Jordan Bardella est-il plus qu'un plan B ? - Vidéo
Transcription Whisper (large-v3). À recouper avec la source d'origine.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
On va regarder ce qu'il y a à la lune de la presse régionale et on revient sur la canicule et ses conséquences pour les agriculteurs. Tout à fait, c'est à la lune de la Voie du Nord avec les fortes chaleurs de la semaine dernière. Le blé et l'orge d'hiver sont en avance. Réginal devienne qu'un agriculteur dans le Pas-de-Calais moissonne depuis hier son orge d'hiver et ça n'a rien de normal. C'est deux semaines plus tôt que d'habitude. La moisson est aussi moins importante que les années précédentes.
Alors il espère une augmentation des prix pour couvrir la perte de rendement et l'augmentation du prix de pétrole. Voilà ce qu'il dit à la Voie du Nord. Alors pour l'agriculteur aujourd'hui, ce n'est plus la mécanisation qui est un frein au monde agricole, c'est la problématique climatique. Et la Voie du Nord qui en une raconte aussi la mort tragique de deux jumelles de 15 mois hier près de Valenciennes. Oui, dans la commune de Beuvrage, elles seraient mortes de déshydratation à cause de la température très élevée dans leur chambre
où leur mère les avait couchées dimanche à 19h avant de retourner les voir lundi en fin de matinée. Les quatre autres enfants du couple ont aussi été hospitalisés pour déshydratation dont un en urgence absolue. Les parents ont été placés. En garde à vue. La canicule qui a amené une très probable surmortalité observable par les pompes funèbres. Et c'est raconté dans le Béry républicain avec cette une pompe funèbre saturée. Mais cette réalité touche tous les territoires qui ont été en zone rouge canicule ces derniers jours.
Pour le Cher, la vigilance a duré sept jours consécutifs. Santé publique France explique qu'il y a eu 1000 morts supplémentaires depuis le 24 juin par rapport au mois précédent et plus 40% de morts à domicile notamment dans le centre Val-de-Loire. Je n'avais pas vu ça depuis le Covid, témoigne un responsable de pompes funèbres du département dans le quotidien. Les chambres funéraires sont pleines ou quasi pleines. Une situation qui est anormale à cette période de l'année.
Les pompes funèbres demandent donc au diocèse et au crématorium d'ouvrir d'autres créneaux supplémentaires pour permettre d'accompagner au mieux les familles malgré la saturation. Et même si la canicule reflue, la vigilance est maximale sur le front des feux de forêt. Alerte rouge titre midi libre ce matin. Elle concerne cette alerte rouge le Gard, l'Hérault, l'Aude, les Pyrénées-Orientales, les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. Dès demain, en cause des fortes chaleurs et des rafales de vent jusqu'à 60 km heure.
Et plus encore dans les jours à venir d'ici la fin de semaine. Les pompiers du Gard sont prêts à intervenir et font déjà des rondes aériennes sur les zones à risque. Le lieutenant-colonel Éric Agrigny, lieutenant-colonel des sapeurs-pompiers du Gard, le rappelle. On ne jette pas son mégot par la fenêtre de la voiture ou quand on se promène. Et on ne fait pas de barbecue quand on va à la rivière. Des gestes simples pour éviter une catastrophe. Le Républicain Laurent et l'Est républicain qui rendent hommage aux victimes du crash.
Un petit avion, c'était dimanche près de Nancy. Oui, les visages derrière la tragédie, titre le Républicain Laurent. Des destins brisés, titre l'Est républicain. Vous trouverez dans les pages de ces journaux l'identité des 8 des 11 victimes du drame de dimanche. Un avion qui transportait 5 moniteurs de parachutisme et 5 participants à un baptême de parachute. Et le pilote, ils sont morts certains sous les yeux de leurs proches. Les victimes étaient chefs de bloc opératoire, DJ, comptables, figures de...
Figures du club local de football, encore infirmiers. Voilà, les portraits sont à lire dans les pages du Républicain Laurent et de l'Est républicain. Aujourd'hui, l'enquête va se poursuivre sur les raisons de ce crash après l'évacuation de l'épave de l'avion qui sera examiné. Allez, l'actualité dans nos régions, ce sont aussi ces images. Images de ce porte-conteneur géant, le plus grand porte-conteneur sous pavillon français. Il est arrivé hier au port du Havre, ce géant des mers, le Notre-Dame, qui appartient au groupe CMA-CGM,
qui va être inauguré jeudi et on va aller en parler avec Guillaume Joris. Merci beaucoup d'être avec nous, Guillaume, journaliste pour Le Marais, groupe Ouest France. Et Guillaume, vous avez eu la chance de pouvoir embarquer sur ce navire hors normes. Présentez-le-nous. Bonjour, oui, effectivement, il est assez exceptionnel. Il mesure 400 mètres de long, 62 mètres de large et 75 mètres de haut. C'est parmi les plus grands du monde, tout simplement.
