#Direct 🔴 Elisabeth Borne, invité du Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Le grand jury présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous, bienvenue dans ce grand jury. Nous sommes en direct sur RTL et en direct également sur Public Sénat.
Vous pouvez nous regarder. Bonjour Ellisabeth Borne. Bonjour.
Vous êtes député du du Calvados, ancienne première ministre et vous sortez un livre Réveillons-nous aux éditions Robert Lafond. Cette semaine, vous avez quitté la direction de Renaissance en désaccord sur le fond et sur la forme, dites-vous avec Gabriel Atal. C'est un choix, un acte politique que vous faites juste avant l'annonce de candidature à l'élection présidentielle de Gabriel Atal.
Pour 2027, vous préférez pour l'instant amener des idées, rappelez aussi deux grands principes et vous revendiquer un droit davantaire sur le macronisme, nous allons en parler. Bienvenue dans ce grand jury Elizabeth Born. À mes côtés pour vous interroger Steve Jourdin de Public Sénatin et Jim Jarassé du Figaro.
Dans ce grand jury Ellisabeth Born, nous aurons une séquence 2027 bien sûr et une séquence dédiée au Parlement. Vous répondrez aussi à nos questions expresses. Le grand jury, l'actualité de la semaine.
Mais tout d'abord, l'actualité, il s'agit de faire face encore une fois au prix du carburant. Le gouvernement doit annoncer de nouvelles mesures, de nouvelles aides demain. Changer d'échelle, a dit le premier ministre Sébastien Lecornu.
Redoutez-vous, Ellisabeth Borne, une nouvelle spirale d'aide aux énergies carbonées ? Je pense que le gouvernement est très attentif à pas rentrer, comme vous dites, dans une spirale. Mais euh moi, je suis élu d'une circonscription rurale et je peux vous dire que c'est très difficile pour tous les Français qui doivent notamment faire des trajets longs pour se rendre au travail.
Donc je pense que des aides sont importantes pour les citoyens, elles sont aussi importantes pour beaucoup de secteurs économiques finalement qui sont affectés par cette flambée des prix des carburants et puis au-delà par la flambée de certains produits, les engrais, les plastiques. Donc il faut aller plus loin il faut aller plus loin sur les aides. Je pense qu'il faut effectivement protéger notre économie en ayant des aides ciblées.
Évidemment, compte tenu de l'état de nos finances publiques, on va pas rentrer dans un nouveau quoi qu'il en coûte, mais c'est important d'accompagner des secteurs économiques et puis d'accompagner les françaises et les Français qui ont besoin de leur de leur voiture. Les caisses actuellement sont vides. La gauche propose de taxer par exemple Total énergie pour justement renflouer ces caisses ou en tout cas entretenir toutes ces nouvelles aides ciblées.
Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce qu'il faut taxer Total énergie aujourd'hui ? Alors, c'est un débat récurrent des des des bénéfices exceptionnels réalisés ces dernières semaines, ces derniers mois, je c'est un débat récurrent.
Je pense que il serait temps que chacun comprenne que Total fait des bénéfices en dehors de France, que ses activités en France sont à peine à l'équilibre et donc que c'est une voie qui ne fonctionne pas. Et je pense que la solution qui la voix de la taxation pour être la voix de la taxation ne fonctionne pas. Par contre, plafonner, encouragé total à poursuivre euh les le plafonnement de ses prix à la pompe, ça c'est concret pour les Français et c'est une aide réelle.
On sera pas rattrapé par cette histoire de taxation puisqu'on l'évoque au niveau européen d'aller taxer des super profits pour récupérer de l'argent. Oui, enfin je pense que on l'avait fait hein, je vous rappelle au moment de la crise inflationniste, de vouloir taxer ceux qui profitaient effectivement de cette flambée inflationniste pour faire des bénéfices. On a vu que ça n'était pas extrêmement enfin que le rendement n'avait pas été tout à fait à la hauteur des espérances et c'est notamment parce que quand on fait des bénéfices ailleurs, on est déjà taxé dans le pays concerné.
Vous utilisez le mot profiter ? Marine Taudelier parle de profiteur de crise en en parlant de de monsieur Pouyan. Vous reprendriez ce ce mot ?
Je pense que c'est voilà, c'est des postures don dont il faut peut-être sortir pour se préoccuper de proposer des solutions qui fonctionnent. Les solutions qui fonctionnent, c'est notamment par exemple le plafonnement des prix à la pompe. Ensuite, je vous dis sur la fiscalité, il y a des règles international.
Quand on a des profits qui sont déjà taxés dans un pays, bah ils ne peuvent pas être retaxés en France. Justement sur le plafonnement des prix, Patrick Pouillané, donc le patron de Total, dit "Si l'État s'attaque au profit de Total énergie, et bien il cessera de plafonner ses prix." Comment vous interprétez cette position ?
Est-ce que c'est une forme de chantage de sa part ? Je crois pas que ce soit un chantage et puis je je pense enfin, évitons de rentrer dans des débats. À la fin ce qu'on souhaite c'est des réponses pour les Français.
Des réponses pour les Français. Elles ne passent pas par une remise en cause des règles fiscales internationales. Euh sinon c'est ça n'est pas demain matin qu'on répondra aux préoccupations et aux difficultés de nos concitoyens.
Elles peuvent passer en effet par un plafonnement des prix à la pompe et je pense que c'est la bonne méthode. Élisabeth Band, vous parliez de votre circonscription. On n'entend pas de d'expression de ral à la hausse de ces prix.
Comment vous l'expliquez ? Je pense que ça n'est pas forcément extrêmement rassurant parce que on a des gens qui vivent dans la difficulté qui sont un peu désabusés peut-être. Bon, qui mesure aussi que le gouvernement euh ne peut pas grand-chose le la cause étant le blocage du D3 d'Ormous.
Après, il faut qu'on soit très vigilant sur le fait que ça ne se retrouve pas dans les urnes par un vote effectivement protestataire au moment des prochaines élections. C'està-dire que les gens ne râent pas contre le prix du pétrole mais finalement vont les mettre gens vivent des difficultés dans leur vie quotidienne auxquelles il faut qu'on soit attentif parce que ça peut nourrir du désarrois. de la rencœur et parfois de la colère.
Et donc je pense qu'il faut qu'on soit très attentif et à l'écoute des difficultés de nos concitoyens. Alors la la solution enfin l'une des solutions pour se passer du pétrole, c'est l'électrification. Pour faire baisser les prix de l'électricité, Bruno Rotaillot de LR propose de prolonger la vie des centrales nucléaires de 40 à 80 ans et de supprimer ce que l'on appelle les certificats d'économie d'énergie qui financent aujourd'hui les énergies renouvelables.
Est-ce que tout ça c'est des bonnes idées ? Alors, vous savez la les centrales nucléaires, on a décidé de les prolonger aussi longtemps que la sécurité, la sûreté nucléaire est assurée. Donc ça n'est pas une nouveauté.
Non, on ne va pas arrêter des central des centrales nucléaires pour le plaisir. On les arrête si on ne sait plus en assurer la sûreté. Donc ce c'est c'est déjà déjà pris en compte.
Ensuite, les certificats d'économie d'énergie. Il faut que chacun ait en tête que ça finance beaucoup de dispositifs précisément pour accompagner les Français notamment dans les économies d'énergie et donc baisser le poids de l'énergie dans enfin le la façon dont l'énergie pèse sur le pouvoir d'achat des Français. sur la sur la question des énergies renouvelables, le Rassemblement national dit qu'il faut limiter euh voir supprimer euh les aides publiques euh aux énergies renouvelables environ 3 milliards d'euros euh euh par an.
