C'est une stratégie de guerre froide ?
Réponse à côtéC'est une stratégie qui, en fait, est tout à fait liée à l'engagement de la France en Ukraine. C'est-à-dire que le discours de Lavrov et du président Poutine compare Mayotte à la Crimée, en disant, voilà, nous on a fait un référendum et les Criméens ont voté pour devenir russes, pourquoi est-ce que vous, vous refusez que Mayotte soit française ? Donc, elle n'est pas française, parce qu'eux ne sont pas ukrainiens, enfin, ils vous ont refait toute une sauce pour appuyer la revendication comorienne. C'est allé très loin, parce que les Russes vont maintenant à dire, par tous les moyens, appuyer la revendication comorienne. Donc, si vous voulez, la menace militaire, elle n'est pas du tout voilée…
« C'est une stratégie qui, en fait, est tout à fait liée à l'engagement de la France en Ukraine. C'est-à-dire que le discours de Lavrov et du président Poutine compare Mayotte à la Crimée, en disant, voilà, nous on a fait un référendum et les Criméens ont voté pour devenir russes, pourquoi est-ce que vous, vous refusez que Mayotte soit française ? Donc, elle n'est pas française, parce qu'eux ne sont pas ukrainiens, enfin, ils vous ont refait toute une sauce pour appuyer la revendication comorienne. C'est allé très loin, parce que les Russes vont maintenant à dire, par tous les moyens, appuyer la revendication comorienne. Donc, si vous voulez, la menace militaire, elle n'est pas du tout voilée, elle est explicite. Et nous, ce qu'on observe à Mayotte, c'est quand même, depuis quatre ans, un afflux massif de demandeurs d'asile africains. Vous savez que le problème de migration à Mayotte, c'est principalement et historiquement des Comoriens, nos voisins, qui instrumentalisent les flux migratoires pour asseoir leurs revendications territoriales. Les Comores ne reconnaissent pas Mayotte française, et donc envoient leur population littéralement coloniser Mayotte. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est les autorités comoriannes qui le revendiquent, l'assument, vont le dire à l'ONU, et sont à fond derrière ce discours. Seulement depuis trois, quatre ans, en fait, elles ont, non seulement elles continuent à envoyer leur population, mais elles organisent la traite avec les migrants qui arrivent d'Afrique, et qui, eux, ne sont pas des migrants, des clandestins, comme les Comoriens Mayottes, ce sont des demandeurs d'asile, donc ils ont tout à fait d'autres droits. Et donc, on voit depuis plusieurs années, arriver par un flux croissant des Africains qui arrivent de la zone des Grands Lacs, de Somalie, du Soudan, du Yémen, qui arrivent en passant par les Comores, les trafiquants et les autorités comoriennes, les accueillent, les font passer pour ensuite les envoyer à Mayotte. Les demandeurs d'asile à Mayotte, comme dans le reste du territoire national, ont droit à la protection jusqu'à ce que leur dossier soit examiné. Ça veut dire qu'on leur doit un logement et de la nourriture. Il faut imaginer qu'à Mayotte, où il n'y a strictement rien et où on n'a même pas accès à nos droits fondamentaux, cette catégorie de migrants protégés, qui est totalement étrangère à la culture locale, »