C'est le plus grand du monde qui fonctionne au GNL, au gaz naturel liquéfié. Donc, ce qui permet à la compagnie de réduire ses émissions de CO2, d'azote, de soufre et d'éliminer quasiment toutes les particules fines. Donc, c'est quand même assez exceptionnel. Et oui, forcément, quand on se retrouve sur un tout petit navire juste à côté du Notre-Dame pour embarquer à l'aide d'une échelle de 6 mètres sur le navire, c'est quand même assez impressionnant.
Oui, c'est ça que j'imagine. Alors, qu'est-ce qui vous a le plus impressionné, Guillaume, sur ce navire ? C'est difficile de choisir un seul moment, mais effectivement, là, vous voyez des images de la passerelle de commande. On est à 60 mètres au-dessus du niveau de la mer, donc c'est quand même... On est haut, on est grand. Les autres portes-conteneurs à côté paraissent assez petits. Il y a beaucoup de technologies à bord. Là, vous voyez, c'est le commandant qui est sur une carte numérique.
Il y a de la réalité augmentée. Donc, ça, c'est vraiment des choses qui changent par rapport à d'autres portes-conteneurs. Et il y a aussi le moteur. Je ne sais pas si on va voir. Il y a des images du moteur, mais il fait 15 mètres de haut, 87 000 chevaux. Donc, c'est comme si vous aviez 1 000 voitures de 90 chevaux. Et ça, c'est vraiment aussi une prouesse pour les techniciens à bord, donc les officiers mécaniciens, qui s'assurent 24 heures sur 24 du bon fonctionnement du moteur,
tout comme les officiers de pont en passerelle se relaient en continu, aux jumelles, pour vérifier que tout se passe bien, pour s'assurer de la bonne navigation du navire, en fait. Merci. Merci, Guillaume Joris. Merci de nous avoir raconté ces jours de traversée qui ont dû être exceptionnels. Et merci beaucoup aussi pour les images, Guillaume Joris, du groupe Le Marin, pour Le Marin, groupe Ouest France. Merci, Guillaume. On va parler foot. Merci.
Puisque c'est ce soir le 16e de finale de l'équipe de France contre la Suède. Oui, le match est à 23 heures et la pression est forte sur les épaules des Bleus. Les choses sérieuses commencent, titre le Dauphiné libéré ce matin, les Bleus d'attaque, titre Sud-Ouest, parce qu'après les trois victoires en face de poules, les hommes de Didier Deschamps, de retour sur le banc ce soir, doivent assurer. Mais la tâche ne sera pas facile, en témoigne l'élimination de l'Allemagne,
surpris par le Paraguay hier au tir au but. Les Paraguayens verront donc les huitièmes de finale et rencontreront le vainqueur de ce France-Suède. De ce soir, de son côté, le Brésil s'est qualifié face au Japon et le Maroc a sorti les Pays-Bas au tir au but il y a quelques heures après. Voilà. Merci pour ce petit point Coupe du Monde. Si jamais vous avez raté les matchs cette nuit, Stéphane était là. Exactement, c'est temps de Coupe du Monde, la contrefaçon des maillots
est de plus en plus répandue. 2 300 faux maillots ont été saisis en région parisienne par les douanes, qui continuent de redoubler de vigilance en Gironde. Les services douaniers passent au crible, les marchandises au centre de tri, postale de Sestas. On regarde ce reportage de Tristan Lambert pour nos partenaires de Télésat. Je pense qu'on a une contrefaçon, là. Maillot de l'équipe de France.
Voilà. Sur ce maillot de N'Golo Kanté, certains détails interpellent Mickaël Fauché. La couture, les points ne sont pas finis, ça filoche. Là, si on tire un peu, ça va se déchirer. On est sur quelque chose qui arrive d'Asie, de Chine. Typiquement, Nike ne vend pas des maillots par correspondance depuis la Chine. Si vous achetez un maillot Nike, il va venir de France, d'un entrepôt Nike. Donc déjà, rien que ça, c'est un gros indice. Et les indices se cachent jusque sur l'étiquette.
Quand on regarde dans le détail, il y a des petits sujets. Par exemple, quand c'est... C'est écrit en français, il n'y a pas les accents. Évacu et évaporation, par exemple. On a aussi au sec, virgule, confortable, c'est collé, c'est pas séparé. Au centre de tripostal de Sestas, les douaniers contrôlent jusqu'à trois fois par semaine les colis acheminés en Nouvelle-Aquitaine. Là, on a deux maillots. Un maillot de Ronaldo et un maillot de Neymar dans le même emballage.
Celui de Ronaldo, équipe du Portugal, c'est Puma. Et le maillot de Neymar qui est glissé dans la poche de Puma. L'équipementier, puisque c'est Nike qui produit. Même problématique de qualité avec les coutures qui se défont. On regarde rapidement et on a l'habitude. Une fois saisis, ces maillots seront détruits. Leur contrefaçon est un fléau en pleine expansion, porté notamment par des tarifs agressifs, jusqu'à dix fois moins cher qu'un maillot officiel.