Euh quelle est votre position sur le sujet ? Là aussi, si on peut sortir des postures et revenir dans la réalité, je pense qu'on a tous intérêt à sortir de notre dépendance aux hydrocarbures. Depuis le premier choc pétrolier, ça fait maintenant 50 ans que régulièrement notre économie, le pouvoir d'achat des Français est déstabilisé par des chocs qui viennent de crise géopolitique qui se passent ailleurs.
Donc sortir de notre dépendance aux hydrocarbures, aux énergies fossiles, je pense que c'est une priorité. Ça suppose qu'on puisse électrifier les usages. Donc il faut produire plus d'électricité.
Je pense que chacun a en tête ou peut-être si chacun n'a pas en tête, je le précise, le prochain EPR, le PR2 sera mis en service en 2038. C'est la date annoncée aujourd'hui. On a vu que parfois ces dates pouvaient glisser.
Donc d'ici là, la seule solution si on veut produire plus d'électricité, c'est de produire de l'électricité renouvelable. Mais on entend un nouvel argument sur le le sujet contre les énergies renouvelables, c'est qu'il provoque des prix négatifs de l'électricité à cause de surproduction à des moments donnés. Est-ce que ça c'est un argument recevable contre les énergiaires renouvelables ?
On n pas le choix. On n pas le choix. Vous savez, on moi je défends un mix électrique équilibré entre le nucléaire qui doit pouvoir prendre toute sa part, qui a effectivement l'intérêt d'être une énergie qui est pilotable, mais on ne peut pas se passer des énergies renouvelables.
En effet, ça veut dire que il y a des moments où on produit trop d'énergie, enfin trop d'électricité. Donc ça veut dire qu'il faut avancer sur les le stockage et c'est plutôt se projeter dans des technologies qui permettent de gérer l'ensemble des sources d'électricité qui permettra d'avancer. Ce qui fait flamber les les prix du carburant actuellement Ellisabeth Bon, c'est le blocage du D3 d'Ormouse.
Le porte Charles de Gaulle est en route pour pouvoir opérer dans la zone. Déjà première question, est-ce qu'il faut que le Parlement soit consulté ou pas sur le sujet ? Vous avez compris que ce que la France propose, c'est de permettre la reprise du trafic dans ce D3 dont le blocage pénalise l'économie de tous les pays sur la planète.
Oui, mais des potentiellement sont bombardés. Donc on est dans une posture où on n'est pas engagé dans cette guerre qui n'est pas la nôtre, mais on est prêt à participer à une sécurisation de ce des trit d'Ormous et à permettre la reprise du trafic, le respect des du droit international dans ce domaine. Notre guerre mais quand vous voyez, on parle, on a fait 10 minutes sur sur les prix des carburants et cetera, c'est un peu notre guerre aussi.
Non, je dis ça n'est pas notre guerre au sens où on ne s'engage pas dans cette guerre pour lesquelles pour laquelle aucun pays européen n'a été consulter avant l'initiative prise par les États-Unis et Israël et on ne souhaite pas rentrer dans cette guerre. Évidemment, la France appelle à retrouver la voie de la diplomatie et se préoccupe depuis le départ. Vo que la diplomatie ne fonctionne pas vraiment.
On voit que la loi de la force ne fonctionne pas non plus et que le retour au droit international me semble quelque chose de très important. Mais donc voilà, la France est préoccupée par la reprise du trafic dans le D3 d'Ormous, par la sécurisation donc de ce trafic maritime appelle l'Iran à permettre cette reprise et à s'engager dans des négociations avec les États-Unis. C'est déjà le cas.
Mais si l'Europe demande un droit de passage justement dans ce des trit d'ormous, est-ce que la France doit céder un droit de passage droit de passage des navires dans le D3 d'Ormouse ? Je pense que le trafic doit pouvoir reprendre dans le D3 d'Ormous comme dans tous les D3 au monde en vertu du droit international maritime. Donc on paye pas.
Et si le D3 d'Ormous continue d'être bloqué, on va vers une crise économique d'ampleur. Ça donne une Je enfin je vous je crois qu'on constate tous que plus le blocage dure, plus les conséquences se font sentir sur notre économie, sur la capacité à produire de certains secteurs, sur l'inflation qui a été très contenue en France et qui malheureusement peut repartir. Donc je pense que plus on arrive à mettre un terme rapidement à ce blocage du D3 et mieux ce sera pour tout le monde.
Alors dans l'actualité de cette semaine également il y a l'entirus, il y a six cas confirmés, trois morts, cinq ressortis sans français, vous l'entendez, vont être rapatriés aujourd'hui du naire de de croisière. Vous étiez ministre Ellisabeth Band pendant le Covid. Est-ce que l'antavirus réveille chez vous des craintes ?
Je pense que naturellement ça réveille des craintes chez tout le monde. Le démarrage, voilà, d'un foyer infectieux sur un bateau. Euh ça rappelle tristement ce qui a pu se passer au moment du Covid.
Moi, je crois qu'il faut s'en remettre aux autorités sanitaires pour savoir quelles sont les bonnes mesures à prendre et pour l'instant ce sont quelques cas et naturellement les plus grandes précautions sont seront prises pour l'accueil des Français qui étaient sur ce bateau. Le grand jury 2027 c'est demain. 2027 c'est demain.
Et dans l'actualité politique de la semaine, il y avait cette décision de votre part. Ellisabeth Borne quittait les instances. du parti Renaissance.
C'est une rupture avec Gabriel Atal. Que lui reprochez-vous ? Enfin, moi je l'ai dit, c'est pas un sujet personnel.
Euh vous savez, j'avais une vie avant la politique et je me suis engagé sur un projet, sur des valeurs. Et moi, ce que je constate aujourd'hui, c'est que je ne suis pas en accord avec la méthode et que je ne suis pas en accord avec la ligne. Donc, j'ai décidé de me mettre en retrait et de me consacrer à bâtisse ensemble.
La structure que j'ai créé, la méthode est la ligne du parti ou de Gabriel Atal ? De la direction du parti, donc de Gabriel Atal, donc de son secrétaire général. Mais vous voyez, c'est pas un sujet personnel.
Moi, je m'engage pour des idées. Je fais partie d'une génération dans laquelle on s'engageait pour des idées, moins pour des postes et davantage pour des idées. Est-ce que vous confirmez cette information de RTL ?
Vous n'étiez pas au courant de la convocation du Conseil national mardi prochain, conseil que vous présidiez en théorie. Je vous confirme, je vous confirme que je l'ai découvert comme tout le monde sur table lors de d'un bureau exécutif auquel je ne participais pas. Est-ce que ça a précipité votre départ ?
Non, pas du tout. Vous savez, c'est une décision qui est murement réfléchie. Dans les sujets vraiment qui pour moi sont fondamentaux, il y a par exemple le fait qu'on peut protéger notre pays dans le respect du droit international et la conviction profonde qu'on peut protéger les Français dans le respect de l'état de droit.
Et pour moi pour moi pour moi c'est fondamental. Voilà. Donc du coup c'est quelque chose qui a été mûri.
