Gérard Longuet — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
19 oct. 2011 au 15 avr. 2018
Questions
17
Entretiens
3
Sources
3
Heures analysées
0,8 h
Répartition sur 17 questions évaluables
Réponse directe
10
Réponse partielle
4
Réponse à côté
3
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 17 sur 17
Question 1Gérard Longuet et Jérôme Fourquet
Était-ce légitime ?
Réponse directe
Dès lors que le diagnostic de la frappe chimique sous la responsabilité du gouvernement de Damas est établi, la réponse est pour moi complètement oui. Maintenant nous aurons un débat parlementaire mardi, non demain d'ailleurs lundi, et j'attends du gouvernement pour clarifier la situation, il mette sur la table toutes les informations dont il a disposé et qui ont justifié ces frappes.
« Dès lors que le diagnostic de la frappe chimique sous la responsabilité du gouvernement de Damas est établi, la réponse est pour moi complètement oui. Maintenant nous aurons un débat parlementaire mardi, non demain d'ailleurs lundi, et j'attends du gouvernement pour clarifier la situation, il mette sur la table toutes les informations dont il a disposé et qui ont justifié ces frappes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 0:25
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors c'est exactement la question, il y a au fond trois sources de preuves. Il y a d'une part les organisations d'opposants qui sont sur le terrain et qui peuvent, à juste titre, et c'est leur rôle et c'est leur volonté de collationner des renseignements. Encore faut-il les vérifier. Il y a ensuite les services secrets plutôt américains. Là on dépend de l'information d'autrui. Et puis enfin notre propre capacité française qui est forte en Syrie pour toutes sortes de raisons historiques à se renseigner et à s'informer. Et c'est vraiment la fusion et la comparaison de ces trois informations dont nous avons besoin. Parce qu'au moment où le pouvoir de Damas semble militairement établir son autorité, y compris dans l'entourage immédiat de Damas qui était aux mains de sunnites opposants, on a du mal à comprendre l'intérêt de se mettre, ce qui est déjà le cas pour dire la vérité, aux bandes des nations, l'intérêt de se mettre aux bandes des nations en utilisant l'arme chimique. Donc nous avons besoin de savoir ce qui s'est passé et de comprendre pourquoi cela s'est passé. Parce que si on ne comprend pas, eh bien on ne pourra pas se projeter dans l'avenir. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 2Gérard Longuet et Jérôme Fourquet
Et vous estimez que là, Assad va comprendre et hésitera ou n'utilisera plus les armes chimiques ?
Réponse partielle
En aura-t-il besoin ? Je souhaite que nous revenions en Syrie à une paix fusse, une paix établie sur un rapport de force, et je souhaite profondément que l'usage des armes en général, et d'armes chimiques en particulier, ne soit plus nécessaire. Alors cela étant, il y a des problèmes politiques majeurs, et j'attends du président Macron, au-delà de cette attitude de puissance, membre permanente du Conseil de sécurité, qui justifie la frappe, moi ce que j'attends, c'est de savoir ce que la France, du président Macron, puisque c'est lui qui a la responsabilité de la politique étrangère, entend faire dans ce pays si complexe.
« En aura-t-il besoin ? Je souhaite que nous revenions en Syrie à une paix fusse, une paix établie sur un rapport de force, et je souhaite profondément que l'usage des armes en général, et d'armes chimiques en particulier, ne soit plus nécessaire. Alors cela étant, il y a des problèmes politiques majeurs, et j'attends du président Macron, au-delà de cette attitude de puissance, membre permanente du Conseil de sécurité, qui justifie la frappe, moi ce que j'attends, c'est de savoir ce que la France, du président Macron, puisque c'est lui qui a la responsabilité de la politique étrangère, entend faire dans ce pays si complexe. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 6:40
Question 3Gérard Longuet et Jérôme Fourquet
Alors le gouvernement affirme qu'il a des preuves de ces armements chimiques utilisés par le régime Assad. Vous avez été ministre de la Défense. A votre avis, d'où viennent ces preuves que la France possède aujourd'hui et qui accusent le régime Assad ?
Réponse directe
Alors c'est exactement la question, il y a au fond trois sources de preuves. Il y a d'une part les organisations d'opposants qui sont sur le terrain et qui peuvent, à juste titre, et c'est leur rôle et c'est leur volonté de collationner des renseignements. Encore faut-il les vérifier. Il y a ensuite les services secrets plutôt américains. Là on dépend de l'information d'autrui. Et puis enfin notre propre capacité française qui est forte en Syrie pour toutes sortes de raisons historiques à se renseigner et à s'informer. Et c'est vraiment la fusion et la comparaison de ces trois informations dont nous avons besoin. Parce qu'au moment où le pouvoir de Damas semble militairement établir son aut…
« Alors c'est exactement la question, il y a au fond trois sources de preuves. Il y a d'une part les organisations d'opposants qui sont sur le terrain et qui peuvent, à juste titre, et c'est leur rôle et c'est leur volonté de collationner des renseignements. Encore faut-il les vérifier. Il y a ensuite les services secrets plutôt américains. Là on dépend de l'information d'autrui. Et puis enfin notre propre capacité française qui est forte en Syrie pour toutes sortes de raisons historiques à se renseigner et à s'informer. Et c'est vraiment la fusion et la comparaison de ces trois informations dont nous avons besoin. Parce qu'au moment où le pouvoir de Damas semble militairement établir son autorité, y compris dans l'entourage immédiat de Damas qui était aux mains de sunnites opposants, on a du mal à comprendre l'intérêt de se mettre, ce qui est déjà le cas pour dire la vérité, aux bandes des nations, l'intérêt de se mettre aux bandes des nations en utilisant l'arme chimique. Donc nous avons besoin de savoir ce qui s'est passé et de comprendre pourquoi cela s'est passé. Parce que si on ne comprend pas, eh bien on ne pourra pas se projeter dans l'avenir. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 1:09
Question 4Gérard Longuet et Jérôme Fourquet
Pensez-vous que Bachar el-Assad va désormais hésiter avant d'utiliser des armes chimiques après ces bombardements ?
