Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
26 juin 2020 au 11 juin 2021
Questions
8
Entretiens
2
Sources
2
Heures analysées
1,5 h
Répartition sur 8 questions évaluables
Réponse directe
6
Réponse partielle
1
Réponse à côté
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 8 sur 8
Question 1Mélenchon, seule tête de La France Insoumise ? - Anne-Sophie Pelletier - Interview Politique
Attends, pause. C'est quoi le cryomédia ?
Réponse à côté
Yo, c'est Jules pour Le Crayon. On se retrouve aujourd'hui pour une nouvelle interview politique. Nous sommes avec Anne-Sophie Pelletier. Bonjour et merci d'avoir accepté notre invitation. Bonjour, Jules, merci. Anne-Sophie Pelletier, vous êtes aujourd'hui députée européenne depuis juillet 2019. Vous siégez au Parlement européen à Bruxelles, à Strasbourg. Vous avez un parcours qui est très intéressant, puisque vous n'êtes pas issu d'un sérail politique. Vous avez été aide médico-psychologique à domicile et puis en EHPAD à Foucheron, en région Bourgogne-Franche-Comté. Et puis, vous avez d'ailleurs exercé d'autres métiers auparavant, donc une carrière assez riche. On va en parler. Ma première…
« Yo, c'est Jules pour Le Crayon. On se retrouve aujourd'hui pour une nouvelle interview politique. Nous sommes avec Anne-Sophie Pelletier. Bonjour et merci d'avoir accepté notre invitation. Bonjour, Jules, merci. Anne-Sophie Pelletier, vous êtes aujourd'hui députée européenne depuis juillet 2019. Vous siégez au Parlement européen à Bruxelles, à Strasbourg. Vous avez un parcours qui est très intéressant, puisque vous n'êtes pas issu d'un sérail politique. Vous avez été aide médico-psychologique à domicile et puis en EHPAD à Foucheron, en région Bourgogne-Franche-Comté. Et puis, vous avez d'ailleurs exercé d'autres métiers auparavant, donc une carrière assez riche. On va en parler. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Dates citées11 juin 2021 au 11 juin 2021 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Yo, c'est Jules pour Le Crayon. On se retrouve aujourd'hui pour une nouvelle interview politique. Nous sommes avec Anne-Sophie Pelletier. Bonjour et merci d'avoir accepté notre invitation. Bonjour, Jules, merci. Anne-Sophie Pelletier, vous êtes aujourd'hui députée européenne depuis juillet 2019. Vous siégez au Parlement européen à Bruxelles, à Strasbourg. Vous avez un parcours qui est très intéressant, puisque vous n'êtes pas issu d'un sérail politique. Vous avez été aide médico-psychologique à domicile et puis en EHPAD à Foucheron, en région Bourgogne-Franche-Comté. Et puis, vous avez d'ailleurs exercé d'autres métiers auparavant, donc une carrière assez riche. On va en parler. »
Le Crayon · Mélenchon, seule tête de La France Insoumise ? - Anne-Sophie Pelletier - Interview Politique
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Le Crayon · Mélenchon, seule tête de La France Insoumise ? - Anne-Sophie Pelletier - Interview PolitiqueVérifier à 0:41
Voir 2 autres passages
« Ma première question, contrairement à d'habitude, j'aimerais d'abord vous parler justement des EHPAD. On est dans une situation aujourd'hui où les EHPAD, la durée moyenne de vie d'un résident en EHPAD est de 3 ans et 4 mois. »
Le Crayon · Mélenchon, seule tête de La France Insoumise ? - Anne-Sophie Pelletier - Interview PolitiqueVérifier à 1:15
« Est-ce qu'un EHPAD, c'est un mouroir ? »
Le Crayon · Mélenchon, seule tête de La France Insoumise ? - Anne-Sophie Pelletier - Interview PolitiqueVérifier à 1:33
Question 2Plateau spécial soignants | Les héros en colère
est-ce que, parmi les députés européens des différentes tendances, on a l'impression que, quelque part, on se dit qu'on a poussé le bouchon un peu trop loin et qu'à force de faire des économies, on a failli tuer l'économie de l'Europe puisqu'en fait, nos économies sont arrêtées pendant plusieurs mois et il y aurait eu moins de dégâts si on n'avait pas essayé de mégoter sur la santé. Est-ce qu'il y a quelque chose que tu sens ?
Réponse partielle
Alors, déjà, la première chose, parce que je lis le tchat en même temps, la première chose, c'est que la santé est une compétence nationale, ce n'est pas une compétence européenne. C'est la première chose. Donc, qui décide des politiques de santé ? Eh bien, ce sont les États membres. Évidemment, vous l'avez bien compris que Emmanuel Macron faisant partie du Conseil de l'Europe, effectivement, eh bien, il y a des décisions qui sont prises et la Commission fait des recommandations puisqu'elles analysent les budgets de chaque État membre, me semble-t-il, tous les six mois. Vous m'excuserez, ça ne fait qu'un an que je suis députée. Avant, j'étais aide médico-psychologique, donc tout le monde ap…
« Quand vous me demandez, enfin, quand tu me demandes si on voit un changement au niveau des députés européens, »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 26:34Voir 2 autres passages
« je dirais oui et non. »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 26:41
« Oui, parce que malgré tout, on se rend, avec d'autres députés qui sont soignants, donc ça peut être médecin, infirmier, nous avons envie de changer les choses, nous avons envie de faire des choses et nous aspirons, en tout cas, à ce qu'il y ait un monde d'après. Je suis très honnête avec les gens et même ceux qui nous écoutent là. »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 26:46
Question 3Plateau spécial soignants | Les héros en colère
Est-ce que c'est vraiment parce qu'ils sont aveuglés par leur idéologie qu'ils n'ont pas eu des bons réflexes ?
