Le Grand Dossier du dimanche 10 mai 2026
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
donne pas envie de monter. C'est de la boîte [musique] 16h45 sur LCI. Merci d'être avec nous.
C'est l'heure de votre grand dossier qui s'intéresse ce soir [musique] à la logique de la guerre de l'Iran qui ne semble pas ce soir vouloir céder à Donald Trump. Certes, [musique] Taneran a transmis ses conditions pour la paix à Donald Trump, mais pour le moment aucune information concrète n'a été donnée. Mais dans le même temps, nouvelles attaques de drone aujourd'hui dans le golf aux Émirats Arabes Unis et au Kawait.
Ce matin, c'est un vraquier appartenant [musique] à une entreprise américaine peut-être qui a été touchée par des débris. Que chercherait Monteran ? Est-ce le retour de la guerre ?
On se posera la question. Israël également se tient prêt. En tout cas, nouvelle frappe hier au Liban.
Vous verrez également les images incroyables de cette base militaire que l'État [musique] hébreu aurait installé en plein désert d'Irak dans le plus grand secret. Mais d'abord, [musique] écoutons le porte-parole de l'armée iranienne qui prévient. Même avec des négociations en cas d'attaque américaine, [musique] Taner est prêt à répondre avec force.
Si l'ennemi commet une nouvelle erreur [musique] de calcul et lance une agression contre notre pays, il sera certainement confronté à d'autres options surprenantes. Ces options, [musique] outre la détermination de mes collègues et camarades des forces armées, comprendront des équipements plus avancés et nouveaux, de nouvelles méthodes de guerre et peut-être plus important encore de nouveaux théâtres de conflit. En d'autres termes, la guerre s'étendra des domaines que l'ennemi n'a ni anticipé ni pris en compte dans ses plans.
Nous pouvons surprendre l'ennemi à cet écart. Et je présente [musique] mes invités pour ce grand dossier aujourd'hui. Hélène Bonet, reporter du service international LCI.
Bonsoir Hélène. Marc est également avec nous. Bonsoir.
Journaliste spécialisé questions internationale. Vous êtes collaborateur au monde à challenge, auteur de ce livre. sans questions [musique] sur la géopolitique aux éditions Talandier.
Emmanuel Verron est également avec nous. Bonsoir. Docteur en géographie, spécialiste des relations internationales et puis le vice-amiral Michel Olagaret, amiral, même ancien commandant de l'école navale, ancien directeur des centres de hautes études militaires.
Merci d'être avec nous amiral. On a beaucoup de questions à vous poser aujourd'hui parce qu'il s'est passé beaucoup de choses notamment [musique] dans le desormouse. Mais d'abord donc je vous le disais Théran qui a transmis donc sa réponse à Donald Trump aujourd'hui en vue de ses conditions de paix.
En tout cas le cadre de de négociation l'attendait depuis plusieurs jours. On prendra la direction de Washington pour retrouver notre correspondant Justin Jkowski sur peut-être la première réaction américaine. Mais d'abord que sait-on de cette réponse ?
Peu de choses pour le moment. C'est SV Gazi notre correspondant RFI France 24 à Tran qui nous livre les quelques informations que l'on a sur cette réponse iranienne. Euh bien sûr on n'a pas les détails exacts de la réponse de l'Iran qui a été transmis euh transmise au Pakistan.
Mais selon l'agence Irna, l'agence officielle Irna et l'agence ISNA donc qui est proche du gouvernement. Donc ce plan, cette réponse est concentré sur deux choses. Donc la fin de la guerre, la fin des hostilités dans toute la région c'estàd y compris au Liban contre le Hbola et les populations chites du sud de Liban et ensuite sur la sécurité du trafic maritime dans le détroit d'Ormous et dans dans le Golf Persique.
Mais pour l'instant, on n' pas d'autres détails. On sait que la position de l'Iran sur la fin des hostilités est clair. Il faut que tous les la guerre et lesités soient cessent dans toute la région, y compris contre le l'bola par Israël.
Et en ce qui concerne le D3 d'Ormous, euh l'Iran gardera le contrôle de ce D3 euh de du golfe Persic et donc euh puisqu'il y a une une loi qui est en préparation euh au Parlement iranien qui impose donc de nouvelles règles sur sur le trafic maritime de dans cette région et l'Iran donnera des assurances sur le trafic maritime avec bien sûr la perception de taxe de de la part de Teran pour chaque navire et pour bien montrer la volonté de de l'Iran, il y a un un pétrolier donc du Qatar euh donc qui a pu traverser le D3 de Romose accompagné par les bateaux rapides iraniens dans ce D3. Mais dans le même temps, un navire marchand américain a été donc la cible d'une attaque près des côtes du Qatar. Euh donc c'est une manière de montrer par ter que c'est l'Iran c'est l'Iran qui contrôle euh donc à la fois le golf persigue mais aussi le trmouse et la mer de Gazi donc correspondant à RFI France 24 à terang je vous voyez réagir Marx première la question que j'ai envie de vous poser euh les très peu d'éléments ont filtré pour le moment mais bon mais surtout il y a dans ce que on sait pour le moment il y a rien de nouveau depuis le début les Iraniens il faut un arrêt global des hostilités y compris au Liban et deuxème point le dét TR d'ormous et ben c'est à nous on on prendra un un droit de passage et là-dessus il y a une loi fixant une nouvelle modalité du trafic qui va être voté.
Donc pour ça, il y a absolument rien de nouveau. La question est les autres points parce que si on fait l'histoire de cette navette diplomatique, on commence par 10 points posés par l'Iran, totalement inacceptable à la limite de la provocation par les États-Unis. On parle de levée immédiate des sanctions de dommage de guerre payé par les Américains.
Enfin bon, totalement irrecevable. Ensuite, il y a une nouvelle mouture en 14 points. Alors, je sais pas s'il y a de l'ironie par rapport au célèbre 14 points de Woodro Wilson euh du dictat imposé à l'Allemagne après la guerre en 1918 qui étaient les 14 points.
Donc dans ces 14 points, alors apparemment des petits des choses ont bougé. C'était toujours inacceptable par les Américains, mais c'était moins provocation pour on a jamais su en détail. finalement pour aller jus sur l'enrichissement de l'uranium pour le nucléaire et beaucoup de choses restent fous avec toujours ce principe nucléaire arrêt du nucléaire ou mise sous contrôle du nucléaire en échange d'une levée des sanctions.
Donc maintenant dans les autres points, on ne sait pas ce qu'il y a. Ce qui est évident et je terminerai là-dessus, c'est que le pouvoir iranien, y compris le président PESAN dit, "C'est pas parce qu'on négocie, qu'on capitule, c'est évident que mettre en avant ces points-là, c'est entre guillemets rassurer leur opinion publique. C'est toujours bon le torse, on est prêt à la guerre, on ne cède pas et cetera." Ce qui n'empêche pas que effectivement des négociations beaucoup plus concrètes, beaucoup plus précises ont commencé sur les autres points.
Et probablement, on peut imaginer que un véritable moment de bascule sera la visite de Donald Trump en Chine. Les Chinois ont reçu le ministre d'affaires étrangères à Basaraki il y a il y a quelques jours et pour la première fois les Chinois ont fait un communiqué assez étonnant dans sous la plume du ministère des affaires étrangères chinois disant que la Chine peut jouer un rôle dans la enfin je cite globalement que la Chine peut jouer un rôle dans la solution de la crise ce qui compte tenu de la prudence chinoise est exceptionnelle dit comme ça effectivement vous êtes d'accord avec Marx et moi mais le verront on a quand même le sentiment que la pierre angulaire aujourd'hui des divergences en tous les gars possible accord et aujourd'hui d'un désaccord D'accord, ça reste le nucléaire iranien et visiblement d'après les quelques informations qu'on a pour le moment, il n'est pas fait mention à d'éléments. Il y a il y a d'un côté le programme nucléaire, ça c'est une constante et qui est structurante.
Et puis il y a de l'autre côté le programme de missile euh programme missile balistique qui est l'autre composante assez discrète dont on parle pas mais que le les milieux stratégiques et de défense aux États-Unis et en dehors des États-Unis, en Israël et cetera regardent et et suivent également. Mais comme le l'évoquait Marc Simo à l'instant, en fait, il y a il y a il y a vraiment une logique qui est propre à Ormous sur la rivalité israélo-américaine et iranienne, sur ces fameux tirs prise en compte de navire, tel navire et cetera. Mais si on dézoome la focale, euh la logique de la guerre euh au Moyen-Orient, là sur la zone hormous, sur le golfe persique, euh s'est élargi à un troisème grand acteur ou un autre acteur qui est effectivement la Chine euh qui a su ter bénéfic diplomatiquement si je puis dire de la situation, bien que très impacté économiquement et très impacté, j'allais dire politiquement et géopolitiquement dans la perspective de la rencontre de Trump qui est à ce stade encore maintenu Et donc en finalisation de préparation les 14 et 15 mai, c'est-à-dire dans à peu près 4 à 5 jours maintenant.
C'est jeudi, je crois. Et et fondamentalement, finalement les Iraniens peuvent dire ce qu'ils veulent, le régime iranien peut dire ce qu'il veut et cetera. On est un petit peu suspendu aux lèvres de ce que sera dit euh Trump la semaine prochaine à Pékin à l'occasion de la rencontre bilatérale américaine et chinoise.