Ce qui permet la croissance de ce phénomène, c'est le e-commerce et la facilité qu'ont les consommateurs d'acheter des choses à l'autre bout de la planète, à des prix souvent très bas. Ces achats favorisent des organisations qui sont en train de se faire en France. C'est un peu comme ça. C'est un peu comme ça. C'est un peu comme ça. Une inégibilité de Marine Le Pen serait-elle un atout ou un handicap pour son parti ? Jordan Merdela est-il désormais plus qu'un plan B ?
On va regarder les résultats de notre baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale et les commenter avec vous, Nathalie Moré. Bonjour, merci d'être là. Journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra. Erwann Lestrand, merci beaucoup d'être avec nous. Erwann, directeur conseil à l'Institut de sondage Odoxa. Nicolas Bastruc, on est ravis de vous accueillir. Vous êtes journaliste. Vous êtes journaliste au point-chef du service justice
et vous avez suivi le procès de Marine Le Pen. On va en parler d'abord, avant de dévoiler les résultats du sondage, une petite question, Nathalie. Est-ce que le 7 juillet, jour où on connaîtra le verdict dans le procès du RN, ce sera le vrai coup d'envoi de la campagne ? Absolument, vous avez tout dit.
Évidemment, tout ce qui s'est passé cette année pré-présidentielle-là s'est passé à l'aune de cette date du 7 juillet. C'est-à-dire que quand on voit toutes les formations politiques, toutes nous disent « Ah, mais ça va commencer le 7 et la campagne sera différente selon qu'elle soit menée pour le RN par Marine Le Pen ou par Jordan Bardella. » Donc oui, même si la campagne, la pré-campagne a commencé, on voit que les candidats sont déjà en campagne ici ou là,
vraiment, le vrai coup d'envoi, c'est le 7, quand on saura qui mènera la campagne du parti qui, aujourd'hui, est considéré comme le favori. Oui, Erwann, pour les Français, ce 7 juillet, ça va marquer une vraie date politique. Le vrai coup d'envoi de la campagne, ils attendent aussi cette date ? C'est une formalisation de l'offre politique. En réalité, on connaîtra l'identité du candidat qui mènera la liste dont on est sûr, si l'élection avait lieu dimanche prochain,
qu'elle arriverait largement devant les autres. Donc, il y a quand même une vraie inconnue sur ce candidat encore. Une fois qu'il y aura une clarification et que l'offre politique sera connue et que ou Jordan Bardella ou Marine Le Pen seront érigées en candidats de référence du RN, la campagne va vraiment démarrer. Deux jours après le grand meeting d'Edouard Philippe du 5 juillet. Donc, il va y avoir quand même un effet de souffle assez important dans une dizaine de jours.
Nicolas Bastruc, on a une campagne présidentielle qui est suspendue à un sort judiciaire. Oui, c'est vrai. En général, c'est le justiciable qui attend de savoir à quelle sauce la justice va le manger. Et c'est vrai que Marine Le Pen joue sa carrière politique. Mais toute la classe politique attend cette décision. Le RN, évidemment, Bardella, qui doit secrètement espérer que Marine Le Pen ne puisse pas se présenter pour prendre sa place. Et puis aussi les autres formations
qui attendent un peu de savoir qui ils auront en face au RN pour peaufiner leur programme, puisqu'il ne vous a pas échappé qu'il y a quelques sensibilités différentes entre M. Bardella et Mme Le Pen. Et on va y venir, et on va rentrer dans le détail de ce baromètre mensuel. Erwann, avec vous, puisque vous avez interrogé les Français, c'était la semaine dernière, on le précise sur leurs attentes, leurs visions et les conséquences de cette décision judiciaire. On va commencer
avec cette question. Est-ce que Marine Le Pen est traitée comme une justiciable comme les autres, ou est-ce qu'elle est traitée plus durement pour des questions politiques ? Pour 59% des Français, elle est une justiciable comme les autres. Oui, c'est ça qui est très intéressant à mesurer parce que c'est quelque chose qu'on fait souvent en sondage. On l'avait fait pour l'affaire Fillon, on l'a fait pour certaines affaires de Nicolas Sarkozy, mais en fait,
au courant de ce que disent les personnalités politiques mises en cause en général, les Français ont le sentiment très majoritaire que ces personnalités politiques sont traitées comme n'importe quelle judiciable et pas plus durement pour des raisons politiques. Donc, c'est aussi un point important pour la postérité, pour la continuité, pour le Rassemblement national. Il va peut-être falloir sortir de cette image affairiste, mettre fin au feuilleton judiciaire
en cas de condamnation ou non. Toujours pas le verdict ceci dit. Donc ça, c'est le premier point. Point important, 6 personnes sur 10 considèrent que Marine Le Pen est traitée comme n'importe quelle judiciable, donc elle doit se soumettre à la justice. Deuxième point. Et c'est plus 6, pardon. C'était le deuxième point. Je vous laisse parler, Erwann. C'était le deuxième point. Ils sont 59% des Français à nous dire ça aujourd'hui. Ils étaient 6 points
