Comment est-ce qu'on règle cette question ?
Réponse directeLa question de la santé est une question cruciale. vous le disiez à juste titre tout à l'heure, c'est le sujet de préoccupation des Français. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'ils voient en effet que de plus en plus, ils se retrouvent en difficulté pour tout simplement des soins qui sont des soins normaux. Aller trouver un dermatologue, aller trouver un ophtalmologiste, ce sont des professions, des spécialités en tension. Alors, la difficulté, oui, il va falloir à un moment donné faire un accord avec le Conseil de l'Ordre des médecins, avec les syndicats de médecins pour réussir à travailler à une implantation dans les territoires qui sont les plus en manque. Il n'est pas possible qu'on a…
« La question de la santé est une question cruciale. vous le disiez à juste titre tout à l'heure, c'est le sujet de préoccupation des Français. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'ils voient en effet que de plus en plus, ils se retrouvent en difficulté pour tout simplement des soins qui sont des soins normaux. Aller trouver un dermatologue, aller trouver un ophtalmologiste, ce sont des professions, des spécialités en tension. Alors, la difficulté, oui, il va falloir à un moment donné faire un accord avec le Conseil de l'Ordre des médecins, avec les syndicats de médecins pour réussir à travailler à une implantation dans les territoires qui sont les plus en manque. Il n'est pas possible qu'on ait des médecins qui s'implantent dans des endroits où il y a déjà toute la possibilité. Pourquoi ? Parce que tout simplement, les médecins en France sont certes une profession libérale pour ce qui est des médecins de ville, mais ils vivent aussi du fait que les soins sont remboursés par la sécurité sociale. Donc, il va falloir discuter de façon apaisée mais avec la conscience qu'ils ne sont pas totalement libéraux. Deuxième point, ce qui a déstructuré totalement l'offre de soins, alors, il y a beaucoup de choses, il y a l'évolution sociologique, le fait que les médecins ne veulent plus travailler 70 heures par semaine comme les générations précédentes, ce qu'on peut parfaitement comprendre. Donc, il va falloir organiser en effet des maisons de santé dans différents territoires avec des médecins salariés. Et dernier point, ce qui a totalement déstructuré, c'est la fin des gardes. Il faut bien comprendre qu'en 2003, on décide de supprimer les gardes des médecins libéraux pour faire plaisir au syndicat de médecins sans penser derrière à la déstructuration des urgences de l'hôpital. Donc, il va falloir restructurer en gros le lien entre médecine de ville et hôpital. Bref, c'est un chantier gigantesque. La dernière fois qu'on a refait des chantiers comme ça, c'était 1958, la création des CHU, des choses comme ça. Et en fait, il faut revenir à ça, c'est-à-dire remettre tout à plat. »