J'ai pas souhaité effectivement euh donner un signal avant les municipals, mais c'est quelque chose d'important pour moi de m'engager et de mettre mon énergie pour produire des idées, pour créer un espace ouvert, pour rassembler au-delà des parties de la gauche réformiste à la droite modérée parce que j'y crois profondément. On va en parler Ellisabeth B. Mais quel est le bilan de ce conseil national de renaissance que vous présidiez ?
Certains disent que vous n'avez pas fait grand-chose. Oui. Non mais enfin franchement, on va pas rentrer dans des sujets comme ça.
Il se trouve que le Conseil national, il dispose des moyens que le parti veut bien lui donner et il a produit par exemple quand le parti veut bien le convoquer, des contributions. Je crois qu'on en avait plus d'une vingtaine au dernier conseil national. Ensuite, voilà.
Mais franchement, ça n'intéresse pas les Français. Moi ce qui m'intéresse c'est qu'on soit capable de mettre dans le débat des propositions qu'on disent aux français qu'il y a un chemin qui n'est pas celui proposé par les extrêmes et qu'on peut se rassembler pour travailler à des réponses concrètes face au défis du pays et face aux difficultés des Français. Sur la question toujours du du parti Renaissance, est-ce que vous dites que Gabriel Atal dans un sens a verrouillé le parti pour une forme de profit personnel politique ?
Je je je vais pas employer, vous savez, mes adversaires, ce sont les extrêmes. Donc, je vais pas commencer à critiquer les responsable politiques de ma famille politique. Voilà.
Oui. Oui. Mais donc je vous dis simplement que pour moi, il y a pas un débat démocratique.
Pour moi, un parti politique, c'est un collectif qu' vocation à produire des idées, des propositions, mais c'est un collectif. Et je constate que ça n'est pas le cas. n' pas répondu d'anniversaire que vous lui avez envoyé.
Il vous qualifie en privé de madame 493 toutes ces petites phrases. J'imagine que ça joue aussi dans m'intéresse absolument pas mais vraiment absolument pas. Moi je vous dis pour moi la politique c'est des idées des propositions pour répondre aux défis du pays et aux difficultés pour les idées sur le fond Gabriel Atel c'est aussi l'interdiction du voile pour les mineurs ou la suppression de l'excuse de minorité tout ça c'est des idées qui sont trop droites pour vous ?
Non, c'est des idées inefficaces. Vous voyez la suppression de l'excuses de minorité, faut que chacun est en tête que c'est un principe fondamental reconnu. L'atténuation des peines pour les mineurs, c'est un principe fondamental reconnu par les lois de la République.
Donc, c'est pas un petit alinéat de la Constitution qu'il s'agirait de corriger. C'est un principe fondamental. Et moi, je pense qu'en effet, la montée de la violence chez les mineurs, c'est un sujet de préoccupation pour nous tous.
Il se trouve que j'ai été ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche et j'ai pu voir à quel point il peut y avoir de la violence chez nos jeunes. Il faut s'y attaquer. Ce sont des idées démagogiques selon.
Il faut s'y attaquer en agissant très tôt. Vous savez que on sait qu'on a des problèmes de santé mentale chez les jeunes. Bah il faut s'attaquer à ces sujets-là.
Évidemment, il faut réagir très vite dès qu'on voit qu'un jeune est en train de de franchir des lignes jaunes. Pas efficace. Vous dites, vous diriez aussi idée démagogique populiste.
Je pense que ce sont des idées qui sont inefficaces et qui sont des réponse peut-être trop simples à des problèmes compliqués. Une Je vous dis pas que c'est la dernière question sur Gabriel Atal, mais sur la forme, est-ce que vous êtes gêné par la stratégie, on va dire people de Gabriel Atel avec le récit de son enfance notamment, la vie de son couple et cetera ? Non, mais c'est son choix.
C'est son choix. Enfin, franchement, chacun fait les choix qu'il veut. Moi, j'ai choisi d'écrire un livre avec à la fois un diagnostic avec des propositions d'action et une invitation à y travailler ensemble.
Donc chacun fait les choix. C Vous créez un un parti qui s'appelle Bâtissons Ensemble. Quel est son but déjà ?
Est-ce que c'est un vrai parti ? C'està-dire que par exemple il pourrait présenter des candidats ? Non, mais c'est un parti au sens où je l'ai dit, c'est-à-dire un collectif qui travaille sur des idées, mais c'est pas un s tank parce que ce cette structure à vocation a porté ses idées dans le débat politique.
Et donc voilà, et je pense que on a besoin face à des défis considérables. Je pense qu'il faut qu'on se dise tous qu'on a des défis considérables. Voyez la situation géopolitique qu'on évoquait, le la remise en cause de l'ordre international qui prévaut depuis 1945, la multiplication des crises, la des règlements climatiques qui est toujours là, la révolution de l'IA, mais tout ça suppose qu'on prenne le temps de construire ensemble des solutions pour les Français.
Construire ensemble justement, est-ce que le fait de créer un nouveau parti ne participe pas à l'éparpillement d'un d'un bloc central qui est déjà très fragmenté ? is non, c'est une démarche de rassemblement, je dis c'est un espace ouvert dans lequel peuvent venir réfléchir, travailler, faire des propositions, celles et ceux qui sont dans d'autres parties, voire qui n'ont jamais été engagés en politique ou qui n'y sont plus. Donc pour moi, c'est un espace de rassemblement et je pense que c'est important qu'il y ait des idées qu'elles circulent et qu'elles rassemblent.
Quel est l'objectif de ce parti ? C'est soutenir un candidat à la présidentielle ou présenter un candidat à la présidentielle ? Est-ce que pour dire est-ce que pensez je je je l'évoque dans le livre, moi je ne crois pas à l'homme providentiel et je fais des propositions pour que nos institutions retombent sur leurs pieds, si je peux dire, reviennent dans l'esprit de la Constitution de 1958 où on a un président qui est le qui incarne l'unité nationale, qui est le garant de nos institutions. revenir mais madame Borne, vous avez pas répondu à la question.
Donc je vous dis je vous dis que pour moi arrêtons arrêtons d'être tout le temps dans les jeux d'ego et revenons un un peu plus sur le fond sur les propositions et vous savez ma conviction c'est aussi que quoi qu'il arrive on aura besoin d'une majorité dans la future assemblée nationale et qu'il faut aussi se préoccuper de d'avoir un projet un programme qui puisse rassembler une majorité demain à l'Assemblée nationale et ma conviction est que pour ça, il faut rassembler de la gauche réformiste à la droite modérée. Et vous dites, vous ne croyez pas à l'homme providentiel mais le principe même ou à la femme providou à la femme providentielle, je je vous laisse le dire. Euh c'est c'est le principe même de l'élection présidentielle.
Mais vous savez, je pense que c'est direct l'élection d'un homme ou une femme Bien sûr, bien sûr. Mais ensuite, qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on présente au français ? Est-ce qu'on dit au français, est-ce qu'on veut laisser croire que tout seul on pourrait apporter des réponses à toutes les difficultés que rencontre notre pays et nos concitoyens ?
Moi, je note que les quinquenas, ils se terminent souvent et ça intervient tôt en rejet. Certains présidents n'ont pas pu se représenter. Donc je crois qu'on a intérêt à changer la vision qu'on peut avoir du rôle du président de la République et à revenir à nos institutions.
Toujours sur votre parti, vous avez tout à l'heure évoqué le rassemblement de la gauche modérée au modè. Euh au modemme, non, j'ai pas dit ça. J'ai dit à la droite modérée.