de moins aux premières énoncées du verdict l'an passé. Ce que ça raconte, c'est que le temps a légitimé le jugement et la pertinence de l'action judiciaire. Donc, ça montre quand même que le temps a plutôt joué contre elle que pour elle et que aujourd'hui, les Français considèreraient qu'une condamnation serait pertinente ou relèverait d'une certaine logique, si c'est ce qui est estimé valide par les juges en question. Mais, en tout cas, le temps a légitimé
le fait qu'elle puisse être inéligible. Ça veut dire, Nathalie, que le procès que fait l'ERN d'une justice politique, ça ne prend pas dans l'opinion ? Oui, et puis ça veut dire aussi que, rappelez-vous, je crois que c'était le 6 avril l'an dernier, quelques jours, une semaine après l'énoncé du verdict de la première instance, il y avait eu cette grande manifestation organisée à Paris, Place Vauban, où Jordan Bardella, notamment, avait eu des mots très, très durs envers
les juges. Et finalement, ça ne s'était pas si bien passé que ça dans l'opinion. Parce qu'en fait, ce qui fait ciment d'une société, ce qui fait ciment d'une société, c'est de croire en la justice. Alors, effectivement, la justice peut parfois se tromper, c'est pour ça qu'il y a des procès en appel. Mais quand même, collectivement, même si juste individuellement, on peut avoir peur de la justice en se projetant, en disant, mon Dieu, j'espère que je n'aurai pas affaire
à la justice moi-même, collectivement, si on n'a pas confiance en la justice, il y a quand même quelque chose qui est fondu dans la société. Et le fait que des responsables politiques sur une scène attaquent aussi frontalement la justice, je pense qu'il y a eu quelque chose qui a été mal vécu. Et vous voyez que depuis un an, tous les responsables politiques du RN ont modulé leurs propos par rapport à la justice. Donc ça, je trouve que c'est quelque chose d'assez notable.
Nicolas, effectivement, il y a un changement de ton du côté du RN sur cette question. Ce qui est notable, c'est de voir que Marine Le Pen comme Nicolas Sarkozy ont commis finalement la même erreur après leur condamnation. En premier instant, j'ai repris un petit peu le verbatim. Nicolas Sarkozy, lorsque la foudre s'est abattue sur lui avec cette peine de prison et ce mandat de dépôt différé, a dit ce qu'il s'est passé devant le tribunal est d'une gravité
extrême pour l'État de droit. Et Marine Le Pen, j'y étais quand elle a été damnée la première fois, elle n'a pas attendu la fin de la lecture du jugement. Elle est sortie, elle a claqué, elle a tourné les talons, elle a claqué la porte et elle a déclaré une décision politique, voilà ce que c'est, un État de droit totalement violé par la décision. Or là, il y a une erreur manifeste d'analyse. L'État de droit, c'est justement la loi qui est la même pour
tous et qui s'applique également à ceux qui la font, c'est-à-dire les députés et à ceux qui l'appliquent, l'exécutif. Et critiquer ses juges n'est jamais une bonne stratégie, surtout quand on a, quand on en a encore besoin, en l'occurrence, en appel. Et c'était le cas pour Nicolas Sarkozy et pour Marine Le Pen. Et je peux vous dire que les deux ont changé de ton devant la cour d'appel et se sont montrés beaucoup plus coopératifs et beaucoup plus, finalement,
polissés devant leur second juge. Et Nicolas, petite précision qui a son importance, puisqu'on parle des conséquences politiques de ce verdict. Si elle est déclarée innocente, elle sera candidate, mais elle peut être déclarée coupable, elle peut être condamnée et pouvoir être candidate. Quand même, à quelles conditions ? Alors, je ne me risque jamais au pronostic judiciaire. Ce que je peux vous dire, c'est qu'elle ne sera pas déclarée innocente. Elle sera condamnée,
je pense, parce que les faits sont assez imparables et assez graves de surcroît. Il y a trois scénarios où la cour d'appel confirme, grosso modo, le premier jugement avec une peine d'inéligibilité de cinq ans, une peine d'emprisonnement est là, donc c'est plié, elle ne peut pas être candidate. Deuxième scénario, la peine d'inéligibilité est ramenée à deux ans, sachant qu'elle peut être en partie assortie du sursis, et à ce moment-là, juridiquement, constitutionnellement,
Marine Le Pen est en mesure de se présenter, et ce qui va peut-être changer la donne, c'est la peine d'emprisonnement qui sera prononcée. Si c'est une peine d'emprisonnement ferme, comme l'a réclamé le parquet, quatre ans, dont un an ferme, aménageable sous bracelet électronique, la question se posera de savoir si Marine Le Pen fera campagne avec un bracelet à la cheville. Elle avait dit qu'il n'en était pas question. Il semblerait qu'aujourd'hui, elle soit
un petit peu plus nuancée, parce que si elle est condamnée à un an de prison ferme avec un bracelet électronique, elle pourra rapidement demander pas un aménagement, puisque l'aménagement est déjà acquis, mais une libération conditionnelle, etc. Et donc, ça nous amènera à fin de l'année, ce qui lui permettrait de faire campagne à peu près normalement début 2027. C'est important de préciser, parce qu'une condamnation ne vaut pas forcément empêchement
