournés du président élu. Qui a proposé en premier un minimum jeunesse ? C'est nous, ça a été le fait dès juillet 2020 lorsque la crise sanitaire a frappé la jeunesse en priorité. Il y a 23 pays dans l'Union européenne sur les 27 qui proposent un soutien aux jeunes. La France fait partie des quatre pays qui ne proposent de rien. Ça, ce sont des choses très concrètes que nous avons mises sur la table. Est-ce que la majorité du président de la République les a acceptées ? Non. À chaque fois, elle les a refusées. Des exemples comme ça, je peux vous en donner des centaines. Donc moi, ce que je crois, c'est qu'il y a un combat qui s'engage aujourd'hui pour les législatives. Lorsque j'entends certains parler d'un troisième tour, je ne suis pas d'accord. Chaque élection a sa propre dynamique et je ne suis pas d'accord pour une autre raison. C'est qu'on reproche au régime présidentiel d'être trop vertical et dans le fond d'être articulé autour d'une personnalité qui emporterait tout. Les législatives, c'est le contraire. C'est la capacité à faire en sorte que toutes les nuances, les opinions puissent être représentées et les territoires. Parce que les législatives marchent sur deux jambes, à la fois sur un projet national et sur un ancrage territorial. Et ça, c'est extrêmement important d'avoir cette dynamique qui soit lancée, évidemment, dès aujourd'hui. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"Vérifier à 8:38
Question 13Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Vous avez mis un bulletin Le Pen dans l'urne, vous, hier ?
Réponse directe
Moi, j'ai mis un bulletin Le Pen dans l'urne, il y a...
« Moi, j'ai mis un bulletin Le Pen dans l'urne, il y a... »
France Inter — L'invité de 6h20 · Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"Vérifier à 1:54
Question 14Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Merci Jérôme Rivière, député européen et vice-président du parti Reconquête. Vous étiez l'un des deux invités de France Inter du 5-7 ce matin. Voici maintenant notre deuxième invité. Bonjour Valérie Rabault. Bonjour. Vous êtes présidente du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, députée PS du Tarn-et-Garonne. Même question qu'à Jérôme Rivière. Qu'avez-vous fait dans l'isoloir hier ?
Réponse directe
J'ai voté pour Emmanuel Macron mais je l'avais annoncé très clairement et ce que je constate c'est que la gauche s'est beaucoup mobilisée pour que le 24 avril la République gagne. Nous nous avons été très clairs, très très clairs, il était indispensable que le vote du 24 avril signe la victoire, en tout cas la préservation de la République.
« J'ai voté pour Emmanuel Macron mais je l'avais annoncé très clairement et ce que je constate c'est que la gauche s'est beaucoup mobilisée pour que le 24 avril la République gagne. Nous nous avons été très clairs, très très clairs, il était indispensable que le vote du 24 avril signe la victoire, en tout cas la préservation de la République. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"Vérifier à 6:47
Question 15Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Comment ça va se passer pour les législatives, puisque Éric Zemmour, votre patron, a abordé la question dès hier soir, en disant que la coalition n'était pas une option, que c'était une nécessité, un devoir, qu'il faut se rassembler, rassembler les droites.
Réponse directe
La réalité, c'est que ce n'est pas le score électoral des uns et des autres qui permet d'être en position de force ou non. S'il n'y a pas de coalition de ce fameux bloc national, Union des droites, enfin en tout cas le bloc du Pont-Aignan à Marine Le Pen, en passant par Éric Zemmour, et les Républicains qui n'ont pas voté pour Emmanuel Macron, s'il n'y a pas une coalition qui se présente de façon homogène pour proposer aux Français une alternative, un programme différent de celui d'Emmanuel Macron, ce sera une défaite absolue de ce camp national, et il faudra attendre une décomposition encore plus grande pour proposer un projet dans 5 ans.
