Stéphanie Rist : "Cette souche peut se transmettre par aérosols, il faut des contacts rapprochés"
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Bonsoir madame la ministre. Merci d'être avec nous. D'abord, est-ce que vous pouvez ce soir nous confirmer que l'un des cinq ressortissants français qui est revenu sur notre territoire a mis en lumière des symptômes lors de son rapatriment ?
Bonsoir Laurent de Lausse. Oui, je suis ici comme ministre de la santé pour informer les Français. Effectivement, un de nos cinq compatriotes a eu des symptômes qui peuvent potentiellement ressembler à ce virus antairus qui, je le rappelle, est un virus qu'on connaît qui a déjà euh fait des épidémies en Argentine et il va falloir attendre les 24 heures du test euh de ce patient pour savoir si c'était si c'est le virus ou pas.
Ça confirmerait que l'incubation est parfois très longue. Alors l'incubation, elle est de 6 semaines. Alors elle est souvent dans les 15 premiers jours, mais elle peut aller jusqu'à 6 semaines.
Pour cette raison que nous prendrons des mesures d'isolement qui dureront les 6 semaines. Alors vous parlez des mesures d'isolement. Il y a quelques heures, 1 heure même, le gouvernement prend dès ce soir un décret, c'est le premier ministre qui parle, pour mettre en place les mesures d'isolement à l'égard des cas contacts.
Ça concerne donc cette première bulle. D'abord, ces cinq ressortissants, c'est ça qui vont être isolés. les cinq vont devoir rester à l'hôpital alors qu'il était prévu qu'ils devaient rentrer chez eux.
Alors, ces cinq cas qui ont été qu'on considère à à au risque puisque c'est des gens qui ont passé du temps sur ce bateau où il y a eu de la transmission du virus. Nous prenons avec le premier avec le premier ministre des mesures très strictes, les plus strictes de la zone européenne pour protéger les Français. En considérant parce que c'est tout au début de l'épidémie que ça se joue qu'il faut briser les chaînes de transmission du virus. un isolement qui dans les premiers jours sera à l'hôpital pour faire euh la batterie d'examens qui sont nécessaires, les tests, les tests génétiques, la PCR pour avoir les résultats et nous verrons dans les jours qui viennent les modalités de l'isolement qui durera 42 jours.
Alors voilà, pour ces ressortissants là qui sont rentrés, qui sont à l'hôpital, il y avait également h français dans l'avion qui transportaient une des premières victimes de cet anvirus. Est-ce que d'abord ces huit personnes, vous les avez répertorié ? Est-ce qu'ils sont suivis ?
Est-ce qu'ils ont été testés ? Oui, vous savez, on est on est vraiment très concentré et à la tâche, les personnes ont été identifiées. Elles sont elles ont été testées actuellement, elles sont négatives de leur test et elles sont surtout en isolement.
Elles sont isolées du [raclement de gorge] c'est très important, je le redis, c'est vraiment au début euh qu'il faut agir et c'est pour ça que je suis là aussi euh ce soir. C'est un virus que nous connaissons qui a déjà donné des épidémies dont nous avons déjà des études scientifiques même si nous ne connaissons évidemment pas tout. Ça veut dire qu'il est pas comparable au coronavirus et au Covid parce que j'imagine que ce soir il y a des gens qui s'interrogent.
On a vécu quelque chose d'assez terrible il y a 6 ans. Ça n'a rien à voir. Je comprends qu'on s'interroge.
Il s'agit d'un virus, un virus qu'on connaît. Il a été dans les années 90, on l'a découvert cette souche des Indes, elle a été découverte dans les années 90, dans les années 70 pour tous les antavirus. Donc c'est des virus que nous connaissons, qui que les scientifiques connaissent et c'est avec eux euh que nous travaillons pour mettre les meilleures mesures en place.
Et les mesures euh qu'ils sont qui est nécessaires qui sont nécessaires et que nous prenons avec le Premier ministre sont de mettre les gens en isolement pour qu'il n'y ait pas de transmission. Il se transmet comment ce virus ? Alors, il peut dans cette souche des andes qui euh euh concerne les patients du bateau, euh cette souche-là peut se transmettre par aérosol, par vo dans l'étude euh qui euh concerne l'épidémie en Argentine de 2018, c'est une étude publiée dans un très bon journal puisque dans le New England Journal of Médecine.
Dans cette étude, il est montré qu'il faut des contacts rapprochés et probablement par les par les voies aériennes mais en étant rapproché. Alors, un virus n'a pas de frontière, on le sait et on a une triste expérience. On voit que chaque pays a mais en place, vous venez de dire qu'on était les plus stricts européen, mais enfin ce virus, il va circuler, il peut circuler.
Est-ce que vous êtes inquiète d'autres mesures ou des mesures peut-être moins importantes prises par d'autres pays ? Vous savez, je suis concentrée et je suis surtout je suis scientifique aussi, médecin scientifique. Donc je crois que il faut adapter en fonction de l'évolution de ce que nous savons.
Il faut aussi pouvoir parfois donner l'exemple. Et nous considérons que l'incubation étant assez longue puisqu'elle dure 6 semaines, nous devons casser cette chaîne de transmission dès le début. Et c'est ce que nous mettons en place.
Deux dernières questions. Euh euh ça n'a rien à voir. On n'est pas dans une pandémie, mais si d'aventure un jour nous étions confrontés à une pandémie, aujourd'hui désormais la France est prête.
Elle a par exemple euh tous les masques qu'il faudrait. Alors, nous n'en sommes pas là, vous l'avez très bien dit, mais effectivement, j'ai quand même évidemment nous avons vérifié, nous avons les stocks nécessaires de masque, de tests, puisque les tests qui sont des tests PCR que nous savons bien faire, qui sont réalisés à l'Institut Pasteur sont aussi disponibles. Une dernière question, il n'existe pas de vaccin ?
Il n'y a pas de vaccin à ce jour, même si des recherches sont faites sur des vaccins puisque comme je l'ai dit, c'est un un virus connu notamment en France. Alors, honnêtement, j'ai vu des études passer de phase une et 2, c'est-à-dire tout au début des études et je ne me souviens plus, c'est en France. Merci madame la ministre.
Je ne vous dis pas à bientôt sur ce sujet, ça serait pas toujours très bon signe, mais merci d'être venu nous rendre visite ce soir.
Stéphanie Rist