d'être candidate. Effectivement, il fallait bien qu'on précise les conditions. Il y a deux éléments dans la peine, l'emprisonnement et la peine complémentaire, comme on dit, d'inéligibilité. Il y a une autre question que vous avez posée et qui va dans la lignée de ce qu'on est en train de se dire. Erwann, c'est le regard porté sur une éventuelle inéligibilité de Marine Le Pen. Là, les avis sont un peu divisés. 24% pour qui ce serait un handicap, 32% un atout
et 42%, ni l'un ni l'autre. Oui, mais ce qui est intéressant, c'est de voir que les 24% des Français qui nous disent que ce serait un handicap pour le RN parce que ça prive le parti de sa candidate naturelle pour 2027, ils étaient 9 points de plus il y a un an. Et ils ne sont que 26% au RN, ils étaient 5 points de plus il y a un an. Donc finalement, le sentiment que ce serait un handicap que Marine Le Pen ne soit pas candidate, non seulement c'est minoritaire, mais en plus c'est un sentiment
en baisse. Ce qui domine, c'est le sentiment que ce serait un atout parce que ça permettrait à Jordan Bardella et au parti de sortir du nom Le Pen et de présenter Jordan Bardella, c'est ce que pensent 32% des Français en hausse de 8 points en un an et 37% des RN sont aussi de cet avis, des sympathisants RN en hausse de 12 points par rapport à il y a un an. Alors on a le reste des gens qui disent que ce serait ni un atout ni un handicap parce qu'ils sont
autant appréciés l'un que l'autre, mais globalement ça fait quand même trois quarts des Français et trois quarts des sympathisants qui nous disent que ça ne serait pas un handicap que Marine Le Pen ne soit pas candidate parce que dans l'esprit de beaucoup de sympathisants RN et même de beaucoup d'observateurs extérieurs, le nom Le Pen, ça reste un des derniers stigmates du Front National infréquentable à l'ancienne. Il y a beaucoup de gens pour qui un candidat qui s'appelle
Le Pen, ça reste quand même l'incarnation du plafond de verre qui empêche de rassembler largement et qui est peut-être le dernier point à enlever pour réussir une dédiabolisation totale du Front National. Donc il y a cet enjeu, ça ne veut pas dire que Marine Le Pen ne reviendra pas dans le jeu, mais ça veut dire que si elle revient, il y a en tout cas des plaques qui ont bougé en faveur de Jordan Bardella pendant cette année de Val-et-Cési ça veut dire qu'on peut
élire une volonté de tourner la page Le Pen, Nathalie, et finalement Jordan Bardella, c'est bien plus qu'un plan B ? Moi je pense qu'aujourd'hui dans la tête de la majorité des électeurs, Jordan Bardella sera candidat la semaine prochaine. Encore une fois, on ne sait pas ce que va décider la Cour d'appel, mais même lui, objectivement, quand on voit la façon dont il s'est comporté depuis un an, on voit que petit à petit il a endossé le costume du candidat.
Alors aujourd'hui, il dit toujours qu'il est candidat au poste de Premier ministre, mais objectivement, on l'a vu physiquement même changer, se présidentialiser, il a effectué plusieurs déplacements en Europe, ce qui est dans la grammaire obligée d'un candidat à la présidentielle, donc on voit bien qu'il se projette dans ce rôle-là. Est-ce que quand même, ça va lui porter préjudice politiquement si Marine Le Pen est condamnée ? Est-ce qu'il va porter le fardeau de cette
condamnation, ou est-ce que ce sera candidature, un autre candidat, et les électeurs auront tourné la page, Nicolas ? Alors oui et non, non, parce que, comme on dit en droit pénal, nul n'est responsable que de son propre fait, or il est passé entre les gouttes. Il a failli être dans le wagon, disons-le, mais il est passé entre les gouttes. Donc non, oui, quand même, parce qu'il sera un peu le candidat qu'on le veuille ou non, de substitution, ça n'était pas le candidat naturel du
Rassemblement National. Et même s'il va tout faire, si c'est lui qui devait, y aller pour ne pas passer pour le plan B, ou le candidat de rattrapage, ça sera quand même un petit peu ça. Moi, je ne suis pas journaliste politique, mais je n'ai pas tout à fait la même analyse que mes confrères qui connaissent mieux la politique. Je crois que Marine Le Pen inquiète beaucoup plus ses rivaux que Jordan Bardella. Parce qu'effectivement, elle a déjà essuyé plusieurs échecs,
mais on peut aussi le lire différemment et y voir de l'expérience. Jordan Bardella n'a pas d'expérience, n'a pas de diplôme, n'a jamais travaillé. Et il a commis quelques erreurs, je crois, récemment, en s'affichant au Grand Prix de Monaco avec une jeune femme un peu nobilière, si j'ai bien compris. Le jour de la marche blanche en déclarant qu'il y a des marches blanches tous les jours. Je crois que c'était une grosse faute politique et ça ne correspond pas forcément à l'électorat
populaire du Rassemblement National. Vous avez raison, Nicolas, mais il y a deux choses. Il y a le fait que lui s'est présidentialisé clairement et il se voit, il se projette comme étant le candidat du Rassemblement National. Et l'autre chose, qui est qu'effectivement, elle a plus d'expérience, elle est plus capée et elle serait sans doute meilleure sur le temps long de la campagne en faisant moins d'erreurs dont celle que vous venez de signaler. Mais effectivement, il y a deux choses différentes.