Alors hasard peut-être de la la temporalité. Il ne faut pas y voir une réponse à la réponse, en tout cas une réponse américaine, mais Donald Trump, elle s'exprime aujourd'hui à la télévision américaine. C'est lors d'un un show bien connu le dimanche aux États-Unis. et il s'exprime sur la la guerre en Iran et il il en remet une couche d'une certaine manière sur la question de l'uranium enrichi.
Et voilà ce que dit le président américain. Nous aurons l'uranium quoi qu'il arrive, nous le surveillons. Hélène Bonet, vous avez suivi un petit peu avec nous ces ces déclarations.
Il explique même dans cette émission que les Américains auraient des vues très claires, en tout cas sauraient exactement où sont ces 400 kg d'uranium qui sont cachés depuis des semaines. Mais visiblement les Américains sauraient. Est-ce qu'il faut y croire ?
C'est peut-être pas une réponse directe à l'Iran, mais en tout cas la temporalité interroge quand même. Oui. Alors, il il répond à cette interview hier très précisément.
Donc effectivement, il y avait pas de réponse qui était donnée à ce moment-là mais effectivement, il a été interrogé. Il répond sur cette question l'uranium en expliquant que il a créé alors cit en 2019, alors il rentre pas dans ce détail là, mais l'US Space Force et que cette entité selon lui est chargé de surveiller euh où est cet uranium. et euh et il il dit que ils sont une idée très précise de la zone, que si n'importe qui entre, ne serait-ce qu'un badge, ils sauront qui est cette personne et qu'ils sont prêts à frapper si quelqu'un s'en approche.
C'est du Trump. Euh dans les faits, euh je c'est très difficile de dire si oui ou non les Américains savent avec certitude où se trouve cet uranium, en quelle quantité, si tout est au même endroit ou non. Euh encore une fois, on est un dimanche, il s'adresse à son opinion publique.
Donc c'est une manière de rassurer sur cette question de l'uranium et il va falloir attendre en tout cas euh pour savoir si ça fait partie si c'est mentionné dans la réponse iranienne parce que pour l'instant on a aucune indication. Et pour revenir à la Chine effectivement qui avait pris la parole dans un communiqué la semaine dernière, la Chine avait dit oui à l'enregistre l'enrichissement civil mais non à l'enreg l'enrichissement militaire. Donc cette position, est-ce que c'est bien celle que la Chine va tenir vis-à-vis de l'Iran ?
Mais si c'est le cas, peut-être qu'il y a la matière à trouver un compromis et peut-être forcer les Iraniens à céder sur ce point. Hm. Amiral Michel Oagaret, nous aurons l'uranium quoi qu'il arrive.
Visiblement, ça reste quand même aujourd'hui à l'heure actuelle très compliqué par la voie de la négociation parce que l'Iran tient tête à Donald Trump sur ce sujet. Je vous pose la question directement encore une fois, ça relance peut-être encore une fois, ça remet une pièce dans la machine à l'opération peut-être au commando pour aller chercher physiquement ces 440 kg d'uranium enrichi d'Iran et pour les rapatrier aux États-Unis. Vous y croyez ?
Ah non, l'opération commande non. Alors, comment il pourrait récupérer cet uranium ? peut-être la négociation, mais on assiste de toute façon à un rédissement des deux positions.
Sauf que les Iraniens ont dit que parler de l'uranium, ça n'est pas une rédition. Donc ils acceptent d'en discuter. C'est quand même alors que Trump lui, il dit "Non, non, on le récupérera de toute façon." Donc je dirais qu'il y a mais peut-on prendre ça en compte ?
J'en sais rien. Une légère possibilité du côté iranien. En tout cas, nous ce qu'on ce dont on s'aperçoit, c'est que bon, personne n'est dans ces discussions.
On sait pas ce qu' répondu les Iraniens. Simplement, ils accompagne leur réponse de réponse physique. Il y a eu des drones sur le Coet, je crois.
Ils ont tapé également un bâtiment de commerce lié aux intérêts américains. Donc c'est une façon de dire voilà ce que je réponds et j'appuie ça euh par des faits, pas simplement des paroles et des écrits. Donc ça me paraît pas étonnant puisque on a connu quand même une acé au moment où ils ont attaqué des bâtiments de guerre américains, ce qui était quand même franchir une ligne rouge.
Et ça ne peut pas redescendre très rapidement à un niveau où on s'entend bien, on ne le frappe pas au-delà, on discute et cetera. Donc il va falloir, je crois prendre notre mal en patience, attendre que ça diminue un peu, que les tensions baissent, mais on voit que quand même maintenant les positions sont bien figées. C'est nucléaire d'un côté comme de l'autre et absence de justement ce que vous aviez souligné de discussion sur les missiles balistiques parce que là Israël doit surveiller ça de façon extraordinairement attentive parce que ce sont eux [raclement de gorge] qui sont au bout de ces missiles qui sont les cibles de ces missiles.
Pour l'instant, moi je crois qu'il va falloir attendre quelques jours et je crains que la mission de Charles de Gaulle ne s'éternise un peu parce que il va falloir d'abord que les forces multinationales viennent, rejoignent et cetera et on voit quand même s'éloigner un petit peu le moment où le calme s'établira sur les doits de mousse. Et on parlera justement de du Charles de Gaul un peu plus tard dans dans l'émission. Dernière question Marxemoto, est-ce que Donald Trump doit ou va peut-être céder sur cette question de l'uranium ou c'est pas possible pour Washington ?
C'est la ligne rouge aujourd'hui. Alors pour donner la même la première des choses, c'est que il avait déchiré l'accord de Vienne en qui était de5 3 ans plus tard dans son premier mandat. Et donc il est obligé quelque part au moins en apparence d'arriver à avoir un peu plus de résultats.
Si c'est pour revenir exactement au même point. Donc d'autant que la le l'accord de Vienne avait de nombreuses limites dont celle de ne pas prendre en compte la question balistique et la question du soutien de l'Iran assez proxis dans la région. Donc la vraie question, elle est dans le symbole du droit à l'enrichissement.
Pour les Iraniens, c'est effectivement une ligne rouge parce que tout pays membre signataire du traité de non prolifération en même temps a le droit au nucléaire civil. Le problème avec l'Iran, c'est qu'ils n'ont pas arrêté de mentir sur leur nucléaire parce que ils disaient les civils, bah qu' on voyait les taux d'enrichissement qu'ils essayaient de faire en douce à 60 %. Et maintenant à 60 %, ce qui un usage strictement militaire n'avait aucun [raclement de gorge] sens.
Donc la question maintenant, c'est de savoir quel compromis on pourra trouver qui leur permettent à eux de sauver la face sur cette question du nucléaire et à Trump qui au début, tout comme Israël, disait il n'y aura aucun droit à l'enrichissement pour les Iraniens. Donc c'est là-dessus que ça va se jouer et ce n'est pas simple et il y a une symbolique extrêmement forte. Alors, je vous le disais en en préambule, euh malgré ces négociations, en tous les cas cette réponse iranienne, l'Iran reste extrêmement menaçante, extrêmement véhément sur le terrain de la guerre avec notamment ces nouvelles frappes.
Teran n'a pas officiellement communiqué, n'a pas revendiqué ses attaques aujourd'hui, mais deux pays du golf ont été frappés. Le premier, il s'agit du Kawait qui a été très largement frappé durant les 45 jours de de bombardement. Et le deuxième pays, ce sont les Émirats arabes unis.
On va prendre la direction de DOA. Juste à côté justement au Qatar, on retrouve notre envoyé spécial Marion Russel. Marion, que sait-on de ces frappes sur ces deux pays et notamment aux Émirats Arabes unis ?
Et bien, ce sont deux drones qui ont été aperçus et interceptés dans le ciel Emmirati dans au milieu de la journée. C'est une annonce faite par le ministère de la défense des Émirats arabes unis et qui fait suite à plusieurs vagues d'attaque ces derniers jours sur les Émirats arabes unis. Au total, sur une semaine, 4 jours ont été marqués par des attaques de plus ou grande plus ou moins grande ampleur.
Alors forcément les Émirati et bien sont inquiets, regardent vers le ciel et vers ces attaques iraniennes qui semblent reprendre parce que c'est le pays qui a été le plus touché depuis le début de cette guerre. Ce que reproche l'Iran aux Émirats arabes unis et bien c'est sa proximité avec les Américains et une supposée proximité également avec Israël. en témoigne un appel qui aurait eu lieu entre Benjamin Netaniau et les dirigeants émirati il y a quelques jours selon le New York Times.
Alors les Émiratis en appellent aussi à leur alliés américains avec une inquiétude celle que Donald Trump et bien délaisse les Émirats arabes unis au profit d'une sortie de crise d'une issue à cette guerre même si la sécurité n'était pas rétablie dans le D3 et dans le golf. Les Émirati qui donc payent un lourd tribu là depuis encore quelques jours malgré le cesser le feu avec des attaques qui se sont perpétrées. Vous l'avez dit, ces attaques elles ne sont pas seulle.
Il y a eu aussi le cohète ciblé aujourd'hui et au large du Qatar. Un navire a été heurté par un projectile. Pour l'instant pas d'indication s'il s'agit d'un projectile iranien, mais le ministère des affaires étrangères a dénoncé ses attaques sur une flotte commerciale.
Marion Russel, envoyé spécial au Qatar. Merci beaucoup. Question simple Emmanuel Veron.