Réponse directe
Bon, alors déjà, je voulais revenir sur deux choses. Il faut savoir aussi quand même que dans certains EHPAD, pendant cette crise sanitaire, il a été repris des personnes âgées qui arrivaient de l'hôpital. Donc, sans protection pour les soignants et des gens qui ne sont pas testés, vous pouvez imaginer ce que ça fait comme dégâts derrière si la personne qui revient est potentiellement atteinte de la Covid. Ça, c'est la première chose. Vous parlez des masques tout à l'heure. Je vais juste faire pareil un petit aparté parce que je me suis entretenue avec des couturières, justement, qui ont fait des masques. Les mairies leur ont demandé de faire des masques. Elles ont fait des masques. Et aprè…
« Les mairies leur ont demandé de faire des masques. Elles ont fait des masques. Et après, on leur a dit « Mais mesdames, c'est l'effort de guerre. Ils n'auraient droit à rien. Elles ont payé leurs tissus. Elles ont payé leur élastique. Elles ont passé des heures. Elles ont fourni des masques. Et aujourd'hui, eh bien, rien. Vous avez participé à l'effort de guerre. Et des femmes, encore une fois. Alors, sur la question sur, finalement, est-ce qu'ils ont raté des choses parce qu'ils ont une vision libérale ? Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Vous voulez que je vous dise non ? Je dirais n'importe quoi si je vous dis non. À partir du moment où ils ont considéré qu'il fallait gérer l'hôpital comme une entreprise, qu'il fallait que, finalement, l'hôpital soit rentable, ben oui, ils ont considéré qu'il fallait que ce soit rentable. Parce que, je rappelle aussi dans les traités que la concurrence libre et non foncée existe. Et puis, que si on pouvait donner au marché privé la santé pour que ça leur coûte moins cher à eux, ben, ils seraient parfaitement contents. C'est ce qu'ils ont fait avec la vieillesse, c'est ce qu'ils font avec certains autres sujets de la santé. Mais ça se fait. Donc, est-ce que c'est leur vision libérale ? Oui. Ça, c'est sûr que ce n'est pas une vision pour le bien commun, ce n'est pas une vision pour l'intérêt général. Et est-ce qu'ils se sont trompés ? Oui. Mais c'est des années qu'il faut rattraper. Donc là, il faut qu'il aille vite, ce cher M. Macron. Il faut vraiment qu'il aille vite. Parce que là, on sent quand même qu'il est au pied du mur. Enfin, je connais Christophe. Je ne connais pas David, mais j'entends les arguments. Je crois que là, s'il n'a pas compris que les soignants n'allaient plus se laisser faire et n'allaient plus accepter ce qu'on leur impose, je crois qu'il faut qu'ils démissionnent, très honnêtement. »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 37:03
Question 4Plateau spécial soignants | Les héros en colère
On revient toujours quelque part au-delà des aspects pratiques, à une question idéologique. Est-ce que finalement, c'est la vision, et là, je pose la question à Anne-Sophie, est-ce que c'est la vision purement idéologique de la réalité distordue par une idéologie néolibérale frénétique qui a conduit à cette étrange défaite finalement face au Covid, face à la Covid, comme le dirait les académiciens ?
Réponse directe
Bon, alors déjà, je voulais revenir sur deux choses. Il faut savoir aussi quand même que dans certains EHPAD, pendant cette crise sanitaire, il a été repris des personnes âgées qui arrivaient de l'hôpital. Donc, sans protection pour les soignants et des gens qui ne sont pas testés, vous pouvez imaginer ce que ça fait comme dégâts derrière si la personne qui revient est potentiellement atteinte de la Covid. Ça, c'est la première chose. Vous parlez des masques tout à l'heure. Je vais juste faire pareil un petit aparté parce que je me suis entretenue avec des couturières, justement, qui ont fait des masques. Les mairies leur ont demandé de faire des masques. Elles ont fait des masques. Et aprè…
« Les mairies leur ont demandé de faire des masques. Elles ont fait des masques. Et après, on leur a dit « Mais mesdames, c'est l'effort de guerre. Ils n'auraient droit à rien. Elles ont payé leurs tissus. Elles ont payé leur élastique. Elles ont passé des heures. Elles ont fourni des masques. Et aujourd'hui, eh bien, rien. Vous avez participé à l'effort de guerre. Et des femmes, encore une fois. Alors, sur la question sur, finalement, est-ce qu'ils ont raté des choses parce qu'ils ont une vision libérale ? Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Vous voulez que je vous dise non ? Je dirais n'importe quoi si je vous dis non. À partir du moment où ils ont considéré qu'il fallait gérer l'hôpital comme une entreprise, qu'il fallait que, finalement, l'hôpital soit rentable, ben oui, ils ont considéré qu'il fallait que ce soit rentable. Parce que, je rappelle aussi dans les traités que la concurrence libre et non foncée existe. Et puis, que si on pouvait donner au marché privé la santé pour que ça leur coûte moins cher à eux, ben, ils seraient parfaitement contents. C'est ce qu'ils ont fait avec la vieillesse, c'est ce qu'ils font avec certains autres sujets de la santé. Mais ça se fait. Donc, est-ce que c'est leur vision libérale ? Oui. Ça, c'est sûr que ce n'est pas une vision pour le bien commun, ce n'est pas une vision pour l'intérêt général. Et est-ce qu'ils se sont trompés ? Oui. Mais c'est des années qu'il faut rattraper. Donc là, il faut qu'il aille vite, ce cher M. Macron. Il faut vraiment qu'il aille vite. Parce que là, on sent quand même qu'il est au pied du mur. Enfin, je connais Christophe. Je ne connais pas David, mais j'entends les arguments. Je crois que là, s'il n'a pas compris que les soignants n'allaient plus se laisser faire et n'allaient plus accepter ce qu'on leur impose, je crois qu'il faut qu'ils démissionnent, très honnêtement. »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 37:03
Question 5Plateau spécial soignants | Les héros en colère
Alors, on va laisser le mot de la fin à Anne-Sophie. Anne-Sophie, qu'est-ce que, disons, tu voudrais transmettre à nos téléspectateurs alors que nous concluons cette émission ?