À la droite modérée. Je pensais avoir entendu la droite modérée, vous savez, c'est des gens comme Xavier Bertrand, Valérie notamment. Enfin, naturellement, je pense que Édouard Philippe fait partie de notre famille, mais je vous dis Michel Barnier, Valérie PCR et Xavier Bertrand aussi me semble pouvoir être dans ce que j'appelle la droite modérée.
Donc par exemple, est-ce que vous pourriez est-ce que ça pourrait aboutir votre démarche à un soutien à Édouard Philippe pour la la présence ? C'est pas enfin franchement ça n'est pas pour moi le débat d'aujourd'hui et je pense que si on ne se préoccupe pas d'apporter des réponses au défi gigantesque qu'on a devant nous, j'ai évoqué la situation internationale. Je pourrais parler aussi de la des fragilités propres à notre pays avec un modèle social qui s'essouffle qu'on finance depuis des décennies par la dette.
Donc si on se préoccupe pas de travailler sur le fond, je pense que c'est inquiétant pour nos concitoyens. Vous poser la question autrement. Ellisabeth Born, vous quittez la direction de Renaissance pour des divergences sur le fond et sur la forme avec Gabriel Atal.
Est-ce que vous avez des divergences sur le fond et sur la forme avec Édouard Philippe ? Ah ben moi je suis pas dans son parti, vous aurez noté. Ouais mais ça répond pas à ma question.
Non mais franchement je enfin j'apprécie beaucoup Édouard Philippe. J'ai pas et j'attends qu'il présente son programme et voilà, j'ai pas de critique. Vous comprenez qu'aujourd'hui il se montre discret, qu'il a tendance à à temporiser cette ce début de de campagne présidentielle.
Enfin, moi je vais pas commenter la stratégie de chacun. Ce que je trouve c'est que le cette course à la présidentielle a démarré très tôt et je regrette qu'elle démarre sur des aventures personnelles, qu'on soit plus dans des jeux tactiques que dans des propositions de fond. Voilà et c'est le sens de l'initiative que j'ai lancé.
Ça veut dire qu'on vous verra à aucun meeting euh ni de Gabriel Atal, ni d'Édouard Philippe qui par exemple vient d'annoncer qu'il allait faire 1000 réunions d'appartement le le 25 juin. On vous verra pas à tous ces événements-là. Je pense pas m'impliquer dans des aventures, je vous dis personnelles.
Je pense qu'on a besoin de rassembler, travailler sur le fond et le moment venu. Évidemment, moi je ferai tout pour empêcher une victoire des extrêmes à la présidentielle de 2027. Et est-ce que vous vous dites pas euh jusqu'à quand euh Édouard Philippe et Gabriel Atal peuvent-ils être tous les deux candidats ?
Est-ce que c'est une question que vous vous posez ? Je regrette je regrette évidemment euh le fractionnement euh de notre arc politique. On peut parler du centre, on peut parler de la droite, on peut parler de la gauche.
On voit qu'on est dans une multiplication d'aventures individuelles. Moi, je pense qu'on ferait bien de commencer par s'occuper d'abord com comment les départager. Bah écoutez, c'est pas enfin voilà, c'est pas manifestement personne ne veut de primaire.
Je dis simplement que ma conviction là aussi c'est que les divisent les idées, les propositions peuvent rassembler. Par exemple, est-ce que vous dites par exemple de façon très claire en janvier euh 2027, il faudra que le bloc central n'ait qu'un seul candidat. Ah mais je pense que vous voyez ça va de soi.
C'estàdire soit on veut exposer. Non mais bien évidemment qu'il faudra qu'il y ait un seul candidat. Et dans ces cas-là, comment les départager ?
Est-ce que c'est les sondages ? Est-ce que c'est le mieux placé qui doit finalement se maintenir ? Écoutez, manifestement, il y a un comité de liaison qui est supposé régler tout ça et si c'est Gabriel Atal, vous serez derrière lui.
Bien évidemment, attendez, soyons clair. Moi, je soutiendrai tout candidat qui est qui représente notre famille politique, qui rassemble et qui permet déjà d'éviter un deuxième tour entre les extrêmes et qui permet d'éviter une victoire du Rassemblement national. Justement dans votre livre, vous écrivez que l'hypothèse d'un choix impossible entre le RN et LFI au second tour ne peut être écarté.
Choix impossible. Ça veut dire que vous ne feriez pas de choix dans cette hypothèse là. Je pense en effet que moi je suis incapable de voter pour un candidat LFI et évidemment pour un candidat RL.
Je pense que je pense que LFI ne fait que faire monter le Rassemblement national. Voilà. Et je pense que par ailleurs sa conception bah vous savez quand on quand on propose une Nouvelle France où on fait un grand remplacement si on veut achever d'inquiéter les Français, on s'y prend pas autrement.
Le concept de Nouvelle-Fance vous déplaît ? Moi ce qui me déplaît, voyez, c'est la remise en cause de l'universalisme auquel je suis très attaché. C'est-à-dire, on n'est pas vous n'êtes pas jugé en fonction de votre couleur de peau, en fonction de votre religion.
Et cette remise en cause, elle est le faite à la fois de LFI qui prône un communautarisme et du rassemblement national qui plaide pour un repli identitaire. Moi, je suis pour cet universalisme. Euh, le Parti socialiste que que vous connaissez un se déchire lui sur sa stratégie, Boris Vallot vient de quitter la direction du PS avec son courant en dénonçant la volonté d'Olivier Fort de s'accrocher à la primaire.
Il a il a bien fait. Je vais pas commenter les choix de Boris Vallot. Moi, je connais trop mal les enfin voilà l'état des discussions au sein du Parti socialiste et je dois vous dire que ça m'intéresse pas plus que ça sur le que pensez-vous, pardon, juste d'une de la candidature éventuelle de euh monsieur Gluxman.
Est-ce que c'est quelqu'un avec lequel vous pourriez travailler ? Enfin, moi je je vous dis je propose de travailler de la gauche réformiste à la droite modérée. Hm.
Je pense qu'on peut dire que Raphaëlman comme Bernard Casneu comme François Hollande incarne une gauche réformiste qui croit à l'Europe, qui pense qu'il faut produire de la richesse avant de la redistribuer. J'espère qu'elle défende évidemment l'égalité des chances. Je pense que Bernard Casneu a montré que il fait partie d'une gauche qui propose des réformes des pardon des réponses fermes sur les sujets de sécurité, d'immigration.
Voilà donc c'est vous inclançois Hollande également dans ce périmètre. Je pense que François Hollande, vous savez, il a proposé une politique de l'offre à la fin de son quinquena. Je crois que avec ses premiers ministres, son premier ministre et son ministre de l'intérieur de l'époque, il a porté des mesures très fermes, des mesures d'urgence face au terrorisme.
Donc je pense que on peut effectivement avoir une gauche réformiste qui est ferme sur les sujets de sécurité quand il s'agit de protéger les Français. ces sujets-là, la sécurité, les retraites, l'immigration, on va en parler juste après la pause avec vous Ellisabeth Borne. À tout de suite pour la seconde partie de ce grand jury.
Le grand jury RTL Public Sénat, le Figaro M6. Elles sont des milliers à acclamer Adolf Hitler lors de sa première apparition le 30 janvier 1933 en tant que chancelier du Rich. Pour nous à l'époque, les drapeaux à croix gamé rouge, blancs et noir n'étaient qu'un détail.
Les femmes étaient très importantes pour lui. Elles avaient donné naissance aux enfants. Les mères nationales socialistes assurent la descendance arienne et fournissent des soldats pour le fraud.