Pourquoi aujourd'hui l'Iran se remet à attaquer potentiellement le Kuwait et les Émirats Arabes Unis ? C'est c'est une façon pour le pour le régime iranien de rappeler à l'ensemble régional que l'Iran a encore des vecteurs type drone, drone ched et puis d'autres d'autres gammes de drones mais également encore des missiles et qu'elle est encore en capacité d'avoir des frappes qui font mal qui qui remettent en question les la continuité industrielle des pays riverins de de l'Iran et cetera et notamment sur des infrastructures qui sont critiques, que ce soit à la bord de de d'aéroport, de port, de de centre pétrochimique ou d'usine de dessement et cetera et cetera. Donc c'est c'est le sujet de la durabilité de la guerre.
Tant que le régime iranien n'aura pas dit je m'avoue vaincu, en tout cas je suis fatigué, donc on arrête. La guerre peut continuer indépendamment des séquences diplomatiques que l'on suit depuis quelques jours avec les différentes feuilles de papier qui circulent dans les chancelleries pour dire on essaie de se calmer, de se mettre d'accord sur c, sur ça et cetera. Donc il y a il y a il y a une possibilité euh d'une continuité de la guerre encore de longues semaines, encore de longs mois euh dans cet ensemble régional du golfe du golfe persique avec comme point et centre de gravité le le détroit d'Ormous parce que l'Iran a encore de très nombreux vecteurs malgré les destructions israéliennes et américaines.
Et on parle notamment parfois de 70 % encore des des vecteurs des des missiles qui sont disponibles pour l'Iran. Euh l'autre menace ces dernières heures de de l'Iran, il s'agit de la menace sous-marine. On avait peut-être pas vu, on se on connaît la menace marine, on connaît éventuellement aussi également la la menace terrestre balistique, mais ces dernières heures, c'est la menace sous-marine qui a lancé euh les Iraniens.
On va faire un point avec vous qui dit Adoudoas parce que on découvre peut-être aujourd'hui mais effectivement l'Iran a eu en tout cas à peut-être encore, vous allez nous expliquer, des sous-marins et une armada sous-marine à sa disposition. Oui, ça ça vaut la peine de s'y arrêter effectivement. Alors, ce qu'il faut savoir, c'est qu'avant ces frappes américaines, l'Iran disposait d'environ 25 à 30 bâtiments sous-marins.
Alors, trois sous-marins lourds, ce qu'on appelle de classe kilo, c'est dans le son des engins russes qui datent des années 90. Et alors sur le papier évidemment ce sont les plus puissants mais ils sont très vieillissants donc ce qui fait enfin ce qui est des principaux inconvénients de de ces bâtiment. Alors l'Iran compter aussi un A3 faté, ce sont des sous-marins côtiers de conception iranienne et surtout surtout une vingtaine de ce qu'on appelle mini sous-marins, des gadir également.
Euh parfait donc là pour les golfes du les du eaux du golfe persicondes. Alors c'est surtout de ces minus sous sous-marins dont il est question aujourd'hui. Les sous-marins lourds donc on l'a dit sont quasi obsolètes et surtout ils ne sont pas du tout adaptés à la navigation dans les eaux du golfe persic qui sont peu profondes.
Alors les mini sous-marins et plutôt euh ce sont des dauphins comme le dit le contreamiral irani qu'on a vu tout à l'heure en fait ils servent à attendre des embuscades, à poser des mines et surtout à mener des opérations commando. L'idée c'est évidemment de rendre sous des trois dormous dangereux et très difficile à traverser pour les navires ennemis. Alors aujourd'hui, Washington nous dit que la flotte sous-marine iranienne est quasi éliminée ou en tout cas et bien qu'elle a été rendue inopérante notamment en raison des frappes qui ont touché leurs unités, qui ont détruit en partie de nombreux sous-marins à à bande d'Arabas.
Alors certains experts estiment malgré tout aujourd'hui que plusieurs de ces minist sous-marins ont pu survivre ou alors qu'il y a des des sous-marins cachés. Teran en tout cas nous dit être en train de reconstituer si vous voulez rapidement ces ces mini sous-marins. Alors est-ce une menace réelle ou est-ce que c'est une intoxe ?
En tout cas ce qu'on sait c'est qu'une flotte sous-marine robuste ça demande du temps et du temps et bien Teran n'en a pas nécessairement. Effectivement merci beaucoup Cadumdo est en ligne avec le colonel Pierre Deong. Bonsoir colonel.
Je rappelle que vous êtes consultant défense géopolitique LCI. Euh la première question que qu'on se pose, c'est que même si on a des doutes encore sur euh l'existence de ces sous-marins, en tous les cas peut-être en nombre, est-ce qu'elle peut quand même gêner sérieusement les Américains dans leur opération de blocus dans le D3 ? Mais on voit bien qu'aujourd'hui la question n'est pas de savoir s'ils vont s'en servir ou pas.
Euh, ils ont été probablement frappés à différents entre reprises. Encore une fois, les Iraniens, comment dire, font du déclaratoire, ils vont faire de la gesticulation. Donc aujourd'hui, ils vont communiquer sur ces engins qui sur les sous-marines poches hein.
C'est les petits engins. Alors un peu plus que de poche, vous voyez, ils doivent faire une dizaine de mètres de long. Donc c'est des petits engins qui ont des des missions extrêmement limitées.
Mais en fait c'est pas le hasard. Euh le le fait qu'il communique maintenant, c'est pas le hasard du tout. Pourquoi ?
Parce qu'on voit bien, il faut raccrocher ça un exemple au tir qu'il y a eu sur le K et sur les Émirats hier et sur la destruction ou les les missiles ou le le drone qui a été tapé, le bateau qui était au large du Qatar. En fait, le problème c'est que les les Iraniens entretiennent une espèce d'ambiance qui assoit leur crédibilité. C'est ça l'objectif.
Pourquoi ? Parce qu'autour d'eux, il y a un environnement qui va discuter, négocier. On voit bien que les discussions et les négociations à comment dire à au Pakistan vont démarrer un jour ou l'autre.
Donc il faut être en situation de force. Et puis on voit bien qu'en Chine, il y a une autre problématique, c'est que la discussion qui va se passer, qui va avoir lieu entre Trump et puis euh et si Jing Ping entre le 14 et le 15 mai, va évidemment sur la table, il va y avoir la question de l'Iran d'une façon ou d'une autre. Donc l'Iran manifeste, l'Iran démonte encore une fois sa crédibilité, ses moyens.
Alors aujourd'hui, les moyens militaires de l'Iran sont extrêmement limités à l'exception de la question des drones. Je pense que même au niveau missile, ils ont déjà bien baissé en quantité. En tout cas, aujourd'hui, ils se servent que de que de drones pour menacer les pays du golf.
Donc tout ça, ça fait partie d'un ensemble global. Et les sous-marins de poche sortent miraculeusement à ce moment-là parce que ça correspond encore une fois à comment dire à à une manière d'exercer une pression sur les pays de la région et sur les marines la marine américaine. Je me tourne également évidemment vers l'amiral Michel Olagaret.
C'est sous-marins, que sait-on exactement de cette puissance ? Est-ce qu'elle peut quand même sérieusement, même si on est dans le l'effet d'annonce encore une fois, le colonel le rappelait, mais concrètement, est-ce qu'elle peut faire comment elle peut gêner le blocus américain ? On sait surtout pas combien il en reste parce que quand même à l'occasion de leur frappe lourdes et puissantes des premières semaines, le port de bandearabas a été visé.
La base les bases navales ont été visées. C'est là que ce sont les sous-marins, bandarabas, à peut-être un peu àchem. Mais euh donc combien en reste-t-il ?
On ne sait pas trop. Les Américains le savent peut-être un peu plus parce que une épave de sous-marin puis on voit bien ce sur frappe. Les donc les sous-marins océaniques, les 3000 tonnes, je pense pas qu'il soit en très grande euh en très bonne forme.
Toujours est-il que c'est quand même une masse même vis-à-vis des des grands bâtiments américains qui sont technologiquement très très bien équipés pour les détecter éventuellement, mais enfin on sait jamais. Donc ça fait peser une menace, ça maintient les forces plus attentives, un peu plus loin des rives et cetera. Non, le ce qu'il y a de plus dangereux, ce sont les sous-marins de poche dont vous avez parlé madame qui eux peuvent éventuellement être cachés dans des souterrains et autres.
Alors, il y aura pas de base sous-marine. Certains d'entre vous connaissent les bases de Brest, les bases de de l'Orient. Ce sont de gigantesques monuments avec des épaisseurs de béton colossal.
Donc, c'est beaucoup plus discret bien sûr parce que pour des sous-marins de de 120 tonnes ou de 300 tonnes, c'est c'est tout petit. Vous mettez ça dans des tunnels, c'est pas si facile que ça. Donc peut-être sont-ils protégés.
Et là, il y a cette menace virtuelle, hein, ce ce dont parlait le colonel Père De Jong et que je disais tout à l'heure. C'està-dire que ça accompagne ces menaces qui sortent comme ça de temps en temps, que ce soit les mines, que ce soit on verra réapparaître les mines aussi. Donc tout ça sort de temps en temps pour accompagner les négociations.
Trump dit "Moi, j'ai un gros bâton pour accompagner les négociations." Bah les Iraniens disent "Bah nous, on a des drones d'ailleurs, vous voyez poum il frappent." Et puis on a des sous-marins aussi.
Alors, ces souls-là euh je crois pas trop au coup de enfin à l'utiliser euh de ses sous-marins en tant que coup de main, commando et cetera. En revanche, poser des mines, oui. Alors, poser des mines, oui.
