Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
27 janv. 2012 au 29 juil. 2013
Questions
29
Entretiens
3
Sources
3
Heures analysées
1,2 h
Répartition sur 29 questions évaluables
Réponse directe
9
Réponse partielle
12
Réponse à côté
8
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 29 sur 29
Question 26Les Matins de France Culture - Dominique Baudis
Vous vous dirigez vers un collège approprié, puisque vous êtes le grand patron, le grand chef de cette défense des droits, avec des collèges qui vous accompagnent ?
Réponse directe
Exactement. C'est une institution nouvelle, mais qui ne part pas de zéro. Pour traiter des dossiers comme celui que je viens d'indiquer, on en traite beaucoup, je dispose d'équipes qui sont principalement des juristes, des experts, sur ces différents domaines, puisqu'ils travaillaient auparavant, soit chez le médiateur de la République, soit à la HALDE, soit à la défense des enfants, soit à la déontologie de la sécurité, donc ils connaissent les questions, ils ont de l'expérience, de la mémoire. Simplement, maintenant, ils travaillent ensemble, et avec des pouvoirs plus élevés. C'est-à-dire qu'on peut aller plus loin.
« Exactement. C'est une institution nouvelle, mais qui ne part pas de zéro. Pour traiter des dossiers comme celui que je viens d'indiquer, on en traite beaucoup, »
France Culture · Les Matins de France Culture - Dominique BaudisVérifier à 3:32
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, ça va repartir d'ailleurs devant une cour d'appel. Donc ça va durer encore des mois et des mois. Ce que j'ai demandé dans une lettre adressée au président de la République et au Premier ministre, au président des assemblées, c'est une clarification. Parce que ni les... On vous a répondu ? Non, toujours pas. Enfin, si, le président de la République m'a répondu en disant que c'est une affaire à voir avec le Premier ministre, il l'a dit à la télévision. Non, pas de réponse. J'ai vu le Premier ministre. Bon, j'ai pas de réponse écrite, mais j'ai vu le Premier ministre. Et a été mis en place un observatoire de la laïcité qui est présidé par Jean-Louis Bianco, par M. Bianco, que j'ai vu, qui s'est mis au travail, qui doit rendre, je l'espère, assez rapidement, le fruit de ses réflexions. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Voir 1 autre passage
« je dispose d'équipes qui sont principalement des juristes, des experts, sur ces différents domaines, puisqu'ils travaillaient auparavant, soit chez le médiateur de la République, soit à la HALDE, soit à la défense des enfants, soit à la déontologie de la sécurité, donc ils connaissent les questions, ils ont de l'expérience, de la mémoire. Simplement, maintenant, ils travaillent ensemble, et avec des pouvoirs plus élevés. C'est-à-dire qu'on peut aller plus loin. »
France Culture · Les Matins de France Culture - Dominique BaudisVérifier à 3:40
Question 27Les Matins de France Culture - Dominique Baudis
C'est donc aujourd'hui que s'ouvre à Grenoble une nouvelle édition du Forum Libération intitulée « Vive la République ». Les matins n'ont pas fait le déplacement, mais nous avons décidé de nous associer à cet événement, puisque nous voulions depuis un moment d'ailleurs recevoir l'un de ceux qui participera au débat, Dominique Baudis. Bonjour Dominique Baudis. Bonjour. Défenseur des droits, vous serez demain samedi à Grenoble pour parler, débattre de cette question « Discrimination, la République est-elle impuissante ?