Lui, clairement, est dans l'objectif de la route présidentielle. Mais alors, ceci dit, si elle est vue plus dangereuse par ses rivaux politiques, elle est aussi considérée, quand on regarde les items d'image, elle est aussi considérée comme plus dangereuse par les sympathisants de Renaissance, par les sympathisants du Parti Socialiste. Jordan Bardella, c'est un candidat qui est peut-être plus efficace aujourd'hui pour le Rassemblement National pour rassembler
au-delà du socle traditionnel du Rassemblement National. Marine Le Pen, elle marche quasiment mieux que Jordan Bardella dans la ruralité, chez les employés et les ouvriers, chez les membres de foyers à bas revenus. Tout cet électorat socle du Rassemblement National qui s'est consolidé année après année, Jordan Bardella, il marche un peu mieux auprès des cadres, auprès des personnes âgées. Finalement, ils réussissent à être assez complémentaires l'un et l'autre, et lui, à élargir
la base des soutiens. Mais sur ce sujet du poids de la condamnation de Marine Le Pen, il y a aussi la dangerosité qu'elle soulève dans une partie de l'opinion qui peut motiver du vote de barrage, de front républicain dans la perspective d'un second tour, ce qui motiverait à un moindre niveau si Jordan Bardella était le candidat. Alors, ça reste ténu, mais en tout cas, c'est vrai que lui suscite moins de votes de barrage, et ça peut être un point intéressant pour le Rassemblement.
Rassemblement national, pour lequel le sujet du premier tour est moins stratégique que celui du Rassemblement au second tour. Et on le voit, je prolonge ce que vous dites, Erwann, puisque, effectivement, vous avez testé l'image détaillée de Marine Le Pen de Jordan Bardella, c'est une image qui est plutôt... Il y a des points positifs pour les deux, je vais le dire comme ça. Ils sont en phase avec les jeunes générations, défendent bien les catégories
populaires, et après, ça descend un peu en dessous de la moyenne pour proches des gens, compétents, démocrates. Mais, dans le même temps, et on va le voir aussi, il y a une majorité de gens qui pensent toujours que ce sont des candidats d'extrême droite, racistes et dangereux. 45% pour Jordan Bardella, 49% pour Marine Le Pen. On est toujours sur une image contrastée, finalement, à la dédiabolisation. Elle n'est pas complètement réussie, Nathalie ?
Le Rassemblement national est un parti d'extrême droite, c'est le Conseil d'État qui le classe ainsi, et c'est factuel. Donc, effectivement, la préférence nationale est toujours inscrite dans le programme du Rassemblement national. Tout ça fait... C'est des choses contre lesquelles il va falloir qu'ils luttent. Là, pour l'instant, je trouve qu'il y a une certaine ambiguïté dans l'électorat, et peut-être qu'Erwann pourra nous en parler, parce qu'à la fois, dans le palmarès
de l'adhésion, Jordan Bardella est au top du top. Jamais on a eu une telle adhésion pour une personnalité politique. Il est à 40% d'adhésion, ce qui est quand même... On a l'impression qu'il pourrait marcher sur l'eau. Et, dans le même temps, il y a effectivement cette image d'extrême droite qui colle à la peau de ce parti. Donc, ça, c'est tout ce qui va se passer durant la campagne électorale, parce que là, on est à 10 mois. Pour l'instant, il est encore...