Et puis éventuellement même se poser sur le fond, attendre tranquillement. Et là, c'est peut être une vraie menace même sur des bâtiments de guerre américain parce que dans ces dans ce D3 qui est resserré et dans lequel le fond est relativement [raclement de gorge] faible, et bien le l'avantage va au micro sous-marins plutôt qu'au bâtiment tel qu'on a vu 8000 10000 tonnes extrêmement armé même que pour les antisous-marin et peut-être même sur la question de ces câbles sous-marins parce que c'est l'autre menace donnée par l'Iran il y a quelques heures. Restez avec nous dans le grand dossier.
On y reviendra juste après la pause. À suite de votre grand dossier, dans un instant, on prendra la direction de Washington puisque l'Iran a transmis sa réponse à l'administration Trump et on attend la réponse américaine en vue de les conditions de la paix [musique] pour la guerre en Iran. Mais d'abord juste les trois informations à retenir de l'après-midi avec d'abord ces cinq français qui se trouvaient à bord du [musique] MH Vondus.
Ce bateau de croisière transformé en foyer de contamination au antavirus viennent d'atterrir près de [musique] Paris cet après-midi. Les évacuations avaient ont commencé sous haute surveillance ce matin à Ténéri au Canarie et se poursuivront jusqu'à demain. Dernier bilan, je vous rappelle de cette contamination au anvirus.
Trois morts et six cas confirmés. [musique] La politique avec Eddouard Philippe qui esquisse les contours de son lancement dans la course au présidentiel en mytig à Reince. Il a annoncé la formation d'une direction collégiale de la campagne et la tenue d'une grande réunion publique en juillet. "Ma candidature vient de loin, elle ne s'improvise pas", a déclaré l'ancien premier ministre à la tribune. [musique] Et puis en ce 10 mai, journée nationale des mémoires de la traite de l'esclavage, cérémonie au Sénat à Paris.
Vous le voyez en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu qui a présidé l'hommage traditionnel à lecture d'un extrait du [musique] discours de Christian Tobira intervention de Jean-Marcot président de la fondation pour la mémoire de l'esclavage. Cette année marque les 20 ans de cette journée les 25 ans de la loi Tobira reconnaissant la traite négrière et l'esclavage en tant que crime contre l'humanité. Voilà pour l'essentiel des titres.
On va tout de suite prendre la direction de Washington. On retrouve notre correspondante TF1 LCI Justine Jankowski. Bonsoir Justine.
Puisqu'on le rappelle, l'Iran a transmis aurait transmis donc sa réponse à Donald Trump en vue des conditions de la paix. Que sait-on exactement de cette lettre envoyée au président Trump ? A-t-on des éléments à deux dernières minutes ?
Bien, plus de 2hes après cette communication de Treran, on n' toujours pas de réaction ni de l'administration Trump, ni du président américain euh lui-même. En revanche, il y a une interview de Donald Trump qui est sortie il y a euh quelques heures, une interview euh qui a été dépisée sur une petite chaîne du câble sur euh YouTube également réalisée par une interview par une ancienne journaliste de CBS. La journaliste lui pose des questions notamment sur le nucléaire iranien et sur l'uranium enrichi.
Donald Trump a cette réponse. On finira par mettre la main dessus. La question du nucléaire, elle est effectivement selon la presse américaine, elle fait partie du plan de paix qui a été transmis euh aux Iraniens.
Il y a des dispositions pour que les Iraniens mettent fin à leur programme d'enrichissement euh nucléaire et qu'en contrepartie les Américains lèvent leurs sanctions. On ne sait pas quelle est la réponse de Tréran sur ce point, mais on sait qu'il est très important pour Donald Trump depuis le début de cette guerre. Il martelle qu'il ne faut absolument pas que Teran ait accès à l'arme nucléaire.
C'est d'ailleurs comme ça qu'il justifie cette guerre ici auprès de l'opinion publique américaine. Rappelez-vous, pas plus tard qu'hier, il a partagé sur son réseau social un sondage qui dit que la majorité des Américains préfèrent que l'Iran n'ait pas accès à l'arme nucléaire plutôt que la guerre se termine trop tôt. Et c'est une manière pour Donald Trump de dire qu'il a raison de s'être lancé dans ce conflit.
Merci beaucoup Justine Jankovski, correspondant TF1 LCI à Washington. Évidemment, on parlera juste après encore une fois de de cette réponse iranienne dans le grand dossier. Mais juste avant, on parlait des sous-marins avec vous amiralagaret, cette menace iranienne sur ces sous-marins dans des troit d'ormouse.
L'autre menace qui vient avec, j'ai envie de dire presque, c'est cette menace qui pèse cette fois sur les câbles de télécommunication dans le D3 d'Ormouse. C'est la nouvelle menace, le nouveau chantage de Tran pour faire plier notamment à les États-Unis. Des centaines de kilomètres de câbl évidemment, c'est la nouvelle guerre.
Mais de quoi parle-t-on exactement ? On va faire un point avec vous Pierre-Olivier d'Antant parce que euh on ne le sait pas forcément mais le détroit d'Ormous regorge de centaines et de centaines de kilomètres de ces câbles de télécommunication. Exactement Quentin des centaines et des centaines de kilomètres de câbles déployés dans le D3 d'Ormous.
Des câbles comme celui-ci que vous voyez à l'écran qui sont très importants pour les échanges internationaux. On estime que 95 % des communications mondiales passent par ces lignes. Internet notamment évidemment les transactions financières, les données, vos données peut-être stocké dans le cloud, tous ces outils pourraient être impactés.
On peut vous présenter un un schéma justement pour vous montrer un petit peu qu'on ne parle pas en fait ici d'un ou deux calmes mais plutôt de d'une dizaine de calmes qui renit qui relie pardon les les différents pays du golf au évidemment les Émirats arabes unis, le Qatar mais ici c'est l'Iran qui souhaite exercer une certaine forme de souveraineté. Regardez ce que dit Farce agence de presse proche de Teran. Le passage des câbles sous-marins doit être effectué avec autorisation et paiement de droits de passage.
Les entreprises étrangères devant opérer sous les lois iraniennes. Cette menace en réalité est un moyen pour l'Iran de mettre la pression sur les États-Unis dans le cadre des négociations. Et ce n'est pas la première fois que ces câbles dans le D3 d'Ormous sont menacés ou sont au cœur du conflit.
Effectivement, Quentin, il y a quelques semaines déjà, Teran menaçait carrément d'endommager ses câbles afin de créer une forme de chaos dans la région. Selon plusieurs experts, les gardiens de la révolution en auraient la capacité en en réalité car les eaux ne sont pas très profondes dans le D3 d'Ormous et les sous-marins de poche iranien pourraient parfaitement remplir cette mission. Rappel tout de même que ce genre d'opération n'est pas nouveau.
En novembre 2024 déjà six pays européens dont la France avait accusé des navires russes d'avoir saboté de câbles de communication et d'alimentation sous-marin. À l'époque, c'était en mer Baltique. Merci beaucoup Pierre Olivier Dent.
Emmanuel Verron. C'est fascinant. C'était presque une menace qu'on avait pas vu venir.
C'est aussi dangereux, aussi puissant que le blocus du pétrole dans le monde ? Oui. Et puis et puis en fait ça ça permet de d'avoir une action sur un autre domaine encore.
Le bloquer les flux de pétrole entrant et sortant, ça a un impact sur la la consommation, sur les prix du pétrole et donc sur l'industrie mondiale. Mais là, le fait d'avoir une action cinétique sur les câbles sous-marins comme ça a été parfaitement bien présenté, vous avez une action sur les communications. 90 95 % des communications dans le monde dès que vous échangez un message par téléphone, dès que vous échangez des mails, des informations bancaires et financières, ça voudrait dire qu'on a mesure de rétorsion sur les finances, l'économie et l'ensemble de la vie au quotidien dans la région.
Donc c'est effectivement extrêmement puissant comme comme effet de comme effet de levier, extrêmement dangereux et probablement c'est l'une des raisons euh pour lesquelles l'Iran n'a pas encore laissé traîner d'ancre sur le fond du golfe persigrabes parce que là on aurait fondamentalement d'un point de vue financier bancaire mais mais plus large encore que cel des effets de plonger dans le noir la la région tout entière. Marco, juste avant de vous donner la parole, je pose une dernière question au Colonel Pierre Deong parce que tout à l'heure, on parlait des sous-marins et évidemment euh on se pose la question à quoi pourrai servir ces sous-marins ? Même si encore une fois, il y a un effet d'annonce concrètement colonel, est-ce que ces sous-marins qui qui sont déployés euh selon le régime de Teran pourraient servir justement à aller étitiller voir peut-être sectionner ces ces câbles sous-marins ?
Sous-marin, c'est à transporter des commandau et cetera. Mais vous savez que pour sortir d'un sous-marin, il faut un système de sas. On sent-il équipé ou pas ?
Je je ne sais pas. Mais on voit qu'il y a un équipement minimum pour permettre la sortie de comment dire de deux trois commando de ce sous-marin sous l'eau. Donc ça on nen sait rien.
Mais c'est vrai qu'aujourd'hui ces sous-marins peuvent mettre des mines en place mais évidemment ils pourraient s'ils ont il s'ils en ont la capacité technique ils pourraient bien évidemment encore une fois détruire ses calmes. Mais comme je vais le dire le dire à l'instant votre correspondant euh très concrètement ce qui se passe c'est que avec une ancre qui traîne d'ailleurs une vedette on peut arracher, on peut faire des dégâts. Tout ça encore une fois, ça participe à une espèce de mise dans l'ambiance générale et et la démonstration de la capacité à nuire de de l'Iran.