« La réalité, c'est que ce n'est pas le score électoral des uns et des autres qui permet d'être en position de force ou non. S'il n'y a pas de coalition de ce fameux bloc national, Union des droites, enfin en tout cas le bloc du Pont-Aignan à Marine Le Pen, en passant par Éric Zemmour, et les Républicains qui n'ont pas voté pour Emmanuel Macron, s'il n'y a pas une coalition qui se présente de façon homogène pour proposer aux Français une alternative, un programme différent de celui d'Emmanuel Macron, ce sera une défaite absolue de ce camp national, et il faudra attendre une décomposition encore plus grande pour proposer un projet dans 5 ans. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"Vérifier à 3:10
Question 16Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Vous entrez en négociation avec les insoumis pour avoir une étiquette gauche unique ?
Réponse à côté
Je veux bien que vous nous rameniez toujours à une élection qui vient de se passer. Chaque élection a sa dynamique propre. Vous savez, moi, je suis d'un territoire, la région Occitanie, où la Carole Dalga, la présidente, a été la mieux élue de France. Ce n'est pas du tout ce que donnaient les sondages lorsque l'élection a débuté. Mais aujourd'hui, c'est une réalité. En Occitanie, nous avons 49 circonscriptions. Eh bien, je compte bien que nous puissions maintenir celles que nous avons, bien entendu, et en gagner d'autres.
« Je veux bien que vous nous rameniez toujours à une élection qui vient de se passer. Chaque élection a sa dynamique propre. Vous savez, moi, je suis d'un territoire, la région Occitanie, où la Carole Dalga, la présidente, a été la mieux élue de France. Ce n'est pas du tout ce que donnaient les sondages lorsque l'élection a débuté. Mais aujourd'hui, c'est une réalité. En Occitanie, nous avons 49 circonscriptions. Eh bien, je compte bien que nous puissions maintenir celles que nous avons, bien entendu, et en gagner d'autres. »
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Question 17Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Donc il se planque un peu Éric Zemmour pendant deux ans et on le regard aux européennes ?
Réponse partielle
On a un immense travail à faire. On l'a rappelé hier, c'est un nouveau parti, on a à peine six mois reconquête, mais déjà bientôt 125 000 adhérents. Donc il faut travailler, présenter un projet, expliquer ce que sera cette coalition nationale. Mais ce n'est pas du tout se planquer que de ne pas aller nécessairement à un scrutin. Et encore, peut-être y va-t-il, je ne sais pas à cet instant, si il est candidat ou non à l'élection législative.
« On a un immense travail à faire. On l'a rappelé hier, c'est un nouveau parti, on a à peine six mois reconquête, mais déjà bientôt 125 000 adhérents. Donc il faut travailler, présenter un projet, expliquer ce que sera cette coalition nationale. Mais ce n'est pas du tout se planquer que de ne pas aller nécessairement à un scrutin. Et encore, peut-être y va-t-il, je ne sais pas à cet instant, si il est candidat ou non à l'élection législative. »
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Question 18Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Donc vous êtes soulagée ?
Réponse directe
Je suis soulagée mais pas satisfaite parce qu'on voit bien aujourd'hui que l'extrême droite progresse dans le pays puisqu'il y a quasiment plus de 25 départements où il est en tête alors qu'en 2017 l'extrême droite était en tête dans deux départements. Donc on voit bien qu'il y a une progression extrêmement importante, on voit bien qu'il y a une fracture et ça pour nous d'avoir une telle fracture dans notre pays entre les pôles urbains et les campagnes c'est inacceptable. Nous l'avons énoncé dès 2017, dès 2018, nous avons porté beaucoup de propositions à l'Assemblée nationale en direction de la résolution de ces fractures et je constate que le président élu n'a pas entendu ce message et en…
« Je suis soulagée mais pas satisfaite parce qu'on voit bien aujourd'hui que l'extrême droite progresse dans le pays puisqu'il y a quasiment plus de 25 départements où il est en tête alors qu'en 2017 l'extrême droite était en tête dans deux départements. Donc on voit bien qu'il y a une progression extrêmement importante, on voit bien qu'il y a une fracture et ça pour nous d'avoir une telle fracture dans notre pays entre les pôles urbains et les campagnes c'est inacceptable. Nous l'avons énoncé dès 2017, dès 2018, nous avons porté beaucoup de propositions à l'Assemblée nationale en direction de la résolution de ces fractures et je constate que le président élu n'a pas entendu ce message et en tout cas a mené une politique qui a accentué ces fractures. »
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Question 19Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Mais une coalition emmenée par Marine Le Pen du coup ?