Elles ont fait vivre ce ce régime, elles ont fait vivre cette idéologie. Elles ont même commis le pire. Devenu gardienne dans les camps de concentration, elles se sont rendues coupables de torture et de meurtre.
Les femmes du 3e raich vendredi prochain à 22h sur publicsena et sur publicsenaat.fr. faire s publice simple du sens à l'actualité et donc dans un monde incertain et complexe.
C'est la parole des experts que nous vous proposons tous les jours sur Public Sénat. Rejoignez-nous, participez à l'émission en posant vos questions à nos invités. On vous attend, c'est sur le Canal 8.
Sens public du lundi au jeudi à 18h et 22h sur publics sénat et sur publicsenna.fr. FR.
La semaine prochaine dans notre émission Au bonheur des livres, deux auteurs qui ont été l'un et l'autre professeur enseignant donc au contact des élèves, des adolescents, notamment dans des quartiers parfois difficiles. D'abord, Fanny Ayandier qui nous propose Sicario bébé, l'histoire très touchante d'un jeune couple qui n'a pas fini ses études, qui n'a pas beaucoup d'argent mais qui va finir par s'en sortir et fonder une famille. Et puis François Bégodo qui lui publie désertion le récit de deux destins étranges de deux frères déscolarisés vaguement délinquants qui vont partir l'un et l'autre au Kurdistan combattre Daesh.
Au bonheur des livres présentés par Claire Chazal vendredi prochain à 23h sur Publics Sénena et sur publicsena.fr. faire.
Les écrans sont partout jusque dans la poche de nos enfants. Aujourd'hui, 57 % des moins de 20 ans ressentent chaque semaine des effets négatifs liés aux écrans, manque de sommeil, stress, tension, faut-il s'en inquiéter ? Contre addiction, cyberharcèlement et pression des réseaux sociaux, une question se pose les écrans sont-ils devenus un danger pour nos adolescents ?
Quelle limite mais aussi quel bénéfice ? Pour en parler dans la santé Sava, je reçois Agè Sverren est sénatrice de Paris et Grégoire Borst, il est professeur en neurosciences cognitives. Et la santé, ça va ?
Samedi prochain à 17h sur Publics Sénena et sur publicsena.fr. faire et la santé ça va avec la mutualité française ?
Bonjour chez vous, je vous retrouve du lundi au jeudi à 7h30 et 1230 et nous vous emmènerons au cœur de l'actualité et de nos régions avec nos invités, nos reportages et la presse régionale pour découvrir et comprendre les enjeux politiques de notre quotidien. Bonjour chez vous. C'est du lundi au jeudi à 7h30 et 12h30.
Les questions au gouvernement, c'est le temps fort de la semaine au Sénat. Tous les mercredis, les sénateurs interpellent les ministres et la rédaction de public sénat se mobilise pour vous faire vivre cet événement analyse, réaction politique et de nombreux invités en débat sur ce plateau. Rendez-vous chaque mercredi sur Public Sénat.
Question gouvernement mercredi à 14h50 sur Publics Sénat et sur publicsenaat.fr. faire.
Pourquoi c'était moi ? Pourquoi c'était moi ? C'est une époque où cette notion même de ce qu'on appelle maintenant du harcèlement scolaire, ce terme n'existait pas. tout ce que j'ai pas vécu, les années de lycée avec le groupe de potes, les amours de jeunesse, personne me les rendra.
Cette peur de se confronter à la nouveauté et de tisser de nouveaux liens, il y aura toujours cette peur là. C'est très compliqué dans le processus de reconstruction. En tout cas, j'ai souvenir d'un Samuel aussi qui avait une une estime de lui-même qui était très abîmé à l'époque.
C'est pas les choses que j'ai l'habitude d'aborder avec les élèves et encore moins avec mes élèves. Donc c'est vrai parler des questions de harcèlement quand soi-même finalement euh on a vécu cette période là. C'est un petit peu compliqué sans le harcèlement.
Oui, clairement, je serai une personne différente. J'ai raté le coche d'apprendre à aimer et d'apprendre à être aimé. Harcèlement scolaire, nos vies d'après.
Samedi prochain à 21h sur Publics Sénat et sur publicsnaat.fr. Suite du grand jury présenté par Olivier Bost.
Ellisabeth Borne, ancienne première ministre et député du Calvado. C'est notre invité. Steve Jourdin de public Sénat et Jim Jarassé du Figaro sont à mes côtés pour vous interroger.
Le grand jury, tout est politique. Ellisabeth B, vous avez mené la dernière réforme des retraites en date qui a été mise en pause d'ailleurs depuis. Un candidat à l'élection présidentielle doit-il assumer une nouvelle réforme des retraites ?
Alors, je pense qu'un candidat à la présidentielle doit se préoccuper de la pérennité de notre modèle social, de la pérennité de notre système de retraite par répartition et donc devra faire des propositions aux Français pour assurer cette pérennité. Ce qui veut dire un nouvel âge de départ, 64, 65, 67 ans. Alors, vous savez que il y a des propositions diverses sur la table.
Moi, je pense que compte tenu du côté épidermique d'une réforme des retraites portée par quelques gouvernement que ce soit, quand on regarde l'histoire de notre pays, je pense que l'objectif d'équilibre, il doit être clair à moyen terme et à long terme et que par contre, si on peut confier les aux partenaires sociaux le choix des modalités pour assurer cet équilibre, ben je pense qu'on pourra vous les dire de façon générale. défausser est-ce que c'est pas une manière de se défausser en disant bah c'est les partenaires sociaux qui vont gérer et puis moi euh en tant que politique je laisse le faire le débat je je me défausse pas je dis que on doit créer plus de richesse. Je note qu'on travaille moins chaque année que la plupart de nos partenaires et qu'on travaille moins longtemps que la plupart de nos partenaires.
Donc il n'y a pas de doute si on veut pouvoir avoir un modèle social généreux, je pense qu'on doit être plus nombreux à travailler et que ceux qui le peuvent doivent travailler plus longtemps. Et vous renvoyez aux partenaires sociaux. Chez les partenaires sociaux, les syndicats ont mis un certain nombre de gens dans la rue.
Vous l'avez vécu et on peut pas dire que le patronat était franchement en soutien du gouvernement. Est-ce que ça peut être un une piste ? Moi, je note que les partenaires sociaux ont été à deux doigts de trouver un accord dans le conclave qui avait été réuni au printemps 2025 sur un sujet qui me paraît important, qui aujourd'hui n'est pas suffisamment pris en compte, je reviendrai pas sur le fait qu'il y avait un article qui le traitait mais qui a été censuré par le Conseil constitutionnel puisqu'il n'emportait pas de dépense à l'époque.
Et je pense que cette question de prendre en compte la situation de ceux qui ont des métiers difficiles est un des enjeux majeurs et que ceux qui ont effectivement des métiers difficiles ne doivent pas travailler aussi longtemps que ceux qui ne l'ont pas. Vous n'avez pas répondu sur la l'âge de départ à la retraite, c'est 64 65 ans comme le proposerait Édouard Philippe par exemple. Vous savez, je pense que c'est là où on a besoin de prendre le temps et c'est pour ça que ça me tient à cœur qu'on attende pas les dernières semaines de la campagne présidentielle pour évoquer ces sujets, c'est qu'il y a aussi des choix à faire dans la façon dont on répartit l'effort entre les actifs, travailler plus longtemps, un peu plus longtemps pour ceux qui le peuvent et les retraités ça renvoie par exemple à la question de l'indexation de nos pensions ans.