Sachant également que cette histoire de câble est extrêmement importante. Pourquoi ? Parce que dès lors que les fonds appartiennent à l'Iran, puisque l'Iran revendique si vous voulez la la souveraineté totale sur le des trit d'ormous, évidemment le fond le fond de de comment dire de du tr d'ormous appartient évidemment à l'Iran.
Donc là, c'est extrêmement compliqué. Et donc évidemment, ils mettent comment dire une pièce dans la machine et tout ça c'est vraiment c'est du décor parce qu'évidemment ils en sont pas capables. Ils peuvent pas ils peuvent pas mener une opération de destruction des câbles parce que je pense que les rétorsions seraient immédiates.
Comment voulez-vous que les pays du Moyen-Orient s'en sortent quand on voit la quantité de d'informations qui transit par ces câbles. Donc tout ça c'est ça fait partie du déclaratoire comme les sous-marins de poche comme les mines comme les tirs ils ont tiré un ou deux drones sur et sur les Émirats tout ça ça maintient une forme de pression mais ça permet de rester comme on dit en de ça du seuil et ce seuil est très important parce qu'on n'est pas dans le cadre d'une rupture du comment dire du c le feu mais on reste bien en de ça de cette rupture. Merci beaucoup colonel Pierre de Marx vouliez réagir.
Oui non les les caps sont effectivement quelque chose à la fois fondamental et très fragile. Alors, il y en a 1,7 1,3 million de kilomètres dans le monde et de fait ce qui est fascinant c'est que les câbles suivent les routes maritime pour des et notamment bah effectivement les grands câbles notamment le plus long qui est le transpacifique qui fait Asie et qui jusqu'aux États-Unis 17000 km passent dans dans la zone parce que c'est c'est voilà c'est c'est la la route traditionnelle et alors oui il est possible il est facile à couper le problème c'est que les conséquences sont dévast a commencé pour l'Iran lui-même parce que voilà, c'est même plus de 95 % des des données numériques qui passent par les câbles, le satellite, tout ça, c'est pas grand-chose. Et euh ça montre aussi l'énorme vulnérabilité de ce qu'on appelle du numérique et ce qu'on appelle de l'immatériel parce que les centres de données, les câbles et les logiciels sont des choses éminemment physiques, éminemment matérielles et éminemment destructibles.
Et on sait qu'il y en a beaucoup qui sont notamment logés du côté des pays du golf, du côté des Émirats arabes unis qui seraient qui seraient évidemment touchés. Question dernière question très simple Emmanuel Verron. Si jamais un câble venait être sélectionné, ça nous toucherait nous en France, ça pourrait nous impacter absolument.
Du par exemple d' serrer des informations bancaires, des informations sur la finance, des informations sur l'économie du pétrole dans la région et on sait combien le Moyen-Orient pèse dans dans l'économie mondiale de l'énergie, de l'énergie pétrolière et et gazière. Donc, il y aurait des conséquences tout de suite immédiat euh globales et dans le temps avec un effet en cascade en fonction de de de la dégradation du ou des câbles euh durable. Absolument.
Et dernier point, avant de laisser la parole à mira, c'est le le le sujet de la réparation et de la maintenance. Identifier la zone où c'est endommagé ou complètement détruit, le temps de dépêcher des bateaux, on est en zone de guerre et cetera. Donc ça serait une gigantesque difficulté.
Amiral, dernier mot du point de vue légal. Euh les câbles sous-marins et toutes ces transmissions là sont protégées par la convention des Nations- Unies sur le droit de la mer. Ça c'est une chose mais bon maintenant que vaut la légalité actuellement question effectivement ils échappent à la juridiction nationale.
Oui. Attention oui ils échappent. Alors deuxième chose euh ce D3 n'appartient pas à l'Iran comme je l'ai entendu.
Pas du tout il appartient à l'Iran et à Oman. Oua est en face. N'oubliez ou pas donc la la répartition des eaux des eaux territoriales mais surtout des zones économiques exclusives dépend de certains arbitrages qui sont qui sont donnés qui sont rendus.
Un des plus fameux c'est celui entre le Chili et l'Argentine qui a été rendu par le pape il y a pas très longtemps. Donc alors maintenant je pense pas que le qu'on fasse appel au pape dans cette encore que encore que mais donc il est pas question simplement. Donc il faut bien voir que Oman est partie prenante.
Oui. Et de ce point de vue là, Oman qui a essayé toujours d'être un peu neutre dans ses rapports avec l'Iran et cetera, et bien il serait bien que la la force multinationale, celle qui est en train de se constituer, vienne en soutien d'Oman pour dire non mais légalement attention voilà. Ensuite, il faut dire une chose, c'est que la plupart des grands pays se sont dotés de euh d'organisations militaires chargées de la surveillance des infrastructures euh de la protection des inf structures et qu'il y a des bien sûr qu'ils sont développés euh beaucoup de euh d'outils pour euh à la fois surveiller donc des les drones sous-marins.
Ceuxl suivent suivent les calbes et c'est ça existe véritablement. Et puis aussi la capacité de réparer ces ces câbles sous-marins. Donc c'est quand même une guerre.
On n'est pas pris au dépourvu par tout ça. C'est très fragile, c'est très dangereux, c'est très coûteux mais quand même c'est pris en compte. Alors évidemment, il y a un pays qui regarde tout ça de très près, c'est évidemment Israël.
Vous avez vu la déclaration de Benjamin Tanyaahou cet après-midi sur votre écran. La guerre en Iran n'est pas finie. Déclaration du du Premier ministre israélien qui évidemment regarde les derniers événements de très près et on a vu ces dernières heures ces révélations incroyables sur la la projection de l'armée israélienne dans cette guerre notamment en Irak.
Parce qu'effectivement, d'après notamment les médias américains, Israël aurait réussi a réussi à installer une base militaire en plein milieu du désert iakien sans même que les autorités irakiennes ne soient au courant. On va faire un point justement avec vous qui dit à Doudo nous avez rejoint parce que ça nous fait rire ça. Ça nous fait rire.
Oui, mais voilà. Ça vous fait en tout c'est très sérieux parce que CAD ce qui peut-être est très encore une fois ironique dans l'histoire c'est que tout cela aurait pu rester totalement secret sans la présence d'un berger iakien juste dans la zone. C'est vrai que dit comme ça ça a l'air d'être une histoire recambolaise mais c'est enf en tout cas c'est bien réel.
Ce sont les journalistes du du Wall Street Journal qui révèlent cette histoire assez dingue. Et la question qu'il soulève en fait nos confrères, c'est tout simplement est-ce qu'Israël a vraiment installé cette base militaire clandestine en plein territoire irakien pour frapper l'Iran ? Et ils ont des preuves qui et bien attestent de de ce fait.
Je vous explique he ça se passe à 1000 km de Tel Aviv environ et voyez cette carte qu'on vous a fabriqué avec notre notre service infographie. Et donc cette installation elle aurait été mise en place juste avant le conflit avec l'Iran. dans le désert, donc dans une zone euh très peu peuplée évidemment.
Elle avait été utilisée d'ailleurs cette base par les par les Américains et elle servait de passerell de plateformes avancées et donc euh jusqu'à ce que le potau soit découvert si je puis dire et ben cette base elle abritait des forces spéciales de l'armée de l'air israélienne principalement des troupes entraînées aux missions commando. On parle aussi d'unité spécialisée dans la recherche et dans le sauvetage au cas où un soldat israélien aurait été abattu effectivement au-dessus de l'Iran. Alors, vous l'évoquiez tout à l'heure Quentin, tout a basculé quand ce berger a remarqué en fait une activité inhabituelle parce que vous voyez dans cette photo, on a vu avant après le 19 février et ensuite quelques jours plus tard, le 6 mars, voyez cette la transformation, on voit une activité réelle et donc ce berger a constaté et bien une activité inhabituelle à savoir des vols d'hélicoptères réguliers.
Des troupes donc irakiennes sont envoyées sur place pour vérifier et effectivement Israël a aussitôt riposté un soldat irakien a été tué, deux autres ont été blessés et Washington était visiblement au courant de l'existence de cette base. C'est ce que nous disent encore nos nos confrères du Wall Street Journal hein. C'est un article que je vous invite à lire euh qui a été publié il y a il y a quelques heures.
C'est une affaire qui soulève évidemment énormément de questions et en l'occurrence la première c'est comment une telle installation a pu être opérée avec la connaissance américaine sans que l'Irak n'en soit informé ? Et ben justement, on va poser la question à Raphaël Jérusalmi qui est avec nous en direct. Bonsoir ancien officier du renseignement militaire israélien.
La première question que j'ai envie de vous poser notamment, c'est c'est la première fois que Israël est capable justement de se projeter et de créer de toute pièces une base militaire dans un pays étranger ? Non, pas du tout. Un exemple très récent, c'est l'année dernière lorsque dans durant la guerre des 12 jours, les Israéliens ont activé la base qui était aussi une usine de production de drones construite sur le sol iranien.
Au né à la barbe donc des gardiens de la révolution, il y avait une usine et une base donc avec des agents du Mossade pour des drones spéciaux qui ont utilisé. donc sur le store iranien même. Alors, il y a d'autres bases avancées, hein.
