En cas d'incidence supérieure à 400 pour 100 000 habitants, de tension à l'hôpital, d'affolement des courbes épidémiques, qu'à ce moment-là, le déconfinement est gelé, là où on aura ce scénario-là. Est-ce, selon vous, une bonne chose ?
Réponse partielleÉcoutez, moi, je suis sur un département, d'abord, où je voudrais rendre hommage aux médecins, à tous les gens et aux maires. Nous, on a recensé tous les plus de 75 ans dès le mois de janvier. Aujourd'hui, ils sont tous vaccinés. On a créé des centres de proximité. J'ai eu le directeur de l'hôpital hier encore au téléphone. On est dans une situation un peu quand même risquée, puisqu'on est à 381 en taux d'incidence. On est un département rural, mais on est proche de la Loire, qui est un département plutôt urbain. Donc nous, il faut qu'on fasse très attention à tout ceci. C'est pour ça que j'en appelle à la co-responsabilité des gens. Aujourd'hui, on a vacciné 30% de la population du départe…
« Écoutez, moi, je suis sur un département, d'abord, où je voudrais rendre hommage aux médecins, à tous les gens et aux maires. Nous, on a recensé tous les plus de 75 ans dès le mois de janvier. Aujourd'hui, ils sont tous vaccinés. On a créé des centres de proximité. J'ai eu le directeur de l'hôpital hier encore au téléphone. On est dans une situation un peu quand même risquée, puisqu'on est à 381 en taux d'incidence. On est un département rural, mais on est proche de la Loire, qui est un département plutôt urbain. Donc nous, il faut qu'on fasse très attention à tout ceci. C'est pour ça que j'en appelle à la co-responsabilité des gens. Aujourd'hui, on a vacciné 30% de la population du département, ce qui est énorme. On a vacciné énormément de plus de 60 ans. On est là, nous les infirmiers, nous les médecins généralistes sur nos territoires, les centres de vaccination, on est là pour accélérer ces vaccinations. L'année dernière, nous n'avions pas de vaccins. Cette année, nous en avons. Alors évidemment, il faut accélérer à toute allure cette vaccination. Après, on est capable, je pense, avec les restaurateurs, avec les petits commerçants qui gèrent les flux, qui gèrent ces gestes barrières, d'ouvrir progressivement, de mettre des demi-jauges. Voilà, nous sommes des gens pragmatiques. Nous sommes en liaison avec les hôpitaux, nous connaissons les chiffres. Nous sommes là aussi les maires pour responsabiliser nos populations. Donc je pense qu'il faut à la fois gérer l'humain, le vivant, la vie, le lien social, les Français veulent ceci aujourd'hui, et bien évidemment penser aux soignants, aux hôpitaux et aux risques. Voilà, mais je pense qu'il fallait annoncer ce plan progressif de réouverture. »