Réponse partielle
Merci de votre invitation, qui me donne l'occasion effectivement de présenter une institution peu connue, parce qu'elle est toute nouvelle. Elle vient de s'inscrire dans le paysage juridique institutionnel, et là maintenant depuis quelques mois dans la réalité des faits, l'institution du défenseur des droits, auquel la Constitution confie le droit de veiller au respect des droits et liberté des citoyens. Et à l'occasion de cette réforme, le législateur a décidé, à l'inverse de ce qui se fait en général en France, où on superpose sans cesse des structures à des structures, de regrouper des autorités qui existaient depuis plus ou moins longtemps, qui jouaient un rôle dans le domaine des droit…
« Merci de votre invitation, qui me donne l'occasion effectivement de présenter une institution peu connue, parce qu'elle est toute nouvelle. Elle vient de s'inscrire dans le paysage juridique institutionnel, et là maintenant depuis quelques mois dans la réalité des faits, l'institution du défenseur des droits, auquel la Constitution confie le droit de veiller au respect des droits et liberté des citoyens. Et à l'occasion de cette réforme, le législateur a décidé, à l'inverse de ce qui se fait en général en France, où on superpose sans cesse des structures à des structures, de regrouper des autorités qui existaient depuis plus ou moins longtemps, qui jouaient un rôle dans le domaine des droits et des libertés, dans des domaines souvent extrêmement voisins, qui se recoupent parfois, et l'idée était de donner davantage d'efficacité à cette institution en regroupant les missions. Un exemple, pour sortir du théorique, et c'est un cas réel que j'ai trouvé en prenant mes fonctions. Vous avez une famille dont le fils souffre d'un handicap, il se déplace en fauteuil. Cette famille a des difficultés pour faire inscrire ce jeune dans un établissement scolaire. Antérieurement, il devait s'adresser soit aux médiateurs de la République, »
France Culture · Les Matins de France Culture - Dominique BaudisVérifier à 1:28Voir 1 autre passage
« c'est une difficulté entre eux et l'administration, soit à la défense des enfants, c'est un jeune, il doit bénéficier des garanties de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il pouvait s'adresser à la HALDE, il souffre d'un handicap, et dans cette difficulté à s'inscrire, donc de discrimination. Et la difficulté était du côté de la famille. A quelle institution s'adresser ? Aujourd'hui, la défense des droits a une entrée unique. »
France Culture · Les Matins de France Culture - Dominique BaudisVérifier à 2:52
Question 28Les Matins de France Culture - Dominique Baudis
Est-ce que c'est dans votre marge de manœuvre, par exemple, aussi éventuellement de saisir le Conseil constitutionnel, de faire de la QPC ?
Réponse directe
Non, nous pouvons saisir le Conseil d'État pour une demande d'avis juridique, nous pouvons saisir la Cour des comptes pour disposer d'un rapport sur une question avec les incidences économiques ou financières, nous n'avons pas la capacité de saisir le Conseil constitutionnel. Dominique Versigny et Claire Brisset se sont inquiétés et on peut les comprendre. Elles avaient exercé cette responsabilité de la disparition d'infenseurs des enfants. la loi a tenu compte des inquiétudes qui se sont manifestées et la loi a prévu qu'autour du défenseur des droits il y a des adjoints et notamment une adjointe, j'ai choisi une femme, chargée spécifiquement de la défense des enfants. Elle porte d'ailleurs…
« Non, nous pouvons saisir le Conseil d'État pour une demande d'avis juridique, nous pouvons saisir la Cour des comptes pour disposer d'un rapport sur une question avec les incidences économiques ou financières, nous n'avons pas la capacité de saisir le Conseil constitutionnel. »
France Culture · Les Matins de France Culture - Dominique BaudisVérifier à 25:54
Question 29Les Matins de France Culture - Dominique Baudis
Est-ce que, sur ce type d'affaires-là, dénoncées par de nombreuses associations, et donc, par exemple, par Human Rights Watch, est-ce que vous constatez qu'il y a une augmentation, ou pas, des plaintes, notamment dues à ces contrôles de la police, que d'aucuns disent qu'elles sont plus du contrôle de faciès, dues au contrôle de faciès ?
