pourquoi on s'engage. On ne peut pas parler de Chaponneau non plus, mais on y reviendra sans parler de l'aqueduc du GIE, qui a été, je crois, un moment... On en a beaucoup parlé au moment de la fameuse mission de Stéphane Berne. Vous étiez un des monuments retenus en Auvergne-Rhône-Alpes. Est-ce que c'est un avantage ou un inconvénient, un atout, ou pas, d'avoir un tel monument, c'est-à-dire aussi connu, presque au niveau national, pour un maire d'une petite commune, 9000 habitants en croissance ?
Réponse directeÇa dépend de la manière dont on a décidé, politiquement, de porter le sujet. Soit on considère que c'est un fardeau, que c'est un tas de vieilles pierres et qu'on n'y voit aucun intérêt. Soit on considère, et c'est mon cas, et c'est le cas de l'ensemble de mon équipe municipale, depuis 2014, soit on considère qu'il s'agit d'un pan de l'histoire absolument remarquable, que l'on a une responsabilité de passeur, c'est-à-dire que cette histoire, qui a 2000 ans sur notre commune, eh bien, on a pour objectif de la transmettre aux générations futures. Et dans ce cas-là, eh bien, on s'inscrit dans une démarche, dans un certain dynamisme, pour essayer de faire le nécessaire. Effectivement, c'est lou…
« Ça dépend de la manière dont on a décidé, politiquement, de porter le sujet. Soit on considère que c'est un fardeau, que c'est un tas de vieilles pierres et qu'on n'y voit aucun intérêt. Soit on considère, et c'est mon cas, et c'est le cas de l'ensemble de mon équipe municipale, depuis 2014, soit on considère qu'il s'agit d'un pan de l'histoire absolument remarquable, que l'on a une responsabilité de passeur, c'est-à-dire que cette histoire, qui a 2000 ans sur notre commune, eh bien, on a pour objectif de la transmettre aux générations futures. Et dans ce cas-là, eh bien, on s'inscrit dans une démarche, dans un certain dynamisme, pour essayer de faire le nécessaire. Effectivement, c'est lourd financièrement. Nous aurons investi, d'ici 2024, plus de 2,3 millions d'euros pour la restauration de ce patrimoine. Mais quand je dis nous aurons investi, nous l'aurons fait en partenariat avec nos partenaires financiers, la région Auvergne-Rhône-Alpes, le département du Rhône, la DRAC, donc le représentant de l'État, bien évidemment, puisque à chaque fois que l'on met 100 euros, la DRAC, on met 50 de son côté. Donc, c'est 50% qui est pris en charge par la DRAC. Et puis, on a eu cette chance, vous y faisiez allusion, d'avoir été retenu par la mission Berne dans le cadre de la première édition du loto du patrimoine en 2018. Nous étions le bâtiment, le monument emblématique pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. Nous étions présents, le lac du Chromandugier était présent sur les tickets de grattage du loto du patrimoine. Et nous avons eu, du coup, un coup de projecteur médiatique absolument remarquable, qui nous a beaucoup aidés dans la levée de fonds que l'on avait engagée avec la Fondation du patrimoine pour aller chercher aussi des fonds privés, des donateurs privés, des entreprises. Et nous sommes également, sur ce volet-là, beaucoup soutenus à la fois par des donateurs locaux, des habitants de la commune, des entreprises de la commune, mais aussi aujourd'hui par des donateurs qui sont d'horizons bien plus éloignés, puisqu'on a des gens de Paris qui font des dons pour la restauration du lac du Chromandugier et de Chapodeau. »