Réponse à côté
Alors, c'est exactement ce que nous voudrions comprendre, nous, nous Français, nous responsables Français, c'est pourquoi un gouvernement, qui après avoir connu une fragilité extrême, qui survit, reconnaissons-le avec l'aide russe, avec l'appui du Hezbollah libanais, mobilisé par l'Iran et les moyens financiers de ce dernier pays, ainsi que la Russie, pourquoi utilise-t-il au moment où, en gros, il a complètement desserré l'étreinte des sunnites islamistes, pourquoi utilise-t-il ces gaz, et quel gaz a-t-il utilisé ? Et au fond, moi, vous avez bien voulu rappeler que je suis ancien ministre de l'Évang, je m'intéresse à ces questions, j'essaie de comprendre pourquoi et comment cela fonctionne…
« Alors, c'est exactement ce que nous voudrions comprendre, nous, nous Français, nous responsables Français, c'est pourquoi un gouvernement, qui après avoir connu une fragilité extrême, qui survit, reconnaissons-le avec l'aide russe, avec l'appui du Hezbollah libanais, mobilisé par l'Iran et les moyens financiers de ce dernier pays, ainsi que la Russie, pourquoi utilise-t-il au moment où, en gros, il a complètement desserré l'étreinte des sunnites islamistes, pourquoi utilise-t-il ces gaz, et quel gaz a-t-il utilisé ? Et au fond, moi, vous avez bien voulu rappeler que je suis ancien ministre de l'Évang, je m'intéresse à ces questions, j'essaie de comprendre pourquoi et comment cela fonctionne sur le terrain. Parce que si on ne comprend pas pourquoi et comment cela fonctionne, on risque d'avoir des répétitions, non seulement en Syrie, mais peut-être demain au Yémen, où vous savez qu'il y a une guerre ouverte, de part et d'autre, d'ailleurs, parce que je vous rappelle que l'arme chimique ne nécessite pas nécessairement des moyens aériens. On peut parfaitement utiliser l'arme chimique, d'ailleurs, ça a été fait en 14-18, avec des obus, voire avec des mortiers, de canons, voire avec des mortiers, et donc, on a besoin de bien comprendre, de bien savoir, et de ce point de vue, ça mériterait d'être approfondi. Pas pour condamner ou s'éloigner de la frappe, mais pour comprendre cette mécanique qu'il faut éradiquer de tous les conflits. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 5:05
Question 5Gérard Longuet et Jérôme Fourquet
Gérard Longuet comment interprétez-vous cette offensive médiatique d'Emmanuel Macron cette semaine interview jeudi sur TF1 et puis ce soir sur BFM ?
Réponse à côté
L'exercice du pouvoir en France n'est pas un long fleuve tranquille et lorsque vous déclenchez des mouvements que vous souhaitez nécessaires j'imagine qu'ils pensent profondément nécessaires la réforme du chemin de fer l'autorité de l'Etat ou la présence de la France dans des actions tendant à rappeler l'existence d'un ordre international vous estimez aussi
« L'exercice du pouvoir en France n'est pas un long fleuve tranquille et lorsque vous déclenchez des mouvements que vous souhaitez nécessaires j'imagine qu'ils pensent profondément nécessaires la réforme du chemin de fer l'autorité de l'Etat ou la présence de la France dans des actions tendant à rappeler l'existence d'un ordre international vous estimez aussi »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 13:30
Question 6Gérard Longuet et Jérôme Fourquet
que ces réformes sont nécessaires ?
Réponse directe
Pour les SNCF c'est totalement vrai on ne peut pas laisser ce système qui d'ailleurs ce n'est pas le statut des cheminots exclusivement à mon avis ce n'est pas essentiel l'essentiel c'est que ce mode de transport est confronté à une compétition qui aujourd'hui tel qu'il est organisé le rend à peu près non compétitif c'est-à-dire le contribuable doit payer Gérard Longuet
« Pour les SNCF c'est totalement vrai on ne peut pas laisser ce système qui d'ailleurs ce n'est pas le statut des cheminots exclusivement à mon avis ce n'est pas essentiel l'essentiel c'est que ce mode de transport est confronté à une compétition qui aujourd'hui tel qu'il est organisé le rend à peu près non compétitif c'est-à-dire le contribuable doit payer Gérard Longuet »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 13:53
Question 7Gérard Longuet et Jérôme Fourquet
Est-ce qu'une forme de morale diplomatique est gagnante après ces bombardements ciblés ?
Réponse partielle
Alors je le pense profondément, même si. Je le pense profondément. Je pense que les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies ont une responsabilité toute particulière pour faire respecter les accords internationaux et le refus, le rejet, la condamnation des armes chimiques est absolu depuis 1925. Alors que la Russie oppose son veto, on peut le comprendre tactiquement, mais que la majorité des membres permanents du Conseil de sécurité prennent leur responsabilité, la France, l'Angleterre et naturellement les Etats-Unis, c'est plutôt simple. Dès lors qu'il y a réellement cette offensive chimique, et nous en aurons, j'en suis convaincu, toutes les preuves, demain après-midi,…
« Alors je le pense profondément, même si. Je le pense profondément. Je pense que les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies ont une responsabilité toute particulière pour faire respecter les accords internationaux et le refus, le rejet, la condamnation des armes chimiques est absolu depuis 1925. Alors que la Russie oppose son veto, on peut le comprendre tactiquement, mais que la majorité des membres permanents du Conseil de sécurité prennent leur responsabilité, la France, l'Angleterre et naturellement les Etats-Unis, c'est plutôt simple. Dès lors qu'il y a réellement cette offensive chimique, et nous en aurons, j'en suis convaincu, toutes les preuves, demain après-midi, dans ce débat public. Parce que ça ne règle rien, on est bien d'accord et on en parlera. Mais ne rien faire eût été déshonorant, et je dois reconnaître que chacun des pouvoirs politiques, le président Macron en France, Trump aux Etats-Unis, le Premier ministre Madame May, avaient des comptes à régler avec l'impuissance de 2013. Ils ont réglé ces comptes avec l'impuissance de 2013, et ce que j'espère, comme beaucoup, c'est que ce signal fort soit dissuasif. Pas dans le cadre de la Syrie, ça ne change rien en réalité, mais pour d'autres guerres ou d'autres pouvoirs politiques, auraient la tentation d'utiliser ces armes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 2:33
Question 8Gérard Longuet et Jérôme Fourquet
Gérard Longuet, vous imaginez, un jour, Bachar el-Assad jugé pour tous ses crimes l'utilisation d'armes chimiques et ses centaines de milliers de morts ?
Réponse à côté
Un Bachar peut en cacher un autre. Je veux dire par là que ce n'est pas un pouvoir personnel. C'est le pouvoir déterminé d'une minorité qui considère que sa survie est dans la force, voire la violence. La minorité survivra à Bachar, que Bachar s'en aille. La minorité à la huit. À la huit, chrétienne. Et puis, vous savez, des sunnites qui soutiennent Bachar. Sinon, ils ne seraient pas là.
« Un Bachar peut en cacher un autre. Je veux dire par là que ce n'est pas un pouvoir personnel. C'est le pouvoir déterminé d'une minorité qui considère que sa survie est dans la force, voire la violence. La minorité survivra à Bachar, que Bachar s'en aille. La minorité à la huit. À la huit, chrétienne. Et puis, vous savez, des sunnites qui soutiennent Bachar. Sinon, ils ne seraient pas là. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 10:31
Question 9Gérard Longuet et Jérôme Fourquet
On va y venir, Florence Parly, la ministre des Armées, affirme que la capacité de la Syrie à concevoir, produire et stocker des armes chimiques a été considérablement amoindrie après ces bombardements, et un haut responsable du Pentagone affirme que le programme chimique syrien mettra des années à se remettre des frappes d'hier. Vous, en tant qu'ancien ministre de la Défense, vous estimez que ces propos sont crédibles ou c'est de l'intox ?
