Comment ça va ?
Réponse directeÇa va et toi ?
« Ça va et toi ? »
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
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Répartition sur 9 questions évaluables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Ça va et toi ?
« Ça va et toi ? »
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est toujours le moment d'intelligence collective. »
— Alors au niveau de la réforme des retraites ou de la réforme de l'assurance chômage, à chaque fois, on dit qu'il n'y a plus de sous. Il faut faire des économies. Alors allons regarder... — Il n'y a pas d'argent magique. — Voilà. Il n'y a pas d'argent. Et il faut récupérer de l'argent là où on peut, c'est-à-dire chez les pauvres, bien sûr. On va récupérer de l'argent là où on peut pour... C'était Bruno Le Maire qui l'avait dit. Faire la refonte de l'éducation, faire la refonte de l'hôpital public, puisque l'hôpital va mal. Et bien sûr, ce n'est absolument pas à cause des lois de la Macronie, bien sûr, ou des fermetures de lits, 4 000 par an. Il faut savoir que quand je regarde par rapport…
« — Alors au niveau de la réforme des retraites ou de la réforme de l'assurance chômage, à chaque fois, on dit qu'il n'y a plus de sous. Il faut faire des économies. Alors allons regarder... — Il n'y a pas d'argent magique. — Voilà. Il n'y a pas d'argent. Et il faut récupérer de l'argent là où on peut, c'est-à-dire chez les pauvres, bien sûr. On va récupérer de l'argent là où on peut pour... C'était Bruno Le Maire qui l'avait dit. Faire la refonte de l'éducation, faire la refonte de l'hôpital public, puisque l'hôpital va mal. Et bien sûr, ce n'est absolument pas à cause des lois de la Macronie, bien sûr, ou des fermetures de lits, 4 000 par an. Il faut savoir que quand je regarde par rapport au déficit public, j'ai essayé d'aller un peu checker. Et puis il y a plein d'économies sur Twitter qui l'ont fait aussi. Le projet de loi de finances pour 2023 écrit noir sur blanc que les administrations de sécurité sociale participeront à la maîtrise de l'évolution des dépenses permises notamment par la réforme des retraites, la réforme de l'assurance chômage, favorisant le plein emploi et la maîtrise des dépenses de santé. Donc là, il le dit noir sur blanc. Il faut faire des économies par la réforme des retraites, par la réforme de l'assurance chômage. Qu'est-ce que ça va permettre de compenser cette économie ? Cette maîtrise de la dépense permettra, sans remettre en cause l'objectif de normalisation des comptes publics, de poursuivre la stratégie de baisse des prélèvements obligatoires engagés sous le mandat précédent afin de soutenir le pouvoir d'achat des Français et la compétitivité des entreprises. Donc les économies qu'on fait par rapport grâce au chômage et grâce aux retraites, c'est pour supprimer la redevance audiovisuelle, donc soutenir le pouvoir d'achat. Là, évidemment, on ne pouvait soutenir le pouvoir d'achat que par une baisse de l'indépendance de l'information publique. Mais une autre information qui est très intéressante, notamment avec la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, CVAE, sur deux ans porté par le projet de loi de finances pour 2023. La CVAE, qu'est-ce que c'est ? C'est la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. C'est un impôt que payent les plus grosses entreprises aux collectivités locales. Donc en gros, on baisse le chômage et les retraites pour permettre aux entreprises de baisser leurs impôts. Leurs impôts qui sont versés... La CVAE, c'est un impôt qui est versé aux collectivités locales. Donc dans le projet de loi, il est devant moi. On demande aux collectivités de faire une réduction de 0,5% de leurs dépenses, de une, et de deux, on leur enlève complètement un impôt qui vraiment fait du mal aux collectivités locales. Donc c'est-à-dire que là, pour les usagers en général, il y a une double peine. Moins de chômage pour vous si jamais le parcours de vie fait que vous n'avez plus de travail. Moins de retraite après alors que vous avez bossé pendant des années. Et en plus, vous aurez moins de bus, moins de crèches, etc. Parce qu'on retire encore tout ça pour soutenir les entreprises. Alors moi, je me fais l'avocat du diable. L'État, oui, pourquoi il faut soutenir les entreprises ? Pour le plein emploi, il faut soutenir les entreprises. Alors on va aussi aller vérifier cet argument-là. Ce mythe qu'on essaye de parler beaucoup dans ce média, de est-ce qu'il faut soutenir les entreprises en baissant les impôts, en baissant leurs charges ? Oui, ça va aider à faire de l'emploi, etc. Le CICE, on se rappelle, ça a été un gros cadeau aux entreprises pour permettre d'embaucher. »
« France Stratégie, qui est un organe sous Matignon, a rendu ses conclusions. Mesures peu ciblées et massives, le CICE a, selon nos estimations, permis de créer autour de 100 000 emplois pour un coût de 20 milliards d'euros. Voilà, c'est les conclusions. »
« Donc ce mythe est complètement à déconstruire. Je pense que Bruno Le Maire est très calé en économie pour savoir que baisser les impôts des entreprises n'aiment pas des grosses entreprises. Je me suis sûr. Ça permet de le préciser, et pas des petites PME comme on essaie de nous faire croire. Donc tout ça est juste une belle mascarade et qu'il faudra marteler par les chiffres que c'est totalement inutile. »
C'est Christine Kelly, non ? Il me semble que c'est Christine Kelly sur CNews. Non, non, tu confonds avec quand elle disait... Mais c'est un journaliste sur CNews. C'est sur CNews. C'est un sujet de CNews, mais je ne sais plus qui l'a lancé.