Réponse directe
Ce que j'ai envie de conclure, c'est qu'évidemment, je pense que le poids et la conscientisation populaire aident beaucoup parce que je voudrais rappeler que sans tous les gens qui nous ont soutenus pendant cette grève de 117 jours dans un EHPAD à Foucherand, on n'aurait peut-être pas gagné. On a gagné, comme le disait Christophe, sur la conscientisation. Enfin, on a ouvert les portes de ce qui se passait dans un EHPAD privé à but lucratif. Et évidemment que j'appelle tout le monde, tout le monde à aller soutenir les soignants, tous les citoyens, le privé, le public. Alors oui, j'entends Christophe qui dit, comme David, qu'il peut y avoir des distorsions entre même le corps médical. Mais la…
« Ce que j'ai envie de conclure, c'est qu'évidemment, je pense que le poids et la conscientisation populaire aident beaucoup parce que je voudrais rappeler que sans tous les gens qui nous ont soutenus pendant cette grève de 117 jours dans un EHPAD à Foucherand, on n'aurait peut-être pas gagné. On a gagné, comme le disait Christophe, sur la conscientisation. Enfin, on a ouvert les portes de ce qui se passait dans un EHPAD privé à but lucratif. Et évidemment que j'appelle tout le monde, tout le monde à aller soutenir les soignants, tous les citoyens, le privé, le public. Alors oui, j'entends Christophe qui dit, comme David, qu'il peut y avoir des distorsions entre même le corps médical. Mais la cause est juste, justifiée. Et à un moment donné, on arrive à trouver des points communs, des lieux communs, pour qu'ensemble, comme le disait Christophe, mais comme le dit David, et comme le disent beaucoup de soignants aujourd'hui et beaucoup de citoyens, eh bien, le monde de demain devrait être, alors peut-être ça va paraître des mots comme ça sans sens, mais non. Chez moi, les mots ont un sens, mais le monde de demain doit être humaniste, écologique, avec une écologie populaire, pas une écologie punitive, de la solidarité, et puis un monde social où ensemble, eh bien, on fait front face au marché. Voilà. »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 1:02:50
Question 6Plateau spécial soignants | Les héros en colère
Anne-Sophie, j'aimerais savoir, vu du Parlement européen, donc, avec une vision plus large sur l'Europe et sur cette règle d'austérité dont tu parlais, est-ce qu'il y aura un monde d'après ?
Réponse directe
Alors, déjà, la première chose, parce que je lis le tchat en même temps, la première chose, c'est que la santé est une compétence nationale, ce n'est pas une compétence européenne. C'est la première chose. Donc, qui décide des politiques de santé ? Eh bien, ce sont les États membres. Évidemment, vous l'avez bien compris que Emmanuel Macron faisant partie du Conseil de l'Europe, effectivement, eh bien, il y a des décisions qui sont prises et la Commission fait des recommandations puisqu'elles analysent les budgets de chaque État membre, me semble-t-il, tous les six mois. Vous m'excuserez, ça ne fait qu'un an que je suis députée. Avant, j'étais aide médico-psychologique, donc tout le monde ap…
« Oui, parce que malgré tout, on se rend, avec d'autres députés qui sont soignants, donc ça peut être médecin, infirmier, nous avons envie de changer les choses, nous avons envie de faire des choses et nous aspirons, en tout cas, à ce qu'il y ait un monde d'après. Je suis très honnête avec les gens et même ceux qui nous écoutent là. »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 26:46Voir 1 autre passage
« mais je ne suis pas naïve non plus et je me dis que de toute façon, ce n'est pas moi ou quelques députés européens qui veulent se battre qui changeront la face du monde. Pour autant, il est important de se battre parce que quand on veut se battre pour la santé et qu'on veut que la santé finalement soit une compétence de l'Union européenne comme nous voulons le demander et comme nous voulons le faire pour qu'il y ait cette santé qui ne soit pas finalement dans un ambroglio d'une commission qui s'appelle Envie, on se bat et on se bat tous les jours et on se bat aussi en dénonçant le fait qu'il n'est plus possible qu'aujourd'hui ces règles d'austérité soient encore mises sur la table. Il n'est plus possible que ces traités obligent ces règles d'austérité et qui fait que derrière ce sont nos hôpitaux, nos soignants et tous ces personnels du lien qui finalement sont en souffrance. Là, il faut continuer à se battre. Je ne dis pas qu'on arrive à tout gagner mais en tout cas si on ne se bat pas, c'est le marché qui prendra le pas. Ça, c'est évident. »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 27:15
Question 7Plateau spécial soignants | Les héros en colère
Je vois Anne-Sophie qui plussoit, notamment quand il est question de parler des personnels hospitaliers, qui ne sont pas seulement des soignants. Quand David a établi cette nuance, je t'ai vu opiné, alors j'aimerais savoir pourquoi. Qu'est-ce qui te semble important ?