Réponse partielle
Alors, sur la question des contrôles, nous sommes saisis lorsque un contrôle dérape, se passe mal. Le fait qu'il y ait un contrôle, ce n'est pas contraire à la déontologie, ni aux règles. Parfois, un contrôle dérape se passe mal, et une personne peut nous saisir, ou des témoins, éventuellement, peuvent nous saisir. La démarche de Human Rights Watch est différente. Il ne s'agit pas de pointer tel ou tel contrôle qui aurait dérapé, il s'agit de proposer une réforme qui supposerait une modification des textes réglementaires et législatifs, sans doute. A savoir que, quand un policier contrôle l'identité sur la voie publique, il doit dresser une sorte d'acte de procès verbal, avec un récépissé d…
« Alors, sur la question des contrôles, nous sommes saisis lorsque un contrôle dérape, se passe mal. Le fait qu'il y ait un contrôle, ce n'est pas contraire à la déontologie, ni aux règles. Parfois, un contrôle dérape se passe mal, et une personne peut nous saisir, ou des témoins, éventuellement, peuvent nous saisir. La démarche de Human Rights Watch est différente. Il ne s'agit pas de pointer tel ou tel contrôle qui aurait dérapé, il s'agit de proposer une réforme qui supposerait une modification des textes réglementaires et législatifs, sans doute. A savoir que, quand un policier contrôle l'identité sur la voie publique, il doit dresser une sorte d'acte de procès verbal, avec un récépissé donné à la personne contrôlée, de façon à ce que, voilà, ça laisse une trace, que des statistiques puissent être établies, de façon à ce que l'on voit le comportement de tel ou tel, et s'il y a des abus qui apparaissent de manière claire et indiscutable, autour de chiffres objectifs. »
France Culture · Les Matins de France Culture - Dominique BaudisVérifier à 11:09Voir 1 autre passage
« Et l'association Human Rights Watch donne l'exemple de la Grande-Bretagne et de l'Espagne, où existe ce type de dispositif. Et il m'expliquait, je les ai écoutés, que les policiers, les syndicats de policiers, qui, à l'origine, étaient hostiles à ce dispositif, de dresser une sorte de procès verbal à chaque contrôle, considèrent, avec le recul et l'expérience, que finalement, ça améliore, ça détend leur relation avec la société, en particulier avec les jeunes, qui souvent, trop souvent, sans doute, »
France Culture · Les Matins de France Culture - Dominique BaudisVérifier à 12:15
France Inter — L'invité de 8h20 · Dominique Baudis
« Ils sont victimes de discrimination. On a fait d'ailleurs plusieurs propositions de réformes législatives sur le code qui régit les gens du voyage, notamment en ce qui concerne leur droit de vote. Et il est vrai que beaucoup de communes qui ont l'obligation de créer un terrain d'accueil ne l'ont pas créé. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Dominique BaudisVérifier à 7:47
« Nous ne sommes pas au-dessus du suffrage universel. Le suffrage universel qui conduit à élire le président, le Parlement, les collectivités locales, à faire les lois. Nous veillons à leur bonne application. Nous veillons à ce qu'elles soient appliquées. Tout à l'heure, vous avez cité toutes les responsabilités qui sont celles de l'institution. Ça tient en deux mots. Faire respecter les droits. Faire respecter les droits. Le droit d'être traité convenablement par l'administration, les droits de l'enfant, les droits de tout citoyen, de toute personne, à ce que les forces de l'ordre agissent dans le cadre de leur déontologie, le droit de ne pas être discriminé, défendre les droits. Nous sommes en quelque sorte le cinquième pouvoir. Il y a les trois pouvoirs que tout le monde connaît. Il y a celui des médias, dit le quatrième pouvoir. Le cinquième pouvoir, c'est la régulation, c'est-à-dire l'application de la loi. Dominique Baudis, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Dominique BaudisVérifier à 2:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, ça va repartir d'ailleurs devant une cour d'appel. Donc ça va durer encore des mois et des mois. Ce que j'ai demandé dans une lettre adressée au président de la République et au Premier ministre, au président des assemblées, c'est une clarification. Parce que ni les... On vous a répondu ? Non, toujours pas. Enfin, si, le président de la République m'a répondu en disant que c'est une affaire à voir avec le Premier ministre, il l'a dit à la télévision. Non, pas de réponse. J'ai vu le Premier ministre. Bon, j'ai pas de réponse écrite, mais j'ai vu le Premier ministre. Et a été mis en place un observatoire de la laïcité qui est présidé par Jean-Louis Bianco, par M. Bianco, que j'ai vu, qui s'est mis au travail, qui doit rendre, je l'espère, assez rapidement, le fruit de ses réflexions. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Dominique BaudisVérifier à 5:01Voir 2 autres passages
« La différence entre vous et moi, c'est que nous ne commentons pas les déclarations politiques. Vous avez le droit de le faire, nous ne le faisons pas. Vous ne commentez pas, mais vous pouvez faire des propositions. Vous n'avez pas le droit de... Oui, oui, mais si. Sur les Roms et sur les gens du voyage, que nous distinguons, parce qu'ils n'ont pas le même statut, la même nationalité d'ailleurs. Puis les gens du voyage se déplacent, les Roms n'aspirent pas à se déplacer, donc ce n'est pas le même problème. Sur les Roms, nous avons fait des propositions, disons que la circulaire prise à la fin du mois d'août dernier, donc il y a 11 mois, par le gouvernement, circulaire interministériel, signée par le Premier ministre, est une bonne circulaire. Le problème, c'est que... Rappelez-nous ce qu'elle disait, cette circulaire. Alors, cette circulaire disait qu'avant de procéder à une évacuation de camp, lorsque la justice l'a décidé, il y a un bilan social de la situation, notamment en ce qui concerne les enfants. On regarde s'ils sont scolarisés, s'ils sont scolarisés depuis longtemps, et on veille à ne pas introduire de rupture dans le parcours scolaire des enfants. Et la plupart du temps, enfin, dans beaucoup de cas, les démantèlements interviennent sans que le diagnostic social ait été fait. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Dominique BaudisVérifier à 8:11
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités27 janv. 2012 au 29 juil. 2013 · 10 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ils sont victimes de discrimination. On a fait d'ailleurs plusieurs propositions de réformes législatives sur le code qui régit les gens du voyage, notamment en ce qui concerne leur droit de vote. Et il est vrai que beaucoup de communes qui ont l'obligation de créer un terrain d'accueil ne l'ont pas créé. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Dominique BaudisVérifier à 7:47Voir 2 autres passages
« Oui, alors là, vous parlez de choses différentes. Tout à l'heure, vous parliez de la loi. Maintenant, vous parlez de la façon dont elle est appliquée sur le terrain. Et encore une fois, nous nous saisirons de cette affaire si la personne contrôlée ou des associations nous saisissent du contrôle. En revanche, nous nous saisissons d'office sans recevoir de demande dès lors qu'il y a une blessure par arme de substitution ou par arme à feu d'ailleurs. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Dominique BaudisVérifier à 4:06
« Ce que j'en pense, c'est qu'il faut clarifier. À l'heure actuelle, les salariés et les employeurs ne savent pas à quoi s'en tenir. Et ils avancent dans le flou. Chacun se crispe sur sa position. En général, le salarié veut porter des signes au nom de la liberté, des signes extérieurs, religieux, au nom de la liberté. L'employeur, au nom de la laïcité, lui dit non. Et pour toute une série d'entreprises qui sont entre l'administration et le privé, privé, c'est-à-dire des entreprises privées qui effectuent des missions soit de services publics, soit d'intérêts généraux. La distinction est subtile. D'ailleurs, la preuve, plusieurs solutions proposeront. Quelle solution proposez-vous ? Une clarification de la part des députés. Que la loi soit plus précise. À l'heure actuelle, salariés et employeurs ne savent pas à quoi s'en tenir. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, nous nous sommes saisis de ce qui s'est passé à Trappes, mais nous nous sommes saisis dans l'affaire liée au flashball, à l'utilisation du flashball et à la blessure reçue par un enfant. Nous nous saisissons d'ailleurs dans tous les cas, lorsqu'il y a une blessure grave, en général c'est l'œil d'ailleurs, qui est infligée à un mineur ou à un majeur d'ailleurs. Mais comment enquêtez-vous actuellement sur ce point précis, c'est-à-dire ? Sur l'usage du flashball et la blessure ? Dans cette affaire-là ? En entendant les parties en présence, c'est-à-dire celui qui a utilisé le flashball, celui qui a reçu le projectile, ceux qui exerçaient des responsabilités hiérarchiques, ceux qui étaient témoins, et donc ça prend plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Donc nous nous sommes saisis de cet aspect. Nous écrivons d'ailleurs au procureur pour avoir son autorisation parce qu'il y a une enquête judiciaire, mais nous n'intervenons pas sur les contrôles d'identité pour une simple raison, c'est qu'il n'y a pas eu de demande, ni de la part des intéressés, ni de la part d'associations. En revanche, sur le flashball, nous n'avons pas eu de demande, mais là où il y a blessure, nous nous saisissons d'office. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Dominique BaudisVérifier à 0:48Voir 2 autres passages
« On peut adresser au maire une demande, on peut lui adresser une injonction, en lui demandant, en lui donnant un délai pour mettre en oeuvre son terrain. Et s'il ne le fait pas, on peut publier un rapport spécial qui paraît, dans la presse régionale, comme au journal officiel, dont vous pouvez faire état, en général, les élus n'aiment pas trop. Nous utilisons, avec beaucoup d'économie, cette procédure pour qu'elle garde tout son sens, mais nous avons cette possibilité. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Dominique BaudisVérifier à 10:15
« Sur la question du tutoiement, il est déjà de règle, effectivement, que les policiers ne doivent pas tutoyer les personnes qu'ils contrôlent, par exemple. Là, c'était un rappel des règles de comportement. Il faut d'ailleurs les rappeler régulièrement, dans tous les métiers, et particulièrement dans ces fonctions-là. Sur la question des contrôles, depuis le mois de février dernier, donc indépendamment du calendrier électoral du mois de mai et du mois de juin, au mois de février dernier, j'ai engagé une étude sur ce qui se passe dans d'autres pays. Pourquoi ? Parce que des associations, Open Society, Human Rights Watch, Amnesty International, étaient venues me présenter leurs projets de régulation, d'encadrement, en quelque sorte, des contrôles d'identité. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La différence entre vous et moi, c'est que nous ne commentons pas les déclarations politiques. Vous avez le droit de le faire, nous ne le faisons pas. Vous ne commentez pas, mais vous pouvez faire des propositions. Vous n'avez pas le droit de... Oui, oui, mais si. Sur les Roms et sur les gens du voyage, que nous distinguons, parce qu'ils n'ont pas le même statut, la même nationalité d'ailleurs. Puis les gens du voyage se déplacent, les Roms n'aspirent pas à se déplacer, donc ce n'est pas le même problème. Sur les Roms, nous avons fait des propositions, disons que la circulaire prise à la fin du mois d'août dernier, donc il y a 11 mois, par le gouvernement, circulaire interministériel, signée par le Premier ministre, est une bonne circulaire. Le problème, c'est que... Rappelez-nous ce qu'elle disait, cette circulaire. Alors, cette circulaire disait qu'avant de procéder à une évacuation de camp, lorsque la justice l'a décidé, il y a un bilan social de la situation, notamment en ce qui concerne les enfants. On regarde s'ils sont scolarisés, s'ils sont scolarisés depuis longtemps, et on veille à ne pas introduire de rupture dans le parcours scolaire des enfants. Et la plupart du temps, enfin, dans beaucoup de cas, les démantèlements interviennent sans que le diagnostic social ait été fait. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Dominique BaudisVérifier à 8:11Voir 2 autres passages