« C'est Christine Kelly, non ? Il me semble que c'est Christine Kelly sur CNews. Non, non, tu confonds avec quand elle disait... Mais c'est un journaliste sur CNews. C'est sur CNews. C'est un sujet de CNews, mais je ne sais plus qui l'a lancé. »
Oui, moi je rebondis sur le dernier point que tu as dit parce qu'il est très intéressant et c'est un peu une nouveauté macroniste avec laquelle on a l'habitude de dealer. Et on va dire, en gros, ce qui a été annoncé, c'est qu'on va ajuster les règles d'indemnisation en fonction de la conjoncture économique, tu viens de le dire. C'est Olivier Dussault, notre cher ministre du Travail, qui dit quand les choses vont très bien, il faut que les règles soient plus incitatives. Donc derrière incitatif, comprenez réduire les droits au chômage, clairement. Et puis de toute façon, si vous êtes ingénieur mais qu'il y a de la place en restauration, eh bien tant pis, vous irez en restauration parce que ç…
« Oui, moi je rebondis sur le dernier point que tu as dit parce qu'il est très intéressant et c'est un peu une nouveauté macroniste avec laquelle on a l'habitude de dealer. Et on va dire, en gros, ce qui a été annoncé, c'est qu'on va ajuster les règles d'indemnisation en fonction de la conjoncture économique, tu viens de le dire. C'est Olivier Dussault, notre cher ministre du Travail, qui dit quand les choses vont très bien, il faut que les règles soient plus incitatives. Donc derrière incitatif, comprenez réduire les droits au chômage, clairement. Et puis de toute façon, si vous êtes ingénieur mais qu'il y a de la place en restauration, eh bien tant pis, vous irez en restauration parce que ça va vous inciter à y aller. Mais on voit vraiment qu'on entre dans une logique d'offre et de demande complètement libérale. Ça y est, c'est assumé. Les chômeurs sont des produits. La deuxième chose de cette réforme d'assurance chômage, tu l'as dit, c'est prolonger les règles plus strictes qui ont été votées en 2019 puis mises en application en 2021. Il faut savoir que depuis cette nouvelle réforme, ça a fait réduire les indemnisations chômage pour 1,3 million de demandeurs d'emploi, donc la moitié des gens en 2019. C'est un travail qu'avait fait Bastamag et qui nous avait appris ces chiffres-là. Alors pourquoi les allocations chômage diminuent ? Alors on est passé de 4 à 6 mois sur les derniers 24 mois pour avoir le droit au chômage. Une autre info, on a quasi une suppression du droit rechargeable, c'est-à-dire on travaille, hop, on tombe au chômage. On fait un petit contrat court. Avant, nos droits, ils étaient rechargés. On avait un peu plus de temps. On cotisait, ils étaient rechargés. C'est ça. Maintenant, non. C'est terminé dans certaines conditions, mais c'est terminé. C'est quasi la fin des droits rechargeables. Et donc on peut voir que dans cette nouvelle réforme, les contrats courts, les contrats précaires sont vraiment très touchés par ça. Donc on précarise les plus précaires. Il faut savoir aussi qu'avant, par exemple, si on avait un CDD début 2022 et un autre fin 2022, on calculait le chômage sur les jours travaillés. Maintenant, on va prendre tout 2022, par exemple, si vous avez travaillé début et fin 2022, et on va prendre en compte même les jours qui ne sont pas travaillés. Donc forcément, par ricochet, ça va réduire votre allocation chômage. Moi, la question que je me pose dans tout ça, c'est vraiment l'égalité face à l'emploi, parce que plus on va être précaire, plus on va accepter n'importe quel emploi, et donc encore des contrats courts, et donc encore de la précarisation. Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire à peu près. Aussi, une autre thématique que je voulais aborder, c'est par rapport à toutes les idées reçues qu'il y a par rapport au chômage. Je me suis inspirée du livre de notre camarade Thomas Porcher. On apprend dans le dictionnaire d'économie, son dernier livre. »
« On le salue. Et dans son dernier livre, on apprend que sur 5 millions de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi, seuls 50% touchent une indemnisation. La moyenne du chômage, c'est à peu près 1050 euros par mois. Donc, de ce qui est de profiter du chômage, je ne suis pas très sûre, avec 1050 euros pendant l'inflation. Et puis, il y a une étude de Pôle emploi en 2018 qui avait montré que 88% des demandeurs d'emploi recherchaient activement du travail. Donc, tout ce qui est le mythe autour, oui, les chômeurs, ils nous prennent trop d'argent, etc. Bon, déjà, c'est une cotisation. Ils ont cotisé, qu'on soit bien d'accord. C'est un droit, le chômage. Mais voilà, c'est un droit, c'est une cotisation. Et ça montre que ces clichés sont totalement faux. Je vais y venir. Pourquoi ? Déjà, parce que pourquoi l'État s'attaque aux chômeurs ? Parce qu'en fait, c'est beaucoup plus facile de s'attaquer aux chômeurs que de s'attaquer au chômage. Parce que si on s'attaquait au chômage, on devrait mettre le nez dans la politique industrielle que fait l'État libéral depuis des années. Et avec toutes les usines qui ferment, etc., on voit bien que même ceux qui veulent travailler, tous ceux qui veulent travailler sont poussés à la sortie. Il faut savoir aussi que radier les chômeurs permet qu'ils ne touchent plus d'indemnisation, permet de baisser artificiellement les chiffres du chômage. Donc regardez notre chômage IBS. Et puis, évidemment, l'actu que beaucoup de gens n'ont pas raté, je pense, ces derniers jours, il faut savoir qu'entre 25 et 42 % des chômeurs éligibles ne demandent pas cette allocation au chômage. C'est une étude de la DARES, dont la Direction des recherches du ministre du Travail. Cette étude, elle porte entre le 1er novembre 2018 et le 31 octobre 2019. Donc les partis socialistes, insoumis et communistes avaient réclamé la publication avant les élections présidentielles de ce rapport. Il n'avait pas été publié. Et tout ça me fait penser aussi au nombre de gens qui font un non-recours aux aides sociales. C'est-à-dire qu'il y a énormément de gens qui pourraient avoir recours aux aides sociales, le RSA, etc., et qui ne le demandent pas par manque d'informations ou parce que, justement, ils prennent trop d'argent aux riches. Voilà. »
— Thomas pourrait dire un truc comme ça, mais franchement, c'est difficile, parce que vu qu'il n'y a pas de contexte, ça peut être n'importe quel opposant. — Mais du coup, c'est un opposant ou une opposante, mais... — Je ne sais pas à quel. — Oui. — Oui. Après, elle est très bien placée pour parler de conflits d'intérêts ou de pantouflage ou encore d'étournement de fonds ou ce genre de choses. Je vais peut-être laisser Thomas parler, qui bosse plus sur ces sujets que moi-même. Mais c'est un peu fort de café de sa part. Après, elle soulève quelque chose qu'il faut dire. Mais par contre, il faut surveiller devant son paillasson avant de nettoyer le paillasson des autres, peut-être. — Ah oui.…
« — Thomas pourrait dire un truc comme ça, mais franchement, c'est difficile, parce que vu qu'il n'y a pas de contexte, ça peut être n'importe quel opposant. »
« — Mais du coup, c'est un opposant ou une opposante, mais... »
« — Je ne sais pas à quel. »
C'est Christine Kelly, non ? Il me semble que c'est Christine Kelly sur CNews. Non, non, tu confonds avec quand elle disait... Mais c'est un journaliste sur CNews. C'est sur CNews. C'est un sujet de CNews, mais je ne sais plus qui l'a lancé.