Ce serait acceptable pour les Français. Enfin, vous avez vu ce que 64 ans a donné. Donc voilà, mais je pense que tout ça doit se doit se se regarder dans un une vision d'ensemble sur le financement de notre modèle social qui ne peut pas continuer à être financé comme il est depuis des décennies par la dette.
Et dans ce modèle social, il y a à la fois qu'est-ce qu'on pense raisonnable comme croissance des dépenses de santé. Vous savez qu'aujourd'hui, je crois qu'elle augmente deux fois plus vite que notre la création de richesse au niveau national. Il y a la question des retraites et tous ces sujets, on doit pouvoir en débattre avec les Français.
On va en parler, on va parler de la SQ, mais parmi les idées qui circulent sur les retraites, il y a l'idée de supprimer euh l'âge de départ. Ça vous en pensez quoi ? Ce que je pense, c'est que vous savez, on peut parler de façon très détendue d'un système de retraite euh qui pu peut être par exemple ce qu'on avait porté et qui est une possibilité d'un système par point euh qui à mon sens peut pas être universel parce qu'on sait que les fonctionnaires, les salariés et les indépendants n'ont pas les mêmes systèmes de rémunération mais peut-être trois systèmes par point.
Et en fait, on peut en parler de façon très détendue jusqu'au moment où on dit "Mais comment assure-ton l'équilibre ?" H et à ce moment-là, c'est là en général où la crispation commence. Alors moi, j'entends qu'il faut peut-être de la liberté sur l'âge de départ, mais on a besoin d'équilibrer le système.
Il y a deux façons de le faire. La durée de cotisation et l'âge de départ. Si on supprime tout âge de départ, alors on doit allonger la durée de cotisation et ça pénalise tous ceux et surtout toutes celles qui ont eu des carrières hachées.
Donc toutes les femmes qui ont eu des carrières hachées et qui déjà aujourd'hui doivent souvent travailler jusqu'à 67 ans pour avoir le nombre de trimestres nécessaires. Il faut s'interroger sur les niveaux de pension. Ça va faire partie des je en tout cas sur l'indexation des pensions sur l'abattement de 10 %.
On a essayé d'en débattre dans le l'examen du budget pour 2026. Euh donc voilà, je pense que c'est des questions qui méritent d'être mises sur la table. Comment on réparti l'effort entre les actifs et les retraités ? et faire de la question des retraites un des thèmes de la campagne présidentielle de 2027, est-ce que c'est pas donner du carburant au populistes puisque celui qui promet 62 ans, je pense qu'on peut avoir quelque part mieux 10 ans Oui, mais je pense que c'est pour ça que je pense important que ce soit pas un débat précipité dans lequel personne ne mesure les conséquences de proposition populistes qui pourraient être mise sur la table.
Et au-delà de la question de l'équilibre de notre système de retraite, il y a finalement une question fondamentale qui est quelle part de la richesse de notre pays on veut consacrer au financement de notre modèle social. Est-ce qu'on est prêt à y consacrer une part qui augmente sans cesse, sans parler de la dette qu'on laisse aux générations futures ou est-ce qu'on veut garder des marges de manœuvre pour investir, pour préparer l'avenir, pour investir dans la recherche, dans l'innovation, dans l'éducation, dans la formation, dans la transition écologique. Je pense que le débat il est là.
Oui. Mais pour répondre à votre question, Ellisabeth Band, vous faites des économies où ? Je je pense que ça passe par travailler davantage.
Ça peut être quand je dis travailler davantage, continuer à agir pour que euh les jeunes rentrent plutôt dans la vie professionnelle et que ce soit pas un parcours du Il y a pas dans votre idée euh l'idée de faire baisser les dépenses sociales. Vous savez, les dépenses sociales, elles augmenteront de toute façon sur la santé. Je pense qu'avec le vieillissement de la population, il y a aucun doute.
Je pense que le débat qu'on doit avoir au niveau national, c'est de savoir comment on contient l'augmentation de nos dépenses de santé, comment on garde des marges de manœuvre pour pouvoir financer l'avenir et penser à notre jeunesse. Vous écrivez "La pérénité de notre modèle social est menacé et il absorbe désormais l'essentiel de nos dépenses. Vous estimez qu'il faut cesser de faire peser l'essentiel du financement de la protection sociale sur les salaires.
Ça veut dire que vous êtes donc favorable à la TVA sociale. Ça veut dire que mais je pense qu'il y a un large accord sur le fait que c'est très atypique dans notre pays de faire financer la une part très importante de la protection sociale par des cotisations sociales et donc de les faire financer par les actifs. Je crois qu'on est le seul pays au monde qui par exemple finance sa politique familiale par des cotisations sur les salaires.
Donc en effet, jusque là tout le monde est d'accord et ensuite là où ça devient plus compliqué c'est si ce ne sont pas des cotisations, qu'est-ce que c'est ? Ça peut être de la CSG qui n'est pas assise nécessairement sur les les salaires. Ça peut être en effet de la TVA.
Je pense que ce débat mérite d'être mené. Évidemment pas sur les taux réduits de TVA. La TVA, elle va toucher tout le monde.
C'est-à-dire que là vous ne faites pas de différence entre les foyers les plus modestes et les plus aisés. Alors, c'est le reproche qui est enfin systématiquement fait effectivement quand on vient sur ce champ-là, je pense que on peut aussi réfléchir à préserver les taux réduits de TVA et par exemple regarder le taux le taux à 20 %. Aujourd'hui, l'arrivée de nouveaux médicaments ou de nouveaux traitements innovants en France est ralenti, sont ralentis pour limiter le déficit de la CQ.
Comment on peut endiguer la dérive des dépenses de la sécurité sociale ? Vous avez raison de souligner qu'en effet, on retarde l'arrivée de de molécules efficace et néanmoins, on dépense 80 milliards d'euros de plus qu'en 2017 dans la santé. Donc je pense qu'on a un énorme enjeu d'efficacité de notre dépense et que c'est à ça qu'il faut s'attaquer.
On sait qu'on a notamment des fraudes et on vient de voter un projet de loi sur le sujet. Mais donc l'efficacité de la dépense, c'est quelque chose de fondamental parce que je vous dis quand vous avez 80 milliards d'euros de dépenses supplémentaires et qu'on a des Français qui continuent à avoir du mal à accéder à un médecin à forcerie, un spécialiste quand on est dans un territoire rural, on se dit que on doit pouvoir être plus efficace. Votre réponse principale c'est la fraude.
Non, je pense que c'est aussi des choix qui sont faits enfin par exemple dans la dérive aujourd'hui le reste à charge pour les Français a baissé. H euh il est moins élevé que en 2019 parce qu'on a les affections de longue durée qui augmentent très vite. Je pense qu'on a aussi voulu ouvrir ce débat dans le dernier budget.
Donc on a à regarder aussi ces enjeux de reste à charge. Voyez, moi à titre personnel, ça ne me choquerait pas d'avoir un reste à charge plus important euh sur mes médicaments. Donc c'est des débats aussi qu'il faut qu'on ait.
Euh dans votre livre, vous insistez sur l'importance de parler à la jeunesse. Vous trouvez aussi que nous sommes dans une gérontocratie pour reprendre l'expression du gouverneur de la Banque de France, François Villeroi de Galot. Je sais pas si je reprends son terme.