Réponse directe
Il y a plusieurs choses. Quand David dit, pour moi, ce sera le nom d'une rue, moi, je considère le Ségur de la santé, vous savez, comme cette grande concertation qu'Emmanuel Macron voulait nous faire, où il passait des heures et des heures à expliquer aux gens, finalement, ce que c'était que la vie, sans savoir ce qu'était leur vie. Et finalement, le Ségur, pour moi, c'est du grand blabla. Et j'opinais du bonnet, parce que David a raison. Dans les EHPAD, c'est la même chose. L'hôpital, je crois que c'est Christophe qui disait ça, et tu me reprendras, si je me trompe, tu as dit 120 corps de métier, je crois, c'est ça, dans un hôpital ? Voilà, 120 métiers dans un hôpital. Eh bien, parlons des…
« Il y a plusieurs choses. Quand David dit, pour moi, ce sera le nom d'une rue, moi, je considère le Ségur de la santé, vous savez, comme cette grande concertation qu'Emmanuel Macron voulait nous faire, où il passait des heures et des heures à expliquer aux gens, finalement, ce que c'était que la vie, sans savoir ce qu'était leur vie. Et finalement, le Ségur, pour moi, c'est du grand blabla. Et j'opinais du bonnet, parce que David a raison. Dans les EHPAD, c'est la même chose. L'hôpital, je crois que c'est Christophe qui disait ça, et tu me reprendras, si je me trompe, tu as dit 120 corps de métier, je crois, c'est ça, dans un hôpital ? »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 16:43Voir 2 autres passages
« Voilà, 120 métiers dans un hôpital. Eh bien, parlons des EHPAD, c'est la même chose. Dans les EHPAD, vous n'avez pas que des soignants, vous avez aussi des ASH, des agents de services hôteliers. Vous avez les lingères, vous avez les cuistots, vous avez les serveurs. Là, c'est pareil. »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 17:18
« On ne peut pas, on ne doit pas, on parle des soignants, des soignants, évidemment les soignants. Mais pour moi, un hôpital comme un EHPAD, c'est une maison, c'est où il y a un certain nombre de métiers et tous ces métiers doivent être revalorisés. Et si vous voulez me faire, si vous me permettez de faire un petit pas de côté, qui a été aussi très oublié pendant cette crise du Covid ? Des personnes qu'on ne voit jamais, qu'on n'entend jamais, parce qu'elles n'ont pas les moyens qui viennent se mettre en grève. Elles aussi, elles font partie du soin. Ce sont les aides à domicile et les auxiliaires de vie sociale qui tous les jours accompagnent dans les gestes de la vie quotidienne nos aînés au domicile ou des personnes en situation de handicap. De quoi on n'a pas entendu ? De qui on n'a pas entendu parler ? Des personnes en situation de handicap dans ces institutions et ces personnels-là aussi, il faut revaloriser les salaires, revaloriser les carrières. Parce que tous ces personnes âgées au domicile, qui en a parlé ? Vous trouvez normal, vous, que quand les aides à domicile ou les auxiliaires de vie sociale étaient envoyés pour faire des toilettes au domicile des personnes âgées et qu'elles allaient à la pharmacie pour demander des masques, vous savez ce qu'on leur répondait ? Vous n'êtes pas prioritaire, mesdames. Pas prioritaire ? Eh bien, non. Donc, vraiment, je pense qu'il faut avoir une vision, en tout cas de la santé et de la vieillesse, qui n'est pas la vision que fait Macron, mais pas que Macron, je dirais. Ça existe depuis des années. Parce qu'en étant députée, je rappelle quand même que la Commission européenne a demandé 63 fois qu'il soit fait des économies sur la santé. Et à un certain moment, pendant cette crise du Covid, qu'a dit Ursula von der Leyen ? Elle a dit, on arrête la règle des 3 %, cette règle d'austérité, pour soutenir cette crise sanitaire. Donc, on voit bien, là encore, que cette règle d'austérité, c'est un dogme, ce n'est pas une nécessité. Et là, il faut arrêter. »
Question 8Plateau spécial soignants | Les héros en colère
– C'est entendu. En tout cas, le message est passé. Et je pense que ce message, beaucoup le portent en même temps que toi. Anne-Sophie, ton profil est original. Je suppose qu'au Parlement européen, il n'y a pas beaucoup d'anciennes aides médico-psychologiques en EHPAD. Et justement, vu que tu es sensibilisé à cette question et que les EHPAD ont été dans l'œil du cyclone pendant la crise sanitaire, tu avais lancé un appel à témoignage pour en quelque sorte libérer la parole des travailleurs dans ce milieu professionnel précis du soin. Peux-tu nous raconter en quelques phrases ton initiative et ce que ça t'a permis de savoir, alors même que tu n'exerces plus cette profession pour quelques années ?