« C'est Christine Kelly, non ? Il me semble que c'est Christine Kelly sur CNews. Non, non, tu confonds avec quand elle disait... Mais c'est un journaliste sur CNews. C'est sur CNews. C'est un sujet de CNews, mais je ne sais plus qui l'a lancé. »
C'est Christine Kelly, non ? Il me semble que c'est Christine Kelly sur CNews. Non, non, tu confonds avec quand elle disait... Mais c'est un journaliste sur CNews. C'est sur CNews. C'est un sujet de CNews, mais je ne sais plus qui l'a lancé.
« C'est Christine Kelly, non ? Il me semble que c'est Christine Kelly sur CNews. Non, non, tu confonds avec quand elle disait... Mais c'est un journaliste sur CNews. C'est sur CNews. C'est un sujet de CNews, mais je ne sais plus qui l'a lancé. »
Il faut dénoncer le harcèlement scolaire. Bien sûr, c'est autre chose. Mais là, on voit, bien sûr, une réutilisation de la cause pour dire des conneries, quoi. C'est toujours le moment d'intelligence collective.
« Il faut dénoncer le harcèlement scolaire. Bien sûr, c'est autre chose. Mais là, on voit, bien sûr, une réutilisation de la cause pour dire des conneries, quoi. »
C'est Christine Kelly, non ? Il me semble que c'est Christine Kelly sur CNews. Non, non, tu confonds avec quand elle disait... Mais c'est un journaliste sur CNews. C'est sur CNews. C'est un sujet de CNews, mais je ne sais plus qui l'a lancé.
« C'est Christine Kelly, non ? Il me semble que c'est Christine Kelly sur CNews. Non, non, tu confonds avec quand elle disait... Mais c'est un journaliste sur CNews. C'est sur CNews. C'est un sujet de CNews, mais je ne sais plus qui l'a lancé. »
« C'est Christine Kelly, non ? Il me semble que c'est Christine Kelly sur CNews. Non, non, tu confonds avec quand elle disait... Mais c'est un journaliste sur CNews. C'est sur CNews. C'est un sujet de CNews, mais je ne sais plus qui l'a lancé. »
« C'est Christine Kelly, non ? Il me semble que c'est Christine Kelly sur CNews. Non, non, tu confonds avec quand elle disait... Mais c'est un journaliste sur CNews. C'est sur CNews. C'est un sujet de CNews, mais je ne sais plus qui l'a lancé. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je l'ai vu cet extrait, moi, je l'ai vu sur TikTok, pour dire à quel point... »
« France Stratégie, qui est un organe sous Matignon, a rendu ses conclusions. Mesures peu ciblées et massives, le CICE a, selon nos estimations, permis de créer autour de 100 000 emplois pour un coût de 20 milliards d'euros. Voilà, c'est les conclusions. »
« Oui, moi je rebondis sur le dernier point que tu as dit parce qu'il est très intéressant et c'est un peu une nouveauté macroniste avec laquelle on a l'habitude de dealer. Et on va dire, en gros, ce qui a été annoncé, c'est qu'on va ajuster les règles d'indemnisation en fonction de la conjoncture économique, tu viens de le dire. C'est Olivier Dussault, notre cher ministre du Travail, qui dit quand les choses vont très bien, il faut que les règles soient plus incitatives. Donc derrière incitatif, comprenez réduire les droits au chômage, clairement. Et puis de toute façon, si vous êtes ingénieur mais qu'il y a de la place en restauration, eh bien tant pis, vous irez en restauration parce que ça va vous inciter à y aller. Mais on voit vraiment qu'on entre dans une logique d'offre et de demande complètement libérale. Ça y est, c'est assumé. Les chômeurs sont des produits. La deuxième chose de cette réforme d'assurance chômage, tu l'as dit, c'est prolonger les règles plus strictes qui ont été votées en 2019 puis mises en application en 2021. Il faut savoir que depuis cette nouvelle réforme, ça a fait réduire les indemnisations chômage pour 1,3 million de demandeurs d'emploi, donc la moitié des gens en 2019. C'est un travail qu'avait fait Bastamag et qui nous avait appris ces chiffres-là. Alors pourquoi les allocations chômage diminuent ? Alors on est passé de 4 à 6 mois sur les derniers 24 mois pour avoir le droit au chômage. Une autre info, on a quasi une suppression du droit rechargeable, c'est-à-dire on travaille, hop, on tombe au chômage. On fait un petit contrat court. Avant, nos droits, ils étaient rechargés. On avait un peu plus de temps. On cotisait, ils étaient rechargés. C'est ça. Maintenant, non. C'est terminé dans certaines conditions, mais c'est terminé. C'est quasi la fin des droits rechargeables. Et donc on peut voir que dans cette nouvelle réforme, les contrats courts, les contrats précaires sont vraiment très touchés par ça. Donc on précarise les plus précaires. Il faut savoir aussi qu'avant, par exemple, si on avait un CDD début 2022 et un autre fin 2022, on calculait le chômage sur les jours travaillés. Maintenant, on va prendre tout 2022, par exemple, si vous avez travaillé début et fin 2022, et on va prendre en compte même les jours qui ne sont pas travaillés. Donc forcément, par ricochet, ça va réduire votre allocation chômage. Moi, la question que je me pose dans tout ça, c'est vraiment l'égalité face à l'emploi, parce que plus on va être précaire, plus on va accepter n'importe quel emploi, et donc encore des contrats courts, et donc encore de la précarisation. Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire à peu près. Aussi, une autre thématique que je voulais aborder, c'est par rapport à toutes les idées reçues qu'il y a par rapport au chômage. Je me suis inspirée du livre de notre camarade Thomas Porcher. On apprend dans le dictionnaire d'économie, son dernier livre. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« — Alors au niveau de la réforme des retraites ou de la réforme de l'assurance chômage, à chaque fois, on dit qu'il n'y a plus de sous. Il faut faire des économies. Alors allons regarder... — Il n'y a pas d'argent magique. — Voilà. Il n'y a pas d'argent. Et il faut récupérer de l'argent là où on peut, c'est-à-dire chez les pauvres, bien sûr. On va récupérer de l'argent là où on peut pour... C'était Bruno Le Maire qui l'avait dit. Faire la refonte de l'éducation, faire la refonte de l'hôpital public, puisque l'hôpital va mal. Et bien sûr, ce n'est absolument pas à cause des lois de la Macronie, bien sûr, ou des fermetures de lits, 4 000 par an. Il faut savoir que quand je regarde par rapport au déficit public, j'ai essayé d'aller un peu checker. Et puis il y a plein d'économies sur Twitter qui l'ont fait aussi. Le projet de loi de finances pour 2023 écrit noir sur blanc que les administrations de sécurité sociale participeront à la maîtrise de l'évolution des dépenses permises notamment par la réforme des retraites, la réforme de l'assurance chômage, favorisant le plein emploi et la maîtrise des dépenses de santé. Donc là, il le dit noir sur blanc. Il faut faire des économies par la réforme des retraites, par la réforme de l'assurance chômage. Qu'est-ce que ça va permettre de