Réponse directe
Les deux, si vous voulez. Hélas, on s'aperçoit que dans le monde, on peut acheter des armes. Il y a des pays, je pense en particulier à la Corée du Nord, qui prospèrent avec la vente d'armes interdites. Il est souhaitable que Mme Parly ait raison, et je pense que, disposant d'informations, j'ai tendance à la croire, mais le monde étant ce qu'il est, une relève de fournisseurs peut intervenir, et nous en avons la démonstration sur d'autres théâtres d'opération. les grandes lignes de cette feuille de route ? Alors, d'abord, c'est plutôt une bonne nouvelle, penser que la France est enfin, un an après la mise en place de cette nouvelle équipe, une feuille de route. Se distinguer un élément qui…
« Les deux, si vous voulez. Hélas, on s'aperçoit que dans le monde, on peut acheter des armes. Il y a des pays, je pense en particulier à la Corée du Nord, qui prospèrent avec la vente d'armes interdites. Il est souhaitable que Mme Parly ait raison, et je pense que, disposant d'informations, j'ai tendance à la croire, mais le monde étant ce qu'il est, une relève de fournisseurs peut intervenir, et nous en avons la démonstration sur d'autres théâtres d'opération. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 7:42
Question 10Gérard Longuet et Jérôme Fourquet
Notre invité ce matin, Gérard Longuet, sénateur Les Républicains de la Meuse, ancien ministre de la Défense. Bonjour M. Longuet. Bonjour. Les frappes ciblées contre le régime syrien, fallait-il bombarder des sites chimiques en Syrie permettant de fabriquer des armes chimiques ?
Réponse directe
Dès lors que le diagnostic de la frappe chimique sous la responsabilité du gouvernement de Damas est établi, la réponse est pour moi complètement oui. Maintenant nous aurons un débat parlementaire mardi, non demain d'ailleurs lundi, et j'attends du gouvernement pour clarifier la situation, il mette sur la table toutes les informations dont il a disposé et qui ont justifié ces frappes.
« Dès lors que le diagnostic de la frappe chimique sous la responsabilité du gouvernement de Damas est établi, la réponse est pour moi complètement oui. Maintenant nous aurons un débat parlementaire mardi, non demain d'ailleurs lundi, et j'attends du gouvernement pour clarifier la situation, il mette sur la table toutes les informations dont il a disposé et qui ont justifié ces frappes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 0:25
Question 11Gérard Longuet
Alors, le temps de travail, 35 heures et même cinquième semaine de congé payé, puisque Luc Châtel, votre collègue y a fait allusion ce week-end. Est-ce que ça fait partie de vos réflexions aujourd'hui à deux jours d'un sommet social ?
Réponse directe
Si vous voulez, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Le pays qui a des excédents travaille chaque année en moyenne par salarié 225 heures de plus que nous par an. Pour les temps pleins. Pour les temps pleins, absolument. Ce qui veut dire d'ailleurs qu'il faut différentes formules de travail. Moi, je ne suis pas pour le... Je pense que c'est dans le débat professionnel, dans le débat par branche, dans le débat dans l'entreprise, que l'on s'adapte et que l'on s'organise. Il y a des métiers qui exigent plus de présence. D'autres métiers dont la mécanisation permet un certain allégement. C'est dans le débat par branche que l'on peut trouver des solutions. Aujourd'hui, dans le sommet du 18 janvier,…
« Si vous voulez, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Le pays qui a des excédents travaille chaque année en moyenne par salarié 225 heures de plus que nous par an. Pour les temps pleins. Pour les temps pleins, absolument. Ce qui veut dire d'ailleurs qu'il faut différentes formules de travail. Moi, je ne suis pas pour le... Je pense que c'est dans le débat professionnel, dans le débat par branche, dans le débat dans l'entreprise, que l'on s'adapte et que l'on s'organise. Il y a des métiers qui exigent plus de présence. D'autres métiers dont la mécanisation permet un certain allégement. C'est dans le débat par branche que l'on peut trouver des solutions. Aujourd'hui, dans le sommet du 18 janvier, qui vient mercredi, moi, ce que j'attends personnellement, ce sont les analyses et les diagnostics des partenaires sociaux, des syndicats et du patronat. Ils ont les mêmes informations que nous. Ils connaissent l'entreprise. Ils connaissent l'économie. Ils savent quelle est la situation de notre pays. On ne peut pas se mentir. Ont-ils des choses à dire à cet instant qui puissent faire bouger la France dans une bonne direction autrement que dire faire payer les riches ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 6:24Voir 2 autres passages
« ça fait partie de vos réflexions ? Mais totalement, le temps de travail global, c'est-à-dire la capacité des Français à produire de la richesse depuis le départ, c'est-à-dire lorsqu'ils commencent à travailler jusqu'au moment où il s'arrête en passant par la durée du travail. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 8:16
« Le débat est absolument indispensable d'avoir un débat d'adaptation de la durée du travail par branche et par entreprise. Toutes les entreprises qui l'ont fait, il y a eu des expériences en France, il y a eu des votes de salariés. Lorsqu'il y a engagement d'emploi, lorsqu'il y a engagement d'investissement de la part de l'entreprise, les salariés acceptent de s'adopter pour donner plus de chance à l'entreprise. »
Question 12Gérard Longuet
Le ministre de la Défense numéro 3 du gouvernement et l'invité de France Inter ce matin. Bonjour Gérard Longuet. Bonjour Patrick Cohen. La perte du AAA pour la France à moins de 100 jours du premier tour, c'est un tournant de la campagne ?
Réponse directe
Ce n'est pas une bonne nouvelle, mais c'est un approfondissement de cette campagne. La France a un exercice de vérité sur elle-même. La campagne électorale, c'est regarder ce que nous sommes, ce que nous pouvons, ce que nous avons fait et peut-être aussi les chances que nous avons gâchées depuis 30 ans. Je dis bien depuis 30 ans. Et pourquoi depuis 30 ans ? Parce que c'est la dernière date du dernier budget en équilibre. Je crois que c'était en 1974 ou en 1975. Et peut-être aussi parce que la comparaison de notre productivité et qui se traduit par le déficit du commerce extérieur est un rappel à l'ordre extrêmement fort. Donc nous avons une épreuve de vérité française. Sur ces cinq dernière…
« Ce n'est pas une bonne nouvelle, mais c'est un approfondissement de cette campagne. La France a un exercice de vérité sur elle-même. La campagne électorale, c'est regarder ce que nous sommes, ce que nous pouvons, ce que nous avons fait et peut-être aussi les chances que nous avons gâchées depuis 30 ans. Je dis bien depuis 30 ans. Et pourquoi depuis 30 ans ? Parce que c'est la dernière date du dernier budget en équilibre. Je crois que c'était en 1974 ou en 1975. Et peut-être aussi parce que la comparaison de notre productivité et qui se traduit par le déficit du commerce extérieur est un rappel à l'ordre extrêmement fort. Donc nous avons une épreuve de vérité française. Sur ces cinq dernières années que l'endettement s'est accru de 600 milliards d'euros. L'endettement s'est accru de 600 milliards d'euros ces cinq dernières années parce qu'il y a eu un effort de résister à la crise en tablant sur une croissance plus forte. Aujourd'hui, la crise financière ne permet pas cette croissance. Et donc toute la question est de savoir au fond comment vont réagir les marchés qui avaient en partie anticipé cette situation et vont-ils surréagir ? Je crois que le premier devoir, c'est un devoir de sang-froid. Sur trois agences, deux nous conservent le triple A. Les marchés ont anticipé, je le pense profondément, cette évolution. Si l'État n'est pas confronté à un renchérissement de sa dette, nous sommes en mesure d'apporter des réponses à condition naturellement, et je reviens sur l'essentiel, de nous poser la double question. Trop de dettes, donc trop de dépenses publiques, et d'autre part, pas assez de productivité, ça se traduit par un déficit du commerce extérieur. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 0:15
Question 13Gérard Longuet
Le ministre de la Défense est donc l'invité de France Inter ce matin. Bonjour Gérard Longuet. Bonjour. L'heure est grave, dit en substance Nicolas Sarkozy, après la menace d'une dégradation de la note de la France. Le destin de l'Europe se joue dans les dix jours, a-t-il déclaré hier matin à l'Elysée. Qu'a voulu dire le chef de l'État ?