Réponse directe
– Oui, alors merci pour votre invitation, d'abord, parce que c'est encore une fois la possibilité de donner la parole à ceux que nos gouvernants oublient trop souvent. – Oui, alors cette initiative, nous l'avions lancée avec mon équipe parce qu'on sentait bien qu'avec cette crise du Covid qui arrivait, il y avait encore les grands oubliés, c'est-à-dire les personnes âgées et les soignants en EHPAD. Et puis finalement, on ne s'était pas trompés. On entendait partout les soignants dire « nous n'avons pas de masque, nous n'avons pas de masque, nous n'avons pas de masque, on manque de lits, on manque de tout ». Et puis, étant donné que j'ai fait le métier d'aide médico-psychologique dans un EHP…
« – Oui, alors merci pour votre invitation, d'abord, parce que c'est encore une fois la possibilité de donner la parole à ceux que nos gouvernants oublient trop souvent. – Oui, alors cette initiative, nous l'avions lancée avec mon équipe parce qu'on sentait bien qu'avec cette crise du Covid qui arrivait, il y avait encore les grands oubliés, c'est-à-dire les personnes âgées et les soignants en EHPAD. Et puis finalement, on ne s'était pas trompés. On entendait partout les soignants dire « nous n'avons pas de masque, nous n'avons pas de masque, nous n'avons pas de masque, on manque de lits, on manque de tout ». Et puis, étant donné que j'ai fait le métier d'aide médico-psychologique dans un EHPAD, c'était évident qu'il allait encore y avoir des catastrophes dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes. Alors, en fait, le fait de lancer cette boîte mail, ça nous a permis d'avoir des gens qui nous ont expliqué leur mal-être, nous ont expliqué les conditions dans lesquelles ils travaillaient, et ça nous a aussi permis, avec le syndicat des avocats de France et la CGT Santé et FO Santé, avoir des billes, si je puis m'exprimer ainsi, concernant un référé, un référé liberté au Conseil d'État, qui demandait notamment des tests dans les maisons de retraite, qui demandait des protections pour les soignants, et qui demandait à ce qu'on puisse trouver des solutions pour les personnes âgées, qui ne pouvaient pas avoir de soins dans un autre établissement, finalement, pendant cette crise. Bon, le référé, nous avons été déboutés de tout, puisque le Conseil d'État a dit que le gouvernement avait fait avec les moyens qu'il avait, même si, effectivement, les EHPAD étaient une priorité. Ce qui fait qu'aujourd'hui, eh bien, voyez, avant le Ségur, pardon, avant la manifestation rue Ségur, je suis allée porter, enfin, encore une fois, essayer d'aider les salariés des EHPAD, puisqu'il y avait une manifestation devant chez Corian ce matin, où les salariés, pareil, demandent à ce qu'ils soient reconnus, qu'il y ait des revalorisations de salaire, qu'il y ait des revalorisations de carrière. Eh bien, Madame Boissard n'était pas là. Ils allaient être reçus par encore un sous-fifre, alors que ces syndicalistes les voient tous les jours pour essayer de négocier. Et encore une fois, eh bien, c'est quand même terrible, parce que devant le siège de Corian, quand ils ont vu un peu ces femmes, parce que c'est majoritairement des femmes, et ces quelques hommes qui voulaient essayer de rentrer, ils ont envoyé les CRS. Alors que la Manif, elle était tout à fait gentille et tout à fait calme. Mais on voit encore une fois, eh bien, que la réponse du gouvernement, et je plus sois à ce que dit Christophe, on a une grosse difficulté avec les forces de l'ordre. Il faut arrêter de les appeler les forces de l'ordre, et il faut qu'ils redeviennent des gardiens de la paix. »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 4:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées26 juin 2020 au 11 juin 2021 · 7 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Yo, c'est Jules pour Le Crayon. On se retrouve aujourd'hui pour une nouvelle interview politique. Nous sommes avec Anne-Sophie Pelletier. Bonjour et merci d'avoir accepté notre invitation. Bonjour, Jules, merci. Anne-Sophie Pelletier, vous êtes aujourd'hui députée européenne depuis juillet 2019. Vous siégez au Parlement européen à Bruxelles, à Strasbourg. Vous avez un parcours qui est très intéressant, puisque vous n'êtes pas issu d'un sérail politique. Vous avez été aide médico-psychologique à domicile et puis en EHPAD à Foucheron, en région Bourgogne-Franche-Comté. Et puis, vous avez d'ailleurs exercé d'autres métiers auparavant, donc une carrière assez riche. On va en parler. »
Le Crayon · Mélenchon, seule tête de La France Insoumise ? - Anne-Sophie Pelletier - Interview PolitiqueVérifier à 0:41Voir 2 autres passages
« Alors, déjà, la première chose, parce que je lis le tchat en même temps, la première chose, c'est que la santé est une compétence nationale, ce n'est pas une compétence européenne. »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 25:56
« C'est la première chose. Donc, qui décide des politiques de santé ? Eh bien, ce sont les États membres. Évidemment, vous l'avez bien compris que Emmanuel Macron faisant partie du Conseil de l'Europe, effectivement, eh bien, il y a des décisions qui sont prises et la Commission fait des recommandations puisqu'elles analysent les budgets de chaque État membre, me semble-t-il, tous les six mois. Vous m'excuserez, ça ne fait qu'un an que je suis députée. Avant, j'étais aide médico-psychologique, donc tout le monde apprend. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités26 juin 2020 au 11 juin 2021 · 3 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ma première question, contrairement à d'habitude, j'aimerais d'abord vous parler justement des EHPAD. On est dans une situation aujourd'hui où les EHPAD, la durée moyenne de vie d'un résident en EHPAD est de 3 ans et 4 mois. »
Le Crayon · Mélenchon, seule tête de La France Insoumise ? - Anne-Sophie Pelletier - Interview PolitiqueVérifier à 1:15Voir 2 autres passages