C'est militairement parlant, les bases avancées, le monde entier euh les utilise pour leurs opérations. En général, on essaie de s'arranger avec des pays euh qui sont d'accord. Euh, par exemple, l'Azerbaïdjan.
Nous avons une base avancée en Azerbaïdjan. Euh mais quand les pays sont pas d'accord, et bien on le fait en secret. Malheureusement, les Irakiens euh n'étaient pas d'accord au moment de Saddam Hussein et les Américains ont eu cette même base d'ailleurs avancée.
Ils ont utilisé, on a utilisé la même. Euh et aujourd'hui, le gouvernement se montre par exemple incapable de neutraliser les milices prohies, proiraniennes qui attaquent les intérêts américains et donc on n pas demandé leur avis au gouvernement irakien. cement vous vouliez réagir.
La question qu'on se pose quand même, c'est comment l'Irak a fait pour ne pas être au courant ? Est-ce que vraiment elle n'était pas au courant ? Bah euh déjà euh que c'est possible que euh les Israéliens n'aient pas trop euh cherché à le mettre au courant pour les évidentes raisons que euh les proiraniens sont quand même très nombreux au sein du pouvoir iraquen.
Donc de ce point de vue-là, c'était pas la meilleure chose à faire. La meilleure chose à faire. Ensuite, oui, il y avait l'accord des Américains.
Comme vous le disiez, elle c'est une base avancée qui a déjà été utilisée. Les Israéliens, par exemple, avaient toujours eu euh des bases au courdistan iraakien, hein. Dès que le Kurdistan a été autonome et à Forcei, après 2003, il y avait il y a toujours une présence israélienne discrète mais efficace.
Ça remontait d'ailleurs les liens entre les Curdraakiens et Israël. Ça remontait à l'époque de Mustapha Barzani, du dirigeant historique des curdiens des des années 60 70. Voilà, c'est c'est des pratiques courantes de la même manière qu'il y a des bases avancées effectivement en Azerbaïdjan y compris qu'il devait servir à l'époque où on il pouvait les Israéliens pensaient à faire des raides de destruction des d'installations nucléaires avec des avions qui au retour se seraient posé en Azerbaïdjan.
Ce qui reste quand même saisissant, c'est de se dire qu'il y a des soldats israéliens qui étaient sur le sol iakien sans la connaissance de de de des autorités iraakiennes. Et on va faire un point avec Dylan Adamat, notre correspondant euh justement en Irak euh à Airbill précisément. Dylan, parce que vous connaissez parfaitement la la géographie évidemment de de ce pays.
Il faut bien comprendre que il s'agit là d'un désert où il n'y a personne à des kilomètres, des dizaines voir des centaines de kilomètres. Donc c'est très simple potentiellement de pouvoir installer une base militaire dans le plus grand secret. Oui, absolument.
C'est c'est assez simple pour les forces israéliennes américaines et puis la base, comme vous l'avez dit, a été manifestement découverte en mars donc par ce berger et puis par les autorités iraakiennes. Mais alors, est-ce que l'État iraakien a son mot à dire dans cette histoire ? C'est ça la la question.
Et bien pas vraiment puisque les Israéliens se sont installés dans ce désert avec l'accord des Américains qui depuis 2003, vous l'avez dit, agisson dans le pays. Donc aujourd'hui, le gouvernement iraakien via son porte-parole a officiellement indiqué que les informations du Wall Street Journal n'étaient pas vérifiées à ce stade et cette position est probablement une façade qui vise à ménager les milices chites et leur relais au sein du gouvernement et ainsi éviter une nouvelle escalade du conflit sur le territoire iraakien. Merci beaucoup Dylan Adamat correspondant TF1 LCI en Irak.
On va continuer parce qu'évidemment l'actualité évolue de de minute en minute. Je vous le disais. Déclaration du premier ministre Benjamin Netaniaou le premier ministre israélien qui indique que la guerre n n'est pas finie.
On va prendre la direction justement de Tel Aviv. On retrouve cette fois-ci notre correspondante en Israël Betsabé Salem. Betabé.
Évidemment, cette déclaration, elle retentit à l'heure où il y a des négociations, à l'heure où l'Iran a transmis son accord, a transmis en tous les cas une réponse aux États-Unis. Pourquoi cette déclaration ce soir de Benjamin Netaniaou ? Je pense que un des éléments, c'est que selon Benjami Netaniaahou et c'est une information qui a futé il y a quelques heures dans la presse ici, et bien Donald Trump serait toujours et bien euh impliqué, n'aurait toujours pas changé la vie sur cette question du nucléaire et souhaiterait et bien que le stock d'uranium enrichi à 60 %, c'est 440 kg, soit absolument retiré du territoire iranien.
Et je pense que si Benjamin Nataniaou insiste sur ce point, c'est qu'il sait qu'il a l'aval en tout cas pour l'instant du président des États-Unis. Et on insiste ici depuis des semaines déjà, c'est l'un des éléments principaux en fait de euh la sortie de cette guerre qui finira par un accord. il faudra aller soit se saisir soi-même euh de cet uranium enrichi, soit il faudra et bien que tu es rempli euh et euh et bien se euh acceptent les conditions américaines pour que l'uranium aille soit aux États-Unis ou en tout cas hors du territoire iranien.
Vous savez, il y a de plus en plus de spéculations autour et bien d'une possible mission. Euh c'est envisageable une mission euh il faudrait les États-Unis, il faudrait Israël, mais c'est une mission extrêmement complexe parce qu'il faudrait repérer où se trouve cet uranium. Il faudrait énormément d'explosifs euh pour y parvenir puisque c'est certainement plusieurs dizaines de mètres sous terre voire plus.
Ensuite, il faut des travaux d'ingénierie, mettre tout ça sur un avion et ce n'est pas évident. Il n'est même pas sûr que les États-Unis ou même Israël he qui a pas mal de renseignements sur place savent sachent même où se trouve cet uranium. Aujourd'hui, Benedemin Netaniaou insiste là-dessus parce que c'est ce qui tient le plus à cœur Israël aujourd'hui et Israël est très inquiet de voir que pour l'instant les négociations sont dans l'impasse et que et bien d'ici quelques mois tout à fait l'Iran pourrait reprendre son programme nucléaire.
B Salem en direct de Tela Aviv correspondant TF1 LCI. Merci beaucoup Hélène Bonet. Dans la temporalité, c'est quand même intéressant de voir que cette déclaration, elle est faite juste après cette réponse iranienne.
L'uranium, ça reste encore une fois le nerf de la guerre, le point central de ces négociations. Alors, c'est une certitude côté israélien et ce que disent les Israéliens, c'est que c'est aussi une certitude côté américain. Euh alors, on verra dans le temps si effectivement Donald Trump continue d'être ferme sur ce sur ce point-là. dans l'interview qu'il avait donné euh qui qu'il a donné qui a été diffusé aujourd'hui, il continue de d'affirmer que ce cet uranium sera récupéré.
Alors, ce qui est intéressant dans ce que dit Benjamin Netaniaou effectivement, c'est de dire on ira le chercher alors euh après un accord ou pas après un accord. Et selon lui, Donald Trump reste focalisé sur ce sur ce point. Euh c'est quand même ça va être difficile pour alors et pour les Israéliens mais aussi pour Donald Trump de quitter le Moyen-Orient sans avoir résolu ce problème- làà.
C'est vrai que c'est Donald Trump aura du mal à vendre une victoire s'il n'a pas géré ce problème du nucléaire. Marco, oui, il y avait diverses interviews dans le journalet en quotidien d'opposition de gauche israélien de haut responsable de l'OT major qui disait noir sur blanc si on ne récupère pas les 440 kg est un échec. il le disait euh plusieurs et tous martelant ce même message.
Euh Emmanuel Verron, est-ce que euh aujourd'hui Israël, en plus des États-Unis, a la capacité de pouvoir aller chercher cet uranium ? Euh probablement qu'Israël a beaucoup de renseignements très organisé, très en profondeur en dans l'ensemble du Moyen-Orient et en particulier en Iran. Euh Israël a des équipes militaires d'ingénieurs euh et la logistique pour envisager des opérations complexes.
Euh maintenant, il y a l'incertitude euh de la réalité de la quantité même de ce produit puisqu'on parle beaucoup de 400 et quelques kilos depuis maintenant de longues semaines de long mois, mais il y a de fortes hypothèses pour que ça soit multiplié par 2 ou par 1,5. le volume total euh de cette de cet uranium. Il y a une autre hypothèse qui est celle d'une dispersion euh de ces différents matériaux euh donc par définition dans plusieurs lieux euh d'Iran.
Donc il vient complexifier une opération pour prendre en compte et maîtriser ce produit. Et et enfin, dernier élément euh c'est plutôt la situation de l'Iran elle-même, c'est-à-dire où en est concrètement la situation politique de l'Iran. H euh je je m'explique brièvement.
On a beaucoup évoqué par ailleurs le sujet d'une prise en compte de la par les gardiens de la révolution, du pouvoir politique en Iran sur la théocratie, sur les religieux et cetera. Probablement. Euh la question est de savoir euh la durabilité politique des gardiens de la révolution en Iran euh et de leur articulation à l'opinion avec des guillemets ou en tout cas la dimension la société civile iranienne les suivants étant articulés à eux ou pas.