Réponse directe
Mais non, il n'y a pas besoin d'emmener, il n'y a pas besoin de choisir un chef de file, ce n'est pas l'élection présidentielle, c'est une coalition pour emmener une majorité ou autant de députés que possible pour éviter de donner les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron. C'est là que Marine Le Pen fait une erreur, elle veut se placer tout de suite en chef de file, quand on vient de perdre pour la troisième fois consécutive une élection présidentielle, on ne demande pas la place de chef de file, on aborde modestement les Français en leur disant écoutez, on est un certain nombre à pouvoir peut-être offrir une opposition à Emmanuel Macron, c'est ce qu'elle ne fait pas. Que va faire Éric Zemmour…
« Mais non, il n'y a pas besoin d'emmener, il n'y a pas besoin de choisir un chef de file, ce n'est pas l'élection présidentielle, c'est une coalition pour emmener une majorité ou autant de députés que possible pour éviter de donner les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron. C'est là que Marine Le Pen fait une erreur, elle veut se placer tout de suite en chef de file, quand on vient de perdre pour la troisième fois consécutive une élection présidentielle, on ne demande pas la place de chef de file, on aborde modestement les Français en leur disant écoutez, on est un certain nombre à pouvoir peut-être offrir une opposition à Emmanuel Macron, c'est ce qu'elle ne fait pas. Que va faire Éric Zemmour ? Est-ce qu'il sera candidat aux législatives et où ? Écoutez, je ne sais pas encore s'il sera candidat aux élections législatives. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"Vérifier à 3:48
Question 20Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Donc, le PS va aller aux législatives sous sa propre étiquette PS ?
Réponse à côté
Il y a des dynamiques de territoire. C'est-à-dire qu'un département, une circonscription n'a pas la même configuration qu'un autre département, une autre circonscription. Encore une fois, l'objectif, c'est effectivement de préserver la République. Il y a des territoires qui sont menacés par l'extrême droite. Évidemment qu'il faut pouvoir avoir une dynamique et s'entendre. Mais encore une fois, nous, nous avons des valeurs à défendre. Nous avons un projet à défendre. Nous comptons bien les défendre dans ces élections législatives.
« Il y a des dynamiques de territoire. C'est-à-dire qu'un département, une circonscription n'a pas la même configuration qu'un autre département, une autre circonscription. Encore une fois, l'objectif, c'est effectivement de préserver la République. Il y a des territoires qui sont menacés par l'extrême droite. Évidemment qu'il faut pouvoir avoir une dynamique et s'entendre. Mais encore une fois, nous, nous avons des valeurs à défendre. Nous avons un projet à défendre. Nous comptons bien les défendre dans ces élections législatives. »
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Question 21Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Et nous avons deux invités ce matin. Valérie Rabault, présidente du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Nous l'aurons en ligne dans quelques minutes. Avec nous en studio pour le moment, Jérôme Rivière. Bonjour. Bonjour. Vice-président du parti Reconquête d'Éric Zemmour, député européen. Les 42% de Marine Le Pen, pour vous c'est une défaite ou comme elle le dit, une éclatante victoire ?