« Il y a plusieurs choses. Quand David dit, pour moi, ce sera le nom d'une rue, moi, je considère le Ségur de la santé, vous savez, comme cette grande concertation qu'Emmanuel Macron voulait nous faire, où il passait des heures et des heures à expliquer aux gens, finalement, ce que c'était que la vie, sans savoir ce qu'était leur vie. Et finalement, le Ségur, pour moi, c'est du grand blabla. Et j'opinais du bonnet, parce que David a raison. Dans les EHPAD, c'est la même chose. L'hôpital, je crois que c'est Christophe qui disait ça, et tu me reprendras, si je me trompe, tu as dit 120 corps de métier, je crois, c'est ça, dans un hôpital ? »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 16:43
« On ne peut pas, on ne doit pas, on parle des soignants, des soignants, évidemment les soignants. Mais pour moi, un hôpital comme un EHPAD, c'est une maison, c'est où il y a un certain nombre de métiers et tous ces métiers doivent être revalorisés. Et si vous voulez me faire, si vous me permettez de faire un petit pas de côté, qui a été aussi très oublié pendant cette crise du Covid ? Des personnes qu'on ne voit jamais, qu'on n'entend jamais, parce qu'elles n'ont pas les moyens qui viennent se mettre en grève. Elles aussi, elles font partie du soin. Ce sont les aides à domicile et les auxiliaires de vie sociale qui tous les jours accompagnent dans les gestes de la vie quotidienne nos aînés au domicile ou des personnes en situation de handicap. De quoi on n'a pas entendu ? De qui on n'a pas entendu parler ? Des personnes en situation de handicap dans ces institutions et ces personnels-là aussi, il faut revaloriser les salaires, revaloriser les carrières. Parce que tous ces personnes âgées au domicile, qui en a parlé ? Vous trouvez normal, vous, que quand les aides à domicile ou les auxiliaires de vie sociale étaient envoyés pour faire des toilettes au domicile des personnes âgées et qu'elles allaient à la pharmacie pour demander des masques, vous savez ce qu'on leur répondait ? Vous n'êtes pas prioritaire, mesdames. Pas prioritaire ? Eh bien, non. Donc, vraiment, je pense qu'il faut avoir une vision, en tout cas de la santé et de la vieillesse, qui n'est pas la vision que fait Macron, mais pas que Macron, je dirais. Ça existe depuis des années. Parce qu'en étant députée, je rappelle quand même que la Commission européenne a demandé 63 fois qu'il soit fait des économies sur la santé. Et à un certain moment, pendant cette crise du Covid, qu'a dit Ursula von der Leyen ? Elle a dit, on arrête la règle des 3 %, cette règle d'austérité, pour soutenir cette crise sanitaire. Donc, on voit bien, là encore, que cette règle d'austérité, c'est un dogme, ce n'est pas une nécessité. Et là, il faut arrêter. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités26 juin 2020 au 26 juin 2020 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« mais je ne suis pas naïve non plus et je me dis que de toute façon, ce n'est pas moi ou quelques députés européens qui veulent se battre qui changeront la face du monde. Pour autant, il est important de se battre parce que quand on veut se battre pour la santé et qu'on veut que la santé finalement soit une compétence de l'Union européenne comme nous voulons le demander et comme nous voulons le faire pour qu'il y ait cette santé qui ne soit pas finalement dans un ambroglio d'une commission qui s'appelle Envie, on se bat et on se bat tous les jours et on se bat aussi en dénonçant le fait qu'il n'est plus possible qu'aujourd'hui ces règles d'austérité soient encore mises sur la table. Il n'est plus possible que ces traités obligent ces règles d'austérité et qui fait que derrière ce sont nos hôpitaux, nos soignants et tous ces personnels du lien qui finalement sont en souffrance. Là, il faut continuer à se battre. Je ne dis pas qu'on arrive à tout gagner mais en tout cas si on ne se bat pas, c'est le marché qui prendra le pas. Ça, c'est évident. »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 27:15Voir 2 autres passages
« Les mairies leur ont demandé de faire des masques. Elles ont fait des masques. Et après, on leur a dit « Mais mesdames, c'est l'effort de guerre. Ils n'auraient droit à rien. Elles ont payé leurs tissus. Elles ont payé leur élastique. Elles ont passé des heures. Elles ont fourni des masques. Et aujourd'hui, eh bien, rien. Vous avez participé à l'effort de guerre. Et des femmes, encore une fois. Alors, sur la question sur, finalement, est-ce qu'ils ont raté des choses parce qu'ils ont une vision libérale ? Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Vous voulez que je vous dise non ? Je dirais n'importe quoi si je vous dis non. À partir du moment où ils ont considéré qu'il fallait gérer l'hôpital comme une entreprise, qu'il fallait que, finalement, l'hôpital soit rentable, ben oui, ils ont considéré qu'il fallait que ce soit rentable. Parce que, je rappelle aussi dans les traités que la concurrence libre et non foncée existe. Et puis, que si on pouvait donner au marché privé la santé pour que ça leur coûte moins cher à eux, ben, ils seraient parfaitement contents. C'est ce qu'ils ont fait avec la vieillesse, c'est ce qu'ils font avec certains autres sujets de la santé. Mais ça se fait. Donc, est-ce que c'est leur vision libérale ? Oui. Ça, c'est sûr que ce n'est pas une vision pour le bien commun, ce n'est pas une vision pour l'intérêt général. Et est-ce qu'ils se sont trompés ? Oui. Mais c'est des années qu'il faut rattraper. Donc là, il faut qu'il aille vite, ce cher M. Macron. Il faut vraiment qu'il aille vite. Parce que là, on sent quand même qu'il est au pied du mur. Enfin, je connais Christophe. Je ne connais pas David, mais j'entends les arguments. Je crois que là, s'il n'a pas compris que les soignants n'allaient plus se laisser faire et n'allaient plus accepter ce qu'on leur impose, je crois qu'il faut qu'ils démissionnent, très honnêtement. »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 37:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes26 juin 2020 au 26 juin 2020 · 1 observation3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Quand vous me demandez, enfin, quand tu me demandes si on voit un changement au niveau des députés européens, »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 26:34Voir 2 autres passages