Réponse directe
Qu'il est impossible d'avoir une monnaie commune, l'euro, qui est une très belle réussite économique, sans avoir une autorité politique commune. On n'y arrivera pas dans les dix jours institutionnellement, mais il y a deux pays, la France et l'Allemagne, qui représentent à eux seuls plus de la moitié de l'économie de l'euro. Si les deux chefs de gouvernement de ces deux pays, exprimant d'ailleurs le sentiment largement répandu dans leurs opinions qu'ils doivent travailler ensemble et qu'ils doivent décider ensemble, rapidement, chaque fois qu'il y a une urgence pour l'euro, nous aurons ce que le yuan ou ce que le dollar ont, une autorité politique pour soutenir notre monnaie. Ce qui est, je…
« Qu'il est impossible d'avoir une monnaie commune, l'euro, qui est une très belle réussite économique, sans avoir une autorité politique commune. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 0:22Voir 1 autre passage
« On n'y arrivera pas dans les dix jours institutionnellement, mais il y a deux pays, la France et l'Allemagne, qui représentent à eux seuls plus de la moitié de l'économie de l'euro. Si les deux chefs de gouvernement de ces deux pays, exprimant d'ailleurs le sentiment largement répandu dans leurs opinions qu'ils doivent travailler ensemble et qu'ils doivent décider ensemble, rapidement, chaque fois qu'il y a une urgence pour l'euro, nous aurons ce que le yuan ou ce que le dollar ont, une autorité politique pour soutenir notre monnaie. Ce qui est, je suis totalement partisan de l'euro, mais l'euro, dès le départ, souffre d'un vice, c'est qu'il n'y a pas d'autorité politique derrière pour, en cas de coup dur, répondre à la question simple, que faites-vous immédiatement ? L'Allemagne et la France partagent les mêmes convictions, partagent la même monnaie, partagent les mêmes intérêts. Nous n'avons pas tout à fait, c'est moins qu'on puisse dire, les mêmes cultures budgétaires, par exemple, ou fiscales. Nous devons affirmer cette convergence et affirmer l'entente absolue sur les années à venir pour avoir ce bien en commun durablement. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 0:33
Question 14Gérard Longuet
François Hollande, il y a une semaine, disait que s'il était élu président de la République, les soldats français quitteraient l'Afghanistan dès l'an prochain. En 2012, vous êtes toujours calé sur le calendrier américain, celui de 2014 ?
Réponse directe
Sur le calendrier de la coalition. François Hollande connaît une réalité, c'est que la France est engagée, comme d'ailleurs sur tous les terres extérieurs, dans le cadre de résolution des Nations Unies, dans le cadre d'accords, de coalitions, et la France participe volontairement à cette coalition. Si François Hollande dit « je me retire de la coalition », qu'ils le disent. Mais nous deviendrions à cet instant un allié incertain, non fiable, et pour nos partenaires, un allié inquiétant. Ce n'est pas ce que veut le président de la République. On se retire, comme le font les Américains, au même rythme, c'est tout.
« Sur le calendrier de la coalition. François Hollande connaît une réalité, c'est que la France est engagée, comme d'ailleurs sur tous les terres extérieurs, dans le cadre de résolution des Nations Unies, dans le cadre d'accords, de coalitions, et la France participe volontairement à cette coalition. Si François Hollande dit « je me retire de la coalition », qu'ils le disent. Mais nous deviendrions à cet instant un allié incertain, non fiable, et pour nos partenaires, un allié inquiétant. Ce n'est pas ce que veut le président de la République. On se retire, comme le font les Américains, au même rythme, c'est tout. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 7:56
Question 15Gérard Longuet
Sur le plan purement français, faudra-t-il forcément corriger le budget, qui est en discussion depuis hier au Parlement, et aggraver la rigueur, Gérard Longuet ?
Réponse partielle
Je pense qu'il faut doper l'exportation. Aggraver la rigueur, c'est en effet un signal pour la notation de la France, mais c'est en même temps aggraver la conjoncture, dégrader la conjoncture. Nous sommes dans un pays qui a un potentiel d'exportation sous-estimé. Nous sommes dans un monde où il y a une demande très forte des produits que la France sait faire. Je pense en particulier à l'aéronautique, je pense au spatial, je pense dans mon secteur d'activité, c'est tout à fait avoible l'armement, je pense à l'énergie. Nous avons à doper nos exportations. La rigueur, pour la rigueur, n'est pas une réponse de moyen et de long terme. On peut éviter les signaux absurdes, permettez-moi de dire qu…
« Je pense qu'il faut doper l'exportation. Aggraver la rigueur, c'est en effet un signal pour la notation de la France, mais c'est en même temps aggraver la conjoncture, dégrader la conjoncture. Nous sommes dans un pays qui a un potentiel d'exportation sous-estimé. Nous sommes dans un monde où il y a une demande très forte des produits que la France sait faire. Je pense en particulier à l'aéronautique, je pense au spatial, je pense dans mon secteur d'activité, c'est tout à fait avoible l'armement, je pense à l'énergie. Nous avons à doper nos exportations. La rigueur, pour la rigueur, n'est pas une réponse de moyen et de long terme. On peut éviter les signaux absurdes, permettez-moi de dire que revenir sur la tête à 60 ans, par exemple, serait un signal absurde, mais nous avons surtout à offrir des perspectives. Dans le monde, il y a de la croissance. Dans le monde, il y a de la demande. Dans le monde, il y a des besoins d'équipement. La France est capable d'exporter. L'Allemagne réussit à le faire. Nous avons à faire ce qu'à l'Allemagne a fait depuis 10 ans, regagner des parts de marché mondiales. C'est le seul devoir. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 2:15Voir 2 autres passages
« Il y a en effet une question en France, c'est que l'État dépense des sommes considérables pour alléger le coût du travail. On peut se poser la question de la pertinence absolue de ces, selon les cas, 12 à 20 milliards dépensés. Mais à court terme, ce n'est pas la réponse immédiate. À court terme, ce que les marchés nous demandent, c'est où allons-nous ? Et toute la difficulté française, c'est exactement la suivante. C'est que d'un côté, nous avons une majorité qui souhaite l'euro et qui, au fond, accepte la convergence avec les règles allemandes. Et de l'autre, une opposition, c'est tout à fait son rôle, qui nous dit non, non, pas du tout, il faut dépenser plus. Et cette ambiguïté va peser très lourdement sur toute décision française. C'est la raison pour laquelle, très clairement, dimanche prochain, moi j'attends de mon pays qu'il dise voilà ce qu'il veut faire avec son principal partenaire. Ensemble, nous faisons plus de la moitié de l'économie de l'euro. Alors, on peut régler des comptes avec le passé, ce n'est pas passionnant, passionnant, on peut le faire. Ce qui est important, c'est de savoir vers quel modèle allons-nous ? Et le modèle français doit être un modèle d'exportation, un modèle de présence internationale, et il faudra en tirer quelques conséquences en matière de dépenses publiques. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 3:39
Question 16Gérard Longuet
Donc, c'est sur ce point qu'il faudra arracher un accord à l'Allemagne le week-end prochain ?