Réponse directe
Écoutez, j'ai fait, comme Éric Zemmour, appel à voter pour elle entre les deux tours de l'élection présidentielle. Et il y a 6 mois, j'étais le patron des députés RN au Parlement européen. Donc c'est une immense déception. C'est avec une très grande déception que j'ai appris ce score. Et je dois avouer que c'est un peu indécent de la part de Marine Le Pen d'évoquer une victoire éclatante quand des millions de Français ont placé la totalité de leurs espoirs d'échapper à un second quinquennat d'Emmanuel Macron en votant pour elle. Et malheureusement, ça conforte ce que j'avais imaginé, c'est les raisons pour lesquelles je l'avais quittée, qu'elle n'était pas en mesure de gagner cette élection…
« Écoutez, j'ai fait, comme Éric Zemmour, appel à voter pour elle entre les deux tours de l'élection présidentielle. Et il y a 6 mois, j'étais le patron des députés RN au Parlement européen. Donc c'est une immense déception. C'est avec une très grande déception que j'ai appris ce score. Et je dois avouer que c'est un peu indécent de la part de Marine Le Pen d'évoquer une victoire éclatante quand des millions de Français ont placé la totalité de leurs espoirs d'échapper à un second quinquennat d'Emmanuel Macron en votant pour elle. Et malheureusement, ça conforte ce que j'avais imaginé, c'est les raisons pour lesquelles je l'avais quittée, qu'elle n'était pas en mesure de gagner cette élection présidentielle. Vous savez, on va faire le bilan, mais en 50 ans de création du Front National, quel bilan ? Effectivement, de beaux scores aux élections présidentielles, mais pas de groupe parlementaire à l'Assemblée nationale, quasiment pas d'élus régionaux ou départementaux, aucun département, aucune région, une grande ville, Perpignan, mais acquise sur la personnalité de Louis Alliot. Est-ce que vous dites, comme Éric Zemmour, en quelque sorte que tant qu'il y aura le nom Le Pen, la victoire sera impossible ? Mais là, clairement, elle en a fait la démonstration, encore une fois, hier. Donc bien sûr, il y a le Rassemblement National, les militants font un effort considérable. On voit bien que cet effort permet à Marine Le Pen d'avoir 2,5 millions d'électeurs supplémentaires. Mais c'est insuffisant. Et quand on fait de la politique, l'objectif n'est pas de faire un beau score, mais l'objectif est bien de gagner. »
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Question 22Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Puisqu'on sait que pour vous reconquête, vous êtes nouveau et qu'il faut au moins avoir 50 candidats faisant au moins 1% des voix, c'est très précis, pour pouvoir accéder au financement de la vie politique par l'État. Vous, vous êtes tout neuf, vous n'avez pas ce recul-là, cette expérience-là. Quel intérêt avez-vous à vous fondre d'entrée de jeu avec le RN ?
Réponse à côté
D'abord, notre parti, à la différence de trois autres partis, n'est pas endetté. Donc, nos militants, nos adhérents ont fait preuve d'une grande générosité. Le parti reconquête part avec des finances et des coffres électoraux bien remplis. Ce n'est pas un parti pauvre, c'est un parti endetté. C'est 25 millions d'euros de dette, donc c'est considérable. Les Républicains, n'ayant pas passé la barre des 5%, se retrouvent aussi avec une dette très très importante. Donc, effectivement, vous avez raison, c'est un handicap. La façon dont le financement public est réparti, c'est-à-dire avec cette nécessité de présenter un maximum de candidats au premier tour, c'est un obstacle. Mais je ne peux pas…
« D'abord, notre parti, à la différence de trois autres partis, n'est pas endetté. Donc, nos militants, nos adhérents ont fait preuve d'une grande générosité. Le parti reconquête part avec des finances et des coffres électoraux bien remplis. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"Vérifier à 5:36Voir 1 autre passage
« Ce n'est pas un parti pauvre, c'est un parti endetté. C'est 25 millions d'euros de dette, donc c'est considérable. Les Républicains, n'ayant pas passé la barre des 5%, se retrouvent aussi avec une dette très très importante. Donc, effectivement, vous avez raison, c'est un handicap. La façon dont le financement public est réparti, c'est-à-dire avec cette nécessité de présenter un maximum de candidats au premier tour, c'est un obstacle. Mais je ne peux pas imaginer une seconde que ce soit uniquement en fonction de l'argent que résonnent les partis politiques. C'est une question de conviction et de nécessité de proposer une alternance au projet d'Emmanuel Macron. »
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Question 23Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Pensez-vous sincèrement qu'il y aura cohabitation in fine en juin pour Emmanuel Macron ?
Réponse à côté
Je souhaite qu'il puisse y avoir une majorité, je l'ai dit tout à l'heure, je vais le redire, de gauche, écologistes, socialistes, communistes. Vous l'appelez comme vous voulez, la plus forte possible pour que ces fractures qui s'observent, ces inégalités qui abîment notre pays puissent rapidement être résorbées.
« Je souhaite qu'il puisse y avoir une majorité, je l'ai dit tout à l'heure, je vais le redire, de gauche, écologistes, socialistes, communistes. Vous l'appelez comme vous voulez, la plus forte possible pour que ces fractures qui s'observent, ces inégalités qui abîment notre pays puissent rapidement être résorbées. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"Vérifier à 12:38
Question 24Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Vous le confirmez ?