Euh pourquoi je dis ça ? parce que s'il y a une opération pour situer, pour localiser, pour prendre en compte ce produit là, c'est nécessairement pas une question uniquement d'opération spéciale avec des commandos et cetera, mais il y a c'est ça déborde très largement sur le cadre politique et diplomatique. C'est une opération qui est extrêmement complexe et d'envergure et bien évidemment au regard du matériau lui-même, il y aura un sujet vis-à-vis de la Russie probablement et il y aura un sujet bien évidemment vis-à-vis de Trump et de l'administration américaine.
Raphaël Jérusalemi, vous êtes toujours avec nous, ancien officier du renseignement militaire israélien. Je vous pose un peu la même question qu'à Emmanuel Verron. Est-ce que aujourd'hui Israël a les capacités d'aller chercher cet uranium enrichi physiquement ?
À quoi pourrait ressembler une telle opération ? Alors les capacités, oui, c'est une opération extrêmement audacieuse et compliquée dont salle a quand même l'habitude. Dans ce cas précis, il faut quand même une piste d'atterrissage.
Il faut au moins 1000 hommes au sol, il faut du matériel très lourd comme des bulles d'ozeres. Voilà et j'en passe. Et donc il y a des alternatives.
Il y a d'autres façons car pour les Israéliens, il n'y a que deux possibilités où on met finit à toute menace nucléaire iranienne. Et ça, ça ne peut pas arriver sans la chute du régime des molins et des gardiens de la révolution. On en veut pour preuve que même Donald Trump n'a pas confiance dans un accord avec eux puisque il ne voudra d'un accord que si l'uranium est enlevé de l'Iran.
Donc ça montre à quel point il a aucunement confiance avec qui signe cet accord. Et sinon, et bien on continuera ce que les Israéliens ont fait depuis toujours, c'est-à-dire de retarder à chaque fois d'un an ou de 2 ans euh l'avancée de ce programme nucléaire en utilisant toute la panoplie à leur disposition qui va de l'élimination ciblée au cerveau, aux techniciens importants du programme nucléaire, de l'utilisation de la destruction de certains sites qui sont pas des centrales nucléaires mais qui sont indispensables. au programme nucléaire iranien surtout à Ispan des centres de recherche si vous avez pour l'affaire très simple des boulons qui sont indispensable à cette grosse machine.
En ce qui concerne l'uranium lui-même on sait où il est, il est monoré par satellite et par drone. Et pour l'instant tout ce qu'on peut faire, c'est suivre ce que font les Iraniens. S'ils essayent de le déterrer ou de le retirer, et bien il faut tout simplement les en empêcher.
Il faut à chaque fois reboucher le trou si vous voulez à chaque fois qu'ils essaieront de le déboucher et surtout n'oublions pas qu'il y a d'autres alternatives qui font que même avec de l'uni bombe atomique. Il y a aussi l'eau lourde qui a été attaquée. Il y a le yellow cake, les gâteaux jaunes qui ont été attaqués.
Donc tout ce qui est autour si vous voulez même le propergol, c'est-à-dire le carburant pour les missiles avec ogiv nucléaire. Euh tout cela, c'est autour la panoplie qui permet non pas d'éliminer ce programme mais de le retarder à chaque fois de repousser l'échéance. Amiral, je vous voyais réagir notamment sur les capacités euh d'Israël à savoir précisément où étaient ces ces ces stocks d'uranium.
Non, je réagissais d'abord sur votre compte de Noël avec le berger qui découvre une base dans le désert. Euh bien sûr le je suis désolé he mais le gouvernement iraakien ne peut pas maîtriser son pays. C'est évident, il a 41 milices pour chiite proiran et cetera.
Mais de là ne pas savoir ce qu'il y a non certainement pas. Sur l'uranium pour le coup. Vous l'aimer bien l'uranium.
On y revient. L'iranium. D'abord ce que dit monsieur Jérusalmie est intéressant, c'est que ils savent très exactement dit-il où se trouve cet uranium.
C'est déjà quelque chose d'important. Euh ensuite, d'après ce que j'ai compris, il serait enseveline. Maintenant, autre chose, c'est queou dit "Oui, le président Trump est absolument euh fixé sur le fait de récupérer cet uranium, mais la position de Netaniaou, c'est de pousser Trump.
Il le suit pas, il le pousse. Les Israéliens ne veulent pas que cet uranium reste en en Iran et bien sûr, ils vont tout faire pour que ça ne se passe pas comme ça. Donc, ils le poussent.
Euh, ils vont euh bien sûr, on peut toujours retarder le processus avec euh les laboratoires parce qu'il y a miniaturisation des têtes. Enfin, fabriquer une bombe atomique, c'est pas simplement avoir du du combustible. Il y a aussi les les dizaines de tonnes de d'uranium enrichi entre 10 et 60 %.
Déjà, si vous prenez 442, mais si vous en avez, je sais pas moi, euh 5 tonnes qui sont enrichis à 45 %, bah on on recommencera à produire des centrifugeuses, des choses comme ça par dizaines de milliers et ça repartira comme avant. Donc c'est quelque chose qui est loin d'être fini même si Trump récupère ses 442 kg. Alors, on a vu on a vu effectivement que c'était à la fois une euh entre guillemets une chose très importante pour Benjamin Netanyanya et également par Donald Trump qui l'a redit encore ce soir, il allait récupérer cet uranium urhi.
Évidemment, on se pose la question, comment c'est toute la question et tout le débat qu'on a autour de ce plateau, mais on va prendre la direction de Washington parce que la question qu'on se pose, c'est pourquoi ? Pourquoi une telle affirmation de Donald Trump aujourd'hui sur cette question de l'uranium ? Pourquoi cette cet intérêt aussi soudain pour pour cet uranium Justine Jankowski ?
Est-ce que c'est une manière aussi de répondre à sa population, à son opinion américaine ? Il va falloir qu'il récupère coup, il va falloir qu'il ramène entre guillemets un trophée à l'issue de cette guerre. Oui, Donald Trump a besoin d'une victoire et d'ailleurs il a depuis le début justifié cette guerre par la menace de l'arme nucléaire obtenue par les Iraniens.
C'est comme ça qu'il il justifie d'avoir commencé un conflit avec l'Iran auprès de la population américaine. Pour l'heure, ici à Washington, c'est le matin et c'est surtout le suspense parce qu'on attend toujours la réponse de l'administration américaine à la communication iranienne. On attend soit une communication de la Maison Blanche, soit une prise de parole de Donald Trump sur réseau social.
A priori, il passe la journée à la Maison Blanche, il travaille. On a en revanche une prise de parole du secrétaire à l'Éergie qui s'est exprimé dans une émission de CBS et qui martelle lui aussi la position de l'administration Trump sur le nucléaire iranien. Il dit le la fin du programme nucléaire sera probablement obtenue par la négociation.
Le monde ne peut tout simplement pas vivre avec un Iran doté de l'arme nucléaire. Et c'est aussi ce que Mart, je vous le disais, c'est comme ça qu'il justifie sa guerre. On sait que le nucléaire, c'est un point qui est dans la proposition de paix que les Américains ont envoyé à l'Iran.
On ne sait pas bien sûr ce que l'Iran a répondu sur ce point, mais c'est effectivement l'enjeu crucial pour Donald Trump. Merci beaucoup Justine Jankovski, correspondant TFLCI à Washington. Alors, on voit quand on se pose un petit peu de ce qui s'est passé toutes ces dernières heures, ces dernières jours, on a donc d'un côté la réponse iranienne à cette à ces conditions de paix, en tout cas ce cadre de négociation entre les États-Unis et l'Iran.
On a, on l'a vu euh tout à l'heure un peu plus précédemment, ces frappes qui se multiplient notamment dans le dans le Kuwait et aux Émirats arabes unis. Des frappes qui sont imputées évidemment à l'Iran, même si l'Iran n'a pas revendiqué. Et on a le sentiment encore une fois que évidemment les négociations prennent du temps mais presque que l'Iran joue la montre d'une certaine manière parce qu'évidemment ils ont du temps et peut-être une raison pour expliquer tout cela, c'est que l'Iran est aidé également par ses alliés. ces alliés qui sont ses voisins proches notamment à l'est par la mer Caspienne notamment.
Il y a des informations des médias des médias étrangers qui rapportent que euh des cargaisons entières et entières notamment de matériel militaire passent par cette mer caspienne. Vous allez voir la carte dans un instant notamment avec vous qui a dit à Doudoas parce que l'Iran peut compter sur ses alliés et évidemment il se tourne vers un grand allié historique. Il s'agit notamment de la Russie.
Oui oui, c'est la route de survie hein, de l'Iran effectivement avec les Russes hein. Ces quatre dernières années en fait cette cette voix est devenue stratégique et et vitale hein, il faut le dire pour pour l'Iran. Vous allez voir cette carte justement que vous évoquez à l'instant Quentin.
Euh c'est une voix donc stratégique. Regardez, on vous a fait cette carte pour bien comprendre he de de quoi on parle, quels sont les enjeux géographiquement. Regardez donc, il y a cinq pays autour de la mer caspienne, donc la Russie que vous voyez ici au nord, le Kazakstan au nord-est, le Turkménistan à l'est, l'Iran donc là que vous voyez clairement au sud et l'Azerbaïdjan qui est à l'ouest.
Alors donc cette voie, elle permet surtout effectivement à Teréran et Moscou de contourner évidemment les sanctions internationales et le fameux blocus du D3 d'Ormouse. Donc euh les ports iraniens fonctionnent 24h/ 24 et en l'occurrence le port de Bandard Anzali pour importer notamment de la Russie du du blé, du maïs, de l'huile de tournesol et cetera. En mars, Israël a frappé justement Bandarazali pour perturber cette liaison Israël ir pardon russoau-iranienne.
