ont cherché le grand frère à l'intérieur de la maison, l'ont pas trouvé, et sont allés dans le lit des jumeaux de 14 ans et leur tirant une balle dans la tête et les tuant en tuant l'un d'eux dans leur lit et blessant grièvement le second. Mais de manière plus insidieuse, plus souterraine, c'est simplement, dans ma ville encore, une jeune faim qui doit s'excuser quand elle rentre dans son hall d'immeuble, qui a vu sa voiture brûler, qui a enfin quitté le quartier et qui dit « je dors enfin, je respire enfin ». C'est partout où je vais. J'ai vu à Montmagny, c'est des parents, des militants associatifs qui expliquent comment ils enferment quasiment leurs enfants, qui fréquentent très peu les lieux publics, de peur, je le dis, que le destin ne bascule. C'est quand on va dans la banlieue lyonnaise, une espèce de bagarre, par des cours de zumba, pour occuper le terrain et que le terrain ne soit pas livré aux dealers. C'est à Marseille, on en discutera peut-être avec Assen, quand on se rend dans un club de foot, les jeunes qui, au collège ou au lycée, expliquent que leurs parents leur ont dit « par où passer » pour éviter les points de deal, et qui demandent d'être appelés sur leur lieu de travail quand les enfants sont au retour de la maison pour s'assurer que tout s'est bien passé. Donc c'est là une menace existentielle sur les familles, sur des familles populaires qui énoncent le mot peur et qui demandent « où est l'État ?
Réponse directeBonsoir à toutes et tous. Donc, comme l'a dit François tout à l'heure, peut-être qu'on va être obligés de s'échapper en plein milieu du débat, mais c'est la règle du jeu de la loi que l'on vote à l'Assemblée nationale. Donc, ravie d'être parmi vous. Merci pour cette invitation, François. J'ai, en tant que députée de la 9e circonscription de Haute-Garonne, donc à Toulouse, exactement les mêmes interpellations qui viennent d'être évoquées par François, de familles qui vivent dans les quartiers de Bagatelle, au Mirail, et qui ont peur pour leurs enfants, ont peur pour une balle perdue, ont peur pour leur tranquillité, et m'ont interpellé ou m'interpellent, ou des commerçants pour lesquels, tou…