compenser cette économie ? Cette maîtrise de la dépense permettra, sans remettre en cause l'objectif de normalisation des comptes publics, de poursuivre la stratégie de baisse des prélèvements obligatoires engagés sous le mandat précédent afin de soutenir le pouvoir d'achat des Français et la compétitivité des entreprises. Donc les économies qu'on fait par rapport grâce au chômage et grâce aux retraites, c'est pour supprimer la redevance audiovisuelle, donc soutenir le pouvoir d'achat. Là, évidemment, on ne pouvait soutenir le pouvoir d'achat que par une baisse de l'indépendance de l'information publique. Mais une autre information qui est très intéressante, notamment avec la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, CVAE, sur deux ans porté par le projet de loi de finances pour 2023. La CVAE, qu'est-ce que c'est ? C'est la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. C'est un impôt que payent les plus grosses entreprises aux collectivités locales. Donc en gros, on baisse le chômage et les retraites pour permettre aux entreprises de baisser leurs impôts. Leurs impôts qui sont versés... La CVAE, c'est un impôt qui est versé aux collectivités locales. Donc dans le projet de loi, il est devant moi. On demande aux collectivités de faire une réduction de 0,5% de leurs dépenses, de une, et de deux, on leur enlève complètement un impôt qui vraiment fait du mal aux collectivités locales. Donc c'est-à-dire que là, pour les usagers en général, il y a une double peine. Moins de chômage pour vous si jamais le parcours de vie fait que vous n'avez plus de travail. Moins de retraite après alors que vous avez bossé pendant des années. Et en plus, vous aurez moins de bus, moins de crèches, etc. Parce qu'on retire encore tout ça pour soutenir les entreprises. Alors moi, je me fais l'avocat du diable. L'État, oui, pourquoi il faut soutenir les entreprises ? Pour le plein emploi, il faut soutenir les entreprises. Alors on va aussi aller vérifier cet argument-là. Ce mythe qu'on essaye de parler beaucoup dans ce média, de est-ce qu'il faut soutenir les entreprises en baissant les impôts, en baissant leurs charges ? Oui, ça va aider à faire de l'emploi, etc. Le CICE, on se rappelle, ça a été un gros cadeau aux entreprises pour permettre d'embaucher. »
« Donc ce mythe est complètement à déconstruire. Je pense que Bruno Le Maire est très calé en économie pour savoir que baisser les impôts des entreprises n'aiment pas des grosses entreprises. Je me suis sûr. Ça permet de le préciser, et pas des petites PME comme on essaie de nous faire croire. Donc tout ça est juste une belle mascarade et qu'il faudra marteler par les chiffres que c'est totalement inutile. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« — Alors au niveau de la réforme des retraites ou de la réforme de l'assurance chômage, à chaque fois, on dit qu'il n'y a plus de sous. Il faut faire des économies. Alors allons regarder... — Il n'y a pas d'argent magique. — Voilà. Il n'y a pas d'argent. Et il faut récupérer de l'argent là où on peut, c'est-à-dire chez les pauvres, bien sûr. On va récupérer de l'argent là où on peut pour... C'était Bruno Le Maire qui l'avait dit. Faire la refonte de l'éducation, faire la refonte de l'hôpital public, puisque l'hôpital va mal. Et bien sûr, ce n'est absolument pas à cause des lois de la Macronie, bien sûr, ou des fermetures de lits, 4 000 par an. Il faut savoir que quand je regarde par rapport au déficit public, j'ai essayé d'aller un peu checker. Et puis il y a plein d'économies sur Twitter qui l'ont fait aussi. Le projet de loi de finances pour 2023 écrit noir sur blanc que les administrations de sécurité sociale participeront à la maîtrise de l'évolution des dépenses permises notamment par la réforme des retraites, la réforme de l'assurance chômage, favorisant le plein emploi et la maîtrise des dépenses de santé. Donc là, il le dit noir sur blanc. Il faut faire des économies par la réforme des retraites, par la réforme de l'assurance chômage. Qu'est-ce que ça va permettre de compenser cette économie ? Cette maîtrise de la dépense permettra, sans remettre en cause l'objectif de normalisation des comptes publics, de poursuivre la stratégie de baisse des prélèvements obligatoires engagés sous le mandat précédent afin de soutenir le pouvoir d'achat des Français et la compétitivité des entreprises. Donc les économies qu'on fait par rapport grâce au chômage et grâce aux retraites, c'est pour supprimer la redevance audiovisuelle, donc soutenir le pouvoir d'achat. Là, évidemment, on ne pouvait soutenir le pouvoir d'achat que par une baisse de l'indépendance de l'information publique. Mais une autre information qui est très intéressante, notamment avec la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, CVAE, sur deux ans porté par le projet de loi de finances pour 2023. La CVAE, qu'est-ce que c'est ? C'est la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. C'est un impôt que payent les plus grosses entreprises aux collectivités locales. Donc en gros, on baisse le chômage et les retraites pour permettre aux entreprises de baisser leurs impôts. Leurs impôts qui sont versés... La CVAE, c'est un impôt qui est versé aux collectivités locales. Donc dans le projet de loi, il est devant moi. On demande aux collectivités de faire une réduction de 0,5% de leurs dépenses, de une, et de deux, on leur enlève complètement un impôt qui vraiment fait du mal aux collectivités locales. Donc c'est-à-dire que là, pour les usagers en général, il y a une double peine. Moins de chômage pour vous si jamais le parcours de vie fait que vous n'avez plus de travail. Moins de retraite après alors que vous avez bossé pendant des années. Et en plus, vous aurez moins de bus, moins de crèches, etc. Parce qu'on retire encore tout ça pour soutenir les entreprises. Alors moi, je me fais l'avocat du diable. L'État, oui, pourquoi il faut soutenir les entreprises ? Pour le plein emploi, il faut soutenir les entreprises. Alors on va aussi aller vérifier cet argument-là. Ce mythe qu'on essaye de parler beaucoup dans ce média, de est-ce qu'il faut soutenir les entreprises en baissant les impôts, en baissant leurs charges ? Oui, ça va aider à faire de l'emploi, etc. Le CICE, on se rappelle, ça a été un gros cadeau aux entreprises pour permettre d'embaucher. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« — Thomas pourrait dire un truc comme ça, mais franchement, c'est difficile, parce que vu qu'il n'y a pas de contexte, ça peut être n'importe quel opposant. »