Réponse partielle
En tous les cas, c'est vraiment là où les opinions internationales attendent l'allemand et le français, Mme Merkel et le président Sarkozy. Si l'euro a un conducteur, on lui fera confiance. Si il n'y a pas de pilote dans l'autocar de l'euro, et si c'est la démocratie des 17 pour chaque virage, eh bien, les gens descendront de l'autocar. Je pense qu'il faut doper l'exportation. Aggraver la rigueur, c'est en effet un signal pour la notation de la France, mais c'est en même temps aggraver la conjoncture, dégrader la conjoncture. Nous sommes dans un pays qui a un potentiel d'exportation sous-estimé. Nous sommes dans un monde où il y a une demande très forte des produits que la France sait faire…
« En tous les cas, c'est vraiment là où les opinions internationales attendent l'allemand et le français, Mme Merkel et le président Sarkozy. Si l'euro a un conducteur, on lui fera confiance. Si il n'y a pas de pilote dans l'autocar de l'euro, et si c'est la démocratie des 17 pour chaque virage, eh bien, les gens descendront de l'autocar. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 1:40Voir 1 autre passage
« Il y a en effet une question en France, c'est que l'État dépense des sommes considérables pour alléger le coût du travail. On peut se poser la question de la pertinence absolue de ces, selon les cas, 12 à 20 milliards dépensés. Mais à court terme, ce n'est pas la réponse immédiate. À court terme, ce que les marchés nous demandent, c'est où allons-nous ? Et toute la difficulté française, c'est exactement la suivante. C'est que d'un côté, nous avons une majorité qui souhaite l'euro et qui, au fond, accepte la convergence avec les règles allemandes. Et de l'autre, une opposition, c'est tout à fait son rôle, qui nous dit non, non, pas du tout, il faut dépenser plus. Et cette ambiguïté va peser très lourdement sur toute décision française. C'est la raison pour laquelle, très clairement, dimanche prochain, moi j'attends de mon pays qu'il dise voilà ce qu'il veut faire avec son principal partenaire. Ensemble, nous faisons plus de la moitié de l'économie de l'euro. Alors, on peut régler des comptes avec le passé, ce n'est pas passionnant, passionnant, on peut le faire. Ce qui est important, c'est de savoir vers quel modèle allons-nous ? Et le modèle français doit être un modèle d'exportation, un modèle de présence internationale, et il faudra en tirer quelques conséquences en matière de dépenses publiques. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 3:39
Question 17Gérard Longuet
On ne vous a pas vu hier sur la scène du pavillon Gabriel lors du show UMP. Vous aviez un mot d'excuse, Gérard Lange ?
Réponse directe
Vous aviez un mot d'excuse qui avait été signé par le ministre brésilien de la Défense puisque je le recevais à ce moment même pour discuter avec lui. On a surtout parlé de cette grande frontière commune car la première frontière terrestre de la France, vous le savez tous, c'est le Brésil. de la République qui l'a exprimé très clairement au mois de juillet dernier. Les Etats-Unis qui sont leaders de cette coalition ont opéré un retrait. Nous opérons un retrait proportionnel. Comme nous sommes beaucoup moins importants qu'en Afghanistan, nous retirons moins mais nous retirons à proportion de ce que nous avons dans ce pays. Et pourquoi d'ailleurs pouvons-nous le faire ? Parce que, en gros, le…
« Vous aviez un mot d'excuse qui avait été signé par le ministre brésilien de la Défense puisque je le recevais à ce moment même pour discuter avec lui. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 6:41
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 1:09
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« Dès lors que le diagnostic de la frappe chimique sous la responsabilité du gouvernement de Damas est établi, la réponse est pour moi complètement oui. Maintenant nous aurons un débat parlementaire mardi, non demain d'ailleurs lundi, et j'attends du gouvernement pour clarifier la situation, il mette sur la table toutes les informations dont il a disposé et qui ont justifié ces frappes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 0:25
« Alors, je ne partage pas l'expression de Laurent Wauquiez. Ce ne sont pas des frappes punitives, c'est la démonstration que les grandes puissances ne tolèrent pas l'infraction aux conventions sur les armes chimiques. Et je pense profondément que ça ne changera pas le rapport de force sur le terrain, qui est très clairement établi en Syrie. Mais il y a, hélas, dans le monde, suffisamment de théâtres d'opérations pour donner un signal fort des grandes puissances, sur les grandes puissances, c'est-à-dire celles qui sont membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies, pour que tout pouvoir tenté par utiliser des gaz et la certitude d'être sanctionnés pour cette utilisation. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 4:14
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« L'exercice du pouvoir en France n'est pas un long fleuve tranquille et lorsque vous déclenchez des mouvements que vous souhaitez nécessaires j'imagine qu'ils pensent profondément nécessaires la réforme du chemin de fer l'autorité de l'Etat ou la présence de la France dans des actions tendant à rappeler l'existence d'un ordre international vous estimez aussi »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 13:30Voir 2 autres passages
« Un Bachar peut en cacher un autre. Je veux dire par là que ce n'est pas un pouvoir personnel. C'est le pouvoir déterminé d'une minorité qui considère que sa survie est dans la force, voire la violence. La minorité survivra à Bachar, que Bachar s'en aille. La minorité à la huit. À la huit, chrétienne. Et puis, vous savez, des sunnites qui soutiennent Bachar. Sinon, ils ne seraient pas là. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 10:31
« Alors, je ne partage pas l'expression de Laurent Wauquiez. Ce ne sont pas des frappes punitives, c'est la démonstration que les grandes puissances ne tolèrent pas l'infraction aux conventions sur les armes chimiques. Et je pense profondément que ça ne changera pas le rapport de force sur le terrain, qui est très clairement établi en Syrie. Mais il y a, hélas, dans le monde, suffisamment de théâtres d'opérations pour donner un signal fort des grandes puissances, sur les grandes puissances, c'est-à-dire celles qui sont membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies, pour que tout pouvoir tenté par utiliser des gaz et la certitude d'être sanctionnés pour cette utilisation. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Dès lors que le diagnostic de la frappe chimique sous la responsabilité du gouvernement de Damas est établi, la réponse est pour moi complètement oui. Maintenant nous aurons un débat parlementaire mardi, non demain d'ailleurs lundi, et j'attends du gouvernement pour clarifier la situation, il mette sur la table toutes les informations dont il a disposé et qui ont justifié ces frappes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 0:25Voir 2 autres passages