Réponse à côté
Non mais je l'entends comme vous. J'ai eu des propositions en 2020 que j'ai refusées, je les ai toujours refusées. Donc je veux bien qu'on raconte beaucoup de choses sur mes velléités, mais moi je suis très claire sur ma ligne. Je suis présidente du groupe socialiste apparenté, j'ai porté des combats. Encore une fois, je vais le redire, mon groupe est celui qui a signé le plus d'amendements par député. Nous avons été ceux qui avons initié le référendum d'initiative partagée pour empêcher la privatisation des aéroports de Paris. Ce référendum a été écrit dans mon bureau. C'est un des combats que nous avons mené et que nous continuerons à mener.
« Non mais je l'entends comme vous. J'ai eu des propositions en 2020 que j'ai refusées, je les ai toujours refusées. Donc je veux bien qu'on raconte beaucoup de choses sur mes velléités, mais moi je suis très claire sur ma ligne. Je suis présidente du groupe socialiste apparenté, j'ai porté des combats. Encore une fois, je vais le redire, mon groupe est celui qui a signé le plus d'amendements par député. Nous avons été ceux qui avons initié le référendum d'initiative partagée pour empêcher la privatisation des aéroports de Paris. Ce référendum a été écrit dans mon bureau. C'est un des combats que nous avons mené et que nous continuerons à mener. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"Vérifier à 13:16
Question 25Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"
Pas avec la gauche peut-être réunie ?
Réponse à côté
Il y a des dynamiques de territoire. C'est-à-dire qu'un département, une circonscription n'a pas la même configuration qu'un autre département, une autre circonscription. Encore une fois, l'objectif, c'est effectivement de préserver la République. Il y a des territoires qui sont menacés par l'extrême droite. Évidemment qu'il faut pouvoir avoir une dynamique et s'entendre. Mais encore une fois, nous, nous avons des valeurs à défendre. Nous avons un projet à défendre. Nous comptons bien les défendre dans ces élections législatives.
« Il y a des dynamiques de territoire. C'est-à-dire qu'un département, une circonscription n'a pas la même configuration qu'un autre département, une autre circonscription. Encore une fois, l'objectif, c'est effectivement de préserver la République. Il y a des territoires qui sont menacés par l'extrême droite. Évidemment qu'il faut pouvoir avoir une dynamique et s'entendre. Mais encore une fois, nous, nous avons des valeurs à défendre. Nous avons un projet à défendre. Nous comptons bien les défendre dans ces élections législatives. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"Vérifier à 12:04
« Je suis soulagée mais pas satisfaite parce qu'on voit bien aujourd'hui que l'extrême droite progresse dans le pays puisqu'il y a quasiment plus de 25 départements où il est en tête alors qu'en 2017 l'extrême droite était en tête dans deux départements. Donc on voit bien qu'il y a une progression extrêmement importante, on voit bien qu'il y a une fracture et ça pour nous d'avoir une telle fracture dans notre pays entre les pôles urbains et les campagnes c'est inacceptable. Nous l'avons énoncé dès 2017, dès 2018, nous avons porté beaucoup de propositions à l'Assemblée nationale en direction de la résolution de ces fractures et je constate que le président élu n'a pas entendu ce message et en tout cas a mené une politique qui a accentué ces fractures. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"Vérifier à 7:11
« Ce n'est pas un parti pauvre, c'est un parti endetté. C'est 25 millions d'euros de dette, donc c'est considérable. Les Républicains, n'ayant pas passé la barre des 5%, se retrouvent aussi avec une dette très très importante. Donc, effectivement, vous avez raison, c'est un handicap. La façon dont le financement public est réparti, c'est-à-dire avec cette nécessité de présenter un maximum de candidats au premier tour, c'est un obstacle. Mais je ne peux pas imaginer une seconde que ce soit uniquement en fonction de l'argent que résonnent les partis politiques. C'est une question de conviction et de nécessité de proposer une alternance au projet d'Emmanuel Macron. