Je pourrais t'opposer. Est-ce que tu as vu la qualité des navres phréatiques ?
Réponse à côtéOui, mais moi, je n'ai pas l'impression que le monde agricole est responsable d'autant de choses que ça. On a sûrement fait des conneries il y a 30, 40 ans, voire 50 ans et je ne dis pas le contraire. Et aujourd'hui... Oui, mais alors, justement, le problème, il est là, Sky. Il faut prendre au milieu. Est-ce qu'on bascule dans le tout parfait et on va tous en mourir ? Ou est-ce qu'on essaie de faire le plus parfait possible en accompagnant les gens et pour ne pas crever de faim demain ? C'est ça, l'autonomie alimentaire. Et aujourd'hui, on est dans... Il y aura un retour de balancier, d'ailleurs, on le voit bien arriver. Ça va beaucoup trop loin d'un côté et ça ne devient plus viable. Alors…
« Oui, mais moi, je n'ai pas l'impression que le monde agricole est responsable d'autant de choses que ça. On a sûrement fait des conneries il y a 30, 40 ans, voire 50 ans et je ne dis pas le contraire. Et aujourd'hui... Oui, mais alors, justement, le problème, il est là, Sky. Il faut prendre au milieu. Est-ce qu'on bascule dans le tout parfait et on va tous en mourir ? Ou est-ce qu'on essaie de faire le plus parfait possible en accompagnant les gens et pour ne pas crever de faim demain ? C'est ça, l'autonomie alimentaire. Et aujourd'hui, on est dans... Il y aura un retour de balancier, d'ailleurs, on le voit bien arriver. Ça va beaucoup trop loin d'un côté et ça ne devient plus viable. Alors, je disais, par exemple, 2035, c'est la fin des voitures thermiques. Acheter 9 ans en Europe. On est dans un délire le plus total. Moi, j'ai vu des gens, les trois quarts, pour ne pas dire 90% ou 95% des gens dans les salles n'en auront jamais une en 2035 de bagnole électrique. Ils n'en auront pas les moyens. Il y a quand même un Français sur deux qui ne sait pas changer sa bagnole. Bon, il faut juste revenir à la réalité. Donc, on nous dit, OK, voiture électrique, parfait. Très bien. L'Europe, des grandes idées, c'est super, c'est parfait. On est les meilleurs du monde. Tout le monde se marre dans le reste du monde. Mais enfin, on continue comme ça. OK, donc, il faut faire des bagnole électriques. Donc, pour faire des bagnole électriques, tu es d'accord avec moi, il faut quand même des batteries électriques. Les batteries électriques, il faut du lithium. Tu sais qu'on a quelques mines sur le territoire national et autour de mer. On refuse de les exploiter au nom de l'écologie punitive. Donc, on achète notre lithium ailleurs. J'adore prendre cet exemple parce qu'il est vraiment significatif et il est simple. On va voir les Chiliens. Les mecs disent, voilà, vous voulez quoi, les Français, du lithium ? On fait des bagnole électriques. Tu as vu qu'on monte deux usines. Tout ça, c'est super. On en a à vendre. Mais nous, les gars, on n'a pas que ça qu'à vendre. Ah bon ? Vous avez quoi aussi ? Nous, on a du bœuf, on a du poulet, on a des pommes, on a du vin. Ah oui, mais non, mais ce n'est pas bon parce que les normes, ce n'est pas les mêmes. Écoute, moi, je garde mon lit de chambre, mon grand-pire. On va tout de suite se quitter là-dessus. Donc, à un moment, qu'est-ce que fait aujourd'hui l'Europe ? Elle est en train d'écraser, que ce soit agriculture, élevage et viticulture, par exemple. On est allé, tu parles de terrain, il fallait juste se rendre compte, on va en Gironde tous les deux et on arrive à Saint-Émilion et je vois des parcelles de vignes en train de se faire arracher. J'ai dit, merde, c'est quand même bizarre tout le milieu de Saint-Émilion. Et là, les mecs expliquent, le marché va tellement mal. Donc, d'abord, tu fais mal, effectivement, au viticulteur et tu fais tomber le marché. Ensuite, tu te pointes et tu offres quelques dizaines de milliers d'euros l'hectare pour arracher la vigne via paiement de l'Europe. Voilà. Et là, le premier plan en train de se terminer, 1200 hectares arrachés. 1200 hectares arrachés. Mais les Irlandais, c'est pareil. Tu as vu qu'ils ont 25 millions de têtes de betterie à flinguer dans les deux ans qui viennent. Pourquoi tout ça ? Eh bien, parce qu'on a des politiques environnementales, mais pas que, complètement, mais complètement, qui dérapent complètement, pardon, et on est obligé de réduire notre autonomie alimentaire européenne et française parce qu'il va falloir faire de la place pour rentrer. Et il faut le dire, Sky, pour rentrer de la merde. Pour rentrer de la merde. Donc, d'un côté, tu dis au mec, alors, en plus, je suis désolé de le dire, mais ces produits vont rentrer. Je prends l'exemple du poulet chilien. Ben non, pas de machin. Et là, tu n'as pas le droit de poser de questions si tu n'as pas de dichum. Donc, ça rentre. Et après, tu as ton poulet local. On est allé à louer, on a beaucoup parlé. Moi, j'ai du Pas-de-Calais, il y a le poulet de l'IQ. Tu as un poulet labellisé. Alors là, les normes, je ne te dis pas, la pras-prasserie, les produits, ce que tu as donné, enfin, les mètres carrés, tout ça, la totale, ce qui n'est pas une mauvaise chose non plus. Attention. Sauf que tu te retrouves avec un poulet qui va sortir du Chili à 2,99 en tête de gondole dans les supermarchés. Puis, tu as le poulet qu'on aime bien, qui est sûrement fermier, de bonne qualité, mais qui va faire le triple. Et quand tu es la ménagère, et quand tu es dans une crise du pouvoir d'achat comme actuellement, et que tu as 5 gamins à la maison, et qu'on est déjà le 20 du mois et que c'est un peu court, tu as du poulet, c'est du poulet. Au final, on achète. Les agriculteurs, en fin de compte, dans cette affaire, se font avoir deux fois. D'abord, on les écrase parce qu'il faut diminuer la production agricole européenne et française pour pouvoir entrer des produits de l'extérieur. et deuxièmement, parce que ces produits qui rentrent, en fin de compte, tuent le marché de production, nous, à ce qu'on oblige avec les normes, le coût du travail et tout ce qui tourne autour. Donc, l'agriculture actuellement, elle n'a pas fini d'en voir. »