D'abord, il n'est pas candidat. Et ensuite, j'allais dire que si jamais... Le 7 juillet,
pour Marine Le Pen, c'est la fin des problèmes. Si jamais, elle est candidate. Et pour Jordan Bardella, c'est le début des problèmes. Je crois que ça résume bien ce qui va se passer et ce qui va se jouer cette date-là pour le Rassemblement national. Est-ce que, si elle est condamnée, ça ternit l'image du RN ou pas, Erwan ? Pas nécessairement, parce que ça va se jouer en deux temps. C'est-à-dire que, dans le premier temps de la condamnation de Marine Le Pen,
si c'est le cas, on peut imaginer que ça aurait plutôt tendance à consolider les rangs chez les sympathisants du RN. Parce qu'aujourd'hui, à contrario des Français, les sympathisants RN, ils sont 82% à nous dire qu'elle est traitée plus durement pour des raisons politiques. Et c'est ce qu'on observait chez les sympathisants LR sur l'affaire Fillon. Le sentiment que c'était un procès à charge pour des raisons politiques. Une condamnation de Marine Le Pen, ça aurait plutôt tendance
à mobiliser les soutiens chez les sympathisants du RN. Mais dans un deuxième temps, pour rassembler largement, casser l'image d'un parti affairiste, voire malhonnête, il faut mettre fin au feuilleton judiciaire. Et c'est tout l'enjeu aussi du lendemain du 7 juillet. Est-ce qu'on assume une condamnation ? Est-ce qu'on continue le discours sur un procès politique ? En tout cas, il faut mettre fin à ce feuilleton judiciaire pour ne pas que ça reste le sparadrap du RN jusqu'à la fin de la campagne présidentielle.
Nicolas ? Oui, ça soldera les comptes. Je pense que les Français ont conscience que c'est une affaire un peu ancienne, que d'autres ont aussi trempé les doigts dans le pot de confiture et que bon, ça n'est peut-être pas si grave. En même temps, les Français souhaitent que la justice passe et qu'elle sanctionne s'il y a lieu de sanctionner. Je pense qu'effectivement, ça tournera une page pour le Rassemblement national. qui sera, je pense, débarrassé
de ce sparadrap. Mais les Français ont souhaité que la justice passe et n'ont pas adhéré, à juste titre, à ce discours un peu dingo, d'une atteinte à l'état de droit alors que justement, c'est l'état de droit qui s'est exprimé avec un procès de première instance, une possibilité de recours et même un pourvoi en cassation éventuellement si le droit avait été mal appliqué. Et on va parler de ce palmarès de l'adhésion. C'est la suite de ce qu'on est en train de se dire
parce que, Nathalie le disait, Jordan Bardella en tête, 40% d'adhésion, plus 3, Marine Le Pen, seconde, plus 6, à 39%. Et après, il y a un écart avec le troisième, Edouard Philippe. Il n'y a encore pas si longtemps que ça. On était en train de se dire qu'Edouard Philippe était intouchable à cette première place. Aujourd'hui, il est 10 points derrière Jordan Bardella. Il y a une vraie bascule dans l'opinion ? Il y a une bascule dans l'opinion. C'est vrai qu'il y a un an,
Edouard Philippe était encore en tête du palmarès des personnalités politiques. Au sortir de l'élection municipale, de mars 2026, il gagne 6 points et il retutoie la première place juste derrière Jordan Bardella. Là, on voit qu'on est au sortir d'un mois où Marine Le Pen gagne 6 points, Jordan Bardella en gagne 3. Ils sont quasiment 10 points devant Edouard Philippe et Gabriel Attal. Mais ce mois-ci, on a aussi Éric Ciotti qui gagne 3 points, Sarah Knafo qui gagne 4 points,
Éric Zemmour qui gagne 3 points, parce qu'on est au sortir d'un mois qui a été particulièrement délétère en matière d'inquiétude sur la sécurité et la protection des Français. On a eu les violences post-victoire du PSG en Ligue des champions, où les Français ont très majoritairement le sentiment que le gouvernement n'était pas à la hauteur pour assurer leur sécurité. On a eu l'affaire Liana, qui a été une affaire qui a extrêmement préoccupé et inquiété les Français sur
la pertinence du système de police, mais surtout sur l'institution judiciaire et qui appelle à un big bang, un renversement de la table. Et puis on a eu la canicule aussi, avec peut-être une difficulté, des politiques à rentrer directement sur la prise de conscience du dérèglement climatique qui a tourné au débat sur la climatisation. Et sur tous ces sujets-là, le discours d'autorité, de simplicité avec un plan climatisation, il est du côté des forces politiques
d'extrême droite et finalement ça ne vient que cautionner leur discours. Donc c'est eux qui mobilisent à plein ce mois-ci. Il n'y a même pas de prime dans le baromètre. Les personnalités écologistes, par exemple, ne gagnent pas de points au sortir des règlements climatiques sans précédent qui viennent confirmer leur... Elle en permet, Marine Tondelier. Moins 2. Oui, c'est ça. Elle perd des points. Elle est à moins de 50% de code d'adhésion chez les sympathisants écologistes.
Donc le mouvement, on le voit bien, il suit la demande d'autorité d'une partie de la population et c'est ces candidats-là qui sont crédités. Nicolas, vous suivez particulièrement les affaires judiciaires. C'est l'affaire Liana, c'est le fait que les questions de justice, de moyens de la justice, aient été mises sur le devant de la scène et choquaient les Français, qui fait que selon vous, dans le palmarès, sur les dix premiers, il y a une personnalité de gauche, c'est François Hollande à la 9ème place.