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"Vérifier à 5:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais non, il n'y a pas besoin d'emmener, il n'y a pas besoin de choisir un chef de file, ce n'est pas l'élection présidentielle, c'est une coalition pour emmener une majorité ou autant de députés que possible pour éviter de donner les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron. C'est là que Marine Le Pen fait une erreur, elle veut se placer tout de suite en chef de file, quand on vient de perdre pour la troisième fois consécutive une élection présidentielle, on ne demande pas la place de chef de file, on aborde modestement les Français en leur disant écoutez, on est un certain nombre à pouvoir peut-être offrir une opposition à Emmanuel Macron, c'est ce qu'elle ne fait pas. Que va faire Éric Zemmour ? Est-ce qu'il sera candidat aux législatives et où ? Écoutez, je ne sais pas encore s'il sera candidat aux élections législatives. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Valérie Rabault (PS) : "Il faut pouvoir s’entendre" avec LFI mais "nous avons un projet à défendre"Vérifier à 3:48Voir 2 autres passages
« Écoutez, j'ai fait, comme Éric Zemmour, appel à voter pour elle entre les deux tours de l'élection présidentielle. Et il y a 6 mois, j'étais le patron des députés RN au Parlement européen. Donc c'est une immense déception. C'est avec une très grande déception que j'ai appris ce score. Et je dois avouer que c'est un peu indécent de la part de Marine Le Pen d'évoquer une victoire éclatante quand des millions de Français ont placé la totalité de leurs espoirs d'échapper à un second quinquennat d'Emmanuel Macron en votant pour elle. Et malheureusement, ça conforte ce que j'avais imaginé, c'est les raisons pour lesquelles je l'avais quittée, qu'elle n'était pas en mesure de gagner cette élection présidentielle. Vous savez, on va faire le bilan, mais en 50 ans de création du Front National, quel bilan ? Effectivement, de beaux scores aux élections présidentielles, mais pas de groupe parlementaire à l'Assemblée nationale, quasiment pas d'élus régionaux ou départementaux, aucun département, aucune région, une grande ville, Perpignan, mais acquise sur la personnalité de Louis Alliot. Est-ce que vous dites, comme Éric Zemmour, en quelque sorte que tant qu'il y aura le nom Le Pen, la victoire sera impossible ? Mais là, clairement, elle en a fait la démonstration, encore une fois, hier. Donc bien sûr, il y a le Rassemblement National, les militants font un effort considérable. On voit bien que cet effort permet à Marine Le Pen d'avoir 2,5 millions d'électeurs supplémentaires. Mais c'est insuffisant. Et quand on fait de la politique, l'objectif n'est pas de faire un beau score, mais l'objectif est bien de gagner. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« D'abord, je ne sais pas ce que le président élu a en tête ou pas en tête. Moi, j'ai observé ce qui s'est passé pendant cinq ans. Nous n'avons jamais été entendus. On voit aujourd'hui que les jeunes n'ont manifestement pas voté majoritairement, en tout cas se sont détournés du président élu. Qui a proposé en premier un minimum jeunesse ? C'est nous, ça a été le fait dès juillet 2020 lorsque la crise sanitaire a frappé la jeunesse en priorité. Il y a 23 pays dans l'Union européenne sur les 27 qui proposent un soutien aux jeunes. La France fait partie des quatre pays qui ne proposent de rien. Ça, ce sont des choses très concrètes que nous avons mises sur la table. Est-ce que la majorité du président de la République les a acceptées ? Non. À chaque fois, elle les a refusées. Des exemples comme ça, je peux vous en donner des centaines. Donc moi, ce que je crois, c'est qu'il y a un combat qui s'engage aujourd'hui pour les législatives. Lorsque j'entends certains parler d'un troisième tour, je ne suis pas d'accord. Chaque élection a sa propre dynamique et je ne suis pas d'accord pour une autre raison. C'est qu'on reproche au régime présidentiel d'être trop vertical et dans le fond d'être articulé autour d'une personnalité qui emporterait tout. Les législatives, c'est le contraire. C'est la capacité à faire en sorte que toutes les nuances, les opinions puissent être représentées et les territoires. Parce que les législatives marchent sur deux jambes, à la fois sur un projet national et sur un ancrage territorial. Et ça, c'est extrêmement important d'avoir cette dynamique qui soit lancée, évidemment, dès aujourd'hui. »
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