« Eh oui, mais on fait ce travail, on le publiera au mois d'octobre. Je ne peux pas le débiter comme ça, monceau par monceau. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Dominique BaudisVérifier à 5:16
« Non, 4 ans, non, jamais. Ça peut être quelques mois, voire même quelques semaines, pour les cas simples qui se reproduisent souvent. Ça peut être un an, 2 ans, dans des affaires plus complexes, en particulier de discrimination, parce qu'il peut y avoir des conséquences pénales. Donc il faut être très méthodique et très attentif dans la façon dont on instruit une affaire. Dans des médiations entre les citoyens et l'administration, les choses peuvent aller beaucoup plus vite. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes26 juin 2012 au 29 juil. 2013 · 3 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce que j'en pense, c'est qu'il faut clarifier. À l'heure actuelle, les salariés et les employeurs ne savent pas à quoi s'en tenir. Et ils avancent dans le flou. Chacun se crispe sur sa position. En général, le salarié veut porter des signes au nom de la liberté, des signes extérieurs, religieux, au nom de la liberté. L'employeur, au nom de la laïcité, lui dit non. Et pour toute une série d'entreprises qui sont entre l'administration et le privé, privé, c'est-à-dire des entreprises privées qui effectuent des missions soit de services publics, soit d'intérêts généraux. La distinction est subtile. D'ailleurs, la preuve, plusieurs solutions proposeront. Quelle solution proposez-vous ? Une clarification de la part des députés. Que la loi soit plus précise. À l'heure actuelle, salariés et employeurs ne savent pas à quoi s'en tenir. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Dominique BaudisVérifier à 5:50Voir 2 autres passages
« des signes religieux ostensibles ? Encore une fois, on ne se substitue pas au suffrage universel. Mais on voit le nombre de dossiers qui s'accumulent et auxquels nous ne savons pas répondre parce qu'il s'agit de structures qui sont de nature privée mais qui accomplissent des missions de services publics ou d'intérêts généraux. Et les magistrats eux-mêmes ont du mal à discerner ce qui relève de l'intérêt général et ce qui relève du service public. Si les magistrats n'y parviennent pas ou difficilement, le salarié ou l'employeur ne le peuvent absolument pas. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Dominique BaudisVérifier à 6:41
« Non, non, la décision lui appartient. Le rapport, d'ailleurs, ne consistera pas à dire « voilà ce qu'il faut faire ». Mais, encore une fois, à expertiser l'ensemble de cette problématique parce qu'il y a beaucoup d'options. Et dans chaque option, il y a plusieurs familles de solutions. Et on ne reconnaît pas, d'ailleurs, en France... Donc, c'est un rapport qui sera destiné à éclairer la réalité. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités27 janv. 2012 au 26 juin 2012 · 9 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous disiez tout à l'heure, c'est l'essentiel du rapport. Non, ce n'est pas l'essentiel du rapport. C'est moins de 1% de notre activité. Heureusement. C'est ce qu'il y a le plus augmenté. Heureusement pour tout le monde. Oui, c'est ce qu'il y a le plus augmenté, effectivement, parce que cette réforme permet maintenant à chacun de nous saisir. Donc, toute personne vient. En réalité, le nombre d'affaires graves, lourdes, avec des décès, n'a pas augmenté, parce que les parlementaires transmettaient ce type de dossier. On a davantage d'affaires, mais qui ne sont pas forcément plus graves. Je voudrais quand même souligner que par rapport au nombre d'interventions qui sont faites par des policiers et par les gendarmes à longueur d'année, partout et dans des conditions souvent difficiles, les dérapages sont quantitativement rares. Mais il est important, pour qu'il y ait une relation de confiance entre les citoyens et les policiers, que les citoyens sachent qu'il y a une voie de recours indépendante, à la différence des services d'inspection interne de la police, une voie de recours indépendante, qui peut demander, si ça nous paraît justifié, des sanctions disciplinaires contre un policier qui aurait manqué à la déontologie. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Dominique BaudisVérifier à 5:48Voir 2 autres passages