Oui, c'est clair que le fonctionnement de l'appareil judiciaire, au-delà de la problématique du manque de moyens qui, de mon point de vue, n'est pas la question dans l'affaire Liana, sera un des thèmes majeurs de la campagne présidentielle. Je voulais juste dire un petit mot sur M. Bardella. Effectivement, je souscris à ce que vient de dire Nathalie, le plus dur ne fera que commencer s'il devait être le candidat du Rassemblement national. D'abord parce que c'est un homme qui est sous contrôle total,
qui est briefé en permanence, qui se bride, qui ne prend aucun risque, et d'ailleurs, quand il est pris un peu au dépourvu, souvent il gaffe. Et puis, on attend aussi le programme, parce qu'il y a vraiment là deux lignes qui s'affrontent au sein du Rassemblement national. Lui, semble avoir pris un virage assez libéral. Vous avez vu la controverse sur la question des retraites. Et effectivement, ça serait intéressant de revoir dans trois mois pour voir si les sondages
lui sont toujours aussi favorables s'il devait être le candidat. Il y a un chiffre qui résume bien ça. C'est François Fillon. François Fillon, de 2007 à 2012 à Matignon, il ne descend jamais sous 41% de bonnes opinions, avec un score très plat, un gros soutien des sympathisants UMP indéfectibles. Et dès lors qu'il rentre en campagne présidentielle, avec déjà le projet sur les déremboursements, la sécurité sociale, où ils avaient parlé d'une petite grippe,
ou de choses comme ça, ça avait déjà à choper. Bon, après, il y a eu l'affaire Fillon. Mais c'est vrai qu'on rentre, quand on est candidat à l'élection présidentielle, sur quelque chose de fondamentalement différent. On est étudié sous toutes les coutures et les choses sont beaucoup moins faciles d'un coup. Alors, 41%, c'est un score qu'en virait Sébastien Lecornu. Alors, on va regarder la popularité de l'exécutif pour terminer. 32%, Nathalie, pour Sébastien Lecornu. Mais il est à plus
un point. Et je le disais, ce sondage, Erwann, vous l'avez fait en pleine canicule. Ça veut dire quoi ? Que les Français ne lui tiennent pas rigueur que le procès que font les oppositions sur l'impréparation et le manque d'anticipation, ça ne prend pas auprès de l'opinion ? Il y a deux choses. Un, effectivement, je pense que tout le monde a conscience et les Français ont conscience que le réchauffement climatique, ce n'est pas de la faute du gouvernement, mais c'est de la faute
de... comment dire ? Ce n'est pas franco-français ? Oui, ce n'est pas franco-français, mais surtout, l'impréparation de l'État, je vais le dire comme ça, n'est pas la faute de ce gouvernement, mais de tous les gouvernements depuis 30 ans, première chose. Et ensuite, Sébastien Lecornu, là où il s'en sort à peu près, c'est que je pense qu'il a très bien mis en scène tout ce qui est gestion de risque. C'est-à-dire qu'il a multiplié les cellules interministérielles
de crise, il a beaucoup et très bien communiqué sur la mise en place de Orsan 1, Orsan 2, Orsan 3, donc il est apparu comme le chef de crise et à partir du moment où on est dans un moment d'extrême angoisse, parce que cette canicule a été très angoissante, subite, etc., d'avoir quelqu'un qui mettait en scène le fait que l'État était tenu, je pense que c'est quelque chose qui est mis à son crédit. Emmanuel Macron, lui, pour terminer, il prend deux points.
25% d'opinion. Est-ce que là aussi, ça veut dire que l'affaire Liana, la canicule, les Français n'en tiennent pas rigueur au chef de l'État ? Alors, à la différence de Sébastien Lecornu, oui, Emmanuel Macron est quand même en retrait de la scène nationale, il était lui plutôt dans une séquence internationale avec le G7, la réception de Donald Trump à Versailles. Donc, en ça, il gagne plutôt des points, mais à 25%, il n'est jamais que 5 points au-dessus
de son score planché à l'Élysée, donc ça reste quand même très limité, et surtout, il ne retrouve pas de bienveillance, à moins d'un an de son départ de l'Élysée, alors qu'il n'est que sur de l'international. Le sujet, c'est que, à mon avis, dans l'esprit de beaucoup de Français, Emmanuel Macron n'est pas sur le départ, soit parce qu'il va jouer un rôle dans la campagne, soit parce qu'il va vouloir revenir en 2032, et il y a encore cette clarification-là
qui est attendue par les Français pour regagner de la bienveillance, à un moment où ils n'ont plus grand-chose à reprocher aux chefs de l'État. Merci beaucoup, merci Erwann, Nathalie et Nicolas d'avoir été avec nous.
Jordan Bardella