« je dirais oui et non. »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 26:41
« Le monde d'après, je l'espère, »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 27:12
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités26 juin 2020 au 26 juin 2020 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce que j'ai envie de conclure, c'est qu'évidemment, je pense que le poids et la conscientisation populaire aident beaucoup parce que je voudrais rappeler que sans tous les gens qui nous ont soutenus pendant cette grève de 117 jours dans un EHPAD à Foucherand, on n'aurait peut-être pas gagné. On a gagné, comme le disait Christophe, sur la conscientisation. Enfin, on a ouvert les portes de ce qui se passait dans un EHPAD privé à but lucratif. Et évidemment que j'appelle tout le monde, tout le monde à aller soutenir les soignants, tous les citoyens, le privé, le public. Alors oui, j'entends Christophe qui dit, comme David, qu'il peut y avoir des distorsions entre même le corps médical. Mais la cause est juste, justifiée. Et à un moment donné, on arrive à trouver des points communs, des lieux communs, pour qu'ensemble, comme le disait Christophe, mais comme le dit David, et comme le disent beaucoup de soignants aujourd'hui et beaucoup de citoyens, eh bien, le monde de demain devrait être, alors peut-être ça va paraître des mots comme ça sans sens, mais non. Chez moi, les mots ont un sens, mais le monde de demain doit être humaniste, écologique, avec une écologie populaire, pas une écologie punitive, de la solidarité, et puis un monde social où ensemble, eh bien, on fait front face au marché. Voilà. »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 1:02:50Voir 2 autres passages
« Les mairies leur ont demandé de faire des masques. Elles ont fait des masques. Et après, on leur a dit « Mais mesdames, c'est l'effort de guerre. Ils n'auraient droit à rien. Elles ont payé leurs tissus. Elles ont payé leur élastique. Elles ont passé des heures. Elles ont fourni des masques. Et aujourd'hui, eh bien, rien. Vous avez participé à l'effort de guerre. Et des femmes, encore une fois. Alors, sur la question sur, finalement, est-ce qu'ils ont raté des choses parce qu'ils ont une vision libérale ? Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Vous voulez que je vous dise non ? Je dirais n'importe quoi si je vous dis non. À partir du moment où ils ont considéré qu'il fallait gérer l'hôpital comme une entreprise, qu'il fallait que, finalement, l'hôpital soit rentable, ben oui, ils ont considéré qu'il fallait que ce soit rentable. Parce que, je rappelle aussi dans les traités que la concurrence libre et non foncée existe. Et puis, que si on pouvait donner au marché privé la santé pour que ça leur coûte moins cher à eux, ben, ils seraient parfaitement contents. C'est ce qu'ils ont fait avec la vieillesse, c'est ce qu'ils font avec certains autres sujets de la santé. Mais ça se fait. Donc, est-ce que c'est leur vision libérale ? Oui. Ça, c'est sûr que ce n'est pas une vision pour le bien commun, ce n'est pas une vision pour l'intérêt général. Et est-ce qu'ils se sont trompés ? Oui. Mais c'est des années qu'il faut rattraper. Donc là, il faut qu'il aille vite, ce cher M. Macron. Il faut vraiment qu'il aille vite. Parce que là, on sent quand même qu'il est au pied du mur. Enfin, je connais Christophe. Je ne connais pas David, mais j'entends les arguments. Je crois que là, s'il n'a pas compris que les soignants n'allaient plus se laisser faire et n'allaient plus accepter ce qu'on leur impose, je crois qu'il faut qu'ils démissionnent, très honnêtement. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités26 juin 2020 au 26 juin 2020 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Oui, alors merci pour votre invitation, d'abord, parce que c'est encore une fois la possibilité de donner la parole à ceux que nos gouvernants oublient trop souvent. – Oui, alors cette initiative, nous l'avions lancée avec mon équipe parce qu'on sentait bien qu'avec cette crise du Covid qui arrivait, il y avait encore les grands oubliés, c'est-à-dire les personnes âgées et les soignants en EHPAD. Et puis finalement, on ne s'était pas trompés. On entendait partout les soignants dire « nous n'avons pas de masque, nous n'avons pas de masque, nous n'avons pas de masque, on manque de lits, on manque de tout ». Et puis, étant donné que j'ai fait le métier d'aide médico-psychologique dans un EHPAD, c'était évident qu'il allait encore y avoir des catastrophes dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes. Alors, en fait, le fait de lancer cette boîte mail, ça nous a permis d'avoir des gens qui nous ont expliqué leur mal-être, nous ont expliqué les conditions dans lesquelles ils travaillaient, et ça nous a aussi permis, avec le syndicat des avocats de France et la CGT Santé et FO Santé, avoir des billes, si je puis m'exprimer ainsi, concernant un référé, un référé liberté au Conseil d'État, qui demandait notamment des tests dans les maisons de retraite, qui demandait des protections pour les soignants, et qui demandait à ce qu'on puisse trouver des solutions pour les personnes âgées, qui ne pouvaient pas avoir de soins dans un autre établissement, finalement, pendant cette crise. Bon, le référé, nous avons été déboutés de tout, puisque le Conseil d'État a dit que le gouvernement avait fait avec les moyens qu'il avait, même si, effectivement, les EHPAD étaient une priorité. Ce qui fait qu'aujourd'hui, eh bien, voyez, avant le Ségur, pardon, avant la manifestation rue Ségur, je suis allée porter, enfin, encore une fois, essayer d'aider les salariés des EHPAD, puisqu'il y avait une manifestation devant chez Corian ce matin, où les salariés, pareil, demandent à ce qu'ils soient reconnus, qu'il y ait des