« — Je ne sais pas à quel. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« — Alors au niveau de la réforme des retraites ou de la réforme de l'assurance chômage, à chaque fois, on dit qu'il n'y a plus de sous. Il faut faire des économies. Alors allons regarder... — Il n'y a pas d'argent magique. — Voilà. Il n'y a pas d'argent. Et il faut récupérer de l'argent là où on peut, c'est-à-dire chez les pauvres, bien sûr. On va récupérer de l'argent là où on peut pour... C'était Bruno Le Maire qui l'avait dit. Faire la refonte de l'éducation, faire la refonte de l'hôpital public, puisque l'hôpital va mal. Et bien sûr, ce n'est absolument pas à cause des lois de la Macronie, bien sûr, ou des fermetures de lits, 4 000 par an. Il faut savoir que quand je regarde par rapport au déficit public, j'ai essayé d'aller un peu checker. Et puis il y a plein d'économies sur Twitter qui l'ont fait aussi. Le projet de loi de finances pour 2023 écrit noir sur blanc que les administrations de sécurité sociale participeront à la maîtrise de l'évolution des dépenses permises notamment par la réforme des retraites, la réforme de l'assurance chômage, favorisant le plein emploi et la maîtrise des dépenses de santé. Donc là, il le dit noir sur blanc. Il faut faire des économies par la réforme des retraites, par la réforme de l'assurance chômage. Qu'est-ce que ça va permettre de compenser cette économie ? Cette maîtrise de la dépense permettra, sans remettre en cause l'objectif de normalisation des comptes publics, de poursuivre la stratégie de baisse des prélèvements obligatoires engagés sous le mandat précédent afin de soutenir le pouvoir d'achat des Français et la compétitivité des entreprises. Donc les économies qu'on fait par rapport grâce au chômage et grâce aux retraites, c'est pour supprimer la redevance audiovisuelle, donc soutenir le pouvoir d'achat. Là, évidemment, on ne pouvait soutenir le pouvoir d'achat que par une baisse de l'indépendance de l'information publique. Mais une autre information qui est très intéressante, notamment avec la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, CVAE, sur deux ans porté par le projet de loi de finances pour 2023. La CVAE, qu'est-ce que c'est ? C'est la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. C'est un impôt que payent les plus grosses entreprises aux collectivités locales. Donc en gros, on baisse le chômage et les retraites pour permettre aux entreprises de baisser leurs impôts. Leurs impôts qui sont versés... La CVAE, c'est un impôt qui est versé aux collectivités locales. Donc dans le projet de loi, il est devant moi. On demande aux collectivités de faire une réduction de 0,5% de leurs dépenses, de une, et de deux, on leur enlève complètement un impôt qui vraiment fait du mal aux collectivités locales. Donc c'est-à-dire que là, pour les usagers en général, il y a une double peine. Moins de chômage pour vous si jamais le parcours de vie fait que vous n'avez plus de travail. Moins de retraite après alors que vous avez bossé pendant des années. Et en plus, vous aurez moins de bus, moins de crèches, etc. Parce qu'on retire encore tout ça pour soutenir les entreprises. Alors moi, je me fais l'avocat du diable. L'État, oui, pourquoi il faut soutenir les entreprises ? Pour le plein emploi, il faut soutenir les entreprises. Alors on va aussi aller vérifier cet argument-là. Ce mythe qu'on essaye de parler beaucoup dans ce média, de est-ce qu'il faut soutenir les entreprises en baissant les impôts, en baissant leurs charges ? Oui, ça va aider à faire de l'emploi, etc. Le CICE, on se rappelle, ça a été un gros cadeau aux entreprises pour permettre d'embaucher. »
« Oui, moi je rebondis sur le dernier point que tu as dit parce qu'il est très intéressant et c'est un peu une nouveauté macroniste avec laquelle on a l'habitude de dealer. Et on va dire, en gros, ce qui a été annoncé, c'est qu'on va ajuster les règles d'indemnisation en fonction de la conjoncture économique, tu viens de le dire. C'est Olivier Dussault, notre cher ministre du Travail, qui dit quand les choses vont très bien, il faut que les règles soient plus incitatives. Donc derrière incitatif, comprenez réduire les droits au chômage, clairement. Et puis de toute façon, si vous êtes ingénieur mais qu'il y a de la place en restauration, eh bien tant pis, vous irez en restauration parce que ça va vous inciter à y aller. Mais on voit vraiment qu'on entre dans une logique d'offre et de demande complètement libérale. Ça y est, c'est assumé. Les chômeurs sont des produits. La deuxième chose de cette réforme d'assurance chômage, tu l'as dit, c'est prolonger les règles plus strictes qui ont été votées en 2019 puis mises en application en 2021. Il faut savoir que depuis cette nouvelle réforme, ça a fait réduire les indemnisations chômage pour 1,3 million de demandeurs d'emploi, donc la moitié des gens en 2019. C'est un travail qu'avait fait Bastamag et qui nous avait appris ces chiffres-là. Alors pourquoi les allocations chômage diminuent ? Alors on est passé de 4 à 6 mois sur les derniers 24 mois pour avoir le droit au chômage. Une autre info, on a quasi une suppression du droit rechargeable, c'est-à-dire on travaille, hop, on tombe au chômage. On fait un petit contrat court. Avant, nos droits, ils étaient rechargés. On avait un peu plus de temps. On cotisait, ils étaient rechargés. C'est ça. Maintenant, non. C'est terminé dans certaines conditions, mais c'est terminé. C'est quasi la fin des droits rechargeables. Et donc on peut voir que dans cette nouvelle réforme, les contrats courts, les contrats précaires sont vraiment très touchés par ça. Donc on précarise les plus précaires. Il faut savoir aussi qu'avant, par exemple, si on avait un CDD début 2022 et un autre fin 2022, on calculait le chômage sur les jours travaillés. Maintenant, on va prendre tout 2022, par exemple, si vous avez travaillé début et fin 2022, et on va prendre en compte même les jours qui ne sont pas travaillés. Donc forcément, par ricochet, ça va réduire votre allocation chômage. Moi, la question que je me pose dans tout ça, c'est vraiment l'égalité face à l'emploi, parce que plus on va être précaire, plus on va accepter n'importe quel emploi, et donc encore des contrats courts, et donc encore de la précarisation. Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire à peu près. Aussi, une autre thématique que je voulais aborder, c'est par rapport à toutes les idées reçues qu'il y a par rapport au chômage. Je me suis inspirée du livre de notre camarade Thomas Porcher. On apprend dans le dictionnaire d'économie, son dernier livre. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« — Alors au niveau de la réforme des retraites ou de la réforme de l'assurance chômage, à chaque fois, on dit qu'il n'y a plus de sous. Il faut faire des économies. Alors allons regarder... — Il n'y a pas d'argent magique. — Voilà. Il n'y a pas d'argent. Et il faut récupérer de l'argent là où on peut, c'est-à-dire chez les pauvres, bien sûr. On va récupérer de l'argent là où on peut pour... C'était Bruno Le Maire qui l'avait dit. Faire la refonte de l'éducation, faire la refonte de l'hôpital public, puisque l'hôpital va mal. Et bien sûr, ce n'est absolument pas à cause des lois de la Macronie, bien sûr, ou des fermetures de lits, 4 000 par an. Il faut savoir que quand je regarde par rapport au déficit public, j'ai essayé d'aller un peu checker. Et puis il y a plein d'économies sur Twitter qui l'ont fait aussi. Le projet de loi de finances pour 2023 écrit noir sur blanc que les administrations de sécurité sociale participeront à la maîtrise de l'évolution des dépenses permises notamment par la réforme des retraites, la réforme de l'assurance chômage, favorisant le plein emploi et la maîtrise des dépenses de santé. Donc là, il le dit noir sur blanc. Il faut faire des économies par la réforme des retraites, par la réforme de l'assurance chômage. Qu'est-ce que ça va permettre de compenser cette économie ? Cette maîtrise de la dépense permettra, sans remettre en cause l'objectif de normalisation des comptes publics, de poursuivre la stratégie de baisse des prélèvements obligatoires engagés sous le mandat précédent afin de soutenir le pouvoir d'achat des Français et la compétitivité des entreprises. Donc les économies qu'on fait par rapport grâce au chômage et grâce aux retraites, c'est pour supprimer la redevance audiovisuelle, donc soutenir le pouvoir d'achat. Là, évidemment, on ne pouvait soutenir le pouvoir d'achat que par une baisse de l'indépendance de l'information publique. Mais une autre information qui est très intéressante, notamment avec la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, CVAE, sur deux ans porté par le projet de loi de finances pour 2023. La CVAE, qu'est-ce que c'est ? C'est la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. C'est un impôt que payent les plus grosses entreprises aux collectivités locales. Donc en gros, on baisse le chômage et les retraites pour permettre aux entreprises de baisser leurs impôts. Leurs impôts qui sont versés... La CVAE, c'est un impôt qui est versé aux collectivités locales. Donc dans le projet de loi, il est devant moi. On demande aux collectivités de faire une réduction de 0,5% de leurs dépenses, de une, et de deux, on leur enlève complètement un impôt qui vraiment fait du mal aux collectivités locales. Donc c'est-à-dire que là, pour les usagers en général, il y a une double peine. Moins de chômage pour vous si jamais le parcours de vie fait que vous n'avez plus de travail. Moins de retraite après alors que vous avez bossé pendant des années. Et en plus, vous aurez moins de bus, moins de crèches, etc. Parce qu'on retire encore tout ça pour soutenir les entreprises. Alors moi, je me fais l'avocat du diable. L'État, oui, pourquoi il faut soutenir les entreprises ? Pour le plein emploi, il faut soutenir les entreprises. Alors on va aussi aller vérifier cet argument-là. Ce mythe qu'on essaye de parler beaucoup dans ce média, de est-ce qu'il faut soutenir les entreprises en baissant les impôts, en baissant leurs charges ? Oui, ça va aider à faire de l'emploi, etc. Le CICE, on se rappelle, ça a été un gros cadeau aux entreprises pour permettre d'embaucher. »
« Oui, moi je rebondis sur le dernier point que tu as dit parce qu'il est très intéressant et c'est un peu une nouveauté macroniste avec laquelle on a l'habitude de dealer. Et on va dire, en gros, ce qui a été annoncé, c'est qu'on va ajuster les règles d'indemnisation en fonction de la conjoncture économique, tu viens de le dire. C'est Olivier Dussault, notre cher ministre du Travail, qui dit quand les choses vont très bien, il faut que les règles soient plus incitatives. Donc derrière incitatif, comprenez réduire les droits au chômage, clairement. Et puis de toute façon, si vous êtes ingénieur mais qu'il y a de la place en restauration, eh bien tant pis, vous irez en restauration parce que ça va vous inciter à y aller. Mais on voit vraiment qu'on entre dans une logique d'offre et de demande complètement libérale. Ça y est, c'est assumé. Les chômeurs sont des produits. La deuxième chose de cette réforme d'assurance chômage, tu l'as dit, c'est prolonger les règles plus strictes qui ont été votées en 2019 puis mises en application en 2021. Il faut savoir que depuis cette nouvelle réforme, ça a fait réduire les indemnisations chômage pour 1,3 million de demandeurs d'emploi, donc la moitié des gens en 2019. C'est un travail qu'avait fait Bastamag et qui nous avait appris ces chiffres-là. Alors pourquoi les allocations chômage diminuent ? Alors on est passé de 4 à 6 mois sur les derniers 24 mois pour avoir le droit au chômage. Une autre info, on a quasi une suppression du droit rechargeable, c'est-à-dire on travaille, hop, on tombe au chômage. On fait un petit contrat court. Avant, nos droits, ils étaient rechargés. On avait un peu plus de temps. On cotisait, ils étaient rechargés. C'est ça. Maintenant, non. C'est terminé dans certaines conditions, mais c'est terminé. C'est quasi la fin des droits rechargeables. Et donc on peut voir que dans cette nouvelle réforme, les contrats courts, les contrats précaires sont vraiment très touchés par ça. Donc on précarise les plus précaires. Il faut savoir aussi qu'avant, par exemple, si on avait un CDD début 2022 et un autre fin 2022, on calculait le chômage sur les jours travaillés. Maintenant, on va prendre tout 2022, par exemple, si vous avez travaillé début et fin 2022, et on va prendre en compte même les jours qui ne sont pas travaillés. Donc forcément, par ricochet, ça va réduire votre allocation chômage. Moi, la question que je me pose dans tout ça, c'est vraiment l'égalité face à l'emploi, parce que plus on va être précaire, plus on va accepter n'importe quel emploi, et donc encore des contrats courts, et donc encore de la précarisation. Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire à peu près. Aussi, une autre thématique que je voulais aborder, c'est par rapport à toutes les idées reçues qu'il y a par rapport au chômage. Je me suis inspirée du livre de notre camarade Thomas Porcher. On apprend dans le dictionnaire d'économie, son dernier livre. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« — Alors au niveau de la réforme des retraites ou de la réforme de l'assurance chômage, à chaque fois, on dit qu'il n'y a plus de sous. Il faut faire des économies. Alors allons regarder... — Il n'y a pas d'argent magique. — Voilà. Il n'y a pas d'argent. Et il faut récupérer de l'argent là où on peut, c'est-à-dire chez les pauvres, bien sûr. On va récupérer de l'argent là où on peut pour... C'était Bruno Le Maire qui l'avait dit. Faire la refonte de l'éducation, faire la refonte de l'hôpital public, puisque l'hôpital va mal. Et bien sûr, ce n'est absolument pas à cause des lois de la Macronie, bien sûr, ou des fermetures de lits, 4 000 par an. Il faut savoir que quand je regarde par rapport au déficit public, j'ai essayé d'aller un peu checker. Et puis il y a plein d'économies sur Twitter qui l'ont fait aussi. Le projet de loi de finances pour 2023 écrit noir sur blanc que les administrations de sécurité sociale participeront à la maîtrise de l'évolution des dépenses permises notamment par la réforme des retraites, la réforme de l'assurance chômage, favorisant le plein emploi et la maîtrise des dépenses de santé. Donc là, il le dit noir sur blanc. Il faut faire des économies par la réforme des retraites, par la réforme de l'assurance chômage. Qu'est-ce que ça va permettre de compenser cette économie ? Cette maîtrise de la dépense permettra, sans remettre en cause l'objectif de normalisation des comptes publics, de poursuivre la stratégie de baisse des prélèvements obligatoires engagés sous le mandat précédent afin de soutenir le pouvoir d'achat des Français et la compétitivité des entreprises. Donc les économies qu'on fait par rapport grâce au chômage et grâce aux retraites, c'est pour supprimer la redevance audiovisuelle, donc soutenir le pouvoir d'achat. Là, évidemment, on ne pouvait soutenir le pouvoir d'achat que par une baisse de l'indépendance de l'information publique. Mais une autre information qui est très intéressante, notamment avec la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, CVAE, sur deux ans porté par le projet de loi de finances pour 2023. La CVAE, qu'est-ce que c'est ? C'est la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. C'est un impôt que payent les plus grosses entreprises aux collectivités locales. Donc en gros, on baisse le chômage et les retraites pour permettre aux entreprises de baisser leurs impôts. Leurs impôts qui sont versés... La CVAE, c'est un impôt qui est versé aux collectivités locales. Donc dans le projet de loi, il est devant moi. On demande aux collectivités de faire une réduction de 0,5% de leurs dépenses, de une, et de deux, on leur enlève complètement un impôt qui vraiment fait du mal aux collectivités locales. Donc c'est-à-dire que là, pour les usagers en général, il y a une double peine. Moins de chômage pour vous si jamais le parcours de vie fait que vous n'avez plus de travail. Moins de retraite après alors que vous avez bossé pendant des années. Et en plus, vous aurez moins de bus, moins de crèches, etc. Parce qu'on retire encore tout ça pour soutenir les entreprises. Alors moi, je me fais l'avocat du diable. L'État, oui, pourquoi il faut soutenir les entreprises ? Pour le plein emploi, il faut soutenir les entreprises. Alors on va aussi aller vérifier cet argument-là. Ce mythe qu'on essaye de parler beaucoup dans ce média, de est-ce qu'il faut soutenir les entreprises en baissant les impôts, en baissant leurs charges ? Oui, ça va aider à faire de l'emploi, etc. Le CICE, on se rappelle, ça a été un gros cadeau aux entreprises pour permettre d'embaucher. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« — Alors au niveau de la réforme des retraites ou de la réforme de l'assurance chômage, à chaque fois, on dit qu'il n'y a plus de sous. Il faut faire des économies. Alors allons regarder... — Il n'y a pas d'argent magique. — Voilà. Il n'y a pas d'argent. Et il faut récupérer de l'argent là où on peut, c'est-à-dire chez les pauvres, bien sûr. On va récupérer de l'argent là où on peut pour... C'était Bruno Le Maire qui l'avait dit. Faire la refonte de l'éducation, faire la refonte de l'hôpital public, puisque l'hôpital va mal. Et bien sûr, ce n'est absolument pas à cause des lois de la Macronie, bien sûr, ou des fermetures de lits, 4 000 par an. Il faut savoir que quand je regarde par rapport au déficit public, j'ai essayé d'aller un peu checker. Et puis il y a plein d'économies sur Twitter qui l'ont fait aussi. Le projet de loi de finances pour 2023 écrit noir sur blanc que les administrations de sécurité sociale participeront à la maîtrise de l'évolution des dépenses permises notamment par la réforme des retraites, la réforme de l'assurance chômage, favorisant le plein emploi et la maîtrise des dépenses de santé. Donc là, il le dit noir sur blanc. Il faut faire des économies par la réforme des retraites, par la réforme de l'assurance chômage. Qu'est-ce que ça va permettre de compenser cette économie ? Cette maîtrise de la dépense permettra, sans remettre en cause l'objectif de normalisation des comptes publics, de poursuivre la stratégie de baisse des prélèvements obligatoires engagés sous le mandat précédent afin de soutenir le pouvoir d'achat des Français et la compétitivité des entreprises. Donc les économies qu'on fait par rapport grâce au chômage et grâce aux retraites, c'est pour supprimer la redevance audiovisuelle, donc soutenir le pouvoir d'achat. Là, évidemment, on ne pouvait soutenir le pouvoir d'achat que par une baisse de l'indépendance de l'information publique. Mais une autre information qui est très intéressante, notamment avec la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, CVAE, sur deux ans porté par le projet de loi de finances pour 2023. La CVAE, qu'est-ce que c'est ? C'est la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. C'est un impôt que payent les plus grosses entreprises aux collectivités locales. Donc en gros, on baisse le chômage et les retraites pour permettre aux entreprises de baisser leurs impôts. Leurs impôts qui sont versés... La CVAE, c'est un impôt qui est versé aux collectivités locales. Donc dans le projet de loi, il est devant moi. On demande aux collectivités de faire une réduction de 0,5% de leurs dépenses, de une, et de deux, on leur enlève complètement un impôt qui vraiment fait du mal aux collectivités locales. Donc c'est-à-dire que là, pour les usagers en général, il y a une double peine. Moins de chômage pour vous si jamais le parcours de vie fait que vous n'avez plus de travail. Moins de retraite après alors que vous avez bossé pendant des années. Et en plus, vous aurez moins de bus, moins de crèches, etc. Parce qu'on retire encore tout ça pour soutenir les entreprises. Alors moi, je me fais l'avocat du diable. L'État, oui, pourquoi il faut soutenir les entreprises ? Pour le plein emploi, il faut soutenir les entreprises. Alors on va aussi aller vérifier cet argument-là. Ce mythe qu'on essaye de parler beaucoup dans ce média, de est-ce qu'il faut soutenir les entreprises en baissant les impôts, en baissant leurs charges ? Oui, ça va aider à faire de l'emploi, etc. Le CICE, on se rappelle, ça a été un gros cadeau aux entreprises pour permettre d'embaucher. »