« Alors je le pense profondément, même si. Je le pense profondément. Je pense que les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies ont une responsabilité toute particulière pour faire respecter les accords internationaux et le refus, le rejet, la condamnation des armes chimiques est absolu depuis 1925. Alors que la Russie oppose son veto, on peut le comprendre tactiquement, mais que la majorité des membres permanents du Conseil de sécurité prennent leur responsabilité, la France, l'Angleterre et naturellement les Etats-Unis, c'est plutôt simple. Dès lors qu'il y a réellement cette offensive chimique, et nous en aurons, j'en suis convaincu, toutes les preuves, demain après-midi, dans ce débat public. Parce que ça ne règle rien, on est bien d'accord et on en parlera. Mais ne rien faire eût été déshonorant, et je dois reconnaître que chacun des pouvoirs politiques, le président Macron en France, Trump aux Etats-Unis, le Premier ministre Madame May, avaient des comptes à régler avec l'impuissance de 2013. Ils ont réglé ces comptes avec l'impuissance de 2013, et ce que j'espère, comme beaucoup, c'est que ce signal fort soit dissuasif. Pas dans le cadre de la Syrie, ça ne change rien en réalité, mais pour d'autres guerres ou d'autres pouvoirs politiques, auraient la tentation d'utiliser ces armes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 2:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En aura-t-il besoin ? Je souhaite que nous revenions en Syrie à une paix fusse, une paix établie sur un rapport de force, et je souhaite profondément que l'usage des armes en général, et d'armes chimiques en particulier, ne soit plus nécessaire. Alors cela étant, il y a des problèmes politiques majeurs, et j'attends du président Macron, au-delà de cette attitude de puissance, membre permanente du Conseil de sécurité, qui justifie la frappe, moi ce que j'attends, c'est de savoir ce que la France, du président Macron, puisque c'est lui qui a la responsabilité de la politique étrangère, entend faire dans ce pays si complexe. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 6:40Voir 2 autres passages
« Alors je le pense profondément, même si. Je le pense profondément. Je pense que les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies ont une responsabilité toute particulière pour faire respecter les accords internationaux et le refus, le rejet, la condamnation des armes chimiques est absolu depuis 1925. Alors que la Russie oppose son veto, on peut le comprendre tactiquement, mais que la majorité des membres permanents du Conseil de sécurité prennent leur responsabilité, la France, l'Angleterre et naturellement les Etats-Unis, c'est plutôt simple. Dès lors qu'il y a réellement cette offensive chimique, et nous en aurons, j'en suis convaincu, toutes les preuves, demain après-midi, dans ce débat public. Parce que ça ne règle rien, on est bien d'accord et on en parlera. Mais ne rien faire eût été déshonorant, et je dois reconnaître que chacun des pouvoirs politiques, le président Macron en France, Trump aux Etats-Unis, le Premier ministre Madame May, avaient des comptes à régler avec l'impuissance de 2013. Ils ont réglé ces comptes avec l'impuissance de 2013, et ce que j'espère, comme beaucoup, c'est que ce signal fort soit dissuasif. Pas dans le cadre de la Syrie, ça ne change rien en réalité, mais pour d'autres guerres ou d'autres pouvoirs politiques, auraient la tentation d'utiliser ces armes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 2:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, c'est exactement ce que nous voudrions comprendre, nous, nous Français, nous responsables Français, c'est pourquoi un gouvernement, qui après avoir connu une fragilité extrême, qui survit, reconnaissons-le avec l'aide russe, avec l'appui du Hezbollah libanais, mobilisé par l'Iran et les moyens financiers de ce dernier pays, ainsi que la Russie, pourquoi utilise-t-il au moment où, en gros, il a complètement desserré l'étreinte des sunnites islamistes, pourquoi utilise-t-il ces gaz, et quel gaz a-t-il utilisé ? Et au fond, moi, vous avez bien voulu rappeler que je suis ancien ministre de l'Évang, je m'intéresse à ces questions, j'essaie de comprendre pourquoi et comment cela fonctionne sur le terrain. Parce que si on ne comprend pas pourquoi et comment cela fonctionne, on risque d'avoir des répétitions, non seulement en Syrie, mais peut-être demain au Yémen, où vous savez qu'il y a une guerre ouverte, de part et d'autre, d'ailleurs, parce que je vous rappelle que l'arme chimique ne nécessite pas nécessairement des moyens aériens. On peut parfaitement utiliser l'arme chimique, d'ailleurs, ça a été fait en 14-18, avec des obus, voire avec des mortiers, de canons, voire avec des mortiers, et donc, on a besoin de bien comprendre, de bien savoir, et de ce point de vue, ça mériterait d'être approfondi. Pas pour condamner ou s'éloigner de la frappe, mais pour comprendre cette mécanique qu'il faut éradiquer de tous les conflits. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 5:05Voir 2 autres passages
« Alors c'est exactement la question, il y a au fond trois sources de preuves. Il y a d'une part les organisations d'opposants qui sont sur le terrain et qui peuvent, à juste titre, et c'est leur rôle et c'est leur volonté de collationner des renseignements. Encore faut-il les vérifier. Il y a ensuite les services secrets plutôt américains. Là on dépend de l'information d'autrui. Et puis enfin notre propre capacité française qui est forte en Syrie pour toutes sortes de raisons historiques à se renseigner et à s'informer. Et c'est vraiment la fusion et la comparaison de ces trois informations dont nous avons besoin. Parce qu'au moment où le pouvoir de Damas semble militairement établir son autorité, y compris dans l'entourage immédiat de Damas qui était aux mains de sunnites opposants, on a du mal à comprendre l'intérêt de se mettre, ce qui est déjà le cas pour dire la vérité, aux bandes des nations, l'intérêt de se mettre aux bandes des nations en utilisant l'arme chimique. Donc nous avons besoin de savoir ce qui s'est passé et de comprendre pourquoi cela s'est passé. Parce que si on ne comprend pas, eh bien on ne pourra pas se projeter dans l'avenir. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 1:09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour les SNCF c'est totalement vrai on ne peut pas laisser ce système qui d'ailleurs ce n'est pas le statut des cheminots exclusivement à mon avis ce n'est pas essentiel l'essentiel c'est que ce mode de transport est confronté à une compétition qui aujourd'hui tel qu'il est organisé le rend à peu près non compétitif c'est-à-dire le contribuable doit payer Gérard Longuet »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 13:53Voir 2 autres passages