« Non mais nous ne sommes pas là pour juger l'action du gouvernement. Nous sommes là pour représenter pour les citoyens une voie d'accès aux droits. C'est-à-dire que, comme vous l'avez dit, dans le domaine de la déontologie, lorsqu'une personne a été victime de mauvais comportements de la part d'un policier, ou d'un gendarme, ou d'un policier municipal, ou d'un vigile de société privée de surveillance, il peut directement, sans intermédiaire, gratuitement, s'adresser aux défenseurs des droits. Ce qui est un progrès, effectivement. Auparavant, on devait obligatoirement passer par un parlementaire. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Dominique BaudisVérifier à 0:36
« Voilà. Notre institution est chargée de réintroduire de l'humanité dans notre société. Je viens de prononcer le mot discrimination. L'un de nos combats, c'est de faire en sorte que cessent les discriminations dont sont victimes des personnes handicapées, des personnes âgées de leur origine, en raison de leur sexe, en raison de leur orientation sexuelle, en raison du handicap en particulier. 20% des réclamations que nous recevons viennent de personnes qui ont été confrontées à des questions liées à leur handicap. Pour prendre l'avion, pour louer un appartement, vous avez des personnes handicapées qui se voient discriminées. On refuse de leur louer un appartement, ou parfois on leur refuse l'accès à l'avion. Les femmes, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et effectivement, l'administration, bon, elle a toujours raison, sauf quand elle se trompe. Et ça lui arrive. On a une bonne administration, mais elle peut commettre des erreurs. Et notre rôle, dans ce cas-là, après avoir reçu la personne, son dossier, l'avoir étudié de près, quand on a la conviction que l'administration s'est trompée, c'est d'amener l'administration à reconnaître son erreur et à la corriger. Et si elle est sourde à ce que nous lui disons, nous disposons maintenant de moyens, d'un pouvoir d'injonction, qui nous permet d'imposer une solution. Je vous prends un exemple. »
France Culture · Les Matins de France Culture - Dominique BaudisVérifier à 5:02Voir 2 autres passages
« J'ai utilisé les pouvoirs du défenseur des droits pour dire au ministre de la Justice et à la ministre du Budget, maintenant, ça suffit. Et sous 48 heures, vous devez annuler les poursuites contre ce monsieur au titre de ce véhicule qui n'est plus le sien depuis 4 ans. Et ça a marché ? Et ça a marché. Et ça a été suivi des faits. J'ai reçu une lettre du ministre de la Justice, de la ministre du Budget, me disant, on a donné les instructions, les poursuites ont cessé. Bon, ce monsieur était en train de faire la grève de la faim, ben voilà, il a pu rentrer chez lui et reprendre une vie normale. »
France Culture · Les Matins de France Culture - Dominique BaudisVérifier à 6:04
« Et effectivement, l'administration, bon, elle a toujours raison, sauf quand elle se trompe. Et ça lui arrive. On a une bonne administration, mais elle peut commettre des erreurs. Et notre rôle, dans ce cas-là, après avoir reçu la personne, son dossier, l'avoir étudié de près, quand on a la conviction que l'administration s'est trompée, c'est d'amener l'administration à reconnaître son erreur et à la corriger. Et si elle est sourde à ce que nous lui disons, nous disposons maintenant de moyens, d'un pouvoir d'injonction, qui nous permet d'imposer une solution. Je vous prends un exemple. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« C'est ça. Et notamment l'usage des armes de substitution, dites de substitution, qui peuvent être le taser ou le flashball, sujet sur lequel d'ailleurs nous avons publié un rapport général il y a quelques semaines, et systématiquement, quand il y a une blessure, loin de Paris, ça peut arriver à Mayotte, ou autour de Paris, nous nous saisissons de cet affaire. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Dominique BaudisVérifier à 2:13
France Inter — L'invité de 8h20 · Dominique Baudis