« France Stratégie, qui est un organe sous Matignon, a rendu ses conclusions. Mesures peu ciblées et massives, le CICE a, selon nos estimations, permis de créer autour de 100 000 emplois pour un coût de 20 milliards d'euros. Voilà, c'est les conclusions. »
« Oui, moi je rebondis sur le dernier point que tu as dit parce qu'il est très intéressant et c'est un peu une nouveauté macroniste avec laquelle on a l'habitude de dealer. Et on va dire, en gros, ce qui a été annoncé, c'est qu'on va ajuster les règles d'indemnisation en fonction de la conjoncture économique, tu viens de le dire. C'est Olivier Dussault, notre cher ministre du Travail, qui dit quand les choses vont très bien, il faut que les règles soient plus incitatives. Donc derrière incitatif, comprenez réduire les droits au chômage, clairement. Et puis de toute façon, si vous êtes ingénieur mais qu'il y a de la place en restauration, eh bien tant pis, vous irez en restauration parce que ça va vous inciter à y aller. Mais on voit vraiment qu'on entre dans une logique d'offre et de demande complètement libérale. Ça y est, c'est assumé. Les chômeurs sont des produits. La deuxième chose de cette réforme d'assurance chômage, tu l'as dit, c'est prolonger les règles plus strictes qui ont été votées en 2019 puis mises en application en 2021. Il faut savoir que depuis cette nouvelle réforme, ça a fait réduire les indemnisations chômage pour 1,3 million de demandeurs d'emploi, donc la moitié des gens en 2019. C'est un travail qu'avait fait Bastamag et qui nous avait appris ces chiffres-là. Alors pourquoi les allocations chômage diminuent ? Alors on est passé de 4 à 6 mois sur les derniers 24 mois pour avoir le droit au chômage. Une autre info, on a quasi une suppression du droit rechargeable, c'est-à-dire on travaille, hop, on tombe au chômage. On fait un petit contrat court. Avant, nos droits, ils étaient rechargés. On avait un peu plus de temps. On cotisait, ils étaient rechargés. C'est ça. Maintenant, non. C'est terminé dans certaines conditions, mais c'est terminé. C'est quasi la fin des droits rechargeables. Et donc on peut voir que dans cette nouvelle réforme, les contrats courts, les contrats précaires sont vraiment très touchés par ça. Donc on précarise les plus précaires. Il faut savoir aussi qu'avant, par exemple, si on avait un CDD début 2022 et un autre fin 2022, on calculait le chômage sur les jours travaillés. Maintenant, on va prendre tout 2022, par exemple, si vous avez travaillé début et fin 2022, et on va prendre en compte même les jours qui ne sont pas travaillés. Donc forcément, par ricochet, ça va réduire votre allocation chômage. Moi, la question que je me pose dans tout ça, c'est vraiment l'égalité face à l'emploi, parce que plus on va être précaire, plus on va accepter n'importe quel emploi, et donc encore des contrats courts, et donc encore de la précarisation. Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire à peu près. Aussi, une autre thématique que je voulais aborder, c'est par rapport à toutes les idées reçues qu'il y a par rapport au chômage. Je me suis inspirée du livre de notre camarade Thomas Porcher. On apprend dans le dictionnaire d'économie, son dernier livre. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« — Alors au niveau de la réforme des retraites ou de la réforme de l'assurance chômage, à chaque fois, on dit qu'il n'y a plus de sous. Il faut faire des économies. Alors allons regarder... — Il n'y a pas d'argent magique. — Voilà. Il n'y a pas d'argent. Et il faut récupérer de l'argent là où on peut, c'est-à-dire chez les pauvres, bien sûr. On va récupérer de l'argent là où on peut pour... C'était Bruno Le Maire qui l'avait dit. Faire la refonte de l'éducation, faire la refonte de l'hôpital public, puisque l'hôpital va mal. Et bien sûr, ce n'est absolument pas à cause des lois de la Macronie, bien sûr, ou des fermetures de lits, 4 000 par an. Il faut savoir que quand je regarde par rapport au déficit public, j'ai essayé d'aller un peu checker. Et puis il y a plein d'économies sur Twitter qui l'ont fait aussi. Le projet de loi de finances pour 2023 écrit noir sur blanc que les administrations de sécurité sociale participeront à la maîtrise de l'évolution des dépenses permises notamment par la réforme des retraites, la réforme de l'assurance chômage, favorisant le plein emploi et la maîtrise des dépenses de santé. Donc là, il le dit noir sur blanc. Il faut faire des économies par la réforme des retraites, par la réforme de l'assurance chômage. Qu'est-ce que ça va permettre de compenser cette économie ? Cette maîtrise de la dépense permettra, sans remettre en cause l'objectif de normalisation des comptes publics, de poursuivre la stratégie de baisse des prélèvements obligatoires engagés sous le mandat précédent afin de soutenir le pouvoir d'achat des Français et la compétitivité des entreprises. Donc les économies qu'on fait par rapport grâce au chômage et grâce aux retraites, c'est pour supprimer la redevance audiovisuelle, donc soutenir le pouvoir d'achat. Là, évidemment, on ne pouvait soutenir le pouvoir d'achat que par une baisse de l'indépendance de l'information publique. Mais une autre information qui est très intéressante, notamment avec la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, CVAE, sur deux ans porté par le projet de loi de finances pour 2023. La CVAE, qu'est-ce que c'est ? C'est la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. C'est un impôt que payent les plus grosses entreprises aux collectivités locales. Donc en gros, on baisse le chômage et les retraites pour permettre aux entreprises de baisser leurs impôts. Leurs impôts qui sont versés... La CVAE, c'est un impôt qui est versé aux collectivités locales. Donc dans le projet de loi, il est devant moi. On demande aux collectivités de faire une réduction de 0,5% de leurs dépenses, de une, et de deux, on leur enlève complètement un impôt qui vraiment fait du mal aux collectivités locales. Donc c'est-à-dire que là, pour les usagers en général, il y a une double peine. Moins de chômage pour vous si jamais le parcours de vie fait que vous n'avez plus de travail. Moins de retraite après alors que vous avez bossé pendant des années. Et en plus, vous aurez moins de bus, moins de crèches, etc. Parce qu'on retire encore tout ça pour soutenir les entreprises. Alors moi, je me fais l'avocat du diable. L'État, oui, pourquoi il faut soutenir les entreprises ? Pour le plein emploi, il faut soutenir les entreprises. Alors on va aussi aller vérifier cet argument-là. Ce mythe qu'on essaye de parler beaucoup dans ce média, de est-ce qu'il faut soutenir les entreprises en baissant les impôts, en baissant leurs charges ? Oui, ça va aider à faire de l'emploi, etc. Le CICE, on se rappelle, ça a été un gros cadeau aux entreprises pour permettre d'embaucher. »