« On n'y arrivera pas dans les dix jours institutionnellement, mais il y a deux pays, la France et l'Allemagne, qui représentent à eux seuls plus de la moitié de l'économie de l'euro. Si les deux chefs de gouvernement de ces deux pays, exprimant d'ailleurs le sentiment largement répandu dans leurs opinions qu'ils doivent travailler ensemble et qu'ils doivent décider ensemble, rapidement, chaque fois qu'il y a une urgence pour l'euro, nous aurons ce que le yuan ou ce que le dollar ont, une autorité politique pour soutenir notre monnaie. Ce qui est, je suis totalement partisan de l'euro, mais l'euro, dès le départ, souffre d'un vice, c'est qu'il n'y a pas d'autorité politique derrière pour, en cas de coup dur, répondre à la question simple, que faites-vous immédiatement ? L'Allemagne et la France partagent les mêmes convictions, partagent la même monnaie, partagent les mêmes intérêts. Nous n'avons pas tout à fait, c'est moins qu'on puisse dire, les mêmes cultures budgétaires, par exemple, ou fiscales. Nous devons affirmer cette convergence et affirmer l'entente absolue sur les années à venir pour avoir ce bien en commun durablement. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 0:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas une bonne nouvelle, mais c'est un approfondissement de cette campagne. La France a un exercice de vérité sur elle-même. La campagne électorale, c'est regarder ce que nous sommes, ce que nous pouvons, ce que nous avons fait et peut-être aussi les chances que nous avons gâchées depuis 30 ans. Je dis bien depuis 30 ans. Et pourquoi depuis 30 ans ? Parce que c'est la dernière date du dernier budget en équilibre. Je crois que c'était en 1974 ou en 1975. Et peut-être aussi parce que la comparaison de notre productivité et qui se traduit par le déficit du commerce extérieur est un rappel à l'ordre extrêmement fort. Donc nous avons une épreuve de vérité française. Sur ces cinq dernières années que l'endettement s'est accru de 600 milliards d'euros. L'endettement s'est accru de 600 milliards d'euros ces cinq dernières années parce qu'il y a eu un effort de résister à la crise en tablant sur une croissance plus forte. Aujourd'hui, la crise financière ne permet pas cette croissance. Et donc toute la question est de savoir au fond comment vont réagir les marchés qui avaient en partie anticipé cette situation et vont-ils surréagir ? Je crois que le premier devoir, c'est un devoir de sang-froid. Sur trois agences, deux nous conservent le triple A. Les marchés ont anticipé, je le pense profondément, cette évolution. Si l'État n'est pas confronté à un renchérissement de sa dette, nous sommes en mesure d'apporter des réponses à condition naturellement, et je reviens sur l'essentiel, de nous poser la double question. Trop de dettes, donc trop de dépenses publiques, et d'autre part, pas assez de productivité, ça se traduit par un déficit du commerce extérieur. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 0:15Voir 2 autres passages
« Si vous voulez, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Le pays qui a des excédents travaille chaque année en moyenne par salarié 225 heures de plus que nous par an. Pour les temps pleins. Pour les temps pleins, absolument. Ce qui veut dire d'ailleurs qu'il faut différentes formules de travail. Moi, je ne suis pas pour le... Je pense que c'est dans le débat professionnel, dans le débat par branche, dans le débat dans l'entreprise, que l'on s'adapte et que l'on s'organise. Il y a des métiers qui exigent plus de présence. D'autres métiers dont la mécanisation permet un certain allégement. C'est dans le débat par branche que l'on peut trouver des solutions. Aujourd'hui, dans le sommet du 18 janvier, qui vient mercredi, moi, ce que j'attends personnellement, ce sont les analyses et les diagnostics des partenaires sociaux, des syndicats et du patronat. Ils ont les mêmes informations que nous. Ils connaissent l'entreprise. Ils connaissent l'économie. Ils savent quelle est la situation de notre pays. On ne peut pas se mentir. Ont-ils des choses à dire à cet instant qui puissent faire bouger la France dans une bonne direction autrement que dire faire payer les riches ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 6:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes16 janv. 2012 au 16 janv. 2012 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas une bonne nouvelle, mais c'est un approfondissement de cette campagne. La France a un exercice de vérité sur elle-même. La campagne électorale, c'est regarder ce que nous sommes, ce que nous pouvons, ce que nous avons fait et peut-être aussi les chances que nous avons gâchées depuis 30 ans. Je dis bien depuis 30 ans. Et pourquoi depuis 30 ans ? Parce que c'est la dernière date du dernier budget en équilibre. Je crois que c'était en 1974 ou en 1975. Et peut-être aussi parce que la comparaison de notre productivité et qui se traduit par le déficit du commerce extérieur est un rappel à l'ordre extrêmement fort. Donc nous avons une épreuve de vérité française. Sur ces cinq dernières années que l'endettement s'est accru de 600 milliards d'euros. L'endettement s'est accru de 600 milliards d'euros ces cinq dernières années parce qu'il y a eu un effort de résister à la crise en tablant sur une croissance plus forte. Aujourd'hui, la crise financière ne permet pas cette croissance. Et donc toute la question est de savoir au fond comment vont réagir les marchés qui avaient en partie anticipé cette situation et vont-ils surréagir ? Je crois que le premier devoir, c'est un devoir de sang-froid. Sur trois agences, deux nous conservent le triple A. Les marchés ont anticipé, je le pense profondément, cette évolution. Si l'État n'est pas confronté à un renchérissement de sa dette, nous sommes en mesure d'apporter des réponses à condition naturellement, et je reviens sur l'essentiel, de nous poser la double question. Trop de dettes, donc trop de dépenses publiques, et d'autre part, pas assez de productivité, ça se traduit par un déficit du commerce extérieur. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 0:15
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 8:32
« Vous avez tout à fait raison et François Hollande ne se prive pas de le dire. Simplement, nous sommes sur les marchés financiers dans une situation où ce qui compte, c'est que voulez-vous faire pour l'avenir et avez-vous les moyens de le faire ? Et dans le que voulez-vous faire pour l'avenir, je dois reconnaître que les annonces de François Hollande dans sa campagne de candidats sur l'allocation étudiante, sur la remise en cause de la retraite à 60 ans pour une certaine catégorie de travailleurs, un certain nombre de dépenses publiques ont profondément inquiété. Et Jean-François Copé, sur les 5 ans, je le dis bien sur les 5 ans, a repris le chiffrage socialiste, il arrive à 255 milliards de dépenses supplémentaires en 5 ans. Ça veut dire 50 milliards par an, c'est pas mal. ces annonces-là ont une valeur économique lourde parce qu'elles sont des perspectives de changement. Or, qu'est-ce qui juge l'économie française ? Non, non, c'est le chiffrage du Parti socialiste. Simplement, c'est sur 5 ans. On ne l'a pas fait par an, on l'a fait sur 5 ans. Puisqu'en général, quand on gagne, on gagne sur 5 ans. Quel est le problème du Parti socialiste aujourd'hui ? C'est qu'il n'a pas mesuré que toute décision française est jugée par des observateurs extérieurs qui se foutent royalement du succès de la gauche ou de la droite, mais qui se disent si ces gens-là sont élus, ils vont appliquer leur programme et donc ça va coûter. Tout signal de faiblesse, tout signal d'irrésolution, tout signal de découragement pour l'avenir, après les élections, affaiblit aujourd'hui l'économie française. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 5:05