Ce qui est clair, c'est qu'aujourd'hui, on ne demande pas de participer à l'effort collectif. On n pas demandé au retraités de participer à à l'effort collectif. Et à contrario, on est en train de réduire les financements par exemple pour l'insertion professionnelle des jeunes et on ne prépare pas l'avenir et sans doute on devrait mettre plus d'argent pour soutenir la recherche et l'innovation.
C'est ça qui nous permettra demain d'avoir une économie plus compétitive, de créer des emplois de qualité et je pense que c'est indispensable. Dites- qu'on a pas demandé au retraités de participer à l'effort collectif. Pourquoi selon vous ?
Bah, vous voyez, on s'est retrouvé dans un hémicycle avec 11 groupes parlementaires dans lequel personne n'avait envie d'assumer la non indexation, même des pensions les plus élevées. Risque politique, c'est ce que vous dit. Je le ça se paye dans les demander au retraités de participer.
Ça se et bien je ne le pense pas, voyez. Je pense que peut-être les représentants de nos concitoyens sont moins lucides ou en tout cas peut-être plus frileux que nos concitoyens. Moi, je suis convaincu que les retraités qui ont des pensions les pensions les plus élevées étaient prêts à entendre qu'on pouvait pas indexer.
Il a eu l'expérience de l'augmentation de la CSG au début du premier quinquena d'Emmanuel Macron. ça a pas été un donc tout ça montre que c'est important de pouvoir avoir des débats avec nos concitoyens sur les enjeux, les choix qui sont devant nous et leurs conséquences. Si on continue à consacrer une part toujours plus importante de la richesse que crée notre pays à financer notre modèle social et notamment nos retraites, on n'a pas la capacité pour financer, pour préparer l'avenir.
Voilà. sur la sur le dossier de l'immigration. Vous proposez de créer un ministère l'immigration et l'intégration.
Ça ça nous rappelle quelque chose. Est-ce que ce n'est pas dit de l'identité nationale. Oui, mais est-ce que c'est pour répondre aux deux tiers de de français selon les sondages qui considèrent qu'il y a trop d'immigrés aujourd'hui en France ?
Alors moi, je cite ce chiffre dans mon livre parce que je pense que ça veut dire que c'est un sujet de préoccupation pour les Français et qu'on peut pas laisser euh le sujet aux extrêmes et qu'il faut avoir des réponses. Moi, je dis il faut un cap clair euh qui est euh de dire que on doit choisir qui on accueille et à quelles conditions, qu'on doit être plus efficace pour éloigner ceux qui n'ont pas à être présents sur notre sol et que par ailleurs, on doit se préoccuper d'intégration. Et je pense que notre pays est défaillant sur ça.
Il n'a pas de politique d'intégration de de de créer un ministère pour cela. Je pense que il faut que ce soit une politique pilotée notamment sur l'immigration de travail. Vous savez, moi je regarde autour de nous, on a des pays où les branches professionnelles discutent des besoins en main d'œuvre, peuvent ensuite aller dans les pays d'origine pour former les futurs salariés à leur métier de demain, pour leur apprendre la langue, pour leur apprendre les règles que que l'on doit respecter dans le pays d'accueil.
Ça c'est sur l'aspect effectivement euh immigration de travail, comment on l'organise et par ailleurs sur l' sur l'intégration sur l'intégration. Je suis désolé mais vous savez quand j'étais ministre du travail, moi il m'est arrivé de d'aller dans des séances de pôle emploi pour des personnes très éloigné de l'emploi et découvrir avec stupéfaction que vous aviez une pharmacienne libanaise qui était dans cette dans ces séquences d'intégration pour des gens très éloignés de l'emploi. On lui avait pas appris la langue, on savait pas reconnaître son diplôme.
Je pourrais vous parler des ingénieurs aussi. Vous dites il faut durcir encore notre politique migratoire. Je suis en train de dire qu'il faut avoir une politique migratoire qui est pilotée dans laquelle on a une immigration de travail que l'on détermine, que l'on prépare, que l'on organise et dans laquelle on a aussi une vraie politique d'intégration, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
Une politique d'intégration qui doit aussi naturellement se mener avec les collectivités locales. Il y a des quelques collectivités qui s'engagent sur des contrats d'accueil et d'intégration, mais je pense que ce sujet de l'intégration est fondamental. peut vous répondre madame, c'est que vous étiez au pouvoir, vous étiez aux affaires et que ça n'a pas été fait quand vous quand vous étiez à Matignon par exemple.
Je pense qu'on a avancé dans cette logique, dans une loi qui a été difficile euh sur l'immigration, qui partait de l'idée qu'il fallait être plus efficace et plus stricte sur euh la suppression de titre de séjour pour ceux qui ne respectent pas nos règles et qu'il fallait par contre euh pouvoir régulariser des personnes qui étaient dans notre pays depuis longtemps qui étaient bien intégrées, qui respectaient nos lois et qui travaillaient. Isabeth Band, vous avez été ministre de la transition écologique. Les aides des feu contre les voitures polluantes dans les centres-villes, le ZAN pour arrêter de bétonner les campagnes, la réautorisation des passoirs thermiques.
Autant d'échecs des gouvernements Macron. Pourquoi l'écologie est autant rejetée ? Alors, vous savez, je pense que les trois mesures que vous citez, il est intéressant de se souvenir qu'elles sont issues de la convention citoyenne pour le climat.
Oui, sous le ça nous amène à réfléchir au bon usage des conventions citoyennes. Mais je pense que vous pouvez pas pardon. Est-ce que vous pouvez préciser ?
Ben ce que je veux dire, voyez, c'est que je pense que les conventions citoyennes, moi j'en ai suivi une qui a je pense bien marché sur la fin de vie, mais que la question qui a été posé aux citoyens était beaucoup trop large. Comment baisser de 40 % nos émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2030 et puis l'engagement de reprendre sans filtre les propositions. Bah, je pense que cette convention citoyenne a produit trois sujets qui sont manifestement des des sujets de crispation.
Donc voilà, ça ça nous appelle du temps pour les Français. Je pense que j'ai pas de doute sur le fait que on doit absolument se préoccuper de la qualité de l'air dans les métropoles. C'est ce que font les ADFU qui ont été assouplis, aménagé.
Je pense que certains choisissent de continuer à en faire un sujet politique plutôt que de dire les collectivités doivent pouvoir choisir. Sur le zéro artificialisation nette, je pense que les mesures de départ étaient sans doute trop restrictives. Moi, je vois des collectivités qui s'en sont emparées et aujourd'hui vouloir remettre en cause ce zéro artificialisation nette telle qu'il existe, je pense que là aussi c'est une position populiste et voilà et purement politique qui correspond pas à ce que demandent les collectivités.
Elisabeth Born, vous revendiquez alors comme Lionel Jospin avec François Mitteran à une autre époque un droit d'inventaire sur les deux quinquenas d'Emmanuel Macron. Euh quelles ont été les erreurs du macronisme ? Est-ce que c'est d'abord de laisser une dette colossale ?
Évidemment que la le sujet de la situation de nos finances publiques est un sujet de préoccupation sur lequel on doit comprendre ce qui s'est passé. Et je pense qu'on peut aussi se rappeler qu'on a fait face à des crises que finalement notre déficit a augmenté à peu près comme nos voisins, mais qu'on a un trou de recette qui apparaît fin 23 qu'on narrive pas à corriger en 2024. Vous mettez dans le droit d'inventaire.