Le trafic, il faut dire avait considérablement augmenté he ces ces derniers mois. On parle de plusieurs millions de tonnes de céréales russes qui qui transitent désormais par cette route qui est plus sûre que la voie de de la mer noire. Alors, on parle de céréales mais évidemment pas que.
Un côté militaire évidemment des responsables américains affirment que la Russie expédie des composants de drones pour aider l'Iran à reconstituer son arsenal. N'oublions pas que cette coopération, elle est bilatérale. Teran à fournir, rappelez-vous, des drones chaoscou he contre l'Ukraine.
On en a parlé sur nos plateaux. En échange, Moscou donc envoie à Térant des composants et des technologies pour les droneurs. Cette route peut-elle vraiment aider l'Iran à survivre ?
En tout cas, elle offre une bouée de de secours évidente, même si des volumes transportés restent quand même assez limités. Merci beaucoup Cadia Doudoa. Juste regarder la dernière information qui vient de nous parvenir, une réponse iranienne concernant le déploiement français notamment du du Charles de Gaulle.
Si le déploiement français évolue entre guillemets et se rapproche de l'Iran, la réponse sera immédiate. Information donnée par les médias iraniens, ça monte quand même d'un cran, je crois d'après mes informes, enf en tout cas d'après ma mémoire, que c'est la première fois que l'Iran menace aussi directement la France de représaille. Oui.
Et surtout c'est dans la logique à la fois des pressions que font les deux les les les les deux camps dans une certaine logique escalatoire. Ensuite euh la France est quand même le un accord de défense extrêmement étroit avec les Émirats hm euh des La France a aidé à détruire un certain nombre de missiles ou de drones lancés contre les Émirats pendant ce conflit. Euh qu'est-ce que la France en arrivant sur zone si la situation dégénère ?
Si les Émirats se trouvent plus impliqués, si les Émirats rentrent dans le conflit, ne se contentent pas simplement de détruire les les les misses, les drones qui la vis. Donc on est dans une logique d'escalade pour le moment qui est purement verbale, mais c'est tout à fait logique. Cette idée des Européens de dire "Nous, on intervient que quand tout est calme et cette guerre n'est pas notre guerre." Bah, c'est quelque chose qui est difficilement audible par à peu près tous les gens directement impliqués sur le terrain autour.
Et justement, Elen vouliez réagir. Oui. Et et puis euh les les dans dans leur déclaration, je crois que les Iraniens euh disent voilà si potentiellement il y a une aide aux États-Unis, alors c'est pas du tout ce qu'on expliqué les Français, les Britanniques, euh ils ont dit que c'était là pour l'après pour une opération de sécurisation.
Mais c'est aussi une forme de réponse. C'est-à-dire on entend beaucoup les Iraniens ces derniers jours dire "Non, mais nous on va prendre le contrôle, on a le contrôle du D3, on va pas le lâcher comme ça, on va le monétiser." Donc c'est une forme de réponse aussi à la France et à ses alliés qui disent "Non, mais il est pas question que ce D3 soit privatisé, on va s'en assurer après coup." Voilà, on est aussi sur une réponse vis-à-vis de du contrôle de ce D3.
Et quand on lit cette menace, en tout cas cette déclaration iranienne contre la France, on pense évidemment au porte-avion Charles de Gaulle qui est actuellement déployé sur zone et qui se rapproche. Regardez cette dernière image euh notamment publiée sur les réseaux sociaux en sources ouvertes, le Charles de Gaulle qui a été aperçu du coup en mer rouge. Donc pour bien situer la carte, on se situe du coup non pas dans le golf persique mais en amont entre guillemets entre notamment si je me trompe pas le le Yémen enfin on sait pas il y a l'Arabie Saoudite, il y a le Yémen.
En tout cas, on se rapproche un petit peu. Amiral, question simple avec cette déclaration iranienne. Est-ce que aujourd'hui le Charles de Gaulle est une cible des Iraniens ?
Bah s'il se rapproche puisque il faut quand même prendre au sérieux toutes les menaces, mais à priori il va pas se rapprocher. Il va rester bien au-delà de la ligne de blocus des Américains. Donc ça fait plus de 450 km, largement plus de 450 km de des Stradors Mousse.
Mais je suis tout à fait d'accord avec ce qu'a dit madame Bonet. Bien sûr, c'est pour après. Il marque le coup pour après, malgré le coût de téléphone explicatif, mais comme ça a été dit, c'est très difficile d'expliquer une position médiane et cetera le coup de fil qu'il y a eu entre le président Macron et le président iranien persan.
Donc, il y a eu des explications manifestement elles n'ont pas été suffisantes ou on n pas voulu les comprendre mais c'est tout à fait marquer le coup pour après en disant attention mais même après ce D3 sera à nous. H il montre bien que ça sera très difficile. D'abord les négociations Iran et États-Unis seront très compliquées.
On en a je vous l'ai dit tout à l'heure pour un bon moment. Le char de Golet là-bas peut-être pour un bon moment avec les forces multinationales, mais ensuite il y aura toutes des négociations avec tous les pays qui doivent être le plus nombreux possible pour faire peser sur le sur l'Iran une pression suffisante pour que Hormous soit ouvert. Ils vont pas se laisser faire comme ça.
C'estd que il se profile une discussion négociation avec les États-Unis et ensuite une discussion négociation avec l'ensemble du monde concerné par cela avec [raclement de gorge] le risque que ce mondeel ne soit pas uni vous des entreprises et des armateurs qui dire écoutez on ne veut absolument pas de problème et on va payer et puis a des pays qui pourraient être intéressés par ce précédent Malaka et cetera ou alors voilà alors en revanche il y a aussi des très grands pays à commencer par la Chine qui sont au cœur de l'économie globalisée pour qui l'idée de de payage sur les D3 maritimes, on commence par Hormouse et ensuite ça s'étend et évidemment inacceptable. Amiral, je vous pose la question, on voit la la carte, on évidemment le la position du Charles de Gaul n'est pas officialisée, c'est évidemment secret par le par satellite tout le monde la connaî. Voilà.
Exactement. Donc là, on a un peu près le positionnement de de le porte-avion. Euh Charles de Gaul euh est-ce que euh à cette dans cette position est-ce que le Charles de Gaul est à à porter tirerien ?
Oh pas pas non, ils ont bien dit s'il se rapprochait d'ormous. Non, je pense que quand même pour l'instant les premières cibles seraient plutôt les porte-avions américains. Mais de là à frapper un porta-avion américain ou à tenter de le faire, ce qui paraît difficile quand même, euh il y a il y a quand même de la marge.
Non, pour l'instant non. Et d'ailleurs, il se tiendra mais très largement puisque nous sommes en phase de planification et de préparation, de monté en puissance, d'organisation. la planification multilatérale avec des moyens alors d'abord des missions politiques à déterminer de façon la plus précise possible des moyens militaires à mettre en place avec qui va qui va participer qui ne va pas participer.
Ensuite, les règles d'engagement. Les règles parce que lorsque vous déployez une force, a priori si c'est pour faire la figuration avec un joli beret d'une couleur jaune ou autre en disant "Moi, je suis pacifique, je tirerai jamais, ça marche pasin. Vous avez vu l'ONU, les les ber sont bleus et nous perdons pas mal de gens aussi sous cette sous la bannière de l'ONU.
Mais il n'empêche que euh effectivement, il faudrait que ce soit effectif. Donc c'est quand même très très compliqué d'organiser ça. Il a il y en a pour un bon moment simplement pour l'instant.
C'était un geste politique et à ce geste politique, il y a une non réponse des Américains qui n'ont pas réagi. Très curieusement, Trump n'a pas réagi à ce déploement parce que peut-être dans son entourage lui on lui a-ton dit que ça pourrait il pourrait peut-être s'en servir peut-être. En revanche, réponse des Iraniens, réaction des Iraniens.
Donc il était normal que lorsqu'on arrive comme ça dans un théâtre et bien les autres acteurs du théâtre soit se poussent soit ne se poussent pas. Emmanuel Verron. Oui.
Non, la mot c'est que le porte-avion n'évolue pas seul et seul pour lui-même. C'està-dire qu'il évolue dans ce qu'on appelle un groupe aéronaval. Vous l'aviez sur les image satellite que vous montriez précédemment, il y a un bâtiment de ravitaillement pour le porte-avion lui-même et pour les bateaux qui l'environnent, qui viennent le protéger, qui viennent le défendre.
Et le porte-avion a des moyens de défense lui aussi en propre. Donc donc c'est une bulle qui avance, une bulle diplomatico-politique, militaire politique et comme disait l'amiral euh vient accroître un élément de pression pour une négociation qui est à horizon plusieurs semaines, plusieurs mois. Alors dernière question Marco, très brève.
Euh ça va changer un peu la donne sur le déploiement français ou pas du tout ? Est-ce que on Charles de Gaulle va rester à à distance maintenant ou au contraire pas du tout ? Ça continue le sa traversée n'importe comment.
Mais l'idée était que le Charles de Gaulle reste à distance. Il était pas le but n'était pas pour le moment vu qu'il est seul malgré la bulle de sécurité avec le groupe aéronaval qu'il soit l'entrée du D3 d'Ormouse. OK.
Bon voilà en tout cas évidemment et on rappelle que c'est la première fois que l'Iran menace à ce point la France dans ce conflit. Merci d'avoir le grand dossier avec moi.