revalorisations de salaire, qu'il y ait des revalorisations de carrière. Eh bien, Madame Boissard n'était pas là. Ils allaient être reçus par encore un sous-fifre, alors que ces syndicalistes les voient tous les jours pour essayer de négocier. Et encore une fois, eh bien, c'est quand même terrible, parce que devant le siège de Corian, quand ils ont vu un peu ces femmes, parce que c'est majoritairement des femmes, et ces quelques hommes qui voulaient essayer de rentrer, ils ont envoyé les CRS. Alors que la Manif, elle était tout à fait gentille et tout à fait calme. Mais on voit encore une fois, eh bien, que la réponse du gouvernement, et je plus sois à ce que dit Christophe, on a une grosse difficulté avec les forces de l'ordre. Il faut arrêter de les appeler les forces de l'ordre, et il faut qu'ils redeviennent des gardiens de la paix. »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 4:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 17:35
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 26:08
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« – Oui, alors merci pour votre invitation, d'abord, parce que c'est encore une fois la possibilité de donner la parole à ceux que nos gouvernants oublient trop souvent. – Oui, alors cette initiative, nous l'avions lancée avec mon équipe parce qu'on sentait bien qu'avec cette crise du Covid qui arrivait, il y avait encore les grands oubliés, c'est-à-dire les personnes âgées et les soignants en EHPAD. Et puis finalement, on ne s'était pas trompés. On entendait partout les soignants dire « nous n'avons pas de masque, nous n'avons pas de masque, nous n'avons pas de masque, on manque de lits, on manque de tout ». Et puis, étant donné que j'ai fait le métier d'aide médico-psychologique dans un EHPAD, c'était évident qu'il allait encore y avoir des catastrophes dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes. Alors, en fait, le fait de lancer cette boîte mail, ça nous a permis d'avoir des gens qui nous ont expliqué leur mal-être, nous ont expliqué les conditions dans lesquelles ils travaillaient, et ça nous a aussi permis, avec le syndicat des avocats de France et la CGT Santé et FO Santé, avoir des billes, si je puis m'exprimer ainsi, concernant un référé, un référé liberté au Conseil d'État, qui demandait notamment des tests dans les maisons de retraite, qui demandait des protections pour les soignants, et qui demandait à ce qu'on puisse trouver des solutions pour les personnes âgées, qui ne pouvaient pas avoir de soins dans un autre établissement, finalement, pendant cette crise. Bon, le référé, nous avons été déboutés de tout, puisque le Conseil d'État a dit que le gouvernement avait fait avec les moyens qu'il avait, même si, effectivement, les EHPAD étaient une priorité. Ce qui fait qu'aujourd'hui, eh bien, voyez, avant le Ségur, pardon, avant la manifestation rue Ségur, je suis allée porter, enfin, encore une fois, essayer d'aider les salariés des EHPAD, puisqu'il y avait une manifestation devant chez Corian ce matin, où les salariés, pareil, demandent à ce qu'ils soient reconnus, qu'il y ait des revalorisations de salaire, qu'il y ait des revalorisations de carrière. Eh bien, Madame Boissard n'était pas là. Ils allaient être reçus par encore un sous-fifre, alors que ces syndicalistes les voient tous les jours pour essayer de négocier. Et encore une fois, eh bien, c'est quand même terrible, parce que devant le siège de Corian, quand ils ont vu un peu ces femmes, parce que c'est majoritairement des femmes, et ces quelques hommes qui voulaient essayer de rentrer, ils ont envoyé les CRS. Alors que la Manif, elle était tout à fait gentille et tout à fait calme. Mais on voit encore une fois, eh bien, que la réponse du gouvernement, et je plus sois à ce que dit Christophe, on a une grosse difficulté avec les forces de l'ordre. Il faut arrêter de les appeler les forces de l'ordre, et il faut qu'ils redeviennent des gardiens de la paix. »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 4:33
« Les mairies leur ont demandé de faire des masques. Elles ont fait des masques. Et après, on leur a dit « Mais mesdames, c'est l'effort de guerre. Ils n'auraient droit à rien. Elles ont payé leurs tissus. Elles ont payé leur élastique. Elles ont passé des heures. Elles ont fourni des masques. Et aujourd'hui, eh bien, rien. Vous avez participé à l'effort de guerre. Et des femmes, encore une fois. Alors, sur la question sur, finalement, est-ce qu'ils ont raté des choses parce qu'ils ont une vision libérale ? Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Vous voulez que je vous dise non ? Je dirais n'importe quoi si je vous dis non. À partir du moment où ils ont considéré qu'il fallait gérer l'hôpital comme une entreprise, qu'il fallait que, finalement, l'hôpital soit rentable, ben oui, ils ont considéré qu'il fallait que ce soit rentable. Parce que, je rappelle aussi dans les traités que la concurrence libre et non foncée existe. Et puis, que si on pouvait donner au marché privé la santé pour que ça leur coûte moins cher à eux, ben, ils seraient parfaitement contents. C'est ce qu'ils ont fait avec la vieillesse, c'est ce qu'ils font avec certains autres sujets de la santé. Mais ça se fait. Donc, est-ce que c'est leur vision libérale ? Oui. Ça, c'est sûr que ce n'est pas une vision pour le bien commun, ce n'est pas une vision pour l'intérêt général. Et est-ce qu'ils se sont trompés ? Oui. Mais c'est des années qu'il faut rattraper. Donc là, il faut qu'il aille vite, ce cher M. Macron. Il faut vraiment qu'il aille vite. Parce que là, on sent quand même qu'il est au pied du mur. Enfin, je connais Christophe. Je ne connais pas David, mais j'entends les arguments. Je crois que là, s'il n'a pas compris que les soignants n'allaient plus se laisser faire et n'allaient plus accepter ce qu'on leur impose, je crois qu'il faut qu'ils démissionnent, très honnêtement. »
Le Média — Podcasts · Plateau spécial soignants | Les héros en colèreVérifier à 37:03