Qu'est-ce que vous mettez d'autre dans ce droit d'inventaire du du macronisme ? La façon de gouverner. Mais vous savez, honnêtement, je suis pas là uniquement pour critiquer.
Oui, il y a une pratique du pouvoir, il y a un positionnement vis-à-vis des corps intermédiaires. Vous dites un sentiment de mépris euh qui alimente la défiance et donc le le vote populiste, c'est c'est dans votre livre. Est-ce que Emmanuel Macron a une responsabilité selon vous dans ce je je dis je dis que dans un pays dans lequel beaucoup de gens se sentent peu considérés, il faut être très attentif au mots qu'on emploie.
Mais voilà, donc je pense ça c'est pour Emmanuel Macron. Je pense que c'est enfin je pense qu'on on doit faire autrement sur l'exercice du pouvoir. Vous comprenez aussi euh vous avez une responsabilité vous aussi dans l'exercice du pouvoir.
On a beaucoup parlé de l'utilisation de l'article 493. Vous vous endossez aussi euh un peu la responsabilité de des échecs. Le 493, vous savez, moi je l'ai utilisé.
Je pense qu'on a vu sur les enfin sauf sur les retraites et c'était vraiment je pense quelque chose de difficile mais on pourra voilà un peu détailler ce qui s'est passé sur cette réforme des retraites qui devait être soutenue par les Républicains et je pense que c'était essentiel de faire une réforme des retraites. Les autres 493 c'est pour faire passer des budgets. Je note qu'aucun de mes successeurs n'a réussi à faire passer un budget sans recourir au 493.
Mais je pense qu'il faut donc on a des enjeux sur les la pratique du pouvoir sur la l'association des partenaires sociaux sur la relation avec les collectivités locales. Mais ce droit d'inventaire c'est aussi pour comprendre ce qui n'a pas marché. Vous voyez par exemple quand je dis qu'on a consacré 80 milliards d'euros de plus à la santé et qu'on n pas réglé les problèmes d'accès à un médecin ou à un spécialiste, je pourrais aussi dire qu'on a créé d'ors et déjà plus de 15000 postes de policiers et gendarmes supplémentaires et on n' pas réussi à endiguer le narcotrafic.
Donc, il y a une loi qui a été récemment votée qui donne de nouveaux outils, mais ça veut dire qu'il s'agit pas simplement de mettre des moyens supplémentaires, qu'on a un vrai enjeu sur l'efficacité de notre action et que l'exercice du pouvoir permet d'identifier les blocages, permet aussi d'identifier les leviers. Donc ça ça me semble important. Et peut-être un point qui me semble fondamental, c'est aussi la constance et la continuité dans l'action.
Donc c'est pour ça on ne peut obtenir aucun résultat sans constance et sans continuité dans l'action. C'est vrai que la situation actuelle fait qu'on est amené à revenir sur des politiques qui ont été lancées et je dis moi je pense que c'est essentiel de montrer que les démocraties peuvent être efficaces mais pour avoir de la continuité dans l'action il faut aussi trouver des compromis comme nos voisins peuvent le faire. Et c'est pour ça que je propose notamment d'avoir une dose de proportionnel qui facilite la recherche de compromis.
C'est pas contradictoire avec le fait de prôner un Septenaat unique pour le président de la République à propos de continuité. Non, je pense que je parlais de l'action du gouvernement et continuer à penser. Donc moi, je suis pour un Septenaat unique et je suis pour que le premier ministre préside le conseil des ministres, ce qui revient à l'esprit de nos institutions.
Ce qui est fondamental parce que le premier ministre, il est responsable devant le parlement, donc c'est aussi une question d'équilibre des pouvoirs. Mais ça veut dire qu'il faut savoir vous avez vous avez mal vécu les conseils des ministres pour que le vous le président que ça ça alors ça crée de la confusion sur le rôle des deux têtes de l'exécutif. Ça conduit les Français à rechercher ce fameux homme providentiel auquel finalement on finit par tout reprocher.
Et donc je pense que ça ça vaut la peine de remettre de l'ordre dans le fonctionnement de nos institutions. Mais voilà, je je pense que cette continuité dans l'action, elle suppose aussi de développer une culture du compromis. Et vous n'avez pas rappelé, mais voyez quand moi j'étais en majorité relative, on a voté plus de 60 textes en trouvant des compromis le plus souvent avec la droite mais aussi parfois avec la gauche.
Et je pense que si on veut répondre au défis de notre pays, il faut trouver des compromis sur des sujets essentiels par exemple comme le logement, la santé, l'éducation qui sont des défis très importants pour notre pays. Le grand jury, question express. On arrive à la fin de ce grand jury.
Des questions express donc c'est des réponses par oui ou par non, pour ou contre. Tout d'abord, faut-il faire une fan zone à Paris pour la finale de la Ligue des Champions PSG Arsenal pour éviter de nouveaux débordements ? Je pense que ça peut être une bonne idée.
Oui, pour bien l'organiser. Emmanuel Moulin, l'ancien secrétaire général de l'Élysée, à la Banque de France, bonne ou mauvaise idée, il sera auditionné au Parlement le 20 mai. Joker.
Ah non, vous avez pas oui ou non ? Ça veut dire non. Non, je pense qu'il a il a les compétences.
Je pense qu'il a les compétences. C'est tout. Est-ce que vous êtes plutôt du côté de Master Poulet ou plutôt du côté de Karim Banbran, le maire de de Saint-toin qui veut interdire cette cette mode du poulet frit pas cher ?
Euh je sais pas si c'est tout à fait des débats à la hauteur de ce sujet. C'est la c'est la c'est une question sanitaire d'alimentation pour je pense que on a aussi à apprendre à éduquer à l'alimentation plutôt que de mettre des interdictions. C'est la grande nostalgie du moment notamment au cinéma.
Est-ce que vous avez vous une nostalgie des années 80 ou pas du tout ? Je pense que c'est important de relire les années 80 pour se dire que non, ça n'allait pas forcément mieux à cette époque-là. Et moi, je suis toujours assez surprise quand on nous vend un passé idéalisé qui n'a jamais existé.
Vous savez quand euh euh moi je discutais avec des élus de ma circonscription quand vous habitiez à la campagne que vous aviez les toilettes au fond du jardin qui faisait 14°gr l'hiver. Voilà. Donc je pense qu'il faut se tourner vers l'avenir et préparer le meilleur avenir possible pour notre pays et pour les Français pour nos jeunes.
Merci beaucoup Ellisabeth Borne pour ce grand jury. Bon dimanche à tous. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau grand jury.
Le grand jury RTL Public Sénat le Figaro M6. Voir ou revoir votre programme sur publicsena.fr.
Tout de suite sur Public Senat. Pourquoi c'était moi ? Pourquoi c'était moi ?
C'est une époque où cette notion même de ce qu'on appelle maintenant du harcèlement scolaire, ce terme n'existait pas. Tout ce que j'ai pas vécu, les années de lycée avec le groupe de potes, les amours de jeunesse, personne ne les rendra. Cette peur de se confronter à la nouveauté et de tisser de nouveaux liens, il y aura toujours cette peur là.
C'est très compliqué dans le processus de reconstruction. En tout cas, j'ai souvenir d'un Samuel aussi qui avait une une estime de lui-même qui était très abîmé à l'époque. C'est pas les choses que j'ai l'habitude d'aborder avec les élèves et encore moins avec mes élèves.
C'est vra.
Élisabeth Borne