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 4:14
« Dès lors que le diagnostic de la frappe chimique sous la responsabilité du gouvernement de Damas est établi, la réponse est pour moi complètement oui. Maintenant nous aurons un débat parlementaire mardi, non demain d'ailleurs lundi, et j'attends du gouvernement pour clarifier la situation, il mette sur la table toutes les informations dont il a disposé et qui ont justifié ces frappes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 0:25
« les grandes lignes de cette feuille de route ? Alors, d'abord, c'est plutôt une bonne nouvelle, penser que la France est enfin, un an après la mise en place de cette nouvelle équipe, une feuille de route. Se distinguer un élément qui marque la différence Macron, c'est que Bachar n'est plus un préalable. Le départ de Bachar n'est plus un préalable. Manifestement, pour le président Hollande, ce préalable a paralysé toute son action. Le président Hollande avait dit que Bachar doit partir, et Fabius l'avait dit de la même façon, de la façon la plus énergique. Et manifestement, ce préalable a bloqué toute initiative utile de notre pays. Le président Macron n'a pas ce préalable. Ok. Maintenant, il y a des problèmes majeurs. Moi, j'en vois trois, justement. Quel pouvoir a Damas ? Mais ça, très clairement, le rapport de force a établi que ce pouvoir serait, je dirais, à la huit, avec l'appui des sunnites modérés, la bourgeoisie damascène, et puis avec les chrétiens de la montagne, qui sont également favorables, parce que minoritaires, à ce président et à ce pouvoir des minorités. Vous avez ensuite la deuxième question qui est immédiate et qui est brûlante. C'est l'affaire des Kurdes, des Kurdes syriens. Et là, on s'aperçoit que la Turquie joue un rôle majeur sans être capable d'apporter une solution. Et nous, sommes-nous capables d'apporter une solution ? Deuxième question. Et la troisième, c'est qu'il y a, heureusement, je l'espère, entre Daesh et Damas, des sunnites qui n'ont envie d'être ni avec l'un et qui se résigneraient à l'autre à condition d'être respectés. Et ça, ces sunnites ont le droit. Ceux qui ne sont pas terroristes du tout et qui sont la majorité de la population sunnite syrienne, on aimerait savoir quel va être leur destin. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard Longuet et Jérôme FourquetVérifier à 8:29
« On n'y arrivera pas dans les dix jours institutionnellement, mais il y a deux pays, la France et l'Allemagne, qui représentent à eux seuls plus de la moitié de l'économie de l'euro. Si les deux chefs de gouvernement de ces deux pays, exprimant d'ailleurs le sentiment largement répandu dans leurs opinions qu'ils doivent travailler ensemble et qu'ils doivent décider ensemble, rapidement, chaque fois qu'il y a une urgence pour l'euro, nous aurons ce que le yuan ou ce que le dollar ont, une autorité politique pour soutenir notre monnaie. Ce qui est, je suis totalement partisan de l'euro, mais l'euro, dès le départ, souffre d'un vice, c'est qu'il n'y a pas d'autorité politique derrière pour, en cas de coup dur, répondre à la question simple, que faites-vous immédiatement ? L'Allemagne et la France partagent les mêmes convictions, partagent la même monnaie, partagent les mêmes intérêts. Nous n'avons pas tout à fait, c'est moins qu'on puisse dire, les mêmes cultures budgétaires, par exemple, ou fiscales. Nous devons affirmer cette convergence et affirmer l'entente absolue sur les années à venir pour avoir ce bien en commun durablement. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 0:33
« Il y a en effet une question en France, c'est que l'État dépense des sommes considérables pour alléger le coût du travail. On peut se poser la question de la pertinence absolue de ces, selon les cas, 12 à 20 milliards dépensés. Mais à court terme, ce n'est pas la réponse immédiate. À court terme, ce que les marchés nous demandent, c'est où allons-nous ? Et toute la difficulté française, c'est exactement la suivante. C'est que d'un côté, nous avons une majorité qui souhaite l'euro et qui, au fond, accepte la convergence avec les règles allemandes. Et de l'autre, une opposition, c'est tout à fait son rôle, qui nous dit non, non, pas du tout, il faut dépenser plus. Et cette ambiguïté va peser très lourdement sur toute décision française. C'est la raison pour laquelle, très clairement, dimanche prochain, moi j'attends de mon pays qu'il dise voilà ce qu'il veut faire avec son principal partenaire. Ensemble, nous faisons plus de la moitié de l'économie de l'euro. Alors, on peut régler des comptes avec le passé, ce n'est pas passionnant, passionnant, on peut le faire. Ce qui est important, c'est de savoir vers quel modèle allons-nous ? Et le modèle français doit être un modèle d'exportation, un modèle de présence internationale, et il faudra en tirer quelques conséquences en matière de dépenses publiques. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 3:39
« Vous avez tout à fait raison et François Hollande ne se prive pas de le dire. Simplement, nous sommes sur les marchés financiers dans une situation où ce qui compte, c'est que voulez-vous faire pour l'avenir et avez-vous les moyens de le faire ? Et dans le que voulez-vous faire pour l'avenir, je dois reconnaître que les annonces de François Hollande dans sa campagne de candidats sur l'allocation étudiante, sur la remise en cause de la retraite à 60 ans pour une certaine catégorie de travailleurs, un certain nombre de dépenses publiques ont profondément inquiété. Et Jean-François Copé, sur les 5 ans, je le dis bien sur les 5 ans, a repris le chiffrage socialiste, il arrive à 255 milliards de dépenses supplémentaires en 5 ans. Ça veut dire 50 milliards par an, c'est pas mal. ces annonces-là ont une valeur économique lourde parce qu'elles sont des perspectives de changement. Or, qu'est-ce qui juge l'économie française ? Non, non, c'est le chiffrage du Parti socialiste. Simplement, c'est sur 5 ans. On ne l'a pas fait par an, on l'a fait sur 5 ans. Puisqu'en général, quand on gagne, on gagne sur 5 ans. Quel est le problème du Parti socialiste aujourd'hui ? C'est qu'il n'a pas mesuré que toute décision française est jugée par des observateurs extérieurs qui se foutent royalement du succès de la gauche ou de la droite, mais qui se disent si ces gens-là sont élus, ils vont appliquer leur programme et donc ça va coûter. Tout signal de faiblesse, tout signal d'irrésolution, tout signal de découragement pour l'avenir, après les élections, affaiblit aujourd'hui l'économie française. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gérard LonguetVérifier à 5:05